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Archives pour février 2010

SOLIDARIDAD ANTIFASCISTA E LIBERTARIA INTERNACIONAL!!

La semaine dernière, je me suis rendu pour la seconde fois en quelques mois à Salamanque,, en Espagne comme cette partie de la planète est appelée (frontières, frontières…) Un petit résumé de ce que j’y ai vu et/ou appris… 

Tout d’abord, les murs sont recouverts de A cerclés et autres graffitis anarchistes. Plus encore, il y a beaucoup de graffitis antifascistes: « Carlos, ni oubli ni pardon », « Antifascistes organisé-e-s »… un peu partout. Beaucoup d’autocollants antifas et d’affiches anarchistes également. Je me suis dis « enfin un endroit où la rue est à nous! ». Et bin non. J’avais fait des recherches avant de partir.J’ai trouvé qu’il existait à Salamanque un collectif antifasciste, qui avait même envoyé deux de ses militant-e-s à Toulouse pour une conférence. Mais impossible de trouver un contact. Et en me promenant en ville, je vois une petite table tenue par 3 jeunes, avec livres, tracts, CDs… et un drapeau rouge et noir CNT-AIT… Je m’y arrête (je précise que je ne parle pas espagnol, du coup un gros merci à la personne avec qui j’étais sur place!) et on discute 5m. Ils m’expliquent qu’ils tiennent régulièrement des tables, mais se font régulièrement viré-e-s par les flics, car ils ne demandent pas, logiquement, l’autorisation. Ils me précisent qu’ils sont dispos à leur local tous les soirs. Je m’y suis donc rendu un soir. En attendant, j’ai appris l’origine de tous ces graffitis antifas. Peu de temps avant mon arrivé, était organisé une manif antifa à Madrid, en commémoration de l’assassinat de Carlos, militant antifa, par un militaire, le 11 novembre 2007 (si je me rappelle bien)… Tout s’explique… De plus, deux jeunes antifascistes se sont fait agresser en centre ville par des militants du parti d’extrême droite…

Lors de mes deux passages là-bas, je me suis donc rendu au local des compagnons de la CNT/AIT. Ce dernier est assez grand, avec une très large bibliothèque. Le local est aussi celui des FIJA (descendant-e-s plus ou moins directs des FIJL lors de la Guerre d’Espagne, sauf que Libertaires est aujourd’hui remplacé par Anarchistes), et celui du collectif féministe (comme quoi non le sexisme n’est pas culturel en Espagne, et ça fait aussi taire toutes celles et ceux qui disent que les anarchistes sont les pires des machos…).

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La section salamanquaise de l’AIT est en pleine expension depuis deux ans, après un passage plus difficile à cause de la scission d’avec la CGT (équivalent ici de la CNT Vignolles). Aujourd’hui ça va beaucoup mieux, avec près de 30 militant-e-s actif-ve-s et une majorité de jeunes! La relève est assurée! Leur permanences téléphoniques au service des travailleur-euse-s est de plus en plus utile, les appelles se multiplient depuis quellques mois.  Malgrés tout, la CNT/AIT locale en est à plus de 2500e d’amendes à cause des divers graffitis « Guerre Sociale », « Occupation, Résistance », « Assassinez l’Etat » et autres A cerclés… Les jeunes communistes ne sont pas en reste et bien plus virulent-e-s que chez nous « Du travail pour tous », « No Israël »… Quand on sait que les antifascistes ont pris une amende de 350e pour avoir diffé en ville, on se dit que les gouvernements de droite comme de gauche (PS en Espagne) tentent vraiment de cadenasser tout ce qui gène et ne marche pas droit. Les compagnons de l’AIT ne font pas vraiment parti des antifascistes salamanquais car selon elles/eux le collectif est dirigé par une communiste autoritaire aux méthodes staliniennes, alors les anarchistes agissent seul-e-s (un peu dommage à mon avis, l’ennemi est commun mais bon).

 

    En ce moment, la CNT/AIT mène une large campagne pour la libération d’Amadeu Casellas, anarchiste enfermé depuis plus de 26 ans pour avoir participé à des braquages de banques pour financer la lutte des classes… Il hésite à repartir dans une 3e grève de la faim. En parlant de banque l’espagnol qui a arnaqué 700 millions (il me semble) aux banques pour leur faire payer la crise capitaliste était de passage et à rencontré les compagnons de la CNT, malheureusement le jour de mon départ… Mais comme nous le savons et le répétons, la lutte des classes a plusieurs facettes: économique, politique, étatique pour nous anarchistes, et social. Et à cet effet, nos compagnons espagnol-e-s luttent sur tous les terrains. D’abord, ils/elles essayent de sortir les jeunes de leur apathie consumériste sur le plan Bologne (la privatisation européenne des facs) et ont appelé à l’abstention sur la fac lors de l’élection du nouveau doyen, tous les candidats étants pro-Bologne. Un seul autre syndicat lutte contre Bologne, le CEA (Comité Etudiant Alternatif), syndicat « de lutte » réformiste et qui se présente aux élections (un peu SUD Etudiant-e ici je pense), composé selon les jeunes CNTistes de communistes et de socialistes en majorité. Mais les étudiant-e-s préférent boire des canons et s’amuser plutôt que de lutter pour un avenir vivable… En parlant d’alcool, lors de ma première visite j’avais emmené un petit pack de bière aux compagnons, qui m’ont gentiment fait comprendre qu’ils/elles ne buvaient quasiment jamais, encore moins en réunions, car l’alcool abrutit, est cher et fait le jeu de la classe capitaliste. Un exemple à suivre… LA CNT/AIT lutte aussi contre le projet de statue de Durruti, idée lumineuse de la CGT (qui se prétend anarchosyndicaliste, avec des délégué-e-s syndicaux, qui participe aux élections professionnelles et bosse avec SUD…). Hors, les anarchistes n’ont pas de chef, ni de modèles. Durruti n’aurait certainement pas milité à la CGT, lui qui se dévouait pour la CNT. L’anarchie et les anarchistes ne sont pas des marchandises qu’on vent ou qu’on exploite, mais ça la CGT refuse de le comprendre… Enfin, la CNT informe sur une réforme qui semble être en discussion au parlement européen (Ils/elles ont voté et puis après…) et qui voudrait nous faire bosser 65h par semaine… Bref il faut vraiment détruire ce système et ses valets…

