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Archives pour juillet 2010

Russie : violente manifestation contre l’abattage d’une forêt près de Moscou

AFP / 29 juillet 2010 12h47

MOSCOU – Plusieurs centaines de jeunes gens ont jeté des pierres et des fumigènes contre une mairie de la région de Moscou mercredi soir pour protester contre l’abattage d’une forêt afin d’y construire une autoroute Moscou-St-Pétersbourg, ont rapporté jeudi les médias russes.

Des jeunes gens se réclamant de mouvements anarchistes et antifascistes, dont certains avaient le visage masqué, ont pris pour cible la mairie de Khimki et des coups de feu ont retenti, selon des images diffusées sur l’internet et reprises par la chaîne de télévision russe NTV.

Ils ont scandé des slogans contre l’abattage de la forêt de Khimki et écrit sur les murs du bâtiment : « Sauvons la forêt russe ! »

Des manifestations d’une telle violence sont rares en Russie, où les forces de l’ordre interviennent en général très rapidement, même lors de rassemblements pacifiques.

« Plusieurs unités de police ont été dépêchées (mercredi) sur les lieux mais lorsqu’elles sont arrivées, il n’y avait plus personne », a déclaré un porte-parole des forces de l’ordre, Evgueni Guildeïev, à la radio Echo de Moscou.

Les manifestants étaient plus de 500 et la police a déclaré n’avoir réussi à interpeller aucun d’entre eux, selon le quotidien Kommersant.

Par contre, neuf militants du mouvement de riverains qui se bat depuis trois ans contre le tracé de cette autoroute, et a déclaré n’avoir aucun lien avec l’attaque contre la mairie de Khimki, ont été interpellés à la suite de cette action.

« Notre camp a été encerclé (…) et on nous a dit de quitter la forêt. Nous sommes sortis et les OMON (troupes anti-émeutes) nous ont embarqués », a déclaré l’organisatrice de ce mouvement, Evguenia Tchirikova, qui figure parmi les personnes interpellées et était toujours en garde à vue jeudi.

Les neuf militants, soupçonnés de refus d’obtempérer aux injonctions de la police et infraction à la législation sur les manifestations, devaient être présentés à un juge dans la journée, a indiqué M. Guildeïev.

Par ailleurs, le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a indiqué à Kommersant que le chef du gouvernement « suivait l’évolution de la situation autour de l’abattage de la forêt de Khimki ».

Courant juillet, le Mouvement pour la défense de la forêt de Khimki avait écrit au groupe de BTP français Vinci, lui demandant de renoncer à un contrat réalisé dans l’ »illégalité ». Vinci s’est retranché derrière les décisions des autorités russes.

Gradisca d’Isonzo (Italie) : double évasion du centre de rétention, juste sous leur nez

Juste sous leur nez, deux fois

Que le centre de rétention (CIE) de Gradisca soit une passoire, on le savait depuis longtemps. Mais cette fois, on peut dire que les retenus ont réussi à s’évader sous le nez des gardes. Profitant du fait qu’ils avaient été enfermés dans les cellules par punition, et que la porte ne s’ouvrait jamais, même pas pour leur passer à manger, plusieurs retenus se sont mis tranquillement au travail pour faire un beau trou dans le plafond. Ils ont ensuite tenté la fuite à 20. Malheureusement, seuls 9 y sont parvenus, mais…

… mais pendant que la police était dehors à la chasse aux évadés, plusieurs heures après la première évasion, 3 autres retenus ont réussi à franchir le mur d’enceinte avant de disparaître ! Juste sous le nez des gardes. Au grand plaisir de ceux qui n’ont pas réussi à s’échapper et qui savent, évidemment, que la prochaine pourrait être la bonne.

NdT : un article du journal local (il Messaggero Veneto du 29 juillet 2010) précise que la première évasion  » a impliqué une vingtaine d’immigrés qui ont réussi à atteindre le toit du centre en forçant plusieurs grilles de métal situées au plafond d’une chambre. Un action rapide qui a exploité l’absence des systèmes électroniques de surveillance (caméras et détecteurs de présence à infra-rouge), fortement endommagés lors de la révolte de la semaine dernière (celle du 17 juillet). »

Traduit de l’italien de macerie @ Luglio 29, 2010

Communiqué

Communiqué  4089902576_8359368df4_b

 

 

 

 

 

 

 

Le groupe Abel Paz de la F.A. dénonce la politique systématiquement  répressive de l’État vis à vis des minorités, et affirme son soutien à la communauté des gens du voyage et des Roms pour défendre la liberté de circulation et d’installation des individus.

Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas catholique.

Quand ils sont venus chercher les francs-maçons,
je n’ai rien dit
je n’étais pas franc-maçon.

Et quand ils sont venus me chercher

il ne restait plus personne pour protester.

Pasteur Niemöller

Poème écrit à Dachau (1942)

N’attendons plus,  INSURRECTION!

Que 1000 Jura Libertaire et Indymedia Grenoble fleurissent !

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7 compléments d’info

Après la réhabilitation du délit d’outrage au drapeau la semaine dernière, le gouvernement poursuit sa mission de rééducation du peuple et d’instruction des « bonnes manières ». Et contre nos camarades du Jura Lib et d’Indy Gre, ce n’est pas le RAID ou le GIPN qu’il envoie comme à la Villeneuve pour leur faire respecter ces bonnes manières, mais une plainte pour atteinte à l’honneur (!) de la police.

Ce lundi 26 juillet, le sinis­tre Hortefeux a déclaré la guerre aux sites d’infor­ma­tions alter­na­ti­ves. Il vou­lait appa­rem­ment donner des billes aux flics mis en dif­fi­culté à Saint-Aignan et à Grenoble ces deux der­niè­res semai­nes : après avoir par l’inter­mé­diaire du secré­taire d’État Lellouche sou­haité régler « le réel pro­blème [rom] » au niveau euro­péen (tout un poème), ce sont les médias alter­na­tifs qu’il a donné en pâture à cer­tains syn­di­cats poli­ciers.

Ne dai­gnant pas citer de sa bouche imma­cu­lée nos cama­ra­des du Jura Libertaire et d’Indymedia Grenoble (la même bouche qui a été condam­née début juin pour propos racis­tes), il a annoncé avoir engagé une action pour « injure et dif­fa­ma­tion publi­ques contre la police » à l’encontre de deux sites Internet.

L’Hortefeux a ensuite bien entendu laissé fuiter gros­siè­re­ment quels étaient les sites visés : la fuite du minis­tère, ça permet de grat­ter le menton du pisse-copie pré­posé au copier-coller de la dépê­che AFP, ça lui donne l’impres­sion qu’il a une info de pre­mière main, il ron­ronne. Au pas­sage, il reco­pie la men­tion « hos­ti­les à la police » de la dépê­che AFP rédi­gée en 10 minu­tes sans véri­fier ce qu’il en est, il condamne les « sites anti-poli­ciers » (20 Minutes, Nouvel Obs) ou, quand il est grand inves­ti­ga­teur, il rajoute la men­tion oula­lah, trop tendue, de la légende d’une illus­tra­tion en pre­mière page du Jura Libertaire (« La police tra­vaille… à l’apar­theid social », dans l’« enquête » de Libé).

Le fait que le pisse-copie soit en train de scier la toute petite bran­che sur laquelle il/elle est assis ne l’effleure pas. Mediapart a déjà fait les frais ces der­niè­res semai­nes de l’ire de l’Élysée après ses révé­la­tions sur l’affaire Woerth, mais ça ne l’émeut pas. Si le pisse-copie-col­leur avait fait son taf, il aurait vu en quoi le Jura Libertaire et Indymedia Grenoble sont réel­le­ment hos­ti­les à la police :
- ils ont dif­fusé des témoi­gna­ges d’habi­tant-e-s de la Villeneuve, qui contre­di­saient la ver­sion poli­cière (et média­ti­que, ça va de soi) (Réaction/ana­lyse d’un habi­tant de la Villeneuve, Témoignage d’une habi­tante de Villeneuve…) ;
- ils se sont moqués de la tour­née d’un quart d’heure d’Hortefeux à la Villeneuve (Hortefeux à Grenoble : chro­ni­que d’un non-événement) ;
- ils se sont faits l’écho des pre­miè­res condam­na­tions après les émeutes, non pas en relayant la dépê­che du Sinistère, mais en rela­tant la manière dont se sont dérou­lés les procès (Récit des com­pa­ru­tions immé­dia­tes du 19/07).

