Archives pour avril 2010


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Chômeurs et précaires en grève ?

Irruption en direct sur France 2  : Ni culpabilisation, ni emploi forcé, ni management, grève des chômeurs  !
Ce mercredi 21 avril, l’émission « L’objet du scandale » sur France 2 (dont les lecteurs auront pu suivre le remarquable travail préalable de casting/formatage, voir Il est beau, mon chômeur, il est beau  !) a été interrompue.
Le texte qui suit y a été lu en direct.
On en a marre de la culpabilisation et de la mise au travail forcée.
Nous avons besoin d’inventer ensemble une grève des chômeurs, une grève de tous les précaires. Nous appelons à commencer dès le 3 mai.
Ce n’est pas parce que nous n’avons pas d’usine où nous retrouver qu’on ne va pas s’organiser. Mais ce serait quoi une grève des chômeurs ? Ca commencerait par un mouvement de refus. Refus de nous laisser harceler, mobiliser, culpabiliser, insérer de force.
Les réformes de Pôle emploi ou du RSA cherchent à nous coincer, un par un, pour nous faire accepter des emplois de 10h par semaine payés une misère dans les secteurs les plus difficiles.
Il faudrait accepter n’importe quel travail sous peine de perdre une allocation de survie. Et qu’en plus nous soyons reconnaissants. Devrions-nous avoir honte de ne pas savoir nous vendre à n’importe quel employeur, honte de ne pas vouloir déménager pour un boulot, honte de ne pas accepter tout et n’importe quoi, de ne pas plier, en somme, devant la raison économique ?
Pas de honte qui tienne  : franchement nous avons mieux à faire. Nous avons mieux à faire que chercher des emplois inexistants, mieux à faire que ce que l’on exige de nous. Voilà pourquoi nous refusons d’être suivis, contrôlés, managés, culpabilisés, radiés.
Pendant ce temps on renfloue les banques avec de l’argent public et on ose nous dire qu’il va falloir se serrer la ceinture.
Nous serons en 2010 un million supplémentaire de chômeurs sans droits. Une fois de plus nous servirons de prétexte à des débats d’experts sur les travailleurs pauvres, qui décideront, à notre place ce qui est bon pour nous.
La grève des chômeurs et précaires ce serait -dès maintenant- ne pas rester isolé, sortir des eaux glacées du calcul égoïste dans lesquelles on nous plonge. La grève des chômeurs et précaires ce serait décider ensemble d’enrayer une machine à précariser faite pour nous manager à mort.
Nous appelons tous les travailleurs précaires, les intérimaires en colère, les intermittents du spectacle et de l’emploi, les saisonniers, les stagiaires démotivés, les étudiants désorientés, les retraités en mal de revenu, les sans-papiers, les licenciés preneur d’otage, les travailleurs forcés, les volcans fraîchement réveillé à se rencontrer, à discuter dans les queue des CAF et des Pôle emploi, dans la rue, partout.
Déjà, à Rennes, Brest, Paris, Nantes, Montreuil, Tours et dans d’autres villes des précaires et chômeurs s’organisent.
Que mille collectifs fleurissent sur les décombres du plein emploi.
Inventons ensemble la grève des chômeurs et précaires.
La vidéo de cette prise de parole
Appel de la coordination des collectifs de chômeurs et précaires  : tous en grève lundi 3 mai  !
Appel au lundi 3 mai – collectif brestois en marche contre l’injustice sociale
Thèses sur la grève des chômeurs et précaires
Nous préférons… une grève des chômeurs – Cafards de Montreuil
Engageons dès maintenant une grève des chômeurs contre notre subordination à l’ordre économique (Mcpl, Rennes)
Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère,
Coordination des intermittents et précaires
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5009

Grèce : les anarchistes contre-attaquent après les dernières opérations policières

 Athènes, 15 avril.

