Archives pour mai 2010

La Plume Noire menacée de disparaître : solidarité !

La Plume Noire menacée de disparaître : solidarité !

 

La Plume Noire, librairie anarchiste lyonnaise, fêtait l’an dernier ses 20 ans. Créée à l’initiative de militant-e-s anarchistes ayant pour ambition de développer un anarchisme ancré dans les luttes populaires, d’abord fédérés au sein de la Fédération Anarchiste et d’IRL, puis de l’Union de Groupes Anarchistes Lyonnais et aujourd’hui à la Coordination des Groupes Anarchistes.

Après 20 ans de présence sur Lyon, la librairie fait face à plusieurs difficultés qui mettent en danger son existence : le propriétaire vient de signifier la fin du bail (congé sans renouvellement) au 19, rue Pierre Blanc. Au 30 juin, la plume noire devra quitter les lieux qu’elle occupe depuis 14 ans.

A cela s’ajoutent des difficultés financières, qui rendent difficile le paiement des loyers, qui par ailleurs absorbent des ressources militantes qui pourraient être consacrées à d’autres priorités, notamment accroître la visibilité du projet libertaire dans les luttes. La Plume Noire est un lieu où les militant-e-s pratiquent chaque jour l’autogestion, parce que c’est par l’expérimentation que nous construirons un projet de société libertaire. Se destinant à être un outil de convergences des luttes sociales, la Plume Noire propose régulièrement des activités d’informations, de réflexions et de débats sur l’anarchisme.

Dans ce contexte, nous pensons que l’ancrage de l’anarchisme se fait aussi par des lieux militants, utiles aux luttes sociales. Parce que nous pensons qu’il nous faut sortir de cette situation précaire par le haut en assurant la continuité du lieu, nous faisons appel à votre soutien financier.

- A court terme, pour nous permettre de faire face aux difficultés immédiates, et nous permettre de retrouver un lieu en location afin d’assurer la continuité du lieu.

- A moyen terme, pour soutenir un projet d’achat d’un lieu pour la librairie, afin de la mettre à l’abri des aléas liés à la dépendance vis-à-vis d’un propriétaire.

Nous comptons sur vous ! Même une toute petite somme peut nous aider.

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La Plume Noire

Appel à souscription :

- Chèques à l’ordre de La Plume Noire UR à envoyer à :
La Plume Noire
19, rue Pierre Blanc
69001 Lyon

Marseille, Paris… La CGT contre les sans papiers

Marseille, Paris... La CGT contre les sans papiers SSPPOperaBastille-3ab8f Décidément, la tension monte dans le mouvement des grévistes sans-papiers, évidemment attisée par l’attitude des dirigeants de la CGT à la tête du mouvement. Le contrôle, tout le contrôle, aucun débat, aucune remise en cause des orientations que nous dénonçons sur ce blog depuis le début du mouvement.

Après l’exemple de la manifestation à Marseille, (où la CGT ne voulait pas de sans papiers dans son cortège) c’est un incident révélateur qui nous est rapporté ici.

A l’issue de la manifestation parisienne sur les retraites, le cortège des sans-papiers a investi les marches de l’Opéra Bastille pour les occuper durablement (voir ICI le communiqué de la Confédération à ce propos, pour mieux comprendre). La suite, ce sont les camarades du Collectif des Travailleurs Sans-Papiers de Vitry sur Seine qui racontent.

logo-CSTPV-b2911Le Collectif des Travailleurs Sans-Papiers de Vitry sur Seine communique :

Le CTSPV et son Comité de soutien ont mobilisé une vingtaine de camarades pour la manifestation sur les retraites. Arrivant place de la Bastille nous avons vu un grand rassemblement sur les marches de l’Opéra. Voulant venir en renfort de ce qui apparaissait comme une action de sans-papiers, nous nous sommes d’abord heurtés à un militant CGT qui nous a dit que nous n’étions pas désirés au sein du périmètre. « Du périmètre ? ». Nous avons alors remarqué, qu’effectivement, des bandelettes, disposées à environ un mètre du sol, ceinturaient le rassemblement. L’interdit semblait compliqué car ceux qui, parmi nous, faisaient partie d’une des 11 associations pouvaient passer. Les sans-papiers aussi semblait-il.

