Archives pour juin 2011


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Suite des événements en Serbie

A l’occasion de l’arrestation de Ratibor, mais aussi des autres participants arrêtés durant la manifestation contre l’OTAN en face du Centre Sava à Belgrade, l’Initiative Anarcho-Syndicaliste (ASI-AIT) a émis un communiqué dont voici quelques extraits :

« Lors de la manifestation pacifique contre la tenue de la Conférence de l’OTAN à Belgrade (le 12 juin au Centre Sava), s’inscrivant dans le cadre de la Campagne contre l’OTAN et à laquelle ont participé une centaine de personnes, la police a insulté et projeté les gens en bas d’une pente, et elle a brutalement arrêté huit manifestants pacifiques. Les personnes arrêtées, dont l’une est un ressortissant croate, ont été transférées au commissariat « Novi Beograd » où une garde à vue de 48 heures leur a été signifiée. Deux autres participants arrêtés ont été amenés au Commissariat de la rue 29 novembre, l’un a rapidement été remis en liberté tandis que l’autre, Ratibor, a été condamné en comparution immédiate à 15 jours de prison et immédiatement envoyé à la prison Padinska Skela pour y purger sa peine.

Des poursuites pénales ont été engagées contre les personnes détenues à Novi Beograd au motif d’ »entrave à un agent public dans l’exercice de ses fonctions ». L’une d’entre elle, Kosta R., est même poursuivie pour « agression contre un agent public », bien qu’il apparaisse clairement sur les enregistrements que la police s’est comportée de la façon la plus brutale à son égard. En effet, plusieurs membres des forces spéciales l’ont renversé et traîné dans la rue, et un agent en civil a tenté de lui faire un croc-en-jambe et de le rouer de coups de pied.

Nikola V., ressortissant croate, qui au moment de son arrestation était paisiblement assis par terre, a été placé face à un choix par le Premier bureau du procureur : ou il lui sera infligé un mois de détention dans l’enfer de la Prison centrale de Belgrade ou il versera 50.000 dinars sur le compte du Secrétariat municipal pour la santé. Les activistes de la Campagne contre l’OTAN, confronté à un chantage impitoyable de la part des organes judiciaires, ont réuni la somme demandée et l’ont réglée, après quoi Nikola V. a été relâché et s’est vu remettre ses documents de voyage. Il a ainsi rapidement quitté la Serbie.

Cela fait un mois que la police s’emploie à intimider et faire pression de diverses façons sur les activistes de la Campagne contre l’OTAN, parce que l’Etat ne peut souffrir les rassemblements populaires autonomes et authentiques. Seuls sont tolérés les rassemblements dans des cadres prédéfinis qui s’emboîtent bien dans le système. Cela ressort fort bien du fait que ce même jour les membres de l’organisation cléro-fasciste Obraz ont paradé durant le rassemblement organisé par le Parti démocratique de Serbie (DSS), et que le lendemain des membres du Parti radical serbe (SRS) se sont chamaillés avec la police durant une manifestation tenue en face de la présidence, sans pour autant qu’aucun d’entre eux ne soit arrêté. En revanche la police a chargé les participants non violents du rassemblement pacifique placé sous l’égide de la campagne indépendante contre l’OTAN, elle a arrêté huit personnes et engagé des poursuites pénales. »

Source : e-novine.com
Traduction: Balkanikum

Vidéo d’arrestations brutales lors de la manifestation contre l’OTAN à Belgrade le 12 juin
Suite des événements en Serbie icon_arrow http://www.youtube.com/watch?v=RpN_AV31Oso

Hécatombe

Au marché de Briv’-la-Gaillarde
A propos de bottes d’oignons
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l’aventure
D’interrompre l’échauffourée

Or, sous tous les cieux sans vergogne
C’est un usag’ bien établi
Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant tout’ mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l’assure
Un spectacle assez croquignol

En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber
Moi, j’bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J’exitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: « Hip, hip, hip, hourra! »

Frénétiqu’ l’un’ d’elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: « Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l’anarchie! »
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d’un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu’elle serre comme un étau

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et s’lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus bell’ de tous les temps

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j’ose
Le dire tellement c’est bas
Leur auraient mêm’ coupé les choses
Par bonheur ils n’en avait pas
Leur auraient mêm’ coupé les choses
Par bonheur ils n’en avait pas

Georges Brassens, 1952, censurée en 2011.

En Chine aussi…

Les autorités chinoises avaient des difficultés, lundi 13 juin, à restaurer le calme dans les rues de la ville industrielle de Guangzhou, dans le sud-est de la Chine, après un week-end de violences.

Selon le site du LA Times, tout a commencé le vendredi 10 juin, devant un supermarché de Zengcheng en banlieue de Guangzhou, quand la police a voulu chasser des migrants chinois du Sichuan, en Chine intérieure, venus vendre des produits à la sauvette. La bousculade de l’une des vendeuses, une jeune femme enceinte, a alors déclenché la fureur de ses collègues. Au cours des affrontements qui ont suivi, des voitures de police ont été retournées, des vitrines brisées et des feux ont été allumés.

Afin de calmer le jeu, les autorités chinoises ont poussé le mari de la jeune femme bousculée à s’exprimer lors d’une conférence de presse et ainsi faire état de la bonne santé de son épouse et de l’enfant à naître. Pour le maire de Zengcheng, Ye Niuping, cette histoire a été «utilisée par une poignée de gens qui voulait causer des troubles».

Pourtant, la semaine précédant ces incidents, des heurts violents avaient déjà eu lieu à Chaozhou, à 340 kilomètres de Guangzhou, avec là aussi des travailleurs originaires du Sichuan en colère. Ces derniers réagissaient à l’agression de l’un des leurs dans une usine de céramiques, agressé alors qu’il demandait le paiement de son salaire après deux mois de retard.
Selon le Wall Street Journal, le pouvoir chinois a de quoi s’inquiéter, le pays subit depuis trois semaines une vague d »affrontements violents entre forces de l’ordre et manifestants dans plusieurs régions du pays. Ces troubles mettent en évidence la montée des tensions entre les travailleurs migrants de l’intérieur du pays, pauvres pour la plupart, et la population urbaine de la côte, plus riche et mieux considérée. Le Parti communiste chinois doit désormais faire face à une société de plus en plus complexe et fractionnée.