Les anarchistes grecs ont lancé une véritable offensive contre les arrestations des présumés membres de l’organisation armée « Lutte Révolutionnaire », « victimes » d’une campagne contre le mouvement révolutionnaire et antiautoritaire. Après une série d’attaques sans victimes à l’engin incendiaire à Salonique et à Athènes dans les dernières quarante-huit heures, des groupes d’anarchistes ont occupé aujourd’hui les locaux du gouvernement Pasok à Héraklion en Crète, après qu’hier ils eurent fait de même à la principale chaine de TV de l’île afin de transmettre une déclaration sur les arrestations.

La police a poursuivi aujourd’hui une grande opération qui a mené à l’arrestation de 6 personnes, dont trois ont déjà été inculpées, soupçonnées d’être membres de la principale organisation insurrectionnaliste (sic), « Lutte Révolutionnaire », et quatre autres qui appartiendraient à un autre groupe armé plutôt actif, les « Cellules de feu ». Les agents ont aussi saisi du matériel explosif et de la documentation sur « Lutte Révolutionnaire », sur ses préparatifs pour un nouvel attentat imminent. Dans une déclaration diffusée sur internet les anarchistes affirment que les personnes arrêtées sont « des combattants, non des terroristes ». Et de dénoncer « la junte socialiste au pouvoir en Grèce », qui comme « les autres dictatures », fait coïncider l’opération policière avec le prochain recourt au FMI, affirmant que les preuves contre eux sont fabriquées de toute pièce dans le cadre d’une grande campagne contre le mouvement anarchiste et révolutionnaire.

Source : ansa (agence de presse), 15.04.10 Trad. Informa-Azione.

Paris : action en solidarité avec les compagnons grecs (et d’ailleurs)

Paris : action en solidarité

Indy Nantes vendredi 16 avril 2010 – 17:19 par ANONYME

Dans la nuit du 15 au 16 avril, à Montmartre, nous avons recouvert de peinture un DAB de la Société Générale (clavier, écran, fente), laissant un tag sur le mur d’en face « Bim ! Guerre au capital ». Plus loin, un autre tag « guerre à la propriété » était laissé sur la façade d’une agence immobilière en construction, dont une vitre a été brisée. Par cette action, nous envoyons notre solidarité aux compagnons de Grèce et d’ailleurs qui luttent contre la domination sous toutes ses formes.

La guerre sociale ne connaît ni trêve ni frontière.

Quelques passants (à l’acte)

Grèce – Sur les récentes arrestations anti-terroristes

Indy Nantes, mardi 13 avril 2010

Mise à jour et détails sur les arrestations, samedi 10 avril, de 6 compagnons grecs accusés d’appartenir à une organisation terroriste, que les flics dénomment « Lutte Révolutionnaire ».

Des informations « filtrées » de la police semblent indiquer que les soi-disant « Unités Anti-terroristes » sont à la recherche de dix autres personnes pour les arrêter. Dimanche soir, 500 compagnons ont participé à une assemblée ouverte à l’Ecole Polytechnique, occupée en réaction aux arrestations, afin de réfléchir à des actions immédiates de solidarité. Auparavant dans la journée, deux rassemblements se sont tenus devant les maisons qui ont subi les perquisitions, à Exarchia et Petralona, alors que les flics étaient encore à l’intérieur à la recherche d’ « éléments de preuve ». De légers affrontements ont eu lieu avec les forces anti-émeute durant les rassemblements. Aujourd’hui (dimanche), les nouvelles sur l’arrestation des compagnons et sur les perquisitions à leur domicile par les flics ont fait les gros titres de la presse et des médias grecs…tandis qu’au même moment, le gouvernement grec acceptait un prêt du FMI.

Sur les accusations visant les 6 compagnons arrêtés à Athènes.

