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Archives pour juillet 2011

Camping anarchosyndicaliste !

Comme chaque année, le syndicat CNT-AIT de Toulouse organise un camping anarchosyndicaliste (c’est moins classe qu’Université d’Eté mais on fait ce qu’on peut !!)

Cette année, ce sera du 31 juillet au 8 août. Les journées permettent de visiter le coin, de discuter et de débattre. Chaque soir est organisée une discussion. Le camping fonctionne évidemment en autogestion !

Nous avons déjà quelques débats de programmés :

-Projection de Parole de Bibs (film sur les ouvrier-e-s Michelin) et débat avec Jean-Pierre de l’asso Parole de Bibs

-Un compagnon brésilien nous parlera de la situation là bas

-Le comité 227 (comité étudiant de Toulouse) projettera un film sur leurs activités

-Débat avec un membre du même comité sur le droit de grève

-Des espagnol-e-s seront présent-e-s également, on devrait logiquement parler du mouvement du 15 mai…

 

Pour plus d’infos, contactez le syndicat de Toulouse : contact@cntaittoulouse.lautre.net  ou le syndicat de Clermont : cntait63@gmail.com

 

75e anniversaire de la Révolution Espagnole du 19 juillet

Comme chaque année, nous célébrerons ce 19 juillet l’anniversaire de la Révolution Espagnole du 19 juillet 1936.


Dans une période ou l’actualité espagnole, avec l’important mouvement social qui vient de se déployer dans ce pays (et qui se poursuit), montre que beaucoup de choses redeviennent possibles, il est important de faire le lien entre l’actualité et le passé, pour mieux préparer l’avenir.

Ce 19 juillet offrira une bonne occasion de le faire. Nous vous proposons une discussion conviviale sur ce thème, le mardi 19 juillet à 19 heures, jardin Compans Cafarelli à Toulouse devant la stèle de Ponzan, militant anarchosyndicaliste de la CNT-AIT et résistant. Comme chaque année, nous célébrerons ce 19 juillet l’anniversaire de la
Révolution Espagnole du 19 juillet 1936.

Dans une période ou l’actualité espagnole, avec l’important mouvement social qui vient de se déployer dans ce pays (et qui se poursuit), montre que beaucoup de choses redeviennent possibles, il est important de faire le lien entre l’actualité et le passé, pour mieux préparer l’avenir.

Ce 19 juillet offrira une bonne occasion de le faire. Nous vous proposons une discussion conviviale sur ce thème, le mardi 19 juillet à 19 heures, jardin Compans Cafarelli à Toulouse devant la stèle de Ponzan, militant anarchosyndicaliste de la CNT-AIT et résistant.

Mardi 19 juillet 2011, à 19 heures,

Jardin Compans Cafarelli, à Toulouse devant la stèle de Ponzan

CNT AIT
contact@cntaittoulouse.lautre.net

7 rue St Remezy
31000 TOULOUSE

http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article445

« Les Identitarismes, c’est le capitalisme plus la guerre »

« Le jour du 14 juillet

 Je reste dans mon lit douillet

 La musique qui marche au pas

 Cela ne me regarde pas »

Georges Brassens, La Mauvaise Réputation, 1952

 

  »