Pour le moment, les différents mouvements dans le pays ne semblent pas coordonnés, mais les autorités restent nerveuses et multiplient depuis février 2011 les arrestations de dissidents, notamment ceux appelant à une «révolution du jasmin» sur le modèle de celles que connaît le monde arabe.

Geoffrey Crothall, un analyste du China Labor Bulletin à Hong Kong cité par le LA Times, résume la situation ainsi: «La colère monte chez les ouvriers. Les gens sont frustrés. Avec l’augmentation des prix, ils arrivent à peine à faire face aux dépenses essentielles du quotidien et les jeunes ont de plus en plus de difficultés à trouver un travail décent. Une petite étincelle peut tout faire exploser».

 

Leur presse (Lexpress.mu)

[Grèce] Grève Générale du 15 Juin 2011 : les nouvelles du front !

 

[Grèce] Grève Générale du 15 Juin 2011 : les nouvelles du front !  G.G-15.06
15 Juin 2011 : La grève générale de Grèce en direct.

20.41 (+2 GMT) Entre 20 et 30000 personnes sont sur la place de Syntagma en ce moment et plus arrivent chaque minutes. L’assemblé de ce soir va commencer d’une minute à l’autre, et elle devrait se concentrer sur l’annonce imminente du premier ministre grec Papandreou, probablement à propos de la création d’un gouvernement d’unité nationale.

17:43 (+2 GMT) La situation se calme légèrement à Syntagma. Des milliers de personnes sont en face du parlement et dans les rues autour, du monde continue d’arriver. Plus tôt l’hotel de luxe et ls ministère de l’économie ont été attaqués par des manifestants.

17:21 (+2 GMT) Le med. les docteurs de la clinique de la place Syntagma font un appel à du matériel médical Beaucoup de personnes sont blessées, par la violence des attaques policière. Les gens peuvent approcher Syntagma par Amalias, Propylea et potentiellement par le métro. Les gens scandent des slogans anti flics applaudissent ironiquement les flics, des batailles ont encore lieu autour de la place, les forces DIAS ont été touchées par à Fillelinon, alors que quelques minutes plus tôt ils attaquaient les gens en face du jardin national et de la rue Stadiou. Les DIAS accélèrent et ralentissent sur la rue Amaliasou ils attaquent le rassemblement.

17:07 (+2 GMT) Les moto de la police DIAS attaquent les gens rue Amalias qui chantent « Pain-Education-Liberté-La junte ne s’est pas finit en 1973 » et « Flics, porcs, assassins ». Les lacrymos et les grenades assourdissantes continuent, la musique des hauts parleurs de la place aussi. La comission média de la place Syntagma a lancé il y a 10 minute l’appel suivant :

NO PASARAN ! Maintenant nous parlons !

Le parlement grec est assiégé. Des milliers de protestataire ont envahi la Bastille grecque et ses environs. Depuis 7h ce matin les « indignados » grecs crient « stop ! », avec comme seul moyen de lutte leur corps, ont bloqué la rue et ont encerclé le parlement. Qu’importe que la police ait dressé des barrières métalliques devant le parlement (V.Sofias) Que faire si. Qu’importe que de toutes part les forces policières (DIAS, MAT etc.) ont tenté de disperser les deux cortèges à V.Konstantinou &Rizari et V.Konstantinou & Rigillis, nous restons là et nous continurons ! Le gouvernement grec avec la police toujours prompt à aider, tente depuis des heures de tuer et détruire moralement le grand mouvement des « indignados » grecs, des honnêtes gens qui ont pris les places et les rues du pays. A celui qui tente de stopper le siège pacifique de « l’inutile et dangereux », de la plus grande protestation de l’aire post junte, nous lui diront seulement ceux-ci! Nous sommes ici pour rester ! Nous, toutes les personnes assemblées resterons et aucune provocation morale ou politique ne nous arrêtera. Il n’y aura pas de place pour ce genre de choses dans notre histoire future !

16:53 (+2 GMT) Un grand groupe de manifestants vient de chasser une unité de policier en moto (DlAS/DELTA) rue Panepistimiou. Les hauts-parleurs de la place Syntagma appellent tout le monde à revenir sur la place. Même s’il est difficile d’y rester à cause des gaz lacrymo, les manifestants persévèrent.

16:49 (+2 GMT) Les gens essayaient de revenir progressivement à Syntagma (au son de la musique dans les hauts-parleur). Mais à l’instant les flics viennent d’attaquer à nouveau en masse, piégeant des groupes de personnes sur la partie basse et essayant d’évacuer toute la place avec des gaz lacrymo et une grande violence.

16:41 (+2 GMT) Place Syntagma : 4 manifestants blessés transportés à l’hôpital. Les rapports du centre médical de la Place parlent de nombreuses personnes avec des problèmes de respiration.

16:33 (+2 GMT) Volos (Grèce centrale): Une manifestation de 3000 personnes occupe la mairie et une Assemblée de manifestants a lieu à l’intérieur. Le maire de Volos reste bloqué à l’intérieur du bâtiment.

16:30 (+2 GMT) Situation de guerre tout autour de la Place Syntagma, alors que les flics continuent à jeter des gaz lacrymo et des gaz asphyxiants. Deux manifestants ont été arrêtés pour le moment. L’esprit de combat est remarquable : les gens continuent à résister même à mains nues.

16:20 (+2 GMT) Appel urgent de l’équipe médicale de Syntagma pour des médicaments anti-acide.

16:00 (+2 GMT) Les forces de police continuent leurs attaques meurtrières contre les milliers de manifestants qui persistent à se battre Place Syntagma. La situation est très critique et les escadrons de police anti-émeutes assaillent des milliers de manifestants de tous les âges. Les flics ont réussi à bloquer la rue en haut de la rue Fillelinon.

