Archives pour mai 2010


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Manif No Border : leurs fantasmes, notre faiblesse

samedi 15 mai 2010, par Lémi et JBB

À Berlin, au même moment, ils étaient 300, manifestation impromptue (comprendre : non déclarée) d’Allemands souhaitant clamer leur solidarité avec le défilé français ; dans l’affaire, le consulat français a perdu quelques-unes de ses vitres, descendues à coups de pierres. À Paris, nous étions tout juste 100, très maigre cortège de ceux qui avaient répondu à l’appel de No Border pour exiger la liberté de circulation et dénoncer la répression tout azimut qui s’abat sur l’ensemble du territoire européen. Oui : pas brillant…

Une faible mobilisation qui dit sans doute beaucoup. Léthargie et inaction : cela sonne un brin comme acceptation, non ? Mais si cette très petite mobilisation est révélatrice, elle ne l’est pas autant – et de loin – que l’incroyable déploiement policier auquel elle a donné lieu. Pour être simple : il y avait sans doute (et c’est une estimation basse) dix CRS pour un manifestant (d’où le slogan récurrent dans le cortège, « Ils sont mille, nous sommes cent »). Minimum. Les flics étaient partout, barrant chaque rue croisée sur le parcours (mais aussi toutes celles avoisinant le passage de la dangereuse troupe), occupant chaque station de métro, sur l’eau ( !!!), devant chaque banque ou McDonald, disposés en quinconce ou répartis par petits groupes, camouflés en civils ou s’exhibant casqués et par groupe de cinquante, se déplaçant à pieds ou sautant et descendant sans cesse de dizaines de véhicules, contrôlant tout, sans relâche, marée bleue qui tenait la rue, l’inondait, la paralysait. Nous paralysait. Une tenace impression (certitude ?) d’État policier.

Au bout d’une heure, les CRS n’ont même plus tenté de sauver les apparences et ont littéralement encadré la manifestation, marchant au même pas qu’elle, l’entourant de toutes parts. Cinquante devant. Autant sur chaque bord, arpentant le bitume à nos côtés. Et cinquante derrière, avec leurs estafettes roulant au pas à l’arrière (les autres sécurisant les proches environs par escouades entières). Pour te dire : la manifestation aurait voulu dévier d’un mètre qu’elle n’aurait pu. Sans doute que l’itinéraire – Jaurès, Gare du Nord, Barbès, Stalingrad – a joué, le pouvoir ne craignant rien tant que de voir les militants faire jonction avec les quartiers populaires. Ce ne sera pas pour cette fois…

Un tel déploiement de forces – aussi incroyable que ridicule – dit bien sûr beaucoup. Sur les moyens que l’État est disposé à mobiliser pour annihiler toute velléité de mobilisation de ces militants qu’il assimile à la « mouvance anarcho-autonome » (le coût du dispositif policier a sans doute de quoi filer le vertige). Sur le contrôle des mouvements sociaux que le pouvoir entend instaurer, pour éviter tout scénario à la grecque. Et – surtout – sur les peurs et fantasmes du même pouvoir.

Les photos qui suivent n’ont qu’un intérêt limité. Mais elles disent l’omniprésence des forces de l’ordre et donc, en filigrane, l’affolement du pouvoir (on se rassure comme on peut…) [NDR : le tout c'est d'y croire ...]

http://article11.info/spip/spip.php?article805

MENACE D’EMEUTE POLICIERE A ROUEN ?

http://www.soutien-villierslebel.com

Reponse des organisateurs du concert de soutien de Rouen le 19 mai avec Demon One, Kommando Toxik, Abou2ner, DJ Plaiz, Dokou, Légendaire, Gueltou
et DJ Smoke:

Le 11 mai dernier, alors que la campagne de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel était à peine lancée, nous découvrions simultanément dans le Figaro et sur le site d’extrême droite Novopress.info que le syndicat de police Union Unité police/SGP FO se disait scandalisée par notre démarche et en appelait à son ministre de tutelle, Brice Hortefeux, afin qu’il vienne mettre un coup d’arrêt à cet élan de solidarité qu’il ne semblait vouloir partager.

