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Archives pour octobre 2010

On ne lâche rien !!!

Aujourd’hui, nouvelle journée de manifestation appelée par l’intersyndicale, à 10h, place du Premier Mai.

Entre quinze et vingt  personnes ( militant-e-s et sympathisant-e-s ) s’étaient rassemblées dans le cortège anarchiste. A 10h30, la manifestation n’ayant toujours pas démarrée, certain-e-s partent vendre des journaux tandis que les autres déploient la banderole « GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE – RÉSISTANCE POPULAIRE AUTONOME » et entonnent des slogans.

Lorsque les syndicats se décident enfin à se mettre en branle, nous nous glissons dans le cortège. Nous décidons de le quitter quelques minutes plus tard et manifestons le long de la voie du tram, tout en remontant le cortège. Nous nous posons sur le bord de la route, Place Delille et continuons nos slogans tandis que des militant-e-s diffusent des tracts.

Les syndicats défilent et se ressemblent tous avec leurs slogans réformistes et leurs revendications. Du coup, nous quittons complètement le cortège et partons seul-e-s manifester dans les petites rues, avant de déboucher sur la Place de Jaude, entièrement vide.

Nous décidons d’un commun accord de monter sur la statue de Vercingétorix. Deux camardes la prennent d’assaut, accrochent la banderole sur les colonnes et plantent des drapeaux noirs et rouges, tandis que les autres diffusent des tracts aux personnes qui nous regardent, médusées. Les gens nous prennent en photo et viennent discuter avec nous ; beaucoup approuvent ce que l’on fait, ainsi que le texte du tract et déplorent l’inefficacité des syndicats.

Le cortège arrive enfin. Nous sommes à la fois surpris-e-s et content-e-s de voir qu’il y a bien plus de monde que prévu, alors que la manifestation d’aujourd’hui était censée être une « manifestation d’enterrement ». Les syndicats se massent sur la Place de Jaude tandis que nous continuons de crier nos slogans, dont « NI DIEU NI MAITRE NI THIBAUD NI CHEREQUE » lorsque la CGT passe.

Ils nous le feront d’ailleurs remarquer plus tard, lors de leur prise de parole : « Pour les camarades de la CNT/AIT qui ont crié ‘Ni Thibaud ni Chérèque , on tient à dire que c’est par l’unité que l’on va gagner !« 

L’unité ? Avec le SO de la CGT qui nous charge pendant les manifestations ? La CFDT qui avoue négocier avec le MEDEF pour faire accepter ses revendications ? Et tout le reste des syndicats réformistes, qui appellent à taxer le capital au lieu de le détruire ?

Même Thibaud l’a dit à la radio : « On ne lâche rien !« 

NI INTERSYNDICALE, NI DIALOGUE PATRONAL, GUERRE SOCIALE CONTRE LE CAPITAL !!!

28 octobre

 

 

Les CRS sont nos amis (2)

Conscient de la douleur que certains dérapages récents de ses petits crayons ont pu faire subir à une noble et belle institution au-dessus de tout soupçon, et aussi parce qu’un dessin sur les CRS fait péter les statistiques plus sûrement qu’un titre du genre « le calendrier nu desforces de police » (1) ou qu’un poème cucul-la-praline d’un inverti alcoolique drogué trafiquant d’armes, Maëster en remet une couche, pour pourfendre enfin une légende irrationnelle sur l’inculture de nos chers « gardiens de la paix ».

Les CRS sont nos amis (2)

 

(1) Hé oui , ça existe!

Dernières nouvelles du mouvement….

Dernières nouvelles du mouvement....

Petit résumé partiel de la situation en France au 22 octobre (initialement destiné à nos camarades du monde entier, mais pouvant être utile à tous), à diffuser massivement, compléter, actualiser, traduire… par un militant anarcho-syndicaliste de Besançon.

