Archives pour juin 2010


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COUPE DU MONDE … FRIC IMMONDE

Carton rouge et noir pour la Coupe du Monde
vendredi 11 juin 2010

(traduction / adaptation d’une déclaration du front Anarchiste Communiste Zabalaza d’Afrique du Sud au sujet de la coupe du monde de foot)

(Image GIF)

La Coupe du monde 2010 doit être exposée publiquement comme l’imposture absolue qu’elle est. Le Front Anarchiste Communiste Zabalaza (ZACF) condamne fermement l’audace et l’hypocrisie du gouvernement qui la présente cette occasion comme une opportunité unique « une fois seule dans sa vie » pour l’amélioration économique et sociale des personnes vivant en Afrique du Sud (comme sur le reste du continent). Ce qui est clair – à tel point que c’en est éblouissant – ce que cette « l’opportunité » a été et continue d’être celle de la gloutonnerie frénétique de l’élite dirigeante sud-africaine comme du capital national ou global. En fait la Coupe du Monde, si elle a un effet, il est probable que ce seront des conséquences dévastatrices pour les pauvres d’Afrique du Sud et pour la classe ouvrière – processus qui est déjà à l’oeuvre.

En se préparant à accueillir la Coupe du Monde, le gouvernement a dépensé près de 800 millions de rands [soit plus de 85 millions d’euros] (757 millions pour le développement des infrastructures et 30 millions pour des stades qui ne seront plus jamais remplis après). C’est une immense gifle au visage de tous ceux qui vivent dans un pays caractérisé par une extrême pauvreté, avec près de 40% de chômage. Au cours des cinq dernières années, les travailleurs pauvres ont exprimé leur indignation et leur déception face à l’incapacité du gouvernement à corriger les inégalités sociales massives, organisant dans tous le pays plus de 8000 manifestations pour exiger les services de base [eau, électricité, santé, ...] et des logements. Cette répartition par l’Etat des dépenses est une preuve supplémentaire du mode de maintenance du modèle raté capitaliste néolibéral et de sa politique économique du « ruissellement » [1], qui n’a fait d’approfondir les inégalités et la pauvreté globalement. En dépit d’affirmations contraires antérieures, le gouvernement a finit par le reconnaître en faisant vole face : il prétend maintenant qu’il n’a jamais été dans son intention que ce projet soit bénéficiaire [2].

L’Afrique du Sud a désespérément besoin d’infrastructures publiques de grande échelle , en particulier dans le domaine du transport public qui est presque entièrement absent dans certaines villes, notamment à Johannesburg. Le « Gautrain », [sorte de RER] qui a été lancé mardi le 8 juin (juste à temps pour le grand événement) est probablement la plus grande ironie ici : dans un pays où la grande majorité des habitants dépend pour ses transport quotidiens de longue distance des taxis/mini-bus privés sans aucune condition de sécurité, le Gautrain offre grande vitesse, transport de luxe pour les touristes et pour ceux qui voyagent entre Johannesburg et Pretoria [distantes seulement de 54 km]… Mais qui peut se l’offrir, quand un simple aller entre l’aéroport et Sandton [ville du cente d’affaire de Johannesburg] vous coute déjà 100 rand [soit plus de 10 euros, le salaire moyen de ceux qui travaillent étant de 570 euros].. La même image se révèle partout : la compagnie des Aéroports d’Afrique du Sud (ACSA) a dépensé plus de 1,6 millions d’euros pour la mise au norme des aéroports, l’Agence nationale des routes sud-africaine, privatisée, (SANRAL) a dépensé plus de 2,3 millions pour un nouveau réseau de routes à péage… Tout cela justifiera la mise en œuvre de mesures d’austérité drastiques pour récupérer les millions dépensés dans ces infrastructures dont la plupart sont d’un intérêt nul pour les africains du sud pauvres [l’écrasante majorité du pays] Partout dans le pays, les municipalités se sont embarquées dans des schémas de rénovation urbaine … accompagné de leurs inséparables programmes de « gentrification » (boboisation), le gouvernement tentant hâtivement de cacher sous le tapis la crue réalité de l’Afrique du Sud. Rien qu’à Johannesburg, ce sont plus de 15 000 personnes sans abri et des enfants des rues qui ont été raflés et jetés dans des « abris » ; au Cap la municipalité a expulsé des milliers de personnes des zones pauvres et des camps de squatters dans le cadre du projet « World Cup vanity » [« rendre la ville coquette pour la coupe du monde »]. La ville de Cape Town a tenté – en vain – d’expulser de leurs maisons les 10 000 résidents du bidonville Joe Slovo afin de les cacher aux yeux des touristes voyageant le long de l’autoroute N2. Ailleurs il ya eu des déportations pour faire place à des stades, à des parkings pour les touristes, ou à des gares [3]. A Soweto, les routes sont embellies le long des itinéraires touristiques et ceux de la FIFA (fédération internationale de foot), tandis que les écoles adjacentes exhibent toujours leurs fenêtres cassées et leurs bâtiments en ruine.