Aujourd’hui, pour un média, être dans la ligne de feu d’Hortefeux est un signe de qua­lité. Pas besoin de label, juste d’une pour­suite judi­ciaire. Nous sommes très fiers de la déco­ra­tion remar­qua­ble que vien­nent de rece­voir nos cama­ra­des et nous nous enga­geons bien sûr à les aider par tous les moyens à conti­nuer leur œuvre.

Des mem­bres du col­lec­tif d’ani­ma­tion et de modé­ra­tion du site d’infos par­ti­ci­pa­tif Rebellyon

P.-S.

Cela dit, peut-être le Jura Libertaire et Indymedia Grenoble sont-ils hostiles à la police autant que nous le sommes : hostiles aux humiliations quotidiennes, aux 500 000 gardav’ par an, aux cowboys de la BAC, aux contrôles d’identité cinq fois par jour au pied de ton immeuble, aux tentatives de te faire craquer par des petites insultes bien senties, aux flash-balls qui défigurent et aux Tasers qui peuvent tuer, à l’assassinat de tout « voyou » (une pensée pour Umüt) ou au faciès, au GIPN et au RAID qui te visent à la lunette toi et ta famille quand y’a du bordel dans le quartier, et puis à la Justice évidemment qui t’envoie au trou pour rien. Ça nous paraît être un signe de bonne santé. Pas vous ?

Références pour pas dire qu’on écrit n’importe nawak :
- Libé
- 20 Minutes
- mention spéciale à LeMonde.fr qui a réussi à placer « la branche grenobloise d’Indymedia », jolie évocation d’une vision terroriste des médias libres : Le Monde.

 

(Rebellyon)

Réponse de grenoblois-es

Tout le monde ne part pas en vacances. Un lycéen de la Villeneuve va en prison pour trois mois ; Sarkozy vient à Grenoble le 30 juillet 2010 installer son préfet pitbull ; et nous, Grenoblois irrésignés, diffusons ces jours-ci, à des milliers d’exemplaires, ce tract contre sa venue.

Vous aussi, vous pouvez l’imprimer, publier votre propre texte au verso, et le distribuer dans la rue.

***

Après la mort d’un jeune braqueur à Villeneuve et la révolte qui s’en est suivi, le quartier est resté isolé du reste de la ville durant dix jours, par l’interruption des lignes de bus et de tramway.

Ce vendredi 30 juillet, Sarkozy vient lui-même installer son préfet pittbull : Eric Le Douaron, ancien directeur de la sécurité publique et de la police aux frontières. Bref, un ultra-flic.

Après avoir transformé Grenoble en « Silicon Valley » livrée aux laboratoires de recherche et entreprises high tech ; expulsé les classes populaires en périphérie pour laisser la place aux ingénieurs et cadres à forts revenus dans des résidences de prestige à 3500 euros le m2 ; implanté des caméras de vidéosurveillance dans toute la ville, le maire Destot profite de l’occasion pour annoncer des innovations en matière de répression. La seule réponse des décideurs aux problèmes sociaux qu’ils ont eux-mêmes créés : l’escalade technologique et guerrière. Toute la ville subira le flicage de l’ultra-préfet.

Tandis qu’au sommet de l’Etat, Woerth et Sarkozy trafiquent en toute impunité avec l’argent des Bettencourt, un lycéen de Villeneuve prend trois mois ferme en comparution immédiate pour jet de caillou vers la police. Que celui qui n’a jamais lancé de caillou sur la police lui jette la première pierre.

Nous, habitants de tous les quartiers de Grenoble, appelons la population à raconter la version réelle des événements récents, ainsi que sa vie quotidienne (logement, chômage, précarité, racisme, retraites, santé, éducation, travail…). Ecrivez et diffusez vos témoignages par tracts, affiches, prises de parole publiques et sur le site internet Indymedia Grenoble (http://grenoble.indymedia.org, rubrique « publiez »).

Apportons notre soutien aux habitants de Villeneuve et informons-nous auprès d’eux plutôt qu’avec la télé.
La vieille ville est avec la Villeneuve.

