Archives pour mai 2011

« Non à n’importe quel État, démocratique ou pas ! » Agustín García Calvo à la Puerta del Sol

 Assemblée de la Puerta del Sol
Intervention d’Agustín García Calvo
Madrid
19 mai 2011
Traduction de la retranscription :
Marjolaine François et Manuel Martinez

 Source : Rebellyon

Agustin Garcia Calvo est un auteur espa­gnol (phi­lo­lo­gie, théâ­tre, poésie,lin­guis­ti­que,essais et pam­phlets).
Texte et res­sour­ces en espa­gnol

En 1965 il fut des­ti­tué de son poste d’ensei­gnant de Philologie latin-grec de l’Université de Madrid, pour sa par­ti­ci­pa­tion au sou­lè­ve­ment étudiant. Il s’exila par la suite à Paris où il tra­vailla notam­ment comme tra­duc­teur chez les éditions Ruedo Iberico. En 1975, il rega­gna son poste à l’Université de Complutense. Pour l’ins­tant, seules deux bro­chu­res ont été tra­dui­tes en fran­çais et publiées à l’Atelier de Création Libertaire : Contre la Démocratie – Contre la Paix (texte inté­gral à télé­char­ger) et Qu’est-ce que l’Etat ?

Vous êtes la joie, la joie de l’ines­péré, de ce qui n’est pas prévu, ni par les auto­ri­tés et les gou­ver­ne­ments, ni par les partis poli­ti­ques quelle qu’en soit la cou­leur, véri­ta­ble­ment imprévu : vous-mêmes, ou la plu­part d’entre vous, il y a quel­ques mois ou quel­ques semai­nes, n’aviez pas non plus prévu que cela pou­vait surgir. La joie est l’ines­péré et il n’y a pas d’autre joie que celle-là, il n’y a pas de futur, comme je le répé­te­rai désor­mais. Malgré cela je vais dire quel­que chose qui peut sem­bler contra­dic­toire : j’espé­rais cela depuis qua­rante et quel­ques années, qua­rante-six ans. [Applaudissements.]

Je vous raconte un peu com­ment : dans les années soixante, comme l’ont entendu les plus jeunes, com­mença à se sou­le­ver de par le monde une vague d’étudiants prin­ci­pa­le­ment, dans les uni­ver­si­tés, les campus, de Tokyo, de Californie… En 65, en février, cette vague arriva à Madrid. Je me suis laissé empor­ter par elle avec beau­coup de joie, quoiqu’il m’en coûta. Comme vous le savez, la vague conti­nua ensuite en Allemagne avec Rudi Dutschke le Rouge, puis en France, avec le fameux Mai fran­çais, où elle s’acheva plus ou moins. Je vais vous dire com­ment je per­çois le lien entre l’année 65 et main­te­nant. Peut-être parmi les plus vieux, ou pas si vieux que ça, cer­tains pour­ront vous le dire : sans doute les parents des plus vieux d’entre vous étaient alors étudiants à Madrid, cou­rant avec moi devant la guar­dia civil, les gris comme on les appe­lait… mais pour ma part, je dirais qu’en ces années dans le monde avancé ou « pre­mier », s’établissait un régime, un régime de pou­voir, qui est jus­te­ment celui que vous subis­sez avec moi aujourd’hui… Je m’arrête un peu le temps que… [Beaucoup de bruits. Une voix : « Ne t’arrête pas, conti­nue ! »]… ce régime était en train de s’établir, celui que vous subis­sez avec moi aujourd’hui, et qui est, pour le dire briè­ve­ment, le régime, la forme de pou­voir dans laquelle l’État, la gou­ver­nance, l’admi­nis­tra­tion étatique, se confon­dent entiè­re­ment avec le capi­tal, les finan­ces, l’inves­tis­se­ment finan­cier : entiè­re­ment confon­dus. [Applaudissements et cris.] En sim­pli­fiant, on peut dire que c’est le Régime de l’Argent, et je crois que beau­coup d’entre vous, par le bas, soup­çon­nent que c’est prin­ci­pa­le­ment contre cela que vous vous sou­le­vez, que vous avez envie de crier, de dire la seule chose que le peuple sait dire : Non ! [Longs applau­dis­se­ments. Des voix : « C’est ça ! »]

Ce qui me sou­le­vait à trente-neuf ans, voilà qua­rante-six ans, atteint main­te­nant son point culmi­nant, sa quasi-vieillesse : le régime de l’État-Capital, le régime de l’argent, donne effec­ti­ve­ment des signes de sa fati­gue avec, entre autres choses qui vous par­vien­nent, sa fable d’une crise per­ma­nente, ses chif­fres et sta­tis­ti­ques, avec les­quels, chaque jour, ils ten­tent de vous dis­traire, pour que vous ne sen­tiez pas, que vous ne vous ren­diez pas compte de ce qui se passe der­rière ces chif­fres et ces noms que les gou­ver­ne­ments et partis vous four­nis­sent. Il est donc logi­que que je me trouve parmi vous en ce moment de vieillis­se­ment du Régime, plus que de matu­rité, comme je me trou­vais à ses com­men­ce­ments. Selon moi, le sou­lè­ve­ment des étudiants de par le monde en 65 répon­dait à une prise de cons­cience de ce qui s’abat­tait sur nous ; à pré­sent vous avez souf­fert beau­coup plus direc­te­ment de ce qu’est le régime, quels que soient les noms que vous donnez à cette souf­france, et c’est donc aussi logi­que qu’ines­péré que vous vous sou­le­viez et por­tiez votre voix contre lui.