Selon les médias les accusations contre les 6 personnes arrêtées sont :

- participation à une organisation terroriste,
- tentative d’homicide en réunion,
- fourniture, fabrication et possession de matériel incendiaire/explosif, le tout en réunion,
- participation à une attaque explosive et dans une tentative d’explosion, auxquelles s’ajoutent quatre faits spécifiques :
- Dégradations produites par explosion
- possession illégale d’armes à feu

Tous les faits sont mis sur le compte de l’organisation Lutte Révolutionnaire, dont des actions remontant à 2003. Actuellement les 6 compagnons se trouvent à Evelpidon (Tribunal d’Athènes), tandis qu’à l’extérieur se tient un rassemblement en solidarité. Deux compagnons solidaires ont été arrêtés pour résistance et outrage à l’autorité publique. Les flics anti-émeute auraient fait de nombreuses charges pour disperser le rassemblement.

Traduit de l’italien, informa-azione, Lun, 12/04/2010.

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Lundi 12 avril : chasse à l’anarchiste dans Exarchia, 70 arrestations

Lundi 12 avril dans la soirée, c’est la chasse à l’anarchiste qui s’est déchaînée dans Exarchia. Plus de 70 personnes ont été arrêtées et conduites au quartier général de la police d’Athènes.

Plus de 200 compagnon-nes ont manifesté devant le quartier général de la police d’Athènes pour exiger leur libération.

Indy Athènes.

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Mardi 13 avril : occupation du siège de l’Union des éditeurs de presse quotidienne (ESIEA) à Athènes

Quelques deux cent personnes ont occupé mardi dans l’après midi le siège de l’Union des éditeurs de presse quotidienne d’Athènes, en réponse aux flots de merde journalisto-policière que la presse a répandu ces derniers jours. Les médias ont notamment publié les noms et photos des personnes arrêtées avant même que la police ne s’en charge, relayant mot pour mot les accusations de l’Etat et présentant les compagnons comme coupables de chaque action mentionnée. Une banderole a été accrochée sur la façade : « Zéro tolérance pour la répression d’Etat ».

Liberté pour les révoltés inculpés La solidarité est notre arme

Trad. www.occupiedlondon.org/blog/

Une nouvelle fois présent-e-s le 9 mai…

Texte de l’appel à la riposte antifasciste, comme d’hab le 9 mai à Paris… LeGroupe Cheïtanov appelle à s’y rendre, même si, comme à chaque mouvement « unitaire », certaines des orgas signataires nous paraissent au antipodes de nos idées… 

 

Le 9 Mai: Riposte sociale antifasciste!

Depuis de trop nombreuses années, l’extrême droite radicale parisienne tente, avec plus ou moins de succès, de se réunir le 9 mai dans les rues de Paris, au prétexte de la mort d’un de ses militants en 1994. Depuis sept ans, nous nous mobilisons contre cette présence dans la rue.
De manifs en concerts, de rassemblements de solidarité internationale en défilés à la mémoire des résistants de la Seconde Guerre mondiale, nous avons affirmé une présence antifasciste dans les rues.
Comme rien n’est jamais gagné, cette année encore, nous serons présents le 9 mai pour signifier à l’extrême droite que, quel que soit son mode d’expression, par la rue ou par les urnes, nous serons toujours là pour l’empêcher d’agir
.

Le dernier scrutin a mis en évidence le maintien électoral du Front National. Dans le même temps l’activisme de l’extrême droite radicale prospère. Les agressions racistes (comme à Chauny, dans l’Aisne), les attaques envers des militants du mouvement social (comme à Lyon en mars) sont désormais légion. Les sirènes médiatiques se sont tues et pourtant, il est aujourd’hui plus que temps de réagir et d’engager une riposte antifasciste large et unitaire. La banalisation du racisme dans le discours d’une droite décomplexée, les dérapages verbaux d’élus ou de leaders politiques ont remis en selle et légitimé une mouvance politique que certains croyaient au bord du gouffre mais qui aujourd’hui s’exprime avec plus de virulence encore dans le discours comme dans les actes.

Non à la lepénisation des esprits !

