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Archives pour décembre 2011


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3 actions, 3 visions de la lutte

Samedi dernier et mercredi, des militant-e-s de la CNT-AIT 63 ont participé à 3 manifs/rassemblements.

Le premier, samedi, à l’appel du RéSEL pour le logement. Une 15aine d’orga signataires (pas nous). 35 personnes. La CNT-AIT était l’orga qui avait le plus « mobilisé ». 2/3 des signataires (NPA, SUD, Alterekolo…) absents. Une manif de 250 mètres. Une action symbolique puérile. Jour de gloire de la porte parole du RéSEL, fan de Mélanchon devant l’Eternel (avec ce côté stalinien: si tu l’aimes pas, tu es un bourgeois. Mélanchon qui gagne entre 10 et 15 000e par mois…). On a vendu quelques journaux, diffusé un tract contre le corporatisme intitulé « Attaques globales, Réponses globales » et refusé de répondre aux journaflics.

 Ensuite, mercredi matin.L’Etat a »offert » un 10e mois de bourses aux étudiant-e-s (septembre). Une vieille revendication de l’UNEF, qui l’a inaugurée en grandes pompes. Les étudiant-e-s boursier-e-s ont toutes et tous reçu une lettre du ministre histoire qu’on comprenne qu’il est gentil. Mais si on augmente les bourses sans augmenter les moyens alloués aux CROUS, ça marche pas. Donc bourses en retard ou qui tombent pas. Rassemblement donc devant le CROUS à l’appel de l’UNEF qui a fait signer 1000 pétitions. Mais qui a pas vraiment mobilisé on dirait. 20 personnes, UNEF, JC, des anarchosyndicalistes et quelques étudiant-e-s non encarté-e-s. Absence du « syndicat de lutte » SUD Etudiant-e… On s’emmerdait grave, l’UNEF prenait la pose devant les journaflics. Puis on va au CA du CROUS. On l’occupe. On exige des explications. Des sous. Le recteur, dans un discours puant, dit que c’est la faute des étudiant-e-s. On lâche pas, des anarchosyndicalistes hésitent pas à lui rentrer dedans non plus. Voyant qu’il avait plus d’arguments, il se barre, annule le CA. Comme quoi l’action directe…

Enfin, mercredi juste derrière. Manif des travailleurs-euses sociaux-ales, salarié-e-s ou en formation, à l’appel de SUD-CGT-FO-CFDT. FO absent, alors que leur local est à 50m du rassemblement. Contre la casse de leur convention collective. Manif à 250. Enterrement. Pas un slogan, les syndicalistes font juste flotter leur drapeau. C’est la révolution ma ptite dame. Arrivée devant le Conseil Régional. On attend. Rien. Une militante de SUD vient nous voir. Que des étudiant-e-s (qui revenaient de l’occupation du CROUS) viennent les soutenir, elle s’y attendait pas vraiment ! Nous dit que FO, CFDT, CGT sont finalement pas contre la casse de la CC66. Fallait s’en rendre compte avant ! Que c’est la dernière manif sûrement. Mais en tout cas, on était là pour tenter de briser ce corporatisme, ces manifs traîne-savate.

Et ça recommence mardi contre l’austérité… et jeudi pour les profs…

La seule solution, c’est de relier les luttes. Et de développer l’action directe.

Paris : nouveaux coups de pression suite à un tract

Nous apprenons que deux procédures ont été ouvertes et confiées à la BRPD (Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne, dans le XIIIe arr.) afin de trouver les auteurs du tract Correspondants de nuit : des agents de proximité de la guerre aux pauvres, diffusé depuis octobre 2010. Des menaces avaient déjà été proférées à ce sujet. Cette fois-ci, c’est le site « Retour à Belleville » (qui n’est plus mis à jour) qui est visé pour avoir repris le tract publié à l’origine sur Indymédia.

Après enquête, les flics ont décidé de convoquer le père d’un compagnon déjà mis en examen dans d’autres affaires, sous prétexte que celui-ci aurait transmis les identifiants wifi public Neuf à son fils, que ce dernier aurait utilisé pour publier le tract sur le blog.

Bien sûr, il s’agit d’emmerder le compagnon ; en s’attaquant à ses proches, les flics contournent ainsi son refus de collaborer à leur travail.

Le père du compagnon avait d’abord été convoqué par courrier. Puis les flics sont venus le déposer eux-mêmes dans la boite aux lettres, avant de passer aux coups de fil répétés, et en dernière instance, aux recommandés (rappelons qu’il n’est pas obligatoire d’aller retirer un recommandé à la poste).

Il a finit par se rendre à la convocation. Les flics lui ont posé un tas de questions sur ses connaissances de l’anarchisme, s’il se rendait sur le marché de Belleville, s’il y distribuait des tracts, etc…Puis ils lui ont fait lire le tract avant de lui demander son avis. Ils ont ensuite posé plusieurs questions sur son fils, auxquelles il n’a pas répondu. Suite à quoi les flics ont commencé les menaces : perquisitions à l’improviste chez ses amis (celui-ci ayant refusé de dire nominément qui utilise son ordinateur) et saisie du matériel informatique (« qu’ils ne sont pas prêts de revoir »), puis de s’attaquer au fils et à ses compagnons « déjà sur la sellette » dans d’autres affaires.

