Le 14 mai, prenant comme prétexte les évènements lors de la manifestation du 1er mai, et suite à des perquisitions à leurs domiciles et dans des lieux anarchistes plus de 60 anarchistes ont été mis-e-s en gardes à vue à Istanbul.Au cours des manifestations du 1er mai, le Bloc Anarchiste, disant « le 1er mai n’est pas un jour de fête mais un jour de rébellion » avait attaqué un certain nombre de banques, de compagnies internationales, et de magasins et entreprises capitalistes comme McDonald’s, Burger King et Starbucks, les billboard, panneaux publicitaires et de caméras de vidéo surveillance qui se trouvaient sur le parcours de la manifestation, avec des marteaux et des bâtons.
Voir vidéo ici
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=H3A1wQK4sgEParmi les gardé-e-s a vue, se trouvent une femme enceinte de 8 mois qui n’avait pas participé aux manifestations du 1er mai, et des personnes qui n’avaient pas participé au 1er mai avec les anarchistes. En effet, il semble qu’en ce qui concerne Z. un des gardé à vue, la raison de sa mise en garde a vue serait qu’ils s’envoyaient des messages avec les anarchistes sur internet. Toutes ces gardes à vue étant faites sous le régime de l’antiterrorisme, aucune information concernant les noms et le nombre exact des personnes mises en garde à vue ainsi que les motifs de leur garde a vue ne sont communiquées par la police, y compris aux avocat-e-s. La police, n’a pas hésité à faire une déclaration ridicule affirmant que les gardé-e-s a vue feraient partie d’un groupe nommé « les anarchistes ».
D’après un texte publié sur un site d’information anarchiste « Bien que nous ne soyons pas en tant qu’anarchistes au courant de l’existence d’un tel groupe nommé “les anarchistes”, cette déclaration de la police trahit le motif de l’opération. Mais ces déclaration de la police et des médias qui les reprennent en cœur qui criminalisent les anarchistes, ne parviennent pas à cacher leur inquiétude de ce que l’anarchisme commence à s’enraciner dans les rues. Le fait que les anarchistes qui ont participé au 1er mai sous des banderoles différentes et de manière séparée selon les différents groupes, soient mis-e-s en garde à vue dans le cadre du même dossier et présenté comme s’ils/elles étaient membre d’un même groupe inexistant, est une démonstration de la tactique classique de la police de criminaliser pour neutraliser. Ils ne tarderont pas à voir qu’aucun des complots qu’ils pourront préparer ne parviendra à déraciner les anarchistes.Parmi les endroits perquisitionnés dans le cadre de cette opération se trouve le café anarchiste 26A à Taksim et l’association Partage et Solidarité se trouvant à Kadıköy. Lors de la perquisition à l’association Partage et Solidarité, les anarchistes se trouvant à l’intérieur ont résisté un moment avant d’être arrêté-e-s. »
Déclaration de presse du groupe Mouvement Révolutionnaire Anarchiste (Devrimci Anarşist Faaliyet)
Durant la déclaration de presse qui s’est déroulée a Taksim les slogans « Insurrection, Révolution, Anarchie» , « La liberté ne s’enferme pas », « Les gardes à vue, les emprisonnements, ne nous découragerons pas » ; « Vive la solidarité révolutionnaire » ont été criés à de multiples reprises. Le groupe Mouvement Révolutionnaire Anarchiste, qui a fait cette déclaration de presse en plein air avec une banderole disant « L’Anarchisme ne s’emprisonne pas, libération des gardé-e-s à vue », a mis l’accent sur le fait qu’une vague de terreur d’État venait de s’ajouter aux précédentes et que cette fois-ci elle visait l’anarchisme et les anarchistes. De nombreuses organisations révolutionnaires, du mouvement social, de la jeunesse kurde, féministes, étudiantes, ont aussi participé en soutien à cette déclaration de presse en plein air.