Si nous nous mobilisons, c’est parce que cela fait trop longtemps que la parole raciste s’est libérée en France : la droite au pouvoir et la gauche qui prétend la combattre se sont accaparé de façon plus ou moins décomplexée les idées de l’extrême droite.
Les dérapages racistes se succèdent jusqu’à ne choquer plus grand monde. La traque des sans papiers s’intensifie et les pressions s’accentuent afin de criminaliser la solidarité. Le faux débat sur l’identité nationale a achevé de légitimer le discours que professe le Front national depuis 40 ans.
Si s’opposer à la présence de l’extrême droite dans la rue reste à nos yeux une nécessité, il faut dans le même temps dénoncer la lepénisation des esprits et l’offensive patronale contre le mouvement social, qui font toutes deux le lit du fascisme.

La crise sociale terreau de l’extrême droite

La crise sociale offre un terreau propice aux tenants du « chacun pour soi», aux replis communautaires et identitaire. L’extrême droite a toujours prospéré sur la misère et le chômage de masse. Les plans de licenciements qui se succèdent, les délocalisations lui offrent un contexte fertile. Les classes populaires payent encore et toujours l’addition des crises financières et capitalistes.
Lutter contre l’extrême droite, c’est aussi lutter contre les offensives patronales. C’est se battre contre la casse des acquis sociaux (retraites, sécurité sociale) hérités des luttes sociales et de la Résistance. C’est lutter aux côtés de la frange la plus précaire du prolétariat, les travailleurs sans papiers. C’est enfin lutter tous ensemble pour que demain ne soit pas pire qu’aujourd’hui!

Un combat internationaliste

Nous défilerons ce 9 mai en hommage aux combattants de l’Espagne de 1936 et de la Resistance, et à ceux de toutes les luttes anticolonialistes et anti-impérialistes: celles de Yen Bai de Sétif et de Guelma.
Nous marcherons en souvenir de toutes les victimes de l’extrême-droite, tels qu’Ibrahim Ali ou Brahim Bouarram, assassiné en marge d’un défilé du Front National.

Ensemble renvoyons le fascisme dans les poubelles de l’Histoire!


MARCHE ANTIFASCISTE UNITAIRE
Dimanche 09 mai 2009 à Paris
RDV à 14h au Métro Belleville

Premiers signataires :
Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFA), Alternative Libertaire (AL),
Association des Marocains de France (AMF), Confédération Nationale du Travail (CNT),  Fédération Anarchiste (FA), Fédération Syndicale Etudiante (FSE), Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS), Ras l’front Marne la Vallée (RLF-MLV), SCALP, SUD Etudiant-e, SUD ISS Logistique & Production…

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Paris : Zapata vit encore ! La lutte continue !

¡Zapata vive ! ¡La lucha sigue ! 

Paris : Zapata vit encore ! La lutte continue ! zapata-3

Aujourd’hui, 10 avril 2010, 91e anniversaire de lassassinat dEmiliano Zapata par les hommes de pouvoir du Mexique, nous avons décidé dinvestir le centre culturel mexicain à Paris pour rendre hommage aux rebelles qui, au cri de «Terre et Liberté», ont combattu le pouvoir et récupéré leurs terres communales spoliées par les grands propriétaires. Cest parce que la révolution mexicaine débutée en 1910 ne devait ni se limiter au renversement du régime antérieur ni à la simple signature en 1917 dune Constitution instaurant la réforme agraire que ces hommes et ces femmes restés rebelles furent pourchassés et assassinés par le nouveau pouvoir en place.

Cent ans après, rien na changé ! Largent et larrogance du pouvoir continuent à gouverner le Mexique, et pour satisfaire le capital international, les acquis révolutionnaires du début du siècle sont démantelés. En 1992, pour rentrer dans lAlena, Accord de libre-échange nord-américain, larticle 27 de la Constitution reconnaissant la propriété collective des terres est abrogé. La réforme agraire est officiellement abandonnée et la terre devient un bien vendable. LÉtat mexicain continue de traquer les rebelles. La corruption et le clientélisme gangrènent toute la vie politique.

Cest dans ce contexte quen 1994 surgit le soulèvement zapatiste. Ces nouveaux rebelles déclarent la guerre à lÉtat et aux riches sans vouloir prendre le pouvoir, et appellent les Mexicains à reprendre en main leur destin pour construire une alternative. Les zapatistes s’ouvrent à la société civile mexicaine tout en démasquant le faux dialogue de lÉtat mexicain et, surtout, résistent aux politiques contre-insurrectionnelles qui nont cesse de vouloir les éliminer.

