Archives pour juin 2009

Fachos…. fachés ?

Suite à un commentaire non publié pour l'article “A.L. 63 Soutien à Théo”:

-”mieux vaut être mort que rouge”

ce qui prouve l'inculture politique sur le mouvement Libertaire, de nos fachos  locaux.

j'ai reçu, ce matin, un autre mail encore plus sympa:

-”on ora ta  peaux, sale gland”

Ce qui me chagrine le plus, ce n'est pas la menace de mort envoyée par kepounisdead@live.fr

Nous savons, depuis longtemps, que l'intimidation et la violence sont les seuls moyens d'expression de “la race supérieure”.

Ce qui me chagrine, aujourd'hui, ce n'est pas d'être pris à partie par par des individus tellement repliés sur eux même (la France aux français, l'Auvergne aux auvergnats, mes chiottes à moi) qu'ils en oublient leurs origines indo-européennes mélangées, grâce aux invasions, aux Romains, aux Francs, aux Arabes, aux Huns….

Ce n'est pas non plus le manque de connaissance politique. Confondre “Communisme Libertaire”  et “Communisme marxiste-léniniste” est aussi idiot que de comparer l'idéal de Bakounine à celui de Staline.

Pas plus que leur vision intolérante et moyenâgeuse du monde .

 

Non, ce qui me chagrine,  c'est que même chez nos amis les “Français de France bien blancs” l'hortographe part à vaux l'eau.

 

Donc, pour vous, cher  amis de la langue française voici ce que vous auriez du écrire.

-On aura (verbe avoir au présent de l'indicatif) ta peau ( s'agissant de la mienne, je n'en ai qu'une.C'est donc au singulier qu'il faut écrire le mot , donc sans X à la fin), sale gland ( que je ne prends pas pour une insulte, puisqu'il est le fruit du chêne, arbre de la connaissance chez vos ancêtres les Celtes).

Et puisque les vacances arrivent, je vous conseille de prendre un peu de temps pour réviser le Bécherel, ainsi que des cours de syntaxe afin de mieux vous exprimer la prochaine fois.

C'est par la culture que l'homme s'émancipera !

La loi anti-bandes sème la panique au MEDEF

Quelle mouche a donc piqué le gouvernement de Nicolas Sarkozy? Après deux ans cadeaux ininterrompus aux plus riches, la droite française semble avoir décidé de faire la chasse à la délinquance en col blanc, décrétée priorité nationale. Et le Medef de monter au créneau par la voix de sa présidente Laurence Parisot : “Nous sommes très troublés par ce virage idéologique. Cela nous rappelle les pires heures de l'ère soviétique!“.

 

La bande du Fouquet's terrorise tout le 9-2


L'objet du courroux des patrons? Le projet de loi anti-bandes initialement défendue par le talentueux Christian Estrosi. Et notamment son article 1 : “Le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.” Car derrière ce vocabulaire volontairement flou, c'est bien les conseils d'administration qui sèment la terreur dans les entreprises qui sont visés. Michelin, Continental, Caisses d'Epargne, Molex, Aubade, Téléperformance….on ne compte plus le nombre de salariés victimes de ces bandes violentes de patrons assoiffés d'argent. Si bien qu'on se demande pourquoi à gauche, il ne s'est trouvé que le seul progressiste Manuel Valls pour défendre la loi.

“Vous allez maintenant baisser vos pantalons, vous pencher en avant et tousser trois fois”


Même si l'examen de la loi a été reporté sine die (un effet du lobbying du Medef?), l'inquiétude reste patente dans les milieux patronaux : “Que cherche t'on? A faire fuir les forces vives? Ce retour à la punition collective, au tout sécuritaire est très inquiétant “. Une angoisse renforcée par les amendements déposés par certains députés UMP, et notamment celui du bolchévique Christian Vanneste*, qui prévoit de créer un délit de harcèlement social : « Art. 222-18-3. – Aucune personne ne doit subir des agissements répétés de harcèlement social qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie susceptibles de porter atteinte à ses droits ou sa dignité ou d’altérer sa santé physique ou mentale. Le harcèlement social qui se manifeste par toute menace et toute intimidation réitérées de manière à porter atteinte à la jouissance réelle de ses droits par une personne est puni d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. ». A la lecture de l'amendement, Laurence Parisot a cru s'étrangler : “Mais que connaît cet homme au monde de l'entreprise? Ce qu'il appelle harcèlement social c'est tout simplement du management!“.

