Archives pour juin 2011


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Attaques solidaires en Finlande

mercredi 8 juin 2011, Non Fides.

Ndt : Peu après que la presse ait parlée de ces actions, des islamistes les ont revendiqués, c’est pourquoi ce communiqué est sorti.

- Mardi 13 avril 2011 au soir, nous avons brulés cinq bennes à ordure dans la station ferroviaire de Pukinmäki à Helsinki et y avons laissés quelques tags pour des espaces libres.

- Les deux nuits suivantes, nous brulés d’autres bennes à plusieurs endroits de la ville de Vantaa.

- Mardi 19 avril, nous avons attaqués la police en déclenchant un incendie dans la rue, lorsque la police s’est rendue sur place, nous les avons accueillis avec des pierres et des bombes de peinture. La police répondit en attaquant le proche centre social Satama, qu’ils ont trouvés vide après un long siège et une entrée fracassante.

- Dans la nuit du 31 mai au 1er avril, dans le quartier de Pukinmäki à Helsinki, nous avons fermés la rue Kenttätie, très utilisée par la police, à l’aide d’une barricade de poubelles enflammée.

- Tôt dans la matinée du 3 juin, dans le quartier Pasila de Helsinki, nous avons placés une bombe sous une voiture de la compagnie de sécurité privée Turvatiimi. Bien que la bombe était entièrement fonctionnelle, nous avons finalement décidés de ne pas la faire exploser pour ne pas blesser de passants. Mais la bombe était placée bien visiblement sur le coté de la voiture, pour que tout le monde puisse quand même la voir.

- Tôt dans la matinée du 4 juin, nous avons attaqués deux stations essence à coup de cocktail molotov dans le quartier Tapaninvainio à Helsinki.

- Tôt dans la matinée du lundi 6 juin, nous avons lancés des alertes à la bombe dans les ambassades suivantes : Biélorussie, Russie, Espagne, Mexique, Chili, USA, Allemagne, Grèce, Italie.

Nous avons choisi ces pays à cause des luttes en cours. Nous voulions faire ressentir aux représentants de ces pays un peu de la peur à laquelle nos compagnons anarchistes font face dans leurs luttes quotidiennes contre la machine de violence de l’Etat.

Avec ces attaques, nous voulons montrer notre solidarité aux camarades du Centre Social Satama et leur lutte pour des espaces libres. Nous envoyons aussi nos salutations révolutionnaires aux migrants roumains d’Helsinki qui sont quotidiennement opprimés par l’appareillage de violence de l’Etat [1].

Avec ces attaques, nous exprimons aussi notre soutien à tous les prisonniers anarchistes, et souhaitons rappeler que la lutte continue en dépit des tentatives de répression de l’Etat.

L’heure du blabla est passée, vive l’anarchie !

Traduit de anarchistnews par nos soins. Communiqué original publié sur Takku.

Attaques solidaires en Finlande satama1-4ec28

Notes

[1] Ndt. un camp rom s’est installé en face du Centre Social Satama, provoquant des réactions de riverains et autres fafs

Communiqué

VIVA LA FORA ! VIVA LA AIT !

 

L’Union Locale de la CNT-AIT de Clermont Ferrand envoie, à travers ce court message, un salut fraternel et révolutionnaire à toutes et tous les compagnons-es de la FORA, et vous félicite de l’organisation de l’événement au Théâtre Verdi, qui prouve une nouvelle fois le renouveau des idées anarchosyndicalistes et de l’AIT.

En 110 ans, la FORA a toujours été présente sur le terrain de la guerre sociale en Argentine, et a réuni jusqu’à des dizaines de milliers de travailleurs-euses en son sein, et apporté des premières victoires au mouvement ouvrier, malgré la répression, malgré la Semaine Sanglante. La FORA a dépassé l’anarchosyndicalisme, théorisant l’anarchisme ouvrier et le globalisme dont nous nous revendiquons désormais.

Nous vous souhaitons le meilleur pour le futur, en espérant que dans 110 années, nous auront toutes et tous balayé le capitalisme et l’Etat par un vent de communisme anarchiste.