Depuis 16 ans, ils luttent au quotidien sur leur territoire en renforçant lautonomie, lautogestion et leurs propres formes de gouvernement. Mais cela ne peut se faire de manière isolée, et cest pour cela que depuis 1994 ils cherchent à sassocier à tous ceux qui pensent quautre chose est possible.

En 2005, face aux magouilles de la vie politique et à limpossibilité de changer réellement les choses au travers du système électoral, les zapatistes proposent dans leur «Sixième déclaration», de renforcer les liens au niveau national et international entre ceux qui, en bas à gauche, combattent le système capitaliste. Cest à travers ce réseau de solidarité entre les résistances que lon appelle lAutre Campagne que se forge lespace pour construire un véritable plan de lutte.

La répression sabat depuis de manière extrêmement violente contre ceux qui au Mexique ont rejoint cette initiative. Au Chiapas, on assiste à une véritable réactivation de la stratégie contre-insurrectionnelle, en lien avec la volonté de mettre en place de nouveaux projets capitalistes dans la région.

Pour expulser les zapatistes des terres récupérées en 1994, pour installer un nouveau complexe touristique autour de Palenque et pour contrôler les ressources naturelles de la Selva Lacandona, lÉtat mexicain et ses alliés organisent et confèrent de nouveau une totale impunité à des groupes paramilitaires. À Mitziton, à Bachajon, à Jotola, à Amaytic et dans tant dautres localités, on ne compte plus les exactions des hommes de main de l«OPDDIC» et de «lArmée de Dieu», tandis quau niveau national on assiste à de véritables campagnes dintoxication médiatique visant à faire croire que ces conflits sont intracommunautaires, et à discréditer la solidarité internationale avec les zapatistes.

Tous ces signes laissent de plus en plus craindre une prochaine offensive militaire de lÉtat mexicain… Nous ne resterons pas spectateurs de ces événements !

Nous tenons le gouvernement mexicain responsable des conflits et de la violence visant à soumettre le Mexique «den bas».

Par cette intrusion, nous voulons manifester à nouveau notre solidarité avec ceux qui luttent avec dignité contre ces projets spoliateurs et destructeurs, et résistent aux manœuvres contre-insurrectionnelles de lÉtat mexicain.

En France et dans toute lEurope, nous restons attentifs à ce qui se passe et se passera…

Liberté pour tous les prisonniers de la lutte sociale ! 

Halte au harcèlement et aux manœuvres de contre-insurrection ! 

Abandon des mégaprojets touristiques au Chiapas ! 

Halte à lisolement et à lintoxication médiatique !

Solidarité avec les luttes sociales, lAutre Campagne et les zapatistes !


Comité de solidarité avec les peuples
du Chiapas en lutte (CSPCL, Paris), 12 avril 2010.

Appel à solidarité internationale pour Giannis Dimitrakis, anarchiste grec emprisonné

Appel à solidarité internationale pour Giannis Dimitrakis, anarchiste grec emprisonné 2rea42c[Giannis Dimitrakis (30 ans), est un compagnon anarchiste qui a été condamné à 35 ans de prison pour le braquage de la National Bank à Athènes le 16 janvier 2006. Le procès d’appel commence le 28 avril...]

Cela fait maintenant plus de quatre ans qu’au matin du 16 janvier 2006, l’anarchiste Giannis Dimitrakis a été arrêté, grièvement blessé par des tirs de police, après le braquage d’une filiale de la Banque Nationale dans le centre d’Athènes.

A l’occasion du procès en appel le 28 avril 2010, nous appelons à des actions de solidarité internationale.

Cela fait maintenant plus de quatre ans qu’au matin du 16 janvier 2006, l’anarchiste Giannis Dimitrakis a été arrêté, grièvement blessé par des tirs de police, après le braquage d’une filiale de la Banque Nationale dans le centre d’Athènes.