SSPPOperaVitry-0b72e Un groupe de sans-papiers du collectif a alors choisi de se positionner sur les marches avec la banderole qui nous avait servi pour la manifestation. Etait inscrit d’un coté « Régularisation de tous les sans-papiers » et de l’autre « On paye des impôts On n’a pas accès aux soins ». C’est ce dernier coté qui était exposé. Au bout de quelques minutes, les camarades ont été tirés très violemment en dehors du « périmètre », d’abord par des militants CGT, puis avec l’appui d’une vingtaine de sans-papiers. Nous avons ensuite discuté avec des grévistes de cette mise à l’écart musclée et scandaleuse. Puis nous sommes partis, notre présence n’étant pas désirée par les organisateurs.

Ce qui s’est passé renvoie évidemment à des désaccords. • La CGT et les 11 réclament des « critères clairs de régularisation ». Nous dénonçons l’arbitraire des préfectures mais nous ne réclamons pas de critères. Les critères, même « améliorés » ou « objectifs », seront toujours faits pour refuser la régularisation à une grande partie d’entre nous. • La CGT et les 11 ne parlent plus que de la régularisation par le travail et poussent les grévistes sans-papiers à chasser les CERFA. Nous nous refusons à entamer cette chasse car elle divise les sans-papiers entre ceux, minoritaires, qui peuvent en obtenir, et ceux qui ne peuvent pas. De plus, le gouvernement favorise cette tactique car cela s’inscrit dans sa politique d’immigration choisie. • La CGT, en central, malgré cette récolte des CERFA (qui se périment au fur et à mesure), ne dépose pas de dossiers. Nous oui (d’ailleurs des unions locales CGT le font aussi et Solidaires en constitue). A défaut de pouvoir obtenir des reculs du gouvernement sur les principes, il nous faut aujourd’hui obtenir les régularisations de ceux qui se sont battus. • La CGT et les 11 tissent des alliances avec des employeurs. Nous trouvons incohérent de dénoncer le dumping social et de faire alliance avec ceux qui le pratiquent. Les liens, il faut les tisser avec les autres travailleurs, car c’est de là que viendra la force qui fera reculer le gouvernement.

Malgré ces désaccords d’organisations, nous pensions que quand un combat est engagé par d’autres sans-papiers, il est juste de le renforcer. Les combats gagnés par les uns facilitent les batailles des autres. Et tous, sans-papiers de tel ou tel collectif, de telle ou telle grève, nous avons intérêt à la régularisation. Pour cela, nous avons voulu appuyer l’initiative à l’Opéra Bastille quand nous l’avons découverte en fin de manif. Mal nous en a pris. Nous restons néanmoins convaincu que l’une des clés de la victoire est dans l’unité de tous les sans-papiers. Mais elle ne pourra se construire qu’en condamnant ce type de pratique.

Le 28 mai 2010

Varsovie : assassinat raciste par un policier

Varsovie : assassinat policier et émeutes

http://zspwawa.blogspot.com/2010/05/dea … adium.html

http://zspwawa.blogspot.com/

Pendant des années, le quartier autour du Stade de Varsovie se transformait le temps du week end en « bazar », 2 jours pendant lesquels des commerçants étrangers, légaux ou pas, viennent juste pour vendre des marchandises. Mais depuis la construction du nouveau « Stade National » récemment, le bazar a été liquidé. Toutefois l’activité du week end persiste, ce qui donne lieu à une pression policière persistante (arcèlement polciier, répression, expulsions, …) conre laquelle les habitants de ce quartier populaire essayent de résister, avec l’appui des asociations du quartier tels que les centres culturels immigrés et l’infoshop du ZSP-AIT

Dimanche 23 mai, la police a lancé une rafle contre les biffins nigérians, qui vendent des chaussures au bazar du stade (quartier de Prague, à Varsovie). Un gars a été menotté et poussé au sol. Un de ses collègues, Max, Nigérian de 36 ans a essayé d’intervenir pour que la police cesse de le brutaliser. Max a alors été tué d’une balle dans le ventre. Ensuite, les problèmes ont commencé avec la police, qui a essayé de poursuivre les autres Africains, qui étaient paniqués. Quand les renforts de police sont arrivés, une émeute a éclaté. Les gens ont jeté des chaussures et des briques contre les flics et 4 cars de police ont été détruits. 32 personnes ont été arrêtées.