Aujourd’hui, Samedi 15 mai, c’est par voix de presse, dans l’édition quotidienne du Paris-Normandie que nous découvrons la nouvelle tentative d’intimidation des syndicats de police. Le syndicat Unité SGP Police, par la voix d’Olivier Marin et de Frédéric Desguerre (sic) en appelle au préfet afin qu’il interdise le concert prévu le 19 mai à Rouen à la salle Sainte Croix des Pelletiers. Tentative de censure qu’ils modèrent dans les pages du Paris-Normandie mais assument entièrement dans la-dite lettre au préfet. L’article du journal se clôt par la menace d’une manifestation des forces de l’ordre aux abords du Concert.

Nos deux scribouillards syndicaux – qui avaient entre temps créé un groupe sur le réseau social facebook où les commentaires d’injures, de menaces et de diffamation la plus crasse s’étalent à longueur de page – justifient confusément leur tentative d’intimidation et de censure de deux manières.

Tout d’abord, le soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel n’étant pas de leur gout, il devrait être interdit. Ou comment un simple syndicat de forces de l’ordre s’essaie à jouer la police politique. Ne leur en déplaise, jusqu’à nouvel ordre, soutenir des personnes inculpées parce que l’on conteste ce qui leur est reproché ou parce que l’on est solidaire de leur cause n’est ni un crime ni un délit. L’appel à la « révolte contre le pouvoir » que nous impute ce syndicat est au contraire, pour beaucoup un précieux héritage. Jusqu’à Eric Cantona qui déclarait il y a quelques mois que c’était là l’idée qu’il se faisait de l’identité française.

Faut-il préciser ici qu’en insinuant qu’il serait délictueux de soutenir des inculpés pas encore jugés, ce syndicat porte ouvertement et directement atteinte à la présomption d’innocence.

La deuxième justification apportée par ces messieurs concerne le contenu des paroles de certains des artistes qui se produiront ce soir-là. Les textes leur paraissent trop peu chaleureux à leur endroit. Serait-il interdit de ne pas aimer la police? Nous ne rentrerons pas ici dans une explication de texte, nous nous contenterons d’encourager ces
fonctionnaires précautionneux à mener leur démarche jusqu’au bout et sans discrimination. Nous attendons donc de leur part qu’ils réclament l’interdiction de vendre et de diffuser les ouvres de milliers de groupes de rap français, y compris de ceux qui ont reçu des victoires de la musique, ainsi que de toute l’ouvre de Georges Brassens, de Renaud et que d’une partie de celle de Johnny Halliday et pourquoi pas même le sketch nommé « la police » des Inconnus.

Concernant la tentative d’intimidation qui nous parait la plus grave, à savoir la menace d’une manifestation de policiers aux abords et contre le concert du 19 mai : il semblerait que l’autorité du préfet – dans son rôle de garant de l’ordre – se trouve mise à l’épreuve par ses propres forces de l’ordre. Cocasse. Mais nous ne laisserons pas notre concert être perturbé par une émeute de policiers. Nous ne laisserons pas la police faire du centre ville de Rouen son territoire, sa zone de non-droit. Et
cela par tous les moyens qui nous paraîtrons nécessaires, y compris par le biais de nos avocats.

Nous appelons toutes les personnes solidaires des inculpés de Villiers-le-Bel ainsi que toutes celles et ceux qui trouvent intolérable que ce concert puisse être menacé, à venir, quoi qu’il arrive, le 19 mai à 19H à la Salle Ste Croix des Pelletiers de Rouen.

Merci de faire passer cette information à tous vos amis et réseaux. Plus que jamais, nous avons besoin de solidarité.

