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Archives pour février 2011


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Au Maroc aussi, des vents de révolution

Communiqué transmis par la CNT FTTE

Fédération des Travailleuses/eurs de la Terre et de l’Environnement
36 rue Sanche de Pomiers
33000 Bordeaux
Tel : 05 56 31 12 73
*Mail* : ftte@cnt-f.org
*Web* :
http://www.cnt-f.org/ftte

 

Communiqué : 

Bonjour à tou(s)tes, au Maroc, ce que certain.es appellent déjà la révolution des coquelicots se prépare, avec une manifestation nationale le 20 février. A l’instar de ce qui s’est passé en Egypte, l’initiative a été lancée par des jeunes sur Facebook , pour un rassemblement pour la liberté au Maroc. 14 organisations de lutte pour les droits humains, Attac Maroc, des journalistes indépendant.es, quelques syndicats, 1 parti islamiste, 4 partis politiques de gauche se sont joints au mouvement. Ci-dessous, un communiqué de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (la plus grande organisation de ce type en Afrique) qui appelle à la mobilisation. En France, des rassemblements de soutien vont avoir lieu (dates et lieux ci-dessous). Merci de faire tourner très largement ce mail. Les forces démocratiques marocaines doivent être soutenues sans retenue.
Deux rassemblements confirmés pour le moment en France en solidarité avec le mouvement du 20. D’autres sont à venir en France et ailleurs
(renseignez-vous sur facebook, par exemple) :
1) Un rassemblement en soutien aux revendications légitimes du « mouvement de 20 février » est prévu le dimanche 20 février 2011 à 15h sur le parvis des droits de l’Homme de Trocadéro.2). Une au…tre manifestation de solidarité, en France, avec le « mouvement du 20″. Le dimanche 20 février 2011 à 11 heures, Métro Wazemmes, Lille.
Date: Wed, 16 Feb 2011
Subject: Communiqué ONG droits de l’Homme

Communiqué
Après le succès des deux révolutions populaires et pacifiques de TUNISIE et d’EGYPTE, l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS appelle les forces démocratiques à militer, unies, pour l’instauration d’une constitution démocratique, un état de droit et une société de dignité et de citoyenneté et invite à la participation aux mouvements militants du 20 FEVRIER 2011  Le bureau central de l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS (AMDH) félicite le peuple égyptien pour sa victoire sur le despotisme après des sacrifices immenses. Le bureau central se réjouit du succès des deux révolutions populaires et pacifiques de TUNISIE et d’EGYPTE, en considérant que cette réussite ouvre la voie à l’espoir de construction d’un état de droit, à une société de dignité et de citoyenneté et à la prédominance des droits humains, non seulement au niveau des deux pays, mais à une large échelle. C’est le début d’une nouvelle ère et une source d’inspiration pour les peuples de tout horizon surtout dans le monde arabe qui aspire à la liberté, à la dignité, à la démocratie, à la justice sociale et aux droits humains. Ici, au MAROC, les masses populaires et ses forces démocratiques et à sa tête le mouvement pour les droits humains ont suivi avec grand intérêt l’évolution des deux révolutions populaires pacifiques, ont sympathisé et se sont réjouis de leurs succès. Une grande partie des démocrates, surtout les jeunes, aspire maintenant à des changements au MAROC vu que la situation au MAROC, hormis les quelques différences qu’on peut enregistrer sur les détails et les apparences, ne diffère pas, quant au fonds, de la situation en TUNISIE et en EGYPTE : despotisme politique, constitution non démocratique, élections qui dévoient la volonté populaire, parlement avec des attributions législatives et de contrôle faibles et dénué de toute légitimité démocratique, gouvernement à pouvoir exécutif limité, graves violations continues des droits humains et atteintes aux libertés, poursuite des enlèvements , détention politique, torture et jugements iniques, dégradation des conditions des prisons, faible indépendance et compétence de la justice, discrimination à l’égard des femmes dans tous les domaines. Sur le plan économique, social et culturel, le régime capitaliste inféodé et intégré, dans une position de faiblesse, à la mondialisation libérale sauvage se caractérise par la monopolisation des richesses par une minorité et par la généralisation de la prévarication et le pillage des deniers publics ; cette situation a entrainé la violation flagrante des droits économiques, sociaux et culturels d’une large frange de citoyens et citoyennes : propagation du chômage et de la pauvreté, violation systématique des droits des travailleurs y compris les droits garantis par la loi, violation des libertés syndicales, du droit à l’enseignement, à la santé, à la protection sociale, au logement décent et à une vie digne (ces violations résultent en particulier de la hausse continue des prix et du gel des revenus) ; les violations concernent également les droits culturels ( y compris la marginalisation de la langue et de la culture amazighes) et l’atteinte aux droits de l’enfant, des personnes âgées, des handicapés et des migrants. Le MAROC ne constitue pas, quant au fonds, une exception dans le monde arabe car les politiques mises en place n’ont pas réussi à améliorer la situation des droits humains ; que cela concerne l’instance équité ou réconciliation ( dont les recommandations relatives aux réformes sont restées lettres mortes), ou l’initiative nationale pour le développement humain, ou le code de la famille, ou les différents rounds du dialogue social, ou encore des initiatives et programmes relatifs à la réforme de la justice, pour tout cela une large frange de la société marocaine, surtout après le succès des révolutions tunisiennes et égyptiennes, aspire à un changement démocratique et à une vie digne, ce qui suppose une réponse positive aux revendications que l’association marocaine des droits humains n’a cessé de formuler dans ses plateformes revendicatives ; parmi ces revendications : - Instauration d’une constitution démocratique aussi bien au niveau de son élaboration, de son contenu que du mode de son adoption ; cette constitution devra reconnaitre la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs et garantir les droits humains pour tous et toutes ;