La police a immédiatement envoyé son porte-parole pour inventer une bonne histoire pour les média : « la police a été encerclée et attaquée » par un gang d’Africains agressifs, donc ils ont été obligés de tirer sur Max. Comme nous avons l’etablir par la suite par des témoins directs, l’histoire est complétement différente.

Le ZSP-AIT a écrit un communiqué et appelé à une action le lendemain. Pendant la journée, la télé a inteviewé la femme de Max, Monica et une compagne du ZSP-AIT ont permttant finalement qu’une autre version des évènements soit entendue.

Max était en Pologne légalement depuis de nombreuses années. Il était marié à Monika, une femme polonaise, avec laquelle ils ont eu trois enfants de 10, 4 et 2 ans. Il vendait des marchandises au stadium comme un « second travail » pour compléter son maigre salaire et aider à soutenir sa famille.

Dans la soirée, des gens se sont rassemblés sur le site de l’assassinat. il y a eu des prises de paroles et une manifestation spontannée s’est formée pour aller vers le commisariat où les africains étiaent toujours retenus. Les manifestants ont ensuite occupé la rue principale de Praga et ont marché jusqu’à la gare. Là, un groupe d’amis africains de Max sont venus et ont raconté aux gens ce qui s’est passé.

(photos ici : http://zspwawa.blogspot.com/2010/05/pol … ainst.html)

Video de la prise de parole des amis de Max devant le commissariat, en anglais.

http://cia.bzzz.net/wypowiedzi_imigrant … mu_mordowi

Prise de position du ZSP-AIT (polonais)
http://cia.bzzz.net/oswiadczenie_zsp_wa … _stadionie

Déclaration de Monika, la femme de Max :
http://cia.bzzz.net/zeznania_zony_zamor … geryjczyka

Video des médias commerciaux :
http://www.tvnwarszawa.pl/-1,1657717,0, … omosc.html

Suite à ces actions mais aussi face aux preuves accablantes pour la police et des vidéos publiées sur internet, le ton dans les médias a depuis considérablement changé.

Les actions de solidarité ont forcé la police à relacher tout le monde, mais 25 sur les 32 restent accusés d’avoir attaqué la police et le commissariat et restent sous contrôle judiciaire jusqu’au procès (dont la date ne semble pas fixée). Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison.

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Il faut savoir par ailleurs que ce week end le ZSP organisait dans son local (qui se trouve dans le quartier où Max a été assassiné) une conférence sur Frontex et son rôle dans la surveillance et le système sécuritaire, ainsi que sur le rôle des entreprises et du capitalisme dans la répression des migrants et le travail des immigrés en général. La conférence avait lieu deux jours avant une importante réunion de Frontex sur les technologie des frontières, à l’occasion de son cinquième anniversaire, le 25 mai étant par ailleurs la Journée européenne des Gardes frontières (sic).

 

La solidarité suite à l’assassinat de Max continue. La police continue aussi ses tentatives d’intimidation, faisant du bruit sur de possibles poursuites suite à la manifestation spontanée de dimanche dernier. Ils veulent nous faire sentir qui sont les « boss », mais leurs manoeuvres ne nous intimident pas.

Une nouvelle manifestation a eu lieu ce jour. Pour nous cette manifestation est importante étant donné la situation en Pologne, qui est différente de ce qu’on obeserve dans d’autres pays. (par exemple nous sommes obligés de faire des manifestations avec des pancartes qui disent « les noirs sont aussi des êtres humains » … Ceci est indicatif du niveau du problème en fait).

Le 30 mai, une centaine de personnes ont marché du Stadium, où Maxwell Itoya a été tué le dimanche précédent, jusqu’au siège de la police. C’est une des première fois en Pologne que des immigrés participent à une manifestation en masse. Cette manifestation était une réponse à l’assassinat raciste de Max par la police la semaine passée et les arrestations d’aficains qui s’en sont ensuivies sur la place du marché où sont présents de nombreux immigrés. 25 de ces personnes ont été inculpés d’assault contre des officiers de police, bien que la situation ait été initiée par une agression policière injustifiée.