Instantanément, une véritable tempête d’informations toutes faites s’est abattue ; informations systématiquement fournies par la police et consciencieusement relayées par les médias. Pour que d’autres camarades puissent être reconnus comme membres ou complices, la police a invoqué « le gang des voleurs vêtus de noir » auquel elle a attribué une série de vols et des liens avec des groupes révolutionnaires armés, ce qui lui a permis d’affirmer que l’ensemble du mouvement anarchiste et anti-autoritaire était étroitement relié au crime organisé !!! L’acharnement dans la chasse à l’homme, la diffusion de propos diffamatoires à l’encontre des trois complices présumés de Giannis (dont les têtes furent plus tard mises à prix contre d’astronomiques récompenses) ainsi que son arrestation – soit quatre de nos camarades connus depuis longtemps pour leurs activités politiques – visent, d’une part, à leur anéantissement par le recours au droit et permettent, d’autre part, de mettre en oeuvre un plan de lutte totale ayant pour but de miner le sens des luttes anarchistes, anti-autoritaires, et de classes pour mieux les criminaliser.

Dès le départ, l’Etat a manifesté envers Giannis une hargne sans nom, du fait de son positionnement politique revendiqué. Alors que la création d’un climat de désinformation par les médias allait croissante, le magistrat a tenté d’interroger Giannis sur son lit d’hôpital aux urgences, alors même qu’il état affaibli et que ses facultés de jugement étaient altérées par l’effet des médicaments. Les chefs d’accusation qui ont été retenus contre lui relèvent des lois « antiterroristes » ; ils ont rajouté six vols non résolus, une tentative d’homicide et du blanchiment d’argent. Giannis a probablement été le premier à effectuer de la détention préventive à la prison de haute sécurité de Malandrino où sont exclusivement détenus les condamnés. Il a été agressé par des gardiens, a subi les transfèrements abusifs, les mesures disciplinaires ; l’écrasante condamnation en première instance (chose inouïe : trente-cinq ans ferme pour vol !) et, énième provocation, la privation des droits élémentaires à préparer sa défense devant la cour d’appel rajoutent encore à l’acharnement contre lui.

Dans de telles circonstances, notre camarade a défendu dès le départ son choix d’avoir exproprié une banque sans exprimer aucun remords, tout en étant très clair sur ses motifs et ses intentions : l’acte qu’il a posé fait sens dans la critique et l’action contre le système d’exploitation et d’esclavage salarié, contre la casse sociale que produit la finance, de même qu’il s’inscrit dans une lutte sociale protéiforme.

De plus, dans l’univers sordide de la prison, notre camarade ne s’est jamais laissé défaire et est resté digne. Il a pris part à toutes les luttes de prisonniers qui ont eu lieu ces dernières années en Grèce. Il a fait des grèves de la faim – malgré des problèmes de santé récurrents consécutifs aux balles de la police – en solidarité avec ses codétenus, et luttant pour les conditions de survie et d’existence rendues difficiles dans l’emprisonnement. Avec d’autres antiautoritaires incarcérés, il a été un formidable relais lors du grandiose mouvement de prisonniers de l’automne 2008.

Pour toutes ces raisons – et parce que Giannis Dimitrakis et les trois autres anarchistes recherchés par la police sont des nôtres, camarades en lutte dans la diversité des combats menés pour la liberté – des actions de solidarité politique en leur faveur ont éclaté dans de nombreuses villes de Grèce. Depuis les affiches, les textes, les brochures, les flyers, les banderoles, les graffs, les attaques contre les banques, d’autres cibles économiques, ou des véhicules du gouvernement jusqu’à la massive participation publique dans les amphithéâtres, au rassemblement dans le centre d’Athènes et aux manifestations devant les prisons de Malandrino, Koridallos, Neapolis et Alikarnasso, les anarchistes et les antiautoritaires ont clairement montré comment ils souhaitaient répondre à leurs camarades retenus en otages par l’Etat.

