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Archives pour janvier 2012


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Communiqué de Presse

En ce lundi 9 janvier, apprenant que Wissam (trente ans, père de famille, salarié…), est décédé suite à l’interpellation policière dite « musclée » du 31 décembre, l’Union Locale de la CNT-AIT 63 (Confédération Nationale du Travail-Association Internationale des Travailleurs) et le groupe de Clermont-Ferrand de la CGA (Coordination des Groupes Anarchistes), considèrent que la responsabilité des policiers, donc de la préfecture, et à travers ces derniers celle de l’État, est évidente. Pour nous, rien ne justifie l’homicide d’un homme non-armé. Nous apportons notre soutien total aux interpellés, en garde à vue à l’heure où nous écrivons ces lignes, et pour certains déjà jugés, alors que les deux policiers soupçonnés sont toujours en service. Quelques voitures brûlées ne représentent rien comparée à la mort d’un homme. Enfin, nous appelons toutes les personnes touchées par cette affaire à s’unir afin de montrer leur plus large solidarité pour que cessent la justice à deux vitesses constatée à chaque « bavure ».

Contact CNT-AIT :cntait63@gmail.com

Contact CGA :clermont-ferrand@c-g-a.org

« Au mains de l’Etat, la force s’appelle droit. Aux mains de l’individu, elle se nomme crime ». (Max Stirner)

Un Clermontois est dans le coma depuis dimanche à la suite de son arrestation dans le quartier de la Gauthière par deux policiers. L’inspection générale de la police nationale de Lyon tente de déterminer les responsabilités. Les jeunes du quartier dénoncent un « tabassage » et appellent à une marche de soutien, ce samedi.

Wissan El-Yamni, 30 ans, a-t-il été victime d’une interpellation policière musclée mais régulière ou de violences illégitimes ? Qui a fait venir les secours à La Gauthière en prétextant la présence d’un homme en sang gisant au sol, information qui s’est, au final, avérée fausse ? Voilà ce à quoi tentent de répondre, depuis lundi, les enquêteurs de l’inspection générale de la police nationale de Lyon — plus connue sous le nom de police des polices — après leur saisie par le parquet de Clermont-Ferrand.

D’après Gérard Davergne, procureur de la République de Clermont-Ferrand, une information judiciaire pourrait bientôt être ouverte. « Mais il faudra, pour la qualifier, d’abord reconstituer les événements et connaître la cause du malaise cardiaque ayant conduit au coma. »

 

Les faits remontent à la nuit de la Saint-Sylvestre. Il est environ 2h30 du matin quand, alertés via un coup de téléphone de la présence au sol d’un homme inanimé, policiers et sapeurs-pompiers arrivent au centre commercial de la Gauthière, un quartier nord classé en zone urbaine sensible. Là, nulle trace de blessé mais quatre jeunes sur un banc. Wassan El-Yamni, décrit comme très excité par les policiers et les pompiers, aurait été le seul à lancer des projectiles sur la voiture de police, dont la vitre sera brisée par l’impact. S’engage alors une course-poursuite entre les fonctionnaires et le trentenaire. Appelés en renfort, deux hommes de la brigade canine finissent par interpeller le Clermontois.

Il est mis au sol par le chien, menotté, placé dans le véhicule puis aspergé avec une bombe de gaz lacrymogène. « L’interpellation a été musclée car l’homme était très excité », reconnaît le procureur. Ses blessures l’attestent : toujours selon le parquet, Wassan El-Yamni, qui a déjà eu affaire avec la justice, présente une fracture des côtes, une autre du rocher orbitaire et des lésions au niveau du cou.

Dans le coma

Inanimé lors de son arrivé au commissariat, il est porté par les policiers qui ne croient pas tout de suite, dixit le parquet, à la réalité du malaise. En arrêt cardiaque, l’homme est ranimé avant de tomber dans le coma, état où il se trouve depuis. Son pronostic vital est engagé.

Rencontrés hier, les jeunes de la Gauthière se disent révoltés par ce qu’il appellent un  « tabassage ». Ils ne cachent pas leur colère et veulent soutenir la famille, qui a porté plainte. Ils distribuent des tracts invitant à une marche pacifique, ce samedi après-midi.

Leur presse (Nicolas Faucon, LaMontagne.fr), 4 janvier 2012.

Un 31 décembre anticarcéral…

 

(choppé sur Non  Fides)

Un 31 décembre à la prison d’Angers

Samedi 31 décembre, un peu avant minuit une douzaine d’ombres se sont retrouvés au pied de la maison d’arrêt d’Angers. De l’autres côté des silhouettes se sont postés aux fenêtres.

à l’extérieur quelques slogans ont été lancés, ainsi qu’un fumigène et des pétards, puis plusieurs dizaines de fusées au niveau des ailes est et ouest, où il y a eut deux mouvements de révoltes collectives en 2011. à l’intérieur des trucs ont été brulé aux fenêtres de deux cellules, des coups aux portes et sur les barreaux rajoutés un peu plus de rage encore à ce joyeux bordel. Après un dernier échange de soutien, de bonne année et de cri de rage contre l’enfermement, les Silhouettes se sont dissipés avec les dernières fumées.