    Un article un peu long, mais qui j’espère informera sur les compagnons espagnol-e-s du mieux que je peux… 

 

                                                                                                                                   Un individu

 

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APPEL POUR LA LIBÉRATION DE GEORGES CIPRIANI ET JEAN-MARC ROUILLAN

Depuis plusieurs semaines, les différents comités de soutien aux militants emprisonnés font circuler une pétition appelant à la libération de Georges Cipriani et Jean Marc Rouillan (disponible ici)

Déjà mobilisé depuis plusieurs années sur Clermont-Ferrand (concerts de soutien, rassemblements, courriers, parloirs…) pour demander la libération des emprisonnés d’Action Directe, nous avons décidés de faire un tour au meeting d’Europe Ecologie organisé le 25 février dans le cadre des élections régionales pour diffuser et faire signer cette pétition.

Bien accueilli, ce fut l’occasion pour nous d’ajouter à la liste des signataires les noms de Daniel Cohn-Bendit, de Jean-Paul Besset, de Pierre Juquin et aussi d’élus locaux et régionaux membres d’Europe Écologie présents à ce meeting.

La pétition est ouverte aux militant-e-s de toutes sensibilités (anarchistes, alternatifs, écologistes…), aux représentant-e-s du monde culturel et artistique, aux citoyen-ne-s qui refusent la vengeance de l’État à l’encontre de deux hommes (dont l’un, Jean-Marc Rouillan, est gravement malade) et qui présentent toutes les garanties pour une libération immédiate.

A tous ceux épris de liberté signez la pétition !

Vacholar et AlienAtWork

voir aussi linter, le post

+ d’infos campagne de mobilisation blogsoutienad

GEORGES CIPRIANI : UNE SEMI-LIBERTE QU’IL FAUDRA ARRACHER !

 Le tribunal d’application des peines « antiterroriste » de Paris a accordé hier, 24 février, un régime de semi-liberté à Georges  Cipriani, première étape avant sa libération conditionnelle. Cette  décision a logiquement pris en compte la solidité du dossier constitué par Georges Cipriani. Mais, le parquet faisant appel de cette  décision, Georges Cipriani ne pourra quitter la prison d’Ensisheim,  comme prévu, le 16 mars. Bien que libérable depuis 2005, il n’a pas pu bénéficier du moindre jour hors de la prison et il devra encore attendre de longs mois.

 GEORGES CIPRIANI : UNE SEMI-LIBERTE QU’IL FAUDRA ARRACHER ! arton6269-058fe

 

 Quand cessera donc cet acharnement contre notre camarade ? Rappelons qu’en avril 2009, Georges Cipriani avait déjà obtenu un jugement identique, lequel avait ensuite été infirmé en appel, le 20 août, sur appel du parquet.Le 21 février, Georges Cipriani entamait sa 24e année de détention  pour les actes accomplis comme militant d’Action di-recte. La veille, samedi 20 février, une centaine de personnes venues de Blois, Béziers, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Paris…, mais aussi de Belgique et d’Allemagne s’étaient rassemblées devant la prison de Fresnes pour exiger la libération de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan. Les manifestants firent le tour de la prison en criant des slogans, entre autres : « Libérez Rouillan !, Libérez Cipriani ! », « 23 ans de prison, 23 ans de résistance ! Halte au chantage au reniement, libération sans conditions ! ». Les mots d’ordre étaient accompagnés par la clameur qui montait de la prison. Un message de solidarité fut lancé à l’adresse de tous les prisonniers. Des prises de paroles terminèrent cette manifestation, rappelant la situation actuelle des camarades emprisonnés et l’échéance du 24 février (rendu de la décision du TAP pour Georges Cipriani) et annonçant la suite de la campagne pour leur  libération. Deux autres manifestations se sont déroulées le même jour > à Bordeaux et Toulouse.

