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Archives pour septembre 2011


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Relaxe pour Giorgios ! Communiqué

Plus de 100 personnes se sont réunies aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour soutenir Giorgos.Celui-ci a été arrêté parmi des milliers d’autres durant le mouvement social contrela casse des retraites.

 

Il a été interpellé lors d’une action de l’AG Interpro au Pôle Emploi, et inculpé pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN.

 

Le tribunal l’a condamné à 1 mois de prison avec sursis, en ne s’appuyant sur aucun fait, mais exclusivement sur le seul principe du refus du fichage ADN.

Pire, l’argumentation de la procureur suivie par le juge tient du délit d’opinion. Celle-ci a en effet souligné l’engagement anarchiste de Giorgos pour justifier la demande de condamnation.

 

Giorgos et ses soutiens se réservent la possibilité de faire appel de ce jugement.

Ce n’est pas la première fois que l’État tente de museler les mouvements de contestation. Cependant, nous continuerons à nous battre pied à pied contre les mesures anti-sociales des gouvernants.


Nous tenons à remercier vivement tous les individus et structures ayant apporté leur soutien à Giorgos.

 

le 22/09/2011
groupe « Un Autre Futur » de la CGA

CNT – UD 34

Procès en appel de l’incendie du centre de rétention de Vincennes

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Le 21 juin 2008, Salem Souli, un sans-papiers enfermé au centre de rétention de Vincennes, meurt faute de soin. Le lendemain une révolte éclate qui réduit en cendres la plus grande prison pour sans-papiers de France. Cette révolte fait suite à plusieurs mois de lutte à l’intérieur (grèves de la faim, refus d’être comptés, manifestations, départs de feu…). Par la suite, 10 personnes parmi les 270 retenues dans le centre au moment de l’incendie sont arrêtées et emprisonnées pendant plusieurs mois avant d’être jugées. Elles sont condamnées en mars 2010 à des peines allant de 8 mois à 3 ans de prison ferme. Elles font alors appel de cette décision. Un nouveau procès aura lieu à partir du jeudi 6 octobre 2011. En attendant, leur liberté est à la merci de la machine judiciaire.


En première instance, le procès s’est déroulé entre personnes de connivence, juges, avocats de l’État, procureur. Toutes les demandes d’informations complémentaires ayant été rejetées, les avocats des mis en examen ont estimé que les droits de la défense n’étaient pas garantis et se sont retirés. Là encore, lors des audiences préliminaires du procès en appel, la majeure partie de ces demandes, telles celle concernant la mort de Salem Souli, ont été refusées.

 

Sans doute s’agit-il de faire payer cette petite bouffée d’air grâce à laquelle, durant l’été 2008, plusieurs centaines de personnes sans-papiers ont échappé à l’expulsion et à l’enfermement. En effet 280 places de rétention en moins c’est concrètement moins de rafles et d’arrestations.

 

Pour expulser toujours plus, l’État a besoin de toujours plus de places en centre de rétention : au début des années 2000, un programme de construction de nouveaux centres partout en France a permis de multiplier le nombre de places. Ainsi, le 1er août dernier a ouvert au Mesnil-Amelot le plus grand centre de rétention de France, où 240 personnes pourront être enfermées. Avec ce programme de construction, l’État s’est donné les moyens d’allonger la durée d’enfermement : avec la loi Besson entrée en vigueur en juillet 2011, le temps de rétention est passé de 32 à 45 jours, ce qui laisse plus de temps aux préfectures pour organiser les expulsions ; plus de temps à attendre, enfermé, puni pour ne pas avoir les bons papiers.

 

Mais l’incendie du centre de Vincennes n’est pas un cas isolé ni exceptionnel. Entre les murs de ces centres ont lieu chaque jour des actes de résistances individuels ou collectifs, des révoltes, qui parviennent parfois à entraver la bonne marche des expulsions. Ainsi, en mars 2011, le centre de rétention du Canet à Marseille a partiellement brûlé et est resté fermé pendant plusieurs mois. En juillet dernier, 5 départs de feu simultanés se sont déclarés au centre de Lyon Saint-Exupéry, entraînant sa fermeture.

 

Pour chacune des révoltes nuisant à l’un des rouages de la machine à expulser, l’État doit trouver des coupables. Ainsi à Bordeaux, 2 personnes purgent une peine de 3 et 5 ans, à Marseille, 4 personnes ont été incarcérées et à Lyon, 4 personnes sont actuellement en attente de leurs procès derrière les barreaux.

