Archives pour mai 2012

SOUTIEN des SALARIÉ(E)S LICENCIÉ(E)S de NATAÏS (Gers)

Cet article est tiré du site du syndicat CNT-AITde Toulouse (link) où vous trouverez les informations complémentaires pour soutenir la lutte des salarié(e) de Nataïs.

 

Solidarité avec les travailleurs attaqués en diffamation par les dirigeants de Nataïs parce qu’ils s’expriment sur leurs conditions de travail!
Liberté d’expression pour les travailleurs du pop-corn !
SOUTIEN des SALARIÉ(E)S LICENCIÉ(E)S de NATAÏS (Gers) TRavailleur%20Nata%EFs
Stop aux licenciements chez Nataïs !
Dans les journaux, dans les publicités… Nataïs est une entreprise humaniste. Une entreprise qui défend des valeurs… Parlons-en ! Nataïs, ce sont des conditions de travail harassantes, mais Nataïs, c’est surtout la précarité : plus de 350 précaires s’y sont succédés en 2010, presqu’autant en 2011, sur la trentaine de postes de la production !

Manifestement, pour Nataïs,
le bonheur est dans le précaire !

Epi1

 

 

 

Natais « le géant du pop-corn »

 

Procès de deux ouvrières

« Les entreprises doivent promouvoir et respecter les droits de l’homme »

Entreprise Nataïs, « Communication sur le progrès 2010 », reprenant le «  Pacte mondial des nations unies » auquel adhère Nataïs depuis 2008

 

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789, article 11

 

Au premier jour, il y eut une grève… c’était en février 2011. La seule, l’unique grève dans la longue histoire de cette entreprise. Nous l’avons analysée en son temps [1]. Nous avons rapporté comment une minorité de salariés (à peine une moitié des ouvriers de la production, eux-mêmes minoritaires par rapport aux cadres et autres salariés) pouvaient mettre à genoux en moins de quatre jours un patron intransigeant, l’obliger à accepter des revendications. Nous avons expliqué « le pourquoi » de ce « comment » : la marginalisation des syndicats, l’assemblée générale souveraine des grévistes, le renouvellement quotidien de la « délégation »… et le courage des grévistes face à la pression patronale, policière et aux moyens disproportionnés déployés par l’État.

Et puis, les licenciements ont commencé. Les ouvriers ont résisté [2]. Ils ont ouvert un forum, pour pouvoir s’exprimer un peu plus librement que dans l’entreprise. Un forum où ils ont pu échanger, comme on le fait sur tous les chats. Avec le genre de propos qu’on tient dans ce genre de lieu… Mais, même ça, pour si peu que ce soit, c’est trop pour Nataïs. Trois salariés sont maintenant poursuivis pour insultes raciales, diffamation et autres. Nous avions titré la dernière fois : « Nataïs, le feuilleton ne fait que commencer ». Voici donc le nouvel épisode. Et ce n’est pas le dernier.

A ce stade, nous voudrions souligner combien certains, qui se gargarisent de « droits de l’homme », de «  citoyen  » et autres «  communications de progrès  », réagissent face à des commentaires qu’on nous permettra de trouver extrêmement modérés et de la plus grande banalité. Voici donc les faits. Que chacun en juge.

Le 24 mai 2012, deux ouvrières grévistes [3] comparaîtront devant le Tribunal de Grande Instance d’Auch, poursuivies par l’entreprise Nataïs en tant que telle et, personnellement, par trois de ses dirigeants (à savoir : le sieur Michael Ehmann, le sieur Jérôme Réthoré et dame Elise Réthoré) sur la base de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Ces deux ouvrières, aux dires des plaignants, ont été «  identifiées  » à partir du numéro IP de leur ordinateur.

 

 

NATAÏS VERSUS SPIDERMAN


Le consortium Nataïs, Ehmann, Réthoré & Réthoré attaque d’abord «  Spiderman  » pseudonyme derrière lequel ils accusent une des deux ex-grévistes de se cacher.

Quels sont les propos de Spiderman incriminés ? Ils sont au nombre de trois [4]  :

- « … Les boss ont créé un climat où tout le monde se méfie de tout. Et ceci en toute connaissance, cela leur permet de garder le pouvoir sur nous, ils ont mis à la tête des équipes les plus avides de pouvoir, pas forcément les plus intelligents ; (tout comme dans les camps en 40), de temps à autre, ils viennent prendre l’un de nous pour l’exemple »

- « … Ce que tu as connu il y a 5 ans est peu par rapport à ce que nous subissons maintenant. Je dis bien sûr …. Nous vivons une époque de terreur, dirigé par des gens qui se croient arrivés en haut de l’affiche. La guillotine a été remise en service mais n’oublions pas que les Robespierre et autres Danton y sont aussi passés !!! »

- «  Spiderman a écrit : tu as mis le temps. De quoi ? pour me mordre il faudrait m’attraper ! Non sérieux, les Thénardier, ils existent alors ?, le Père Noël aussi ? Vivement que je récupère mes sous, avec mes intérêts…c’est mieux que les morpions !!!!  »

Et c’est tout. 