15:56 (+2 GMT) Affrontements importants rue Fillelinon, au moins une arrestation à Syntagma, les gens ne quittent pas la place mais les flics s’attaquent à tout le monde. Les grenades et les bombes lacrymo explosent de partout. Les manifestants se défendent et défendant la place, et rejettent les flics en différents endroits de la place. Les flics ont attaqués deux fois des ambulances qui venaient récupérer des manifestants blessés, et une bombe lacrymo a explosé dans une clinique sous tente installée sur la place.

15.30 (+2 GMT) Un grand groupe de manifestants furieux attaquent 3 unités de la police anti-émeutes dans rue Filellinon. Les témoignages font état de 4.000 personnes se battant contre les flics dans cette rue.

14:45 (+2 GMT) Affrontements tout autour de Syntagma et sur la place. Les manifestants répondent avec des pierres aux attaques de la police, la place est recouverte de poudre blanche laissée par les bombes de lacrymogène, mais des gens sont toujours là, pendant que d’autres se regroupent dans les rues autour de la place et essayent de revenir sur la place.

14:41 (+2 GMT) Chania, Crète : Après la fin de la manifestation (quasiment 3000 grévistes), l’Assemblée Populaire Ouverte a décidé d’occuper les locaux de la préfecture. Le bâtiment est occupé depuis une heure en solidarité avec les manifestants d’Athènes. A 15h une nouvelle Assemblée est appelée pour décider des actions à venir.

14:28 (+2 GMT) Athènes : Des milliers de personnes sont toujours autour du Parlement. Le mur de plexiglas n’est plus là, mais les flics ont bougé plus bas vers la place Syntagma ; ils forment des cordons avec 4 lignes. De nouveaux manifestants continuent à arriver en nombre vers le Parlement pour participer aux blocus. Fascistes, officiers infiltrés et flics en uniformes sont autour, mais les manifestants ne semblent pas effrayés et restent concentrés.
A Thessalonique, malgré la pluie, des milliers de personnes ont encerclé les locaux du sous-ministère du Nord de la Grèce.

14:29 (+2 GMT) Attaques massives de la police à Athènes, gaz lacrymogène et lances grenades (stand grenades ?) partout à Syntagma. Des pierres sont jetées contre la police et l’hôtel Great Bretagnia.

14:15 (+2 GMT) Les tensions perdurent Place Syntagma. Rue Akadimia, la police a utilisé des gaz lacrymo il y a quelques minutes. Les gens reviennent vers le Parlement et se préparent au bras de fer. Devant le Parlement, anarchistes et fascistes sont les uns à côté des autres à chanter des slogans, la situation est vraiment très tendue pour l’instant.

14:00 (+2 GMT) De plus en plus de préfecture sont occupées : le QG de la préfecture de Grèce centrale (Lamia), Crète, Corfou et Syros.

Des anarchistes ont découvert parmi eux un flic en cagoule avec des cocktails molotov. Pendant ce temps, d’autres manifestants (dont des fascistes) commençaient à accuser les anarchistes d’être des flics infiltrés, et à les attaquer. Un cocktail molotov a été jeté sur les lignes de police devant le Parlement.

13:50 (+2 GMT) Affrontements entre la police et les manifestants rues Rigilis et Amalias. Des centaines de manifestants continuent à s’affronter devant le parlement. Au moins un manifestant gravement blessé devant l’hôtel Grande Bretagne.

13:34 (+2 GMT) Île de Syros : Les locaux de la préfecture de Ermoupolis sont occupés par les manifestants.

13:18 (+2 GMT) Place Syntagma : Quelques manifestants jetaient des pierres aux forces de police devant le parlement et un groupe de fascistes a essayé de les en empêcher : il y a eu des affrontements entre anarchistes et fascistes devant le parlement. Les anarchistes et quelques autres manifestants ont réussi à repousser les fachos, mais la police gaze les manifestants.

Vers 13:00 (+2 GMT) Ioannina: Environ 70 manifestants ont tenté d’occuper la préfecture. 15 d’entre eux ont réussi à entrer et de petits affrontements ont éclaté à l’intérieur du bâtiment. Les forces de police ont encerclés le bâtiment mais un groupe de 150 manifestants, en solidarité avec ceux qui ont réussi a entrer ont combattu et repoussé les escadrons de police.

12:44 (+2 GMT) Lamia, centre de la Grèce : Les syndicats de travailleurs occupent les locaux de la préfecture – la même chose se passe à la préfecture de Crète.

12:36 (+2 GMT) Serres, Nord de la Grèce : A la fin de la manifestation l’Assemblée Populaire Ouverte de la place Eleftherias a décidé unanimement d’occuper la mairie. Elle sera occupée jusqu’à 17h, heure à laquelle une nouvelle Assemblée aura lieu.

12:16 (+2 GMT) Athènes: Tensions devant le mur de plexiglas tenu par la police depuis ce matin à Vasilis Sofias Av. Les manifestants ont commencé à pousser le mur et la police a utilisé des gaz lacrymo.

11:30 (+2 GMT) Thessalonique : Les bases syndicales ont commencé leur manifestation de Kamara et se dirigent vers le Centre du Travail de Thessalonique. Plus de 1000 personnes participent à la manif.

11:56 (+2 GMT) Trikala : La manifestation d’environ 150 gauchistes, “indignés” et anarchistes vient juste de finir. La manifestation a commencé au Centre du Travail de la ville et a fini devant la préfecture (en la bloquant pendant une heure).

11:25 (+2 GMT) Egio, Achaea (ouest de la Grèce) : Plus de 400 manifestants sont sur la place centrale d’Egio, sur le point de commencer à défiler dans les rues de la ville.

11:12 (+2 GMT) Un groupe de manifestants qui venait du quartier de Zografou a été bloqué bloqué et immobilisé par les forces Delta (venues en nombre) à Evangelismos. Les 10 manifestants arrêtés ce matin ont été relâchés.

10:34 (+2 GMT) Au moins 10 manifestants arrêtés et un blessé au blocus de Vasileos Konstantinou Ave et rue Rizari. Les manifestants ont réussi à faire reculer les voitures des CRS. De petits groupes bloquent la plupart des petites rues autour du Parlement. Il y a besoin de renfort au blocus du stade Panathenean.