A très bientôt dans les barricades,


Vive la FORA

Vive l’AIT


Union Locale de la CNT-AIT de Clermont Ferrand

Espagne : CNT-AIT en lucha…

Samedi 4 juin, la Federacion Local de Madrid de la CNT-AIT appelait à une manifestation…

Des milliers de militant-e-s arrivant de tout le pays ce sont rassemblé-e-s ce matin dans le quartier de Vallecas à Madrid pour dénoncer la politique de suppressions d’emplois et de droits sociaux que le gouvernement du PSOE (socialiste) impose à un rythme frénétique; certaines suppressions d’emplois démantèlent les derniers piliers de « l’Etat Providence » , déjà largement dérisoire et incapable de répondre aux besoins fondamentaux de l’existence humaine.

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A la fin de la manifestation, au Parc Azorín, un meeting s’organisa, durant lequel Pablo Augustin, Secrétaire de l’Action Syndicale du Secrétariat Permanent, Luis Fuentes, ancien Secrétaire Général, et Antonio Bana, Secrétaire de l’Union Syndicale de la Région Andalouse, prirent la parole.

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En plus de différents sujets tels que la crise, le soutien au mouvement du 15 Mai et la nécessité d’augmenter la réponse dans les entreprises, une des réformes les plus dénoncées fut celle des négociations collectives, qui, selon la CNT-AIT, et malgré le fait que ses supporters ont simulé une rupture, été déjà acceptée à 90% avant. Maintenant le texte sera approuvé par un décret du gouvernement et ainsi s’assurer que la réforme ne sera pas équilibrée et modifiera la structure des négociations collectives pour favoriser les intérêts du patronat, faciliter la diminution des salaires et la perte du pouvoir d’achat des salariés. La réforme va développer la dérégulation et la flexibilité dans les entreprises, de nouvelles formes de contrats poubelles seront crées pour les jeunes et donnera aux Associations d’Assurances Patronales les compétences pour examiner les maladies courantes et donc le contrôle et la pression vont augmenter quant aux travailleurs-euses malades.

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En tout, sous l’égide de la réforme des négociations collectives, c’est une Réforme du Travail plus profonde et plus préjudiciable encore quant aux intérêts des travailleurs-euses que celle mise en application en 2010 qui voit le jour. Elle rejoindra la honteuse ASE (Accord Economique et Social) signée en février par les syndicats CCOO (équivalent CGT) et UGT (équivalent CFDT), le patronat et le gouvernement, dans laquelle illes envisagent des coupes dans les retraites.

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Les travailleurs-euses organisé-e-s au sein de la CNT-AIT se sont rebellé-e-s contre ça et ont à nouveau décidé de rompre avec les dynamiques de peur, de désespoir, de division et du chacun-e pour soi, pour commencer à descendre dans les rues et dire « assez », tout comme des milliers de travailleurs-euses dans d’autres endroits du monde le font déjà. 

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Ce processus de mobilisation, pour avoir une réelle capacité de faire face aux attaques contre la classe ouvrière, devra être réalisé par différentes organisations et mouvements sociaux, jusqu’à ce que le Pacte Social soit abrogé, et pour mettre en place une perspective anticapitaliste. La CNT-AIT a fait un appel pour commencer à travailler dans ce sens. Le 4 juin est seulement un premier pas dans lequel nous encourageons toutes et tous les travailleurs-euses qui partagent le besoin de s’organiser et du lutter à prendre part.

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Secrétariat de la Presse et de la Communication- CNT-AIT

Pour une anarchie totale maintenant ! [Espagne - 2 Juin 2011]

Ce texte est le produit de notre indignation de voir le mouvement « Démocratie Réelle Maintenant » se présenter lui-même comme une vraie révolution, alors que ce qu’il représente réellement, ce qu’il défend est la continuation du système capitaliste raccommodé avec quelques réformes sans autres effets que de lui donner une nouvelle légitimité. Les idées que reflètent le manifeste de ce mouvement sont des appels de politiciens, exigeants un système qui tourne à la perfection, pour une démocratie qui autorise une contestation canalisée et contrôlable, tant qu’elle ne menace pas sa survie.

Nous n’approuvons pas la pétition du manifeste, en tant que c’est un discours vide, ambigu et qui galvaude le sens de ce qu’est une véritable révolution.

Nous ne nous reconnaissons pas nous-mêmes comme des citoyens, nous ne nous incluons pas dans le mouvement « Démocratie Réelle Maintenant » car nous sommes contre tout pouvoir, même celui qui émane du peuple. Nous sommes contre la social-démocratie, la représentation et le fait d’être des esclaves de ce système. Nous ne voulons pas d’un monde de consommation heureuse, d’usines et d’entreprises d’exploitation.

