Du syndicalisme…

    Une partie non négligeable des anarchistes est non-syndiquée (entendons les syndicats institutionnels, ceux qui vont aux CE, aux élections syndicales et ont des permanents), par critique radicale et refus total se collaborer avec de telles organisations.

    On nous demande souvent pourquoi. Les syndicats n’ont pas d’essence, ils en sont ce que nous en faisons. A ces origines, la CGT était révolutionnaire, la honteuse Chartes d’Amiens a permis aux marxistes de la prendre en main. Aujourd’hui, les syndicats proposent directement des intersyndicales, avec leurs revendications à eux (pour 8% de syndiqué-e-s en fRance…). Coupant le pied à toute auto-organisation et autonomie ouvrière. Forçant au réformisme et à la collaboration de classe. Collaborant avec leurs camarades de gôche et d’extrême gôche pour parler de précarité (en signant avec le MEDEF) et en disant d’attendre les prochaines élections… Assurant le service d’ordre, syndiquant flics et matons. Jouant sur la division des exploité-e-s avec leurs syndicats de jeunes, de métiers. Survivant grâce à l’Etat. Glorifiant les prud’hommales.

    De leur côté, les « syndicalistes révolutionnaires » veulent changer la direction des syndicats, ou veulent faire de leur syndicat le futur outil de production, un projet qui nous semble légèrement totalitaire… Ce n’est pas la direction du syndicat qu’il faut changer, c’est le syndicalisme, véritable appareil idéologique d’Etat, qu’il faut détruire. Les anarchistes syndiqué-e-s se retrouvent-illes dans les revendications de réengagement financier de l’Etat ? Il faut le croire, tout comme à la taxe Tobin (un conservateur au demeurant…).

    Plus aucun syndicat ne pratique l’action directe, le sabotage, ce qui faisait sa force à sa création. Les syndicats alternatifs ou anarchisants rentrent dans ce jeux, il n’y a qu’à voir ce qu’est la CGT espagnole, la SAC suédoise, ses élu-e-s, ses millions de subventions, ses permanent-e-s… Quelle différence avec les autres ? Lors de la réforme des retraites, certains ont fait croire que la grève générale (pas révolutionnaire et expropriatrice  juste générale) se ferait dans l’unité non pas des exploité-e-s, mais des cartels… On a vu où ça mène.

     Les syndicats institutionnels sont là pour canaliser la rage quand elle éclate, et sont nos ennemis dans la guerre sociale. La « base » lorsqu’il y en a une, peut tenter d’agir, mais se fait vite remettre à l’ordre ou exclure. Pour conclure, un tract pour celles et ceux qui se feraient encore des illusions sur leur rôle…(et celui des syndicats « de lutte »…)


    

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C’est Fernand Pelloutier qu’on assassine « camarades »

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