 - Construction des fondements d’un état de droit et le respect de droits
humains sur tous les plans (politique, économique et social) ;

 - Consécration d’une société de citoyens et citoyennes libres jouissant
de tous leurs droits universels comme base de garantie de leur dignité.

Afin de réaliser ces revendications fondamentales, l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS (AMDH) appelle à une unité d’action de toutes les forces droits humanistes sur la base des conventions internationales des droits humains universelles et sur la base de programme d’action commun. L’AMDH lance également un appel à toutes les forces démocratiques en vue de coordonner leurs actions sur la base d’un programme démocratique ayant pour objectif l’instauration d’une constitution démocratique, un état de droits et une société de dignité
et de citoyenneté. Pour enraciner l’action unitaire, l’AMDH appelle à concrétiser et raffermir l’action unitaire et le travail en réseaux dans les instances suivantes :

- Les coordinations contre la cherté de la vie et la défense des services
publics, comme cadre de lutte sociale ayant pour objectif la défense
collective des droits économiques, sociaux et culturels – Le cadre de
coordination pour la défense des libertés – Le réseau démocratique
marocain de solidarité avec les peuples – Les réseaux de défense des
droits des femmes


- La coordination entre les syndicats ouvriers Le bureau central déclare
enfin :

-La disposition de l’AMDH à participer à toutes les initiatives militantes légales qui visent à instaurer la démocratie et les droits humains dans notre pays et à promouvoir les fondements d’une vie digne pour tous les citoyens et citoyennes

- La participation de l’AMDH, aussi bien au niveau central qu’aux niveaux des sections et de ses militants/tes et surtout les jeunes, dans les sit-in collectifs qui seront organisés le 20 février prochain dans différentes villes suite à l’initiative d’un groupe de jeunes qui aspire à la dignité, à la liberté, à la démocratie et à la justice sociale.  

Le Bureau Central
RABAT LE 15/2/2011

Aziz El Yaakoubi
Journaliste
GSM : +212.6.23.93.45.95

Une nouvelle douche écossaise pour Jean-Marc Rouillan

lu sur http://www.lepost.fr/article/2011/02/16/2408008_une-nouvelle-douche-ecossaise-pour-jean-marc-rouillan.html 

Le chaud et le froid ont de nouveau coulé sur les larges épaules de Jean-Marc Rouillan. Le tribunal d’application des peines a ordonné aujourd’hui sa mise en liberté. Le parquet de Paris a immédiatement fait appel…

Une nouvelle douche écossaise pour Jean-Marc Rouillan h-20-2408010-1297881447

« Au réveil, la prison me saute à la gorge. Comme un animal à l’affût de l’ultime cauchemar. Le premier sens en éveil m’avertit de sa présence tapie. Un coin de mur surgissant de l’aube, l’odeur du désinfectant, les ablutions diverses des congénères, l’effleurement de la couverture administrative et l’écœurement indicible. Elle me pénètre d’un trait. Elle me force avec la goulée d’air inspirée au bord de cette noyade lève-tôt. Sa langue enfoncée dans la bouche, elle me baise de sa mort journalière, sans fleur ni couronne au tréfonds des caveaux de béton, du « je ne le ferai plus » et des lâchetés misérables. Souveraine tyrannique, la « malamort » de la lèpre moderne et carcérale est là et déjà en moi. Et pas moyen de lui échapper. Jusqu’au plus lointain du dernier exil, j’éprouverai cette nausée. On ne s’habitue jamais à la prison… »

Jann-Marc Rouillan (Je hais les matins – Denoël)

Jean-Marc Rouillan, âgé de 58 ans, est en taule depuis février 1987…  Il a été arrêté avec Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon et Georges Cipriani, tous militants d’Action directe. Les quatre ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans. Joëlle Aubron est sortie de prison le 16 juin 2004 suite à une campagne de solidarité afin d’obtenir sa suspension de peine pour raisons médicales. Elle est décédée le 1er mars 2006. Nathalie Ménigon est en liberté conditionnelle depuis le 3 août 2008 pour une durée de cinq ans. Georges Cipriani est en semi-liberté pour un an depuis le 14 avril 2010. Sa demande de libération conditionnelle devrait être examinée en mars 2011.