Bien que de nombreux Sud-Africains ne sont toujours pas convaincus, d’autres sont inondées et emportés par le déluge de propagande nationaliste visant à détourner l’attention du cirque qui est la Coupe du Monde. Chaque vendredi a été déclaré « journée du foot », dans lequel la « nation » est encouragée (et les écoliers forcé) à porter le t-shirt des Bafana-Bafana [l’equipe nationale de l’Afrique du sud]. Les voitures sont affublées de drapeaux, les gens apprennent la « diski-danse », qui est régulièrement démontrée dans tous les restaurants touristiques. Il est de rigueur d’acheter les poupées de la mascotte Zakumi. Quiconque ose exprimer un doute sur ce battage est dénigré comme antipatriotique : L’exemple le plus significatif a été l’appel lancé aux grévistes du Syndicat des transports (SATAWU) d’abandonner leurs revendications « dans l’intérêt national » [4]. Dans un contexte où près d’un million d’emplois ont été perdus au cours de la seule dernière année, les déclarations du gouvernement sur la création de plus de 400 000 emplois par la coupe du monde sont vides et insultantes. Les emplois qui ont été créés dans la foulée sont le plus souvent précaires ou en CDD (contrats à durée déterminée), par des travailleurs qui ne sont pas syndiqués et qui sont rémunérés très en dessous du salaire minimum.

En dehors de la répression contre les syndicats, les mouvements sociaux ont reçu la même hostilité de l’État, qui a officieusement mis une interdiction générale de toutes les protestations pendant la durée de l’événement. Jane Duncan, [de l’institut pour la liberté d’expression] a put démontrer que cette politique est à l’œuvre depuis le 1er mars dernier :

Une enquête menée auprés des municipalités accueillant la Coupe du monde a révélé qu’une interdiction générale de tout rassemblement est en cours. Ainsi dans la municipalité de Rustenberg, « les rassemblements sont fermés pour la Coupe du Monde ». La municipalité de Mbombela été informée par la police nationale qu’ils ne permettront aucun rassemblement au cours de la Coupe du Monde. La conseil municipal du Cap a indiqué qu’il continuerait de recevoir les demandes pour l’organisation de marches, mais a indiqué que « cela pourrait être un problème » pendant la période de la Coupe du Monde. Selon Les municipalités de Nelson Mandela Bay et de Ethekwini, la police n’autorisera pas non plus les rassemblements pendant la période de la Coupe du Monde [5].

Même s’il est clair que la constitution d’Afrique du Sud, souvent salué pour son caractère « progressiste » est loin d’être la garantie de liberté et d’égalité que prétend le gouvernement. Cette nouvelle forme de répression est clairement en contradiction avec le droit constitutionnel à la liberté d’expression et de réunion . Toutefois, les mouvements sociaux à Johannesburg, dont le Forum anti-privatisation et plusieurs autres n’ont pas renoncé si facilement. Ils ont obtenu une autorisation pour une marche de manifestation le jour même de l’ouverture, avec l’aide de la l’Institut pour la liberté d’expression (Freedom of Expression Institute). Toutefois, la marche devra se tenir à trois kilomètres du stade où elle n’attirera pas cette sorte d’attention des médias susceptible d’inquiéter le gouvernement.

Non seulement l’état été d’une répression sévère sur les pauvres et sur toute activité ou manifestation anti-Coupe du Monde, le tout sous un déguisement qui dépeint l’Afrique du Sud comme un hôte tendant ses bras grands ouverts en invitation à ceux qui affluent vers ses hôtels haut de gamme, ses chambres d’hôtes et ses salons à cocktails, mais il le fait sous la direction de l’empire criminel légal de Sepp Blatter et ses amis appelé FIFA (admirablement dénommé THIEFA [le club des voleurs en anglais] par le Forum social de Durban). Non seulement ils attendent de la coupe 2010 des retombées de quelques 1,5 millions d’euros, mais ils ont déjà gagné plus de 1 million d’euros rien que des seuls droits de retransmission télé.

Les stades et les zones autour des stades, qui ont été remis à la FIFA pour la durée du tournoi (« des cocons libres d’impôt », instaurant des zones contrôlées et surveillées par la FIFA et exonérés de l’impôt normal et des autres lois étatiques), y compris les routes et les points d’accès, ont été débarrassée de toute personne vendant des produits sans licence de ainsi que de ceux qui essaient de joindre les deux bouts dans les camps de squatters autour des routes de l’aéroport. Ainsi, ceux qui comptaient sur leurs ventes lors de la Coupe du monde pour augmenter leur revenu de survie sont laissés de côté dans le froid « ruissellement » libéral.