Dans la déclaration de presse il a été dit que les perquisitions avaient été menées de manière simultanée dans de nombreuses habitations et lieux anarchistes, par les « équipes de lutte contre le terrorisme » masquées et équipées d’armes à longue portée. « Dans cette opération, nos ami-e-s ont été arrêté-e-s et frappés, en outre de nombreux individus anarchistes ont aussi été victimes de la terreur des arrestations. » La suite de la déclaration met l’accent sur le but de l’opération : « Dans ces temps où l’anarchisme commence à devenir un mouvement plus large dans ce pays, le but de ces opérations est d’intimider l’anarchisme et les anarchistes qui luttent. Cette opération, faite par l’État turc et qui pour la première fois dans son l’histoire prend pour cible les anarchistes, vise directement l’anarchisme et les anarchistes. »
Indymedia Paris (source), 15 mai 2012
[Turquie] Plus de 60 anarchistes en garde à vue suite au 1er Mai
Publié 16 mai 2012 dans Non classé 0 CommentairesCe matin du 15 mai à 6h, une équipe de quatre flics de la BRDP (Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne) a effectué une perquisition chez Dan, un compagnon habitant à Belleville. Cette perquisition fait suite à de nombreuses tentatives restées sans réponses : courriers simples, lettres avec recommandé, coups de téléphone, convocation de proches…(Voir le texte « Nouveau coup de pression suite à un tract »).
Les flics cherchent toujours les auteurs du tract « Correspondants de nuit, des agents de la guerre aux pauvres ». Jusqu’à 7h30, ils ont réalisé une audition concernant deux procédures différentes : une enquête préliminaire pour « provocation à la commission d’une infraction non suivie d’effet », ainsi qu’une commission rogatoire pour diffamation, apparemment sous l’impulsion de la mairie de Paris, qui pour accélérer la procédure, n’aurait pas hésité à payer la justice (1500 euros, dixit les flics). L’instruction principale est menée par Anne-Julie Paschal.
Un ordinateur ainsi qu’un disque dur externe ont été saisis et placés sous scellés, quelques photos ont été prises dans l’habitation du compagnon. Ils ont également pris l’identité d’une compagnonne présente dans l’appartement.
D’une pierre, deux coups : en plus de faire chier par la saisie du matériel, les flics savent bien qu’ils vont réussir à perturber et retarder la réalisation et la sortie de Lucioles, bulletin anarchiste de Paris (qui risque fort de sortir un peu plus tard…).
Alors que six camarades sont actuellement jugés au TGI de Paris, notamment sous l’inculpation « d’association de malfaiteurs à visée terroriste », que tant d’autres affaires s’éternisent (Chambéry, Labège, « machine à expulser »…), et que partout dans le monde, en Europe et ailleurs, des anarchistes se trouvent dans le collimateur de l’Etat, la répétition de ce genre de banals coups de pression n’étonnera personne.
Même pas peur !
A bas l’Etat et ses laquais.
Quelques contributeurs au journal Lucioles.
http://luciolesdanslanuit.blogspot.fr/
N.B. : La BRDP, qui se présente elle-même comme une « antichambre de la section antiterroriste » (dixit les flics) est spécialisée dans la répression de la diffamation, jusqu’à la menace nominative. Ils se sont déjà illustrés pour leur enquête sur le texte « Analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste » dans laquelle ils avaient interrogé un compagnon soupçonné d’animer le blog « Même pas peur », puis Olivier et Camille lors de leur arrestation en janvier 2011 par la section antiterroriste.
Action Directe: la libération conditionnelle de Jean-Marc Rouillan confirmée
La cour d'appel de Paris a confirmé un jugement accordant la liberté conditionnelle à Jean-Marc Rouillan, ancien dirigeant de l'organisation de lutte armée Action Directe, qui vivait déjà en semi-liberté à Marseille.
Cette décision prendra effet le 18 mai.
Jean-Marc Rouillan était sorti de la prison des Baumettes à Marseille il y a un an, le 19 mai 2011. Il bénéficiait, depuis, d'un régime de semi-liberté, étant muni d'un bracelet électronique.
La chambre de l'application des peines confirme dans son arrêt le jugement du 13 avril du tribunal d'application des peines (TAP) de Paris (compétent en matière de terrorisme) qui l'avait "admis au bénéfice de la libération conditionnelle", a précisé Me Jean-Louis Chalanset.
Jean-Marc Rouillan avait été arrêté en 1987 et condamné, avec trois autres membres, à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran et du PDG de
Renault Georges Besse.
Il aura passé au total 24 ans en prison, sans compter les périodes de semi-liberté.
Me Chalanset a souligné qu'il était "le dernier des quatre membres d'Action Directe à être sorti de prison", après Nathalie Ménigon et Georges Cipriani. Joëlle Aubron, qui avait bénéficié en 2004 d'une suspension de peine pour raison médicale, est morte en 2006.
Cette décision de la cour d'appel est "une suite logique, après une année de semi-liberté sans incidents. Ce qui est surprenant, c'est que l'avocat général se soit opposé, encore, à cette libération conditionnelle", a
commenté l'avocat.