Mais les jérémiades des voyous du Medef risquent de rester lettre morte. Car au-delà de la loi anti-bandes, c'est tout le logiciel sécuritaire de la droite qui semble bouleversé, comme en témoigne le discours de Nicolas Sarkozy du 28 mai. Un discours qui sonne comme une déclaration de guerre aux rentiers et autres actionnaires : «Des gens qui n'ont jamais travaillé de leur vie et qui pilotent des grosses voitures doivent répondre devant les services fiscaux, qui doivent pouvoir engager des poursuites pénales.» Cette volonté du président de s'attaquer à l'oisiveté et aux “ signes extérieurs de richesse indue» peut surprendre de la part d'un amateur de Rolex et de vacances indécentes. Mais, face à la crise, il faut souligner le courage de notre président de se battre contre son milieu, contre ses amis, contre sa femme. Car comme il l'a rappelé : «La délinquance ne procède que très rarement de la souffrance sociale, mais simplement de l’attrait de l’argent facile. Ne vous laissez pas intimider par la dictature des bons sentiments». Et une pierre dans le jardin du Medef.

En bas de l'image, on aperçoit l'inspecteur des impôts cherchant à interroger Nicolas Sarkozy sur l'origine de ses revenus.


La nouvelle doctrine sécuritaire de la droite ne s'applique pas qu'aux seuls patrons. Elle n'hésite pas à s'attaquer à son habituelle clientèle politique. Ainsi, la volonté du président de “sanctuariser les établissements scolaires“, en les mettant “à l'abri de toute violence“, marque un changement de cap dans la politique éducative du gouvernement. Et résonne comme un désaveu pour Xavier Darcos. Multipliant depuis deux ans les suppressions de poste (avec une dernière annonce à 16 000), l'ex ministre de l'éducation nationale se retrouve sous la menace d'une sanction pénale d'autant plus forte, que «les violences commises sur un agent de l'éducation constitueront une circonstance aggravante».


Ayant déjoué le piège des portiques, cet homme s'apprête à dégainer une arme de destruction massive de postes


Difficile de ne pas voir derrière un texte qui étend le délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (3 à 5 années de prison et amende de 45.000 à 75.000 euros) à la personne qui, sans être porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente, la volonté de mettre fin à la terreur que font régner les chasseurs dans les campagnes françaises. De même, lorsque Nicolas Sarkozy déclare qu'«aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonné aux voyous. Je souhaite une présence massive de la police dans ces quartiers et la multiplication des opérations coups de poings”, il cible clairement les restaurateurs qui squattent l'espace public avec leurs terrasses et autres plages privées illégales.

“Les armes? c'est pour nous défendre contre les troupeaux d'écolos”


Le gouvernement a donc décréter la fin de l'impunité qui ronge notre pays. Et sans doute faut-il deviner derrière son projet d'interdiction du voile intégral, la volonté de pénaliser ceux, politiques et journalistes, qui dissimulent derrière des écrans de fumée sécuritaire, les conséquences sociales de leurs actes. Ou qui tirent des voiles pudiques sur les magouilles pakistanaises du président à talonnettes.

Edouard Balladur, Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy au Pakistan en 1995

*L'auteur de la brillante saillie : « L’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité […]. Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité […]. Pour moi leur comportement est un comportement sectaire. Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement […] »

Burqa un faux débat ou comment détourner l’attention des problèmes sociaux

Le souvenir des débats à propos de la loi interdisant les signes religieux à l’école, et qui n’a abouti qu’à l’exclusion de jeunes filles musulmanes conduit à voir dans le débat lancé sur la burqa et le niqab les mêmes éléments. Les musulman-es sont stigmatisé-es parce que ils et elles sont massivement des prolétaires d’ascendance migratoire et coloniale, et parce qu’il existe tout aussi massivement en France une culture chrétienne dominante et particulièrement prégnante.

La burqa et le niqab sont indéfendables. Surtout s’ils sont revêtus sous la contrainte. En même temps, il est idéologiquement hors de question de se baigner dans le même marigot islamophobe que celles et ceux qui se délectent d’y patauger afin de maquiller leur racisme anti-arabe en vertu laïque. Tout le petit monde politicien se contrefichait de ces vêtements avant que le député PCF André Gérin ne fasse son numéro. Puisqu’il est le maire de Vénissieux, il ferait mieux de s’occuper prioritairement des questions sociales qui normalement comptent davantage pour n’importe quel communiste de base, au lieu d’agiter le spectre de la sainte alliance républicaine PC-PS-UMP qui n’entraîne pas d’autre résultante que de noyer le poisson des clivages politiques. « Ni gauche, ni droite : républicain », voilà la boussole politique de ces idiots utiles qui donnent du grain à moudre à l’extrême-droite.