Nous exigeons que soit interrogé l’usage du mot « anti-système » : l’appliquer à des politiciens et des banquiers est une incohérence parce qu’ils représentent l’essence même du système actuel, ils le renforcent et le protègent. Dans une déclaration de M-15, ils disent que l’officier de police qui attaque est « anti-système » ; ce n’est rien de plus que de la chirurgie esthétique sur l’actuel fonctionnement du système, qui inclus le domaine de la violence à travers les forces de sécurité. Nous sommes fiers d’être anti-systèmes, comme nous marchons dans la direction de la destruction de tout ce qui nous opprime, nous voulons un changement réel dans nos vies.

Nous rejetons l’arrogance avec laquelle ce mouvement se distingue lui-même des actions révolutionnaires violentes, promouvant la forme pacifique comme « le seul outil possible de changement social ». Nous comprenons que cette affirmation ne reconnaît pas les révolutions historiques telles que les actions violentes durant la révolution sociale dans la Seconde République et pendant la guerre civile dans ce pays [en Espagne]. Cela condamne aussi les luttes de divers commandos et groupes autonomes des années 70, 80 et 90 (Mouvement Ibérique de Libération, Action Directe, et beaucoup d’autres), tout comme les actions violentes de résistance de certains mouvements ouvriers. Et pour mentionner d’autres luttes dans d’autres endroits, qui incluent aussi une réaction violente, nous nous souvenons de la révolution Sandiniste et des luttes armées de libération nationale telles que l’EZLN.

Actuellement la lutte insurrectionnelle se répand à travers le globe sous la forme d’actions violentes et autonomes contre les structures et les symboles du capital et de l’autorité.

Le système n’est pas à réformer, il doit être détruit. Ils ne nous donnerons rien de ce que nous voulons et nous ne leur demanderons rien. Nous ne voulons pas tomber dans des revendications adressées à ceux que nous ne reconnaissons pas, nous décidons de les prendre de nous-même. Ce système est fait pour les banquiers, les politiciens, les travailleurs, les citoyens et leurs droits civils. Depuis, la pétition de ce manifeste réclame un fonctionnement soutenable du système, qu’on s’assure du respect des droits civils, du progrès, du travail, de la consommation et du bonheur. Nous ne voulons pas d’un système du bien-être qui est continuellement contre la vie et la liberté. Nous ne voulons pas être des sujets pacifiques et pacifiés qui se conforment. Nous sommes contre la logique travail-consommation.

Le travail salarié c’est l’esclavage, la prostitution de nos corps, de nos esprits et de notre énergie au service du capitalisme. Ainsi se maintiennent les structures sur lesquelles tient l’état de la domination : la complicité passive de la masse des travailleurs-consommateurs constitue une partie fondamentale du fonctionnement propre à ce système.

Une lutte ne trouve pas sa mesure dans la quantité de masse qui bouge et par son degré de spectacle, mais plutôt dans son contenu, ses formes, sa cohérence et sa continuité.

La révolution se fait au jour le jour, dans nos vies, dans ce que nous sommes.

Nous sommes outragé-e-s par votre outrage, qui réagit seulement de manière défensive pour des intérêts égoïstes et cherche des solutions confortables et superflues, qui ne cherche pas une révolution profonde et radicale (allant à la racine des problèmes) mais bien plutôt une amélioration des conditions d’exploitation à l’intérieur de ce modèle de faux bien-être.

Pour tout celà nous revendiquons et formulons les propositions suivantes :

- Aucune reconnaissance d’aucun système de gouvernement qui décide pour nous-mêmes de nos vies : qu’il soit néo-libéral, démocratique, socialiste, communiste, populiste, fasciste, dictatorial, social-démocrate, etc.

- Aucune légitimation de l’autorité, sous aucune de ses formes, institutions et structures du pouvoir : famille patriarcale, armée, police, gouvernement, docteurs, hôpitaux, psychiatres, asiles, écoles, universités, genres, prisons (incluant celles pour mineurs, les centres de rétention, les zoo, etc…), commerces, religions…

- Abolition du travail salarié et de toute forme d’exploitation.

