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Archives pour juillet 2010


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Des nouvelles de Grèce…

Des nouvelles de Grèce... greece 

En mai dernier nous avons sorti un tract évoquant la situation en Grèce. Même si les médias n’en parlent plus la lutte et les grèves se poursuivent. Voici un rapide aperçu sur ce qui se passe en Grèce. Il n’est bien sûr pas exhaustif.

 

Grève générale du 29 juin

 

Déjà la veille des actions ont eu lieu. Ainsi le 28 juin des syndicalistes ont occupé le siège du «Public Power Corporation» à Athènes.

 

Pour les dockers les choses n’étaient pas simple dans la mesure où le tribunal avait jugé leur grève comme étant illégale. Cela a eu pour conséquence que la police occupe le port du Pirée afin d’empêcher les grévistes de bloquer ce dernier. Mais c’était sans compter la détermination des dockers qui ont réussi à enfoncer les cordons de flics et à la suite d’affrontements ont réussi a bloquer le port. Il s’agissait principalement de syndicalistes du PAME, proche du parti communiste grec.

 

Pendant ce temps une action de réduction a eu lieu dans un supermarché à Athènes et a été suivie d’une redistribution. Une action similaire s’est déroulée à Thessalonique.

 

Durant l’après-midi environ 30’000 à 50’000 personnes ont participé à la manifestation à Athènes qui a donné lieu à des affrontements. Une trentaine de militants d’extrême-droite qui ont tenté de défiler avec les travailleurs se sont heurtés à une réaction immédiate. Ils ont été mis en fuite, les manifestants étant bien décidés à ne pas tolérer la présence de militants d’extrême-droite dans le cortège. Après la manifestation la police est intervenue violemment dans le métro (matraquages etc.).

 

Grève générale du 8 juillet

 

À l’appel des deux principaux syndicats du secteur public et privé la Grèce a connu sa sixième journée de grève générale. La grève a paralysé entre autres les transports maritimes, ferroviaires et aéroportuaires, les administrations, les hôpitaux…

 

Les travailleurs entendaient dénoncer le projet de loi sur la réforme des retraites adoptée la veille par la majorité socialiste au Parlement. Ce projet généralise le départ à la retraite à 65 ans, alors qu’avant les travailleurs pouvaient partir à 60 ans. Outre la dénonciation de la réforme des retraites, les gens se sont également mobilisés pour continuer à dénoncer le plan d’austérité que le gouvernement leur impose.

 

Des rassemblements et des manifestations ce sont déroulés à Athènes et dans d’autres villes.

 

 

À suivre…

 

 

Fédération anarchiste – Strasbourg, 18 juillet 2010.

Paris : interrogatoire à propos d’un blog

Aujourd’hui 13 juillet, un compagnon soupçonné de participer au blog « Même pas peur », a été interrogé par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, dans le 13e arrondissement.

Les questions portaient sur un texte publié sur des dizaines de sites fin avril 2010 : « Analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste« , concernant « le dossier d’instruction judiciaire sur ce qui fut, en janvier 2008, la première affaire traitée par une juridiction antiterroriste concernant ce que policiers, juges et médias nomment « la mouvance anarcho-autonome » ».

Le délit supposé serait la divulgation de l’identité de fonctionnaires de police. Il n’y a pas eu de suite pour l’instant, et d’autres convocations dans le cadre de cette nouvelle enquête auraient peut-être été envoyées.

PS : comme d’habitude, attention à d’où sont postés les messages sur les sites et blogs, les keufs sont friands d’IP, comme on le voit encore dans ce cas.

Chichigalpa (Nicaragua) : Émeutes après l’assassinat d’un ouvrier par les keufs

Deux morts, plus de trente blessés à Chichigalpa, à l’ouest de Managua, durant des affrontements après la mort d’un ouvrier, Ervin Urrutia, abattu par la police.

 

Chichigalpa (Nicaragua) : Émeutes après l’assassinat d’un ouvrier par les keufs chichin

 

Tout est parti d’un affrontement entre des flics et des ouvriers s’opposant à une arrestation judiciaire visant un collègue de travail accusé de vol, provoquant le tir d’un agent de police sur Urrutia, selon la version officielle.