La marche était organisée par les amis de Max, le ZSP-AIT et un réseau de soldiarité. Elle a été rejointe par des anarchistes, des antiracistes, auquels se sont joints quelques personnes de groupes de gquche:

Groupe de Solidarité : www.solidarnizmaksem.bzzz.net

Vidéos des TV commerciales :

http://www.tvn24.pl/-1,1658506,0,1,rasi … omosc.html

http://warszawa.gazeta.pl/warszawa/1,95 … _Maxa.html

Photos: http://cia.bzzz.net/demonstration_again … _brutality

Face à la crise: le (s)port, la bière

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     On nous parle des salaires mirobolants des patrons, des banquiers, des politiciens, qui n’ont pas diminués avec la crise capitaliste, bien au contraire (évidemment). Quelques personnes s’élevent contre ça. Par contre personne pour dire la même chose d’une nouvelle classe de beaufs élevés en idole de la nation : on a nommé les sportifs.

    Entre Domenech et ses 50000e par mois, sa prime de 800 000e pour la qualif, les sportifs sponsorisés par Bouygues (constructeur des CRA), Coca (qui a assassiné 40 syndicalistes révolutionnaires en Colombie), Nike et ses travailleurs enfants. Mais ça bien sûr, au nom du sport, on ferme sa gueule.

   Le monde est en crise, les gens se retrouvent à la rue, les anarchistes en tôle. Déjà que peu luttent, là y’a une solution toute trouvée. Non non pas (encore) les élections, la finale de rugby, ou la coupe du monde de Foot. Plus de monde à Jaude pour la finale, remplis de bières, en jaune et bleu, sus à l’ennemi, que pour une manif. Si la France gagne la coupe du monde, pareil, les gens penseront plus à la misère ambiante, tout va bien.

    Bientôt le Brésil? Pays de Lula, des favelas, des fusillades en ville, et de son équipe de foot qui permet d’oublier. Ah bon. Nous font aussi rire ces « antifas » en carton, qui dans les stades font la chasse aux nazis (pas difficile à trouver). Ces gens là se disent antifas, pis une fois dans les tribunes, insultent et haïssent l’équipe adverse.

    Le sport est un des miroirs les plus flagrants du capitalisme. Les sportifs du « tiers Monde » sont exploitées, tout est beau, brillant, musclé… On se goinfre comme des porcs après le match, pendant que le beauf devant sa télé finit sa Kro. Le problème finalement n’est pas le sport sous sa forme capitalisé, mais ce qu’il représente en lui même. Selon la revue « Quel sport? », il y avait déjà de la triche lors des JO en Grèce antique. Le principe du sport, c’est de mettre en opposition deux joueurs, ou deux équipes, qui vont se haïr le temps d’un match. Concurrence, haine, exploitation, marchandisation, consommation, violence. En un mot? Le capitalisme. Or, nous sommes pour la fraternité entre les peuples et les humain-e-s. On pourrait en débattre des heures, parler du sexisme sportif… Bref, et les tenants de ce système pourri le savent, le sport est lui aussi un acteur de la paix sociale et de l’apathie.

Du pain et des jeux??  De la culture et de la solidarité !!

                                                                                           Deux anarchistes

 

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Grèce : Libération d’Epaminondas Korkoneas, policier qui a tué Alexis Grigouropoulos

«Le monstre» Epaminondas Korkoneas, meurtrier d’Alexis Grigoropoulos a été libéré de détention préventive.

 

Depuis quelques heures il est annoncé sur différents blogs que la libération d’Epaminondas Korkoneas de détention préventive est imminente. La nouvelle a aussi été diffusée sur les pages internet des médias grecs.

 

Sur les blogs anarchistes, on demande expressément de répandre cette nouvelle immédiatement sur tous les médias.

 

Korkoneas n’était pas accusé de meurtre, mais de meurtre avec préméditation. La justice n’a pas pu prouver l’intention. L’ami de 17 ans d’Alexis, un témoin à charge important qui se trouvait à côté d’Alexis durant l’action, doit être oublié depuis longtemps.

 

Korkoneas et un policier coaccusé avaient plaidé non coupable. Le procès avait été déplacé dans une petite ville de montagne difficilement accessible par peur des manifestations à Athènes.