Après ce que l’on a pu entendre comme « propos » pendant la campagne électorale… ce n’est vraiment pas grand chose. Tellement peu que, pour rendre crédible leur procédure, les plaignants en ont rajouté. Ainsi, le premier propos est poursuivi sous prétexte qu’il y serait écrit d’après la « citation » officielle des plaignants « … camps de concentration de la seconde guerre mondiale  » et que, Mick Ehmann étant allemand, il y aurait là un propos raciste ! Oui mais voilà, les termes «  de concentration de la seconde guerre mondiale » ne sont jamais apparus dans le forum et ont été inventés par les plaignants pour les besoins de leur cause ! Et quand bien même ! On nous permettra de penser que, même s’il avait été question de «  la seconde guerre mondiale », la plainte aurait été plus que tirée par les cheveux… sauf à admettre que toute évocation de la Résistance ou de la Seconde guerre mondiale devant tout individu allemand est, ipso facto, constitutive d’un délit d’injure raciale. Ça va un peu loin dans le « raisonnement », non ?

Concernant le deuxième paragraphe, il est patent qu’un salarié qui voit ses collègues se faire virer (pas moins de 10 licenciements à ce jour !!!) ou partir comme ils le peuvent (au moins 5 ou 6 autres) les uns après les autres, a de quoi se sentir légitimement terrorisé. Quant on sait le drame économique et moral que représente le fait d’être jeté à la rue, on le serait à moins !

Enfin, le dernier propos incriminé l’est parce que le couple Réthoré s’est reconnu dans le couple Thénardier. En ce qui nous concerne, nous ne voyons pas sur quelle base ils le font. Nous leur laissons la pleine et entière responsabilité de cette brillante identification. De plus, que les Réthoré se reconnaissent ou pas en Thénardier, peu importe ici : ce qui est clair, c’est que Spiderman ne croit pas plus aux Thénardier qu’au Père Noël… l’accusation tombe dans l’inanité  : comment ose-t-on poursuivre quelqu’un pour avoir potentiellement (puisqu’on ne sait pas sur quelle base les plaignants s’auto-identifient) comparé qui que ce soit à des personnages dont le poursuivi dit qu’ils n’existent pas ?

 

 

NATAIS ATTAQUE ANDROIDEANDROIDE


La deuxième ouvrière, celle-ci accusée de se cacher derrière le pseudonyme « Androïdeandroïde 23 » est poursuivie pour les deux propos suivants :

- « … Ils ne nous ont jamais pris au sérieux. Nous sommes de la m…. ni plus ni moins désolé que tu puisses croire le contraire  ».

- « Alors toi aussi tu grattes le pactole pas mal, les morpions, les blattes, les punaises, je les lègue aux Thénardier, à Gepetto à Charles et à toute la clique ».

Le plaignant Ehmann se serait identifié à « Charles ». On ne comprend pas plus que pour les Thénardier ni comment ni pourquoi. Nous avons pourtant beaucoup cherché pour tenter de comprendre… en vain. Heureuse nouvelle, personne ne s’est identifié à Gepetto…

Pour le premier propos, on notera que ce qui est reproché au patron c’est de n’avoir jamais pris au sérieux les salariés. De fait, quand les salariés ont réclamé l’application de la Convention collective, il leur a été répondu – par écrit – qu’il n’y en avait pas – cela malgré l’arrêt de la Cour d’appel d’Agen, confirmé en Cassation [5]. Preuve qu’il ne les prend pas au sérieux. La deuxième phrase «  Nous sommes de la m… » ne lui est nullement imputée. L’opposition grammaticale «  Ils  » (c’est-à-dire le patron), « Nous  » (c’est-à-dire nous, les salariés qui écrivons dans le forum) est grammaticalement de la plus grande limpidité. A moins que l’on puisse être poursuivi pour avoir dit du mal de soi-même…

 

Quant au fait de « gratter » au jeu de « morpion » en espérant toucher «  le pactole  », si tous les salariés qui tentent leur chance avec «  La Française des Jeux  » doivent être poursuivis pour diffamation (mais en quoi est-ce diffamatoire, that is the question ?), ça va faire du monde. Ajoutons que le fait de vouloir léguer le peu que l’on a (ici, dans une énumération à la Prévert faisant jeu de mots avec « morpion », les blattes et les cafards) n’est pas constitutif de quelque infraction que ce soit. Si «  Charles  » ou «  Gepetto  » veulent refuser le legs, ils ont toute liberté de le faire.