Jean-Marc Rouillan a vécu quelques mois en semi-liberté en 2008. Salarié aux éditions Agone dans la journée, taulard la nuit et le week-end. Ce régime a été brutalement révoqué le 16 octobre 2008 suite à la publication d’une interview accordée à un hebdomadaire. « Deux années d’emprisonnement pour des mots… Moi qui, à la sortie de Mai 68, ai fait le choix des armes et de l’action révolutionnaire, me voici, à cinquante-huit ans, incarcéré, suprême ironie, « sur parole ». »

Après une hospitalisation en urgence dans un hôpital de Marseille, il a été établi que Jean-Marc Rouillan souffre du syndrome de Chester-Erdheim, une maladie rare dont on ne sait pratiquement rien en dehors du fait qu’elle provoque des crises très douloureuses. Le militant révolutionnaire qui est aussi devenu un écrivain reconnu est détenu à la prison de Muret, près de Toulouse, depuis le 27 octobre 2009. Il a déposé une demande de semi-liberté en novembre 2009. Elle a été examinée le 2 février 2011. La réponse en première instance était attendue pour le 16 février.

Prenant en compte « les efforts sérieux de réadaptation sociale » manifestés par Jean-Marc Rouillan, le tribunal d’application des peines s’est aujourd’hui prononcé pour un aménagement de la peine et s’est déclaré favorable à une mesure de semi-liberté. Une nouvelle saluée avec prudence par les ami-e-s de Jean-Marc Rouillan qui aurait pu sortir de la prison de Muret le 7 mars prochain pour rejoindre, sous surveillance électronique, les locaux de son employeur, les éditions Agone à Marseille. Bien sûr, c’était compter sans la réaction quasi immédiate du parquet de Paris qui a annulé la décision de justice prise quelques heures plus tôt…


Assez d’acharnement. Liberté immédiate pour Jean-Marc Rouillan !

Le blog des éditions Agone consacré à Jann-Marc Rouillan : http://blog.agone.org/category/La-Chronique-de-Jann-Marc-Rouillan

Le blog Action directe : http://action-directe.over-blog.com/

Le site de Ne laissons pas faire : http://nlpf.samizdat.net/

Le blog Linter : http://linter.over-blog.com/

Lire sur Le Post :

- Et Jean-Marc Rouillan est toujours en prison en 2011 : http://www.lepost.fr/article/2011/01/02/2357183_et-jean-marc-rouillan-est-toujours-en-prison-en-2011.html

- Jann-Marc Rouillan conjugue son histoire à l’infinitif présent : http://www.lepost.fr/article/2010/10/24/2279793_jann-marc-rouillan-conjugue-son-histoire-a-l-infinitif-present.html

Loppsi II, c’est fait…

Face à cette politique de répression massive, une soirée projection– débat-bouffe – concert, pour discuter ensemble, s’organiser…

18h à l’Hôtel des Vil-e-s :
projection du film « Le coup de Tarnac »
puis débat-bouffe à l’Hôtel des Vil-e-s
prix libre

20h30 au Raymond Bar
The Mighty Domotas (Rock Garage)
DojodaÏKi (chanson bizarre)
MÉMÉ Louise (Légende Thiernoise)
RENÉ BINAMÉ (Chansons Anarcho-Punk)
5€
Raymond Bar : 77 avenue Edouard Michelin

Fernand Pelloutier et les Bourses du Travail

F. Pelloutier était un militant anarchiste, mort en 1901, et à l’origine des Bourse du Travail (rien à voir avec celles d’aujourd’hui) qui étaient des lieux d’émancipation, de culture, et de lutte des classes. On peut le considérer comme un des précurseurs de l’anarchosyndicalisme.

Pour ces raisons, et parce que c’est par la culture qu’on s »émancipera, nous vous invitons à venir cette projection :

Fernand Pelloutier et les bourses du travail
Jeudi 17 février à 18h00 en présence du réalisateur Patrice Spadoni, au cinéma Le RIO (178, rue Sous-les-Vignes)

La projection sera suivie d’un débat, et il y aura une table de presse de la CNT-AIT.

Lutte de classes en Egypte…


Premier jour de la Liberté, samedi 12 février 2011.

Le lendemain de la chute de Hosni Moubarak, première des revendications de la révolution égyptienne, les ouvriers d’Égypte poursuivent leurs grèves et leurs occupations pour revendiquer leurs droits volés sous la présidence de Moubarak et ses gouvernements successifs.

Ainsi, ce samedi 12 février,

— 4000 ouvriers des minoteries de l’est du Delta (Ismailiya, Mansoura, Suez, Port Said) se sont mis en grève pour une hausse de 70% de leurs salaires, «humaniser» leurs moyens de transports, réduire les sanctions, aligner tous les salaires sur ceux des CDI, départ du directeur financier.

— Les 1200 employés de la sucrerie de El Fayoum entament leur deuxième jour de grève pour relever leurs salaires (1200 LE pour un ouvrier qualifié) au niveau de ceux de la sucrerie El Nil (5000 LE pour le même poste) réintégrer les licenciés, dont le syndicaliste Ashraf Abd El Yunis, pour avoir défendu leurs droits, et juger les cadres qui ont détourné l’argent de l’entreprise, dont le PDG, qui a 80 ans, a amassé plus de 30 millions, se moque de son devenir et de celui de ses employés.