Jean-Marc Rouillan se trouve en ce moment au Centre national  d’observation (CNO) de Fresnes où, durant six semaines, il doit se soumettre aux examens multiples d’ »experts » prétendant juger de sa « dangerosité ». C’est ce qu’exige en effet la loi Dati sur la « rétention de sûreté », avant l’examen de sa nouvelle demande de libération conditionnelle. Il y a deux ans, il avait pu obtenir une semi-liberté, qui n’avait duré que dix mois avant qu’il ne soit réincarcéré à plein temps sous le prétexte fallacieux de propos tenus lors d’une interview. Depuis plus d’un an, atteint d’une maladie rare et évolutive, il demeure sans soins adaptés en raison de son maintien en prison. Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan doivent être libérés !

Le Collectif « Ne laissons pas faire ! » Paris, le 25 février 2010 nlpf@samizdat.nethttp://nlpf.samizdat.net/

FAISONS DE 2010 L’ANNÉE DE LA LIBÉRATION DE GEORGES CIPRIANI ET DE  JEAN-MARC ROUILLAN !RAPPEL : Nlpf! vous invite à signer et à faire signer largement la nouvelle pétition à l’initiative des « Collectifs de soutien aux  prisonniers d’Action Directe », et à transmettre les signatures à  l’adresse mail : sout.ad@orange.fr.

LES AUTRES INITIATIVES DE LA CAMPAGNE 2010 :

GRENOBLE : samedi 27 février, 19 h Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont

PARIS : jeudi 4 mars, de 18 h à 19 h  Rassemblement mensuel devant la Direction de l’Administration  pénitentiaire, Paris 4e

DIJON : samedi 6 mars, 19 h> Projection-concert, à l’Espace autogéré des Tanneries, 15 boulevard de Chicago

BAGNOLET : dimanche 14 mars, 17 h> Projection-concert hip-hop, au Parvis de Bagnolet, 27 rue Adélaïde Lahaye

PARIS, jeudi 18 mars, 19 h 30> Projection-débat, au Centre culturel La Clef, 21 rue de la Clef, Paris 5e 

SAINT-OUEN : dimanche 21 mars, 18 h> Interventions-concert, Le Picolo, 58 rue Jules-Vallès

PARIS : samedi 27 mars Expo-vente de dessins, peintures, collages et spectacle, à l’Espace  Louise-Michel, 42 bis rue des Cascades, Paris 20e

SAINT-DENIS : lundi 5 avril> Projection-débat, à La Belle étoile, 14 allée Saint-Just

PARIS : dimanche 18 avril, 17 h> Projection-débat-concert, au CICP, 21 ter rue Voltaire

TOURS : vendredi 23 avril, 18 h face du pont de Fil

LE HAVRE : vendredi 30 avril, 19 h 30  Lecture des « Chroniques carcérales » de Jann-Marc Rouillan, à la  librairie Le Bouqui’n'oir (Informations à suivre pour Angers, Lille, Saint-Étienne, Clermont-Ferrand…) 

Libération des prisonniers d’Action directe !Contact : nlpf@samizdat.net
Abonnez-vous à la newsletter Nlpf! :  http://listes.samizdat.net/sympa/subrequest/nlpf-infos

Pour être tenu au courant des initiatives : http://nlpf.samizdat.net
http://www.action-directe.net

Des nouvelles de Paul !?

Des nouvelles de Paul !? 2092523764Tiens, ça fait longtemps que je n’avais pas été voir chez Paul, enfin l’autre jour, j’avais essayé, mais leur serveur était en rade et disait des gros mots dès que je prétendais consulter les offres d’emploi.  

Bon, je reconnais que prétendre trouver une offre d’emploi intéressante chez Paul, faut être un peu beaucoup énormément crétin, mais j’assume ma crétinitude. Je regarde. Des fois que… Sait-on jamais.

Déjà quand ils s’appelaient ANPE les bougres, j’avais bien remarqué que, l’emploi étant leur métier, ils ne faisaient pas très bien la différence entre un gardien de but et un gardien de prison, un administrateur de réseaux et un administrateur de biens, un ingénieur en sécurité informatique et un vigile de supermarché, mais bon, c’est des choses qui arrivent, leur boulot c’est l’emploi, c’est pas non plus comme s’ils devaient comprendre en quoi consistent les métiers pour lesquels il sont censés faire l’agence matrimoniale, hein…

Bon, du temps ayant passé sous les ponts, je regarde aujourd’hui, ben mon gars, ça reste comme avant.

Déjà tu repères l’offre ANPE, pardon, Paul Emploi à l’emploi exclusif des MAJUSCULES, probablement parce que Paul doit être le seul organisme de France à posséder des imprimantes à chaîne n’imprimant que les majuscules, chose que j’avais été fort esbaudi de remarquer il y a quelques années, si, si, on trouvait encore des imprimantes à chaîne dans les musées, et pour les courriers de l’ANPE.

Ben je ne sais pas comment ils impriment aujourd’hui, MAIS ILS MAJUSCULENT TOUJOURS.