 

 

Les manifestants, auxquels s’étaient joins de nombreux habitants de la ville, ont ensuite pris d’assaut le commissariat de la ville pendant plusieurs heures, tentant de l’incendier. Ils ont ensuite pris les rues, dressant des barricades de pavés et allumant des tas de pneus, puis ont été dispersés par la police (800 policiers anti-émeute amenés d’autres villes) à coup de lacrymogènes.

 

Pagherete tutto (Sources : presse latino-américaine), 10 juillet 2010.

 

 

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Communiqué des 4 anarchistes inculpés de Buenos Aires

jeudi 8 juillet 2010

A tous les rebelles solidaires du monde.


A deux mois de notre libération, après avoir été détenus pendant dix jours à la prison de sécurité maximale de Ezeiza, pour une manifestation devant les portes de l’ambassade de Grèce, qui visait à montrer notre solidarité avec l’anarchiste Giannis Dimitrakis (toujours prisonnier de l’État grec).

Nous avons été inculpés des charges suivantes : « prepotencia ideologica » (?) , « détention de matériel explosif », « dégradations aggravées », « blessures graves », « atteinte et résistance à l’autorité ».

Le 28 juin, au tribunal de comodoro py, a eu lieu l’audience devant la chambre d’appel, lors de laquelle l’avocat a fait appel pour toutes les charges. A partir de là, la chambre dispose de 15 à 30 jours pour prononcer la relaxe ou au contraire, pour maintenir l’inculpation pour chacune de ces charges. Au cas où nous resterions inculpés, nous pourrions être jugés, probablement vers la fin de cette année. Il est nécessaire de montrer une solidarité pratique en l’étendant à tous les prisonniers et à toutes les personnes poursuivies du monde. Révoltons-nous contre ce système de vie imposé an agitant, en attaquant, en exprimant de diverses façons la solidarité, diffusant la rage dans les rues, illuminant l’obscurité. Nous saluons et remercions ceux qui d’une façon ou l’autre ont montré leur solidarité dans différents coins du monde, montrant dans la pratique que les frontières ne sont pas les nôtres..

Luttons pour l’anarchie. Combattons jusqu’à la destruction totale du pouvoir qui veut maintenir nos vies dans l’exploitation et l’oppression, par la propagande commerciale, le contrôle social et ses prisons.

Pour l’arrêt du procès contre les 4 anarchistes.
Pour la liberté de tous les prisonniers du monde.
Pour la destruction totale de la société carcérale, l’expansion de la révolte et l’anarchie.

Mort à l’Etat. Vive l’anarchie et l’insurrection.

Trouvé sur Pagherete Tutto.

La police travaille à saintDenis : Expulsion du camp rom du Hanul

La police travaille à saintDenis : Expulsion du camp rom du Hanul hanul

 

 

Le Hanul rrom de St-Denis est tombé

 

Ce matin, les hommes en uniforme ont expulsé de force les habitants du Hanul et leurs soutiens. Cette expulsion est parfaitement illégale, dans la mesure où aucune décision de justice n’a été notifiée aux personnes concernées. Une ultime fois, les Rroms ont demandé à voir la décision d’expulsion, mais les hommes en uniforme ont répondu que c’était dans les films que ça se passait comme ça. Nous croyons pourtant que c’est plutôt dans un état de droit que la justice décide d’abord, notifie ensuite et enfin la police l’exécute. L’huissier de justice a juste montré furtivement un papier sans en-tête, de sorte que nous n’ayons pas pu en identifier l’auteur, mais nous avons eu le temps de lire le mot «ordonnance» et de voir un tampon bleu en bas de la page.

Le Hanul était le plus ancien campement de Rroms en France. Il était là depuis 10 ans. Il y a 7 ans, en 2003, le maire d’alors, M. Patrick Braouezec avait signé une convention d’occupation en grande pompe, avec une fête garnie de spécialités rroms. Cette convention n’a jamais été dénoncée. Aujourd’hui cependant, les cocontractants de la ville se sont fait jeter dehors sans qu’aucun élu dyonisien ne soit présent.