Je pour­rais vous en dire plus, mais ce n’est pas ce que je vou­lais faire ici, car en col­la­bo­rant à ma façon à ce sou­lè­ve­ment, ou peu importe le nom que vous lui donnez, je ne veux pas avoir l’air de venir vous donner des conseils, mais malgré tout je veux par­ta­ger quel­ques sug­ges­tions, sur­tout néga­ti­ves. La pre­mière est de ne jamais comp­ter en quoi que ce soit sur l’État, quel qu’il soit : sur aucune forme d’orga­ni­sa­tion étatique. [Applaudissements.] Je vois que c’est une erreur que beau­coup d’entre vous per­çoi­vent sans qu’il y ait besoin de le dire. Il en découle que l’on ne peut en aucun cas se servir de la Démocratie, ni du nom ’démo­cra­tie’. Désolé, je vois bien que cela n’éveille pas d’applau­dis­se­ments immé­diats, mais il faut insis­ter là-dessus. Je com­prends que choi­sir des devi­ses comme « Démocratie réelle tout de suite » peut être, pour celui qui l’inventa, une tac­ti­que, une tac­ti­que pour ne pas trop se dévoi­ler, car il sem­ble­rait que dire fron­ta­le­ment et immé­dia­te­ment « Non à n’importe quel État, démo­cra­ti­que ou pas ! », pour­rait sonner mal. Cette timi­dité ou cette modes­tie peut l’expli­quer, mais je crois qu’il est temps se défaire de cette trom­pe­rie. La Démocratie est un trompe-l’œil, c’est une trom­pe­rie pour ce qui reste en nous de peuple vivant ; ça l’est depuis qu’elle fut inven­tée par les grecs à Athènes ou ailleurs. C’est un trompe-l’œil fondé sur la confu­sion que le nom lui-même dénonce : demo et kratos. Kratos est le pou­voir et Demo serait sup­posé être le peuple, et, quels que soient les ava­tars de n’importe quelle his­toire, le peuple ne peut jamais avoir le pou­voir : le pou­voir est contre le peuple.[Bravos.] C’est une chose trop claire, mais il faut bien la com­pren­dre. [Applaudissements.] Je sup­pose que cette contra­dic­tion pré­sente dans le nom même de démo­cra­tie vous encou­rage à com­pren­dre cela véri­ta­ble­ment. Le régime démo­cra­ti­que est sim­ple­ment le régime le plus avancé, le plus par­fait, celui qui a donné les meilleurs résul­tats, celui qui est arrivé à pro­duire le Régime du Bien-être dans lequel ils nous disent que nous vivons ; c’est sim­ple­ment ça, mais il ne cesse pas à la fois d’être le Pouvoir, le même que tou­jours. Au plus le régime se par­fait, au plus il est avancé, au plus ses manè­ges pour trom­per et pour manier le men­songe, ce qui est essen­tiel à n’importe quel État, se per­fec­tion­nent. De sorte que, si cer­tains d’entre vous ont l’illu­sion d’accé­der à une démo­cra­tie meilleure, je leur deman­de­rai de se détour­ner de ce chemin. Ce n’est pas par là, ce n’est pas par là… Et si votre sou­lè­ve­ment par­vient à attein­dre un carac­tère orga­nisé, sem­bla­ble en défi­ni­tif à l’admi­nis­tra­tion de l’État, il serait déjà, par cela même, perdu, il ne ferait rien de plus que répé­ter une fois de plus la même his­toire sous d’autres formes plus per­fec­tion­nées parce qu’il assi­mi­le­rait ainsi la pro­tes­ta­tion, le sou­lè­ve­ment lui-même, ce qui est la façon par laquelle l’État a peu à peu avancé au tra­vers de révo­lu­tions tou­jours man­quées ; c’est jus­te­ment ce dont ils ont besoin parce que pour conti­nuer à être lui-même, l’Argent se doit de chan­ger, chan­ger pour demeu­rer le même : voilà le grand manège qui pèse au-dessus de nous. Quand je vous sug­gère ou vous demande de renon­cer aux idées d’un autre État meilleur, d’un autre pou­voir meilleur et vous rap­pelle que… [Immense vacarme sur la Place.] … je vais ter­mi­ner et vous lais­ser vous entre­te­nir d’autres choses plus amu­san­tes que moi. Quand j’ose vous recom­man­der la désillu­sion de n’importe quelle forme de pou­voir, et que je barre par consé­quent de la liste quel­ques-unes des reven­di­ca­tions que vos diri­geants ont établies ou divul­guées, j’essaye de vous détrom­per en même temps d’une autre chose, qui est le Futur, le Futur : voilà l’ennemi. Vous com­pre­nez bien qu’en repous­sant l’inten­tion de trou­ver un meilleur régime par votre sou­lè­ve­ment, je cher­che à vous détrom­per du Futur. [Une voix : « Que pro­po­ses-tu ? »] C’est avec le Futur qu’ils nous trom­pent, les vieux, mais sur­tout les plus jeunes, chaque jour. Ils nous disent : « Vous avez beau­coup de Futur. » ou « Vous devez cons­truire votre Futur. », « Chacun se doit de cons­truire son Futur. », et tout cela n’est rien de plus -bien qu’ils ne le disent pas- qu’une rési­gna­tion à la mort, à la mort future. Le Futur, c’est cela ; le Futur, c’est ce qui est néces­saire au Capital ; l’Argent n’est rien d’autre que crédit, c’est-à-dire du Futur, une foi dans le Futur. Si l’on ne pou­vait pas tenir de comp­tes, il n’y aurait ni Banque, ni bud­gets étatiques. Le Futur est à eux, c’est leur arme. Par consé­quent, ne le lais­sez jamais réson­ner à vos oreilles comme quel­que chose de béni ou de béné­fi­que : il doit réson­ner comme la mort, ce qu’est jus­te­ment le Futur. Ce que nous sommes en train de faire ici, ce que vous êtes en train de faire ici, cela par­lera de soi-même, mais nous n’avons pas de Futur. Nous n’avons pas de Futur parce que c’est le propre des entre­pri­ses, des finan­ces et du Capital. Vous n’avez pas de Futur ! : c’est ce qu’il faut avoir le cou­rage de dénon­cer.