N’ayons pas peur : résistons !

Grenoble, le 25 juillet 2010
- Pièces et Main d’Oeuvre
- Collectif Démontons les caméras
- et d’autres habitants

Plus d’informations sur :
- http://grenoble.indymedia.org
- http://www.piecesetmaindoeuvre.com
- http://demontonslescameras.toile-li...

Contact : stopcameras38(at)riseup.net

Drapeau français : l’Etat lance un nouveau défi…


L’outrage au drapeau désormais passible d’une amende de 1.500 euros

(AFP) – 23 juillet 2010

PARIS – L’outrage au drapeau français est désormais passible d’une amende de 1.500 euros sur l’ensemble du territoire, selon un décret du ministère de la Justice paru vendredi au journal officiel.

Le Garde de Sceaux, Michèle Alliot-Marie, travaillait depuis avril à un ajout réglementaire permettant de punir l’outrage au drapeau tricolore après la polémique sur une photographie, primée lors d’un concours à Nice, montrant un homme s’essuyant le postérieur avec le drapeau français. Cette photo faisait partie des « coups de coeur » du jury d’un concours photographique organisé par la FNAC de Nice le 6 mars et avait été publiée en tant que telle dans un journal gratuit le 19 mars.

Le décret institue une amende prévue pour les contraventions de la 5e classe, soit 1.500 euros, qui sanctionnera le fait, « lorsqu’il est commis dans des conditions de nature à troubler l’ordre public et dans l’intention d’outrager le drapeau tricolore », de « détruire, détériorer ou utiliser de manière dégradante » le drapeau « dans un lieu public ou ouvert au public ».

Le texte précise qu’est également puni, « pour l’auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, de diffuser ou faire diffuser l’enregistrement d’images relatives » à ces faits .

Cette disposition ne porte « aucune atteinte à la liberté artistique, ni à la liberté d’expression », a assuré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier.

« La liberté d’expression n’autorise pas les propos racistes, la liberté artistique n’autorise pas la dégradation des biens d’autrui, et bien la liberté artistique n’autorise pas non plus l’outrage au drapeau », a-t-il fait valoir.

Jusqu’à présent, les seuls outrages au drapeau susceptibles d’être poursuivis étaient ceux intervenants « au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques », c’est-à-dire principalement les manifestations culturelles ou sportives.

Dans ce contexte, la loi du 18 mars 2003 a institué un délit puni de 7.500 euros d’amende », ainsi que de six mois d’emprisonnement lorsqu’il est commis en réunion.

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La photo qui a servi de prétexte…

Mort à la démocratie (bourgeoise)

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Sans commentaires…

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Lutte contre la machine à expulser : quand la crim’ traque les colleurs d’affiche

Indy Paris, mercredi 21 juillet 2010

Le 22 juin 2008, suite à la révolte déclenchée par la mort d’un des 280 sans-papiers qui y étaient enfermés, le centre de rétention de Vincennes brûlait.

Onze personnes qui y étaient enfermées furent inculpées pour cette révolte et cet incendie. Le 25 janvier 2010, leur procès débutait.

Pendant ce procès et les semaines qui l’ont précédé, diverses actions de solidarité avec les inculpés de Vincennes et plus largement pour la liberté de circulation et d’installation ont lieu partout en France et au-delà : collages d’affiches, accrochage de banderoles, balades contre les expulsions, tags, occupations d’entreprises participant à la machine à expulser, projections, débats, concerts, sabotages de banques et d’organismes dénonçant les sans-papiers, rassemblements devant des centres de rétention ou des palais de justice…

Le 15 février, quelques jours après la fin du procès, la brigade criminelle perquisitionne et arrête sept personnes, les interrogeant sur certaines de ces actions. Elles auraient soi-disant été filmées ou photographiées [ Par les multiples caméras de vidéosurveillance qu’il y a dans les rues, les postes, les banques... ] à proximité de distributeurs sabotés ou de lieux occupés ou en train de coller des affiches ou de tenir une banderole lors de balades contre la machine la machine à expulser. Une des interpellés l’a sans doute été pour ses contacts téléphoniques. Elle diffuse des SMS pour alerter des rafles à des dizaines de personnes.