— Après avoir refusé une augmentation de 11%, les 10.000 employés de la poste poursuivent leur grève pour relever leurs salaires au niveau de ceux de leurs camarades aux télécommunications et relever les salaires des diplômes en formation permanente sur ceux des diplômes à l’embauche, embaucher les CDI, licencier les consultants issus de l’armée aux salaires exorbitants.

— Les milliers de salariés de la pétrochimie et du ministère de l’agriculture, poursuivent des grèves avec occupation, pour l’embauche des CDI et le remboursement des écarts de salaires avec les CDD depuis leur premier contrat.

— 9000 employés de l’usine d’aluminium de Naga Hamadi menacent de grève si le PDG n’est pas suspendu et jugé pour les fonds détournés à l’usine pour sa fortune personnelle.

— 1500 employés de l’hopital public de Kafr El Zayat ont cessé leur occupation le 11 février après avoir obtenu la démission de deux directeurs qui les humiliaient, leurs retards de salaires, l’embauche des CDI.

Des centaines de milliers de travailleurs d’Égypte se sont mis en grève ou ont occupé leurs entreprises au cours des jours précédents en solidarité avec la révolution et pour réclamer leurs droits volés sous le régime de Moubarak.

Vive la lutte des travailleurs d’Égypte ! Continuons ensemble pour rendre effectifs les mot d’ordre de la révolution égyptienne : «Changement, liberté, justice sociale».

Fatma Ramadan, syndicaliste égyptienne
La Feuille de chou, 13 février.

Le difficile redéploiement de la police égyptienne

L’armée égyptienne devrait encore rester déployée longtemps dans les rues pour assurer l’ordre public à la place de la police, instrument honni de la répression, mais cette tâche ne sera pas simple pour des soldats plus formés à la lutte contre des ennemis extérieurs qu’au maintien de l’ordre.

Les policiers ont disparu des rues des villes égyptiennes après les premiers jours de manifestations contre le président Hosni Moubarak, qui a fini par démissionner et céder vendredi le pouvoir à l’armée.

Leur redéploiement dans de brefs délais est une priorité pour les militaires qui assument désormais le pouvoir en Égypte. La question a été évoquée dès samedi soir par le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, qui dirige le Conseil suprême des forces armées, et le ministre de l’Intérieur Mahmoud Wagdy, nommé par Moubarak dans les premier jours de la contestation.

Certains agents de police affectés à la circulation ont certes fait leur retour dans les rues du Caire. Mais d’importantes forces de police manquent toujours à l’appel.

Et l’objectif assigné n’est pas simple à atteindre.

Il va falloir d’abord remettre en état les nombreux commissariats et postes de police détruits lors des dix-huit journées révolutionnaires qui ont eu raison de Hosni Moubarak.

Il faudra aussi rétablir les liens entre la population égyptienne et sa police. Les forces du ministère de l’Intérieur, dont les effectifs dépasseraient le million d’hommes, ont concentré la colère et la haine des manifestants. Ce sont les policiers qui ont durement réprimé les premiers jours de la contestation (l’Onu parle d’au moins 300 morts). Ce sont eux aussi qui ont été pendant des années l’instrument de la répression au service du régime.

Il faudra enfin régler le malaise social de policiers qui, à l’image d’autres catégories professionnelles, ont entamé un mouvement de grève. Dimanche, plusieurs centaines d’entre eux ont manifesté près du ministère de l’Intérieur pour réclamer une augmentation de leurs salaires et l’absence de poursuites à leur encontre.

«Nous n’avons pas de droits, pas de primes, rien. Nous ne sommes pas traités comme des êtres humains. Nous travaillons douze heures ou vingt-quatre heures d’affilée et si cela ne nous plaît pas, on passe en procès», se lamente Yasser Ferghali.

À présent que leurs hauts dirigeants ont quitté la scène, ils craignent aussi de devenir des boucs émissaires. «Je travaille depuis douze ans et mon salaire est de 678 livres (85 euros)», déplore Ayman, un de ses collègues. «Que voulez-vous qu’on fasse ? Ce type (l’ancien ministre de l’Intérieur, Habib al Adli), nous a appris à être des lâches.»

Habib al Adli dirigeait le ministère de l’Intérieur depuis treize ans. Sa tête a été l’une des premières à rouler, Moubarak le limogeant dès le 29 janvier. Il fait aujourd’hui l’objet d’une enquête sur des faits présumés de corruption et est interdit de sortie du territoire.

Les militaires qui détiennent les rênes du pays pourraient être tentés de poursuivre la purge parmi les unités les plus détestées de la police, comme la police secrète ou le renseignement d’État

«La chute du régime est un tournant parce que, peut-être pour la première fois, il va être possible de restructurer l’appareil de sécurité», note Safouat al-Zayyat, ancien officier de l’armée aujourd’hui spécialiste des questions de sécurité.

Une absence prolongée des forces de police aurait aussi des conséquences potentiellement graves sur la sécurité et l’ordre public.