Bon, après, j’ai fait l’effort de chercher mon « nouveau » code ROME, vu que chez Paul, on ne saurait te trouver un emploi que si on l’affuble auparavant d’un code numérique,[1] donc bon, je dois être « M1802 » je pense…

Muni de ce code, je me lance alors audacieusement dans une recherche, si, d’après ce beau « M1802« , et cette recherche de me ramener au hasard :

  • Des postes dont le descriptif n’a visiblement rien, mais alors rien, à voir avec un « M1802«  ;
  • Des postes dont le descritptif ne permet vraiment pas de deviner s’il s’agit d’un « M1802« , d’un dompteur de morpions ou d’un pyrograveur d’allumettes, ni d’ailleurs où se situe le poste, ni du type de contrat, ni de combien c’est payé, ni même de si c’est payé, quand on y réfléchit…
  • Un poste qui semble correspondre, en CDD de 2 mois dans une entreprise de « zéro à deux salariés », dont le salaire indicatif doit correspondre à celui d’un foutebôleur de l’équipe de France, doit y avoir comme une erreur à mon avis ;
  • Et un autre poste qui est apparemment dans l’informatique quoique certainement sous un autre code « Rome » que celui sous lequel il apparaît, en CDI à temps complet (paraît-il) avec un salaire exprimé en taux horaire dont rien ne permet de savoir s’il est brut, net, ou corrigé des variations saisonnières, mais je suppose dans tous les cas de figure au vu du chiffre, quelle que soit la monnaie dans lequel il est exprimé, qu’il ferait hurler de rire une femme de ménage ;
  • Plus quelques autres postes et formations situés en « Île de France » quand tu as demandé Montpellier, ce qui est farpaitement logique.

Une fois tous ces beaux emplois trouvés, tu constates alors qu’il est impossible de postuler directement ou de contacter les entreprises en question, mais que tu peux le faire seulement via une « télécandidature » par le truchement d’un « conseiller », télécandidature qui nécessite avant tout que tu saisisses ton petit numéro de chômeur pour accéder à ton dossier

Ah t’es pas inscrit comme chômeur ? Bon, tant pis pour toi. Des boulots de cette qualité, c’est que pour les chômeurs, espèce de salopard qui voudrait retirer le pain de la bouche des chômeurs !

Bon, chez Paul, euh, ce qui est bien, c’est que plus ça change, plus rien ne change…

Le foutage de gueule élevé au rang d’oeuvre d’art – et quand tu es inscrit, tu constates aussi l’art consommé qu’ils ont de te faire perdre ton temps à toutes sortes de sessions, réunions, et autres absurdités qui ont certes l’avantage de t’empêcher de passer tes journées à boire tes allocs, mais surtout la caractéristique première de ne jamais te donner la moindre chance de trouver le moindre emploi qui corresponde de près ou de loin à tes recherches ou tes qualifications.

Tiens, la dernière fois que j’étais chômiste, pour être sûrs que j’avais vraiment les qualifications que je prétendais avoir (des fois que, hein…), ces braves gens m’envoyèrent de force passer une journée à faire un « bilan » chez un sous-traitant privé – de daube mais pour qui le chômeur semblait être un gibier fort rentable – « bilan » qu’ils m’avaient vendu en m’expliquant à quel point son résultat leur permettrait de me proposer pile-poil le boulot exactement fait pour ma pomme… Enfin quand ils auraient reçu le résultat, c’est-à-dire 2 mois après que j’aie fait ledit « bilan« , imaginez si mon impatience fut vive ! …et quand ils me reconvoquèrent 2 mois plus tard ce fut pour me dire qu’ils avaient bien trace dans leur système informatique que j’avais effectivement fait ce « bilan » et obtenu d’excellents résultat, mais que le dossier de mes résultats détaillés s’était perdu et que donc ils n’avaient qu’une ligne de titre en MAJUSCULES dans leur système pour prouver que j’y étais bien allé et avais eu de bons résultats mais lesquels, mystère – mais que si je voulais refaire le bilan, on pouvait faire une demande, pas de problème… Mais que non, un budget formation, y’avait pas, et d’autant moins que mes supposés bons résultats montraient que je n’avais pas besoin de formation dans ma branche, que de toute manière le conseil général ne finançait pas, mais que si je voulais une formation de maître d’hôtel, par contre, ça pouvait se faire… Comment ? Je ne voulais pas « maître d’hôtel«  ? Finalement ils me confièrent aux bons soins d’une « assoce » d’accompagnemment pour chômeurs dépressifs, qui avait l’avantage majeur que pendant que j’était censé être chez cette assoce, au moins, je n’étais plus convoqué chez Paul, ce qu’effectivement je trouvais déprimant.

Arghhhh…

Bon, chez Paul, on dirait que ça n’a pas trop chanché…

 

Notes

[1]Pour ceux qui croient encore aux vertues du travail, même que quand j’étais petit, à l’ANPE, ils avaient beaucoup de mal à me trouver du boulot, vu que le code ROME de mon boulot n’existait pas encore, et que dans ces conditions, hein, comment-veux-tu trouver un boulot qui n’a pas de code ?

 

Swâmi Petaramesh

Les cafards galonnés ou le retour des miliciens revanchards

Les cafards galonnés ou le retour des miliciens revanchards gcwri06rNous avons appris récemment, grâce à la presse régionale, qu’un certain nombre de blaireaux [Manière de dire car un blaireau est infiniment plus respectable qu'une raclure de bidet qui rêve d'être justicier] en Creuse et dans d’autres départements étaient devenus officiers de la « réserve citoyenne de la gendarmerie » !
Kesaco la « réserve citoyenne de la gendarmerie » ?

Il s’agit d’un corps de création récente (2001), qui jusqu’ici a fait peu de bruit et dont nous n’avons pas entendu parler, y compris dans la presse contestataire.