Lors de cette première vague d’arrestations, il y a eu quatre mises en examen : deux pour dégradation et deux pour dégradation et destruction.

Les quatre mis en examen sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rencontrer.

Le jeudi 28 mai, un camarade qui était recherché dans le cadre de cette procédure est interpellé dans la rue. Interrogé sur les mêmes faits que les autres, il est relâché au bout de 24 heures sans poursuite.

Le mardi 9 juin, cinq nouvelles perquisitions suivies d’interrogatoires, toujours par la brigade criminelle. Cette fois-ci, il s’agit de deux occupations qui ont eu lieu le 17 mars, jour du verdict du procès de Vincennes. Parmi les personnes interpellées, certaines auraient été filmées par les caméras de surveillance de la RATP dans le métro Belleville 20 minutes après l’occupation d’agences Bouygues et SNCF situées à quelques stations de là. Une autre aurait été suivie par la police et vue en train d’acheter de la colle… Colle qui selon une analyse scientifique correspondrait à celle utilisée pour les dégradations commises : des affiches collées pendant des occupations ! Encore une autre est mise en cause car ses empreintes digitales auraient été trouvées sur l’une des dites affiches.

Ces deux dernières personnes sont mises en examen, les autres doivent être convoquées avec le statut de témoin assisté [Statut qui permet à la justice de mettre en examen à tout moment et de garder les gens dans la procédure. Donne droit à être assisté d’un avocat.].

Entre ces deux vagues d’arrestations, la brigade criminelle a profité de plusieurs placements en garde à vue (lors d’une ouverture de squat, d’une diffusion de tracts contre la Croix-Rouge pour interroger les gens sur des actions de solidarité avec les sans-papiers ou contre les collaborateurs de la machine à expulser.

Depuis quelques années, les services de police font un gros travail de fichage des gens qui luttent contre les centres de rétention et les rafles et contre la machine à expulser en général. Ce travail a notamment été officialisé par la circulaire Dati.

La gestion des mouvements de population est l’une des priorités du gouvernement. Il s’agit notamment de sélectionner au plus près la main-d’œuvre nécessaire à l’économie, ceci dans un contexte général d’aggravation des conditions de vie. Cette sélection impose le renforcement de l’enfermement des personnes dites indésirables, des contrôles aux frontières et des rafles, des visas au compte-goutte et l’intensification de la lutte contre celles et ceux qui d’une manière ou d’une autre vont à l’encontre de la mise sous contrôle des mouvements de population.

Ainsi, à Paris, la semaine des arrestations du 9 juin, pas moins de 100 personnes ont été mises en garde à vue dans le cadre du mouvement des sans-papiers : les travailleurs en grève qui occupaient le parvis de Bastille et les militants du 9e Collectif qui occupaient l’office de la Francophonie.

L’an dernier, ce sont plusieurs personnes d’origine afghane qui ont passé 96 heures de garde à vue au prétexte qu’elles auraient fait partie d’un réseau d’immigration clandestine en bande organisée. Ces personnes demandeuses d’asile qui ont fait l’objet de dépêches victorieuses du ministère qui annonçait « le démantèlement d’un réseau très structuré » étaient simplement allées acheter des billets de train pour des amis récemment arrivés d’Afghanistan…

Dans la même intention qui fait que les ministres de l’Intérieur de l’Union Européenne multiplient les rencontres pour intensifier la lutte contre une même menace « l’immigration clandestine et le terrorisme » fabriquant ainsi un même ennemi, l’étranger, les luttes de solidarité avec les sans-papiers tendent à se transformer en « associations de malfaiteurs » ou « bandes organisées » qui feraient planer des menaces terroristes.

Qu’à cela ne tienne, que ce soit à l’occasion du futur procès en appel des personnes inculpées pour l’incendie du centre de rétention de Vincennes ou plus largement contre ceux qui enferment, exploitent, expulsent, ne lâchons rien … en tout cas pas notre seau de colle ni notre pinceau !

Liberté pour tous avec ou sans papiers
Fermeture des centres de rétention
Liberté de circulation et d’installation

Collectif de solidarité avec les inculpés de la révolte de Vincennes, 21 juillet 2010

Bonjour, nous sommes des anarchistes !