Les USA mettent le feu à la marrée noire

Radical et violent. C’est sans états d’âme que les autorités américaines ont décidé de mettre le feu à la marée noire qui menaçait leur pays. « Nous ne nous laisserons pas submerger et nous entrons dans une politique de la pollution zéro  » a déclaré le porte-parole de la maison blanche, dans ce qui constitue un profond changement de philosophie. En effet, jusqu’ici, les États-Unis véhiculaient l’image d’un pays relativement accueillant avec la pollution, en définissant chaque année des quotas et des permis (les fameuses green card). Et c’est surtout un retour aux traditions surprenant dans un pays dirigé par un afro-américain. « Le bûcher c’est une pratique qu’on connaît bien dans nos états du sud et qui était un peu tombée en désuétude. Mais on a d’autres cordes à notre arc. On aurait tout aussi bien pu attraper la marée au lasso et la traîner sur des dizaines de kilomètres« . Ou la faire fuir à coups de pierre.

Les USA mettent le feu à la marrée noire KKK

A l’époque, on brûlait les marées noires de manière artisanale

Même si le procédé peut paraître choquant, le gouvernement français n’entend pas blâmer les États-Unis pour leur politique répressive. Bien au contraire. Ainsi Éric Besson, le ministre chargé des questions de pollution, « soutient sans réserve les efforts américains sur cette question majeure. La pollution est un problème épineux pour les pays occidentaux qui pèse fortement sur leur écologie« . Malgré tout, la méthode française de lutte est différente. « Nous avons opté pour une politique de reconduite massive à la frontière de nos déchets polluants. Cependant, il nous arrive de procéder à des éliminations ciblées gérées par les commissariats(1)« . Enfouissement, noyade… les agents de l’État ont alors toute latitude pour exercer leur art.

raffarin

Jean-Pierre Raffarin luttait déjà contre les marées noires à grands coups de botte dans le cul

Il faut dire que depuis 20 ans, de Kyoto à Copenhague, la pollution ne cesse d’être stigmatisée. On se souvient des paroles de Jacques Chirac, raillant « le bruit et l’odeur » des moteurs diesels ou de Nicolas Sarkozy voulant nettoyer la France au « kärcher« . Un débat sur la pollution qui dérive petit à petit sur celui de la sécurité. Sécurité alimentaire, santé, qualité de l’eau, autant de sujets qui occupent le devant de la scène et qui masquent l’essentiel. La guerre à la pollution est avant tout médiatique.

police

Y’en a plein les trottoirs, ça pue et c’est dégueulasse : la marée bleu marine

(1) Comme le Commissariat à l’Énergie Atomique


Grèce générale : La police travaille à Varsovie

Grèce générale : La police travaille à Varsovie greece

Fuck the Flag ! Merde au drapeau ! Liberté pour les militants grecs emprisonnés

 

Information relative à l’arrestation dactivistes grecs et polonais suite à un rassemblement éclair devant lambassade de Grèce à Varsovie en Pologne le 12 mai.

[Tout le monde a été libéré le 13 mai.]

 

Le 12 mai, un piquet de grève a eu lieu à lambassade de Grèce à Varsovie, en solidarité avec les luttes sociales en Grèce. Le piquet a été rejoint par un groupe denviron 10 personnes greques vivant en Pologne. Une banderole a été accrochée sur lambassade. En outre, les drapeaux de la Grèce et lUnion Européenne, qui étaient sur des mâts en face du bâtiment, ont été descendus et des drapeaux noirs ont été hissés à leur place.

 

Après le piquet, la police a poursuivi un groupe de personnes assises dans le parc. Six activistes grecs et un polonais ont été arrêtés et sont toujours détenus. Les policiers sont encore en train d’«enquêter» autour de lincident, mais ils menacent daccuser les gens davoir volé le drapeau et davoir pris part à une manifestation illégale avec lintention de commettre un crime. Voler le drapeau peut valoir jusquà un an de prison.