J’connais un’ grue sur le Vieux Port

Avec des dents longu’s comm’ la faim

Et qui dégraf’ tous les marins

Qu’ont l’âme chagrine et le coeur d’or

C’est à Marseille que j’vais la voir

Quand le soleil se fout en tweed

Et que l’mistral joue les caïds

C’est à Marseille qu’ell’ traîn’ le soir

Elle a des jupes à embarquer

Tous les chalands qui traîn’nt la nuit

Et des froufrous qui font tant d’bruit

Qu’on les entend au bout du quai

Il suffit d’y mettre un peu d’soi

C’est un’ putain qu’aime que la braise

Et moi j’l'appelle La marseillaise


C’est bien le moins que je lui dois

Arrête un peu que j’vois

Su tu fais l’poids

Et si j’en aurai pour mon fric

Arrête un peu que j’vois

Si les étoiles couchent avec toi

Et tu m’diras

Combien j’te dois

J’connais un’ grue dans mon pays

Avec les dents longu’s comm’ le bras

Et qui s’tapait tous les soldats

Qu’avaient la mort dans leur fusil

C’est à Verdun qu’on peut la voir

Quand les souv’nirs se foutent en prise

Et que l’vent d’est pose sa valise

Et qu’les médaill’s font le trottoir

Elle a un’ voix à embarquer

Tous les traîn’-tapins qu’elle rencontre

Et il paraît qu’au bout du compte

Ça en fait un drôl’ de paquet

Il suffit d’y mettre un peu d’soi

Au fond c’est qu’un’ chanson française

Mais qu’on l’appell’ La marseillaise

Ça fait bizarr’ dans ces coins-là

Arrête un peu que j’vois

Si t’as d’la voix

Si j’en aurais pour mes galons

Arrête un peu que j’vois

Et puis qu’j'abreuve tous vos sillons

Et j’vous dirai

Combien ça fait

J’connais un’ grue qu’a pas d’principes

Les dents longu’s comme un jour sans pain

Qui dégrafait tous les gamins

Fumant leur vie dans leur cass’-pipe

C’est dans les champs qu’ell’ traîn’ son cul

Où y a des croix comm’ des oiseaux

Des croix blanch’s plantées pour la peau

La peau des autr’s bien entendu

Cell’-là on peut jamais la voir

A moins d’y voir les yeux fermés

Et l’périscop’ dans les trous d’nez

Bien allongé sous le boul’vard

Suffit d’leur filer quat’ bouts d’bois

Et d’fair’ leur lit dans un peu d’glaise

Et d’leur chanter La marseillaise

Et d’leur faire un’ bell’ jambe de bois

Arrête un peu tes cuivres

Et tes tambours

Et ramèn’ moi l’accordéon

Arrête un peu tes cuivres

Que je puiss’ finir ma chanson

Le temps que j’baise

Ma Marseillaise »

Léo Ferré, La Marseillaise

 

« J’peux pas encaisser les drapeaux

  Quoique le noir soit le plus beau

  La Marseillaise, même en reggae

 Ca m’a toujours fait dégueuler

 Les marches militaires

 Ca m’déglingue

 Et vot’ Réublique moi, j’la tringle »

Renaud, « Où c’est qu’j'ai mis mon flingue »

 

Lyon : Une militante de gauche violée par des fachos

À Lyon, le 2 juillet 2011, une militante a été interceptée en rentrant chez elle, interrogée sur ses contacts avec le milieu antifa, tabassée. Face à la résistance dont elle a fait preuve, elle a été violée….

Les 3 courageux agresseurs étaient des militants d’extrême-droite. Leurs derniers mots en partant furent : « à bientôt »

La concernée affirme qu’elle a toujours lutté contre le système, qu’en aucun cas elle ne se réfugiera dans ses bras … elle ne portera donc pas plainte.

Dans un acte de courage de sa part, elle surmonte sa peur, sa douleur, et choque en décidant de communiquer sur ce qui lui est arrivé. Son objectif, c’est que cela ne se reproduise plus.

Elle ne souhaite pas se positionner en tant que victime, et ne veut pas être le porte-étendard d’une campagne de propagande. La lutte antifasciste se mène tous les jours.

Aujourd’hui, l’extrême droite lyonnaise vient de passer un nouveau cap. La violence et les actes de barbarie ne sont pourtant pas nouveaux.

En moins d’un an, nous pouvons comptabiliser une dizaine d’agressions à caractère raciste ou « militant » qui se sont soldées par des hospitalisations.

Les responsables de ces actes ne sont pas les seuls coupables. Tous les représentants de l’extrême-droite lyonnaise sont à blâmer. Ce sont eux qui fournissent les éléments politiques et instaurent un climat de haine créant un environnement favorable à ce genre d’actes…

D’une manière plus générale, notre silence à tous et notre position passive envers la montée de l’extrême-droite nous laisse perplexe et soulève chez les militant-e-s antifascistes, beaucoup de questionnements et de remises en cause en ce qui concerne nos stratégies de lutte.

Ce communiqué ne cherche pas à indigner les masses, mais tout simplement à éveiller les consciences.

Avec l’accord de la concernée, nous avons choisi de communiquer le plus largement possible. Nous espérons simplement mettre toute personne se considérant comme militante en face de la réalité.

N’attendons pas qu’il soit trop tard.

Nos slogans, devenus folkloriques pour certains, prennent ici tout leur sens.
Nous crions du fond de notre âme : ALERTA ANTIFASCISTA !

Merci de diffuser ce message et de prendre part dans les luttes au niveau local .

Collectif Nosotros
« Ni Oubli Ni Pardon »

GUERRE AUX PAUVRES!

La défense de la liberté de circulation, de l’égalité des droits prend acte des conséquences humaines détestables induites par le triomphe progressif de l’ultra-libéralisme dans le monde.