« Non à n’importe quel État, démocratique ou pas ! » Agustín García Calvo à la Puerta del Sol  agustin_garcia_calvo_mayo_2011_madrid_puerta_del_sol-557f6

Je vais m’arrê­ter là, je n’avan­ce­rai plus de sug­ges­tions pour le moment. Une chose néan­moins, plus pra­ti­que : j’aime­rais évidemment qu’après les fameu­ses élections du 22 mai, qui per­tur­bent beau­coup (vous vous êtes aper­çus que non seu­le­ment les Médias vous embrouillent avec la ques­tion des élections puisqu’ils n’ont rien de mieux à faire, mais aussi que beau­coup d’entre vous perdez beau­coup de temps à penser à ce qu’il faut faire, voter ou non, voter pour untel ou untel), c’est une per­tur­ba­tion for­mi­da­ble, mon désir serait donc qu’une fois passé cet emmer­de­ment, cette idio­tie du vote, vous conti­nuiez à être vivants et plus ou moins ensem­ble, les uns avec les autres.[Applaudissements.] Et dans ce cas, je vous sug­gè­re­rai pour l’ins­tant une tac­ti­que (conti­nuer à faire les assem­blées ici est pro­ba­ble­ment une erreur que l’on ne peut sou­te­nir encore long­temps) : évidemment, je pense que vous le savez tous, il ne peut y avoir d’Organe ni déci­sif, ni repré­sen­ta­tif autre que les assem­blées. Et voici pour­quoi [Applaudissements.] : Il ne peut y en avoir car les assem­blées comme celle-ci ont un grand avan­tage : on ne sait pas com­bien on est, on y entre et on en sort à tous moments, et on ne peut jamais comp­ter, de sorte qu’on ne peut jamais voter comme le font les Démocrates parce qu’on ne sait pas com­bien on est, et qu’il n’y a lieu de faire ni sta­tis­ti­ques ni décomp­tes. C’est ce qui rap­pro­che une grande assem­blée de ce que peut être le peuple, qui n’existe pas mais qu’il y a et qui reste en des­sous des per­son­nes, qui elles, oui, peu­vent être comp­tées en nombre d’âmes et en nombre de votes ; contrai­re­ment à ce qu’il y a en des­sous d’elles. Ne renon­cez donc jamais aux assem­blées. Voilà pour la digres­sion.

Maintenant je me tourne un moment vers ceux d’entre vous qui sont plus ou moins étudiants et qui me tou­chent de plus près : une des tâches les plus immé­dia­tes serait d’occu­per les écoles, les facultés… [Applaudissements.] Et je ter­mine en vous disant pour­quoi : parce cela fait long­temps que sous le Régime du Bien-être, sous le Régime dont nous pâtis­sons, les cen­tres d’ensei­gne­ments, les Universités, ont été réduits à une seule condi­tion réelle, qui est celle de l’examen : exa­mi­ner, le reste n’est que lit­té­ra­ture. [Applaudissements.] Ils doi­vent exa­mi­ner pour pro­duire ainsi les futurs fonc­tion­nai­res aussi bien du Capital que de l’État ou de l’Université elle-même, qui est aussi un ins­tru­ment de l’État. [Interruption par des chants sur la place]

Donc, et pour finir, ma sug­ges­tion va dans ce sens : occu­pa­tion des cen­tres, leur faire reconnaî­tre qu’ils ne sont là ni pour ensei­gner ni pour recher­cher ni pour rien d’autre qui ne soit exa­mi­ner, exa­mi­ner et pro­duire de futurs fonc­tion­nai­res. Ils sont en train de créer votre futur, en cela il ne vous trompe pas, et l’action la plus immé­diate, quelle peut-elle être ? : eh bien natu­rel­le­ment la des­truc­tion, le boy­cott des exa­mens en cours ; par exem­ple, de ceux qui vien­nent de com­men­cer main­te­nant, en mai. Cela vient du cœur. [Applaudissements.] Avec ça, qui peut paraî­tre un peu tiré par les che­veux, mais pas tant si vous y réflé­chis­sez un peu, en se sou­ve­nant que la sou­mis­sion aux exa­mens est sim­ple­ment une sou­mis­sion au futur, que nous, nous n’avons pas de futur, et en se sou­ve­nant que les cen­tres où vous êtes ne sont des­ti­nés qu’à cela, à la fabri­ca­tion du futur et d’une quan­tité donnée de fonc­tion­nai­res, peut-être la pro­po­si­tion ne paraî­tra pas aussi insen­sée. Mais qu’elle vous le paraisse ou non, je vous dis au revoir, en vous répé­tant la joie que cela m’a apporté, si ines­péré et que j’espé­rais pour­tant depuis 65. Salut ! [MERCI !]

Manifestation pour l’autogestion: Les anarchistes dans la rue

Le 21 mai 2011 avait lieu une manifestation pour l’autogestion à Paris. Cela faisait environ un mois que des groupes de la Fédération anarchiste, un peu partout en France, avaient organisé des événements autour de ce thème : rencontres, débats, ateliers, projections, émissions radio, articles, etc.

Cette initiative est née du constat que les anarchistes ne peuvent plus se contenter de se mobiliser seulement « contre », en luttant seulement en réponse à telle ou telle attaque.

Il nous faut mettre en avant nos propositions et nos réalisations. Prendre enfin l’offensive au lieu de toujours nous restreindre à contrer des attaques qui se soldent souvent par la négociation de reculs.