La FIFA, en tant que propriétaire exclusif de la marque la Coupe du Monde et de ses produits dérivés, dispose d’une équipe d’une centaine d’avocats qui éclusent le pays pour traquer toute vente non autorisée de ces produits et pour surveiller la commercialisation de la marque. Les produits illégaux sont saisis et les vendeurs sont arrêtés en dépit du fait que la plupart en Afrique du Sud et sur le continent achetent leurs produits dans le secteur du commerce informel. Car très peu ont les 400 rands (40 euros) à craquer pour les T-shirts des équipes et autres engins. Les journalistes ont également été efficace ment bâillonnés, leur accréditation officielle incluant une clause d’agrément qui empêche les organisations de médias de critiquer la FIFA, compromettant ainsi clairement la liberté de la presse [6].

L’ironie majeure de cette histoire c’est que le football était à l’origine le jeu de la classe ouvrière. Aller regarder les matchs dans les stades était une activité bon marché et facilement accessible aux personnes qui choisissaient ainsi de passer 90 minutes en oubliant les corvées quotidiennes de leur vie sous la botte du patron et l’État. Aujourd’hui, le football professionnel et la Coupe du Monde apportera des bénéfices exorbitants pour une petite équipe de l’élite mondiale et nationale (avec des millions de dépenses inutiles surtout dans un moment de crise capitaliste mondiale) qui font payer à leurs clients-spectateurs des milliers de rands, livres, euros, etc à chaque saison pour regarder d’écoeurant footballeurs surpayés tomber et plonger sur des terrains super-entretenus, et qui se chamaillent, par le biais de leurs agents parasitaires, pour savoir si ils sont dignes ou pas de leurs salaires mirobolants. Un jeu qui, à bien des égards, maintient sa beauté esthétique, a perdu son âme ouvrière et a été réduit à une autre série de produits destinés à être exploités.

Bakounine [le fameux révolutionnaire anarchiste] a dit que « les gens vont à l’église pour les mêmes raisons qu’ils vont dans un bistrot : pour s’abrutir, pour oublier leur misère, pour s’imaginer être, pour quelques minutes, ailleurs, libres et heureux. ». Peut-être que nous pouvons dire la même chose du sport, avec ces drapeaux nationalistes agités aveuglement et les beuglement dans les trompes et autres vuvuzela, tellement cela semble plus facile d’oublier que de prendre part au combat contre l’injustice et l’inégalité.

Mais nombreux sont ceux qui continuent le combat, et la classe ouvrière, les pauvres ainsi que leurs organisations ne sont pas aussi malléables aux illusions que le gouvernement voudrait le croire. Des constructions de camps de squatters temporaires aux portes mêmes des stades jusqu’au manifestations massives, des actions de grève générale – autorisée ou non – malgré les sarcasmes, les quolibets et les étiquettes « antipatriotique », la suppression de la liberté d’expression, nous ferons entendre avec défi nos voix pour dénoncer publiquement les inégalités terribles qui caractérisent notre société et les jeux mondiaux qui se jouent au détriment de la vie de ceux sur lesquels sont construits les empires qui seront, en fin de compte, détruits.
A bas la Coupe du Monde !

Phansi [à bas] la répression de l’État et le nationalisme qui nous divise !

Phambili [vive] la lutte du peuple contre l’exploitation et les profits !

Cette déclaration a été publiée par le Front Anarchiste Communiste Zabalaza

Plus d’info :

http://www.ukzn.ac.za/ccs/default.asp?2,40,5,2037

http://antieviction.org.za/

http://www.abahlali.org/

D’autres articles sur le climat des lutes et de la répression en Afrique du sud :

- AFRIQUE DU SUD : LE MOUVEMENT DES « SANS TERRE » ATTAQUE A SOWETO
- LA CRISE DE L’ELECTRICITE A PROTEA-SUD :BATTONS NOUS CONTRE LE GOUVERNEMENT, PAS ENTRE NOUS !

-> http://cnt-ait.info/article.php3 ?id_article=1810]

Notes :

Cnt AIT (Association Internationale des Travailleurs) 108 rue Damrémont 75018 PARIS

contact@cnt-ait.info

Site : http://liste.cnt-ait.info

Liste de diffusion : http://liste.cnt-ait.info

Forum : http://cnt.ait.caen.free.fr/forum

Anarchosyndicalisme !

[1] Le modèle de l’économie de ruissellement, trickle-down , part de l’hypothèse qu’en baissant les charges et les impôts pour les plus riches, il y aura des retombées économiques positives pour l’économie, y compris les classes sociales défavorisés. Le terme trickle-down implique un écoulement naturel des ressources du haut (riches) vers le bas.

[2] cf Star Business Report, Monday 7th June, 2010

[3] http://antieviction.org.za/2010/03/25/t … ks-for-us/

[4] http://www.politicsweb.co.za/politicswe … &sn=Detail

[5] http://www.sacsis.org.za/site/article/4 … og/?p=2336

[6] http://www.sacsis.org.za/site/article/4 … og/?p=2336

Communiqué des Anarchistes contre le mur

 Traduit par les compagnons de l’OCL :

Manifestations de solidarité contre l’’attaque de la « flotille pour Gaza »

Les Anarchistes Contre le Mur et la gauche radicale israélienne on manifesté aujourd’hui en solidarité avec la « flotille pour Gaza ».Nous pensions que l’accueil de la flotille ne seraient pas tendre, mais nous ne pouvions pas deviner que la répression serait aussi brutale et aveugle. Nous nous préparions depuis plusieurs semaines, pour que le moment venus nous soyons prêts pour une action de solidarité. La surprise et le choc que nous avons connu quand nous avons appris la nouvelles sur l’action de piraterie d’Israêl en haute mer d’Israël – dans les eaux internationales à environ 150 km de la côte de Gaza.