Suite à l’arrêté l’arrêté municipal du 21 juin 2011 applicable du 1er juillet 2011 au 5 septembre 2011 concernant l’interdiction de rassemblement d’individus consommant des boissons alcoolisées et/ou avec des chiens , nous avons initié une rencontre le lundi 4 juillet devant la mairie , certains d’entre nous ont rencontré le 1er adjoint au maire de la commune de Clermont-ferrand qui n’a pas voulu entendre les demandes des individus concernés, dont notamment la demande d’embauche de médiateurs, la création d’un véritable hôtel de jour.

Cet arrêté ne concerne que certaines places, rues, ….c’est un avertissement clair destiné à écarter de l’hyper-centre marginaux, précaires, sans-domiciles, sans-papiers, fêtards et autres bons-vivants. Le délit de sale gueule peut-être encore mis en cause.

De multiples lois liberticides existent déjà, nous sommes très surpris qu’une mairie de  »gauche » rajoute un arrêté que nous trouvons discriminatoire à l’égard des populations les plus précaires,

Nous nous étonnons davantage de votre absence au cours de nos actions.

Nous étions ensemble contre la L.S.I, la L.S.Q, La LOPSI1, La LOPSI2, nous devons être encore ensemble contre cet arrêté,

Oui nous voulons, vous voulez, pouvoir continuer à boire une bière dans un parc au soleil, promener votre chien……..

Certains que cette atteinte aux libertés fondamentales vous indigne, nous vous invitons à nous rejoindre dans nos actions et à déposer un recours en contentieux au tribunal Administratif,contre cet arrêté discrminatoire et portant atteinte à notre liberté de circuler,

Manifestation mercredi 13 juillet 14 heures

square Blaise Pascal à côté de la Mairie de Clermont-Ferrand

Cet arrêté doit être annulé!


Ce jeudi à partir de 17h confection de banderoles, affiches place poly à Montferrand.

Suicide au travail ? Assassinat patronal !

Le 1e juin, le directeur de la FNAC Clermont s’est « suicidé ». Une petite précision pour débuter. La CNT-AIT ne syndique ni flics, ni maton-ne-s, ni vigiles, ni patron-ne-s ou quiconque exerçant une hiérarchie. Nous luttons pour la reprise en main par les exploité-e-s de leur lieu de travail. Malgré tout, les conditions de ce « suicide » nous ont interpellé, le directeur en question ayant écrit un mail aux cadres et au PDG avant de commettre l’acte en question…

Malgré les « vacances » (comme si l’Etat et ses outils étaient en vacances tiens donc), nous avons décidé de diffuser un tract qui tente de comprendre. Samedi après-midi, nous avons donc diffusé 250 tracts à l’entrée du Centre Jaude où se trouve la FNAC. Bien évidemment, ce lieu étant le temple de la consommation clermontoise, les tracts ne sont pas partis à toute vitesse, les consommateurs-trices préférant assurer la bonne marche du capitalisme. Néanmoins, nous avons pu dscuter avec certaines personnes qui nous ont apporté leur soutien.

Puis nous avons voulu rencontrer les salarié-e-s. On entre donc dans la FNAC. On parle d’abord à deux salariés, qui semblaient un peu « appeurés » mais qui ont plutôt bien accueilli notre action et le tract. Puis on parle avec un autre, représentant du CHSTC. Qui nous explique qu’on a pas trop le droit, les cadres vont gueuler. Il prend la tract, le cache, nous explique que les conditions de travail sont assez insoutenables et que les salarié-e-s ont débrayé quelques heures la semaine précédente. Arrive alors des cadres, entourés de vigile. Le chefaillon nous prend à parti: « Qu’est-ce que vous faites là ? ». On explique. « C’est de votre faute si les conditions sont pas bonnes, vous empêchez MES salarié-e-s de travailler sereinement ». Et oui pas de honte, l’exploitation et l’oppression n’y sont pour rien… « Consommez, ou sortez »…

Bref, gêné par le message qu’on a apporté. En tout cas un nouveau cas de meurtre patronal. Ci dessous le texte du tract diffusé…

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Suicide au travail ? Assassinat patronal !