10:14 (+2 GMT) Il y a déjà énormément de monde devant le Parlement à Syntagma. Il est conseillé à ceux qui descendent dans la rue maintenant de ne pas se diriger vers Syntagma, mais d’aller plutôt soutenir les blocus périphériques (Evangelismos, stade Panathenean).

Source : Indymedia Athènes. Traduction : Contra-info.net. Lu sur Le Cri du Dodo

Alliance OTAN – jamais la bienvenue

Lors des manifestations d’hier dans le cadre de la campagne Anti-OTAN, qui est organisée à l’occasion de la prochaine conférence de l’OTAN à Belgrade, la police a arrêté huit manifestants pacifiques.

 

« La police refuse de nous donner la moindre information sur les personnes arrêtées, mais d’après ce que l’on a appris auprès des avocats, elle envisage la comparution immédiate pour ‘Entrave à un agent officiel dans l’exercice de ses fonctions’ et ‘Trouble à l’ordre public et à la paix’. Cela signifie que les personnes arrêtées se verront refusées le droit d’un juste procès, car elles ne pourront pas exposer leur défense de manière adéquate, ni ne pourront recourrir aux enregistrements vidéo et aux photographies où il apparaît clairement que personne n’a entravé ni troublé l’ordre public et la paix, elles ne pourront pas non plus citer des témoins de la défense qui pourraient également le confirmer », signalent-ils du côté de la campagne Anti-NATO.

 

L’adjoint du chef de la police de la Ville de Belgrade, Nikola Popovac, a déclaré pour le média B92 que la police a plusieurs fois averti les citoyens que le rassemblement n’avait pas été déclaré. « Faute de s’éloigner, huit personnes ont été arrêtées », a-t-il déclaré.

La suite en croate sur h-alter.org
traduction : Balkanikum

 

Il semblerait que les personnes arrêtées dimanche, dont notre compagnon Rata de l’ASI-AIT (Initiative AnarchoSyndicaliste, section serbe de l’AIT), ont été condamnées le jour même à 15 jours de prison pour trouble à l’ordre public et participation à une manifestation illégale.

 

Source : Forum Rouge et Noir

Critique du mouvement des indigné-e-s sur Montpellier

Je fait tourner cette analyse, car elle correspond parfaitement à ce qui se passe ici, et cela explique pourquoi la plupart des compagnes-ons participant localement ne viennent plus.

 

Pourquoi le mouvement des indignés ne mènera à rien ?

J’ai tout d’abord voulu écrire une critique de ce mouvement qui puisse englober l’ensemble de ses points d’émergence puis je me suis rendu compte qu’il était présomptueux de ma part d’essayer de généraliser au niveau national ce que je n’ai vécu qu’au niveau local. Certes, d’après les échos (rares) que j’en ai, les tracts que j’ai pu lire ci et là, j’ai peu de doutes quant au caractère général de ce que je vais dénoncer concernant la ville de Montpellier, mais je ne veux pas stigmatiser l’ensemble du mouvement malgré tout.

La toute première critique porte très simplement sur le nom du mouvement. « Indignés », comme si cela pouvait être autre chose qu’une posture morale appelant à l’inaction, ou plutôt n’appelant pas à l’action. Il a été proposé dès le début de changer le nom pour quelque chose de plus engageant comme « Révoltés » ou « Enragés » et il fut répondu « En Espagne, ils s’appellent Los Indignados ». L’argument contraire comme quoi on n’est pas obligés de refaire ce qui ne marche pas n’ayant pas trouvé d’écho favorable dans la majorité chantante, « Les indignés » fut conservé et remodelé quelques jours plus tard en « Les indignés, révoltés ». À trop chercher le compromis, on en devient toujours ridicule.

La deuxième critique relève un nouvel exemple de la désertion du terrain politique. On NE veut PAS dire pourquoi on est « Indignés », ou du moins on ne veut pas le dire d’une manière qui puisse concerner l’ensemble des individus participant au mouvement. Comprenez que cela ne dérange a priori personne d’exprimer à titre personnel les divers points qui peuvent déranger, mais qu’il est exclu d’emblée de fixer au mouvement une ligne directrice, même vague, et ce par peur de diviser les gens. C’est une contradiction qui peut faire sourire, mais qui souligne à quel point la seule perspective d’une lutte paraît inenvisageable (comment combattre ce qu’on ignore ?). Contradiction car ces gens disent vouloir regrouper autour de certains thèmes « le peuple » (cette chimère) sans pour autant assumer ces thèmes. On retrouve derrière ce comportement une espèce de niaiserie vicieuse qui laisse entrer n’importe qui et n’importe quelle idée, pour peu qu’elle soit la conséquence d’une « indignation ». À quand la lutte révolutionnaire aux côtés des partisans PS/UMP/FN… ? Bien que tous soient d’accord pour désigner, toujours personnellement, le capitalisme comme étant à l’origine de la plupart des maux de la planète, il est hors de question d’inscrire le mot « anti-capitaliste » dans le manifeste du mouvement, toujours pour cette raison qu’on ne veut pas diviser ou faire peur aux gens. Au final on obtient donc une espèce de marasme idéologique (et j’insiste sur la signification première de ce mot) flasque qui ne sait ni d’où il vient, ni où il va, ni avec qui, donc qui est voué, nécessairement, à l’échec.