- Fin de la société carcérale, destruction des prisons et liberté pour tous/toutes les prisonnier-e-s.

- Fin du système de contrôle social, de la vidéo-surveillance, de la police et des citoyens-flics.

- Solidarité avec nos compagnons en lutte, persécuté-e-s, emprisonné-e-s ou tué-e-s par les mains de ceux qui représentent ce système d’extermination.

- Fin du système économique basé sur l’argent et sur les relations humaines capitalistes qu’il engendre tout autour de lui.

- Destruction du système industrio-technologique ; retour à une vie en équilibre et en respect envers la nature et les autres animaux, loin de la non-vie, l’encombrement et l’artificialité des villes.

- Fin des rôles sexuels que la société inculque, inversion des genres. Nous sommes des individus au-delà de nos organes reproducteurs.

- Libération de la terre et des animaux. Fin de l’utilisation d’autres animaux comme des objets/produits pour la nourriture, l’habillement, la distraction, la compagnie, l’expérimentation…et de l’utilisation et de l’abus de la nature comme étant une ressource au service de besoins humains irréels et dévastateurs.

- Rupture de l’apathie générale et continuité des luttes individuelles et collectives, menées sincèrement et de façon cohérente.

Quelques terroristes anti-système, anti-sociaux violents.

Texte paru sur A Las Barricadas et sur Angry News From Around The World.

Nouvelle traduction de l’anglais par Le Cri Du Dodo.

Lu sur Non Fides

 

Auto-organisons-nous!

Quelques idées pour passer de l’indignation à la consolidation de cette grande révolte sociale.
Fruit de l’indignation devant un système capitaliste essoufflé, rompu, corrompu
Un pouvoir exécutif contrôlé par la banque et les grands pouvoirs économiques
Un pouvoir législatif, formé par les élites politiques qui ne nous représentent pas
Un pouvoir juridique tout autant corrompu, mu par les intérêts politiques et personnels,
Des droits sociaux attaqués, les droits civils constamment affaiblis par les dirigeants politiques euxmêmes.
Une crise écologique et énergétique chaque jour plus grave et dévastatrice
Alors que nous parvenions à ce résultat affligeant, et notamment ces 3 dernières années durant
lesquelles nous avons été officiellement en état de crise, l’indignation populaire est montée comme
à petit feu. Elle s’est exprimée jusqu’ici en petites étincelles, rassemblements ponctuels et instables,
réseaux d’affinité, ou encore individus plongés dans le désarroi de leur solitude…
Mais vient le 15M.
Il en naît un véritable appel, qui s’avive et s’étend pour dépasser toutes les
frontières auxquelles nous avions encore l’habitude de nous référer.
C’est un mouvement sans représentant ni revendications concrètes ; c’est un mouvement disperse
qu’il est difficile de classer dans un manifeste de minima.
C’est un mouvement riche qui laisse libre cours à mille et une idées différentes, une infinité de
propositions.
C’est un mouvement ambitieux, qui ne se contentera pas de peu: il veut tout!
Aujourd’hui, c’est par milliers que nous nous rencontrons quotidiennement sur la Place Catalunya, à
Barcelone, en Espagne, et partout dans le monde.
Depuis deux semaines nous nous organisons: c’est là le plus important.
S’ils ont tenté de nous déloger de la Place Catalunya le vendredi 27 mai, s’ils ont emporté le
matériel avec lequel nous nous organisions, tenté de détruire le travail de 11 jours et 11 nuits, c’est
parce qu’ils se font une idée de notre potentiel, et qu’ils en ont peur.
Nous avons connu plus de mobilisations ces deux dernières semaines qu’en 4 années de période
électorale. Ils le savent. Ils savent que nous avons plus de légitimité sociale que jamais, et cela les
dérange.
« Ils ne nous représentent pas »: voici l’un des slogans les plus unanimes de ces derniers jours. Ces
simples mots représentent la profonde fracture entre l’ancien fonctionnement politique et le
nouveau, celui qui a surgit ces derniers jours.
Ce « ils ne nous représentent pas » signifie que nous ne pouvons pas nous contenter d’être un
mouvement de dénonciation ; les politiques ont prouvé qu’ils n’ont ni la capacité ni la volonté
d’engager le changement radical dont la société a besoin.
Il est important de rester mobilisés en empêchant que ceux d’en haut exécutent leurs nouveaux
plans contre le bienêtre
du peuple, comme les baisses des budgets de la santé et de l’éducation.
Pour nous, c’est le moment opportun pour signaler les grandes carences du système « démocratique »
actuel: c’est le moment pour rassembler nos efforts, augmenter le nombre de personnes mobilisées,
gagner en légitimité sociale.
Mais pour passer à une transformation réelle sans s’épuiser devant l’impassibilité politique, il est
important que nous formions une nouvelle souveraineté politique, pour enclencher, éventuellement,
un nouveau processus constitutionnel. Nous aurons alors besoin d’une organisation solide. Nous
devrons travailler à favoriser et dynamiser la participation de toute cette partie de la population qui
adhère à nos modes de pensée et d’action. La tâche n’est pas des moindres, mais si nous se profitons
pas de cette chance, quand le feronsnous
?
Il faut passer de l’auto organisation aux actions concrètes qui favorisent notre pouvoir politique et
collectif, qui représentent une nouvelle forme politique en soi. C’est le peuple qui doit déterminer
quelles sont les décisions à prendre et comment elles peuvent être appliquées, et ce de manière
participative et dans le plus grand consensus possible.
Les places, ces espaces de réunion et de mise en commun des énergies, des idées, doivent être le
lieu physique de relation avec la mobilisation, le référent symbolique et d’inspiration, le lieu
d’informations pour toutes les générations, tout en proposant la mise en pratique du nouveau
modèle d’organisation. Les places seront notre nouvel espace d’apprentissage, lieu de possible des
modes de fonctionnement qui nous aideront à grandir. Pour cela, nous devons y maintenir une présence permanente, au moins jusqu’à ce que notrecapacité organisatrice soit consolidée. Cette stratégie est fondamentale.De plus, il est nécessaire de nous appuyer sur des exemples concrets, des exemples ayant réussi à proposer une façon de décider efficace, et comment appliquer nos décisions à toute la société.Appuyons nous sur des exemples de pratiques de la démocratie réelle à tous les niveaux, démocratiesans représentants, qui permette l’application directe de nos revendications.