Créve la taule !
Une pensée pour tous les prisonniers et prisonnières de Toulouse à Nouméa.

Trouvé sur Indy Nantes.


Un tribunal visé pendant la manifestation de solidarité aux enferméEs à Pittsburgh

Le 31 décembre à minuit, 30 corps se sont réuniEs à la prison du comté d’Allegheny répondant à un appel international pour des manifestations bruyantes de solidarité aux enferméEs. En ce jour, simultanément et dans de nombreuses villes à travers le monde, les gens se sont rassembléEs devant des prisons pour se connecter et communiquer avec les prisonnierEs détenuEs à l’intérieur. La méthode est de déployer des banderoles, crier des slogans, jouer des percussions, et tirer des feux d’artifices Le message est clair : les manifestantEs se montrent solidaires de celles et ceux qui transgressent les contraintes de la société. Illes se tiennent du même côté de la ligne que les emprisonnéEs dans la guerre de l’ordre social.

À Pittsburgh, en ce jour, la résistance contre les prisons a pris un tour moins symbolique. Le palais de justice municipal de Pittsburgh, attenant à la prison, a été physiquement attaqué par quelque(s) personne(s), et 5 vitres ont été brisées du rez-de-chaussée au toit. Comme la cour municipale fonctionne 24 heures par jour, 7 jours par semaine, cette attaque s’est produite alors que des greffiers et des juges étaient en plein travail.

La police est arrivée en force avec pistolets et fusils au poing et a arrêté touTEs les participantEs à la manifestation. Apparemment, l’action a été présentée à la police comme des coups de feu tirés sur le palais de justice. La plupart des manifestantEs considèrent cette version des faits incorrecte, mais il a été difficile de le confirmer ou de le nier à cause du black-out médiatique de cet événement. Les manifestantEs ont été détenuEs pendant deux heures, fouilléEs, photographiéEs, interrogéEs, harceléEs et leurs identités contrôlées. Néanmoins, il était impossible pour la police de déterminer qui était responsable de l’attaque et personne n’a été inculpéE à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Nous refusons de tenir l’auteurE (ou les auteurEs) de cette action contre la cour pour responsable(s) des actions de la police. Nous sommes quotidiennement dégoûtéEs par la police, et nous mettre en joue et nous promettre la prison est habituel de leur part. C’est toujours la police qui est notre ennemie et que nous tenons pour responsable.

En tant que personnes vouées à la destruction de toutes les prisons, et à fuir toutes les contraintes externes de la société qui nous empêchent de rendre nos désirs concrets, nous chantons louanges pour toute(s) silhouette(s) qui attaque(nt) les institutions de contrôle.

Pour un millier d’autres attaques, la destruction de la police, du Tribunal-Usine qui transforme les gens en détenuEs, et de chaque institution et relation qui nous empêche d’atteindre notre potentiel total.

Traduit de l’anglais de Anarchistnews .


Sydney (Australie) : Manif en solidarité devant la prison pour étrangers de Villawood

A minuit, alors que 2011 se transformait en 2012, un groupe d’anarchistes a tenu une petite manifestation bruyante devant le centre de rétention pour immigré-e-s de Villawood, avec feux d’artifice, tambours, chants, slogans et une banderole sur laquelle était écrit «  Plus d’otage aux mains de l’Etat – Feu aux prisons ». Les gens à l’intérieur nous ont entendu et ont répondu par des gestes en criant «  Liberté » [Freedom]. Avoir pu communiquer avec des gens, au-delà de ces frontières, même si ce n’était qu’un geste modeste, c’était pour nous une belle manière de commencer cette nouvelle année.

Nous avons organisé cette petite manifestation pour montrer notre solidarité avec les gens enfermés, qui ont résisté à leur emprisonnement en défonçant leurs cages en 2011 de Christmas Island [autre centre de rétention australien] à Villawood. Une année de plus en Australie, où la ferveur nationaliste concernant la protection des frontières signifiait des centaines de morts, de nombreuses personnes expulsées et des milliers de personnes enfermées dans des centres de rétention.

Nous sommes aussi allé-e-s à Villawood avec l’idée de participer à la tradition mondiale des manifs du Jour de l’An contre les prisons, en solidarité avec quiconque résiste à l’intérieur et à l’extérieur de toutes les cages.

La passion pour la liberté est plus forte que leurs prisons.

Quelques anarchistes.

Traduit de l’anglais de anarchistnews.


Hambourg : rassemblement, peinture et feux d’artifice contre la taule

Le 30 décembre, un groupe s’est rassemblé, rapidement mais de façon bien visible et audible, devant la prison et centre d’expulsion de Holstenglacis, à Hambourg. Une banderole en allemand avec « Liberté pour tous – Contre tous les murs » a été déployée, et des phrases contre toutes les prisons et pour saluer les prisonniers ont été gueulées au mégaphone.