 

Par conséquent, les Rroms et leurs soutiens se trouvent actuellement devant la mairie de St-Denis, où ils demandent à être reçus pour :

— Trouver une solution d’hébergement d’urgence dans un des locaux de la ville ; 

— Conclure à nouveau un accord qui leur permettra de s’installer quelque part dans la ville où ils vivent depuis 10 ans, où nombre de leurs enfants sont nés, et où tous ces derniers vont à l’école.

 

La Voix des Rroms, 6 juillet 2010.

 


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Les Rroms trahis par la mairie de Saint-Denis

 

Après l’expulsion violente hier matin, les Rroms du Hanul se sont dirigés vers la mairie de Saint-Denis. Suivis à chaque pas par la police, ils y sont arrivés quelques minutes avant l’heure d’ouverture. Cependant, les portes de la mairie sont restées fermées. Un messager a indiqué aux expulsés que le directeur du cabinet du maire recevrait une délégation. Renata et Denisa, deux fillettes nées au Hanul et enregistrées à l’état civil de St-Denis, faisaient partie de la délégation.

 

Après un exposé d’environ 20 minutes où Mme. Haye, adjointe au maire, a mis en valeur l’engagement politique de la ville en faveur des Rroms, Denisa a pu poser la première question : «où allons-nous dormir ce soir ?» En guise de réponse, la petite fille de 9 ans a pu apprécier un second exposé sur le même thème, cette fois-ci par M. Proult, lui-aussi adjoint au maire.

 

Les deux élus ont maintenu tout au long de l’entretien que la ville n’avait pas de locaux pour un hébergement d’urgence, mais qu’elle faisait beaucoup d’efforts pour les Rroms, notamment avec un «village d’insertion» et avec un discours en faveur de l’ouverture du marché de l’emploi aux Roumains. En effet, M. Braouezec, anciennement député-maire et actuellement président de la Communauté d’agglomération Plaine Commune a posé une question au gouvernement en ce sens il y a quelques jours. Toujours est-il que la ville est contre la pérennisation des bidonvilles et qu’elle a refusé d’ouvrir un gymnase ou un autre local pour héberger en urgence les familles expulsées. Elle se congratule cependant de l’obtention d’une table ronde régionale au mois de septembre au sujet des Rroms qui vivent dans des campements.

 

En ce qui concerne l’urgence pour ces familles, la seule proposition de la ville était de se joindre à une demande d’entretien avec la préfecture de la région. Or, comme les solutions éventuellement envisagées dans ce cadre correspondent à quelques nuitées d’hôtel, la proposition n’a pas été jugée sérieuse par les expulsés, et même contradictoire avec les objectifs à long terme affichés, notamment celui de l’ouverture du marché de travail, qui reste de la compétence de l’État. Aussi, un membre de la délégation a jugé l’attitude de la ville comme une trahison : «votre soutien n’a été qu’une mise en scène politique, pour faire semblant d’aider les pauvres en bons communistes, mais finalement vous nous jetez dans la rue comme des chiens, comme pendant la seconde guerre mondiale», — a dit M. Boti, ancien habitant du Hanul. Des employés de la Plaine Commune, dirigée par M. Braouezec, accompagnaient les CRS pendant l’expulsion.

 

Une fois de plus, comme souvent dans leur histoire européenne de 600 ans, les Rroms ont du se débrouiller par eux-mêmes, aidés par quelques dyonisiens, notamment des artistes, qui détenteurs de l’esprit de solidarité de leur ville.

 

La Voix des Rroms, 7 juillet.

 

 

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Un centre pour demandeurs d’asile en feu en Norvège

Hier, à Buskerud, en Norvège, un camp pour les déboutés de lasile a brûlé pendant une révolte. Le centre semble être entièrement détruit. Personne na été blessé mais 23 personnes ont été arrêtées aujourdhui soupçonnées davoir mis le feu au centre. L’État norvégien souhaite «les expulser par la force le plus rapidement possible si elles ne partent pas delles-mêmes».