#« Si nous considérons que le système actuel de crédits bancaires est injuste, et que personne nedoit être expulsé pour insolvabilité, déclarons la fin des expulsions et un moratoire sur le paiement de crédits. Assurons nous dès aujourd’hui que ces décisions soient appliquées: pour cela, avertissonsles banques ne répondant pas à cette requête que nous appellerons les usagers à en retirer leurargent».

## « Si nous considérons que les gouvernements mettent nos droits en danger, faisons respecternousmêmes
les droits fondamentaux. Par exemple, en ce qui concerne le logement pour tous,
appelons les propriétaires à céder des appartements et des maisons ; en appliquant une auto
réduction des loyers, en mettant à disposition sur les places libérées un espace de rencontre entre
les personnes qui offrent et celles qui demandent des conditions justes pour le logement».
###« Si nous ne sommes pas en accord avec la gestion des impôts, boycottons le paiement de ceux
de l’ancien gouvernement, et gérons ces sommes de façon collective et participative au niveau des
assemblées populaires».
#### « Si nous trouvons injustes les bénéfices obtenus par les grandes compagnies, nous pouvons
répondre aux licenciements par la demande de réembauche des licenciés».

 

Pour conclure, considérant le principe selon lequel nous ne sommes pas représentés par les
politiciens, apprenons à décider par et pour nous mêmes en tant que peuple auto organisé. Ce qui signifie que nous devons assumer à la fois les compétences du pouvoir législatif et celles du pouvoirexécutif ; cela nous permettrait de reprendre nos vies en main, dans le présent ainsi que dans uneperspective future. Au niveau individuel, en tant que personnes libres, deux outils fondamentauxde notre action politique et quotidienne se trouvent au niveau de la consommation engagée ainsi que dans la désobéissance civile.En tant que peuple uni et organisé, nous sommes responsables du monde dans lequel nous vivons etdans lequel nous agissons, et devons le rendre digne de ce que nous voulons qu’il soit. L’élément clé en est la construction d’une véritable démocratie directe et participative, avec un système de prisede décision à la hauteur de nos valeurs. Personne ne nous représente, personne ne le fera pour nous. Nous avons le droit et le pouvoir dedécider. Aujourd’hui, alors que nous prenons conscience de notre multitude, et que nous savonsnous organiser, prenons cette responsabilité en main. Pour assurer la réussite d’une telle révolte sociale, convertissons l’indignation en auto organisationpolitique.