En même temps, un paquet de feux d’artifice ont explosé, tandis que l’entrée, sa guérite et un mirador ont reçu de la peinture. Lorsque les keufs sont arrivés, le groupe s’est dispersé sans encombre. Le soir même, la police effectuait nombre de contrôles au hasard autour de la zone.

Bienvenue aux manifestations anticarcérales du Nouvel An de Berlin, Brême, Cologne, Stuttgart et de partout dans le monde !

Pour un monde sans oppression ni exploitation !

Traduit de Indy.de par Brèves du Désordre.


Nantes : Pour celles et ceux dont la nouvelle année commence en taule

À Orvault, entre la zone commerciale, la zone pavillonaire et la 4 voies, un panneau « Zone d’activité » mène à une impasse. Au fond de celle-ci se cache l’établissement pénitencier pour mineurs flambant neuf, bagne pour enfants modernisé.

Dans la nuit du 31 décembre 2011, des feux d’artifice ont été lancés depuis l’arrière du bâtiment. Immédiatement, des cris venant de l’intérieur répondaient aux pétards et au gros son craché par nos enceintes.

Alors que la police était venue rétablir l’ordre, nous avons mis fin au spectacle son et lumières. Nous repartons tiraillés entre la joie suscitée par les cris et la tristesse de voir ce mur toujours debout.

À Nantes, comme ailleurs, des groupes s’organisent pour lutter contre la prison. À Toulouse, suite à une action contre les locaux de la protection judiciaire de la jeunesse le 5 juillet, une vague de perquisitions a entraînée des arrestations. Six personnes font l’objet de poursuites judiciaires et quatre d’entre elles sont toujours en détention préventive.

Illes auront beau enfermer celles et ceux qui luttent, multiplier les constructions de murs (prisons, centres de rétention pour étrangers, hôpitaux psychiatriques…), resserrer le quadrillage policier et juridique, illes ne nous soumettrons pas.

La peur de l’enfermement est nécessaire au maintien de l’ordre capitaliste, à la construction de citoyens dociles. Il y a les murs en béton armé, et d’autres, invisibles, diffus, inculqués.

Feu à toutes les cages !

Face à cette société carcérale, vive les évasions, les mutineries, la révolte.

Dans, contre, en dehors des murs ; cette année pas de bonne résolutions, plutôt une bonne révolution.

Trouvé sur Indymedia Nantes.


Villeneuve les Maguelones (Montpellier) : feu d’artifice devant la prison

Salut, 31 décembre à minuit on a aussi fait péter un petit feu d’artifice à la prison de Villeneuve les Maguelones, près de Montpellier. Nique la police, nique la justice.

Trouvé sur Indymedia Nantes.


Bruxelles – Joyeux bordel et meilleurs feux !

Ce soir du 31 décembre, quelques individus ont bombés de peinture les façades des prisons de Forest et Saint-Gilles. Ils y ont écrit leur rage contre tout ce qui ressemble à une prison et leur solidarité avec les inculpés de Labège en France -accusés d’avoir attaqué une prison pour enfants à l’aide d’excréments. Ce 31 décembre 2011, à travers le monde, des dizaines de rassemblements et d’actions ont eu lieu contre les prisons et en solidarité avec les prisonniers.

Ni réveillon, ni maton n’arrêteront les rébellions !
Solidarité avec les inculpés de Labège et avec tous ceux qui résistent !
Liberté pour tous les prisonniers !

-A-

Un 31 décembre anticarcéral... 6-5 5-10 4-14 3-19 2-20

Trouvé sur Indybxl.


Bordeaux-Gradignan : feux d’artifice devant la prison

Communiqué de presse :

Nous allons vous raconter une petite histoire.

Hier soir, à minuit, alors que Monsieur Audouart, directeur du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan bouffait grassement sa dinde et ses petits fours en compagnie de ses convives. Et que ses maton.ne.s perché.e.s dans leur miradors se pintant la gueule et fumant le Hasch et le sub’ chouravés à nos camarades embastillé.e.s.

Les quelques 800 taulard.e.s entassé.e.s dans la prison se contentaient de maigres produits cantinés grâce au racket organisé par G.E.P.S.A. (filiale de SUEZ… http://www.gepsa.fr/) en attendant machinalement et sans espoir la nouvelle année 2012.

Et nous, comme on n’en a rien a carrer du nouvel an et de toute cette société de merde, on a décidé de faire un modeste spectacle pour nos pote.sse.s.

1minute 20 et 90 coups de feux d’artifice pour venir éclairer la misère dans laquelle l’État laisse moisir et crever ceulles qu’il considère indésirables. Et bien nous en sommes !

Pas de bonne année, tant qu’il y aura des prisons ! Bloquons et détruisons toutes les machines à enfermer !

En solidarité avec nos camarades en prison ! Ce n’est qu’un début…

Signé la propagande par la fête

Trouvé sur lechatnoiremeutier.

A Athènes, réveillon devant la prison de Koridallos visible là   http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=FUs0xAK5los

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