 


 

Mercredi 1e juin, le directeur de la FNAC de Clermont s’est suicidé, en se pendant dans un bois. Si nous luttons pour la reprise en main par les travailleurs-euses de leurs entreprises, il est néanmoins intéressant de se pencher sur ce nouveau cas de « suicide » au travail…

 


 

Nous ne connaissions pas cet homme. Quelques instants avant de mettre fin à ses jours, il avait envoyé un mail aux cadres de la FNAC et à son PDG, Alexandre Bompard, intitulé « Le Pourquoi ». Il y explique que sa mutation (il venait d’Aix en Provence), alors qu’il était au chevet de son meilleur ami mourant d’un cancer, fut forcée, malgré ses protestations. « La direction générale s’en fout. Investissez-vous, mais pour l’entreprise. Les amis ? Tu t’en feras d’autres. » (extrait du mail).

 


 

De plus, cet homme était bisexuel. Dans cette société capitaliste, fière de ses racines judéo-chrétiennes, on n’aime pas la différence. Les homos, les immigré-e-s, les « rouges », les pauvres, les casseurs, les anarchistes… bref tout ce qui ne rentre pas dans le moule « Travail, Famille, Patrie » est à combattre. Même lorsqu’on est directeur à la FNAC. « Mais mon erreur a été que la couleur de la chemise, rose, et de la veste, fuschia, ne soit pas en accord avec la bienséance… Alors on me prit le bras pour me demander “qu’est-ce que c’est que cette veste de PD ? ” […] Moi qui défends des valeurs morales et humaines basées sur l’anti-discrimination, raciale ou sexuelle, me voilà attaqué sur ce terrain. Ce pauvre [supérieur hiérarchique direct auteur de la remarque homophobe], piloté par [le haut cadre], mormon dans l’âme, qui ne supporte pas qu’une tête dépasse, qui veut tout contrôler, était bien emmerdé ensuite. Je lui ai pardonné, pas à monsieur [le haut cadre]. » (extrait du mail).

 


 

L’homme évoque également la pression insoutenable sur les employé-e-s (ce qui n’est pas nouveau, l’exploitation est l’essence du capitalisme), mais avouons que quand ça vient d’un directeur, ça peut faire tâche… « Bien être au travail… quelle fumisterie ; tout le monde en rigole, flairant l’arnaque, mais la direction fait la sourde oreille(…)On devient méchant, injuste, voyant le mal partout. Paranoïaque. Il faut noter le moindre retard dans une réponse de mail, le moindre débord, tout tout tout ce qui pourrait servir à étayer un dossier.» (extrait du mail). On apprend également que la FNAC tient une liste noir des employé-e-s à licencier…

 


 

Bien évidemment, la direction de la FNAC nie toute responsabilité… comme celle de France Télécom. Bien évidemment, les syndicats sont silencieux… comme à France Télécom. La CNT-AIT et son internationale, l’Association Internationale des Travailleurs-euses (AIT) est la seule organisation qui ne parle pas de suicide de travailleurs-euses, mais bel et bien de meurtres patronaux. La pression, l’exploitation, la concurrence, le profit avant la dignité, la complicité syndicale, l’écrasement étatique… bref le responsable c’est le patronat, contrairement à ce qu’avait dit Fillon (qui doit bien connaître l’exploitation ouvrière…) « Ce n’est pas de notre faute si les gens ne savant pas gérer leur vie ». On croit rêver… Ce nouveau meurtre patronal déguisé en suicide est bien la preuve que le capitalisme ne peut être réformé, qu’il faut l’abattre une bonne fois pour toute…

 


 

Plus que jamais, il est temps de contre-attaquer face aux patrons et politicards menteurs et assassins. Plus que jamais, il faut s’unir entre exploité-e-s, en marge des organisations subventionnées et verticales, qui ne font que gérer la misère humaine. Ne nous laissons plus écraser ! Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

(source du mail : Rue 89)

 


 

FACE A L’ETAT ET AU CAPITAL,

 

ORGANISE TOI ET LUTTE !

 

VIVE LA LUTTE DES TRAVAILLEURS-EUSES,

 

SANS PERMANENT-E-S NI SUBVENTIONS !

 

Les Tunisiens, Delanoë les préfère morts, riches ou expulsés

 

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Jeudi 30 juin à 11h, môssieur le maire et une cohorte de costumes-cravates viendront inaugurer une placette à Paris. Situé au carrefour de l’avenue Reille et de la rue Sibelle (14e), ce triangle de béton portera désormais le nom de Mohamed Bouazizi. Bouazizi est ce jeune vendeur à la sauvette harcelé par les flics qui s’est immolé le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid… déclenchant le soulèvement tunisien qui conduira à la chute de Ben Ali le 14 janvier.