 

La libération doit avoir lieu le 6 juin. Des prises de position des groupes de gauche grecs ou de la famille n’ont pas encore eu de conséquence évidemment, tout au moins il n’y a aucune traduction concrête.

 

La mère d’Alexandros Grigoropoulos a qualifié Korkoneas de monstre, pour lequel la vie de son fils aurait eu autant de signification que celle d’un cafard.

 

Traduit de l’allemand (Indymedia Allemagne) par Gachet,
HNS-info,
27 mai 2010.

alexisgrigoropoulosgrecde15anstuele06decembre200851.jpg                      NI OUBLI NI PARDON

                                                                                                                      FLICS, PORCS, ASSASSINS

Grèce : Libération d'Epaminondas Korkoneas, policier qui a tué Alexis Grigouropoulos moz-screenshotmoz-screenshot-1

 

Le KKE (Parti Communiste Grec) et les luttes du peuple grec…

Il y a peu de textes sur la situation réelle en Grèce qui sortent du pays. Les rares textes qui circulent sont de courts communiqués, des lettres de prisonniers et des déclarations lors de procès. Toutes les analyses portent sur les choix et conséquences socio-économiques, aucune sur les réalités du pays. Les centres sociaux occupés sont implantés en ville, le KKE étant stalinien, on ne sait par exemple rien des paysans grecs qui avaient bloqué pendant plusieurs mois la route entre Athènes et Salonique début 2009. Juste une certaine colère partagée, «quelle différence avec la période de la dictature» ?

 

Depuis les événements de 2008, les deux gouvernements ont appliqué la défense passive : le fichage généralisé de toute la population (liens et relations, empreintes et maintenant ADN) ; ce qui explique peut-être en partie un certain silence. Les Grecs de l’étranger évitent également de trop se faire remarquer. Il y a une certaine paranoïa. Et les traductions arrivent également bien tard.

 

Le jeu des médias, c’est de mettre le KKE dans le camp des centres sociaux et des inorganisés (les immigrés qui sont présents en masse dans les rues). Le KKE est encore un parti stal dans sa forme ancienne, bien qu’affaibli, et qui risque léclatement comme les PC français et italien dans les années 1970. Doù leurs coups de force récents, et lintérêt que portent les trotskystes à récupérer ça. En réalité, ce sont les centres sociaux qui font le plus peur aux autorités, bien implantés, surtout au niveau des populations immigrées, ils sont également bien structurés, et beaucoup de gens circulent entre ces lieux. Ils génèrent la plus grosse partie de lagitation. Lors de la dernière manif, loccupation de l’École polytechnique a rassemblé une manif de 6000 personnes, le KKE, 10’000. Et ils ne soctroient pas de pause, il y a un projet dimplantation sur une île ; une base arrière pour soutenir une lutte prolongée dans la perspective dun blocage total des flux de marchandises.

 

Après les commémorations de décembre 2009, il y a eu une assemblée importante à Polytechnique (plusieurs milliers de personnes), où il a été décidé de poursuivre dans la lutte politique plutôt que dans le harcèlement des forces policières et la guérilla urbaine. Certainement quelques-uns ont alors choisi des actions plus clandestines, beaucoup sont en cavale. Il y a quelques jours des bombes ont été posées à la prison et au tribunal dAthènes. En fait, il y a de plus en plus de révoltes de prisonniers (hommes et femmes), on les bourre de drogues pour les calmer, voire pour leur faire cracher des noms.

 

Après les trois morts, chacun y est allé de son communiqué. Le KKE fidèle à la tradition stalinienne, accuse un complot dÉtat, ils auraient vu des individus arroser dessence la banque avant le passage de la manif. De leur côté, de nombreux anarchistes et anti-autoritaires se réapproprient le concept dennemi intérieur, de criminels hors du mouvement social. Cela dit, il y a tout de même de forts liens entre la police et des groupes paramilitaires fascistes qui parfois lancent des grenades ou déposent des bombes près des centres sociaux. Après lévénement, il y a eu la première véritable attaque denvergure contre le quartier dExarchia, où des bars associatifs, des occupations, des radios libres ont été saccagés par la police, et de nombreuses personnes arrêtées.