Depuis les flics ont appelé le compagnon sur son téléphone portable (en appel masqué), laissant un message : « Police judiciaire, convocation… »

Nous avons appris que la plainte venait nominativement des quatre correspondants de nuit qui apparaissent dans le tract et que l’accusation est « diffamation publique non suivie d’actes », du moins pour celle que nous connaissons.

Nous ne sommes ni paranos, ni apeurés, ni indignés par ces manoeuvres politico-policières, finalement très banales. Il s’agit là d’une tentative d’isoler un compagnon, en essayant de faire le vide autour de lui, au sujet d’un tract qui à l’époque fut massivement diffusé, y compris dans la rue, par voie d’affichage et de tractage.

Cela ne doit pas empêcher tous ceux qui en partagent le contenu de continuer – ou de commencer – à diffuser ce tract toujours d’actualité, et de continuer à démasquer et à saboter le travail des correspondants de nuit, et de tous les agents de proximité de la guerre aux pauvres, chacun selon les moyens qui lui sembleront pertinents.

Quelques un-es des auteurs du tract.

Repris de Indymedia Nantes.

Pour mémoire :
- Sur la BRPD : Paris : interrogatoire à propos d’un blog
- Sur le tract : La mairie de Paris porterait plainte contre le site non-fides.fr

Les 3 de Nice sont enfin libres !

C’est avec une grande joie que nous avons appris que nos 3 compagnons ont été libérés ! Accusés de transporter de la littérature anarchiste et anarchosyndicaliste, et du matériel dans le but de réaliser une action terroriste (selon le Figaro, ils étaient même cagoulés…), alors que ce n’était que du matériel d’escalade (puisque un de nos compagnon fait partie d’un club d’escalade), lors du contre sommet de Nice, ils ont pris un mois ferme en comparution immédiate.

Dès lors, la solidarité s’est organisée, à l’appel de la CNT-AIT espagnole. En fRance, la mobilisation de la CNT-AIT a pris différentes formes. Des piquets devant les ambassades (Perpignan, Toulouse…), l’envoi de courriers aux ambassades, consulats… (Caen, Quercy, Clermont…) et bien sûr la correspondance écrite avec les 3.

Mais la solidarité a débordé les frontières, ces outils qui sont là pour nous diviser… En Espagne bien sûr, avec piquets devant les consulats français :

A Logroño

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A Madrid :

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 A Saragosse :

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Mais aussi à Barcelone, Iruña… Sans compter les lettres envoyées, mais aussi les concerts de soutien…

Ou un rassemblement à Varsovie de nos compagnes-ons de la ZSP-AIT

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Mais s’ils sont enfin dehors, la justice bourgeoise n’en a pas fini avec eux. Verdict définitif le 16 janvier…
 

 

 

Communiqué

Vendredi 7 octobre 2011, des militant-e-s de l’Union Locale de la CNT-AIT 63 ont interrompu le CA de l’association SAMA, pour obtenir l’embauche de T. Cette action directe, typique des pratiques anarchosyndicalistes que nous développons, a suivi l’envoi de plusieurs lettres restées sans réponse. Ce soir-là, le CA a voté l’embauche de T. à l’unanimité.

Depuis, l’action de la CNT-AIT a fait beaucoup parler et réagir. En effet, SAMA est une association qui accueille les migrants, une association de gauche. Certains ont dit que nous faisions le jeu de l’extrême droite, plus encore lorsque le local de l’association a été attaqué par l’extrême droite, qui se sent pousser des ailes dans la période actuelle de crise du capitalisme.

Mais notre action ne s’est fait pas faite contre SAMA. Notre syndicat défend des sans-papiers, et lutte pour l’abolition des frontières au sein de l’Association Internationale des Travailleurs-euses. Nous avons agit pour l’embauche d’une personne. Le fait d’être une association de gauche qui mène une action de type humanitaire ne semble empêcher en rien de se conduire de la pire des manières avec ses salarié-e-s. Nous avons été calomnié-e-s, insulté-e-s… suite à cette action. Mais nous ne lâcherons rien. Nous doutons fortement qu’un autre syndicat aurait osé dénoncer des pratiques humiliantes dans une boîte de gauche.


Pour la dignité des travailleurs-euses.

Pour le respect des droits élémentaires de T.

Pour l’anarchosyndicalisme.

Union Locale de la CNT-AIT 63

Manifs records en Angleterre contre l’austérité

Le 30 novembre, plus de 2 millions d’exploité-e-s ont manifesté contre l’austerité du gouvernement conservateur de Cameron. C’est une journée historique quant au nombre de manifestant-e-s et de grévistes !

 Bien évidemment, nos compagnes-ons de Solidarity Federation (section britannique de l’AIT) ont battu le pavé !

A Liverpool, plus de 20 000 personnes.

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A Brighton, record avec plus de 10 000 personnes

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 A Leeds, 10 000 aussi, la SolFed-IWA a été rejointe par l’Anarchist Federation.

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A Hull, aux alentours de 2000. A Newcastle, 3000…

La rupture est en marche !!


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