M. Rouillan, 59 ans, restera soumis pendant six ans à de nombreux contrôles. Il devra résider dans le département des Bouches-du-Rhône, indemniser les victimes à hauteur de 150 euros par mois, ne pas porter d'armes.
Lui qui a déjà publié une dizaine de livres ne devra pas s'exprimer publiquement au sujet des faits pour lesquels il a été condamné, ni les évoquer dans des ouvrages ou des articles. En 2008, il avait bénéficié du
régime de semi-liberté pendant dix mois, mais des propos dans une interview publiée dans L'Express lui avaient valu de retourner en prison pour deux ans et demi.
Par ailleurs, obligation lui est faite de travailler. "Il continuera à travailler pour la maison d'édition Agone" qui l'employait déjà à Marseille, a déclaré son avocat.
Leur Presse (l’Express)
Québec : « Nos policiers sont toujours aussi professionnels »
Publié 15 mai 2012 dans Non classé 0 CommentairesLe conflit étudiant a fait des centaines d’éclopés
En trois mois, la grève étudiante aurait fait plusieurs centaines d’éclopés. Si la plupart n’ont subi que des ecchymoses, des éraflures ou des irritations aux yeux, certains garderont à jamais des séquelles du conflit.
« Je n’ai jamais vu autant de blessés dans un mouvement de contestation au Québec », affirme l’avocat Alain Arsenault, spécialiste des cas de brutalité policière.
Bien que le bilan des blessés soit imprécis, il reste particulièrement lourd. Une équipe d’infirmiers bénévoles affirme avoir fait quelque 400 interventions seulement lors de l’émeute de Victoriaville, vendredi soir, dont près de 200 pour traiter des gens incommodés par les gaz. La Sûreté du Québec dénombre pour sa part 12 blessés graves, 6 dans son camp et 6 dans celui des manifestants, dont 4 ont été hospitalisés. Parmi ceux-ci : Maxence Valade, 20 ans, élève au cégep de Saint-Laurent, qui a perdu l’usage d’un œil et subi une opération de huit heures après avoir reçu un projectile au visage, et Alexandre Allard, 20 ans, étudiant à l’Université Laval, dont on a craint pour la vie à la suite d’un traumatisme crânien causé par un projectile.
« Ce que j’ai vu était horrifiant », dit l’infirmière Sophie Vallée-Desbiens, 32 ans, membre du groupe Infirmières contre la hausse, visiblement secouée de son week-end militant. « J’ai travaillé aux urgences et en Afrique et, en huit ans de carrière, je n’ai jamais vu chose pareille. » Son équipe d’une dizaine de premiers répondants et elle ont traité des centaines de personnes durant les trois heures de l’émeute. S’ils ont vu beaucoup de cas de brûlures aux yeux et à la peau à cause du gaz poivre et aidé de nombreux manifestants en panique, ils ont aussi secouru des gens qui ont eu les dents fracassées par des projectiles et d’autres qui s’étaient foulé une cheville, voire fracturé une jambe, en essayant de se sauver du chaos.
Choc post-traumatique
« J’ai vu le plus gros hématome fémoral de ma vie », raconte la professionnelle, qui affirme que ses collègues et elle ont perdu le sommeil depuis les événements. « Heureusement, la blessure était interne. Sinon, on perdait le patient. Je n’ai jamais eu aussi hâte qu’une ambulance arrive. » Selon elle, plusieurs personnes souffrent d’un choc post-traumatique.
À Montréal, où la majorité des 180 manifestations ont été pacifiques, la police de Montréal (SPVM) compte 25 policiers blessés en 84 jours. Huit sont toujours sur le carreau. « C’est sans compter les ecchymoses, qui ne sont généralement pas signalées », note le porte-parole de la police, Ian Lafrenière. La plupart des blessures infligées aux agents de la paix ont été provoquées par des projectiles lancés par les manifestants, dont des balles de golf, des billes, des morceaux d’asphalte ou de métal et des pierres. On compte des blessures aux mains et au visage et une fracture, entre autres. « C’est très exigeant pour nos policiers, dit le porte-parole. Est-ce qu’ils sont fatigués ? Oui. Mais ils sont toujours aussi professionnels », promet-il.
Le SPVM ne comptabilise pas le nombre de blessés chez les protestataires. « Le nombre de transports en ambulance ne reflète pas la situation puisque plusieurs se rendent chez le médecin par leurs propres moyens ou n’y vont pas », explique Ian Lafrenière.