Certes, les Égyptiens s’enorgueillissent d’avoir su maintenir la sûreté publique tout au long des journées révolutionnaires. Des comités de défense se sont très vite formés dans les quartiers pour stopper les pillards qui tentaient de mettre à profit le vide. Mais combien de temps cette situation peut-elle durer ?

«Vendredi au Caire, souligne Safouat al-Zayyat, il y avait près de 10 millions de personnes dans les rues pour célébrer (la chute de Moubarak) sans aucune force de police pour régler la circulation, sans présence de force de sécurité intérieure.»

Leur presse (L’Express), 13 février.

Pour ceux qui ne savent pas encore …

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LOPPSI 2 ? un pas de plus dans la dérive sécuritaire !

LOPPSI 2 ? un pas de plus dans la dérive sécuritaire !Le parlement est en train de peaufiner la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI). Après la loi sur la sécurité quotidienne (2001), la loi sur la sécurité intérieure (2003), la Loi Perben (2004), les lois HADOPI et LOPSI (2009), c’est un nouvel empilement de mesures répressives qui nous est concocté par ceux qui nous gouvernent. Apparemment, les législateurs n’en ont jamais assez. A croire que les lois seraient inefficaces !

Quoi de neuf ici ? La loi touche à de nombreux domaines avec deux buts essentiels : mieux nous faire marcher dans le droit chemin et économiser de l’argent au passage.

Encore une fois, la loi repose sur l’idée que la peur de la sanction ferait baisser la criminalité. Par conséquent, elle allonge les durées minimales d’emprisonnement, et en particulier la période de sûreté pour les auteurs de meurtres contre les dépositaires de l’autorité publique (parce que la vie d’un flic vaut évidemment plus que celle d’un « simple » citoyen) ; elle aligne la justice des mineurs sur celle des adultes (comparution devant un tribunal sans passer par le juge pour enfants) ; elle réinstaure la double peine en faisant risquer la perte de la nationalité française aux criminels d’origine étrangère. La LOPPSI renforce également la surveillance : surveillance d’internet, surveillance vidéo généralisée dans l’espace public, surveillance par recoupement des différents fichiers de police. Mais comme surveiller ne suffit pas, il faut aussi consolider les forces de répression : renforcement du statut et des missions des sociétés de sécurité privée ; plus de pouvoir aux policiers municipaux ; constitution de « réserves civiles », sortes de milices semi-publiques d’individus travaillant volontairement pour la police pendant 45 ou 90 jours par an.

Enfin (mais la liste n’est pas exhaustive), la loi s’attaque directement aux problèmes de logement, pas pour donner un toit à tous mais en renforçant les mesures contre les installations illicites (bidonvilles, mais aussi yourtes, cabanes…). Désormais, donc, mieux vaut ne pas être dans la difficulté pour se loger. Des mesures d’exception ont même été votées dans le but de punir durement le fait d’occuper le domicile d’autrui sans autorisation. Autrement dit, sanctionnons les squatteurs, pas ceux qui laissent leur logement vide pour spéculer sur les prix de l’immobilier

!

Toutes ces mesures sont prises au nom de la lutte contre l’« insécurité ». Pourtant, on le voit clairement depuis 2008, la réelle insécurité est économique et sociale et trouve sa cause principale dans le capitalisme financier, avec ses spéculateurs et ses crises incontrôlables. Ceux là nous ont coûté des milliards, ont détruit des économies, provoqué du chômage de masse, justifié des politiques d’austérité, et plongé l’humanité dans la peur de l’avenir. Mais personne ne paiera pour ces crimes de masse. Pourquoi ? Pourquoi les occupants d’une yourte et les citoyens internautes sont-ils expulsés et fichés, alors que les boursicoteurs qui ravagent les économies sont impunis ?

En appliquant le régimedu business et la philosophie du néolibéralisme aux services publics et aux rapports sociaux, les actuels gestionnaires de l’Etat, très liés aux milieux d’affaires, veulent gérer la société comme le monde de l’entreprise privée. L’objectif est de faire des économies (en recourant par exemple aux milices plutôt qu’à la police, avec le supplément de bavures que cela laisse présager), tout en protégeant les privilèges des dominants. Et pour ce faire, il faut réprimer toute contestation et sanctionner toute « déviance » vis-à-vis de la norme. Pas question d’user de la débrouillardise pour sortir de la misère. En menaçant notre autonomie et en réprimant toute contestation en actes, le pouvoir, en notre nom, vise les plus précaires d’entre nous et chouchoute les autres classes sociales.

Le système capitaliste fonctionne de plus en plus sur la gestion d’argent et de patrimoine (bourse, parcs immobiliers…) et moins sur la production de biens et services, ce qui accentue encore le problème du chômage. Par conséquent, la prévention de la contestation sociale et la répression sont une priorité pour permettre spéculations et licenciements, et culpabiliser ou apeurer les populations tentées par la colère et la révolte.

Mais, si l’Etat prétend nous protéger, alors que personne ne nous protège de lui et qu’il est incontrôlable, si le capitalisme nous pille alors qu’il prétend nous rendre riche et libre, la révolte est nécessaire pour ne pas abdiquer. Nous refusons cette loi qui va encore davantage nous priver de nos libertés, criminaliser les plus miséreux et réprimer les tentatives de résistance. Ce n’est pas un énième texte sécuritaire qu’il nous faut, mais la justice et l’égalité. Pour y parvenir, travaillons ensemble à faire advenir une société débarrassée de l’autoritarisme et du capitalisme. 