Alternative libertaire juge nécessaire la stricte laïcité, comprise comme l’éviction des religions des affaires publiques et l’affirmation sans ambiguïté de la supériorité de la démarche critique scientifique. Pour cette raison, nous apportons notre soutien critique à la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, que nous jugeons salutaire et toujours d’actualité quoique constamment violée par l’État français (statut de l’Alsace-Moselle, signature en mars 2009, des accords avec le Vatican reconnaissant les diplômes délivrés par l’enseignement supérieur catholique).

Exiger des pouvoirs publics qu’ils interviennent sur la façon dont les individus investissent sur le plan vestimentaire l’espace public est donc le contraire de la laïcité. Cette conception délirante, qui a tant divisé les mouvements féministe et de gauche lors de la loi anti-foulard en mars 2005, est de retour. Mais ce n’est pas une loi visant quelques cas numériquement minimes qui peut nous détourner des vrais problèmes actuels.

Le parquet général de Paris opposé à la semi-liberté de Georges Cipriani


Le parquet général de la cour d'appel de Paris s'est opposé jeudi à l'octroi d'une mesure de semi-liberté pour l'ancien militant d'Action directe Georges Cipriani, demandant l'infirmation d'un jugement d'avril dernier, a-t-on appris auprès de son avocat. La chambre de l'application des peines de la cour d'appel a mis son arrêt en délibéré au 20 août, a précisé à l'AFP Me Jean-Louis Chalanset, à l'issue d'une audience tenue à huis clos. Comme Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron (décédée en 2006), Georges Cipriani, 59 ans, a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats du PDG de Renault Georges Besse en 1986, et de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985. Actuellement à la prison d'Ensisheim (Haut-Rhin), il est détenu depuis février 1987. Le 30 avril, le tribunal de l'application des peines de Paris, seul compétent en matière de terrorisme, lui avait accordé une semi-liberté pour une durée d'un an, mais le parquet avait immédiatement fait appel, suspendant la mise en application de la mesure. Jeudi lors de l'audience d'appel, le représentant du parquet général a estimé que la “fragilité psychologique” de M. Cipriani et son “absence de repentir” justifiaient son maintien en détention, a expliqué Me Chalanset. L'avocat a protesté en faisant valoir qu'”aucune victime ne s'oppose à la sortie” de prison et qu'elles ont été indemnisées. Le projet de semi-liberté prévoit que l'ancien d'AD travaille la journée comme “préparateur de commandes” pour une ONG alimentaire dans la région de Strasbourg et qu'il revienne passer ses nuits en prison, a rappelé l'avocat, assurant que le parquet général avait jugé ce dossier solide.

LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS LES PRISONNIER(E)S POLITIQUE !

 

200 “Sans papiers” virés par la Confédération Générale de Tabassage.

Nous connaissions déjà la position, plus que douteuse, de la centrale de Bernard Thibault. Sa complaisance vis à vis de la politique gouvernementale, et sa détermination et son efficacité pour tuer dans l'oeuf toute tentative  de révolte ouvrière.

Hier soir, à la Bouse du Travail (à Paris) une nouvelle étape viens d'être franchie par celle-ci. Nous ne sommes plus dans le domaine de “la sympathie politique” mais bien dans la collaboration digne du régime de Vichy, avec l'expulsion manu-militari de 200 Sans papiers par les “Gros bras”de la CGT, à coups de matraques et de barres de fer.Cet acte honteux, est indigne d'un syndicat ouvrier sensé protéger le droit des travailleur.

Le gouvernement n'aura bientôt plus besoin de faire intervenir ses chiens de gardes, puisque nos syndicats se chargerons eux mêmes d'expulser et de matraquer tout les “Sans” (papiers, travail logement…)

Alternative Libertaire 63 dénonce avec force cet acte méprisable de la CGT, ainsi que son mépris le plus total des droits les plus fondamentaux de la solidarité internationale ouvrière.

Nous réafirmons notres soutien sans condition aux luttes menées par tous les travailleurs immigrés ou non, et demandons une nouvelle fois la régularisation de tout les Sans papiers!

A ce propos une manifestation de soutien  aux Sans papiers, aura lieu samedi 27 juin place de la Victoire à 14h30, suivie de la “Fête des papiers” à partir de 16h30 dans les locaux d' Excete Art rue de Bien Assis.