 

 

Un centre pour demandeurs d'asile en feu en Norvège asylmottak

 

L’incendie semble faire suite à  plusieurs jours de protestation. Selon la presse, lélement déclencheur aurait été les mauvaises conditions de vie : nourriture insuffisante, absence de soins psychiatriques, douches froides … et puis, certaines personnes y étaient depuis 2006 !

 

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Tout a commencé hier matin, les retenus ont commencé par détruire différents matériels et ont brisé les vitres. Ensuite, ils auraient allumé plusieurs petits feux. 

 

Liste rétention, 8 juillet 2010.

 

 

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Solidarité avec les inculpés du 21 juin à Poitiers


« Contrairement à ce qui a été relaté dans la presse, c’est un véritable tabassage policier de militants connus pour leur engagement politique qui a eu lieu lors de la Fête de la musique à Poitiers.

En effet, les journaux locaux, caisse de résonance de la propagande policière, parlent de «rixe» ou de «bagarre» avec la police. Or, ce 21 juin, cela ne s’est pas du tout passé de cette façon. Comme l’ont expliqué des témoignages concordants, les policiers en uniforme et la brigade anticriminalité (BAC) n’ont en fait pas lâché une quinzaine de jeunes militants connus d’eux depuis les derniers mouvements lycéens et étudiants. M. Papineau, le directeur départemental de la sécurité publique qui s’est rendu célèbre par sa capacité à attirer vers lui des petits objets tels que pile, briquet ou caillou … sans en tirer jamais la moindre égratignure mais plutôt l’obtention d’amendes, était également à la parade, en uniforme. Les forces de l’«ordre» étaient donc prêtes à en découdre. Et c’est effectivement ce qui est arrivé. Prenant pour prétextes — ou alors, plus probable, inventant — une menace proférée contre lui, ainsi qu’une bouteille ayant atterri à ses pieds, et ayant aperçu un — en fait, une — de ces jeunes militants, M. Papineau le désigne à ses troupes, déterminé à créer l’incident. À moins que ce ne soit l’inverse : apercevant cette militante, il invente, nous dirions comme à son habitude, cette histoire, et se sert du prétexte de l’insulte et de la bouteille pour la désigner à ses troupes.

Précisons que M. Papineau a expliqué lors de l’«enquête» qu’il avait tourné la tête dans la direction d’où la voix était venue : il n’a pas vu la bouteille arriver vers lui (ce qui tendrait à prouver que celle-ci n’a pas été lancée de ce côté-là) ; en revanche, ô merveille ! il a aperçu cette jeune militante qu’il a immédiatement désignée à ses troupes. L’occasion fait le larron, on le sait : cette militante avait été condamnée en correctionnelle pour «bris de “sucette” Decaux». Mais elle a été relaxée depuis. Évidemment, la décision n’a guère plu dans les rangs de la police ; et donc sa présence sur les lieux — comme celle de ses camarades «anarcho-autonomes» que la BAC a particulièrement dans le collimateur depuis plus d’un an — était une bonne occasion de provocation pour remettre les pendules à l’heure de la répression.

La jeune militante est arrivée en courant place de la Liberté et s’est adossée à un mur. Aussitôt la police l’a encerclée et a cherché à disperser, y compris à coups de tonfa, les gens qui venaient voir ou demander des explications. Plusieurs, ceux qui sont harcelés par la police depuis des mois, ont été roués de coups et arrêtés sans ménagement. Les tabassages ont continué jusque dans le commissariat. Pour couvrir leurs forfaits — ou leur manque de professionnalisme, c’est selon —, là encore les policiers ont inventé une fable. Ce seraient eux qui se seraient fait attaquer par «un groupe de jeunes qui veulent s’opposer à l’interpellation de leur copine», comme il est si bien écrit dans la presse. Ils ajoutent à cela des «blessures» si peu évidentes que les policiers auront toutes les peines du monde à obtenir des ITT de la part des médecins du CHU ; et enfin ils se sont tous portés partie civile, et le tour a été joué. Mais quand même, comment expliquer que cinq de ces policiers surentraînés soient blessés par quatre jeunes garçons et deux jeunes filles, sinon en postulant qu’ils ont simulé — comme simulait le policier qui se déplaçait avec une attelle, et qui peinait surtout à faire semblant de boiter, lors de la demande de comparution immédiate ?