Cette réserve vient compléter la réserve « opérationnelle », là où se retrouvent tous les militaires qui ne sont pas morts à la guerre, ceux que Boris Vian décrivait ainsi: « Le combattant qui ne s’est pas fait tuer garde en lui-même une mentalité de raté ; il aura à coeur de compenser cette déficience et contribuera donc à préparer la suivante ; or, comment voulez-vous qu’il la prépare bien, puisqu’il s’est tiré de la précédente et que, par conséquent, du point de vue de la guerre, il est disqualifié ? »

Voici comment est définie cette réserve dans les textes officiels [Tous les textes en italiques sont issus des sites officiels de l'Etat et de la gendarmerie.]

La réserve citoyenne est la deuxième composante des réserves après la réserve opérationnelle. Elle est composée d’anciens militaires d’active ou de réserve ainsi que de volontaires recrutés dans la société civile. Les réservistes citoyens sont des bénévoles agréés par l’autorité qui mènent des actions visant à faire connaître la gendarmerie. Sous certaines conditions, les réservistes citoyens peuvent fournir un renfort nécessaire à la réserve opérationnelle.

Analogue à la réserve opérationnelle, la réserve citoyenne n’assure toutefois pas de mission en temps de paix. Sa vocation est alors davantage d’entretenir l’esprit de défense et de renforcer le lien armée-nation.

Mobilisable en cas de besoin, elle peut fournir des renforts à la réserve opérationnelle.

En fonction des besoins des forces armées, l’autorité militaire peut faire appel aux volontaires de la réserve citoyenne pour, avec leur accord, les affecter dans la réserve opérationnelle.

L’actuelle réserve citoyenne sera transformée en « volontariat de la sécurité nationale » afin de permettre à ses volontaires de contribuer à l’encadrement de la journée d’appel de préparation à la défense, aux actions de rayonnement des armées, à la politique de mémoire et à celle de sécurité nationale. Ils pourront également être sollicités en cas de crise grave sur le territoire national.

« Ils pourront également être sollicités en cas de crise grave sur le territoire national. »

Vous avez bien lu, il ne s’agit pas de défendre le merveilleux territoire de « notre » glorieuse nation contre l’invasion des hordes sauvages d’ennemis étrangers. Non, il s’agit de crise grave sur le territoire national. De toutes façons, les compétences de la gendarmerie se limitent au territoire national, c’est l’armée de l’intérieur, celle qui brise les grèves et mate les révoltes. Nous voici donc dotés d’une milice civile, paramilitaire, prête à aider les uniformes à rétablir l’ordre.

Alors comme ça, y’en a des qui n’ont jamais fait leur service et qui sont tellement frustrés, qui rêvent tellement d’épouser la Grande Muette, qu’ils sont volontaires pour renforcer le lien « armée-nation » et à l’occasion casser du contestataire ! Je savais avoir à supporter des concitoyens, mais cons à ce point j’imaginais pas, le « citoyennisme » poussé à cette extrémité, chapeau !

Prenez la peine d’aller sur leur site Internet, les débats sont de haute tenue: l’uniforme des réservistes citoyens doit-il ressembler à celui des réservistes opérationnels ? Ben non mon couillon, y en a qui sont des vrais des durs des tatoués et d’autres qui sont rien que des militaires d’opérette !

Au premier degré, ce désir d’avenir et de galons qui habite certains obsessionnels de l’ordre établi peut prêter à sourire, voire à se foutre franchement de leur gueule, mais à y bien réfléchir ça donne plutôt des frissons dans le dos. Il s’agit d’une pierre de plus dans la construction d’une société hyper-sécurisée, on met en place des milices dormantes, prêtes à se réveiller au premier coup de clairon, en même temps que la police ouvre des sites Internet dédiés à la délation, où chacun peut dénoncer son voisin sans être obligé d’écrire une lettre anonyme en capitale d’imprimerie pour cacher son écriture, qu’on puce les gamins avec des GPS et que le bracelet électronique voit son utilisation s’élargir sans limites.

Tout se passe comme si pour atteindre le « Meilleur des mondes » décrit par Aldous HUXLEY, où la domination de quelques-uns sur le plus grand nombre est gravée dans l’ADN suite à des manipulations génétiques, il fallait que l’on passe par une phase du style « 1984″ de George ORWELL, âge d’or du contrôle policier.

Comment se débarrasser des armées, des polices et des nations ?

Patrick FAURE
(article paru dans Creuse-Citron, le journal de la Creuse libertaire.)