Venez nombreux !

Jean, pour Alternative Libertaire 63

Au-delà des temps forts-temps morts… préparons par nous-mêmes une confrontation d’ensemble !

Patronat et gouvernement font payer la crise capitaliste aux travailleurs et travailleuses. Les journées de grève et de manifestations se succèdent, sans perspective de durcir le rapport de force ni de débattre des revendications. Le 13 juin, après les 1er et 26 mai, sera encore une journée sans appel à la grève ni durcissement des actions au plan national, sans volonté des directions syndicales de préparer une confrontation d’ensemble. Pour autant, la résignation n’est pas à l’ordre du jour. Cela doit questionner de nombreuses équipes syndicales quelle que soit leur étiquette. Préparons cette confrontation nécessaire, sans attendre un durcissement qui ne viendra pas du sommet.

- Rompre l’isolement des boîtes en Lutte

Les salariés des entreprises touchées par les licenciements, les fermetures de boîtes, le chômage technique se battent le dos au mur, de manière isolée. Les luttes médiatisées de Caterpillar ou de Continental, faute d’être l’écho d’une lutte nationale, relèvent malheureusement de la colère sans que le pouvoir patronal et gouvernemental recule. Bien au contraire, gouvernement et capitalistes sont bien décidés à sauvegarder leur système de privilèges et de profit. Pour eux, tout est possible ! Pour inverser cette tendance, il est urgent de débattre de la stratégie de lutte et du contenu des revendications.

- Unifier, élargir, durcir, autogérer les luttes !

Il est urgent que les équipes syndicales de lutte s’affirment, se donnent de la visibilité, et tentent de se coordonner en partant du local. Il y a nécessité d’une unité d’action à la base pour mener campagne pour la grève générale et les actions de blocage, dans toutes entreprises et les services publics. Le contrôle des mobilisations par les salariés est une exigence démocratique afin que celles-ci ne soient pas dévoyées par certaines directions syndicales promptes à freiner la lutte, ou simplement à la trahir. Les luttes doivent se généraliser et s’unifier dans les branches (métallurgie, agroalimentaire, bâtiment, chimie…) et les services publics et à l’échelle interprofessionnelle sans attendre les mots d’ordre des grandes centrales syndicales, mais au contraire pour les forcer à être plus offensives.

- Accompagner la crise ou s’attaquer au pouvoir des capitalistes ?

L’appel intersyndical national reste dans une logique d’une régulation du capitalisme. C’est insuffisant ! Arracher par la lutte plus de salaire, d’emploi, le maintien des sites de production, cela implique de remettre en cause le pouvoir des capitalistes. C’est à la fois la rémunération du Capital qu’il faut supprimer et c’est le pouvoir des travailleurs et des travailleuses sur l’économie et la société qu’il faut mettre en avant. Militant-e-s communistes libertaires et syndicalistes, nous mettons en débat les revendications suivantes, conditions d’une transformation de la société :

- Hausse immédiate des salaires, pensions et minima sociaux ;
- Blocage des dividendes des actionnaires et leur redistribution ;
- Droit de veto des travailleuses et travailleurs sur les licenciements collectifs ;
- Constitution de conseils de travailleuses et de travailleurs mandatés, parallèles aux conseils d’administration. Ils exigeraient des comptes sur l’utilisation des fonds et élaborent des propositions alternatives de budget de fonctionnement des entreprises ;
- Réquisition et autogestion des entreprises qui licencient ;
- Réduction du temps de travail à 32 heures, sans perte de salaire ni flexibilité, avec embauches correspondantes ;
- Réquisition des logements vides et blocage des loyers ;
- Régularisation de tou-te-s les sans papiers…

Ces revendications ne valent que si elles sont portées par un mouvement d’ensemble. Cela implique qu’un nombre grandissant de travailleurs et de travailleuses, de chômeurs et de retraités s’organisent sur leurs lieux de travail et de vie, car c’est bien sur ce terrain là que les capitalistes nous craignent. Cela implique aussi de mettre en débat l’alternative au capitalisme et à cette parodie de démocratie à laquelle on nous somme d’adhérer.