Il a suffi de voir l’état de nos camarades (yeux pochés, contusions, fatigue…) lors de cette dernière, ainsi que les sourires des nombreux policiers présents dans la salle et autour, pour comprendre que ces derniers se sont fait plaisir tout en gérant bien leur affaire afin de les envoyer en prison.

Pour le Comité contre la répression des mouvements sociaux, les événements qui viennent de se dérouler sont une illustration supplémentaire des méthodes de répression policières mises en œuvre contre les mouvements sociaux — des méthodes expérimentées dans les quartiers puis généralisées : harcèlement suivi de tabassages, d’arrestations, de gardes à vue prolongées et de procès. Que les forces de l’«ordre» se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir traduit un rapport de forces en leur faveur. Grévistes, jeunes militants, sans-papiers, «radicaux» en font les frais depuis trop longtemps. Il faut que la peur change de camp. »

Comité contre la répression des mouvement sociaux de Poitiers

Voilà le texte rédigé par les inculpés pour le jour de leur procès. Il n’aura pas put y être lu mais est porté au dossier.

« Nous, les six inculpés du 21 juin, souhaitons donner un ton tout autre à ce procès, qui, sans les quelques précisions suivantes sur la situation, ne serait que l’arbre cachant la forêt.

Vous n’êtes pas sans savoir, Monsieur le Président, que la situation politique se trouve à un point de tension bien particulier. Malheureusement, ce point de tension n’a pas comme qualité la tentative de dépassement de la crise sociale actuelle mais plutôt comme objet une chasse aux sorcières avouée contre tout ce qui s’apparenterait à une hypothétique «mouvance anarchiste», un fourre-tout bien pratique pour des forces de l’ordre qui n’ont peut être pas tout compris, à l’image de ce policier qui nous définissait la mouvance anarchiste comme «la mouvance des ultras».

L’histoire nous a appris que le processus de construction d’une représentation barbare d’un mouvement, d’une tendance ou encore d’une dynamique n’était qu’un préalable, pour le pouvoir en place, à une tentative d’isolement de ce même mouvement dans le seul et unique but de cibler la répression sur un espace restreint et permettre l’étouffement de nos expressions dans un mélange de propagande subtile et de brut enfermement.

L’intention de cette déclaration n’est pas, nous le précisons, de définir nos positionnements politiques, de nous cerner dans un mot ou une pseudo-mouvance, mais bien de relater les différents faits et situation qui nous portent à croire que ce présent procès n’est pas celui de simples jeunes mais bien celui d’individus qui, par leurs positions, interventions et actes dérangent le pouvoir en place, toute prétention gardée.

Il y a maintenant environ 3 ans que les affrontements oraux, physiques et judiciaires perdurent entre les personnes actives des mouvements socio-politiques poitevins et le commissariat de la ville de Poitiers, soutenu par la Préfecture et la Mairie. Ces affrontements fréquents traduisent une proximité qui nous est affreuse.

Nous dénonçons le littéral passage à tabac que nous avons subi ce soir du 21 juin 2010.

Nous dénonçons la systématique de nos notifications de garde à vue, de leur prolongement et de nos déferrements au Parquet. De manière plus générale, nous dénonçons l’attitude des forces de l’ordre qui ne ratent jamais l’occasion de nous interpeller oralement dans la rue par nos prénoms, de nous provoquer lors de manifestations ou encore de nous harceler lors d’évènements publics comme celui de la fête de la Musique.

Nous ne reviendrons pas sur l’intégralité des faits, la liste étant trop longue et notre temps à tous bien trop précieux, à concentrer évidemment sur ce procès.

Mais, il nous paraît important de relier cette affaire à son contexte pour la distinguer de ce dit fait divers où une rixe se serait produite entre un groupe anodin de jeunes alcoolisés et excités et des policiers en patrouille victimes d’un guet-apens.