 

pologne

La police na pas été très «coopérative» ni pour donner des informations [sur les emprisonnés] ni pour laisser un avocat voir les détenus. En relation avec cela, un piquet de solidarité durgence a été organisé pendant la journée en face du «palais de la Police». En conséquence, un porte-parole policier a fini par sortir et a donné un petit peu dinformations, promettant que quelquun pourrait au moins recevoir des informations sur la suite, sortie ou maintien en détention des compagnons.

 

Demain encore, nous allons essayer denvoyer une aide juridique aux détenus et peut-être organiser une plus grande manifestation s’ils ne sont pas libérés. Il peut y avoir un problème pour les étrangers retenus en Pologne, du fait que parfois la police considère quil y a un risque de fuite [hors de Pologne]. [NdT : Concrètement, des cas similaires pour le passé se sont soldés par au moins 3 mois de détention «préventive», et une libération sous caution de 20'000 euros !].

 

Traduit de l’anglais (ZSP Warsaw Blog) 
sur Indymedia Athènes, 14 mai 2010.

Bruxelles – Visite solidaire à l’Office de Tourisme grec


(Le 13 mai 2010)

« Bruxelles, avenue Louise, lundi 10h : des personnes font irruption dans l’office du tourisme grec balançant sur leur passage de l’huile sur les PC, de la peinture, des bombes puantes fabrication maison et le texte ci-dessous :

Aujourd’hui, si nous rendons visite à l’Office du tourisme de l’Etat grec, ce n’est pas pour s’offrir un voyage au soleil qui nous ferait oublier la routine morbide. Nous sommes des clients inhabituels venus partager un bout de route avec les personnes qui ont choisi les chemins de la révolte. Les allers simples pour les enragés, et particulièrement les anarchistes, vers les cellules de l’Etat grec ne désamorceront pas l’explosion sociale en cours ; ne nous empêcheront pas de tracer des sentiers vers un monde sans autorité.

Liberté pour les anarchistes incarcérés ! Liberté pour toutes et tous ! »

Dansons tous le sirtaki sur les cendre du capitalisme. (5, et fin)

Dansons tous le sirtaki sur les cendre du capitalisme. (5, et fin) grece0yt3lorsque nous parlons de la classe ouvrière ou du capitalisme grec, nous ne parlons pas d’abstractions irréelles issues de notre imagination, mais bien de formations sociales concrètes et contemporaines.

Le prolétariat grec se compose d’une foultitude bigarrée d’employés, de fonctionnaires, de retraités, de précaires, de chômeurs, de travailleurs du tertiaire et d’ouvriers avec des intérêts  spécifiques à chaque métier qu’ils faudra dépasser pour que que le capitalisme s’écroule. Alors seulement lorsqu’ils auront mis un pied en dehors du système, lorsque leurs intérêts de colonisés prévaudrons sur leurs intérêts de salariés, ils formeront une classe, un sujet historique.

Dans le cas contraire la chute du système capitaliste ne conduirait qu’à sa re-fondation sur des bases différentes. Le capitalisme grec est un phénomène assujetti presque entièrement a l’État. Par conséquent, la condition sine qua none d’un quelconque processus libérateur devra être la disparition de l’État, chose qui pourrait arrivé s’il restait coupé des flux économiques mondiaux soit  par son incapacité propre, soit par la résistance du peuple à se soumettre. Alors entrerait en jeu la seconde phase répressive, à savoir la dictature, militaire ou de parti, de droite ou du prolétariat, modérée ou terroriste.

La répression est le dénominateur commun de à toute période de décomposition du capitalisme. Tout révolutionnaire devra l’affronter avec les armes dont il disposera. S’il gagne, il aura alors l’occasion historique de pouvoir mettre en place son projet politique.