 

Jean, pour Alternative Libertaire 63

Lettre ouverte à Solidaires, où… “la pacification sociale”


Salut à vous. Je ne sais pas vraiment à qui je m'adresse(à quelle porte parole?), et je doute que ce mail soit lu ou compris.Je vous écris en mon nom, pas au nom de mes “camarades ” syndicalistes. Je suis un simple militant quotidien à SUD Etudiant-e 63. Au départ, j'étais anti-syndicalisme primaire, mais je ne connaissais pas vraiment les syndicats dits “de lutte” ou “alternatifs”. Je milite à SUD depuis 3 ans, ce qui signifie depuis mon inscription à la fac. J'aime beaucoup l'ambiance et les actions à SUD Etudiant 63 et nous nous entendons très bien avec toute l'union locale (Solidaires 63).
Oui mais…
Je n'ai pas toujours été en accord avec la fédé Solidaires, ni même parfois avec la fédé SUD Etudiant-e. Mais ce qui fait la force de notre syndicat, c'est aussi l'indépendance des syndicats locaux. “Ni hiérarchie, ni directive, prise de décision collective” comme le dit une de nos affiches nationales. Nous ne reçevons aucun ordre  ni de SUD Etudiant-e ni de Solidaires, nous sommes parfaitement autonomes, ce qui est assez rare dans le syndicalisme pour être noté.
Mais bref, j'en viens à ce qui m'intéresse (désolé de la/des longueurs). Il parait que le capitalisme est en crise, et du coup certain-e-s citoyen-ne-s se réveillent (enfin) de leur apathie. J'ai bien sûr participé aux journées du 29 janvier et du 19 mars, à la suite desquelles Solidaires 63 et la CNT 63 appelaient à poursuivre la grève, ce qui bien entendu a été rejeté, grâce (à cause?) des syndicats réformistes, et malgré certaines promesses (CGT 63 notemment). J'ai participé au 1e mai à reculons, j'y suis allé en hommage aux 4 pendus de Boston. Par contre, je n'ai pas mis les pieds aux “journées d'action” du 26 mai et du 13 juin. Comme beaucoup, je me suis senti laisé par les syndicats, fiers de leur mascarade. Nous faire passer le 1e mai pour un jour de grève, jusqu'où va-t-on aller? D'ailleurs Solidaires 63 n'a pas signé l'inter-syndicale pour ces deux journées, et seulement une dizaine de “sudistes” y ont participé (un tract a été écrit pour monter la grève générale).
Je ne comprends pas ce que fait encore Solidaires dans le “G8 syndicale”. Je ne comprends plus l'attitude d'Annick Coupé, je ne me reconnais absolument pas dans ses derniers discours. J'ai rencontré d'anciens militant “sudistes” qui m'ont dit qu'il n'y a pas si longtemps, ses interventions étaient bien plus radicales (ce n'est en aucun cas une attaque personnelle). D'ailleurs, votre (oui ce n'est pas le mien) G8 a rejeté la demande de la CNT d'en faire parti. Ce qui pour moi implique que Soldaires, syndicat autoproclamé de lutte, préfère pourparler avec la CFDT, CFTC, FO et consorts plutôt qu'avec la CNT (peur des libertaires?). Je pense pourtant que beaucoup de structures locales s'unissent plus souvent avec la CNT qu'avec les autres. J'étais heureux quand Solidaires n'était même pas invité dans les salon de l'Elysée après le 29 janvier. Mais quand j'ai appris que la fédé ne refuserait sans doute pas une invitation… Sur un des derniers autocollants Solidaires est écrit “Comme en Guadeloupe, Gagner c'est possible. Grève générale!”. J'ai lu une interview d'Annick Coupé disant qu'il ne fallait pas faire de parallèles avec la Guadeloupe…
Bref, aujourd'hui Solidaires semble prêt à tout pour obtenir la divine représentativité syndicale, et du coup devenir un syndicat de masse. Après tout, pourquoi pas. Mais j'ai bien peur que l'on perde alors ce qui faisait jusqu'à présent notre force, être un syndicat de lutte. Pour moi, il ne fait plus aucun doute que Solidaires fait désormais parti des acteurs de la paix sociale, et ce certainement contre l'avis de la majorité de ses militant-e-s/adhérent-e-s. Personnelement, je pense qu'il faut désormais quitter ce G8 réformiste, cela fait trop longtemps que l'on se joue de nous, et ce n'est certainement pas là que se jouera (ou pas) la (g)rève générale. J'ai même lu avec décéption dans un journal que depuis le début du mouvement contre (mais pas anti) la crise, la CGT (ça je le savai) mais aussi SUD tentent de calmer leur base… Et j'ai peur que ce soit vrai. Dans l'intersyndicale, je ne vois pas un seul syndicat qui soit pour la grève générale, à part Solidaires, même si je commence à m'interroger. Ce serait un geste fort et hautement symbolique de quitter cette mascarade, et de s'auto organiser (ou avec la CNT, AC!, le DAL, la Conf. Paysanne…), d'aller dans les entreprises, car c'est là que ça se joue, pas dans les bureaux (je ne vous apprends rien).
En conclusion, je resterai à SUD Etudiant-e 63 l'an prochain, mais je refuse un syndicat qui est un des pions de la pacification sociale, car jouer le jeu d'un gouvernement néo fasciste et ultra libérale ne sera jamais la solution, nous n'aurons par ce biais que des miettes (s'ils daignent nous en laisser). Abandonnons les Chéreque, Thibault, Mailly et consort. Si vous vous sentez satisfaits de l'état de la lutte aujourd'hui, grand bien vous en fasse, mais alors abandonnons la Charte d'Amiens (qui appele à l'abolition du salariat et du patronnat faut-il le rappeler). “C'est dans la rue qu ça se passe quand il se passe quelque chose”.
Ce long mail (j'en suis désolé) n'aura aucun impact, mais pour moi la voix de chaque militant-e est extrêmement importante dans un syndicat comme le nôtre…

