Face à la crise: le (s)port, la bière

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     On nous parle des salaires mirobolants des patrons, des banquiers, des politiciens, qui n’ont pas diminués avec la crise capitaliste, bien au contraire (évidemment). Quelques personnes s’élevent contre ça. Par contre personne pour dire la même chose d’une nouvelle classe de beaufs élevés en idole de la nation : on a nommé les sportifs.

    Entre Domenech et ses 50000e par mois, sa prime de 800 000e pour la qualif, les sportifs sponsorisés par Bouygues (constructeur des CRA), Coca (qui a assassiné 40 syndicalistes révolutionnaires en Colombie), Nike et ses travailleurs enfants. Mais ça bien sûr, au nom du sport, on ferme sa gueule.

   Le monde est en crise, les gens se retrouvent à la rue, les anarchistes en tôle. Déjà que peu luttent, là y’a une solution toute trouvée. Non non pas (encore) les élections, la finale de rugby, ou la coupe du monde de Foot. Plus de monde à Jaude pour la finale, remplis de bières, en jaune et bleu, sus à l’ennemi, que pour une manif. Si la France gagne la coupe du monde, pareil, les gens penseront plus à la misère ambiante, tout va bien.

    Bientôt le Brésil? Pays de Lula, des favelas, des fusillades en ville, et de son équipe de foot qui permet d’oublier. Ah bon. Nous font aussi rire ces « antifas » en carton, qui dans les stades font la chasse aux nazis (pas difficile à trouver). Ces gens là se disent antifas, pis une fois dans les tribunes, insultent et haïssent l’équipe adverse.

    Le sport est un des miroirs les plus flagrants du capitalisme. Les sportifs du « tiers Monde » sont exploitées, tout est beau, brillant, musclé… On se goinfre comme des porcs après le match, pendant que le beauf devant sa télé finit sa Kro. Le problème finalement n’est pas le sport sous sa forme capitalisé, mais ce qu’il représente en lui même. Selon la revue « Quel sport? », il y avait déjà de la triche lors des JO en Grèce antique. Le principe du sport, c’est de mettre en opposition deux joueurs, ou deux équipes, qui vont se haïr le temps d’un match. Concurrence, haine, exploitation, marchandisation, consommation, violence. En un mot? Le capitalisme. Or, nous sommes pour la fraternité entre les peuples et les humain-e-s. On pourrait en débattre des heures, parler du sexisme sportif… Bref, et les tenants de ce système pourri le savent, le sport est lui aussi un acteur de la paix sociale et de l’apathie.

Du pain et des jeux??  De la culture et de la solidarité !!

                                                                                           Deux anarchistes

 

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