Il faut maintenant passer de la révolte à la révolution.
Abel Paz , Fédération Anarchiste .

Arrestation de 140 zapatistes

 140  compañeros de l’ejido de San Sebastián Bachajón, ont été arrêtés le 3 février par la police d’État, la police fédérale, et des éléments de l’armée fédérale, alors qu’ils protetaient après avoir été chassés du guichet de paiement de l’entrée des cascades d’Agua Azul par un groupe de militants du PRI appuyés par les polices fédérale et de l’État.

L’hypocrisie du gouverneur du Chiapas, Juan Sabines, se montre à présent au grand jour. Ses paroles sont une chose et ses actes sont tout autres. Ses mots d’admiration envers Samuel Ruiz , d’un côté, et de l’autre sa haine et sa violence à l’égard des indigènes et de leurs organisations indépendantes.

Il ne tolère pas que ses anciens péones lui parlent d’égal à égal, et moins encore qu’ils défendent leurs droits et leurs terres.

Que voyons-nous au Chiapas, au-delà des campagnes diffusées dans les médias commerciaux qui s’efforcent de donner une fausse image de l’État du Sud-Est ? Rien que la répression et la spoliation.

Ce n’est pas la première fois que Juan Sabines agresse des militants , aussi bien de communautés zapatistes que de celles qui adhèrent à La Otra Campaña, qu’il s’en prend au mouvement social qui lutte pour la justice, pour son droit à vivre dignement, pour la construction d’un nouveau pays et d’un nouveau monde ; nos 140 compañeros arrêtés aujourd’hui en sont une nouvelle preuve.

On n’a pas touché un cheveu de ceux du PRI alors qu’ils dépouillaient les comuneros de Bachajón, mais on a arrêté les comuneros alors qu’ils luttaient justement pour récupérer ce qu’ils avaient obtenu au prix de leurs efforts.

Le Réseau contre la répression et pour la solidarité (RvsR) reste en alerte face à cette situation injuste et réalisera les actions nécessaires de solidarité envers nos compañeros du Chiapas.

Nous appelons tous nos compañeros et toutes nos compañeras du pays à réaliser des actions de solidarité et de protestation face à cette agression du PRI et du gouvernement de Sabines contre les compañeros membres de l’ejido de San Sebastián de Bachajón, selon leurs propres modalités.

Nous appelons nos compañeros et compañeras de la Sezta internationale à réaliser des actions urgentes de soutien et de solidarité.

Liberté pour les prisonniers politiques Liberté pour nos compañeros de San Sebastián Bachajón

Contre la spoliation et la répression… la solidarité

Réseau contre la répression et pour la solidarité (RvsR)

Traduit par Tipiac le pirate du groupe Abel Paz de la FA.

EGYPTE. INTERWIEW D’UN COMPAGNON ANARCHISTE .

1) Peux tu nous dire de quel mouvement tu viens ? Je suis du Black
Flag, un petit groupe anarcho-communiste en Egypte. — 2) Le monde
regarde l’Egypte, et mêmEGYPTE. INTERWIEW D'UN COMPAGNON ANARCHISTE . Egypte_revolutione bouge en solidarité. Toutefois, du fait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

qu’internet a été coupé, l’information était difficile à trouver. Peux
tu nous dire ce qui s’est passé en Egypte la semaine dernière ? A quoi
cela te fait il penser suivant ta perspective? (…) — C’est ce
mardi que tout a commencé, ça a été l’étincelle qui a allumé le feu,
mardi de grandes manifestations étaient dans les rues dans toutes les
villes égyptiennes, le mercredi a commencé le massacre, ils ont
commencés par essayer de terminer le sit-in sur la place Tahrir le
mardi tard dans la nuit, et ont continués dans les jours suivants, en
particulier dans la ville de Suez. — Suez a une valeur particulière

dans tous les cœurs égyptiens, c’était le centre de la résistance aux
sionistes en 1956 et en 1967, dans le même district, dans lequel
combattait les troupes de Sharon de retour dans les guerres
israélo-égyptiennes. La police de Moubarak y a fait un massacre, au
moins 4 personnes ont été tuées, 100 blessés, des bombe à gaz, des
balles en caoutchouc, des armes à feu, une étrange substance jaune
jeté au-dessus des gens, peut être du gaz moutarde. — Le vendredi
28 a été appelé le Jumu’ah de la Colère (Jumu’ah est le terme arabe
pour désigner le vendredi. Vendredi [et samedi] sont les jours de
week-end en Egypte, comme dans de nombreux pays musulmans. C’est le
jour sacré dans l’Islam, parce que les prières se font en ce jour,
appelé la prière du vendredi)

Il a été prévu, après cette prière, d’aller marcher en manifestation,
vers midi. La police a tenté d’empêcher les marches avec toute sa
puissance et sa violence, il y a eu de nombreux affrontements au
Caire, (au centre-ville, dans Mattareyah (Est du Caire)). Dans toute
l’Egypte, en particulier dans les villes de Suez, Alexandrie, Mahalla
(dans le delta du Nil, l’un des centres de la classe ouvrière), à
partir de midi jusqu’au coucher du soleil des gens ont défilé. Au
Caire, dans le centre-ville, cela s’est terminé par un sit-in sur la
place Tahrir [Libération en arabe] [qu’il a été décidé de maintenir]
jusqu’à la suppression du régime de Moubarak. Les gens chantaient un
seul mot d’ordre « le peuple demande le retrait du régime ».