Cet aspect timoré du comportement général (ne mettons pas tout le monde dans le même panier, le mouvement ayant adopté un caractère « démocratique », la majorité l’emporte plus ou moins mais il y a, bien heureusement, des voies dissidentes) m’amène à un troisième point, central et qui me fait avoir des paroles très dures vis-à-vis des individus qui s’expriment dans le cadre des assemblées populaires (devenues assemblées générales, point sur lequel je reviendrai par la suite). Ce troisième point est celui du rapport à la violence. On le sait, c’est toujours un écueil qui provoque de forts éclats de voix quand il arrive dans un débat, hors il se trouve qu’il a été amené quasiment tous les jours.
Le mouvement « Les indignés » s’inscrit effectivement dans un mode d’action pacifiste revendiqué. Je n’aime pas le pacifisme, je le trouve creux, niais, malhonnête et irrespectueux par rapport aux milliers de gens qui subissent, quotidiennement ou non, la violence du système. J’estime que le pacifisme vide les corps et les esprits en leur coupant toute volonté offensive et toute portée illégale, il est l’apanage du syndicat qui veut se faire bien voir, mais il n’est pas le compagnon de route du combattant révolutionnaire, il est même son ennemi. Mais… Pourquoi pas, après tout ? Voilà qui est mon point de vue et je n’irai pas empêcher une action pacifiste sous le simple prétexte qu’elle l’est. Le problème se situe dans l’autre sens et soulève encore une fois une contradiction fondamentale.
Premièrement on remarque que la définition donnée à « violence » n’est pas claire dès le départ, ce qui donne lieu à d’interminables débats stériles pour savoir si telle ou telle chose est violente ou ne l’est pas (pour vous donner un ordre d’idée de ce qui est acceptable pour « Les indignés », sachez qu’il a été jugé qu’un entartage était trop violent).
Deuxièmement, et là on retourne dans des schémas de pensée absolument dégueulasses, leur obsession du pacifisme est telle qu’il a été proposé PLUSIEURS FOIS de créer une « Commission de vigilance à la non-violence », c’est-à-dire un groupe de gens qui surveillerait les autres et les empêcherait de commettre des actes jugés violents. En langage courant, on appelle ça une police. On retrouve les vieux comportements bureaucratiques autoritaires qui ont déjà fait leurs preuves, cette volonté d’imposer une marche à suivre, un code, et toujours parce qu’on veut « massifier », la perspective d’exclure les éléments indésirables, ceux qui gênent, qui donnent une mauvaise image. En gros, ils sont tellement opposés à la violence qu’ils sont eux-mêmes prêts à l’exercer pour l’empêcher. Bien sûr, ils vous diront que c’est faux, la violence morale, ça n’existe pas…

Puisqu’on parle du rapport à la violence, il faut également parler du rapport à la police. Le campement situé sur l’Esplanade a été détruit plusieurs fois, les regroupements évacués et il y a eu quelques arrestations (simples contrôles d’identité). Pour protester contre ça, il a été proposé de se rassembler devant l’Hôtel de Police situé à quelques pas de là et de, par exemple, se faire passer pour mort sous les coups de la police. Aussitôt dit, aussitôt honni. La foule pacifique hue à en perdre haleine et crie à « L’alimentation de la haine ». Là, on a tout entendu, des propos les plus mièvres (« Les policiers sont aussi des êtres humains qui ont les mêmes problèmes que nous ! ») aux plus scandaleux, masochistes, gerbants, débiles (« La police elle nous tape dessus mais on l’aime bien quand même et il faut lui dire. »).

On pourrait aussi parler de l’Inde, citée comme « la plus belle démocratie du monde ». On pourrait évoquer les paroles de certains qui disent « s’inspirer » de la place Tahrir et des révolutions arabes. Mais je crois qu’on est déjà tombés beaucoup trop profondément dans le grotesque et l’ignoble pour que ça soit intéressant de continuer.

S’est produit également le glissement d’« Assemblée populaire » vers « Assemblée générale ». La différence est fondamentale. Avant le début de l’assemblée, les différentes commissions se réunissent (actions, logistique, communication…) et l’erreur, pointée dès le départ, est que l’assemblée débute par le compte-rendu des commissions. Les gens qui viennent à dix-neuf heures, prévenus qu’ils ont été, assistent donc pendant une à deux heures à ce qui n’est rien d’autre que l’administration du mouvement, l’organisation de la vie du campement et de temps en temps un peu branlette électorale sur une virgule de tel ou tel tract. Le côté « populaire » a complètement disparu au profit d’une « Commission d’organisation de l’AG » qui décide à groupe restreint (certes ouvert à tous mais la grosse majorité des gens n’ont pas forcément ni le temps ni l’envie d’y participer) de la façon dont va se dérouler l’AG. Quand un camarade a fait remarquer récemment, avant que l’AG débute, qu’il faudrait que les compte-rendus des commissions et tout ce qui concerne la vie du camp soient discutés avant ou après l’assemblée afin que les passants puissent s’arrêter et s’exprimer sur des sujets qui les concernaient (ce qui est le principe fondamental de l’assemblée populaire), il lui a été répondu : « Ce n’est pas ce qui a été décidé à la commission d’organisation ». Si on renifle, on sent comme l’odeur du cadavre de Staline.

Un autre point, qui n’a lui non plus rien de nouveau, concerne le rapport aux médias que je qualifierai de schizophrène. Il y a toujours cette fascination du journal, cette joie immense d’y être, d’exister, enfin, socialement, d’être reconnu par la communauté médiatique et d’y trouver une certaine légitimité. On continue donc sur une démarche séductrice, on doit appeler les médias, on doit leur plaire, leur montrer nos plus beaux atours, et faire en sorte qu’ils parlent de nous beaucoup, et en bien. On se retrouve donc forcés de faire deux choses :
1°) Faire ce qu’il faut pour avoir une bonne image. La place de la Comédie et l’Esplanade sont à Montpellier deux lieux de rencontres pour les sans-abris, les marginaux, les punks à chien… Donc ils venaient tous les jours, ou presque, au camp et aux assemblées générales. La majorité d’entre eux était vraiment cool, ils discutaient, aidaient pour la bouffe, pour la mise en place de diverses choses etc. mais quelques-uns d’entre eux devenaient parfois agressifs ou perturbaient les assemblées par des prises de parole intempestives, la plupart du temps ivres. Il y a eu à maintes reprises des rixes qu’il a fallu gérer mais jamais rien de grave. Bref, puisque ces gens « complètement bourrés » donnent une « mauvaise image du mouvement », un groupe de quatre ou cinq personnes s’est pointé la semaine dernière au début de l’assemblée générale pour dire « Il est désormais interdit de boire de l’alcool en assemblée générale ! Si certains veulent boire, qu’ils s’écartent de l’assemblée ! » Vous voyez donc le genre de méthodes employés par des gens qu’on ne peut plus qualifier autrement que par « sociaux-démocrates ».
2°) Se contenter de faire uniquement ce qui rentre dans un cadre strictement légal (et ce à un tel point qu’on s’inquiète même d’apposer « Ne pas jeter sur la voie publique » au bas des tracts) afin que les médias ne puissent pas dire que nous sommes de vilaines personnes qui veulent tout détruire et donc se condamner à rester attentivement à l’intérieur des lignes tracées qu’on dit pourtant vouloir redéfinir. « Tracter » devient pour le coup une seconde nature, un nouvel objectif de vie. On tracte, on tracte, et quand on n’a plus de tracts, on va en imprimer et on recommence. Sur la Comédie, il y a un McDonald’s, plusieurs actions le concernant ont été évoquées mais… « Il ne faudrait pas être en mauvais terme avec nos voisins ».
Et je parlais de comportement schizophrène parce qu’à côté de cette envie dévorante de figurer au sein des plus grands médias, on retrouve néanmoins une certaine méfiance vis-à-vis de ces derniers : « Tous des menteurs », « Ils ne disent que ce qui arrange la mairie »… En fait, on en déduit qu’au-delà même de toute volonté subversive (dont on finit par se demander si elle existe vraiment), ce qui détruit ce mouvement est, en partie, la même chose que ce qui a détruit les autres, à savoir le besoin viscéral d’être nombreux, et en attendant : l’inaction.