Partant de Belleville et arrivant place de la République, c’est environ 300 personnes qui ont défilé : un cortège jeune et énergique sous le soleil de Paris. Slogans, mais aussi arrêts ponctuels à quelques endroits importants dans l’histoire ancienne ou récente des anarchistes (un lieu autogéré en lutte, le siège de la CNT en exil, la bourse du travail, etc.). Nous n’avons pas oublié non plus qu’il y a 140 ans, jour pour jour, les Versaillais reprenaient le contrôle de la capitale dans ce qu’on allait appeler la Semaine sanglante. Ces Versaillais qui, aujourd’hui encore sont au pouvoir, au G8 ou ailleurs.

Après avoir traversé les rues de l’est parisien, parfois sous des applaudissements, la manifestation s’est terminée par des prises de paroles de personnes impliquées dans des réalisations autogérées (boulangerie, lycée autogéré, etc.). Alors qu’on essaye trop souvent de nous faire croire que les gens sont résignés, abattus, et que nos combats sont des luttes d’arrière garde, cette manifestation apporte un démenti cinglant. Ce n’est qu’un début ! Les mauvais jours finiront !

Bibo – Groupe Quartier pirate de la Fédération anarchiste

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110e Anniversaire de la FORA

Des drapeaux rouges et noirs flottant au balcon, et 500 personnes remplissant le Théâtre Verdi au coeur de la Boca. L’image rappelle une autre époque, lorsque les congrès des travailleurs-euses étaient fréquents dans ce quartier de Buenos Aires.

 

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La Fédération Ouvrière Régionale Argentine (FORA, section argentine de l’Association Internationale des Travailleurs-euses) a eu 110 ans le 25 mai, mais la célébration ne s’est pas penché nostalgiquement sur le passé, elle réclama plutôt une renaissance d’un syndicalisme révolutionnaire.

Pendant plus de 4 heures, le demi millier de travailleurs-euses venu-e-s de tout le pays ont passé en revue l’histoire de l’organisation et ont analysé les futures perspectives des luttes actuelles. L’applicabilité et la légitimité des pratiques de la FORA peut facilement êtres démontrées à travers la dictature syndicale de la CGT (principal syndicat argentin), serviteur fidèle du patronat, une organisation de plus en plus éloignée des attentes des travailleurs-euses. 

Des ancien-ne-s et actuel-le-s acteurs-trices de la FORA ont présenté à travers différentes positions les clés qui ont permis à cette organisation centenaire d’écrire parmi les pages les plus brillantes de l’Histoire du mouvement ouvrier argentin.  Il y eut aussi une analyse des possibilités d’actions à venir, après l’important processus de restructuration que les nouvelles générations ont apporté, transformant la FORA en un outil tenace et loyal que les travailleurs-euses peuvent brandir dans leur lutte pour l’émancipation. 

L’événement, avec la présence de Carlos Martin, militant de la CNT-AIT espagnole et délégué de l’Association Internationale des Travailleurs-euses, a rassemblé des membres des Fédérations d’Organisation de Résistance (sections locales de la FORA), ainsi que de sympathiques groupes anarchistes qui ont démontré leur soutien à l’organisation syndicale, fière d’être la seule qui est restée fidèle à ses idéaux et qui se développe résolument en Argentine.

Comité Fédérale du Secrétariat au Média

FORA (foracf@fora-ait.com.ar)

26 Mai 2011.

La CNT contre la manipulation médiatique du mouvement du 15 mai.

Ces derniers jours, ont été rendues publiques plusieurs informations relatives à la CNT et au mouvement du 15 mai, informations qui vont de la méconnaissance du phénomène jusqu’à la manipulation journalistique grossière. Quoiqu’il en soit, le résultat est le même : discréditer la Confédération Nationale du Travail et s’attaquer à celles et ceux qui participent activement aux campements et aux mobilisations.

Il est à noter qu’après une première phase de stupéfaction face au recours à la police contre les manifestant-e-s (répression brutale de la manifestation du 15 mai, expulsion du premier campement), l’attitude des médias (à l’exception, ridicule par ailleurs, des médias classés à droite) est devenue dans une certaine mesure condescendante en donnant une vision revendicative mais à la fois innofensive des protestations.

Le fait est que, une fois passée les élections locales, et devant l’extension des campements, le discours a commencé à se durcir : si auparavant les commerçants « aidaient les indignés », désormais ils se plaignent et affirment que le mouvement est un « trouble à l’ordre public », si auparavant le mouvement était composé de personnes issues de divers horizons idéologiques et de diverses sensibilités, désormais il est infiltré par des « agitateurs professionnels », si auparavant les participent-e-s étaient des utopistes, soudain ils-elles se sont transformé-e-s en « radicaux d’ultra-gauche »… Le tout dessine clairement une stratégie de préparation de l’opinion pour la mise en oeuvre d’une nouvelle solution policière.

C’est dans ce contexte que nous avons lu hier dans El Pais qu’on débattait à Madrid sur les moyens de « se dissocier d’une manifestation de la branche métallurgique de la CNT appelée aujourd’hui à 19h sur la place de la Puerta del Sol ». Erreur, qu’il aurait été facile d’éviter en consultant le site internet du syndicat qui annonçait avoir annulé cette action de la Confédération depuis plusieurs jours en raison du campement qui perdurait sur la place (et encore, sans compter que l’action avait été autorisée bien avant même la manifestation du 15 mai). Et aujourd’hui, nous nous réveillons avec EL MUNDO qui écrit que « mercredi dernier, alors que le campement de la Puerta del Sol avait déjà pris de l’ampleur, des sources policières ont laissé filtrer que la CNT contrôlait l’occupation » sans précaution aucune montrant une fois de plus que ce qui compte c’est de ne pas laisser la réalité gâcher un bon titre.

En conséquence, la Confédération Nationale du Travail dénonce dans cette attitude le manque de rigueur et l’atteinte portée aux règles déontologiques les plus élémentaires du journalisme et exige des médias qu’ils aient la décence de recouper leurs informations.