Salutations radicalement antifascistes, anticapitalistes et antisexistes. Que vive l'autogestion!

 

 

un militant de SUD Etudiant 63 qui ne se reconnait pas/plus dans sa fédé.

29 janvier, 19 mars, 1er mai, 26 mai, 13 juin… Jusqu’où irons-nous ?

Patronat et gouvernement font payer la crise capitaliste aux travailleurs et travailleuses. Les journées de grève et de manifestations se succèdent, sans perspective de durcir le rapport de force ni de débattre des revendications.

La journée du 26 mai, sans appel à la grève au plan national et celle du 13 juin sans durcissement des actions, questionne de nombreuses équipes syndicales quelque soit leurs étiquettes. Pour autant, dans de nombreux départements et localités, des appels interprofessionnels ont été lancés sans attendre un durcissement qui ne viendra pas de toute façon d’une unité syndicale de façade au sommet.



Rompre l’isolement des boîtes en lutte

Les salariés des entreprises touchées par les licenciements, les fermetures de boîtes, le chômage technique se battent le dos au mur, de manière isolée. Les luttes médiatisées de Caterpillar ou de Continental, loin d’être à un instant T l’écho d’une lutte nationale menée de manière coordonnée dans chaque secteur par les syndicats, relèvent malheureusement de la colère sans que le pouvoir patronal et gouvernemental recule.

Bien au contraire, gouvernement et capitalistes sont bien décidés à sauvegarder leur système de privilèges et de profit. Pour eux, tout est possible ! Il est urgent de débattre de la stratégie de lutte et du contenu des revendications.

Unifier, élargir, durcir, autogérer les luttes !

Les luttes doivent se généraliser et s’unifier dans les branches (métallurgie, agroalimentaire, bâtiment, chimie…) et les services publics et à l’échelle interprofessionnelle sans attendre les mots d’ordre des grandes centrales syndicales, mais au contraire pour les pousser à être plus offensives. Il est urgent que les équipes syndicales de lutte s’affirment, se donnent de la visibilité, et tentent de se coordonner en partant du local.

Il y a nécessité d’une unité d’action à la base pour mener campagne pour la grève générale et les actions de blocage, dans toutes entreprises et les services publics.

Le contrôle des mobilisations par les salariés est une exigence démocratique afin que celles-ci ne soient pas dévoyées par certaines directions syndicales promptes à freiner la lutte, ou simplement à la trahir.

Accompagner la crise ou s’attaquer au pouvoir des capitalistes ?

L’appel intersyndical national reste dans une logique d’une régulation du capitalisme alors que les détenteurs de capitaux et des moyens de production n’en veulent plus.

Arracher par la lutte plus de salaire, de l’emploi, le maintien des sites de production passe par la remise en cause du pouvoir des capitalistes. C’est à la fois la rémunération du Capital qu’il faut supprimer et le pouvoir des travailleurs et des travailleuses sur l’économie et la société qu’il faut mettre en avant.

Militant-e-s communistes libertaires et syndicalistes, nous mettons en débat les revendications suivantes :
- Hausse immédiate des salaires, pensions et minima sociaux ;
- Blocage des dividendes des actionnaires et leur redistribution ;
- Droit de veto des travailleuses et travailleurs sur les licenciements collectifs ;
- Constitution de conseils de travailleuses et de travailleurs mandatés, parallèles aux conseils d’administration. Ils exigeraient des comptes sur l’utilisation des fonds et élaborent des propositions alternatives de budget de fonctionnement des entreprises ;
- Réquisition et autogestion des entreprises qui licencient ;
- Réduction du temps de travail à 32 heures, sans perte de salaire ni flexibilité, avec embauches correspondantes ;
- Réquisition des logements vides et blocage des loyers ;
- Régularisation de tou-te-s les sans papiers…

conditions d’une transformation de la société.