La volonté clairement affichée de se passer des partis politiques et des syndicats, de ne se revendiquer d’aucune couleur politique est dans le fond une bonne chose. La méfiance vis-à-vis de la récupération du mouvement par les politiciens existe et les gens n’ont pas envie qu’on leur prenne ce qu’ils ont construit. Néanmoins, cela est poussé à un tel point qu’on en vient à renier toute affiliation politique, à refuser tout débat qui ne font que diviser les gens et créer des hostilités. Au final, et c’est ce que je disais au début, le « peuple » se retrouve sans trop savoir pourquoi, ni comment et la mesure de la force du mouvement ne se fait plus à la puissance de sa pensée et à sa détermination mais simplement au nombre d’individus qui le composent. En gros, on peut interpréter ça comme étant un processus qui divise malicieusement ces gens qui proclament l’union car ce qu’ils cherchent n’est pas une force basée sur des intérêts communs, des liens entre les personnes et des envies concordantes qui permettent de constituer une conscience de groupe (pour ne pas dire de classe), mais simplement une force basée sur une somme d’individus qui pourraient, a priori, n’avoir rien ou presque en commun, c’est-à-dire des forces isolées et contraires.

Quand on s’interroge sur cette fascination morbide pour le pacifisme, on retrouve Nietzsche qui disait déjà il y a cent ans, que le Christianisme avait réduit l’être humain occidental à l’état de larve incapable de se défendre, de se battre et de faire valoir son droit à la vie en lui imposant systématiquement un comportement de victime du divin. « Ne juge pas ton prochain », « Si on te frappe une joue, tends l’autre joue »… sont autant de proverbes et d’enseignements deux fois millénaires qui désactivent toute envie de révolte (toute volonté de puissance). Bien sûr, ces enseignements ne sont plus endoctrinés aujourd’hui de la même manière qu’ils pouvaient l’être à l’époque de Nietzsche ou encore avant, mais ce sont néanmoins des fondements que l’on retrouve dans l’obligation citoyenne de soumission à l’autorité par exemple, ou dans les propagandes que l’on a pu voir sur des mecs comme Gandhi (dont l’icône est sans cesse adulée par les pacifistes qui du même coup crachent sur tous ceux qui sont morts lors d’attentats pour la cause que défendait Gandhi et qui ont, eux aussi, grandement participé à la victoire contre l’Angleterre) ou Martin Luther King. On est à une époque du refus de la confrontation, où la peur du rapport de force prédomine et coupe court à toute velléité révolutionnaire, c’est l’ère du « Tous d’accord ». D’ailleurs on remarque lors des assemblées quotidiennes la conviction partagée que si les gens ne nous rejoignent pas, ce n’est pas parce qu’ils s’en foutent, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas de conscience politique, ce n’est pas parce qu’ils ont d’autres opinions, non, c’est juste qu’on s’y prend mal et qu’on ne leur donne pas envie de venir nous rejoindre. On n’imagine même pas qu’on puisse avoir à combattre, littéralement, un adversaire déclaré, qu’on puisse avoir des ennemis qui s’opposeront à nous et contre lesquels il faudra vaincre ou périr. C’est de l’idéologie pure et simple, une version biaisée du réel qui ne tient compte que des informations localement vécues (pour un mouvement qui se prétend international, ça la fout mal) et qui est capable d’opposer bisous et chansons à matraques et pistolets, qui ose passer des heures à déblatérer pour rien avec des flics qui disent « On n’a pas le choix » plutôt que de prendre les devants et décrocher ce qui doit nous revenir.

Bien évidemment, ce n’est pas le manque de radicalité qui m’a fait fuir, comme beaucoup de copains, ce mouvement. Je ne m’attendais pas à ce que dès les premiers jours se construise une critique radicale et nouvelle du capitalisme, prête à prendre les armes. Ce qui me dérange énormément, c’est l’hypocrisie qui consiste à reproduire consciemment des schémas qu’on dénonce, et l’autoritarisme qui en découle. Le mouvement de foule, stupide, qui coupe la parole ou hue quand on parle d’occuper un Pôle emploi pour lutter contre la précarité, mais fait silence ou applaudit quand on parle pendant une heure de la possibilité éventuellement envisageable de soumettre au vote la réécriture du manifeste.
Il y a toutefois du positif. Certaines personnes découvrent totalement la politique et apprennent qu’il est possible de construire sans gouvernement. Néanmoins, cela est fait dans un tel cadre que ça ne peut rien amener d’autre que ce qui existe déjà : du militantisme politique à la sauce CGT/Unef/PS…
Voilà pourquoi le mouvement des indignés sur Montpellier ne peut, à mon sens, au mieux servir qu’à grossir les rangs du NPA.

Jeudi 9 juin 2011.

Source : jura libertaire.

Brassens au Violon

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Vive l’Anarchie !

