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Angleterre 9/10 août : 4e nuit d’émeute, Manchester, Liverpool et Birmingham ne lâchent rien


(Le 10 août 2011)

Grande-Bretagne – Les violences s’étendent

Le Point – 10/08/2011 à 12:11

Si Londres est restée calme, de nouvelles villes comme Manchester ont été la cible de pilleurs mardi soir.

Les habitants de Manchester, Liverpool ou encore Nottingham ont commencé à nettoyer mercredi des rues jonchées de débris après une nuit de pillages par des bandes de jeunes, la quatrième consécutive, tandis que Londres est restée calme après le déploiement d’un important dispositif policier. Des bandes de jeunes encapuchonnés ont semé le trouble à Manchester, dans le nord-ouest du pays, en cassant des vitrines et pillant des magasins, provoquant des échauffourées avec les policiers. Une boutique de vêtements était ravagée par des flammes. À Salford, dans la grande banlieue de Manchester, des émeutiers ont lancé des briques sur des policiers et ont mis le feu à des bâtiments. Un cameraman de la BBC a été pris à partie. Des télévisions diffusaient des images où l’on distinguait des voitures et des magasins en feu.

« Lors de ces dernières heures, la police du Grand Manchester a dû faire face à des actes d’une très grande violence commis par des groupes de criminels », a déclaré un responsable de la police, Garry Shewan. À Liverpool, un journaliste de Reuters a vu des policiers protégés par des boucliers tentant de contenir des émeutiers jetant des briques. Dans le quartier de Toxteth, ils ont mis le feu à deux camions de pompiers et à un véhicule de police. Auparavant, quelque 200 jeunes avaient lancé des projectiles et saccagé des magasins. Des troubles ont également été signalés à West Bromwich et à Wolverhampton, au nord-ouest de Birmingham, dans le centre du pays. Là aussi, des véhicules ont été incendiés et des boutiques attaquées. À Gloucester, dans l’ouest, des pompiers tentaient d’éteindre un bâtiment à l’abandon en feu. Des véhicules étaient aussi incendiés et des jeunes gens ont attaqué la police à coups de pierres et de bouteilles. À Nottingham, dans le centre, un groupe de jeunes a attaqué et incendié un commissariat.

Des dizaines d’arrestations

La police a fait état de l’arrestation de 46 personnes à Manchester et à Salford, et de 37 à Toxteth. Des incidents mineurs ont eu lieu à Birmingham et Leicester (centre) ou encore à Milton Keynes, au nord de Londres. Londres, où 16 000 policiers ont été déployés mardi soir contre 6 000 lundi soir, est restée, en revanche, calme. Les propriétaires de magasin avaient pris les devants dans la journée, barricadant leur négoce pour éviter des actes de vandalisme. Le Premier ministre David Cameron a été contraint d’écourter ses vacances en Italie pour rentrer à Londres, annoncer des renforts de police et convoquer le Parlement en séance extraordinaire, jeudi. Depuis le début des violences, la police métropolitaine (MET) a procédé à 768 arrestations à Londres. Elle a aussi fait état de 111 blessés dans ses rangs.

Un homme de 26 ans, atteint par une balle alors qu’il se trouvait dans sa voiture à Croydon, dans le sud de Londres, a succombé mardi à ses blessures. La colère des émeutiers pourrait être alimentée par les conclusions rendues mardi soir par la commission chargée d’enquêter sur les conditions dans lesquelles la police a abattu un homme dont la mort a été à l’origine des premières émeutes samedi à Tottenham. Les premiers rapports indiquaient que Mark Duggan, 29 ans, avait tiré sur les forces de l’ordre avec un pistolet retrouvé à ses côtés. Mais, selon un communiqué de la Commission indépendante des plaintes contre la police (IPCC), « il n’existe à ce stade aucune preuve que l’arme retrouvée sur la scène (de crime) a été utilisée » contre les policiers.