 

Pour tenter d’endiguer ces révoltes, l’architecture des nouveaux centres a été conçue pour faciliter l’isolement et la surveillance des personnes enfermées (petites unités, nombreuses caméras…). Mais quelle que soit la forme que prend la prison, la volonté de ceux et celles qui y sont enfermés sera toujours d’en sortir.

 

Le procès en appel de l’incendie du centre de rétention de Vincennes aura donc lieu tous les jeudis et vendredis après-midi du 6 octobre au 4 novembre 2011 (Cour d’appel de Paris, Pôle 2, chambre 9).

 

Ce procès sera sans doute anodin pour la justice mais, les personnes qui comparaîtront y risqueront, elles, leur liberté. Pour nous, ce doit être l’occasion de montrer notre solidarité, mais aussi de rappeler le rôle des centres de rétention, des frontières, des prisons, et la nécessité de les faire disparaître.

Relaxe des inculpés !
Fermeture des centres de rétention !
Liberté pour tous et toutes !

Collectif de solidarité avec les inculpés de Vincennes

Here’s to You…

Here's to You...

SACCO ET VANZETTI Nicola Sacco dans sa cellule à quelques heures de mourir… Son compagnon de lutte et d’infortune Bartolomeo Vanzetti apparaît soudain. Ils se remémorent leur procès, rejouent les témoignages grotesques, les manipulations et les chantages abjects des policiers et des politiciens. Mais Vanzetti comprend que la plus grande des épreuves qui l’attend n’est pas de faire triompher la révolution par son sacrifice. Ce sera d’aider son frère Sacco à mourir en homme libre…
Une pièce d’Alain Guyard Avec Jacques Dau et Jean-Marc Catella Mise en scène et scénographie : François Bourcier

Vendredi 16 septembre à 20h30  Le Tremplin à Beaumont 16 septembre à 20 h 30 Tarif : 17 € – Tarif réduit : 14 € Durée du spectacle 1 h 20 Renseignements et réservations : Direction de l’Animation de la Cité – 04 73 15 15 90

(Pour les moins de 30 ans ou les téléspectateurs de TF1 le wiki sur Sacco et Vanzetti ICI !)

 

 

 

A propos de l’accident de Marcoul

A propos de l’accident de Marcoul arton1499-6ae93


L’accident d’hier n’a pas eu lieu dans une centrale électronucléaire d’EDF. L’Etat n’arrête pas de le répéter pour minimiser les risques réels de contamination. Par contre, sur le site de Marcoule, il existe deux réacteurs militaires Célestin (nécessaires pour créer le tritium utilisé dans les bombes thermonucléaires françaises) ; plus la vieille machine expérimentale surgénératrice Phénix, en cours de démantèlement (dont les parois de la cuve sont radioactives et qui contient encore du sodium et du plutonium, mélange explosif et hautement radioactif) et d’autres laboratoires nucléaires, tels que Atalante qui travaille sur le traitement des combustibles irradiés et l’étude sur la gestion des déchets radioactifs de haute activité et à vie longue, en particulier ceux dus au démantèlement des installations nucléaires ; sans compter l’usine Melox, fabriquant du combustible Mox (mélange d’uranium et de plutonium) employé dans de nombreuses centrales électronucléaires, y compris dans le réacteur numéro 3 de Fukushima ; et, enfin, l’usine où il y a eu l’accident d’hier : Centraco., considéré, même par l’ASN, comme dangereuse.


Centraco est le centre de traitement et de conditionnement des déchets relativement peu radioactifs, de courte et moyenne vie, y compris médicaux (des gants à des bouts de ferraille issus d’opérations de démantèlement), en provenance d’EDF, d’AREVA et d’autres sociétés publiques et privées. Centraco est aussi équipé d’un incinérateur spécial destiné à brûler 5000 tonnes par an ce type de déchets, en particulier métalliques, qui, après avoir été réduits en cendres radioactives, sont vitrifiés, avant d’être envoyés vers des centres de stockage, y compris autour de Marcoule.