Au total, les propos poursuivis sont ceux qui se trouvent dans beaucoup de chats, forums ou qui sont tenus habituellement sur les lieux de travail. Ils n’ont aucune gravité et ne sauraient constituer quelque injure ou diffamation que ce soit et n’excèdent pas, loin s’en faut les limites légales de la liberté d’expression.

 

Alors, pourquoi ces poursuites  ? Nous posons publiquement la question


Mais une des choses que nous constatons, c’est que, pour deux ex-smicardes actuellement au chômage, assumer les frais d’un procès devant les prud’hommes (les deux poursuivies y passeront prochainement) et y ajouter les frais devant un tribunal pénal, c’est beaucoup. C’est même énorme (puisque cela peut représenter au total deux ou trois mois d’indemnités chômage, sinon plus), alors que, pour le budget d’une entreprise comme Nataïs, c’est trois fois rien. Il y a là une inégalité économique majeure. Faut-il rappeler qu’un des premiers « Droits de l’Homme », dont l’entreprise Nataïs se dit si soucieuse, c’est l’égalité  ?

 

Sans l’appui de tous ceux qui - et il sont nombreux dans tout le Gers où Nataïs est bien connu - apportent leur soutien, les deux poursuivies n’auraient peut-être pas eu la force de faire face et certainement pas les moyens financiers.

La liberté d’expression, la liberté de la presse (puisque c’est sur cette base juridique que ces salariées sont poursuivies), c’est pour tout le monde, pas seulement pour les puissants !

 

Soutenons les ouvrières de Nataïs ! Venez nombreux à leur procès.

 

Les amis des inculpées

 

Page précédente 

[1] Voir « La grève, c’est comme le pop corn  : si ça chauffe trop, ça éclate  », Anarchosyndicalisme ! n°122, avril 2011

[2] Voir «  Nataïs, le feuilleton ne fait que commencer », Anarchosyndicalisme ! n°127, janvier 2012.

[3] Un troisième salarié est poursuivi, il n’a pas souhaité rendre public son cas, ce que nous respectons pleinement.

[4] Nous reproduisons textuellement les passages incriminés, sans rien retrancher ni ajouter, après avoir éventuellement corrigé l’orthographe.

[5] _5.- Sur ce point, totalement ubuesque, voir notre article déjà cité (n°127). En gros, la Cour d’appel d’Agen, dans son Arrêt 232 du 16 juillet 2008 dispose « (…) la SARL Nataïs exerce l’activité de transformation, collecte, stockage et commercialisation de pop-corn (…) Le pop-corn est obtenu à partir de grains de maïs soufflés, sucrés ou salés. Il s’agit donc de céréales (…) L’activité ainsi exercée par la société entre donc dans le champ d’application ainsi défini par la convention collective (…) des biscotteries, biscuiteries, céréales prêtes à consommer ou à préparer, chocolateries, confiseries, aliments de l’enfance et de la diététique, préparations pour entremets et desserts ménagers du 1er juillet 1993, étendue par l’arrêté du 14 février 2005. ». Fort mécontente de ce jugement, l’entreprise Nataïs se pourvoit en Cassation et se fait … casser par l’arrêt 194 F-D, du 20 janvier 2010 qui rappelle : «  L’application d’une convention collective doit s’apprécier par rapport à l’activité réelle de l’entreprise (…) la Cour d’appel [d’Agen] (…) a exactement déduit que la convention collective lui était applicable. ». Qu’à cela ne tienne, à ce jour, l’entreprise Nataïs n’applique toujours pas la Convention collective, prétend qu’elle n’en relève pas, d’où la grève (pour obtenir un droit en principe acquis !), d’où les licenciements, d’où les procès…

AIT : Bulletin extérieur numéro 1

La plénière de l’AIT des 28, 29 et 30 octobre à Varsovie a décidé que l’AIT devait se doter d’un bulletin extérieur. Avant cela, plusieurs congrès avaient traité la question avec le même vœux. Vous lisez le 1e numéro. Le responsable de l’édition est le secrétariat de l’AIT, mais est réalisé par l’excellent du Secrétariat International de la ZSP.
Ce bulletin montre les activités de l’AIT durant l’hiver dernier et de ce printemps, sous les conditions difficiles et graves dans lesquelles nous vivons, sous le capitalisme actuel.
L’AIT fut (re)fondé il y a 90 ans à Berlin. Depuis nous avons vu les dictatures communistes d’État disparaitre, les sociaux-démocrates à la pointe des intérêts des capitalistes, les trotskistes se montrant eux-même en politiciens électoralistes etc…
L’AIT est une organisation unique au sein de ce vaste océan d’organisations intégrées au capitalisme, et le contenu de ce bulletin se veut le compte rendu des actions des adhérent-es au sein d’organisations qui ne reçoivent aucunes subventions de l’État et/ou des capitalistes et qui ne pratiquent pas la collaboration de classe !