 

Comme en Italie ou en Espagne, il ny a pas eu, après la transition de la dictature au parlementarisme, de purge au sein de la police, et il y demeure une tradition fasciste très forte. La situation est différente avec larmée, car le service militaire est encore en place ; ça en fait une force très instable et dangereuse pour le pouvoir.

 

Les luttes des orgas se font contre les politiques économiques (le PG avait accroché des drapeaux grecs en dessous du leur, tout en réclamant la retraite à 60 ans au 1er Mai), la lutte des Grecs est elle dirigée contre loccupation policière (fichage, menaces, racket, corruption et assassinats politiques). Il serait erroné de traduire la colère des manifestants par leur désir dune autre politique économique, le retour dun simili-État Providence. La mise sous tutelle de la Grèce par le FMI reste un prétexte. Les derniers reliquats de la social-démocratie viennent de tomber, et ils nétaient alors quun cache-misère auquel plus personne ne croyait. Pour lheure, des affiches appelant à des auto-réductions massives (grève des loyers, de lélectricité, des transports) apparaissent dans les rues dAthènes et Salonique. Quil sagisse de prémices similaires à linsurrection catalane et au mai rampant italien est suffisant pour nous mettre en garde contre les aspirations de représentation de certains, la chasse à lennemi intérieur et les «révolutionnaires», à la recherche du nouveau «Gladio», manipulant lensemble des révoltes.

 

Héméra Nyx - L’En-Dehors, 27 mai 2010.

 

Sidney : 6 sans-papiers s’évadent du centre de rétention de Villawood


La Police recherche six Chinois toujours en fuite après s’être échappés du centre de détention pour immigrés de Villawood à Sidney.

Le Ministère de l’Immigration dit que six détenus se sont échappés du centre de haute-sécurité vers 3h30 du matin (heure de l’est de l’Australie) aujourd’hui.

« Ils n’ont pas encore été localisés », dit un porte-parole du Département.

Trois autres ont été appréhendés par les policiers sur le même lieu alors qu’ils tentaient de s’enfuir, a annoncé le Ministère.

« La Police continue ses investigations pour localiser les six autres hommes qui manquent à l’appel. »

Le Ministère a déclaré qu’une enquête ’complète’ était en cours.

« Le Ministère de l’immigration prend les évasions des centres de détention très au sérieux, » a transmis le porte-parole.

« Le Ministère va travailler activement avec les fournisseurs de services pour la détention afin de réviser les systèmes, procédures et l’infrastructure actuellement en place. »

                                                                                                                                                                                   Traduit par un anarchiste clermontois

 

 

Encore une manif, encore la paix sociale.

Hier (27 mai) c’était donc la 2e manif pour (ou contre) les retraites. A Clermont 15 000 personnes selon la CGT. Là, je compte m’amuser à définir les cortèges. D’abord la CGT, invariablement en tête de manif, ce qui fait que tout-e-s les non syndiqué-e-s ou presque les rejoignent. Un slogan magique, qui appelle à ne pas négocier et à descendre dans la rue (on y croit, surtout Bonnet, le Thibaut local). Pis la CFDT. Un camion qui passe du Kyo et du Christophe Maé, et des gens qui marchent. Rien d’autre. L’UNSA. Rien. Un cortège unitaire jaune jeune, avec MJS, jeunes Verts, JC, Gauche Unitaire jeunes, NPA jeunes, UNEF. AL jeunes n’y était pas, et un seul SUD Etudiant-e. Z’étaient environ 20-25 (bin oui z’ont pas l’habitude). En tout cas on remarquera que du NPA aux MJS tout le monde s’entent très bien, et que vive la sociale démocratie.Solidaires. Un peu plus bruyant. Un autre cortège jeune, z’ont refusé (SUD Etudiant-e et SUD Lycéen-ne) l’unité de merde. C’est déjà ça. Et pis ça gueule derrière leur banderole de jeunes(à l’étoile rouge et noire si si), grève générale, lutte des classes, vive la Grèce et tout et tout. Y’a plus de jeunes là que dans le cortège unitaire… Enfin la FSU. Rien. Un cortège RUSF-RESF sur le bord de la route, ça c’est plutôt pas mal.