« Violence gratuite » (vice-Premier ministre)

Le pays s’interroge sur les raisons de ces violences, les plus graves depuis des décennies. La classe politique et la police y voient de la « violence gratuite » et du « vol opportuniste, ni plus ni moins », selon les termes du vice-Premier ministre Nick Clegg. Mais les habitants des quartiers concernés et certains commentateurs les attribuent aux tensions entre les jeunes et la police, aux difficultés économiques en cette période d’austérité et aux écarts de richesse croissants. De nombreux émeutiers, qui viennent souvent de quartiers où le chômage règne, se disent marginalisés et crient leur rejet du « système ». « C’est nous contre eux, les policiers, le système. Ils appellent tout ça du pillage et de la criminalité, mais ça n’a rien à voir. C’est juste la haine profonde du système », confie un jeune de Hackney, théâtre de violences lundi. Le gouvernement britannique ne parvient pas à rétablir une croissance forte et a fait des coupes sombres dans les dépenses sociales et augmenté les impôts, tout cela dans l’espoir de réduire le déficit budgétaire. Jusqu’à présent, David Cameron a résisté aux appels à freiner cette cure d’austérité. Après ces évènements, il sera probablement poussé à faire davantage d’efforts pour les quartiers défavorisés.


Angleterre : quatrième nuit d’affrontements dans plusieurs villes

Parisien 09.08.2011, 23h11

La pression ne retombe pas en Angleterre. Les émeutes qui secouent depuis plusieurs jours Londres et qui se sont étendues à plusieurs villes ont repris mardi en fin d’après-midi à Manchester et près de Birmingham (centre), deuxième ville du Royaume-Uni, a annoncé la police.

Selon la BBC, des violences et des incendies ont éclaté dans le centre-ville de Manchester mardi en début de soirée. Des centaines de jeunes encagoulés ont semé la pagaille dans le centre de la ville brisant des vitrines, se livrant à des pillages, mettant le feu à des magasins et lançant des projectiles contre la police. Ils se sont affrontés à des centaines de policiers antiémeutes. « Nous avons été attaqués plusieurs fois », a déclaré à la BBC Glen Barkworth, gérant du principal centre commercial de Manchester. « J’ai vu deux magasins attaqués, pillés, incendiés. J’ai vu des jeunes attraper des grillages et les lancer à travers les portes. C’était surréaliste », a-t-il ajouté.

Barricades et pillages près de Birmingham

A West Bromwich, une localité proche de Birmingham, environ 200 personnes derrière des barricades ont envoyé des projectiles en direction des forces de l’ordre, incendié des véhicules et vandalisé des magasins, selon la police et la BBC. A Wolverhampton, dans la banlieue de Birmingham, des magasins ont également été livrés à des pillages, a indiqué la police.

A Londres, 16 000 policiers prennent position dans les rues, en prévision de la nuit à venir. La situation était calme mardi en début de soirée à Londres, où une forte tension était cependant perceptible, de nombreux magasins ayant baissé leurs rideaux plus tôt que prévu.

La France a recommandé la prudence à ses ressortissants, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères. A l’issue d’une réunion d’urgence du gouvernement, David Cameron a lancé un message de fermeté depuis le perron de Downing Street pour tenter de mettre fin aux scènes de chaos et à la contagion au reste du pays. « Si vous êtes assez vieux pour commettre de tels crimes, vous êtes également assez vieux pour être punis », a-t-il affirmé à l’adresse des jeunes émeutiers, dont certains n’ont qu’une dizaine d’années.

Les émeutes ont fait une première victime

Mardi, les émeutes ont fait une première victime : la police a annoncé la mort d’un homme de 26 ans, retrouvé blessé dans la capitale. Le Premier ministre britannique David Cameron, qui a dû écourter ses vacances en Italie, a annoncé mardi que 10 000 hommes seraient envoyés en renfort de la police à Londres. Selon la BBC, Scotland Yard a annoncé que 111 policiers ont été blessés depuis le début des violences.