Enfin, et malgré tout cela, nous réitérons une fois de plus notre appel à la désobéissance comme élément principal des mobilisations et de l’expression de la protestation, pour défier et affronter la répression et les tentatives de ralentissement des campements, pour renforcer toujours plus la participation, l’implication et la prise de conscience de la nécessité de nous organiser, pour élargir la solidarité et le dépassement de la peur qui reste le premier ennemi de la lutte.

Secrétariat à la Presse et à la Communication de la CNT.

Source: cnt.es
Traduction: Liaison Clermont-Ferrand de la Coordination des Groupes Anarchistes

Grèce : Appel urgent à la solidarité internationale!

Compagnons,

Le but de ce message est de vous informer brièvement de ce qui se passe ces derniers jours dans notre pays et de lancer un appel international de solidarité à tous les anarchistes à travers le monde.
La Grèce est sur un tournant critique, et de nombreux changement critique ont lieu dans la société autant sur le point politique qu’économique. La désintégration et la dissolution – récente – du modèle dominant de pouvoir et d’exploitation est plus qu’évidente, avec ce qui est communément appelé « crise ». Ce que nous vivons maintenant est la faillite totale d’un système incapable d’assurer plus longtemps un consensus social, qui est en train d’engager une attaque frontale inconditionnelle et sans prétexte.

Initialement, au début de cette situation qui a été appelé « crise », l’attaque s’est produite en termes matériels. la dévaluation du travail, la réduction horizontale des salaires, la «flexibilité» du travail, l’institutionnalisation de l’insécurité, l’augmentation du prix de la consommation de biens et la facturation des services publics, l’augmentation des impôts et la réduction des aides sociales. Dans le même temps, la vente de la richesse publique à des particuliers, la présence policière généralisée dans les rues, les ventes aux enchères, la hausse du chômage a commencé …

A cela s’ajoute le déclenchement d’une attaque de propagande sans précédent. Les médias de masses contrôlés par l’état et le capital déchainent à un rythme effarant catastrophique publient des scénarios de désastres et produisent le calendrier de et présentent le calendrier des révélations comme nous « Si la troïka n’approuve pas le prochain versement du prêt, nous allons tomber en morceaux… » Avec tout cela, le mécanisme de la communication du pouvoir gère en permanence à brouiller les pistes et maintenir un état de terreur assurer la paralysie de la société par l’extorsion de fonds.

, la résistance n’a jamais cessé pour une partie de la société grecque et le prolétariat. Parfois les déclarations de grèves générales sont entourées peut être soutenues à différents degrés par des personnes qui résistent activement et expriment leur volonté de se battre contre ces conditions imposées par l’état et le capital.

nouvelle fois à Athènes lors de la grève générale du 11 mai, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé et exprimé leur opposition au gouvernement grecque, aux nouvelles mesures antisociales qui s’abattent sur les travailleurs et la majorité de la population. Pendant cette manifestation après qu’une grosse partie du cortège est passée le parlement et approchait de la fin, les flics attaquèrent vicieusement les blocs les plus radicaux – anarchistes et anti-autoritaires, assemblés de quartier, bases syndicales, gauche extra-parlemnetaire – sans qu’il n’y est eut de provocation, les frappaient avec une sauvagerie sans précédant et tiraient des centaines de lacrymos, jusqu’à ce que les blocs soient dispersés. Plus de cent personnes ont été hospitalisées, et certaines opérées.

Le camarade Yannis a été le manifestant dont l’état de santé est actuellement le plus critique. Ayant subit une attaque meurtrière par les flics qui lui a causé de graves blessures à la tête, il dut être transféré à l’hôpital dans un état ante mortem–s elon le rapport médical délivré plus tard. Après le constat de l’ampleur de l’hémorragie interne par les médecins, il dût subir ôt une intervention chirurgicale; il est depuis intubé en Clinique de soins intensifs. Sa situation reste critique mais stable, sans pour autant être tiré d’affaire.

Il est évident que ces attaques meurtrières, contre les grévistes ce mercredi 11 mai, avait pour seul objectif, d’intimider le peuple et tous ceux qui résistent aux attaques du pouvoir et de l’état capitaliste. C’était un acte exemplaire pour l’assujettissement de la population semblant leur délivrer le message: restez à la maison, tranquilles et disciplinés.

contenu même de ce procédé souverainiste enrôle de plus en plus la droite et/ou ses émanations parasitaires. flambé des violences racistes dans le pays, a atteint son apogée la semaine dernière. Instrumentalisant le meurtre de sang-froid d’un résident d’Athènes pour une histoire de vol, faisant des immigrés un cible, un progromsans précédant contre les immigrés a été déclenché. Des groupes de fascistes issus d’organisations ou autonomes, des racistes, et des personnes d’extrême droite, ont saisit l’opportunité pour se réunir tous les soirs et attaquer des immigrés, en blessant plusieurs, et la mort d’un immigré économique semble leur incomber. Dans le même temps, les néo-nazis assistés de la police attaquent les squats du centre ville, nous mettant dans une situation dans laquelle nous devons défendre nous-mêmes nos vies des dangers d’agressions par la police et les fascistes.
La gravité de la situation est évidente. Une fois l’attaque matériel sans précédant acceptée les organisations politiques les plus radical – l’une des principale étant le milieu anarchiste – sont sous le joug des attaques policières et fascistes manière littérale si l’on prend en compte la rage meurtrière.

C*fest pour cela que nous lançons de toute urgence un appel international de solidarité !

solidarité a toujours était la valeur caractéristique de l’anarchie. Nous avons toujours compté sur la solidarité pour supporter nos luttes, combattre l’isolement et la retraite dans la vie privée encouragée par le pouvoir étatique et les conditions capitalistes d’individualisme et de démantèlement de la notion de collectif.