Secteurs en grève reconductible à l’échelle nationale ou dans un nombre significatif de villes :
-Raffineries : la quasi-totalité des travailleurs des 13 raffineries françaises sont en grève, et organisent la pénurie d’essence (au moins 20% des stations service sont vides). Le gouvernement à ouvert l’utilisation des stocks stratégiques et ordonné la réquisition de travailleurs à la raffinerie de Grandspuits, mais un tribunal a déclaré cette action illégale suite à un recours de la CGT (syndicat majoritaire, réformiste) pour atteinte au droit de grève. La CGSP, un syndicat belge, a prévenu qu’elle appellerait à la grève si du carburant était exporté en France pour contourner le blocage.
-Chemins de fer : les cheminots sont en grève sur tout le territoire, le trafic est fortement perturbé.
-Ports : les dockers de plusieurs ports (Le Havre, St Nazaire, Marseille…) sont en grève contre la réforme des retraites mais également contre une réforme portuaire. Des dizaines de navires sont bloqués aux abords des ports.
-Éboueurs : dans plusieurs villes (Marseille, St Brieux, Toulouse, Rodez…) le ramassage des ordures n’est plus assuré. A Marseille des militaires ont été réquisitionnés pour remplacer les éboueurs.
-Transports routiers : les camionneurs sont entrés dans le mouvement, se mettent en grève et organisent des « opérations escargot » et des actions de blocage.
-Lycées : plusieurs milliers de lycées sont bloqués, les lycéens sont très mobilisés, des manifestations spontanées ont lieu presque tous les jours, durement réprimées.
-Universités : une dizaine de facs sont bloquées, mais généralement les administrations décrètent le lock-out immédiatement.
-D’autres secteurs subissent des grèves mais de manière moins étendue : métallurgie, centrales nucléaires, électriciens, enseignants, chauffeurs de bus, postiers, employés des collectivités territoriales, des impôts, convoyeurs de fonds…
-Les travailleurs des entreprises privées ont plus de difficultés à faire grève, mais beaucoup participent aux journées nationales d’action, et certains organisent des débrayages de quelques heures ou des grèves tournantes. Même chose pour les travailleurs sociaux et dans les hôpitaux.
-Dans certaines villes ouvrières, la grève et presque totale (Le Havre, St Nazaire, Marseille…), et même des petits villages sont très touchés.

Actions de blocage et autres :
Impossible de faire une liste exhaustive. Blocages de voies ferrées, de dépôts de carburant, d’axes routiers et autoroutiers, de plate-formes logistiques, d’aéroports, de zones industrielles, de centres de tri postaux, de dépôts de bus, blocage des poids lourds à la frontière franco-belge… Actions symboliques, occupations (et plus rarement saccages ou dégradations) dans des locaux du MEDEF (organisation patronale), de l’UMP (parti de droite au pouvoir), dans des grands magasins et boutiques de luxe, des chambres de commerce et d’industrie, agences Pôle Emploi… Coupures de courant ciblées et temporaires. Actions « péage gratuit », « bus gratuit », « essence gratuite ». Manifestations sauvages, quelques émeutes, les tags et slogans révolutionnaires refleurissent…

Répression :
-Plus de 2000 arrestations liées aux manifestations, de nombreux blessés (lycéens, ouvriers et autres), dont certains gravement. Peines de prison ferme pour des délits dérisoires. De nombreuses manifestations sont chargées par la police (gaz, flash-balls, hélicoptères). Les flics sont très provocateurs, de nombreux affrontements éclatent, et ne concernent pas que des « jeunes », « casseurs » (clichés médiatiques habituels). Les médias relatent l’arrestation de « quarante anarchistes » à Paris le 12 octobre. Plus généralement les médias minimisent l’impact de la grève, dénigrent souvent les grévistes, accusés d’être minoritaires et de « prendre en otage la population ». Le 22 octobre, à Rouen, une manifestation appelée par l’intersyndicale a été interdite par la préfecture.

Position du gouvernement et de ses « alliés d’opposition »:
Toujours inflexible, il rêve d’une victoire à la Thatcher et a accéléré la procédure parlementaire d’adoption de la loi.
Certains maires PS se disent « solidaires » de la mobilisation, mais envoient leurs flics municipaux réprimer les manifestants (Lille, Besançon…). Le maire PS de Marseille à appelé le gouvernement à débloquer la grève par la force… drôles de « socialistes ».

Action des syndicats réformistes :
-L’intersyndicale nationale refuse toujours d’appeler à la grève générale illimitée, et se contente de journées de grève et de manifestations (prochaines : 28 octobre et 6 novembre). Les syndicats les plus réformistes (CFDT, CFTC, UNSA, CGC) menacent d’abandonner le mouvement une fois que la réforme sera adoptée au parlement, par respect de la démocratie parlementaire. La CGT est tiraillée entre sa base souvent déterminée et combative et le désir de « respectabilité » de ses dirigeants. SUD (dominé par des trotskystes) est favorable à la grève générale (position politique de surenchère vis à vis des autres syndicats), mais pas assez puissant pour l’organiser.
Les manipulations des syndicats bureaucrates sont dénoncées (drapeaux brûlés à Besançon, Unef expulsé d’une AG à Montpellier).