A la disparition de la domination du Capital, le prolétaire devra s’affranchir, en tant que sujet d’une relation terminée. Dans le cas de la Grèce, vu le nombre de fonctionnaires, il n’en manquera pas pour proposer l’autogestion de l’appareil étatique, au lieu de son démantèlement. L’autogestion des services destinés aux besoins basiques de la population sera un moyen provisoire vu que le dispersion des mégalopoles et le repeuplement rationnel du territoire grec ne se fera pas du jour au lendemain. Enfin la cohabitation sociale sur un modèle égalitaire de plus en plus décentralisé et sur un modèle politique horizontal, devra empêcher la réapparition de  mécanismes de pouvoirs séparés où l’ordre abolis pourrait se recomposer.

 

La meilleur façon d’aider la révolte grecque dans l’ hexagone serait de suivre leur exemple, mais chez nous la léthargie profonde dans laquelle nous plongent les politiques et les syndicat fait que ni le déficit budgétaire de 7,5%, ni la dette publique qui atteint les 77,6%, ni un taux de chômage à 10,1%(celui de la Grèce est de 10,2%) ne sont suffisant pour impulser une crise sociale. Pour cette raison, le soutien au peuple grec n’a pu être que symbolique et à été marginalisé.

Mais la classe dirigeante française sait que les temps à venir vont être tumultueux et elle si prépare. Elle a mis de coté « l’économie de soutien » et recrute des effectifs pour le maintien de l’ordre. Elle devra choisir entre le sacrifice des masses et la faillite, et nous savons qu’elle ne choisira pas la faillite. Un imposant arsenal répressif est à la disposition des gouvernements pour le jour ou les mensonges politiques ou syndicaux ne fonctionnerons plus. L’inconscience des populations qui vont souffrir des mesures de sauvetages des Etats, puisque ce sont elles qui rembourserons toutes ces spéculations est un signe préoccupant des temps difficiles qui s’annoncent.

La prise de conscience de ce qui est et de ce qui devrait être, de ce qui se fait et ce qui devrait se faire, est tout autant notre problème que notre objectif.

Quand les masses arrêterons de dormir et se mettrons  à rêver, nous danserons le sirtaki sur les cendres du capitalisme.

 

Θάνατος στον καπιταλισμό, ζήτω αναρχία !*

J. du groupe Abel Paz.

 

*Mort au capitalisme, vive l’Anarchie !

 

Vous pouvez retrouver l’article, dans son intégralité, sur la page du groupe Abel Paz.

Dansons tous le sirtaki sur les cendre du capitalisme. (4)

Dansons tous le sirtaki sur les cendre du capitalisme. (4) 0207490555085le PASSOK gagna les élections anticipées d’octobre 2009 car il était le seul parti capable de transférer la dette fiscale de l’État sur le dos du peuple. Sauvant par la même occasion les grandes banques européennes. Il n’essaya même pas d’enquêter sur les fortunes suspectes, ni de traduire devant la justices certains politiques et financiers appartenant au ND, puisque ce n’était nullement son objectif.

La déception de tout ceux qui croyaient en un changement politique fut monumentale. Toutes les réformes de l’État furent abandonnés et le chômage et la morosité ambiante détruisaient tout les espoirs, à un point tel que les syndicats collabos CSEE et ADEDY prirent leur distance avec la politique gouvernementale.

Depuis le début de l’année les grèves se sont succédée, quatre d’entre elles furent générale. Toutes ses manifestations ou ces AG ont un dénominateur commun : le rejet massif des partis et leurs politiques.

Le mouvement repose surtout sur les fonctionnaires et les employés du secteur publique moins exposés aux licenciements. C’est dans ce contexte que le KKE tente un coup de force en ce présentant comme le parti de la classe ouvrière, surfant sur un anti-européanisme ambiant et se faisant l’écho des antiparlementaires (quitte à traiter de violents ou de provocateurs les vrais antiparlementaires).

 

En Grèce il y à deux conception différentes du « Prolétariat »: l’ancienne et la nouvelle.

les staliniens et la gauche, lorsqu’ils se réfèrent à la classe ouvrière, parlent de la masse salariale encadrée ou encadrable par les syndicats, manipulable politiquement par les partis et allant voter par devoir citoyen. Il nous faut aussi comprendre, que les fondations du capitalisme ne reposent par sur l’opposition capital/travail, mais sur la soumission de n’importe quelles activités à la logique du capital, ce qui fait que les luttes pour les  salaires ou pour  l’emploi sont des conflit mineurs ne remettant pas en question le système.

