Rapport de SolFed/IWA sur la guerre sociale britannique

    Comptes-rendus originaux et image de Liverpool, Londres, Brighton et partout sur les évènements d’aujourd’hui où SolFed (section britannique de l’AIT) est présente pour les protestations étudiantes contre les frais d’inscriptions.

 

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Liverpool

    Les estimations initiales supposaient une manif de milliers de personnes, qui ont bloqué Lime Street,  en défilant rapidement avec une tentative de s’assoir dans Castle Street.  Tandis que la plupart des observateurs sont d’accord sur le fait que la manif était pacifique, la police a sorti chevaux et chiens et des personnes rapportent des « tentatives d’intimidation ». La manif s’est largement arrêtée vers 13h mais est rapidement repartie pour atteindre la mairie à 13h30. Des centaines de personnes sont entrées à l’intérieur du centre commercial Liverpool One et la manif s’est arrêtée aux alentours de 14h30.

    Le premier rapport de dommages causés à des propriétés fut ceux de bus, attrapés au milieu de la foule en action, on a cité les conducteurs comme « amusés et qui soutenaient ».

    L’incident principal a vu des étudiant-e-s occuper le Guild (le syndicat étudiant de Liverpool) à la dispertion de la manif, avec un rebondissement historique intéressant. Il semble en effet que beaucoup d’étudiant-e-s restent peu enthousiastes devant Aaron Porter (président du NUS, équivalent UNEF, et membre du Parti Travailliste) et consorts, censé-e-s les représenter au sein du NUS.

 

Londres

    Des milliers de personnes supplémentaires par rapport à la dernière manif se sont rejointes pour défiler en centre-ville, « bruillament mais pacifiquement » selon les observateurs.  Malgré tout lorsque les manifestant-e-s tourbillonaient autour de Whitehall, nos militant-e-s apprirent que la police semblait préparer une « bouilloire », la stratégie utilisée par le MET (flics de Londres)pour restreindre et faire échouer les mouvements de protestation en créant un cordon qui se resserre petit à petit autour de la foule. La police a réussi a le mettre en place avec succès vers lami-journée, avec seulement de rapides tentatives pour en sortir.

    Malgré le rapport extasié d’ un fourgon de police secoué, ce n’était pas représentatif du reste de la manif, et nos sources précisent que le fourgon fut abandonné « précisemment pour cette raison ». Au total, malgré que des images ont montré quelques bagarres mineures, il ne semble y avoir eu que de très rares affrontements, et tandis que la manif touchait à sa fin, on rapporta 15 arrestations et 8 blessés. Les anarchistes sont toujours montré-e-s du doigt (http://www.telegraph.co.uk/education/universityeducation/8157187/Student-tuition-fees-protest-hero-female-peacemaker-hailed-after-confronting-violent-anarchists.html) dès que des actes de violence surgissent (nous passons vraiment pour des personnes s’activant comme des abeilles dans les esprits des médias). 

    Avec 800 flics réquisitionné-e-s pour la journée, les stratégies policières sont revenues au « style G20″, la tradition de MET depuis quelques années.

 

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     Brighton

    La ville a pu voir une manif énergique se rassemblant à Dyke Road, avec des manifestant-e-s de 12-13 ans pour les plus jeunes.  Le nombre de participant-e-s est difficile à évaluer, mais les chiffres de la police annoncent environ 3000 personnes. Vers 15h30, on entendit « Les discours furent largement ignorés, et plus de la moitié de la foule est parti en manif sauvage. Les flics sont lourdement surpassés. » La manif touchant à sa fin, beaucoup se rendirent à la mairie, où la police repoussa la foule qui voulait prendre d’assaut le bâtiment. Par la suite un magasin Vodafone fut rapidement occupé et un Poundland (« Tout à une livre ») pillé avant qu’environ 400 étudiant-e-s ne tentèrent de prendre d’assaut le poste de police central avant d’être repoussé-e-s par la police anti-émeute. Une occupation de la fac de Brighton a résisté aux assauts de la police anti-émeutes qui voulait expulser les occupant-e-s, et reste occupée cette nuit.

    Le plus spectaculaire reste cependant ce qui se produit à la fin de la manif officielle: des étudiant-e-s cassant leur  local syndical et beaucoup de flics mobilisé-e-s. Il semble que la police a été totalement surpassée, avec manifs sauvages qui ont vu le magasin Vodafone rapidement occupé, 400-500 personnes tenant la grande Western Road et des affrontements continus à la mairie… L’inspecteur de police divisionnaire Taylor remarqua: « Pas d’autres arrestations à part une survenue plutôt, pour perturbation de l’ordre public ». 

    Alors que la frustration policière augmente, il y a une anecdote sur Twitter racontant qu’un étudiant en uniforme s’est fait tabassé par un flic à Priory House. Le soir approchant, nous apprenons que Poundland a été envahi, les transports publics arrêtés, et que les flics se sont remis à la « bouilloire » à Western Road. 

     Suppléments…

    Un adhérent de Norwest rapporte: « grosse manif encore à Manchester, environ 700 personnes. Mais une encore mieux à Bury, sur la route, les flics annoncent 1200. Pas d’arrestations. »

    A Leeds, les manifestant-e-s occupent la fac, et sont sur le toit.

 

 

                                                                                                                                                                                             Traduit par un militant CNT-AIT 63

 

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