Ces revendications ne valent que si elles sont portées par un mouvement d’ensemble. Cela implique qu’un nombre grandissant de travailleurs et de travailleuses, de chômeurs et de retraités s’organisent sur leurs lieux de travail et de vie, car c’est bien sur ce terrain là que les capitalistes nous craignent. Cela implique aussi de remettre en débat la question de l’alternative au capitalisme et à cette parodie de démocratie à laquelle on nous somme d’adhérer.

J.  pour Alternative Libertaire

Européenne: dans une “démocratie”,on aurait gagné…

  Hier ont donc eu lieu en France les éléctions européennes. Et la première chose qui frappe (à part la police) est que celui qui à fait le plus grand score est une liste qui avait la particularité de ne pas en présenter (de liste). J'ai nommé l'abstention, avec près de 60% de (sans) voix. Alors une chose: dans tout les pays dit “démocratiques” si un candidat fait plus de 50% au premier tour il est élu directement. OK les européennes sont à un seul tour, mais dans ces cas là, avec une abstention qui fait plus du double que le parti vainqueur, ne devrait-on pas annuler les résultats? Démocratique quand à peine 40% des français ont voté? Les abstentionnistes auraient du rammasser le plus de sièges dans leur logique éléctoraliste… Mais après tout, aux US, les présidents (à part Obama) sont élus avec environ 40% de participation. Et tant que des candidats fascistes ou libéraux gagneront( c'est à dire à chaque fois), personne ne s'en inquiétera. Je ne me suis bien sur  pas rendu aux urnes, mais j'aurais rigolé que LO  ou le NPA arrivent en tête, l'UMP nous auraient certainement dit que ça comptait pas(et en plus les gens auraient vu ce que c'est que l'extrême gauche au pouvoir et peut-être auraient ils alors pensé autogestion nyark nyark).

Hier, avec deux copains (ou camarades comme ils disent) du Groupe Cheïtanov, nous avions prévus de faire la campagne anti-éléctoraliste, avec tracts, drapeau et affiches. Mais, heureux de le constater, personne n'est venu voter, le stock de tracts à été écoulé aux passants, avec des réactions plutôt positives (surprenant il faut l'avouer). Mais du coup j'ai testé pour vous la soirée éléctorale à la télé (TF1 en plus-je serai pendu à la révolution), et j'ai été voir les résultats sur internet. N'empêche je me suis bien marré. Voir Borloo se dire heureux que l'extrême droite ait 3 sièges (sans compter ceux de son propre parti bien sur), ça fait toujours marrer. Et puis dire que Europe Ecologie est une alternative, Cohn Bendit est libéral faut-il le rappeler. Heureux de voir le PS se ramasser,étonné que pour la 1e fois depuis longtemps le PCF et ses copains staliniens dépassent le FN, et surtout à ramasser à la cuillière quand Besancenot dit, avec ses 5% tout juste, qu'il va désormais falloir compter avec la gôche anticapitaliste en France… Enfin, pour les néo nazis du FN et de Libertas, qu'ils soient si bas fait plaisir, plus qu'à les envoyer à l'abattoir (même si l'UMP leur à piqué toutes leur voix).

Bref, on a gagné, personne n'a participé à cette putain de mascarade éléctoraliste, reste plus qu'à faire comprendre à la populasse et aux grands et plus petits (Sarkoléon 1e) de ce monde qu'il faut savoir reconnaître la défaite, surtout que l'abstention semble avoir gagné partout en Europe. Non à l'Union Européenne, oui à l'Union des Peuples, sans patries ni frontières. Et comme l'a dit Léo (un jour où il avait pas sa Ferrari…!) “Marre de recevoir le bulletin dans les burnes!”

                                  “Tous les élus fout les à la potence
                                    Lorsque l'on souffre, on doit pouvoir châtier
                             Leurs élécteurs, fouaille les d'impotence
                             Envers aucun il ne faut de pitié”
                                                                                              
(Charles d'Avay)

                                  (S. militant du Groupe Cheïtanov)

Les élections passent, La Lutte reste!