A priori, ce sont des matières certes radioactives mais non fissibles, donc incapables de générer des réactions en chaîne. C’est l’un des fours de l’incinérateur qui a explosé. L’explosion, à mon avis, est de type chimique, pas nucléaire, à moins qu’il y ait eu dans le four des pastilles de plutonium et d’uranium en quantité suffisante pour que, leur gaine de protection ayant fondu sous la chaleur , elles aient pu, en s’amalgamant, générer quelque réaction en chaîne initiale, jouant le rôle de détonateur pour enflammer les gaz, en particulier l’hydrogène très présent dans ce type de combustion chimique. En théorie, de telles capsules ne doivent pas passer les barrières de contrôle, sauf que, en pratique, la chose s’est déjà produite, à l’usine de retraitement de La Hague, entre autres, il y a quelques années.

Sinon, même sans cela, il a suffi que la pression des gaz devienne brutalement incontrôlable, pour des raisons jusqu’alors inconnues ou déjà occultées, pour que le four explose, chimiquement parlant, libérant immédiatement son contenu : les particules radioactives, y compris sous forme gazeuse. De quelle nature, dans quelle quantité et à quelle distance, pour le moment, je n’en sais rien. Mais dans la mesure où les bâtiments où sont situés les fours ne sont même pas des locaux «  confinés » comme ceux des réacteurs des centrales (il y a juste des systèmes de «  dépression » destinés, en principe, à faire refluer en cas de problème les gaz chargés de radioactivité vers des zones sécurisés de stockage momentané autour des incinérateurs), il est inévitable qu’il y ait eu contamination. Il faut savoir que les fours de ce type sont capables de traiter chacun 1 tonne de déchets par passe. Si le four était en charge, ce qui est sans doute le cas puisque Centraco ne parle même pas de test, cela représente pas mal d’émissions radiologiques.

L’Etat, donc, cache la réalité, comme d’habitude. Sous prétexte qu’il n’y peut-être pas eu d’accident de criticité (comme celui qui a eu lieu dans l’usine de Tokaimura, au Japon, en 1999), il affirme qu’il n’est question que d’accident industriel classique dans cette installation nucléaire ! De la même façon, il a déjà affirmé que les bombes radiologiques à uranium appauvri, utilisées depuis la première guerre du Golfe, n’étaient pas des armes nucléaires puisqu’il n’y avait ni fission nucléaire, ni fusion thermonucléaire !

André Dréan

Lu sur Non Fides

Prise de position de la KRAS contre la nouvelle guerre en Afrique du Nord

 

 

A bas la nouvelle guerre en Afrique du Nord !

 


Prise de position de la KRAS contre la nouvelle guerre en Afrique du Nord  libya_airattack_result4%281%29 L’intervention « humanitaire » des Etats au sein de l’OTAN en Libye, essentiellement dans le but d’apporter un soutien militaire à l’une des parties d’une guerre civile locale, a démontré une fois de plus qu’il n’existe pas de « révolutions » en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Il s’y déroule seulement une féroce lutte sans merci pour le pouvoir, les bénéfices, l’influence et le contrôle sur les ressources pétrolières et les zones stratégiques.
Le mécontentement profond et les revendications socio-économiques des masses travailleuses de la région, engendrés par la crise économique globale (attaques contre les conditions de vie des travailleurs, augmentation du chômage et de la misère, prolifération des emplois précaires) sont utilisés par les groupes politiques d’opposition pour faire un coup d’Etat, détrôner la tyrannie de dictateurs corrompus et séniles et occuper leur place. En mobilisant les chômeurs, les travailleurs et les populations miséreuses comme chair à canon, les fractions mécontentes de la classe dirigeante les détournent ainsi du terrain de leurs revendications économiques et sociales en leur promettant «la démocratie» et «le changement». En fait, l’arrivée au pouvoir de ce bloc hétéroclite composé de «la fine fleur» de la classe dominante, de libéraux et de religieux fondamentalistes, n’apportera aucune amélioration au sort des travailleurs. Nous connaissons bien les conséquences de la victoire des fractions libérales: privatisations nouvelles, renforcement du chaos de la libre-concurrence sur les marchés, émergence de nouveaux milliardaires et nouvelle aggravation de la pauvreté, de la souffrance et de la misère pour les opprimés et les pauvres. Le triomphe des religieux fondamentalistes signifiera la croissance de la réaction cléricale, la suppression des droits des femmes et des minorités et le délitement inévitable provoquera une nouvelle guerre arabo-israélienne qui sera à nouveau un fardeau sur les épaules des masses laborieuses.