Au coucher du soleil, à 17 heures(heure locale), Moubarak a déclaré le
couvre-feu et l’armée a été envoyée dans les villes égyptiennes. Ce
couvre-feu a été suivi d’évasions planifiées par la police, qui a
laissé des criminels et des voyous appelé Baltagayyah [sénfuir de
prison]. Ce plan de la police d’une grande évasion de criminels dans
de nombreuses prisons égyptiennes [était destiné à] effrayer les gens
en Egypte. Aucune police ;peu de soldats de l’armée pour contrôler la
rue, les gens étaient effrayés. Il s’en est suivi un matraquage
médiatique sur les chaînes de télévision égyptienne, les radios, les
journaux, sur des pillages dans de nombreuses villes, sur des voleurs
qui tiraient des coups de feu sur les gens. [Mais en réponse] les gens
se sont organisés en « comités populaires » pour sécuriser chaque rue. D
»un coté cela a été salué par le régime pour effrayer encore plus les
gens sur l’instabilité dans le pays, mais d’un autre c’est aussi à
partir de ce point que nous pourrions [nous appuyer pour ] commencer à
construire des conseils ouvriers.

3) En date de mercredi (26 janvier), il y a des affrontements entre
les pro et anti Moubarak. Est-ce la bonne façon de le décrire? Qui
sont les « supporters de Moubarak » ? Comment ces affrontements ont
affectés l’attitude générale de la classe ouvrières Egyptienne ?

Il est absolument faux de dire qu’il s’agissait de [simples] «
échaufourrés» entre anti et pro-Moubarak. [il fait ici référence à la
presse égyptienne qui a présenté les évènements comme de simples
bagarres]

La manifestation pro-Moubarak était composé de beaucoup de ces
Baltagayyah [voyoux mercenaires de la police, indicateurs, …] et de
membres de la police secrète qui ont attaqués les manifestants sur la
place Tahrir. Cela a débuté seulement après le discours de Moubarak
hier, après le discours d’Obama aussi. Personnellement Je pense que
Moubarak se sent comme le boeuf que l’on égorge et qui tente
d’asperger de son sang ses sacrificateurs. Il se sent comme Neron [qui
a brûlé Rome], il veut réduire en cendre l’Egypte avant son expulsion,
en essayant de faire croire aux gens qu’il est un synonyme de
stabilité, de sécurité et de tranquilité. Dans ce sens, il a vraiment
fait quelques progrès : une sainte alliance nationale a maintenant été
formé contre les Tahrirites (manifestants Tahrir) et contre la Commune
de Tahrir. Beaucoup de gens disent, en particulier dans la classe
moyenne, que les manifestations doivent se terminer parce que l’Egypte
a été brûlée, que la famine a commencé [l’alimentation des plus
pauvres en produits de base –et notamment le pain dont les egyptiens
sont les plus gros consommateurs mondiaux – est totalement sous
contrôle de l’Etat. Il détient l’arme alimentaire …]]. Mais ce n’est
pas totalement vrai, ce n’est que de l’exagération. Toute révolution a
ses difficultés, et Moubarak en utilisant la peur et la terreur veut
rester plus longtemps.

Personnellement, je veux dire que même si les manifestants étaient les
responsables de cette situation, même si, Moubarak doit partir, il
doit s’en aller, en raison de son incapacité à faire face à la
situation actuelle.

4) Que penses tu qu’il se passera la semaine prochaine ? Comment la
position prise par le gouvernement américain peut-elle affecter la
situation là-bas ?

Personne ne peut deviner ce qui se passera demain ou la semaine
prochaine,. Moubarak est un idiot tenace, et les médias égyptiens font
la plus grosse campagne médiatique de leur histoire pour retenir les
protestations de vendredi prochain, le 4 Février. Il y a un appel pour
une autre marche du million [de personne] sur Tahrir, appelée « le
vendredi du salut ». La position prise par le gouvernement des
États-Unis nous affecte plus que cette manifestation, Moubarak est un
tel traître qu’il pourrait tuer tout le peuple, mais ne pourrait pas
dire non à ses maîtres.

5) Quelle a été la participation des anarchistes de lutte de classe ?
Qui sont leurs alliés ? (Évidemment maintenir la sécurité à l’esprit)

L’anarchisme en Egypte n’est pas une grande force, vous pourrez
trouver quelques anarchistes, mais pas encore une grande force. Les
anarchistes en Egypte ont rejoint à la fois les manifestations et les
comités populaires pour défendre les rues contre les voyous : les
anarchistes en Egypte mettent un peu d’espoir sur ces conseils. Les
alliés des anarchistes en Egypte sont les marxistes, bien sûr, nous ne
sommes pas aujourd’hui dans le moment du débat idéologique. Toute la
gauche appelle à l’unité puis se chamaille sur tout et n’importe quoi.
Les anarchistes en Egypte font partie de la gauche égyptienne.