Israël a fait de son mieux pour éviter une confrontation lors d’une journée de solidarité avec la flottille de la mer aux portes de Gaza, qui aurait eu l’attention des médias.

Mais, l’horrible fiasco militaire, bien que mené au milieu de la nuit a été révélé aux yeux de tous, par les médias internationaux comme israéliens. Pendant la nuit, nous avons ainsi obtenu les tristes nouvelles à propos des camarades assassiné et blessé, et la gauche radicale s’est mobilisée pour réagir.

Environ 200 militants – principalement de la Coalition pour la solidarité avec Gaza et des anarchistes contre le mur ont convergé vers Ashdod – sur la rive près de l’entrée des navires dans le port. Une partie des camarades ont subis le harcèlement des forces de l’Etat sur les routes, mais tous ont réussi à arriver.

Nous avons tenu des pancartes et des banderoles et scandé pendant des heures …jusqu’à voir quelques-uns des vaisseaux détournés conduits au port.

Dans la soirée, il y a eu trois manifestations de masse à Jérusalem, Haïfa et Tel Aviv.

A Tel-Aviv, une grande manifestation de masse d’environ deux milliers de participants a convergé vers le ministère de la guerre, comptant étonnamment certains membres de la gauche sioniste.

Pendant environ deux heures, nous avons exprimé notre indignation et de colère envers l’Etat d’Israël.

Après un certain temps, avec nos drapeaux red’N'black et les cercles de tambours nous avons été rejoint par la foule qui reprenait nos slogans .

31 mai 2010

Ilan S.

Traduit par OCLibertaire
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?breve276

http://www.awalls.org

Anahit et Armen

Anahit et Armen 1169005726Anahit et Armen Aristacessyan, deux élèves du collège Albert Camus à Clermont-Ferrand,  ont une particularité : Ils sont sans papiers !

Mais une autre particularité est à l’origine de leur situation actuelle: leur père est arménien, et leur mère azerbaïdjanaise.

Lorsque le bloc communiste s’effondre en 1991, une guerre éclate entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie à propos du territoire du Haut-Karabagh. Pris dans la tourmente, et plutôt que de se déchirer M. et Mme Aristacessyan préfère fuir  cette guerre, et se réfugient en Russie .

Là ils vivent du mieux qu’ils peuvent, le père, vétérinaire, fait des petits boulots. Mais bientôt la mafia russe les raquette tandis que le gouvernement, à cause de leurs ethnies les harcelle. Refusant de céder au chantage  M. Aristacessyan est même enlevé, et torturé par les réseaux mafieux. Ils finiront par être expulsés par le gouvernement russe. Voulant un autre avenir pour leur deux enfants, M. et Mme Aristacessyan et leurs enfant arrive en France le 29 juin 2009. Ils s’installent à Clermont-Ferrand, font une demande de  permis de séjour, et scolarisent leurs enfants à Albert Camus.

Ils ont épuiser les recours administratifs et notre cher Préfet, Patrick Stéfanini, (le ministre de l’immigration de l’ombre) dont tout le monde connait son intégrité (pour rappel, proche d’Alain Juppé au sein du RPR, il est condamné avec lui dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. En janvier 2004, le tribunal correctionnel de Nanterre le condamne à 12 mois de prison avec sursis pour recel de prise illégale d’intérêts) veut les expulser comme de vulgaires délinquants ?!

Nous libertaires clermontois, appelons à participer à la manif de soutien qui aura lieu mercredi 16 juin, au départ du Collège Albert Camus à 11h50 , afin que la famille Aristacessyan puisse vivre parmi nous comme elle le désire.

 

Personne n’est illégal , ni frontières ni nations !

 

 

L’interdiction de la FAU Berlin levée

 

 

L’interdiction de la FAU Berlin levée fau

Hier, le 10 juin 2010, la Cours de cassation berlinoise a levée l’interdiction à la FAU Berlin de se nommer syndicat ou syndicat de base. Les juges ont souligné l’importance du droit fondamental de la liberté d’expression.

Après la décision : rassemblement devant le cinéma

En plus ils ont constaté que le cinéma Babylon ne peut prouver que l’activité de la FAU en son sein ait nuit à l’entreprise. Le fait de ne pas posséder suffisamment d’éléments pour prouver sa « capacité de négocier » n’interdit pas au syndicat d’apparaître comme tel dans l’entreprise. Plus loin, l’entreprise ne saurait interdire à la FAU de se désigner « syndicat » en dehors de l’entreprise ceci relevant du domaine de la liberté d’expression. En outre, le juge a exclu d’aller plus loin dans les instances. Lors du procès ont été présent des observateurs internationaux de la CNT française, la ZSP-AIT polonaise et la CNT-AIT espagnole.