Selon des estimations d’Urgences-Santé, les ambulanciers ont évalué 70 personnes, dont 30 policiers, et 30 personnes ont été transportées à l’hôpital. Seulement lors de la protestation qui a dégénéré au Palais des congrès, le 20 avril, 18 personnes ont reçu de l’assistance et 10 sont parties en ambulance.
Selon la CLASSE, il y aurait des blessés chaque fois que l’escouade antiémeute intervient, soit une soixantaine jusqu’ici, sans compter les blessures mineures comme les ecchymoses, les égratignures et les problèmes respiratoires dus aux gaz. On parle de fractures, notamment aux côtes, et de blessures au dos.
C’est aussi sans compter le cas de Francis Grenier, ce cégépien qui, comme Maxence Valade, a pratiquement perdu l’usage d’un œil après qu’une grenade assourdissante lui eut explosé en plein visage.
Un autre étudiant, Gabriel Duschesneau, de l’UQAM, affirme avoir subi un traumatisme crânien après avoir reçu des coups de matraque lors de la manifestation anticapitaliste du 1er mai. Il a des points de suture à l’arrière de la tête.
En chiffres
• 184 Nombre de manifestations depuis le début de la grève étudiante à Montréal.
• 84 Nombre de jours consécutifs lors desquels les étudiants montréalais et ceux qui les soutiennent ont manifesté.
• 419 Nombre total d’arrestations par la police de Montréal depuis le début de la grève ; 276 pour des infractions à des règlements municipaux et 155 infractions criminelles.
Leur presse (Gabrielle Duchaine, LaPresse.ca, 8 mai 2012)
d’après le juralibertaire : http://juralib.noblogs.org/2012/05/12/p … ssionnels/
En ce 1e mai, qui marque le 125e anniversaire des anarchistes et anarchosyndicalistes assassinés par l’État Américain lors ‘une des plus grosses lutte du prolétariat américain pour la journée de 8 heures. Les sections de l’AIT ont pris la rue partout où elles existent.
En Espagne :
La CNT-AIT a fait de ce 1e Mai un pas supplémentaire dans la lutte contre l’austérité et pour la grève générale. Des milliers de militant-es anarchosyndicalistes se sont retrouvé-es dans les cortèges de la CNT-AIT dans toutes les villes d’Espagne, souvent rejoints par le 15M. Chroniques et photos : http://cnt.es/1mayo Quelques images :
Valladolid :


Pays Basque (sans drapeaux nationalistes…)
Canarias :

Madrid :
LA HUELGA GENERAL INDEFINIDA
VIDEO PRÓXIMAMENTE


Salamanque :
En Serbie :
Alors que la répression continue de s’abattre sur nos compagnes-ons anarchosyndicalistes, l’ASI-AIT a organisé un cortège anticapitaliste qui a marqué les esprits :





En Italie :
L’USI-AIT a organisé des cortèges anarchosyndicalistes dans plusieurs villes, comme à Parme :
En Angleterre :
Le 1e Mai n’a pas toujours lieu le 1e Mai… La SolFed-IWA a organisé des piquets contre le Workfare à Holland and Barret dans la continuité de sa campagne nationale :
Liverpool :

En Allemagne
La FAU-IAA a surfé sur le succès du 31M pour organiser des cortèges un peu partout.
Dresden :

En Pologne
Après le succès de la manif pour son 5e congrès dans le cadre du 31M, la ZSP-AIT a participé à un gros cortège libertaire (avec entre autre la Fédération Anarchiste locale) à Varsovie :
En Argentine
La FORA-AIT a organisé plusieurs cortèges contre les répressions étatiques actuelles
En France :
Outre la CNT-AIT de Clermont, la CNT-AIT Midi-Pyrénnées a organisé un cortège à Auch en soutien aux ouvrier-es de Nataïs en proie aux licenciements depuis leur grève autonome victorieuse, l’UL de Caen n’a pas manifesté pour Hollande et a tenu une table de presse sur le côté de la manif suivie d’une discussion…

En Croatie
Le MASA a organisé des cortèges anarchosyndicalistes

La NSF-AIT en Norvège, la COB-AIT au Brésil, l’AIT-SP au Portugal, l’ASF en Australie ont organisé ou rejoints des cortèges libertaires.