Les Tunisiens, Delanoë les préfère riches

Un des arts de la domination réside dans le pouvoir de nommer les choses, afin de mieux les neutraliser. Ainsi, décider du nom des rues et des places où nous vivons, nous, est typiquement un apanage des puissants. Quel que soit leur bord, cette proposition de « place Bouazizi » a fait l’unanimité entre le PS et l’UMP au Conseil de Paris en mars 2011. Cette union sacrée sur le dos d’un mort qui n’en demandait pas tant, sonne d’ailleurs un peu faux, comme si tous avaient justement quelque chose à se faire pardonner. Sans vergogne, n’ont-ils pas tous fait pendant des décennies de bonnes affaires avec le désormais infréquentable Ben Ali ? Ce despote éclairé offrait des places de jet privé à Michèle Alliot-Marie et, en tant que membre de l’Internationale Socialiste, il festoyait avec Delanoë, Moubarak et Gbagbo… Et le banquet est loin d’avoir pris fin, vu qu’en Tunisie, la plupart des bons amis de Môssieur le maire sont restés en place. On a pu en croiser de biens cossus au « village du Jasmin » le 22 mai sur le parvis de l’Hôtel de Ville, puis au « Salon de l’immobilier tunisien » le 11 juin, deux vitrines opulentes sponsorisées par la mairie.

Les Tunisiens, Delanoë les préfère expulsés

Le maire de Paris, ce grrrand ami des Tunisiens, met lui-aussi en oeuvre le savoir-faire français en matière de maintien de l’ordre : le 4 mai, il fait expulser 128 harragas tunisiens d’un immeuble vide de la ville, au 51 avenue Bolivar (19e), les livrant ainsi à la police et aux centres de rétention. Début juin, il fait couper l’eau au square de la porte de la Villette, où des centaines d’entre eux se sont réfugiés, puis les fait virer manu militari. Aux Buttes-Chaumont, il fait fermer les grilles du parc pour aider les flics à les traquer. Fin mai, il avait déjà repris de force le gymnase de la rue de la Fontaine-au-Roi, occupé depuis le 7, avec une trentaine de gros bras : 100 places dedans, et tous les autres dehors, à la rue.

En réalité, la mairie a tout fait pour empêcher tout regroupement et toute auto-organisation des harragas en lutte. Ses propositions se sont résumées lors de rares négociations à quelques places provisoires dans un foyer carcéral géré par une annexe du constructeur de prisons Vinci (l’association « Aurore »). Pour ceux qui ont refusé, c’est l’expulsion directe des lieux occupés puis le centre de rétention. Pour tous, la chasse quotidienne dans les rues de la capitale continue. Môssieur le maire a trouvé des solutions de relogement : plus de la moitié des places du centre de Vincennes sont occupées par des Tunisiens.

Les Tunisiens, Delanoë les préfère morts…

Delanoë s’intéresse à d’autres vendeurs à la sauvette que Mohamed Bouazizi. Rénovant Paris pour réaliser son rêve d’une ville propre, vidéosurveillée et si possible sans pauvres, il aimerait bien virer tous les biffins qui survivent en vendant des bricoles à Couronnes, au pont de Bagnolet, à la porte de Montreuil ou à la porte de Clignancourt… Ces pauvres qui, comme les Bouazizi du monde entier, sont harcelés quotidiennement par la police à coups de matraques, de gaz lacrymogène et parfois de flash-ball. Les flics piétinent leur gagne-misère, parce qu’ils ne disposent pas d’une patente en bonne et due forme. Môssieur le maire supplie le préfet de faire « nettoyer » ces zones, ce qui a conduit fin janvier à la création d’une brigade spécialement musclée de quartier à Belleville, la BST.

Pour les charognards de la mairie, un vendeur à la sauvette tunisien n’a de valeur que mort, lorsqu’on peut le récupérer pour faire oublier qu’en haut, le grand business continue, et qu’en bas, les harragas d’ici, bien que pourchassés, sont bien vivants. Pour faire oublier que la « révolution », ce sont eux qui l’ont faite, et contre les amis de Delanoë et consorts de surcroît..

Des complices du soulèvement tunisien, avec ou sans papiers.