6) Quelles formes de solidarité peuvent être construites entre les
révolutionnaires en Egypte et ceux de l’ »Ouest » ? Qu’est-ce qui peut
être fait immédiatement et que devrions-nous faire dans le long terme
?

l’obstacle le plus difficile que les révolutionnaires égyptiens
peuvent confronter est la coupure des communications [téléphone,
mobile, internet]. Les révolutionnaires de l’Ouest doivent faire
pression sur leur gouvernement pour empêcher le régime égyptien de
faire cela. Ca s’est ce pour le moment, mais personne ne peut dire ce
qui se passera dans le long terme. Si la révolution gagne, alors les
révolutionnaires de l’Ouest doivent renforcer la solidarité avec leurs
compagnons égyptiens en cas d’agression des Etats-Unis et d’Israël. Si
la révolution est défaite alors ce sera le massacre de tous les
révolutionnaires égyptiens.

7) Quelles seront les tâches principales quand Moubarak sera parti ?
Est ce que cela a été beaucoup prévu au niveau de la rue ? Qu’est-ce
que les révolutionnaires anti-capitalistes proposent ?

la tâche principale aujourd’hui, en parlant des exigences exprimées
par la rue, est celle d’une nouvelle constitution et d’un gouvernement
provisoire, puis de nouvelles élections. Il y a beaucoup de plans
échaffaudés à ce sujet par de nombreuses tendances politiques ici et
en particulier les frères musulmans. Les anti-capitalistes
révolutionnaires ne sont pas très nombreux au Caire, les communistes,
la gauche démocratique, les trotskistes demandant les mêmes exigences
sur les élections et une nouvelle constitution. Mais pour nous,
anarchistes, anti-capitalistes mais anti-Étatistes également, nous
allons essayer de faire que les comités, qui ont étés créés
initialement pour protéger et sécuriser plus fortement les rues,
puissent être transformer en rééls conseils [ouvriers].

8) Que voulez-vous dire aux révolutionnaires à l’étranger ?

Chers camarades du monde entier, nous avons besoin de solidarité,
d’une grosse campagne de solidarité et la révolution égyptienne va
gagner.

 

source : A-info

Caracol numéro 0 dans les bacs !! Paysannerie, Autonomie & Rural fight

lu sur http://juralibertaire.over-blog.com/article-caracol-numero-0-dans-les-bacs-paysannerie-autonomie-rural-fight-66318041.html

 «Caracol» c’est le nom donné aux communautés rurales zapatistes,

«Caracol» c’est l’escargot, symbole de la lenteur dans un monde qui prône la vitesse et la performance,

«Caracol» c’est la spirale qui va du centre jusqu’à l’extérieur, jusqu’à l’autre,

  «Caracol» pour caracoler (avancer par petits bonds, dixit Petit Robert) vers l’autonomisation, vers des pratiques (de vie, de lutte, de production) autogestionnaires et collectives.

  Mais pourquoi écrire Caracol ? Peut-être pour donner un support à des alternatives qui enchantent, pour attiser des réflexions que l’on ne trouve ni dans les mass medias, ni les bulletins des organisations agricoles, pour faire part d’autres voies que celles de garage… L’urgente nécessité d’opposer à nos lieux de vie, aménagés, gérés, aseptisés, spécialisés, un imaginaire tangible, hors des zones industrielles, artisanales, commerciales, des aménagements «concertés».

 

Nous sommes de plus en plus à nous réapproprier des bouts d’autonomie pour se réapproprier nos vies et quelques lopins de terre que ce soit dans les arrières-pays ou près des villes. Jardins urbains, squat de terres, réseau de fermes, circuits-courts paysans, sont autant d’initiatives qui nous permettent de réinventer et de repenser l’agriculture paysanne comme progrès social, de décloisonner le rural et l’urbain, de se libérer des contraintes du temps et des comportements consuméristes qui nous submergent.

  Caracol se veut un journal artisanal, parsemé d’erreurs et d’imprécisions, qui souhaite (re)mettre au cœur du mouvement social la question de l’agriculture paysanne, de l’autonomisation alimentaire mais aussi du projet politique que peuvent porter les campagnes pour interroger nos réflexions, nos luttes, nos utopies.

  Au programme de la revue : initiatives paysannes, réflexions sur les problématiques agricoles actuelles, alternatives en milieu rural… paysans, militants, étudiants, chercheurs glandeurs et libres penseurs, Caracol est ouvert à toute proposition d’articles, dessins, photos, coups de gueule !

  Éditorial du numéro 0 de Caracol, février 2011. 

                                REVOLUTION AGRAIRE ET LIBERTAIRE

 

Caracol numéro 0 dans les bacs !! Paysannerie, Autonomie & Rural fight  caracolcouvj


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