Transposé à la situation française, on pourrait dire que la FAU n’a pas pu assembler les éléments pour obtenir le statut de « syndicat représentatif » dans l’entreprise, mais ne peut être interdite d’agir et d’apparaître comme organisation syndicale.

La FAU Berlin remercie tous les organisations et personnes qui à un moment ou à un autre ont envoyé messages de soutiens à la FAU et ont fait des actions de solidarité. 

Quand les croisés voient rouge, ils balancent : de la Croix Rouge à la garde à vue

 

Quand les croisés voient rouge, ils balancent : de la Croix Rouge à la garde à vue croixrouge

  

Le samedi 5 juin la semaine nationale de quête de la Croix Rouge a commencé. La Croix Rouge, au-delà de son image humanitaire, est aussi une entreprise qui participe à l’enfermement et à lexpulsion des sans-papiers.

 

Le dimanche 6 juin, avec plusieurs personnes, nous sommes allé/es informer les potentiels donateurs des activité moins connues de lorganisme humanitaire en distribuant des tracts et des affiches et en posant quelques pochoirs.


Quelques-un/es d
entre nous sarrêtent vers Jacques-Bonsergent, à deux pas de la boutique de la Croix Rouge de la rue Albert-Thomas pour informer les automobilistes qui étaient rackettés par une quêteuse.

 

Devant le succès que nous rencontrons, ladite quêteuse, furieuse et indignée («Vous êtes ignobles ! Ignobles ! La Croix Rouge a envoyé deux containers à Haïti !»), file prévenir ses collègues qui se trouvaient dans la boutique.

 

Nous continuons notre chemin et engageons la conversation avec plusieurs passants au bord du canal Saint-Martin. Cest alors que deux croisés, un homme et une femme, se précipitent sur nous, brandissant un tract et hurlant quon avait dégradé leurs locaux et quon les traitait de nazis. Visiblement ils venaient de la boutique de la rue Albert-Thomas et nous pourchassaient, hystériques, dans le quartier.

 

La femme sort alors son portable et commence à nous filmer et nous photographier. Quand nous lui avons demandé darrêter, elle est devenue très agressive.

Nous décidons de rompre la «conversation» et de continuer tranquillement le long du canal, diffusant les tracts et discutant avec les promeneurs.

 

Une voiture de police est alors arrivée et sest dirigée vers les deux croisés, toujours à nos trousses.

 

Nous avancions vers la rue du faubourg Saint-Martin quand tout à coup une voiture de flics sarrête à notre hauteur, suivie par une autre de la Croix Rouge et deux véhicules de police. Alors que nous sommes entouré/es par des policiers, un des employés de la Croix Rouge leur crie  : «Il y en avait dautres ! Il y en avait dautres !» Des flics en civil continuent alors leur traque dans le quartier tandis que nous sommes emmené/es au commissariat de la rue de Nancy, escorté/es par la voiture de la Croix Rouge.

 

Après trois heures dattente pendant lesquelles nous avons saisi des bribes de la déposition de la Croix Rouge qui tenait absolument à porter plainte, apparemment sans succès, contre dimaginaires dégradations, nous sommes auditionné/es. Les flics nous laissent miroiter une sortie prochaine parce que «vraiment cest pas laffaire du siècle».

Nous refusons de répondre à leurs questions, ce qui les énerve : «Bah alors vous assumez pas vos actes» ; «Il faut avoir le courage de vos opinions» ; «Bah maintenant vous allez avoir une amende et avec ça cest vous qui financerez les centres de rétention».

 

Alors que tout semble fini, ils décident de nous mettre en garde à vue au prétexte de refus dempreintes et de photos.

 

Le lendemain matin, visite surprise : cest la brigade criminelle ! Ils nous posent toute une série de questions à propos de diverses actions menées contre la Croix Rouge depuis plusieurs mois, des actions allant de lengluage de serrure au pneu crevé en passant par des bris de vitrines, des collages daffiches et des tags.

 

Nous sommes finalement libéré/es en début daprès-midi avec une citation à comparaître au TGI de Paris le 3 septembre pour refus dempreintes et de signalisation.

Une fois de plus la Croix Rouge sest illustrée par ses talents dauxiliaires de police en nous traquant, nous filmant, nous dénonçant et en sacharnant pour porter plainte contre des dégradations imaginaires.

 

Nous remercions les nombreuses personnes qui ont manifesté leur solidarité en téléphonant au commissariat et à la Croix Rouge du 10e arrondissement et qui se sont rassemblées devant le commissariat.

Nhésitons pas à faire connaître les agissements de cet organisme autour de nous  et noublions pas, pas de fric pour les collabos, pas de fric pour la Croix Rouge !

 

Les 4

Liste de diffusion RESF, 11 juin 2010.