Lu sur Non Fides

Sur les « traitements » en prison

Sur les « traitements » en prison arton1393-cc8aa dimanche 3 juillet 2011

Avertissement : le but de ce texte est d’apporter quelques informations sur les médocs et sur la pratique des électrochocs, notamment sur leurs effets secondaires reconnus cliniquement par l’institution et les labos. Ça ne rendra jamais compte de la réalité vécue par celui ou celle qui subit ces « traitements ». Nous ne partageons en rien le discours officiel médical, sur la catégorisation des troubles ou la valeur des traitements médicamenteux. La consommation de médicaments psychotropes en prison est largement supérieure à celle de la population en général, qui en France consomme déjà beaucoup plus de psychotropes que la population mondiale. Les effets secondaires décrits ici sont fonction des doses et des mélanges ; on sait qu’en taule les fortes doses et les cocktails sont monnaie courante.


La pharmacie d’une prison est une pharmacie hospitalière comme les autres, sauf que la maîtrise de la distribution du médicament est une illusion. S’il y a obligation de traiter le prisonnier, pas toujours consentant, c’est certainement avec beaucoup de difficultés (l’utilisation de formes orales sèches est toujours préférée) dans les conditions sécuritaires des établissements pénitentiaires. Il n’empêche que la consommation de médicaments psychotropes en prison est largement supérieure à celle de la population en général, qui en France consomme déjà beaucoup plus de pyschotropes que la population mondiale. Les prisonniers ingurgiteraient 30 % de neuroleptiques pour 70 % d’anxiolitiques.

Les neuroleptiques ou antipsychotiques sont des médicaments à effet neurobiologique utilisés dans le traitement de certaines affections du système nerveux central : psychoses (troubles délirants aigus ou chroniques) et dans les états d’agitation (accès maniaque, par exemple). Ils ont pour but de réduire les symptômes psychotiques. Il y a deux catégories de neuroleptiques : ceux qui traitent les symptômes positifs ou productifs : hallucination, délire, agitation, angoisse. Et ceux qui sont destinés aux symptômes négatifs ou déficitaires  : autisme (retrait du monde extérieur compensé par une prédominance de la vie intérieure), repli affectif, apragmatisme (incapacité à entreprendre des actions). Il y a deux générations de médicaments ; l’ancienne : Haldol, Tercian, Solian, Largactil, Théralène. Et la nouvelle : Zyprexas, Risperdal, Loxapac. Les effets indésirables généraux sont les mêmes que ceux des antidépresseurs, auxquels s’ajoutent : troubles de la mémoire ; troubles lipidiques et glucidiques (majorant le risque cardio-vasculaire) ; troubles neurologiques (aigus ou tardifs pouvant survenir des années après une prise unique) pouvant se rapprocher du syndrome parkinsonien (tremblement, rigi- « traitements » : les cachets, l’électricité dité, lenteur, mouvements anormaux) ; effets extrapyramidaux (révulsion des yeux, trismus, difficultés de déglutition, torticolis spasmodique ; dyskinésies tardives se manifestant par des balancements du tronc, des piétinements, des mouvements de mastication ; troubles psychiques : syndromes d’indifférences psychomotrice ; état dépressif dû soit au produit, soit à la disparition du délire ; syndrome confusionnel quelquefois ; troubles neurovégétatifs : hypotension artérielle orthostatique, parfois hypothermie ; troubles digestifs : constipation et sécheresse de la bouche ; troubles endocriniens et métaboliques  : syndrome d’aménorrhée et galactorrhée (arrêt des règles et écoulements mammaires), perte de la libido, frigidité et impuissance. Par ailleurs, le « syndrome (plusieurs symptômes associés) malin des neuroleptiques  » est un accident grave qui associe hyperthermie (fièvre de plus de 40°), tachycardie (pouls à 140-160 par minute), polypnée (ralentissement du rythme respiratoire), sueurs, pâleur. Ce syndrome s’installe en trente-six à quarante-huit heures, soit à l’occasion d’un changement de traitement, soit chez un patient nouvellement traité. Le syndrome malin nécessite un transfert d’urgence en service de réanimation ; le pronostic vital est alors en jeu.

Un antidépresseur est un médicament principalement prescrit dans le traitement de certaines dépressions et de certains troubles anxieux (attaque de panique, troubles obsessionnels et compulsifs), des troubles du sommeil, et dont les effets, lorsqu’ils sont favorables, apparaissent après 2 ou 3 semaines en moyenne. Dans l’état actuel des connaissances, les antidépresseurs modernes ne provoquent pas d’accoutumance ni de dépendance, bien que l’arrêt brutal du traitement puisse engendrer des effets « rebond » transitoires. Les effets indésirables surviennent dans 10 % dans des cas, si l’on respecte la dose indiquée, et sont : sédation (somnolence) ; prise de poids ; bouche sèche, constipation, troubles visuels ; épisodes d’hypotension orthostatique (malaises, étourdissements). La levée d’inhibition dans les 48 à 72 heures du début du traitement entraîne une majoration transitoire du risque suicidaire. Les antidépresseurs sont séparés en 2 classes : la première regroupe l’Anafranil et le Laroxyl. Leur effet indésirable principal est une toxicité cardiaque. Ils sont de ce fait moins utilisés que ceux de la seconde classe. Celle-ci est représentée par le Prozac qui entraîne, lui, des risques de dépendance avec syndrome de sevrage à l’arrêt (anxiété, vertiges, nausées, troubles du sommeil), troubles digestifs, troubles de la libido, troubles du sommeil, vertiges, tremblements, maux de tête.