Maintenant que la société grecque et le prolétariat sont victimes d’une détérioration sans précédent de nos conditions de vie, maintenant que les anarchistes sont sous une telle oppression qui prend actuellement des dimensions de tentative de meurtres, maintenant que le milieu politique anarchiste est sous la menace de la violence de l’état et des fachos, nous avons besoin de voir nos compagnons appeler tout autour du monde à des actions de solidarités pour notre lutte; d’organiser des événements, des manifestations, des marches, de protester, par des textes, en parole et en acte, par tout ce que les compagnons jugent le plus approprié, par toutes les expressions de solidarité révolutionnaire, que les anarchistes connaissent et veulent démontrer, revitaliseront nos esprits et renforcerons nos luttes.

Salutations fraternelles,Group of libertarian communists (Athens)

Eutopia journal

See also the following internet links:

http://en.contrainfo.espiv.net/  additional information about recent events in Greece

http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1288989  video: police attacks the demonstration

http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1290982  video: fascists and police in co-operation attack immigrants

http://www.demotix.com/photo/688561/demonstration-stabbed-greek-turns-riots-and-racist-acts  photos: nazis attack immigrants

http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1288923  photos: police attacks the demonstration

http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1289018  photos: police attacks the demonstration

http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1289114  photos: police attacks the demonstration

Histoire courte ou courte Histoire ?

 

Hier soir alors qu’j’causais avec la Justice, elle m’disait :

-          J’ suis quand même dans un foutu pétrin. Les bourgeois d’rigent les terres, les usines, les banques, l’État … Et faut en plus qu’y fassent des saloperies en mon nom. Y’a de quoi se retourner dans sa tombe ! Ouai je te l’ dis moi j’suis bel et bien six pieds sous terre ! Et encore, ils y foutraient pas leurs pesticides et leurs déchets radioactifs, j’me plaindrais pt’ être pas ! 

-          J’espère bien qu’on ira t’y chercher ma belle ! J’me souviens, l’rouge et l’noir ça t’allait bien ! Ils ont bon dos d’tuer en ton nom … « Viva la muerte », mon cul oui.

-          Ouai, j’ai jamais rien demandé à personne moi ! Ils volent c’qui est à tout le monde et après y viennent t’donner des leçons de morale qu’y te feraient rentrer dans la tête à coup de jus sur la chaise électrique. Tu parles d’une justice. Ah nom de dieu, faut en finir !

Ouai c’tait bien. Ca redonnait un peu d’couleurs à ce vieux monde, et ça r’mettait un peu de lumière là où un tas d’déchets d’consommation bouchaient le trou d’la société. Quand j’l’ai entendu parler ainsi j’m’suis dit en moi-même, « pt’ être bien Qu’la commune n’est pas morte ! ». Elle en a Du chien dans l’ventre. Et Ils le sentiront, dans peu nom de dieu !

Après cela, j’l’ai vu r’partir dans ses fripes en chantant :


Color de sangre tiene el fuego,

color negro tiene el volcán.[…]

 

Pt’ être bien qu’75 ans après elle r’partait pour l’Espagne.

Petit texte de Gui, CNT-AIT 63

COMMUNIQUÉ DES ARRETÉ-E-S DE LA MANIFESTATION DU 15 MAI 2011

Nous voulons écrire cettes lignes pour exprimer comment nous nous sentons devant les événements.

Nous sommes des personnes très différentes, certains nous définissons comme anarchistes, autres comme altermundistes, féministes, écologistes, des personnes partisans d´une démocratie réel, etc… mais tous et toutes avons vu et avons souffri l´abusi policier et disproportionnel.

 

En commençant que certain-e-s n´ont pas participé-e-s dans la manifestation, et ceux qu´y ont été puissions défendre différents manières d´action politique, tous et toutes avons un sentiment en commun, le mécontent avec la situation actuelle de nos vies (la difficulté pour trouver un emploi ou les conditions précaires, ne pas pouvoir  réaliser nos rêves à cause des inégalités économiques et toute l´éducation basée dans consommer et consommer, réprimé-e-s pour nôtres idées politiques ou vouloir être différents ce que nous entoure). Nous nous trouvons devant un panorama sans aucun espoir et sans futur qui nous incite à vivre tranquilles et pouvoir faire les choses que nous aimons. C´est pour ça que nous sommes allé à la convocation du 15 mai pour essayer changer ce système pour un autre plus juste et équitable, mais quelle a été la réponse ? REPRESSION, pour du côté des corps de sécurité de l´état.

Il a été honteux voir comment certains hommes exaltés, habillés, et équipés de toute sorte d´armes pour faire peur et frapper quelque chose en mouvement ou quelque personne qu´était un peu différent au dicté des modes, voir comment la police qu´en théorie est pour maintenir l´ordre et la paix sociale, frappait impunément ces personnes qu´ étaient à sa portée, avec les visages pleines d´haine et les pupilles dilatées (pour les stimulants qu´ils auraient pris, peut-être), l´ horreur qu´utilisent pour défendre les banquiers, politiques et grands chefs d´entreprise.

Les arrêté-e-s sommes d´accord sur la disproportionné et aléatoire manière d´agir de la police car:

1.      À un compagnon, après d´effectuer son arrestation, à l´intérieur du fourgon et avec les mains attachés, l´ont pris de la tête et l´ont frappé avec la siège du fourgon, en disant lui qui porter dreadlocks est antihygiénique et qui donnait égal qu’il n´ait rien fait, mais qu´il était un cochon, et cela était suffisant pour le frapper. Quand on semble avoir passé tout, un CRS s´ approche pour le dire que « ne plains pas, seulement t´a frappé un policier ».

2.      À un autre compagnon, pour porter une culotte bouffante lui disent : « c´est normal ne trouver pas un travail avec ce culotte de pédé », entre autres commentaires homophobes et machistes.