La CNT PTT réintégrée dans ses droits syndicaux

lundi 1er juin 2009 (15h34)

La Poste condamnée par le Conseil d’Etat. Camouflet également pour les syndicats « majoritaires » !

A la fin des années 90, le gouvernement socialiste commence le démantèlement des services publics des PTT (France Télécom et La Poste). La Poste s’appuyant sur sa spécificité juridique (ce n’est plus une administration qui n’emploie que des fonctionnaires, ce n’est pas une entreprise privée avec des salariés) invente ses « propres règles » de gestion du personnel. Même si le personnel, avec l’aide de ses syndicats, tente de résister, depuis 20 ans, il faut constater que la « gestion privée » de la Poste continue à s’imposer. Même si les Prud’hommes condamnent régulièrement la Poste pour des contrats de travail illégaux.

La Fédération de la CNT PTT est née il y a presque 30 ans et a bénéficié des droits syndicaux de base. La CNT PTT a toujours refusé de rentrer dans la cogestion, en particulier en ne se présentant pas aux élections et en privilégiant l’action directe.

Le 27 janvier 2006, La Poste signe un accord sur le droit syndical avec des syndicats minoritaires (CFDT, CFTC, FO, UNSA). Les 2 syndicats majoritaires (CGT et SUD) ne signent pas, mais ne s’opposent pas à cet accord en faisant valoir leur droit de veto : l’accord se met donc en place. Il prévoit notamment que la présentation obligatoire aux élections paritaires et professionnelles [1].

Juges et parties, ce sont les signataires (et les non-signataires, par leur silence) qui définissent, en toute illégalité, quels sont les syndicats qui sont reconnus comme « représentatifs » à La Poste, les autres syndicats deviennent donc « illégaux » à La Poste. En 2 coups de stylo, la CNT PTT est donc rayée de la carte syndicale postale. La majorité des adhérent-e-s de la CNT PTT décident alors de continuer à militer quotidiennement sur leur lien de travail. Ils entrent donc en résistance. Une campagne d’information est mise en place : tracts, interpellations des autres fédérations syndicales, faux timbres avec « le Chat » bâillonné collés sur les enveloppes, cartes postales envoyées en masse au président …

À l’automne 2006, la CNT PTT décide de saisir la justice en demandant l’annulation de cet accord scélérat. L’enjeu de cette interdiction est tel que l’ensemble des syndicats de la Confédération est sollicité, afin de trouver les fonds pour payer les frais de « justice ». Alors, rapidement, les différents directeurs (quelquefois, incités par quelques syndicalistes « jaunes » verreux) se font un plaisir de retirer ici les panneaux syndicaux, ici la boîte aux lettres, là le local syndical…

Pendant ce temps, les saloperies de La Poste, en termes de « restructurations » continuent (facteurs d’avenir, fermetures des centres de tri, mise en place de la Banque Postale…). Les militant-e-s de la CNT PTT, avec leurs moyens, s’y opposent, participent aux AG du personnel, incitent à la grève… Des sanctions tombent : menaces verbales, brimades quotidiennes, licenciements, avertissements, blâmes, mise à pied de 2 ans….

Le 15 mai 2009, le Conseil d’Etat (plus haute juridiction) rend sa décision : L’ACCORD EST ANNULÉ LA POSTE EST CONDAMNÉE À PAYER À LA CNT PTT 3000€ !!!

Les droits syndicaux de la CNT PTT sont donc rétablis dans leur ensemble, sans avoir été obligée de se prostituer dans le jeu électoral. Camouflet également pour les syndicats « officiels » postaux parce que depuis longtemps, ils ont abandonné la lutte de classe, ainsi que le syndicalisme de combat.

OUI, il est plus jamais nécessaire de renouer avec un syndicalisme de combat, et de combattre le syndicalisme d’accompagnement et de co-gestion des « grandes » centrales (dernier ex. en date : la journée d’action décentralisée du 26 mai dernier !!!!)

Contacts CNT 38, BP 385 38015 Grenoble Cedex 1 CNT PTT BP 2600 69218 Lyon Cedex 2

[1] A noter que cet accord prévoyait quelques avantages pour les permanents syndicaux (par exemple, après 2 ans passés de façon permanente ou demi permanente, une promotion de carrière est automatique… contrairement aux autres collègues qui continuent marner au taf tous les jours..) Est-ce entre autres pour ça que les « jaunes » ont signé et que les autres ne l’ont pas dénoncé ?

Publié le 2 juin 2009.




Sondage

L'insurrection qui vient viendra-t-elle?

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...
  • Liens