Plus que jamais, barbarie ou résistance populaire autonome !

Il ne sert à rien de s’offusquer de l’actuelle crise du capitalisme car telle est sa nature. La crise est intimement liée au mécanisme même de l’accumulation du capital, mécanisme provoqué par la saturation du marché et son contrecoup : la surproduction. Les capitalistes sont poussés à trouver de nouveaux débouchés et à rechercher des gains de productivité toujours plus accrus et dont l’obtention est limitée par ce qui est humainement supportable (ainsi, le management, comme dispositif de recherche de la productivité, peut aboutir à « la souffrance » au travail et au suicide). Les marchés étant hyperconcurrentiels, ils poussent un certain nombre de capitalistes à délocaliser leurs entreprises pour ne pas subir le dépôt de bilan ou les foudres de leurs actionnaires, entraînant chômage (l’armée de réserve) et paupérisation. A cela s’ajoute cette recherche de revenus faramineux qui creuse les écarts salariaux et réduit l’investissement. Le capitalisme est cette course sans fin au taux de profit !La gravité de la situation a fait que l’Etat est intervenu en raclant tous les fonds de tiroir de la république pour éviter que se répète le scénario de la crise de 1929, dont nous ne connaissons que trop le dénouement fatidique : la Seconde Guerre mondiale. Mais la dette atteint dorénavant une somme astronomique. Or le propre de la dette est d’être remboursée un jour ou l’autre avec intérêts à la clé. A défaut, c’est la banqueroute, comme ce fut le cas plusieurs fois à l’époque de l’ancien régime (début du règne de Louis XV, par exemple) et également sous le directoire (1797). Cela pourrait être à nouveau le cas et nul doute alors qu’elle conduirait à une situation sociale explosive comme en Argentine (2001), en Islande (2008) ou dans les Pays Baltes (2009). Certes, les gestionnaires ont su encore utiliser des injections massives de crédit, qui se rajoutent déjà aux précédentes (à chaque fois, les dettes privées deviennent publiques). Ce n’est de toute façon que reculer pour mieux sauter. On ne peut nier indéfiniment la réalité.
Pour éviter la faillite, une nouvelle cure d’austérité va donc être à l’honneur avec son corollaire de régression sociale pour toute une frange de la population (alibi ou pas, c’est bien cette même logique qui est à l’œuvre depuis 1974). Sa mise en application sera officielle après les élections régionales de 2010 : les politiciens ne sauraient prendre le risque de froisser l’opinion publique. Il est préférable pour eux de continuer à l’anesthésier dans le mythe de l’identité nationale et de la réussite sociale ou par le spectacle navrant d’une coupe de foot-ball.

Dès lors, tous ceux qui subissent les méfaits du capitalisme ont face à eux un choix : se soumettre ou se révolter ! Les anarchosyndicalistes de la CNT-AIT appellent les exploités et les opprimés à suivre cette harangue d’Emile Pouget (1860-1931) : « Chacun est invité à ne plus être un zéro humain, – à ne plus attendre d’en haut ou de l’extérieur son salut ; chacun est incité à mettre la main à la patte, – à ne plus subir passivement les fatalités sociales. » Ce qui nécessite une intelligence collective qui exprime son autonomie. Nous devons recourir à l’auto-organisation en instituant des comités de lutte (ouverts à tous les individus) qui fonctionnent de manière assembléiste et qui se basent sur la démocratie et l’action directes. Ces comités de lutte ne doivent pas être les chambres d’enregistrement des intérêts des partis et des syndicats qui nous abasourdissent d’innombrables doléances, de compassion sur la misère humaine et d’appels fictifs à l’unité. Les anarchosyndicalistes observent que ces organisations jouent la bonhomie en façade mais transforment les comités de lutte en champ clos de leur rivalité. Leurs militants ont tendance à vampiriser toute ébauche d’auto-organisation, voire de la saborder pour le compte de leurs organisations. Ce sont les exploités et les opprimés eux-mêmes qui doivent à tout niveau posséder la maîtrise et la destinée de leurs outils de combat. Exploités et opprimés, nous nous le devons ! C’est une question d’estime portée envers nous-mêmes.

La lutte doit s’affranchir du corporatisme qui ne résonne que par le statut induit par le système et qui ne conduit qu’à négocier un statu quo illusoire. Le corporatisme (« les autres peuvent toujours crever ») ne fait qu’entretenir des clivages, des divisions et n’aboutit qu’à une voie de garage. En partant de la réalité matérielle concrète, les anarchosyndicalistes appuient un cadre revendicatif unifiant dépassant le corporatisme. C’est pour cela que nous défendons la satisfaction des besoins fondamentaux (logement, santé, nourriture, éducation…), ce qui implique de les soustraire à la logique marchande. Ce cadre revendicatif unifiant est le préalable d’une tentative de construction d’un rapport de force permettant une résistance populaire autonome.