3.      Un autre compagnon, qui  partait chez lui après la manifestation, avec sa copine, regarde comment un police frappe un garçon, le demande arrêter, mais il finit pour être frappé et arrêté pour « se mêler où personne l´a appelé »

4.      Deux compagnons, en regardant comment les CRS frappaient aux personnes assoient sur la Gran Vía (une rue commercial du centre-ville), ont aidé eux pour se lever. Ils sont arrêtés pour la police secrète habillée avec esthétique Skin, seulement ils s´ont identifiés comme polices après l´arrestation.

5.      Un autre compagnon, qu´a décidé prendre le train à Puerta del Sol (la place central) après jouer au football, est arrêté pour «être dans le lieu et le moment trompés », ils se moquaient lui et l´humiliaient après voir à l´intérieur de son sac l´équipe et le ballon. Ils ont fini la plaisanterie en disant «ne plains pas, maintenant tu as une chose à raconter tes petits-enfants »

6.      La plupart des compagnons et des compagnes n´ont jamais été arrêté-e-s et quand ils/elles ont demandé quand ils/elles pourraient appeler ses familles, la police ont répondue « vous voyez trop films américains, en Espagne vous n´avez pas le droit »

7.      Dans la brigade d´information de la province de Madrid, située à Moratalaz (un quartier), nous ne pouvions pas lever les yeux, car il y avait des cris ou des coups. Il était comme des films de terroristes, ils étaient masqués, ils ne laissaient pas les regarder au visage, même quand ils nous faisaient des questions. Mais, malheureusement, la réalité surpasse la fiction.

8.      Par terre, avec les menottes trop serrées et sur le ventre, un autre compagnon dit qu´il a des problèmes de cœur, qu´il a été opéré et qu´il prend une médication. Il a demandé aller à l´hôpital, mais les policiers ont répondu en se moquant lui et ils ont refusé appeler l´hôpital. Deux heures après, un dirigeant a décidé appeler une ambulance, qu´est arrivée une heure après. Les policiers pensaient que la situation était amusante, et ils ont décidé l´appeler « El telele » (c´est une forme populaire pour dire un évanouissement ou une crise cardiaque ou quelque chose comme ça), ils ont fait des blagues et des commentaires. Après être soigné, et de retour au dépôt, les policiers  ont refusé que le compagnon ait son médicament avec lui, ils l´ont dit qu´il doit demander le médicament quand il ait besoin de lui. Il y a eu  un change de garde, mais les nouveaux policiers n´ont été informés du problème, ils ont refusé le donner la médicine quand le compagnon l´a demandé. Le compagnon a souffrit un attaque une crise de panique et ils ont accepté la demande après plus de deux heures que nous avons passé en criant de l´aide.

9.      Beaucoup des compagnon-ne-s étions effrayé-e-s au début nous ne voulions pas appeler nôtres parents ni appeler un médicin. Après le shock, nous avons demandé ces droits, un policier nous a répondu textuellement «bande de pédés, mômes de merde, je vais vous donner un coup de pied dans le derrière qui vous va sortir par la bouche ; au début vous ne voulez pas appeler vôtre maman et aux cinq minutes, oui. Mais, Quoi croyiez-vous qu´est ça, bordel ? Allez-vous à la sucer »

10.  Pendant tous les déplacements, ils conduisent les voitures témérairement, à grande vitesse, avec des brusques tours et coups de frein pour nous faire frapper avec les portes.

11.  Autres humiliations psychologiques étaient :

-Dire un compagnon « tu as eu de la chance dont je ne t´aie pas tiré deux coups de feu »

-Pendant ils nous traînent en montant les escaliers, un d´eux dit « nous pourrions les défenestrer, ils sont des rouges de merde »

-Nous avons vu des mauvais traitements et preuves de racisme.

-Ils ont refusé donner les recours hygiéniques qu´une compagne considérait nécessaires pour sa menstruation.

-Ils ont altéré nôtre conscience temporelle et nôtres cycles de sommeil.

-Ils sont moqué de la condition végétalienne de certaines de nous, en disant «Regarde. C´est la végétarienne » ou « Normal, avec le visage d´aigrie que tu as ». Bien sûr, ils ont refusé de respecter cette condition et ils ont expliqué le manque de nourriture en disant «ainsi vous devenez canons pour l´été ».

 

De plus des mauvais traitements et des humiliations, ils nous dénoncent pour le délit de « désordres publiques », peiné entre 6 mois et trois ans de prision, « Attentant contre l´autorité » peiné d´un ans à trois ans de prision et « Résistance ». Le premier est commun aux tous-tes les arrêté-e-s.

Ce sont les témoignages des majeur-e-s, il y a cinq mineur-e-s qu´ont été portés au GRUME (Groupe Spécial des Mineurs), mais nous n´avons pas son témoignage. Nous nous solidarisons avec eux.

C´était le traitement reçu, sans oublier qu´ils nous avons par terre sur le ventre, avec les menottes serrées au maximum pendant 2 ou 3 heures.

Avec ce communiqué nous voulons montrer comment nous a traité la police et que la population sache l´aptitude de ces personnes, aveuglés pour le pouvoir que nous les avons donné.

Nous vous encourageons à participer dans toutes les mobilisations, ou comment vous considérez convenables, pour les démontrer qu´ils ne nous faisant peur et que nous sommes fatigué-e-s de ses mensonges et ses vols.

Si tu luttes, tu peux perdre, mais si tu ne luttes pas tu es perdu-e.

La rue est nôtre, et nôtre vie aussi. Nous ne croyons déjà ses mensonges. Les changes ne se font pas seulement dans les urnes. ils ne nous représentent pas !

Rassemblement de soutien aux exploité-e-s d’Espagne

Hier, à l’appel de la seule CNT-AIT, nous organisions un rassemblement de soutien et d’info sur ce qui se passe en Espagne. Nous apprenions la veille que Barcelone s’y met, et fait des petits en Italie, à Toulouse et à Poitiers.