Mais dans le paquet-cadeau «idéal» de l’institution d’ un régime de démocratie parlementaire dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, la population ouvrière ne gagnera rien. Le travailleur prêt à risquer sa vie pour l’avènement de la démocratie est comme un esclave prêt à mourir pour conquérir le droit de «choisir» son esclavagiste. La démocratie parlementaire ne mérite pas de lui sacrifier une seule goutte de sang humain!

Dans la lutte pour le pouvoir qui se mène dans la région, les Etats européens membres de l’OTAN et les Etats-Unis ont pris encore plus ouvertement position pour les groupes politiques d’opposition dans l’espoir que la victoire de ces forces et du modèle de «démocratisation» de leur domination politique leur rapportera davantage de bénéfices et de privilèges. En soutenant «la démocratie» en Tunisie et en Egypte, elles espèrent renforcer leur influence, libérer leurs «investissements» capitalistes de la corruption des dictateurs et prendre leur part lors de la prochaine privatisation par les riches des clans dominants. En aidant l’opposition libérale, monarchiste et religieuse fondamentaliste, qui s’est alliée avec une bandes d’anciens caciques officiels du régime de Kadhafi, elles espèrent prendre le contrôle des riches réserves pétrolifères. Liés à eux, d’autres Etats arabes sont entrés en lutte pour défendre leur influence et leurs propres ambitions dans la région.

 

Les pouvoirs – qui une fois de plus ne viennent avec des bombes et des missiles que pour «sauver» la vie du peuple et le «libérer» des dictatures – sont en train de tuer les populations. Les gouvernements des pays d’Europe occidentale et des Etats-Unis sont des menteurs et des hypocrites. Hier, ils soutenaient les dictateurs, leur donnaient l’accolade et leur vendaient des armes. Aujourd’hui, ils demandent que les dictateurs s’en aillent, en se prétendant «à l’écoute» des vœux du peuple mais ils n’hésitent pas à éliminer les protestations de la population dans leur propre pays, ignorant totalement leurs revendications. Quand la grande majorité des habitants de France ou de Grande-Bretagne, de Grèce ou d’Espagne, du Portugal ou d’Irlande disent qu’ils ne veulent pas payer de leurs poches l’aide des Etats aux banques et aux entreprises, tout en réclamant l’abrogation des mesures d’austérité, des réformes des retraites et des conditions de travail anti-sociales, les autorités leur répondent que la démocratie, ce n’est pas “la rue qui gouverne”. L’intervention “humanitaire” donne aux dirigeants d’Europe occidentale et des Etats-Unis un grand prétexte à leur pouvoir pour détourner l’attention des populations de ces pays des conséquences de la crise actuelle.

 

La guerre “courte et victorieuse” pour “sauver le peuple et la démocratie” vise à faire oublier aux ouvriers européens et nord-américains les politiques anti-sociales des gouvernements et des capitalistes et à refaire l’expérience de l’arrogance de leurs dirigeants “humains” et “justes” à travers une prochaine “joyeuse union sacrée” entre les oppresseurs et les opprimés. Nous appelons les travailleurs du monde entier à ne pas soutenir cette fraude “démocratique” et “humanitaire” et à s’opposer fermement à cette nouvelle escalade dans la barbarie capitaliste en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Si nous pouvions apporter notre message aux masses pauvres opprimées et exploitées de la région, par delà les distances de milliers de kilomètres et par delà les barrières de la langue, nous les encouragerions à revenir à leurs motivations sociales et économiques de départ et aux thèmes de leurs revendications, à se rebeller, à partir en grève ou en manifestations contre leurs bas salaires, la hausse des prix et le chômage, pour leurs revendications sociales, mais en aucun cas à s’impliquer dans les jeux politiciens dans les luttes pour le pouvoir entre les différentes factions des classes dominantes.


Nous appelons les ouvriers d’Europe et d’Amérique à gagner la rue pour protester contre cette nouvelle guerre “humanitaire” qui sert les seuls intérêts des Etats et des capitalistes. Nous appelons les sections de l’Association Internationale des Travailleurs (AIT) à développer leur agitation internationaliste et anti-militariste et à prendre l’initiative de manifestations et de grèves anti-guerre.