Solidarité interprofessionnelle :
Des caisses de grève refont leur apparition, il n’y en avait plus depuis de nombreuses années.
Des assemblées interprofessionnelles (ou populaires), souvent appelées par les syndicats SUD, les anarcho-syndicalistes et les libertaires ont lieu dans quasiment toutes les villes importantes et sont souvent à l’initiative d’actions de blocage et de solidarité (repas collectifs, collectes de fonds pour les grévistes). Ceux qui luttent s’y approprient leur combat et décident collectivement des actions à mener. Qu’elles remplacent les intersyndicales !

Plus d’informations sur :
http://engreve.wordpress.com/
(site animé par un groupe marxiste)
http://cnt.ait.caen.free.fr/forum/index.php
(forum de la CNT-AIT de Caen)
le réseau indymédia
http://juralibertaire.over-blog.com/

et bien d’autres sites,
soyons nos propres médias !

Les CRS sont nos amis (1)

Suite au dessin précédant, et afin de ne pas sombrer dans un manichéisme outrancier,   il est temps de rendre un vibrant  hommage à ce corps des litr… à ce corps d’élite des forces de l’ordre, les CRS, qui font un métier à hauts risques pas facile tous les jours.

Les CRS sont nos amis (1)

 

 

 

 

 

 

 

Bloquons tout !!

    Les manifs se suivent, et se ressemblent. la « base » pousse tellement au cul des chefs, que Thibaud, Chèreque et compagnie se voient obligés de manifester deux fois par semaine. Et le pays se bloque (Marseille « ville morte »). A Clermont, c’est plus léger.

    Notre cortège rassemble de plus en plus de monde, jusqu’à une cinquantaine parfois. Nos tracts passent bien, les journaux aussi. Ce n’est pas du goût de tout le monde. Le SO de la CGT s’en prend à nous régulièrement… Nous participons avec les grévistes aux piquets, blocages dès que c’est possible. Mais pas au nom d’une organisation (CNT-AIT, FA..), en tant que grévistes. Quant à la fac, c’est tellement « encadré » par UNEF, NPA, JC…

    Il faut dès aujourd’hui bloquer le pays, et mener enfin une grève génerale, autogestionnaire, expropriatrice, définitive…Il faut repenser la lutte, contre le salariat, pas seulement les retraites.

    Vive la guerre sociale, vive l’anarchie !

 

                                                         Un anarchosydicaliste. Mais ça reflète notre position à tous-tes.

Boikott ZARA !!

Le 12, bien après la manif, quelques anarchosyndicalistes et sympathisant-e-s se sont rassemblé devant le centre jaude qui abrite un ZARA. Le groupe libertaire péruvien « Los Solidarios » appelait à la solidarité contre ZARA, appel relayé par l’AIT. Quelques slogans contre ZARA, 150 tracts diffusés avec des réactions plutôt positives. Ci dessous l’appel des compagnons péruvien-ne-s.

 

 

cnt.jpg


 

 

Au public et aux consommateurs et consommatrices de ZARA

Exploitation à Topy, un des premiers fournisseurs de ZARA.

Nous nous rassemblons aujourd’hui devant ZARA, en soutien aux éxploité-e-s péruvien-ne-s. Le groupe Los Solidarios a appelé à la solidarité sans frontières contre ZARA. Le capitalisme n’a pas de frontières. Notre lutte non plus.

Au Pérou comme partout, la réalité des travailleurs et travailleuses dans le secteur du textile est actuellement dramatique, et pose de lourds problèmes. Malgré les appels de sirène et le triomphalisme des derniers gouvernements, quant à l’augmentation de postes de travails, et de la production textile ces dernières années, les travaileurs du textile sont les moins payés de la ppulation « économiquement active », et les plus affectés par les attaques brutales des entrepreneurs et entrepreneuses (avec des tours de travail dépassant parfois les 12 heures par jour, et un gel total des salaires). Les puissants groupes industriels-telle que la famille Flores Conislia- violent et sapent la dignité et les droits fondamentaux des travailleurs de Topy Top. Un droit fondamental dans chaque « démocratie moderne », tel que le droit de se syndiquer, est un affront pour les propriétaires de Topy Top. Ces derniers harcèlent systématiquement et licencient arbitrairement toutes et tous les travailleurs syndiqué-e-s, comme lors du précédent 1e Mai. L’actuel gouvernement, corrompu comme tous les autres, reste passif et inerte (serait-il complice ?). Utilisant une stratégie antisyndicale flagrante, 35 travailleurs et travailleuses se sont retrouvés à la rue en mai dernier, sans aucune justification ; ils ont été remplacés.

Ne permettons pas ces crimes et actions illégales commis par le groupe Flores Conisila et autres, favorisés par un système du travail dépassé (tout droit venu de la dictature de Morales Bermùdez), et qui devrait être amendé sans délai supplémentaire.