Seul-e-s, car TOUS les partis sont les ennemis de l’émancipation. Car TOUS les syndicats sont des appareils idéologiques d’Etat. Parce qu’en Espagne, illes s’organisent sans et contre ça. Parce qu’enfin, c’est la mise en pratique de ce pourquoi nous luttons. La Résistance Populaire et Autonome. On nous a reproché d’avoir fait ça seul-e-s (y’avait un rassemblement des syndicats de profs en même temps pas loin, d’ailleurs sans qu’on s’y pointe des gens se sont barrés de celui là pour nous rejoindre…), mais pas besoin que NPA, FdG ou SUD-CGT viennent nous parler de leurs homologues espagnols, qui sont d’ailleurs contre ce qui se passe et ont appelé à voter aujourd’hui…

Rassemblement décidé jeudi soir. Tracts tirés vendredi, et des mails ont tourné à l’arrache. Malgré tout, environ 25 personnes étaient présentes ! Pendant que les gens discutaient de la situation làs bas, des militant-e-s anarchosyndicalistes diffusaient le tract-ci dessous, écrit avec un compagnon espagnol. 150 de donnés. Et plus de la moitié des gens qui le recevaient s’arrêter pour en parler avec nous, car illes n’étaient pas au courant, ou alors avaient les versions mensongères des médias bourgeois (« quelques centaines » en fait plusieurs milliers « democracia real » alors que ces gauchistos républicains sont en minorité depuis le début). Une action très bien reçue donc, en prouvant qu’il est facile de s’organiser de façon autonome ! Ce n’est qu’un début !

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 Texte du tract diffusé :

 

ESPAGNE, UN AIR DE REVOLUTION ?

Dimanche 15 mai, à travers toute l’Espagne, furent organisés des rassemblements, des manifestations, pour laisser éclater la rage. Des manifestations contre le système, la paupérisation rampante, la répression, le racisme d’État, la mise à sac de la planète (d’ailleurs comme ici non ?). Nos compagnes-ons espagnol-e-s sont descendu-e-s par dizaines de milliers dans la rue, notamment pour en finir avec le mirage consumériste.

Mais, car il y a toujours un mais, en Espagne comme ici, comme en Syrie… l’État (de droite comme de gauche en Espagne) et ses bras armés, polices, médias… ne supportent pas les contestations (révolutionnaires ?).

À Madrid, la police a chargé les manifestant-e-s, et tiré dans la foule. Résultat, des dizaines de blessé-e-s, une ville quadrillée par les forces du désordre. Et 24 arrestations, dont un militant de la CNT, section espagnole de notre Association Internationale des Travailleurs-euses (AIT). L’exploitation et la misère sont globales, notre lutte aussi.

Immédiatement, la presse espagnole, aux ordres du capitalisme, a soutenu la répression. Il n’y a ni débats, ni opinion. Pourtant, l’auto-organisation se propage partout en Europe : en Grèce, au Portugal, en Angleterre, en Islande et maintenant en Espagne. Mais tout cela est occulté par les médias. Il faut ouvrir les yeux, prendre conscience qu’aujourd’hui, il est possible de détruire ce qui nous détruit. Depuis, les rassemblements de soutien se multiplient. À la Puerta del Sol (place principale de Madrid), se tient un campement sauvage. La police ne peut intervenir, la place est noir de monde. Chaque soir, se tiennent des AGs populaires.

Nous nous rassemblons aujourd’hui pour soutenir les enragé-e-s de cette guerre sociale qui monte, de Madrid à Tripoli, de Tunis à Paris. Et pourquoi pas ici ??Pour exiger la libération immédiate des arrêté-e-s madrilènes du 15 mai.

ON A EU ASSEZ DE CHEFS, ESSAYONS UNE FOIS NOUS-MÊMES !
UNE ATTAQUE CONTRE L’UN-E EST UNE ATTAQUE CONTRE TOUTES ET TOUS !
FACE À L’ÉTAT ET AU CAPITAL, ORGANISE-TOI ET LUTTE !

Tract CNT-AIT 63 écrit avec un militant anarchosyndicaliste de la CNT-AIT espagnole.

 

Madrid… y Barcelona !

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Des nouvelles de Madrid

Nouvelles reçus d’un compagnon anarchosyndicaliste madrilène.

 Tous le monde est concentré sur le devenir de cette concentration et l’alternative proposée par les petits militants de voter en masse est en train de partir en fumée au vu des vrais propositions qui sont faîtes par des groupes avant appelés « radicaux » et désormais « indignés ». La presse a diffusé en première page ces évènements même aux states. C’est aussi le cas chez nous.  Je ne suis pas resté cette nuit car j’avais trop sommeil mais ce soir rebelotte on squatte la place et ceci jusqu’à l’instauration d’une entité populaire assemblaire comme seule et unique voie à la gestion d’une fédération. Il n’y a pas d’autre alternative!
La lucha está en la calle y no en el parlamento.
La lutte est dans la rue est pas au parlement.

 Le problème c’est que ça reste salement democratique. Les gens du syndicat (CNT-AIT) sont en train de gérer les besoins et de coordiner les bouffes et l’info. Nous n’avons toujours pas distribué de flyers et le seul message pour le moment est en pancarte (de 12 mètres!) et en chants, tel que doit être la lutte. Nous sommes entré quelques uns dans les divers comissions (assemblées) qui rodent autours de la place et qui sont certainement infiltré par des flics ou des pigistes. Je me suis moqué ouvertement de communication car il prétende faire la revolution sur twitter et comme tous ont un teléphone avec 3G internet et tout ça ils n’ont même pas « piraté » les reseau voisins. Je vais me mettre avec « art », les gens qui font les affiches.


Grêve générale indéfinie! Que personne n’aille bosser le lundi…

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