A BAS LA GUERRE !
A BAS TOUS LES ETATS ET TOUTES LES ARMEES !
PAS UNE SEULE GOUTTE DE SANG POUR LA DICTATURE OU LA DEMOCRATIE !
NON A TOUS LES GOUVERNEMENTS ET A TOUTES LES “OPPOSITIONS” !
SOLIDARITE AVEC LA LUTTE DES TRAVAILLEURS POUR POUR L’EMANCIPATION SOCIALE !
VIVE L’AUTO-ORGANISATION GENERALISEE DES TRAVAILLEURS !

Confédération Révolutionnaire des AnarchoSyndicalistes, section de l’AIT en Russie

www.aitrus.info

Appel pour un local pour le CIRA de Marseille

Appel à la solidarité de tous, individus et organisations pour permettre au CIRA de mettre définitivement à l’abri les archives du mouvement libertaire.

Le Centre international de recherches sur l’anarchisme (CIRA) de Marseille a été fondé en 1965 à l’initiative de René Bianco avec l’aide de quelques militants. Il fait partie de la Fédération internationale des centres d’étude et de documentation libertaires (FICEDL).

Pendant toutes ces années le CIRA a collecté, classé et archivé tout ce qui a un rapport avec l’anarchisme. Le fonds se compose désormais de plusieurs milliers de livres, brochures, journaux, archives personnelles de militants, affiches, tracts, travaux universitaires, cartes postales, films…

Les documents sont écrits dans plusieurs langues principalement le français, le castillan et l’italien.

Le CIRA propose des causeries mensuelles, organise et participe à des salons de livres libertaires. Il publie un bulletin, une feuille d’infos mensuelle, une bibliographie annuelle.

Depuis sa création, le CIRA dû déménager plusieurs fois. Le bail pour le local actuellement occupé ne sera pas renouvelé et que nous devrons libérer les lieux à la fin de l’année 2011.

Nous avons acheté un beau local de 100 m² vendu 100 000 euros, en rez-de-chaussée avec vitrine, dans une rue passante en plein centre de Marseille.

Afin de rembourser un prêt amical et de financer les équipements nécessaires, en raison de notre déménagement imminent, il nous faut trouver encore 15 000 euros.

Si vous pensez, comme nous que l’existence du CIRA est non seulement utile mais indispensable au mouvement libertaire vous pouvez participer à cette souscription, en parler autour de vous. Une multitude de petites sommes finissent par constituer une grosse somme …

Les chèques doivent être libellés à l’ordre de « Les Acrates » et envoyés au CIRA. Pour les virements et mandats internationaux, nous contacter.

CIRA, 3 rue Saint Dominique, 13001 Marseille

Courriel : cira.marseille@free.fr

Téléphone : 09 50 51 10 89

Guerre au Paradis…

Guerre au Paradis, parce que quiconque attaque sa condition abandonne son paradis.

Guerre au Paradis, parce que des gens qui n’y sont jamais allés le vendent à d’autres qui n’iront jamais.

Guerre au Paradis, parce que du paradis ne nous parvient que la grêle, la foudre et les bombes.

Guerre au Paradis, parce que dieu a crée les riches pour donner aux pauvres le paradis en spectacle.

Guerre au Paradis, parce que c’est de l’enfer de l’individu qu’est fait le paradis des masses informes.

Guerre au Paradis, parce que la vie est un enfer dès qu’on veut en faire un paradis.

Guerre au Paradis, parce que le paradis est une promesse qui arrose l’apathie.

Guerre au Paradis, parce que l’humain est trop porté à espérer pour détruire.

Guerre au Paradis, parce que la paix est le paradis de la guerre économique.

Guerre au Paradis, parce que nous voulons détruire l’utopie en la vivant.

Guerre au Paradis, parce qu’une religion sans paradis ne saurait plaire.

Guerre au Paradis, parce qu’ils croient que ce monde est le paradis. 

Guerre au Paradis, parce qu’ils veulent nous inculquer la patience.

Guerre au Paradis, parce que nous déclarons la guerre au sacré.

Guerre au Paradis, parce que les paradis sont de faux espoirs.

Guerre au Paradis, parce que nous ne voulons plus attendre.

Guerre au Paradis, parce que le paradis n’est pas sur terre.

Guerre au Paradis, parce que vive l’anarchie !

 

(http://guerreauparadis.blogspot.com/)

Tout va bien.