Entre les affaires de tags, d’occupation, de dégradations, d’outrages, de violences contre la police, en réunion comme à l’accoutumée, appuyées par des certificats médicaux hallucinants, les forces de l’ordre nous livrent une guerre au grand jour, avec ses victoires et ses défaites.

Des victoires comme nos différentes condamnations où le seul témoignage assermenté réussit à balayer une ribambelle de contradictions, comme l’obligation pour certaines des personnes ciblées de fuir la ville de Poitiers ou encore, plus récemment, comme la mise en détention provisoire de cinq personnes, une vengeance publique qui, à notre avis, les laisse sur leur faim.

Des défaites irréversibles, comme leur impunité qui se fragilise au fil de leurs coups d’éclats, comme le fait que chacun d’entre nous persistera à lutter, malgré la répression et qu’avant tout, nous ne sommes pas les seuls.

Pourquoi parlons-nous de vengeance ?

Prononçons la date interdite du 10 octobre 2009.

Une manifestation anti-carcérale, un procès sous tension, un placement en détention pour trois personnes et finalement un certain bide judiciaire en vue des premières ambitions du ministère de l’Intérieur. Et voilà que la frénésie sécuritaire s’amplifie. On parle d’une liste de 28 noms qui traînerait entre les bureaux de la Sûreté Départementale, de la Mairie et de la Préfecture.

28 noms dans le fourre-tout de la «mouvance anarchiste» et des forces de l’ordre sur les dents, bien décidées à faire baver «ces petits cons» comme ils nous appellent tendrement.

Et nous voilà rendus à la fête de la Musique édition 2010.

Des policiers qui nous collent aux pattes toute la soirée, une histoire d’insultes, une course poursuite pédestre, une interpellation plus que musclée puis un matraquage en règle contre toute forme de contestation, à l’extérieur mais aussi à l’intérieur du commissariat, cachés de tous y compris de la réglementation. Des forces de l’ordre en surnombre et 12 policiers victimes de violences sur le papier, le Préfet les appuie sans aucune hésitation.

Nous sommes six à comparaître devant vous aujourd’hui.

Nous ne sommes pas les seuls à constater l’accroissement de ce genre d’affaires.

Les violences policières reviennent constamment à l’ordre des discussions de promenade. La B.A.C. a une lourde réputation. La seule chose que nous sachions, c’est que nos blessures parlent bien plus que n’importe quelle assermentation.

Et à ceux qui jugeront que nous fabulons, que cet État de droit garantit un espace de liberté suffisant, nous leur répondrons que nous n’avons pas la même définition du mot «liberté» comme celle du mot «anarchiste».

Pour finir, nous lancerons une modeste réflexion, illustrant à merveille ce procès : «La police nous protège, mais qui nous protège de la police ?»

Les inculpés du 21 juin 2010″

Les peines requise par le procureur vont de 4 à 6 mois d’emprisonnement, au vu de son casier vierge une des inculpés s’en tire avec 70 heures de TIG. Le délibéré aura lieu le 29 juillet.

Lyon : Un comico attaqué à la Croix-Rousse


Lyon : Un comico attaqué à la Croix-Rousse police

 

Près de 80 impacts de barres de fer et de marteaux ont été relevés contre les vitres du poste de police municipale de la rue Villeneuve, sur le plateau de la Croix-Rousse.

 

Un témoin affirme avoir aperçu, mardi vers trois heures du matin, plusieurs personnes cagoulées et vêtues de noir près du lieu de l’attaque.

 

Rebellyon (Source : médias marchands), 7 juillet 2010.