Pour les anarchosyndicalistes, tous les problèmes sociaux et économiques sont interdépendants et découlent du capitalisme, système résultant d’un processus socio-historique divisant la population en classes sociales. C’est bien la « lutte des classes » qu’il faut remettre sur le tapis. Nonobstant, il s’agit de redonner force à une critique du parlementarisme et de l’Etat.

Alors que chacun se positionne donc et médite sur cette phrase de Solon : « Je décrète comme criminel tout citoyen se désintéressant du débat public. »

CNT-AIT
Association Internationale des Travailleurs-euses

Ils veulent la guerre ?

 

 

Ils veulent la guerre ? guerre

Ils l’auront.

 

En juin 2008, des sans-papiers foutent le feu à leur taule. La plus grande prison pour étrangers, le centre de rétention de Vincennes, part en fumée. Une dizaine, choisis «au hasard» serviront d’exemple lors dun procès dont lissue ne laissait place à aucune surprise (de 8 mois à 3 ans de prison ferme).

 

Depuis lincendie, des dizaines et des dizaines dactes de solidarité à travers la France ont entaché le calme et le silence que voulait imposer cette justice de paix : tracts, affiches, déambulations sauvages et bruyantes, sabotages de distributeurs de banques qui balancent leurs clients sans-papiers aux flics, poses de banderoles, attaques matérielles et occupations ravageuses des collabos de la machine à expulser et de leurs locaux ainsi que de nombreux tags et autres formes offensives.

Le 15 février 2010, plusieurs personnes sont perquisitionnées et arrêtées par le Service Anti-Terroriste de la Brigade Criminelle dans le cadre dune instruction ouverte autour de cette lutte sans médiation contre la machine à expulser.

 

Le 8 juin 2010, cest une nouvelle vague darrestations qui vient rappeler que l’État noublie rien.

 

Nous non plus.

 

Il est clair quà travers la répression de quelques individus bien connus de la police, cest toute une lutte que l’État cherche à sanctionner en lui coupant bras et langue. Contre la machine à expulser et le silence imposé tout autour, il est temps de choisir son camp entre résignation et passivité, collaboration et cogestion, ou bien faire du bruit, lutter et attaquer cet existant qui nous détruit.

Nous ne réclamons pas la «liberté dexpression» et nous ne voulons pas dune démocratie plus juste. Nous ne plaidons, ni ne demandons, ni ne revendiquons rien aux forces de la domination. Il ne tient quà nous de mener nos luttes de façon autonome et offensive afin de briser cette paix sociale qui ne peut simposer que par la violence et lassentiment de notre passivité.

Liberté pour tous, avec ou sans papiers.
Que la guerre sociale ravage ce monde de crevures.


Tract trouvé dans les rues de Paris, 9 juin 2010

Solidarité avec les 6 de Belgrade ! Manifestons avant leur procès le 16 juin 2010

Les 24-25 août 2009 l’ambassade grecque à Belgrade, Serbie, a été dégradée en solidarité avec Todiris Iliopulos, qui a été incarcéré en Grèce lors des émeutes de fin 2008 et avait entamé une grève de la faim. Il n’y a eu que des dommages mineurs à l’extérieur du bâtiment de l’ambassade. Bien que la responsabilité ait été entièrement revendiquée par un autre groupe, en septembre quatre membres de l’Initiative Anarchosyndicaliste (ASI, la section serbe de l’Association Internationale des Travailleurs) et deux autres personnes ont été arrêtés sans mandats. Ils ont été détenus sans charge pendant 3 mois puis finalement accusés de « terrorisme international » ; c’était la première fois que cette accusation était retenue en Serbie.

Les 6 de Belgrade ont passé les cinq mois et demi suivants dans de terribles conditions d’isolement et de torture dans la Prison Centrale à Belgrade. Mais un dur travail mené par d’autres camarades dans les Balkans, combiné à une protestation internationale impressionnante de la part de groupes libertaires et à une inquiétude publique par rapport à l’utilisation de la nouvelle loi ont abouti à leur libération sous caution en février 2010. Lors de la première audience le 17 février, à laquelle plus de 200 personnes de Serbie et d’ailleurs ont tenté d’assister, la cour les a libérés afin qu’ils continuent leur défense en dehors de la prison.

Il est important de savoir que pendant la détention des 6 de Belgrade, trois sympathisants d’une autre ASI locale ont été arrêtés à Vršac pour avoir placardé des posters avec les mots « Liberté pour les anarchistes arrêtés ». Deux autres camarades de l’extérieur de la Serbie ont été arrêtés pendant qu’ils soutenaient les 6 de Belgrade pendant le procès, pour avoir distribué un prospectus disant « L’anarchisme n’est pas du terrorisme » et se sont vu saisir leurs documents de voyage. Les autorités ont également essayé de faire interdire un spectacle artistique mettant en scène l’un des 6 de Belgrade. Après la défaite de la première audience, l’aile droite a décidé d’utiliser des formes alternatives de répression et d’intimidation contre ASI. Au début du mois de mars 2010 des posters fascistes disant « Connais ton voisin ! Connais les ennemis de la Serbie » sont apparus près de l’entrée d’une tour d’immeuble où l’un des 6 de Belgrade vit. Le poster racontait des mensonges sur ASI et disait « si une cour corrompue ne les jugera pas, voici ceux qui vont le faire » et « Nous savons où vous vivez, nous savons quand vous dormez ».