La victime, qui n’a pas été identifiée, avait été retrouvée blessée par balle dans une voiture lundi vers 21h15 dans le quartier de Croydon, au sud de la capitale britannique, en plein milieu des émeutes. L’homme a finalement succombé à ses blessures. Deux jeunes, qui se trouvaient sur place avec des objets volés, ont été arrêtés.

De gigantesques feux dans la capitale

Lundi soir à Londres, des groupes de jeunes s’étaient rassemblés dans le quartier de Hackney, dans l’est de la capitale, pillant des magasins et un camion. Mardi matin, la police londonienne a arrêté trois personnes soupçonnées de « tentative de meurtre » contre des membres des forces de l’ordre. Elles auraient tenté d’écraser un policier qui tentait d’arrêter leur voiture, parce qu’il les soupçonnait d’avoir participé au pillage d’un magasin à proximité.

Scotland Yard a annoncé avoir déployé 1 700 policiers supplémentaires pour faire face aux pires incidents survenus dans la capitale britannique depuis des années. La police a également dû intervenir à Croydon, où des feux spectaculaires étaient en cours lundi soir selon les images de la BBC, à Lewisham et à Peckham, dans le sud de Londres. A Peckham, des commerces étaient en feu et les flammes menaçaient de se propager à d’autres immeubles alors que des jeunes ont tenté de mettre le feu à un autobus à impériale, selon des images de télévision.

Les quartiers favorisés de Londres sous le choc

Dans les quartiers aisés de Ealing et Clapham, secoués à leur tour par les émeutes qui embrasent la capitale britannique depuis ce week-end, les habitants découvrent incrédules mardi leurs commerces en ruines et leurs rues dévastées dans la nuit par des groupes de jeunes encagoulées. « C’était comme une zone de guerre. C’était l’anarchie la plus totale », raconte Paul Walters, 32 ans, un habitant de Ealing, une zone résidentielle et verdoyante de l’ouest de Londres.

Les carcasses d’au moins six voitures brûlées entravent encore les rues de Ealing mardi matin, où des badauds prennent des photos des dégâts des violences. A Clapham Junction dans le sud de Londres, même paysage de désolation. Il ne reste plus grand chose de quelques bâtiments de style victorien ravagés par les flammes, alors qu’un grand magasin appartenant à la chaîne Debenhams a été dévalisé.

Plus de 500 personnes ont été arrêtées depuis le début des violences

Mardi, plus de 560 personnes, dont un garçon de onze ans, avaient été arrêtées depuis le début des violences. Au moins neuf membres des forces de l’ordre ont été blessés durant la nuit de dimanche à lundi, dont trois après avoir été heurtés par un véhicule roulant à vive allure.

Toute la journée de lundi, des groupes de jeunes ont harcelé les forces de l’ordre et pillé des magasins dans plusieurs quartiers de la ville. Ces nouveaux incidents font suites aux émeutes survenues dans la nuit de samedi à dimanche à Tottenham, dans la foulée d’une manifestation pour réclamer « justice » après la mort d’un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué lors d’une opération des forces de l’ordre contre la criminalité au sein de la communauté noire.

Scènes de pillage en province

En province, la police des West Midlands a confirmé l’arrestation de 87 jeunes qui, dans le centre de Birmingham, brisaient des vitrines de magasins et se livraient au pillage. Elle a indiqué qu’un commissariat de Birmingham était en feu. A Liverpool, la police locale a elle aussi indiqué être confrontée à des scènes de violence, notamment l’incendie de plusieurs voitures.

En ce qui concerne la capitale britannique, le chef de la police Tim Godwin a demandé « aux parents de commencer à contacter leurs enfants pour leur demander où ils se trouvent ».

La ministre de l’Intérieur Theresa May a qualifié ces troubles « d’actes purement criminels », promettant que les responsables seraient traduits en justice. Elle a en revanche semblé écarter, pour le moment, le recours à l’armée ou à des canons à eau évoqué par certains élus locaux pour ramener le calme. « La police britannique ne travaille pas avec des canons à eau. La police britannique travaille avec l’appui des différentes communautés », a-t-elle assuré.

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