Intervention libertaire au meeting du NPA (« Ils/elles ont voté et puis après… »)

Jeudi 11 février se tenait le meeting électoraliste du NPA 63, avec la présence de leur avant-garde éclairée, Olivier Besancenot. Salle comble, la révolution est en marche… Nous (Gr. Cheïtanov, A.L., Gr. Abel Paz de la F.A., et les compagnons autonomes)avions décidé d’intervenir pour leur rapeller, alors que la première priorité actuelle du NPA est les élections, qu’un des leurs mais aussi beaucoup d’autres meurent dans les geôles capitalistes…

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Mais avant, petit résumé du meeting. Nous aurions évidemment souhaité une intervention directe, mais c’était impossible pour diverses raisons dont celle-ci: le meeting est bien encadré, aucun débordement possible… On décide alors de cogestionner et d’aller voir Besancenot (on s’en est remis) qui nous dit de demander au boss local, Alain Laffont. Il est d’accord pour qu’on intervienne rapidement à la fin du meeting… On s’est donc tapé 1h30 de discours réformistes (non abattre le capitalisme ne passe pas par augmenter les salaires, le plein emploi et la gratuité des services publics…). On notera qu’on était suivis de près par un ou deux « militants » tout le long du meeting. Besancenot est acclamé après un premier « Bonsoir ». Son discours est certes plein d’entrain mais c’est pas folichon. Il termine par dire qu’il faut s’unir, entre anticapitalistes, communistes et socialistes libertaires (cette dernière qualification nous été adressé, accompagnée d’un regard fixé sur nous…). Déjà le NPA n’est pas communiste. Mais bon c’est pas le débat. Son discours terminé, ovationné, on dirait qu’on nous a oublié… Pourtant les deux SO nous suivent toujours depuis un petit moment… On leur fait signe et enfin on peut causer. Une dizaine de militants libertaires passent donc à la tribune, déployant deux banderoles « Liberté pour les camarades d’Action Directe » et « Feu à toutes les prisons! Capitalisme=Terrorisme ». Deux d’entre nous ont lu le texte qui suit:

« Pendant que certain-e-s préparent tranquillement les élections, en sachant pertinemment que c’est une des nombreuses facettes de la paix sociale, des militant-e-s révolutionnaires crèvent en tôle. Qu’ils/elles se nomment Mumia, Leonard, Jann-Marc, George pour les plus connus ou Tadej, les deux Ivan, Sanja, Ratibor et Nikola en Serbie,camarades de l’Association Internationale des Travailleurs dont personne ne parle, Amadeu Casellas, en cabane depuis 26 ans bientôt, les compagnons grecs… La liste est bien trop longue. Toutes et tous ont un point commun. Une lutte acharnée, symbole de l’action directe  face au capitalisme. Mais il semble qu’il soit trop dur de se prononcer pour leur libération immédiate. C’est sûr que cela ne rempli pas les urnes… Le NPA constitué, on assiste à différentes tentatives de s’allier aux libertaires… Ce qui est impossible aujourd’hui, nous le savons bien. Nous avons fait le deuil du mythe de l’Etat ouvrier.

Nous ne sommes pas des terroristes, ni des assassins. Nous ne sommes pas venu-e-s ici pour polémiquer. Nous pensons avoir un ennemi commun. Un ennemi qu’il faut abattre. Le capitalisme, et son frère jumeau, le fascisme. Simplement, nous aimerions qu’au lieu de débattre à la télé, de faire la une des journaux à la botte du pouvoir, vous désertiez les urnes et occupiez la rue. Nous sommes venu-e-s clamer que tout-e-s les camarades encageôlé-e-s doivent sortir de suite. Vous devez dire et proclamer qu’en ces jours de totalitarisme prégnant tout un chacun peut se retrouver enfermé pour avoir pensé, comme les camarades du Tarnac! Mais revenons un peu sur celui qui est aussi, normalement, votre camarade. Jann-Marc Rouillan souffre d’une maladie orpheline et va mourir dans de brefs délais s’il ne reçoit pas de soins. L’Etat, bras armée du capitalisme, lui interdit de se soigner décemment… Jean Marc a récemment adhéré au NPA, votre parti. Il est de votre devoir d’exiger sa libération immédiate, et pas seulement du bout des lèvres… En tant qu’anarchistes, nous soutenons tout-e-s les prisonniers, en tant que communistes il nous semble de votre devoir d’en faire autant… Il est grand temps de nous rejoindre…

Nous refusons systématiquement la collaboration de classe, et si nous sommes présent-e-s c’est pour avoir votre avis, pour que vous preniez position Le capitalisme en est à sa septième crise comme on nous dit. Mais personne ne semble prêt à l’abattre. Celles et ceux qui luttent corps et âmes nous sont arraché-e-s et mis-e-s au trou. Aujourd’hui, nous vous posons une question: qu’est-ce qui est le plus urgent? Faire 5% ou sortir les camarades des geôles capitalistes? Seriez vous déjà dans votre prison, sous votre protection aléatoire de consensus avec l’élite?

Le capitalisme est malade? Qu’il crève!Feu à toutes les prisons, feu aux centres de rétentions, feu au capitalisme, feu à l’Etat! Aujourd’hui c’est eux demain ce sera vous, nous emprisonnés! On n’abat pas le capitalisme avec les armes qu’il nous donne, les urnes! »

Avant de le lire, Laffont glisse « Vous allez pas lire tout ça quand même ». Pendant la lecture, on entend de la part des intervenant-e-s derrière nous « C’est faux » « C’est des conneries » « Ils font chier »… On aura quand même droit à quelques applaudissements (moins que les autres intervenant-e-s quand même faut pas abuser). Peu de réactions positives, à part quelques militants qui nous demandent ou signer pour sortir George et Jann-Marc (y’a aussi les autres mais bon…). De son côté, RESF a du batailler pour intervenir. Les questions ne sont pas poses directement mais écrites par l’assistance au début puis lues à Besancenot depuis la tribune… Dans un meeting « anticapitaliste » c’est grave. On reconnaitra que LO ne fait pas pareil. Mais Besancenot doit rentrer et vu qu’il neige… Dès qu’il se lève le meeting s’arrête… Dommage on se marrait bien. On pensait pas un tel culte voué au porte parole mais bon… Le fait est là, les électoralistes ne peuvent soutenir réellementles prisonnier-e-s. La destruction du capitalisme passe par la destruction de l’Etat, des frontières, de l’argent, des prisons… Les réformistes sont nos ennemi-e-s de classe. Libérez les innocent-e-s. Les coupables aussi.