Une deuxième audience a eu lieu le 23 mars. Face à la menace d’un autre mois de retard les défendeurs ont été obligés de participer à la deuxième audience sans présence publique. Ils n’ont été prévenus que le jour du procès que l’accusation de « terrorisme international » serait réduite à celle d’« atteinte à la sécurité publique ». L’accusation est toujours sérieuse dans la mesure où c’est la même accusation qui est portée contre les nationalistes qui ont monté l’ambassade des États-Unis contre le soutien étasunien à la déclaration d’indépendance du Kosovo, dans laquelle une personne à trouvé la mort. La peine minimale d’emprisonnement est de 6 mois et la peine maximale de 13 ans.

Le 16 juin 2010, la dernière audience des 6 de Belgrade aura lieu.

L’Internationale des Fédérations Anarchistes (IAF-IFA) soutient l’appel à des manifestations précédant le procès. Depuis le début l’accusation de “terrorisme international” et le procès aux airs de show politique étaient très clairement un autre acte de répression contre ASI qui s’oppose aux ultraconservateurs et aux nationalistes et soutient l’agitation des travailleurs en Serbie et ailleurs dans les Balkans, comme en Grèce. Les manifestations ont été interdites au centre ville de Belgrade, puisque les autorités cherchent à contrôler l’agitation des travailleurs. La Belgrade Pride a également été interdite. Des membres d’ASI soutenaient cette parade. Nous voyons que les convictions politiques sont suffisantes pour enfermer des anarchistes, confrontés aux accusations les plus graves.

Il est important d’attirer davantage l’attention sur ce cas et de créer un soutien pour les camarades d’ASI-IWA avant le 16 juin. Nous exhortons tous et toutes les libertaires à organiser et à soutenir des manifestations et des actions en soutien aux 6 de Belgrade et à leurs sympathisants qui ont été arrêtés ou se sont vu saisir leur documents de voyage et à rester à jour en lisant le site Internet

http://belgradesolidarity.org/

Contre la répression. Pour l’anarchisme,

L’Internationale des Fédérations Anarchistes (IAF-IFA)

http://www.iaf-ifa.org
http://www.i-f-a.org

Source : anar56.over-blog.org, le 7 juin 2010.

Paris : La Brigade criminelle travaille

Nouvelle arrestation d’Olivier par la Brigade Criminelle à Paris


Olivier, déjà arrêté lors de la vague d’arrestations du 15 février à Paris a été perquisitionné à nouveau (pendant 1h30) et mis en garde à vue à partir de 06h05 par le Service Anti-Terroriste de la Brigade Criminelle. Il s’agirait, selon les keufs, de «faits nouveaux».


Plus d’information dès qu’il y en aura…


Il y aurait au moins une autre perquisition ce matin :


Paris : Nouvelle perquisition de la Brigade criminelle 

Ce mardi 8 juin à six heures du matin, des policiers du 36 quai des Orfèvres, c’est-à-dire de la Brigade Criminelle de la Préfecture de Police de Paris, ont perquisitionné un logement à Paris. Ils recherchaient une camarade qui n’était pas présente dans l’appartement à ce moment là. Une seule personne était présente dans l’appartement, elle a reçu une convocation pour cet après-midi au Quai des Orfèvres. 

Ils ont saisi au moins deux ordinateurs ainsi que des documents. Le motif de cette perquisition s’inscrirait dans le cadre d’une enquête concernant des rassemblements illégaux et des dégradations. Rappelons que c’est cette Brigade Criminelle qui enquête sur les actions de solidarité autour du procès de Vincennes, notamment les sabotages de distributeurs automatiques, ainsi que sur les différentes actions contre la Croix-Rouge. Nous ignorons si d’autres perquisitions ont eu lieu ce matin. Nous n’avons pas d’autres informations pour l’instant. 

Liberté pour tous, avec ou sans papier.

Indymedia Paris, 8 juin 2010.

 

Feu à l’État.
Liberté pour tous, avec ou sans-papiers.
Solidarité avec les présumés serial-DABers.

 

Quelques liens sur les arrestations du 15 février 2010

Chronologie : Machine à expulser, Inculpés de Vincennes, centres de rétention, etc.

Sur les arrestations du 15 février à Paris des présumés sérial-DABers

Quelques réflexions autour des arrestations du 15 février à Paris par deux des inculpés

Incendie de Vincennes : verdict au lance-Flam et quelques réactions

Paris, compte-rendu de la manif de solidarité avec les présumés saboteurs de ces pauvres DAB

La 8e personne arrêtée et interrogée

— Deux tracts : Dans l’État le plus libre du monde et Liberté pour tous, avec ou sans papiers

A Gaza comme ailleurs…

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