Enric Duran, Barcelona, 30/05/2011

Pologne : Rage Sociale vs Police, Snipers, LRAD

Samedi 28 mai, la ZSP (section polonaise de l’AIT) organisait une manif à Varsovie contre les politiques anti-sociales. La manif eut lieu pendant le Meeting des Présidents d’Europe Centrale et de la visite de Barak Obama en Pologne.

 

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Vendredi déjà, nous avions eu des problèmes avec la police, qui transforma Varsovie en une forteresse en fermant l’accès aux rues, en équipement anti-émeutes de partout. Malgré ça et malgré la tentative de rediriger la manif, on a réussi à aller jusqu’au bord du Palais Présidentiel. Cependant, le jour suivant, ils décidèrent qu’on ne pourrait manifester comme prévu et une petite centaine de policier-e-s furent déployé-e-s, face à une foule d’une taille similaire (avec plus de policier-e-s prêt-e-s à intervenir dans des fourgons juste à côté). Les gens ont pu observer des snipers sur les toits voisins…

 

 

 

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La police n’est pas seulement arrivée avec les lacrymos prêtes, on a pu également voir la première utilisation polonaise de LRAD (appareil sonore longue distance), utilisé pour propager des bruits insupportables à l’oreille pour disperser les manifestant-e-s. C’est un instrument brutal qui peut éclater les tympans et causer des dommages irréversibles, et même causer la mort en cas extrême. Pendant ces deux manifestations, on a beaucoup parlé de la dépense de l’argent publique pour les guerres et la sécurité de l’Etat plutôt que pour les besoins fondamentaux, et l’apparition des LRAD illustre ceci parfaitement.

 

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 La foule décida de ne pas se laisser bloquer par la police et de défiler comme prévu, malgré que la plupart n’étaient pas vraiment préparé-e-s à se battre contre les lacrymos et le LRAD, la grosse confrontation physique qui aurait été nécessaire fut évitée et on s’est retrouvé-e-s encerclé-e-s par la police. L’officier en charge de l’opération dit que nous n’étions pas autorisé-e-s à bouger car il n’avait pas apprécié un discours dans lequel les gens furent encouragé-e-s à se mobiliser comme en Tunisie ou en Egypte, et à renverser le gouvernement. Au dessus de nos têtes, des hélicoptères virevoltaient et filmaient la protestation.  

On a continué par une manifestation bruyante. Les gens furent finalement autorisé-e-s à partir un-e par un-e, mais seulement après un contrôle d’identité. Un groupe d’une trentaine refusa et décida d’occuper le square.  Après quelques heures, la police avança vers elleux et en arrêta 7. Des passant-e-s qui filmaient la scène avec leur portable furent arrêté-e-s et forcé-e-s d’effacer les vidéos.  Le reste parvint à partir et se rassembla devant le commissariat pour une manif de solidarité. Rapidement, les arrêté-e-s furent relâché-e-s: on ne sait pas encore si la police veut leur faire payer une amende ou les attaquer en justice.

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Une nouvelle fois, on peut voir la réelle fonction de la police : protéger les élites (les politicien-ne-s et les riches) et contrôler tous les éléments qui s’organisent contre leurs intérêts. 

Nous condamnons les actions de la police et déclarons qu’illes ne nous rendent que plus déterminé-e-s à tuer ce système !

                                                                                             ZSP-AIT, traduit par un militant CNT-AIT 63

 

 

Les enragé-e-s / Les indigné-e-s

Depuis une semaine et demi, plusieurs personnes se rassemblent à l’image de ce qui se passe à Madrid. Certain-e-s sont « indigné-e-s » mais la plupart admettent être enragé-e-s. Contre le capitalisme, les patrons, Sarkozy, le racisme, et parfois aussi contre l’Etat, les religions les syndicats, les partis politiques… Au début, le Front de Gauche a tenté de récupéré l’affaire, mais a échoué. Quelques jours plus tard ce fut l’UNEF, et le NPA. On ne les voit plus… Même les très rares syndicalistes sont là en tant qu’individus. Toujours là, malgré la pression policière quotidienne… Rejoignez-nous !

En lien, le site crée par un des participants. http://revo63.fr/


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