L’ASN informe de la survenue d’un accident dans l’installation nucléaire Centraco (Gard).

L’ASN a activé à 12h30 son centre d’urgence (situé à son siège à Paris XII) à la suite d’un accident survenu dans l’installation nucléaire Centraco (Centre de traitement et de conditionnement de déchets de faible activité) située sur la commune de Codolet à proximité du site de Marcoule (Gard).

Selon les premières informations, il s’agit d’une explosion d’un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité.

Un premier bilan fait état d’un mort et de 4 personnes blessées dont une grave.

Il n’ y a pas de rejets à l’extérieur de l’installation.

L’exploitant a déclenché son plan d’urgence interne conformément aux procédures.

Centraco est exploité par la société SOCODEI. L’installation a pour objet le traitement de déchets faiblement ou très faiblement radioactifs, soit par fusion pour les déchets métalliques, soit par incinération pour les déchets incinérables.

L’ASN est en contact permanent avec la préfecture du Gard et l’exploitant. Elle a mobilisé sa division de Marseille, géographiquement compétente, et a dépêché des inspecteurs à la préfecture et sur le site.

 

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Flou des autorités chargées du nucléaire

Contactée à 14 h, soit près de 2 heures après les faits la division de Marseille de l’ASN (Autorité de sûreté du nucléaire), chargée d’assurer le contrôle du nucléaire pour proteger le public et informer les citoyens a indiqué n’avoir aucun responsable disponible sur place pour répondre à la presse, et conseillé de « rappeler plus tard ».

A 14 h 15, elle a précisé que tous les responsables étaient partis sur le site de Marcoule et n’étaient donc pas joignables, et qu’il fallait donc attendre le retour du chef de division avant d’avoir la moindre information.

Face à l’urgence de l’événement et de la nécessité d’informer rapidement les habitants inquiets d’une éventuelle fuite radioactive, l’ASN a répondu que face à un tel incident la procédure interne prévoyait « d’attendre le feu vert du chef de division avant de communiquer la moindre information »

Contre-enquête sur les dessous de la militarisation de Belleville

Contre-enquête sur les dessous de la militarisation de Belleville arton1485-ee6b7

Sortie de Lucioles n°4 (numéro spécial) – août/septembre 2011

Tout le monde l’aura remarqué, depuis un peu plus d’un an, Belleville est occupé par la police sous toutes ses formes (de nouvelles brigades ont même été spécialement créées). L’Etat a fait du quartier un laboratoire expérimental en matière de maintien de l’ordre et de répression, prenant pour prétexte diverses revendications citoyennes (contre le marché sauvage, pour répondre au sentiment d’insécurité de la dite « communauté chinoise » etc.).


Ce numéro de Lucioles est donc un numéro spécial puisqu’il n’est composé que d’un seul texte, une contre-enquête sur le processus et les rouages de cette militarisation des quartiers Belleville/Couronnes/Ménilmontant. Nous avons voulu, plus d’un an après la manifestation réactionnaire pour la sécurité du 20 juin 2010 (qui fut ponctuée d’émeutes et de lynchages racistes), aller voir de plus prés les tenants et les aboutissants de ce véritable raz-de-marée policier ; avec l’idée en tête d’exposer au grand jour quelques-uns des principaux acteurs et responsables de cette offensive sécuritaire et pacificatrice, afin que les choses soient claires et que chacun puisse savoir à qui il a à faire pour mieux s’y opposer. Avec la volonté aussi, de tracer une frontière bien nette entre d’un côté les divers vautours (associations de commerçants, citoyens zélés et coalisés, lèches-cul politiciens) et leur armada d’uniformes en tout genre, et de l’autre des individus las de supporter ce monde où fric, travail et flics riment avec misère et exploitation, contrôle et enfermement ; avec la certitude ensuite que les tentatives de pacification sociale que nous observons et que nous subissons de plein fouet, même si elles se développent dans le contexte spécifique bellevillois, se retrouvent un peu partout ailleurs, avec plus ou moins d’intensité. Comme partout ailleurs leur meilleur des mondes démocratique est lui aussi critiqué en acte de manière brûlante comme viennent de nous le rappeler avec brio les émeutes en Angleterre.