Le procès en appel aura lieu le 28 avril, le verdict sera alors définitif pour notre camarade. Quatre ans après son arrestation, quatre ans après le début de cette répression acharnée, un an et quelques mois après la révolte de Décembre, la constance de l’Etat pour opprimer, marginaliser et criminaliser tous ceux qui luttent est évidente. Notre arme fondamentale contre cette politique est la solidarité en acte, par tous les moyens possibles.

Le procès en appel de Giannis Dimitrakis est d’une importance majeure, autant pour l’issue judiciaire de cette affaire que pour la manière dont nous allons – ou pas – laisser l’Etat nous détruire par ses expérimentations et ses manipulations.

A l’occasion du procès en appel le 28 avril 2010, nous appelons à des actions de solidarité internationale. Des collectifs et des camarades organisent des manifestations et des actions à partir du mardi 27 avril, partout en Grèce. Cette démarche prendrait tout son sens si vous pouviez, en plus, organiser des actions ce jour-là (ou à cette période) où que vous habitiez ; sous la forme, par exemple, de manifestations devant les ambassades et les consulats grecs. De telles actions nous seront un signe manifeste de solidarité et revêtiront une importance particulière à nos yeux.

Salutations fraternelles,

Assemblée pour la Solidarité

Athènes, Grèce.

Nous ne les abandonnerons pas!

suite à l’expulsion de Ziyed Tlili,
Conférence de presse sur les marches de la Préfecture, Bd Desaix à Clermont-Ferrand,
lundi 12 avril 2010 à 17 heures,
et réunion RESF-RUSF 63 au Centre Jean Richepin,
rue Jean Richepin (locaux de LDH, 2e étage) à 18 heures. 

Ziyed Tlili, étudiant sans-papiers clermontois, défenseur et porte-parole des sans-papiers, victime de l’acharnement du Préfet Stefanini, a été expulsé vers la Tunisie samedi 10 avril 2010, le premier jour des vacances universitaires, après avoir passé 20 jours en centre de rétention en Lyon.
Le Préfet est resté sourd aux soutiens des collectivités – Mairie de Clermont-Ferrand, Conseil régional, Conseil général -, des parlementaires et sénateurs qui défendent l’étudiant, de l’Université, de sa présidence, de son conseil d’administration et de l’équipe pédagogique, des associations, de toutes les instances démocratiques et les organisations citoyennes qui exigent la régularisation de Ziyed.
Il a décidé, envers et contre tout, de faire de l’expulsion de Ziyed un exemple, après avoir organisé son arrestation par des policiers en civil, le 16 mars, suite à un « rendez-vous », la veille d’un débat sur la situation des sans-papiers auquel l’étudiant devait participer:
http://resf.rusf63.free.fr/spip.php?article143
Cette arrestation et cette expulsion se veulent les signes d’une fermeté aveugle face aux sans-papiers, en particulier contre ceux qui estiment de leur devoir de faire connaître la situation humaine qu’ils endurent, qui ne se cachent pas, qui refusent la clandestinité et la peur, et qui répondent aux questions des médias : qui viennent témoigner de ce qu’est, dans la réalité humaine, une politique de l’immigration qui se masque sous des quotas.
Joseph, étudiant d’origine libanaise, titulaire d’un master d’informatique et d’un master de gestion et administration des entreprises, a été arrêté vendredi à Clermont-Ferrand. Transféré au centre de rétention de Lyon, il est actuellement libéré et assigné à résidence.

 

Pour soutenir Ziyed, Joseph, Youssouf, Salima et Selma, la famille Torossian, et tous nos sans-papiers, soyons nombreux lundi.

Manif antifa à Lyon


Manif antifa à Lyon arton7169

 

Samedi 10 avril, plus de 2.500 personnes ont répondu présent à l’appel antifasciste unitaire qui faisait suite à une série d’attaque des nazillons sur Lyon. Manifestation à travers la presqu’île et le Vieux Lyon et prises de parole derrière une banderole unitaire « Ripostons au fascisme ». Récit et photos.