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« Ce n’est pas dans la forme du pouvoir mais dans le pouvoir lui-même que réside le mal. »R.Rocker

 

Des anarchistes, organisés ou autonomes

RÉPRESSIONS LYCÉENNES

www.fa-heropelyon.fr.gd

 

 (http://jesigne.fr/repressionlyceenne) :

 

Faisons front contre la répression !

 

Le mercredi 16 décembre, semaine de lutte au lycée Pierre Brossolette

(Villeurbanne), 5 lycéens, en classe de première, tous mineurs, se sont

retrouvés vers 7h du matin non loin du lycée.

 

Une voiture de la BAC est arrivée vers eux puis a appelé des renforts. Les

lycéens, suspectés de vols de chaîne, l’un d’entre eux ayant les éléments

permettant soit disant de confectionner une bombe artisanale, se sont fait

menotter, puis embarquer pour endurer ensuite 12h de garde à vue.

 

Un des lycéens, suspecté comme le « meneur », a subit un interrogatoire

d’une heure en présence de 3 policiers. A un moment donné, deux policiers

sont partis, laissant le jeune seul en présence du policier restant. La

caméra avait son voyant éteint, ne filmant ni les propos, ni les gestes de

l’agent. Celui-ci, n’obtenant pas les réponses qui lui convenait, tira le

lycéen par les cheveux et lui frappa la tête à trois reprises contre la

table. Les policiers se sont ensuite rendus chez lui afin de se livrer à

une perquisition, sans accord préalable, fouillant sa chambre, son

ordinateur (mails, facebook…) et son portable. Aucune nourriture ne lui

a été servie pendant les douze heures de garde à vue. Ce lycéen passera

devant la justice le 10 février 2010 pour un rappel à la loi. Les autres

ont été relaxés.

 

Le CILL dénonce cette répression policière qui vise à terrifier les

lycéens, à les empêcher de s’organiser pour lutter contre le gouvernement

!

 

D’autre part, la directrice de l’établissement, après avoir exclu chaque

élève 4 jours, a tenu un conseil de discipline pour chacun d’entre eux le

mardi 5 janvier. A la suite de cette réunion, deux élèves ont été exclus

définitivement du lycée, dont le lycéen « meneur » qui était un des piliers

de la mobilisation au lycée Pierre Brossolette. Voulant rendre cette

sanction apolitique, elle a insinué que le lycéen vendrait du shit, ce qui

est faux et n’aurait rien à voir. La proviseure a aussi transmis une

lettre joignant celle des absences aux parents de chaque élève du lycée où

elle rappelle que « toute personne qui participe à des actes délictueux

(blocus, dégradations, violence…) s’expose à des poursuites et à des

sanctions tant administratives que judiciaires (conseil de discipline,

etc…) ».

 

La proviseure de lycée de Brossolette, l « ‘écrivain » Chris Laroche ,

criminalise constamment les luttes des lycéens du lycée ! Elle mobilise

les parents d’élèves contre les élèves mobilisés, leur envoyant mails et

courrier les dénonçant comme voulant dégrader le lycée. Elle les

désinforme en disant que les élèves exclus étaient rentrés dans le lycée.

Elle ne satisfait pas les droits démocratiques de lycéens en leur

interdisant de tenir des AG et en dénonce les organisateurs publiquement.

Elle tente de saper le travail d’agitation des lycéens. Elle contraint des

élèves à signer des lettres de démission qui s’appliqueront s’ils

continuent à rater des cours, alors qu’ils sont salariés : c’est une

répression sociale !

 

Chris Laroche, insatisfaite de la répression policière, exerce une

répression administrative sur les deux élèves ! Nous exigeons leur

réintégration, sur la base des principes démocratiques les plus

élémentaires : non seulement la justice n’a pas jugé nécessaire de les

faire passer devant un juge, mais ils n’ont commis aucun délit à

l’intérieur du lycée. D’autre part, nous réaffirmons le droit démocratique

des lycéens à s’organiser en vue de lutter contre les réformes, à choisir

les modes d’actions qu’ils estiment nécessaires pour lutter contre le

gouvernement. Ces conseils de discipline sont des conseils de discipline

politiques, qui nient ces droits. A Paris, cet été, un lycéen, Tristan,

était également menacé par son proviseur : une vaste campagne a permis

qu’il reste au lycée.

 

Une attaque contre un est une attaque contre tous !