Une trentaine de militants de solidarité avec les Palestiniens occupent actuellement le siège du PS, rue de Solférino à Paris. Ils sont enchainés à l'intérieur et aux portes. Ils demandent au nouveau Président, qui n'a pas répondu aux précédents appels, une protestation contre Israël : ce pays détient sans jugement et maltraite 2000 prisonniers palestiniens qui se sont mis en grève de la faim. Plusieurs d'entre eux sont à l'article de la mort.
En mars un graffeur se fait interpeller par la police nationale dans Grenoble avec des sprays de couleur ayant potentiellement servi à décorer cette ville que les services d’urbanisme et de propreté s’évertuent à rendre toujours plus fade et proprette. Convoqué le lendemain, il ne s’y rend pas. On ne va pas commencer à courir chez les flics dès qu’ils nous sifflent. Une semaine plus tard il est convoqué, par lettre à son domicile, avec la menace de venir le chercher s’il ne se rend pas à l’hôtel de police au rendez-vous donné. Là-bas les policiers conciliants le chargent d’un simple rappel à la loi, (en gros revenir devant les flics pour entendre les lois qui pourraient être contre lui, mais qui restent sans application, comme un coup de semonce, « refais plus ça sinon ça va chauffer pour tes ouilles »). L’histoire aurait pu s’arrêter là, le brigand ayant retenu la leçon, mais une semaine plus tard un officier de police l’appelle sur son téléphone personnel l’invitant à un nouveau rendez-vous cette fois juste pour discuter entre gens de bonne convenance… (des fois laisser son téléphone-mouchard-gps à la maison peu être salutaire). Sentant comme un ton de menace et avec l’envie de ne pas aggraver son cas il s’y rend, c’est lui qui choisi l’heure.
Dans le bureau de la police judiciaire, un fouine et l’autre note. Une photo d’ une balade anti-électorale lui est montré, il apparaît au loin n’y participant pas mais malheureusement sur la pellicule malgré tout. Les sbires lui demandent de s’expliquer et de balancer des noms. Il ne connaît personne, et beaucoup de gens sur la photo sont masqués.
Sont alors évoqués des articles d’Indymédia Grenoble, le premier sur cette manif’ , et le deuxième sur des actions contre les prisons pour mineurs. Devant son mutisme du au caractère décalé de cet interrogatoire opportuniste, le duo d’enquêteurs de choc lui annonce qu’il est catalogué « anarcho-libertaire » – et merde, ça sort le dico des gros mots…
Le jeune peintre est donc devenu suspect, potentiel terroriste, malfaiteur organisé au travers d’un mouvement créé de toute pièce par la police afin de stigmatiser des pratiques et des désirs jugés dangereux pour l’Etat qui aimerait bien mettre tout le monde dans le même sac pour les envoyer sur la lune « à la Cheminade ». « Anarcho quoi ? » Questionne le frippon.
Les flics s’enlisent et ont frappé une nouvelle fois à coté de la plaque.
Ils n’ont pas trouvé leur balance. Mais cette expérience nous rappelle que la police et l’ordre qu’elle tente de maintenir est sur ses gardes. Méfions-nous donc des caméras, des appareils photo du daubé (Poukave !) et des keufs. Surtout, prenons soin de nous et continuons la lutte sans se laisser affaiblir par la police et ses désastreuses tentatives de créer une chimérique mouvance « anarchopouetpouet » dans l’unique but d’isoler les personnes qui ne se laissent pas abattre par la fatalité du monde que nous traversons ensemble. Il est important, si ce genre d’expérience se reproduit, de ne pas se laisser isoler par leurs manigances policières, il est souvent possible de refuser d’aller aux convocations. Lors des interrogatoires le droit de garder le silence est la meilleure solution pour ne pas se laisser avoir par des questions pièges. Surtout ne pas se croire plus futé que les flics et tenter de leur tirer des infos, car à ce jeu là, ils gagnent. La situation peut des fois nous échapper, c’est pour cela qu’il faut en parler à des proches, des gens de confiance, se faire conseiller et gérer ces histoires à plusieurs. Ensemble nous sommes fort, seul il est facile pour ces malins de nous faire craquer pour tirer des informations. Aussi il est primordial de faire savoir lorsque la police entame ce genre de procédés et prendre conscience de l’attention qui est portée sur telle ou telle lutte en cours, ici celles contre les prisons et contre le mensonge démocratique.
Repris de Indymedia Grenoble.
Procès antiterroriste pour 6 compagne-ons du 14 au 22 mai 2012 à Paris
Publié 15 mai 2012 dans Non classé 0 Commentaires
Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève-pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”. Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire.