 L’hommage à Brassens se termine au violon…

A l’heure où on commémore le poète dans les salons parisiens, 29 personnes arrêtées à Toulouse après un tour de chant

 

Rappel des faits : « Dans la nuit du 24 juillet 2009, un Breton avait chanté Hécatombe, de Brassens. Et ce, depuis la fenêtre d’un appartement de Cherbourg. Le public ? Trois policiers qui n’ont pas apprécié. Jugé vendredi 27 mai 2011, devant le tribunal correctionnel de Rennes, il a été condamné à un travail d’intérêt général de 40 heures, et devra aussi verser 100 € à deux policiers. » (Ouest France)

Les travaux forcés pour chanter une chanson en voilà des façons !

Il paraît qu’à plus de quatre, on est une bande de cons. Nous étions donc une quarantaine à pousser la chansonnette, ce mercredi 8 juin. Une joyeuse protestation dans les rues toulousaines du tribunal au commissariat central.

Hécatombe. 29 personnes interpelléEs, pourtant on chantait juste : les pandores ne l’ont pas entendu de cette oreille. Nous sommes convoquéEs, entre le 9 et le 17 juin au même endroit pour être écoutés, en solo cette fois

Or sous tous les cieux sans vergogne c’est un usage bien établi, dès qu’il s’agit d’railler les cognes tout le monde se réconcilie… Chantons dans les lieux publics, devant les commissariats, les mairies, les tribunaux, dans les transports en commun, sur nos balcons. Gare aux gorilles !!

Premiers signataires : Association Les amiEs de George B. ; Chorale le Cœur à George ; Groupe George es-tu là ; Libérez George ! ; Fraction George profonde ; Mémoire du Capitaine Acab ; commandant Georges ; la fine fleur de la populace…

http://toulouse.indymedia.org/spip.php?article47458

 

Nous ne nous tairons pas !

Marie-Luce Pouchard et Corinne Mialon, militantes de RESF63, sont convoquées par la Sureté Départementale au Commissariat Pélissier le jeudi 16 juin à 16H , devant le Capitaine de Police Éric Fabre, Officier de Police Judiciaire, « pour y être entendues dans le cadre d’une enquête préliminaire suivie à [leur] encontre du chef d’organisation d’une manifestation sur la voie publique n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préliminaire dans les conditions fixées par la loi. ». Cette convocation fait suite au rassemblement du mercredi 8 juin à 18H devant la préfecture, appelé par RESF 63, pour la libération et la régularisation de Lulzim et Valdete Sylejmani enfermés avec leur petit Erjon, âgé de 15 mois, au Centre de Rétention de Toulouse .

Ce rassemblement a été décidé et organisé le lundi 6 juin, à la réunion de RESF 63 à 18H (59 personnes) au Centre Jean Richepin. Devant l’urgence de la situation – Erjon maigrit et pleure tout le temps, l’état de santé de Valdete, déjà très malade, s’aggrave – et devant l’indignation de touTEs face à la politique actuelle de l’immigration qui conduit un bébé de 15 mois, né en France, et ses parents en Centre de Rétention en vue de leur expulsion, les militantEs ont collectivement décidé d’organiser un rassemblement pour manifester leur désaccord avec cette politique et exiger la libération et la régularisation de la famille Sylejmani.


Au moment du rassemblement, la Directrice Départementale de la Sécurité Publique et Commissaire de police, Mme COUDERT, nous a fait savoir que l’exigence légale pour prévenir les autorités préfectorales étaient de « 3 jours francs au moins avant toute manifestation (ou rassemblement) publique » sous peine de poursuites « pénales » à l’encontre des « organisateurs ». La Préfecture avait été prévenue du rassemblement mardi matin (par téléphone) puis mardi après-midi par téléphone et par fax à David BESSON, chef de cabinet du Préfet, comme il l’avait lui-même exigé. Selon la Commissaire de police, le non-respect du délai de 3 jours était jusqu’ici « toléré », mais notre nouveau préfet, Francis Lamy, a décidé qu’il en irait désormais autrement dans le Puy-de-Dôme, même si cela est « toléré » ailleurs. Il faudrait de plus, que toutes les organisations fassent obligatoirement les déclarations sur une fiche type que la Commissaire a distribué autour d’elle. A ce sujet, elle s’est plaint qu’aucune organisations n’utilise son modèle…

En convoquant deux militantes désignées comme « responsables » par les forces de l’ordre, Francis Lamy voudrait en finir avec les manifestations et rassemblements qui, dans une situation d’urgence, l’empêche de mener à bien la politique qu’il entend conduire… et entendrait conduire dans le plus grand silence. Comment mieux tenter de se débarrasser de RESF 63 et tenter de cacher à la population les ravages de cette politique qui fixe des quotas, traque, enferme, expulse, rejette, sépare des familles, favorise la surexploitation des travailleurs-euses, renvoie des personnes malades dans des pays où elles n’auront pas accès aux soins nécessaires à leur santé… Mardi sur les marches de la préfecture, les manifestantEs lui ont répondu : « Nous sommes touTEs responsables ! » 

LE PRÉFET VEUT NOUS FAIRE TAIRE NOUS NE NOUS TAIRONS PAS ! 

JEUDI 16 JUIN soyons le plus nombreux possible devant le Commissariat Central à partir de 15H45, rue Pélissier à Clermont-Ferrand , pour protester contre la convocation de 2 militantes de RESF 63 au commissariat de police le même jour à 16H. 

RASSEMBLEMENT A 18H DEVANT LA PRÉFECTURE de Clermont-Ferrand

 Contre les tentatives d’intimidation des militantEs 

Pour la libération et la régularisation de la famille Sylejmani 

Pour la régularisation de Xia Xia 

Contre la politique actuelle de l’immigration

C’est Extra !

  L’extra marché est une association loi 1901 qui propose un autre mode de consommation, par la récupération de biens non utilisés ou jetés, par le faire soi-même (Do it yourself), par l’échange de savoirs, de services et de biens, par la promotion d’alternatives économes et écolos.