Nous encourageons les consommateurs et consommatrices à exprimer leur solidarité avec les travailleurs et travailleuses du Topy Top, et du textile en général.

Consommateur-trice : pensez qu’à chaque fois que vous achetez quelque chose à ZARA, ça a été produit au prix du sacrifice et de l’exploitation éhontée de centaines de travailleurs et travailleuses, à qui on ne donne pas les acquis sociaux de base tel que les primes lors de bénéfices réalisés, les indemnités de licenciement, et dont les droits syndicaux sont violés. La plupart de ces travailleurs sont des jeunes qui méritent d’être traité-e-s dignement, sans être systématiquement harcelé-e-s, et sans cette stratégie anti ouvrière criminelle, caractéristique des régimes totalitaires.

« Los Solidarios » Lima, Octobre 2010.

Appel aux actions de solidarité avec les anarchistes biélorusses emprisonnés (du 14 au 20 octobre 2010)

Depuis début septembre, le régime autoritaire biélorusse mène une traque sans précédent aux anarchistes.

Tout a commencé dans la nuit du 30 au 31 août 2010, quand un groupe anarchiste inconnu a lancé des cocktails Molotov sur le terrain de l’Ambassade de Russie à Minsk. Ayant eu lieu à la veille du coup d’envoi de la campagne présidentielle biélorusse, cet incendie a tout de suite provoqué une crise diplomatique entre Minsk et Moscou qui se sont accusés mutuellement d’être l’origine de l’attaque.

Depuis, près d’une centaine de militants de plusieurs villes du pays ont été arrêtés ou convoqués à des interrogatoires au KGB. Certains restent toujours en prison.

En utilisant les failles du code pénal biélorusse, qui autorise à garder une personne à vue pendant trois jours (72 heures) sur un simple soupçon, la police trouve un nouveau prétexte à l’issue de chaque délai maximum pour prolonger la détention. Au total, treize militantes et militants libertaires et écologistes ont déjà enchaîné de nombreux jours de prison, sans qu’aucune accusation ne soit portée contre la plupart d’entre eux. Pendant les interrogatoires, plusieurs de nos camarades ont été battus, menacés d’assassinat ou de viol, les personnes arrêtées sont privées de visite.

Cependant, les résultats de cette vaste opération policière restent plus que modestes. Les seules accusations portées sont inventées de toutes pièces et n’ont aucun rapport avec la récente attaque de l’ambassade russe.

Ainsi, Le 20 septembre, Alexandre Frantskevitch, a été accusé d’avoir attaqué un commissariat de police dans la ville de Soligorsk.

Le 1er octobre, après un mois de garde à vue illégale, Mikalaj Dziadok a été accusé de « hooliganisme » (art. 339, passible de 6 ans de prison), notamment d’avoir organisé une manifestation « non autorisée » devant l’état major de la Défense nationale biélorusse.

Toutes les personnes qui subissent des répressions sont des militants qui affichent ouvertement leurs convictions et participent à des initiatives libertaires, écologistes, antifascistes et humanitaires.

Nous, camarades, amis et proches des personnes arrêtées, appelons les anarchistes du monde entier à organiser des actions de solidarité devant les ambassades et représentations biélorusses du 14 au 20 octobre 2010. Seule une vaste campagne de solidarité à l’échelle mondiale permettra de sortir nos camarades de prison.

Merci de diffuser cet appel le plus largement possible !

Vous pouvez écrire des lettres de soutien aux personnes arrêtées à l’adresse du Centre de détention provisoire de Minsk où ils se trouvent :

Mikalaj Dziadok
cell 42
SIZO-1
Volodarskogo str. 2
Minsk, 220050
Biélorussie

Aliaksandar Frantskievich
cell 46
SIZO-1
Volodarskogo str. 2
Minsk, 220050
Biélorussie

Camarades, amis et proches des personnes arrêtées

Adresse courriel : minsksolidarity[at]riseup.net Actualité de la campagne sur le site http://belarus.indymedia.org/blog/minsksolidarity

C’est ça la démocracie

C'est ça la démocracie

 

 

Grève Générale Illimitée !!

    Hier, plus grosse manif depuis le début de la « mobilisation », une bonne trentaine de personnes se sont rejointes derrière la banderole prévue par les militant-e-s aanrchistes, « Grève Générale et Illimitée-Résistance Populaire et Autonome ». Toutes tendances présentes, de non organisé-e-s, CNT-AIT, FA, ainsi que plusieurs nouvelles têtes, des jeunes préferant manifester avec nous plutôt qu’avec le cortège des orgas de jeunesse.