Quelques jours plus tard, Inès (*Isa) et Franck (*Farid) sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux-tours des présidentielles de 2007.
Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “anarcho-autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier (*Juan), le frère d’Inès (*Isa), puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN correspondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier (*Juan) a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement « CPE ». Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage.
Inès (*Isa), Javier (*Juan), Damien, Ivan, Franck (*Farid) et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire jusqu’au procès en correctionnelle.
Solidarité avec les inculpés !
La suite ici.
L’Union Locale de la CNT-AIT 63 tiendra une table de presse lors de la 6e édition du Festival du Film Engagé, du 11 au 13 mai à Ménetrol.
Programme ici : http://upc63.ouvaton.org/spip.php?page=article&id_rubrique=104&id_article=699
Pas de permanence samedi 12.
Contrairement à l’an dernier, la gôche politico-syndicale (tous courants confondus) avait décidé de mobiliser sa base pour ce 1er Mai. En effet, face à l’austérité sarkozienne, rien ne vaut une austérité de gauche soutenue par le mouvement syndical officiel. En tant qu’anarchosyndicalistes, nous ne pouvions ni boycotter un 1er mai, ni participer à ce cortège. Nous avons donc décidé de créer un « Pique et Nique les patrons, les banquiers, les bourgeois, les curés, les partenaires sociaux ».
Nous nous sommes donc placés le long du parcours, dans un square. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’appel, ce qui est assez positif. Nous avons pendus 7 pantins (en hommage aux 7 anarchistes et anarchosyndicalistes d’Haymarket) : un curé, un capitaliste, un juge, un militaire, un flic taché de sang, une MEDEF et… un syndicaliste jaune. Nous avons déployé une grande banderole « (G)rève générale illimitée-Resistance Populaire Autonome » et déployé quelques drapeaux… Deux cars de police pour nous surveiller, aucun dans la manif syndicale…
Puis le cortège (10 000 personnes, à comparer aux 450 de l’an dernier…) est arrivé. On s’est réparti les tâches : des compagnes-ons diffusaient des tracts (l’un reprenant avec modifications le communiqué de l’AIT, l’autre plus court sur la récupération historique du 1er mai), d’autres avaient déployé la banderole de l’Union Locale, et un compagnon, entonnait des slogans anarchosyndicalistes au mégaphone. La première remarque, c’est que personne ne s’attendait à voir ça. Si les cortèges CFDT et UNSA n’ont guère apprécié ces pendaisons, les cortèges SUD-FSU-CGT eurent plus ou moins la même réaction : les permanent-es outré-es, la « base » plutôt enjouée face à cette mise en scène saignante mais libératrice. Plusieurs personnes se sont arrêtées pour discuter avec nous. Puis arrivèrent les cortèges des partis politiques (tous, sauf le NPA et les Verts, se seraient-ils dissous dans le cortège PS?)…
Un cortège PS plus fourni que jamais. Et là, on a pas pu se retenir de scander «Ni Dieu Ni Maître, Ni Social-Traître » et autres… ce qui les a fait sortir de leur gonds. Particulièrement l’un d’entre eux, qui nous hurla dessus : « CNT = CIA », « Vous faites le jeu de la police », et à un
compagnon « Sale zonard, accroche-toi bien à la vie» (après le vrai travail de l’UMP, les vrais déviants vu par la gauche, déviant-es dont nous sommes fier-es d’en être). Nous avons répondu que « En Grèce, c’est les socialistes » et que les CRS et les Centres de Rétention, c’est encore eux. Et moment de rare félicité, le gros cortège du Front de Gauche qui arrivait derrière, dépité, se mit à crier « Unité, Unité !» (AL aurait-il infiltré?). Bref, ce fut un bon moment, et surtout un succès pour notre syndicat. Nous avons appris par la suite que dans leur discours, les bureaucrates de la CGT ont parlé de nous, apparemment profondément vexé-es…
A la fin du passage du cortège, nous avons pique-niqué. S’en est suivie une discussion en plein air avec une dizaine de personnes, sur le 1er mai, la stratégie anarchosyndicaliste et sur les luttes des sans-papiers, avec la présence d’un militant de Paris. Ce fut pour nous une réussite, un excellent 1er Mai (le deuxième consécutif!). Ainsi les gens du cortège ont pu constater que nous pouvons sortir de l’inertie des promenades des syndicats institutionnels, et nous réapproprier la rue et l’espace public, en proposant une alternative, la résistance populaire et autonome.
Union Locale CNT-AIT 63