La manifestation, partie sur les coups de 15h de la place Bellecour, a rejoint le Vieux Lyon et la place Saint Jean, lieu connu pour sa fréquentation par les nazillons et par le fait que s’y est produit une des dernières attaques attribuées aux fascistes.

Sur place, entre les drapeaux noirs, ceux de la CNT et des autres organisations et les banderoles antifasciste, une prise de parole a eu lieu, afin de rappeler les dernières exactions de l’extrême-droite lyonnaise et la nécessité du combat antifasciste. Les slogans rappelant que « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève » ou la nécessité de la lutte sociale face à l’état et aux fascistes, ainsi que la solidarité avec les sans-papiers et les travailleurs immigrés, ont fusé pendant plusieurs minutes.

Le cortège, divers tout autant que déterminé, des militantEs du Pink Bloc à celles et ceux du groupe antifasciste radical Les Voraces présents en nombre et masqués comme une partie du cortège, a ensuite repris les quais de Saône en direction de Saint-Paul entre fumigènes et slogans antifascistes. Arrivés à proximité de la place Saint-Paul et du pont menant à l’Hôtel de Ville, le service d’ordre de la manif, alerté de la présence de quelques nervis fascistes cachés derrière des gardes mobiles, a formé un bloc pour y faire face, de même qu’un grand nombre de manifestantEs.

La petite quarantaine de fachos, hools de Gerland et identitaires, s’époumonaient à brailler « bleu blanc rouge, la france aux français », rapidement couverts par les slogans des manifestants : « alerta alerta antifascista » « No pasaran » et autres « antifa ».
Les mobiles, après avoir fait un double rang entre les nombreux manifestants et le petit groupe de fachos, ont fini par faire reculer de quelques centaines de mètres les fafs, après que de nombreux projectiles divers soient tombés indifféremment sur les flics et les fachos.

Au bout de quelques minutes, les manifestants abandonnent les fachos à leurs cris réactionnaires et poursuivent la manifestation en direction des Terreaux, puis des Cordeliers, où a eu lieu une dernière prise de parole avant la dispersion de la manifestation.

Face aux exactions violentes de quelques nervis d’extrême-droite, les manifestants ont répondu par l’affirmation politique et populaire d’un antifascisme sans concession.

Aujourd’hui comme hier :
Pas de fachos dans les quartiers,
Pas de quartier pour les fachos !

No Pasaran !

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Banderole unitaire
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Pink bloc !
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Prise de parole place St-Jean
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place st jean
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Le premier rang de la manifestation face aux fascistes
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La manifestation face aux fascistes
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Les manifestants observent depuis le pont les quelques fafs éparpillés sur le quai
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Le groupe de fafs sur les quais de saône
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Des membres du SO
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Basta Exploitation!

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Aujourd’hui, une dizaine de libertaires et d’ anarchosyndicalistes se sont rassemblé-e-s devant le Start People de Montferrand, afin de relayer la journée internationale de lutte contre l’entreprise d’intérim.

En effet, les dirigent-e-s de la boîte ont profité de la crise chez Qualytel, ont prétexté que les salarié-e-s étaient surpayé-e-s pour baisser les salaires à 7,99e de l’heure. Des compagnons anarchistes ont refusé et leursalaire fut à nouvé baissé, 7,27e de l’heure… Une adhérente de la CNT/AIT de Saragosse s’est finalement fait lourdée…

Des journées d’actions ont eu lieues dans toute l’Espagne, mais aussi à Caen. S’attaquer à l’une d’entre nous, c’est s’attaquer à toutes et tous!

Nous nous sommes donc rassemblé-e-s devant le Start People, expliqué aux salarié-e-s pourquoi on était là, et diffé une centaine de tracts aux passant-e-s, avec beaucoup de réactions positives!Pendant que les capitalistes s’empiffrent, la classe ouvrière est jetée à la rue, et surexploitée. Il faut lutter partout, tout le temps et en toute circonstance, jusqu’à la disparition totale du capitalisme, pour une société libre, une société libertaire!

 

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