Cela fait déjà quelques temps que nous sommes présents sur ce marché, avec notre table de presse, nos sourires (parfois) et nos yeux fatigués (toujours). Comme beaucoup le savent déjà, nous sommes là pour parler de nos idées, les diffuser, faire connaitre des textes sous forme de brochures qui nous paraissent importants, faire des propositions, toujours sans médiation. Cependant une question nous revient souvent, « c’est quoi les anarchistes ? ».

On connait mal les anarchistes, et souvent on croit connaitre leurs idées alors qu’en fait nous n’en entendons parler que par le biais de faits divers (sabotages, émeutes, actions directes) transmis par la police aux journalistes, qui eux-mêmes redistribuent l’« information » au plus grand nombre. Jamais pourtant ces « informations » n’ont réellement abordé le fond de la pensée de ceux qui luttent pour l’anarchie, hormis dans le but de désinformer et stigmatiser pour mieux réprimer ensuite. On nous parle souvent de l’affaire de Tarnac et des sabotages de caténaires SNCF dont les médias parlaient tant il y a quelques temps, ou encore de la campagne récente de sabotage de distributeurs de billets de banques balances en solidarité avec les sans-papiers.

Les anarchistes en fait ont à cœur de comprendre pourquoi la terre et tout ce qui s’y trouve ne constitue pas un héritage commun à tous ceux qui la peuplent. Pourquoi certaines personnes ont fait le choix de se l’approprier et de la léguer à leurs héritiers ? Pourquoi, selon le bout de terre, exécute-t-on celui qui vole pour survivre ? Pourquoi enferme-t-on des gens qui n’ont pas le bon bout de papier ? Pourquoi traite-t-on les femmes comme des sous-hommes ? Pourquoi alors qu’une majorité est exploitée, une minorité tient les rennes de cette exploitation ? Il y a encore beaucoup de questions comme celles-la… Mais parmi elles, la plus importante est certainement : Pourquoi les dominés du monde entier acceptent-ils ce sort alors qu’il suffirait qu’ils se révoltent pour vaincre la minorité de dominants ?

Pour comprendre les idées des anarchistes, il suffit d’imaginer un monde dans lequel l’entraide remplacerait domination et concurrence. Ce monde n’est pas celui que nous connaissons.

Les anarchistes font partie de ceux qui sont en guerre contre l’existant, cet état du monde qui fait froid dans le dos ; qui ne veulent plus accepter cet ordre fou des choses, ce statu quo, qui en imposant sa paix impose la censure de nos désirs. Cette paix qui ne peut que s’imposer par la violence de l’Etat et de l’économie entre directement en conflit avec nos aspirations de liberté, avec la nécessité indivisible de combattre au quotidien. Et comme le disait en 1854 l’anarchiste Joseph Déjacque (que vous avez certainement déjà croisé sur notre table), « par le bras et le cœur, Par la parole et la plume, Par le poignard et le fusil, Par l’ironie et l’imprécation, Par le pillage et l’adultère, Par l’empoisonnement et l’incendie », les anarchistes combattent depuis des siècles la domination et l’autorité.

Nous sommes contre toute forme d’Etat et d’institutions, nous détestons la société parce qu’elle ne fait qu’opprimer les individus qui la composent, nous voulons détruire les prisons parce que l’enfermement sert à notre neutralisation sociale, parce qu’il n’a jamais rien réglé en profondeur, parce que nous ne supportons plus que la société se venge contre nous ou tous ceux qui ne supportent plus ce monde.

Si tout cela ne te fait pas peur, si comme nous tu penses que le jeu en vaut la chandelle, jette ce bout de papier et regarde autour de toi : la domination est partout : agences d’intérim, pôle emploi, boutiques de luxe, commissariats, palais de justice, centres de rétention, prisons, usines, supermarchés, expulseurs, vigiles, tous tirent profit de ta domination. Tous doivent payer pour les marques sur nos mains, pour les blessures mentales et physiques dont ils ont parsemé nos corps et nos esprits.

Et tant que ce monde existera, nous prônerons la haine de ce monde.
Et tant que ce monde existera, nous continuerons de diffuser nos idées ici comme ailleurs, alors discutons un peu.

Des anarchistes.

[Tract trouvé sur un marché quelque-part dans le nord-est de Paris.]


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