Les benzodiazépines sont une classe de médicaments aux propriétés hynoptiques, anxiolytiques, antiépileptique, anamnesiantes. Les benzodiazépines sont souvent utilisées pour soulager à court terme l’anxiété, l’insomnie sévère ou incapacitante. L’usage à long terme peut être problématique à cause de l’apparition d’une tolérance (accoutumance) et d’une addiction (dépendance). On pense qu’elles agissent sur le récepteur des GABA (neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) dont l’activation tempère l’activité des neurones. Elles sont apparues dans les années 1960. Ce sont le Valium, Lexomil, Rivotril, Temesta, Seresta, Tranxène, Xanax. Elles ont une toxicité hépatique et sont contre-indiquées dans les troubles respiratoires sévères. Leurs effets indésirables sont : sédation avec ses complications fréquentes : obstruction des voies respiratoires, hypotension et apnée ; troubles de la mémoire ; hypotonie des muscles de la gorge pouvant entraîner un gène, une dépression respiratoire lorsqu’ils sont administrés par voie intraveineuse et à fortes doses ; somnolence  ;confusion ;chutes ; dépendance avec un syndrome de sevrage pouvant aller jusqu’à la crise d’épilepsie, accoutumance et toxicomanie.

Les thymorégulateurs (régulateur de l’humeur) sont utilisés dans les troubles bipolaires (anciennement psychose maniaco-dépressive). Il s’agit du sel de Lithium ( carbonate de lithium, le citrate de lithium ou l’orotate, vendu sous le nom de Thevalithe) et de plusieurs antiépileptiques  : le Tegretol, le Depakote ou Dépakine et le Valpromide. Les effets indésirables généraux sont : prise de poids, sédation, ralentissement, fatigue, troubles digestifs et visuels, tremblements, vertiges. Selon la molécule utilisée, on peut constater l’atteinte d’un organe spécifique (thyroïde, coeur, foie, pancréas, rein, peau).

L’electroconvulsivothérapie (ECT, en fait les éléctrochocs) est utilisée dans les dépressions sévères et les psychoses, épisode maniaque, résistantes aux médicaments. Elle est également souvent utilisée en première intention dans les pathologies psychiatriques de la femme après l’accouchement et chez les personnes âgées. Elle n’assure pas de prophylaxie (ne soigne pas), à moins qu’elle ne soit administrée au long cours comme traitement d’entretien (hebdomadaire, bihebdomadaire ou mensuel). Effets indésirables : troubles cognitifs à type de confusion transitoire de durée brève ; ce trouble s’atténue généralement après 10 à 20 minutes et disparaît en 2 heures. La confusion mentale est habituellement plus prononcée après les premières séances d’ECT, et chez les patients qui reçoivent une ECT bilatérale ou qui ont des troubles neurologiques concomitants. L’effet indésirable le plus gênant de l’ECT est la perte de mémoire. Les troubles mnésiques en cours de traitement sont quasiment inévitables. L’ECT peut engendrer secondairement des troubles mnésiques de type amnésie antérograde et/ou rétrograde. Ces troubles sont le plus souvent transitoires. L’amnésie antérograde disparaît constamment. L’amnésie rétrograde peut être durable chez certains patients. La sévérité des troubles est liée au nombre total de séances d’ECT, au placement des électrodes (plus marquée en position bilatérale qu’en position unilatérale), à l’utilisation d’un courant sinusoïdal (anciens appareils). Par exemple, un patient peut ne pas se rappeler les événements l’ayant conduit jusqu’à l’hospitalisation et l’ECT et de telles lacunes de la mémoire autobiographique peuvent ne jamais être comblées. D’autres effets indésirables (céphalées, nausées, douleurs musculaires) s’amendent rapidement après les séances. La mortalité est estimée à 1 pour 10000 patients traités (c’est-à-dire comparable à celle liée à l’anesthésie générale pour les interventions chirurgicales mineures) ou 2 pour 100000 séances d’ECT. Le taux de morbidité actuel est estimé à 1 accident pour 1 300 à 1 400 séances. La morbidité consiste en : laryngospasme, traumatisme dentaire, luxation ou fracture, défaillance circulatoire, état de mal épileptique, paralysie des nerfs périphériques, brûlure cutanée au point d’application des électrodes, apnée prolongée. Notons qu’autrefois, avant l’utilisation d’une anesthésie-curarisation, des complications (en particulier fractures de vertèbre) étaient observées fréquemment (jusqu’à 40 % des patients). Le traitement engendre souvent, dans les minutes suivant la stimulation, une bradycardie avec hypotension transitoire (stimulation vagale centrale) et secondairement une tachycardie sinusale et une hypertension artérielle. Des arythmies cardiaques peuvent survenir. L’état confusionnel postcritique est plus sévère si un courant sinusoïdal est utilisé, si les électrodes sont en position bilatérale, si la différence entre l’énergie administrée et le seuil épileptogène du patient est grande, enfin si le nombre total de séances est élevé. Les séances d’ECT peuvent se révéler anxiogènes pour certains patients. L’ECT ne provoquerait pas de lésions cérébrales objectivables (connues) chez l’adulte par les techniques actuelles d’imagerie. L’ECT pourrait être utilisée tout au long de la grossesse. Une consultation et une surveillance obstétricales sont nécessaires pour la réalisation de l’ECT. Une surveillance de l’état du foetus lors de chaque séance d’ECT et lors de la période de réveil est conseillée. En cas de grossesse à risque ou lorsque le terme est proche, le monitorage peut être plus important et la présence d’un obstétricien est souhaitable lors des séances d’ECT.