 

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Lyon : des locaux techniques de la police partent en fumée

Le Progrès, 23.06.2010 04h00

Un incendie a ravagé les bâtiments et les voitures du SGAP Espérance, un site logistique de la police nationale situé à Lyon, dans le 3e arrondissement. Aux confins de Lyon et Villeurbanne, l’établissement est enchâssé entre des immeubles, des petites maisons et des bâtiments industriels, dans un quadrilatère délimité par les rues Antoine-Charial, Paul-Bert, Saint-Eusèbe et de l’Espérance. Vers trois heures et quart, un riverain a été réveillé par des explosions. Deux voitures sont en flammes dans la cour. « Le hangar devant lequel se trouvait la Twingo commençait à prendre feu, une voiture brûlait devant l’autre bâtiment, qui commençait à s’enflammer par l’arrière, sans doute à cause d’une troisième voiture que je ne voyais pas », explique ce témoin qui a été frappé par la violence du sinistre. Les pompiers sont appelés par des riverains, mais leur intervention est compliquée par des difficultés d’accès au site, fermé par un lourd portail métallique. À l’aide de quatre lances, ils vont lutter jusqu’à 9 heures hier matin, du fait des opérations de déblai. Ils ont cédé la place aux techniciens de la police scientifique et aux enquêteurs de la brigade des affaires générales de la Sûreté. Selon les premiers éléments de l’enquête, la piste d’un acte volontaire semble privilégiée.

 

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Adresses des compagnons actuellement incarcérés en Grèce

Indy Athènes, 23 juin 2010

Il manque Simos Seisidis, qui serait sue le point d’être transféré de l’hôpital à la prison.

Κωνσταντινα Καρακατσανη (K. Karakatsani)
Κλειστη κεντρικη φυλακη γυναικων,κορυδαλλος,
τ.κ.18110
Αθηνα

Πόλα Ρούπα (P. Roupa)
Κλειστη κεντρικη φυλακη γυναικων,κορυδαλλος,
τ.κ.18110
Αθηνα

Παναγιωτης Μασουρας (P. Masouras)
Ειδικο κατάστημα κράτησης νέων αυλωνα,
τκ 19011
Αυλωνα,Αττικη

Χάρης Χατζημιχελακης (H. Hajimihelakis)
Δικαστικη φυλακη κορυδαλλου
τκ 18110
Αθηνα

Alfredo Bonanno
Δικαστικη φυλακη κορυδαλλου
τκ 18110
Αθηνα

Χρηστος Στρατηγοπουλος (C. Stratigopoulos)
Δικαστικη φυλακη κορυδαλλου
τκ 18110
Αθηνα

Γιαννης Δημητρακης (Y. Dimitrakis)
Φυλακες Δομοκου
τκ 35010
Δομοκος Φθοιοτιδα

Γιωργος Βούτσης-Βογιατζής (G. Voutsis-Vogiatzis)
ΑΣΚΑ Φυλακες Κασσαβετειας
τκ 37100
Αλμυρος,Μαγνησια

Ηλιας Νικολαου (I. Nikolaou)
Δικαστικη φυλακη Θεσσαλονικης
τκ 54012
Θεσσαλονικη

Πολυκαρπος Γεωργιαδης (P. Georgiadis)
Κλειστή Φυλακή Κέρκυρας
ΤΚ 49100
Κέρκυρα

Βαγγελης Σταθοπουλος (V. Stathopoulos)
Κλειστη φυλακη τρικαλων
τκ42100
Τρικαλα

Κωστας Γουρνας (K. Gournas)
Κλειστη φυλακη τρικαλων
τκ42100
Τρικαλα

Χριστοφορος Κορτεσης (C. Kortesis)
Δικαστικη φυλακη Κορινθου
τκ 20100
Κορινθος

Σαραντος Νικητοπουλος (S. Nikitopoulos)
Δικαστικη Φυλακη Κορυδαλλου
τκ 18110
Αθηνα

Νικος Μαζιωτης (N. Maziotis)
Δικαστικη Φυλακη Κορυδαλλου
τκ 18110
Αθηνα

Αρης Σειρινιδης (A. Seirinidis)
Δικαστικη Φυλακη Κορυδαλλου
τκ 18110
Αθηνα

Βαγγελης Παλλης (V. Pallis)
Κλειστη φυλακη τρικαλων
τκ42100
Τρικαλα

Ευάγγελος Χρυσοχοίδης (E. Chrysochoidis)
Φυλακες Δομοκου
τκ 35010
Δομοκος Φθοιοτιδα


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