 

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  I A L A

  Informations-débats (pour les) Anti-autoritaires de Lyon et Alentours

Elections étudiantes, mêmes procédés, même mascarade…

Mardi 2 février ont eu lieu à l’Université Blaise Pascal les élections pour les représentant-e-s étudiant-e-s dans les conseils centraux, comme tout les deux ans… Les conseils centraux? Le Conseil d’administration (depuis la LRU on est passé de 12 à 5 élu-e-s étudiant-e-s, à la place on a des patron-ne-s nommé-e-s par la Présidente-militante à la CFDT…), le Cévu (conseil qui donne les orientations au CA), le Conseil scientifique et le Conseil de gestion. Ce n’est pas la première fois qu’on assistait à ce truc bizarroïde…

Tout d’abord, il faut savoir que la très grande majorité des étudiant-e-s n’en a rien à taper… En effet, le record de participation à l’UBP date d’il y a deux ans… 13% de participation. Pourtant c’est pas faute d’essayer: serviettes au RU avec un rappel des élections, gigantesques affiches « Je vote et toi? » et flys du même acabit. Et puis surtout, les syndicats étudiant, là on s’approche du sublime. Mais avant d’y revenir, pourquoi s’abstenir?? Un, ces conseils ont un seul rôle, assurer le vote des lois ultralibérales et le renvoi des sans papiers de temps à autre. Deux, si par exemple le CA se prononce contre la LRU, c’est pas grave, c’est le rectorat qui prend en charge… Trois, crées après mai 68, ces conseils permettent de présenter un simulacre de démocratie: la preuve y’a même des syndicats étudiants (donc supposés « de gôche » qui siègent)! Un grand moment pour tout syndicat, surtout que ça fait des subventions… Et même mieux: les élu-e-s des conseils votent ensuite pour des élu-e-s au Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Et là, c’est 15000 euros…l’élu-e!! Tu m’étonnes qu’il faut y aller (par contre pour rénover les facs c’est autre chose-les Cézeaux tombent en ruine malgré moultes promesses).

Du coup, le jour des élections, on voit arriver des gens des BN de chaque syndicat, appelé-e-s à la rescousse pour accompagner le/la pauvre étudiant-e jusqu’à l’urne. Et ça s’insulte, se chambre, se menace, parfois se violente (Le Havre…). Tout est bon! Et à Clermont on pouvait « choisir » entre qui et qui????

Le MET (Mouvement des Etudiants)nouvelle forme de l’UNI et autres assos. L’UNI est le descendant de SAC,une orga d’extrême droite dont les ratonnades faisaient parti du folklore. On passera sur son glorieux passé (violences, chants nazis à Paris, slogans de la Waffen SS-comme à Clermont par un de ses militants du BN-campagne « PACS=mariage gay » ou « Français et fier de l’être! »…). Ses statuts sont clairs: antimarxisme, antianarchisme, antiféministe, anti écologistes politisé-e-s, homophobie (j’invente rien là). Et enfin « la fac n’est pas une démocratie et ne doit jamais le devenir(…) il faut dégager des élites ». Aujourd’hui, bouffe dans la main à Sarkoléon premier mais Marine c’est bien aussi. Pour info, on les voit jamais à l’UBP, sauf aux élections…

La Cé (Confédération Etudiante). C’est la CFDT jeune, crée lors du CPE. Elle est pour toutes les lois, se veut une réaction à l’UNEF (en pire). Elle existe pas ici, du coup un bureaucrate a passé trois semaines à passer trois semaines à trouver des gens pour remplir ses listes. Se revendique de Pelloutier (sans commentaires) pas pour la destruction du capitalisme mais pour l’indépendance syndicale…

L’UNEF forcémment. Ici la TUUD,  tendance et donc caution gôchiste du syndicat pion du PS. La consigne interne du NPA, du propre aveux de militant-e-s besancenoistes de Nancy est de s’y rendre. Ne remet pas en cause les conseils, s’autoproclame de lutte. Aussi pourri que la tendance majoritaire de l’UNEF.

A ça on rajoute le BDE dont le but est de faire des affiches ultra sexistes et des soirées à la B.Box. SUD Etudiant-e n’a pas présenté de liste. Pas par refus du syndicat, mais liste déposée trop tard. On croyait que ce syndicat était pour une fac autogérée…

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Le jour J (et la veille également) on a diffé un tract anti élections et pour une fac autogérée et libertaire avec l’aide d’un compagnon toulousain de la CNT AIT et de passage dans le coin. On a également tenu une table de presse. L’UNEF-NPA était fou de rage, on s’est fait insulté à plusieurs reprises (même de fachos), comme quoi on faisait le jeu de la droite, qu’on y connaissait rien. Ils/elles se sont bien moqué-e-s de nous. Le MET est venu dire qu’on étaient bien bêtes quand même c’est normal que des gens crèvent de faim et que d’autres gagnent des milliards. Bin voui! On leur a fait comprendre de nous lâcher, on parle pas avec des ennemis de classe. La Cé nous a fait marrer aussi. On a vendu quelques livres, et des étudiant-e-s sont venu-e-s comprendre notre point de vue. Il y a même un militant de SUD qui nous a dit qu’on avait raison finalement (la Révolution est en marche!!).

Résultat: 5% de participation! L’UNEF à plus de 50% (comme quoi le jeu de la droite…). On a gagné. Enfin sur ces 95% rares sont celles et ceux qui se sont abstenu-e-s pour les mêmes raisons que nous… Mais ça prouve que personne ne fait confiance aux syndicats et autres carriéristes…
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Des étudiant-e-s



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