Cela signifie que l’on ne peu pas construire ou se référer à une classe assujettie exclusivement à la notion de travail.

Le vrai combat doit être celui-de la libération de notre vie quotidienne colonisée par le mercantilisme en rejetant le travail salarié et la sociéte de  consommation. De nos jours le « salarier » n’est plus uniquement celui qui perçoit un salaire en fin de moi, il est aussi l’otage du capitalisme dans tout les aspect de son quotidien.

Est il possible de bâtir, à partir de cette envie de décolonisation une base solide pour les luttes sociales ?

La question est importante vu que le concept de « prolétariat » nous renvoie l’image ouvrière que maintiennent en place nos futurs leaders.

Dans leurs formes classique les conflits ouvriers font prévaloir les revendications salariales face à l’indifférence des politiques, le lieu de lutte reste le lieu de travail, et les solutions sont syndicales ou para-syndicales. Il en va autrement dans les luttes révolutionnaires où se sont les revendications sociales et politiques qui prévalent. Le conflit devient national , et les décisions sont prisent par les assemblées de quartiers et les comités de base. Si les grève suivis de négociations sont les méthodes syndicales classique, l’occupation sans negos est l’apanage de la radicalisation.

Dans les premières phases d’une révolte sociale les différentes formes de lutte se confondent, puisque par principe elles ne sont pas antinomiques. Le but est la disparition du système des classes sociales. Mais au fur et à mesure que la lutte progresse, nous remarquons qu’une scission ce crée. dun coté ceux qui retournent sur le lieu de travail de l’autre ceux qui restent dans les rues, ceux qui se contentent de cogérer la misère et ceux qui sabotent son mécanisme, ceux qui veulent revaloriser et marchandiser le travail et ceux qui veulent détruire le système marchand. C’est alors que nous déplorons ou que nous apprécions un projet révolutionnaire cohérent.

 …/ …

Dansons tous le sirtaki sur les cendre du capitalisme. (3)

Dansons tous le sirtaki sur les cendre du capitalisme. (3) grece61Toute révolte sociale déchaîne un processus contre-révolutionnaire, acte réflexe par lequel la classe dirigeante espère sauvegarder ses avantages. Les premiers symptômes en sont une aggravation de la répression et une montée de l’extrême droite. Il ne faut pas pour autant négliger l’autre camp, en l’occurrence le parti communiste grecque le KKE, et la coalition de gauche SYRIZA. Tout deux représentent l’alternative ultra-étatique, le capitalisme bureaucratique d’État dans la droite lignée totalitaire stalinienne.

L’existence du KKE est un archaïsme typiquement grec, en effet celui ci est un vestige de l’ex URSS qui conserve un certain ascendant auprès de la classe ouvrière à travers son syndicat : le PAME ainsi qu’au travers du Front Militant de Tous les Travailleurs. La politique du KKE fut très erratique, appuyant indifféremment la droite contre son rival le PASOK , ou essayant de former un front de gauche contre ces premiers. En politique extérieure Il finit par s’aligner sur la Russie de Poutin face à « l’impérialisme européen ».

Sa seule constante à été de se présenter comme le « Parti de l’Ordre ». En tant que tel il c’est souvent allier au voies qui décriaient le rebels, les délinquants, les criminels et les fascistes. Quand  au SYRIZA, son idéologie s’appuie sur la même vision archaïque, immobiliste et autoritaire que le KKE. Il est le pendant des partis post-staliniens comme Die link en Allemagne, Rifundazione Comunista en Italie, Bloco Portugues ou le PCF. Même si le but final (un Etat gérant la crise Hors de l’Union Européenne) est le même que celui du KKE, ses tactiques diffèrent. Là ou le SYRIZA fait de l’entrisme pour infiltrer et récupérer le mouvement protestataire, le KKE préfère mettre en place ces propres structures , créer une alternative complètement blindée et contrôlée.