    Les anars, on avait décidé de pas faire de cortège, mais malgré tout on a pu se trouver à une petite dizaine éparpillée. On a surtout vendu des journaux, et expliqué aux personnes qui nous en ont demandé que les syndicats (surtout CGT, la CFDT ou l’UNSA tout le monde le sait) c’était fait pour faire passer la réforme, que ça nous refera le coup de 2003.  Prochaine journée (c’est UNSA-CFDT-CGT-FSU-Solidaires qui décideront) soit en Juin, soit en Septembre. Bravo. En attendant y’a Farce Ouvrière qui continue ses appels incantatoires à la grève générale le 15 juin, tout seul. Les médias reprennent, parce que la division syndicaaaaale c’est bien. Le 15 y’aura que FO et bien fait pour leur gueule. Y’aura aussi FO police je suppose, mais pas à manifester attention faut pas abuser (y’aura bien quelques sans paps à aller rafler arrêter).

    Pas écouté les discours. Mais un truc. Retraite à 60 an, voir 55 pour le travail pénible (comme si il y avait du travail bien, à part flic peut être…), tout le monde est ok. Les annuités, ça varie de rester à 40, 5 (oui oui avec retraite à 60 ans, faites le calcul, et retournez bosser fissa), de revenir à 37,5 voir d’aller à 34. Pas en dessous de 1500e pour certain-e-s. D’où c’est anticapitaliste???? Un mec dans son bureaux qui gagne des milliers d’euros parce qu’il a pu se payer une grande école sera toujours plus riche, quelque soit le système des retraites, qu’un-e ouvrier-e. Ni côtisations, ni âge de la retraite. Même retraite pour tout le monde, à bas le salariat. Le capitalisme ne se réforme pas, il s’abat !

                                                                                                                                                                                    Un anarchosyndicaliste

Un point de vue anarchosyndicaliste

     La couleur est annoncée, en Grèce comme ici, celles et ceux qui doivent payer les erreurs du système restent les mêmes, c’est à dire nous. Le gouvernement a annoncé le calendrier des retraites : il présentera le texte début juillet, au moment des vacances, et après le congrès de la CFDT. Les syndicats institutionnels se sont tous mis d’accord: plutôt que de chercher à mobiliser, ils se sont servis du premier mai comme excuse pour ne rien faire, rappelons-nous l’an dernier, ils nous avaient déjà servis la même soupe.

    Pendant ce temps, les salariés de France Télécom tombent toujours des fenêtres ou des ponts et les méthodes de management qui tuent dans les entreprises se généralisent dans la Fonction Publique. Les même, qui cautionnent le système et ont débloqué des milliards pour sauver les banques, viennent nous expliquer que c’est la crise et que les Etats sont ruinés, qu’il faut que nous nous serrions la ceinture et que nous fassions le deuil des retraites, car il faut bien que les Etats soient solvables…auprès de ces mêmes banques.

    Et les chômeur-euses sans aucun droit sont de plus en plus nombreux-euses, la précarité est devenue la norme tandis que le système capitaliste  délirant continue à broyer les êtres et la planète sans faillir.

     Les politiques et les syndicats institutionnels ne proposent aucune solution pour affronter cette réalité; plus qu’inutiles, ils font partis de l’Etat et font tout pour maintenir ce système d’exploitation inique. Tout ce que nous pouvons attendre des dirigeant-e-s, politiques, économiques, médiatiques et syndicaux, ce sont de nouvelles mesures pour nous saigner et de doux mots pour maintenir l’apathie.

    Pourtant la Grèce se révoltent et les anarchistes sont bien présent-e-s. Seule la disparition de l’Etat, du système capitaliste et la construction d’une société autogestionnaire et libertaire peuvent nous fournir des perspectives viables. Seule une lutte des classes autogérée, internationale et sans concession peut nous permettre d’y accéder. Les temps sont durs, nous devons nous serrer les coudes et organiser la solidarité. Pas de justice sociale sans liberté, pas de liberté sans justice sociale !

Vive la résistance populaire autonome !

Vive la lutte des classes !

Vive l’anarchie !

                                                                                                               CNT-AIT

Demain journée de mobilisation ????

             Le gouvernement décide de repousser l’âge de la retraite .

                       Les syndicats  s’indignent ( mais pas trop fort ).

                                          Les travailleurs morflent !

Demain journée de mobilisation ????

 

 

 

Pas besoin d’un long discours !

 

Tipiac le Pirate.


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