Parce que nous avons le sentiment que ni leurs flics, ni leur guerre aux pauvres accompagnée du label « mixité sociale », ni leurs caméras de surveillance, ni les divers replis communautaires et autoritaires, ni les éventuelles milices citoyennes ne suffiront à étouffer la rage qui couve, prête à éclater à tout moment.

Pour une guerre sociale qui porte en son sein la liberté pour tous, contre leur rêve macabre de sécurité pour tous. Bonne lecture…

Quelques participants de Lucioles.

Lire le bulletin sur le site de Lucioles

Campagne Internationale de l’AIT en soutien aux travailleurs-euses de Visteon en Espagne. Communiqué.

Une campagne internationale à succès a eu lieu le 19 août, en solidarité avec les travailleurs-euses du site de Ford Visteo à Cadiz (Espagne). Les travailleurs-euses y font face à la fermeture imminente de l’usine, qui laisse plus de 450 personnes au chômage. Pendant ce temps, on nous rappelle combien les multinationales peuvent faire et défaire selon leurs envies et en pleine impunité, même si cela revient à laisser de nombreuses familles sans revenus, tout autant qu’affecter la région et le secteur à cause des emplois qui seront directement et indirectement perdus.

Le site va fermer pour délocaliser la production dans d’autre régions du monde où la main d’oeuvre est moins cher. Voilà comment fonctionne le capitalisme mondialisé, favorisant les multinationales telles Visteon qui, ayant reçu le soutien financier de l’Etat (pris dans les poches de nos impôts), et ayant profité des efforts et du dévouement de leurs travailleurs-euses, les jette dès qu’une opportunité de réaliser de plus gros profits apparaît ailleurs. Une fois de plus, le pouvoir des multinationales sur des pays entiers est évident dès qu’elles ont la capacité de s’installer selon leurs envies, sans être inquiétées et sans aucune opposition ou presque.

Voilà pourquoi nous croyons que le seul moyen de leur tenir tête se fait à travers la coordination internationale.  Avec l’AIT (l’Association Internationale des Travailleurs-euses), la section syndicale CNT de Visteon, et en comptant sur le soutien reçu d’autres pays, nous avons pu, avec nos petits moyens, organiser une journée de solidarité internationale pour montrer la solidarité avec les compagnes-ons menacé-e-s. Nous sommes conscient-e-s que pour stopper les attaques sévères sur nos conditions de travail, les relocalisations et les politiques agressives des multinationales contre les travailleurs-euses, il n’y a d’autre réponse efficace possible que l’action directe internationale et c’est ce qu’a fait l’AIT avec cette campagne efficace et tenace. Nous sommes convaincu-e-s qu’avec l’Histoire qui nous précède, notre pacte de solidarité entre les sections membres et nos méthodes d’actions, nous serons un opposant féroce à ce fléau de chefs d’entreprises capitalistes alors qu’ils tentent de manifester leurs meilleurs défenseurs, les multinationales.

De différentes formes d’actions ont été développées durant cette campagne, de l’envoi de fax à travers le monde et de lettres aux sites de la compagnie pour propager l’information aux quatre coins de la planète. Un certain nombre de sections de l’AIT a montré sa solidarité, telles que PA (Slovaquie), KRAS (Russie), CNT-AIT (France), USI-AIT (Italie), NSF (Norvège) ainsi que d’autres organisations telles que ATA (Mexique), Acción Directa (Pérou), MASA (Croatie), ASIR (Roumanie), ESE (Grèce), tout autant que dans d’autres pays qui seront mentionnés dans le long rapport en cours d’écriture. Au moment même où nous écrivons ces lignes, nous recevons des informations concernant des actions et du soutien d’autres endroits.

Là où l’AIT a plus de présence, il y eu plus d’actions vigoureuses tels que des piquets d’informations ou des manifestations devant des bâtiments de la compagnie, entreprises par des groupes comme la FAU (Allemagne), la ZSP (Pologne), la FORA (Argentine), SP (Portugal), SolFed (Royaume Uni) et bien sûr la CNT (Espagne). Des sections de l’AIT apportent une information plus large et une campagne d’action dans leur région après ces événements.

Nous ne croyons pas que ces protestations n’aient pas attiré l’attention de la présidence de Ford Visteon et de ses sous-traitants et nous voulons prévenir que, alors que le conflit s’intensifie, nous répondrons par l’augmentation de l’action internationale.

Secrétariat Internationale de la CNT-AIT es.


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