 

On pourrait accuser la ploutocratie grecque d’avoir ruiné le pays, dilapidé l’argent public et d’avoir favorisé la spéculation. L’image de la corruption colle aux dirigeants, qui apparaissent comme de mauvais administrateurs, alors que la vérité est tout autre : ils ont bien accompli leurs devoir puisque celui-ci n’était autre que fiancer la bulle spéculative économique. Car c’est ainsi que fonctionne l’économie mondiale, gaspiller sans mesure et spéculer sur les crédits à la hausse ou à la baisse (dans ce cas précis avec la dette de l’État)

S’il n’avait tenu qu’a lui, l’État grec serait retombé sur ses pied depuis longtemps. Malheureusement pour lui, les ennuis débutèrent avec la crise des subprimes, venue des États-Unis pendant l’été 2007. Le risque associé à la dette grecque augmenta de façon exponentielle et les reformes administratives ne furent pas menées à bon port,  l’économie entra en récession et les salaires diminuèrent. Devant ce fiasco le gouvernement retira ses billes et passa le relais aux sociaux-démocrates .

… /…

Rassemblement de soutien au peuple grec

Hier (mardi 11) a eu lieu un rassemblement en soutien au peuple grec, devant la pref. D’abord le contexte local, je vais pas revenir sur le contexte grec… J’ai vu quelques affiches non signées dans la journée, je me suis dit, un coup des autonomes ! Pas du tout (ça aurait été mieux ou moins pire, c’est sûr…). En fait c’est parti du PCF tout seul (pour montrer son utilité en dehors du Front de Gôche je suppose). Mais du coup les autres gauchistes se sont senti-e-s con-ne-s…. Alors le NPA, le Parti de Gauche, l’UNEF, ATTAC, pis la CGT et même Lutte Ouvrière ont prévenu leurs adhérent-e-s. Bin du coup j’y suis allé.

    Sur place, y’avait 2 ou 3 autres anarchistes. On remarquera qu’on était les seuls pas badgés. Au niveau du nombre, c’est pas mal, environ 80 personnes mobilisées en une journée. Mais en fait non. Des drapeaux de partout, PCF, PG, ATTAC, LO, UNEF. Une banderole « Soutien au peuple grec, Contre la dictature des marchés financier ». Et rien, mais alors rien. présence du DAL et d’AC !à souligner aussi. C’est tout. Au bout d’un moment, une militante du PG vient nous demander de nous mettre sur les marches de la pref pour la photo. On lui explique que ça nous intéresse pas, qu’on est pas venu pour les partis politiques, mais pour les insurgé-e-s grecques. Elle a pas compris.

    Pis les discours. Le PCF. Le tract diffé critiquait le capitalisme, ça faisait longtemps… Mais le discours, un moment incroyable. Pas bien la Grèce, pas bien le FMI, pas bien l’UE… Z’ont pas précisé que le gouvernement grec est un gouvernement de gôche (parce que c’est le PS grec, et que le PCF travaille main dans la main avec le PS français non ?). Pas un mot sur le fait que c’est le capitalisme tout ça. Bref. Un autre discours. LO. Mieux. Z’ont rappelé que c’est un gouvernement de gôche, que la crise n’est pas grecque mais mondiale et que c’est la crise du capitalisme. Qu’il faut en finir avec ce système. Dommage, pas un mot sur la dictature du prolétariat ! On remarquera que même si c’est trotskyste ce fut quand même un discours révolutionnaire… Bien évidemment pas un mot sur le fait que le mouvement grecque est en très grande partie autogestionnaire et libertaire. Pas un mot sur les deux compagnons assassinés par la police en pleine rue, sur la chasse ouverte aux anarchistes grecs. Rien sur la banque qui a brûlé.