    Nous avons déployé la banderole au départ de la manif, puis manifesté sur le bord, à coté des syndicats institutionnels. Nous avons ensuite voulu entrer dans le cortège, mais de suite une ligne de gorilles de la CFDT nous a barré la route. « On ne passe pas ». « Bin si, on passe ». « Mais il y a un ordre de cortège ». « Il y a tellement d’ordre que FO Police manifeste ». On a avancé, ils ont reculé. Le long de la manifestation, pendant que des militant-e-s CNT-AIT diffusaient un tract, on a discuté avec des gens, et fait le tin touin habituel. Au bout d’un moment, on a quitté le cortège institutionnel pour partir manifester dans des petites rues. On s’est retourné, personne ne nous a suivi, cortège CGT bien encadré. On  a aussi chanté en espagnol, en allemand, en anglais… (le capitalisme n’a pas de frontières, notre solidarité non plus…). Une nouvelle fois, un jeune syndicaliste a demandé aux jeunes parmis nous, »Pourquoi les jeunes anarchistes ne viennent pas manifester avec notre cortège? ». Bin comme d’hab, on veut pas entendre parler de l’UNEF, du NPA, des JC, des MJS… Et puis vos revendications suintent le réformisme.

    De plus en plus de personnes viennent nous voir et discuter avec nous, par ras-le-bol de ces 6 mois de grèves stériles, tous les 15 jours…

          « Grèves, Boycotts, Sabotages, les patron-ne-s ne comprennent que ce langage ! »

 

(Photos à venir)

AG à la fac de lettres

A la fac de lettres de Clermont (Clermont 2) s’est déroulée une AG hier midi.

Tout d’abord, un peu d’historique. En fin d’année scolaire dernière, s’est crée un « collectif jeune »: UNEF, SUD Étudiant-e, MJS, Jeune Vert, JC, NPA Jeunes et AL Branche Jeunesse (qui est parti depuis). Lors de leur dernière réunion, a été acté que même si un comité de mobilisation se crée à la fac, le collectif continuera, car les « organisations » ont un boulot à faire dans les luttes. A vomir. Une première « réu d’info » avait eu lieu, une 30aine de personnes.

A l’AG (organisée par le collectif), une bonne centaine de personnes, ce qui est plutôt beaucoup au vue des dernières tentatives. Des étudiants anarchosyndicalistes ont participé. A la tribune se succédèrent NPA (beaucoup), UNEF (aussi), JC, MJS et même JCML (Jeunesse Communiste Marxiste Léniniste). FO ensuite. Ainsi que les gens du MéT (droite sarkozyste, du bon nauséabond). Pendant les interventions (limitées à 4m), on a pris des notes. L’un d’entre nous s’est ensuite rendu à la tribune. Première chose: les interventions CNT-AIT se sont faites au nom de personne, mais du militant qui a pris la parole. A part un autre, on était les seuls… Le discours de la droite fut rapidement déconstruit. Ensuite on a précisé que Sarko on s’en fout un peu, c’est le capitalisme et l’État qu’il faut abattre. Que le mal c’est le salariat, pas les retraites. Ont été évoquées les grèves générales, polonaises, espagnoles, grecques et portugaises. Conclusion « Guerre sociale contre l’État ». Tout le monde était d’accord que ce fut l’intervention la plus applaudie…

Puis, ce fut le tour des « modalités ». Comme à chaque fois, NPA, JC et compagnie ont appelé à taxer le capital. Et les orgas ont donc jouer leur rôle: apporter leurs revendications (60 ans, 37,5 annuités, taxer le capital…). Le NPA Jeune sur Sarko « Qu’il cède ou qu’il cède sa place ! ». On est à nouveau intervenu : 60 ans c’est déjà trop. Taxer le capital est inutile (avec des exemples concrets donnés). L’unité c’est les exploité-e-s, pas les orgas. Les syndicats nous baladent, ils veulent juste signer. On a demandé la dissolution du collectif jeune. Conclusion « L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-même ». Là, ça a moins marché…

Le vote. Sur les revendications, on n’a pas prit part au vote. Sur les moyens, chacun a fait ce qu’il voulait. On a rappelé à la tribune notre demande de dissolution du collectif. Refus de le soumettre au vote… Puis un comité de mobilisation s’est crée. Il est piloté par les orgas. On est resté deux minutes. Une militante FA  a pété un plomb et s’est barré avec nous…

 De très bonnes réactions sur nos interventions, surtout de la part des personnels: « Marre que des jeunes de partis politiques nous disent quoi faire ».

Vive la Résistance Populaire Autonome

Des étudiants anarchosyndicalistes clermontois


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