Extrait de L’Envolée n°21.

Strasbourg Action de solidarité avec le peuple insurgé en Grèce

Il y a les Indignés, il y a aussi les Insurgés

Nous revendiquons l’action sur le Consulat de Grèce de Strasbourg à l’avenue des Vosges, que nous avons recouvert de jets de peinture rouge, comme le sang que fait couler la répression d’État contre le peuple insurgé en Grèce à qui nous réaffirmons notre solidarité totale, immédiate et inconditionnelle. Une centaine de petits tracts-communiqués ont été laissés sur place avec le texte suivant :


Solidarité avec les peuples insurgés et tous les révoltés

En Grèce comme ailleurs, la terreur d’État répressive va de pair avec les attaques prédatrices du Capital. Aux chômage, précarité, misère, survie quotidienne, le peuple grec répond par auto-réduction, mouvement « ne pas payer », occupations de bâtiments publics, affrontements, grèves sauvages, assemblées populaires, auto-organisation solidaire.

La révolte sociale, populaire et généralisée a débouché ce juin 2011 sur des occupations de préfectures et de mairies, tandis que la police du pouvoir a procédé à rafles, arrestations, agressions, lynchages, répression sanglante en coordination avec des milices fascistes.

Cette révolte est aussi la nôtre.

Résistance contre ce système de mort et en ruines qui veut nous entraîner dans sa chute.

Ici comme partout, Que crèvent tous les pouvoirs, Que vive l’insurrection

Groupe Mary Read – 1er juillet 2011. »

indy

Victoire à Carrefour !

Le 31 mars, la CNT-AIT 63 organisait un piquet contre l’exploitation à Carrefour et pour la réintégration d’une compagne de la CNT-AIT espagnole à Pilar de Horadada. http://anarsixtrois.unblog.fr/2011/04/01/boikott-carrefour-reintegration-de-notre-compagne/

En Espagne, la CNT-AIT avait multiplé les piquets devant des enseignes Carrefour, et organisait aussi des manifs anti-Carrefour. La lutte a été relayée avec des piquets de la COB-AIT (Brésil), la FORA-AIT (Argentine) et la CNT-AIT française.

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Nous apprenons que le licenciement pour fait syndical (en fait anarchosyndicaliste) de Indira Martínez est jugé illégal. La compagne est donc réintégrée. Alors que partout les salarié-e-s de Carrefour montent au créneau contre l’exploitation infernale à Carrefour, les militant-e-s de l’Association Internationale des Travailleurs-euses prouvent que seule l’action directe et la solidarité de classe sans frontières fonctionne !

Vive la lutte des travailleurs-euses, sans permanent-e-s ni subventions !

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