Inauguration des Ateliers de l’Extra-Marché le Mardi 14 Juin dès 16h (et jusqu’à environ 20h)

L’E-M « les ateliers »
22 route de Clermont (ancienne usine Teilhol)
63120 Courpière
Ouvertures : lundis et samedis de 10h à 12h et de 14h à 18h ainsi que sur rendez-vous. E-Mail : lextramarche63300@hotmail.fr

Pour découvrir le lieu, nos activités, et autres personnes enrichissantes autour d’un pot convivial…

Vous le savez peut être déjà, mais l’association l’Extra-Marché (l’E-M) existe à Thiers depuis octobre 2010. La nouveauté réside en ce mois de juin ou nous inaugurons un nouveau lieu, les ateliers de l’E-M à Courpière.

 Ce sont des poly-ateliers participatifs : En adhérant aux ateliers, vous aurez la possibilité d’accèder :

  •  au local, à l’outillage de tous les ateliers soit :

    • l’atelier mécanique (auto-moto, vélo, tondeuses, etc.)
    •  l’atelier bricolage (bois, métal, déco, oeuvre d’art, etc.)
    •  l’atelier informatique (logiciels libres, Gnu/Linux)
    •  l’atelier textile (Machines pro, tissus, cuir, bâches, etc.)
  •  au local de Thiers et ses services

    • « L’à Part’ » (le lieu de rencontre)
    •   »Thiersel » (système d’échange local)
    •   »À la petite lecture » (petite médiathèque)
    •   »À Dore Linux » (le point multimédia)

L’adhésion générale pour les seuls services de Thiers et le droit de visite à Courpière est de 10 € / an L’adhésion spécifique « usager ateliers » est de 20 € par mois, et comprend l’adhésion générale. Pour les artistes, un prix libre assujetti à une convention est possible.

D’autres projets sont à l’étude et verrons sans doute le jour d’ici peu ou plus :

  • Auto-partage (une ou deux voitures collectives)
  • Groupement d’achat (alimentaire et/ou matériaux).
  • Café librairie ou un truc du genre où lire, rencontrer et boire un coup.
  • Organisation de manifestations culturelles (concerts, débats, etc.) À très bientôt peut être …!

 Fabrice pour : L’E-M 20, rue Camille Joubert 63300 Thiers Ouvertures : mercredis, vendredis et dimanches de 13h à 18h.

Brésil : l’Italie déboutée, Cesare Battisti retrouve la liberté


L’ex-activiste italien d’extrême gauche Cesare Battisti est sorti, jeudi peu après minuit, heure locale (5 heures, heure de Paris) de la prison près de Brasilia où il était incarcéré depuis quatre ans, après que la Cour suprême du Brésil a rejeté son extradition vers l’Italie, a constaté un journaliste de l’AFP.La libération de cette figure des « années de plomb » des années 70 en Italie, où il a été condamné pour meurtres, met un point sans doute final à une cavale de trente ans, suivie d’une bataille judiciaire et d’une crise diplomatique avec Rome.

Accompagné de ses avocats, Cesare Battisti, 56 ans, vêtu d’un pantalon clair et d’une chemise blanche, est apparu serein à la foule de reporters et de photographes postés devant la prison de haute sécurité de Papuna, où il était en attente de son extradition depuis son arrestation en 2007 à Rio de Janeiro. Il n’a fait aucune déclaration en retrouvant la liberté.

« AUCUNE INTENTION DE QUITTER LE BRÉSIL »

Un de ses défenseurs, Luis Roberto Barroso, a indiqué aux journalistes que Battisti « n’avait aucune intention de quitter le Brésil ». Il a précisé que son client se rendrait dès jeudi au ministère de la justice pour solliciter un visa de résident permanent. Il devait passer la nuit dans un condominium fermé, dans les environs de Brasilia.

Battisti était réclamé par l’Italie après avoir été condamné en 1993 par contumace à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970, crimes dont il se dit innocent.

Quelques heures plus tôt, les juges de la Cour suprême avaient jugé par six voix contre trois que l’Italie ne pouvait contester la décision souveraine de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva de ne pas extrader Battisti.

« VIVE AMERTUME » DE L’ITALIE

Rome a aussitôt réagi vivement par la voix de la ministre de la jeunesse, Giorgia Meloni, qui a dénoncé ce refus comme étant une « énième humiliation » pour les victimes. Le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, a ensuite exprimé dans un communiqué « la vive amertume » de son pays et indiqué que Rome entendait contester devant la Cour internationale de justice de La Haye.

Selon le président du conseil, la décision du Tribunal suprême fédéral brésilien « ne tient pas compte de l’attente légitime que justice soit faite en particulier pour les familles des victimes de Battisti ». « L’Italie continuera son action et activera les instances judiciaires opportunes pour assurer le respect des accords internationaux qui lient deux pays unis par des liens historiques d’amitié et solidarité », a poursuivi M. Berlusconi.

Le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, a également fait part dans un communiqué de sa « profonde amertume » pour la décision brésilienne et annoncé que Rome « utilisera tout mécanisme de tutelle juridique possible auprès des institutions multilatérales compétentes en particulier auprès de la Cour internationale de justice de La Haye ». Rome a pour objectif « d’obtenir la révision d’une décision que nous ne considérons pas comme cohérente avec les principes généraux du droit et les obligations prévues dans le droit international », a précisé M. Frattini.

« SOUVERAINETÉ NATIONALE »

La plus haute juridiction du Brésil a statué à l’issue d’un débat houleux de six heures. « Ce qui est en jeu ici, c’est la souveraineté nationale. C’est très simple. La Cour, elle-même, a décidé que le président de la République pouvait décider », a dit le juge Luiz Fux en justifiant son vote contre l’extradition.

En 2009, la Cour avait accepté d’extrader Battisti mais, dans un jugement controversé, avait laissé le président Lula décider en dernier ressort. Le refus de Lula d’extrader Battisti avait provoqué une crise diplomatique entre Brasilia et Rome qui avait rappelé son ambassadeur à Brasilia.

Arrêté dans son pays en 1979 quand il militait dans le groupuscule des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), Cesare Battisti avait été condamné à douze ans de prison. Il s’est évadé en 1981 et a alors commencé une longue cavale au Mexique, en France où il est devenu auteur de romans policiers et finalement au Brésil.

Leur Presse (Le Monde, AFP)


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