    Après ces deux discours, le PCF nous dit merci c’était sympa, maintenant faut rentrer à la maison. Sûr que Lambros a du apprécié, sûr que c’est par des rassemblements devant les prefs, bariolés de drapeaux des partis politiques que ça va prendre. Faudra rappeler à tout ces partis politiques et ces syndicats que la paix sociale c’est eux. Que le capitalisme réformé, le capitalisme à visage humain c’est eux aussi. Que le mouvement grec déborde syndicats et partis.

Que les feu de la révolte grecque embrase le monde entier. Ni patrie ni parti.

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Dansons tous le sirtaki sur les cendre du capitalisme. (2)

1996 fut le début d’une période de »vaches grasses » pour la classe dirigeante grecque qui profita des bienfait économiques de la mondialisation. Avec le boum économique et touristique, les agences immobilières fleurirent et  la marine  marchande s’épanouit . La natalité du pays chuta, on ouvrit donc les portes à des milliers d’immigrants, pour servir de main d’oeuvre.

La Grèce entrait dans l’ ère moderne, mais aggravait les injustices sociales.

La classe dominante se servait de l’Etat pour renforcer son pouvoir et s’enrichir, tandis que les pactes sociaux conclus avec les puissants syndicats réformistes, G.S.E.E., A.D.E.D.Y., C.G.T. et U.E.C. assurent la paix sociale grâce à un prolétariat très peu syndiqué, précaire et marginalisé , issue en grande partie de l’immigration et qui survie du petit commerce, du Bâtiment ou du tourisme.

Pendant ce temps la Santé, l’Éducation, la Justice, les services sociaux….continuent inexorablement de se dégrader, pendant que l’État tente toujours de les privatiser.

 

Maintenir un système  inégalitaire, ne peu se faire qu’avec des pressions et l’emploie de la force. La Grèce compte de nos jours 13.000 détenus (taux record en Europe), elle à aussi  la satisfaction d’avoir la police la plus répressive, et le nombres de crimes d’État le plus élevé de tout l’espace Schengen.

Dans aucun autre pays de l’Union, la lutte contre le capitalisme et la classe dirigeante n ‘est à ce point une lutte contre la police, tant officielle que paramilitaire, parce que dans aucun autre pays les conflits , si minimes soient ils, ne sont autant réprimés.  Ils deviennent systématiquement des conflits contre l’État. Ces conditions font de la Grèce un vivier anarchiste.

 

Il existe en Grèce, comme partout ailleurs des anarchistes de toutes tendances. La grande différence c’est qu’ils ne forment pas des groupuscules isolés, et qu’ils bénéficient d’un certaine influence et d’un prestige social qu’ils ont su gagner ces dernières années.
Nous ne nous attarderons pas sur le mouvement anarchiste. Ce qui nous intéresse  n’est pas tant ses différentes composantes ou ses subtiles distinctions, mais plus le poids sans cesse croissant des idées libertaires dans la lutte contre le capital international et l’État Grec.

L’agitation anarchiste à été le détonateur de le crise sociale actuelle. En un sens, le besoin de justice sociale, la haine de la police, le rejet de la société de consommation et des médias, de la corruption…touchèrent la jeunesse rebelle, et ouvrit une brèche dans le « conformisme » de la population alors que se profilait une période de « vaches maigres ».

La révolte de décembre 2008 ne fit que mettre en évidence ce que tout le monde savait déjà, et tout les mensonges de la presse écrite ou de la télévision ne purent masquer un début de crise sociale qui débordait toutes les digues sociétales habituelles Syndicats ou partis politiques.

2009 fut l’année des débats idéologiques et des tentative de connections avec le mouvement ouvrier. Mais comme d’habitude la réalité avançait plus vite que la réflexion, et les  idées expliquées avec un langage devenu obsolète ou trop avant-gardiste. La révolte devait trouver son propre langage pour illustrer politiquement ses propres actions et les libertaires furent les seuls en mesure de le faire.

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