Le numéro 1 du bulletin (mois de mai 2012) est disponible ici en anglais
http://www.iwa-ait.org/sites/default/fi … y-2012.pdf
Là en espagnol
http://www.iwa-ait.org/sites/default/fi … o-2012.pdf

Manif nocturne : 10’000 personnes dénoncent la loi spéciale

La manifestation nocturne, la 25e de la série, avait la vigueur des premiers rassemblements, avec ses milliers de personnes qui sont descendues dans les rues de Montréal. Or, moins d’une heure après le début du rassemblement, les policiers l’ont déclaré illégal après avoir reçu des projectiles, dont des cocktails Molotov.

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Près d’une dizaine de milliers de personnes se sont rendues à la place Émilie-Gamelin à 20h30 pour dénoncer l’adoption de la loi spéciale encadrant les manifestations. Avant même que la marche ne se mette en branle, la tension était déjà palpable. Les consignes de sécurité, annoncées chaque fois depuis 25 soirs, ont été enterrées par les cris et les huées des manifestants. Plusieurs personnes portaient un masque malgré le règlement municipal l’interdisant qui avait été adopté un peu plus tôt en journée.

À l’angle des boulevards Saint-Laurent et René-Lévesque, la tension a atteint un sommet. Les policiers ont reçu au moins un cocktail Molotov qu’ils ont pu maîtriser. « On ne peut pas encore préciser le nombre, mais il s’agit de bouteille remplie de liquide inflammable », a dit Yannick Ouimet, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). En effet, dans les airs et avant d’atteindre sa cible, le projectile avait la forme d’une boule de feu.

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Climat de confusion

Les policiers ont alors utilisé des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser la foule. À ce moment, plusieurs manifestants n’avaient toujours pas entendu l’avertissement que l’attroupement était illégal. Quelques minutes se sont écoulées avant que le compte Twitter du SPVM n’indique finalement que le rassemblement était devenu illégal.

« La répression, ça commence déjà et la manifestation n’avait pas encore été déclarée illégale. Moi, en tout cas, je ne l’ai pas entendu », s’est plainte Adèle.

La confusion s’est ajoutée au climat de tension. Les gens qui étaient à l’arrière de la manifestation se sont retrouvés à diriger le groupe. Puis, la foule s’est divisée en deux pour mieux se rejoindre un peu plus tard.

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Quatre arrestations

La manifestation s’est par la suite poursuivie pacifiquement, et les policiers l’ont tolérée. Elle s’est démantelée vers 3h30 dans la nuit de vendredi à samedi.

Quatre personnes ont par ailleurs été arrêtées, après qu’une vitrine de la Banque de Montréal, sur l’avenue Mont-Royal, eût été fracassée. Des méfaits ont également été commis.

Deux des individus appréhendés devront faire face à des accusations de voies de fait armées, un autre pour voies de fait contre un agent de la paix, et une autre personne pour s’être promenée nue sur la voie publique.

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Leur presse (Émilie Bilodeau et Philippe Teisceira-Lessard, LaPresse.ca, 19 mai 2012)


Manifestation de bruit à la prison de Tanguay en solidarité avec les camarades arrêtéEs

Mercredi le 16 mai vers 21h30, une centaine de personnes se sont rendues au centre de détention pour femmes de Tanguay, sur Henri-Bourassa à Montréal où sont détenues les trois jeunes femmes accusées d’avoir lancé une des bombes fumigènes qui ont paralysé le métro de Montréal, jeudi dernier. La canaille de la SQ se trouvaient déjà sur les lieux.

La manifestation fut appelée « … afin de briser l’isolement de nos camarades et montrer à celles-ci que nous les supportons. Cette manifestation se veut contre la répression politique et policière qui prévaut depuis le début de la grève, contre la judiciarisation de nos camarades ainsi qu’un appel à la solidarité avec celles et ceux qui sont détenuEs dans les cages de l’État. »

La foule s’est approchée des portes et s’est adressé aux prisonnières en utilisant des porte-voix, plusieurs feux d’artifice ont été allumés et une bombe fumigène a été lancée aux flics.

La foule s’est dispersé vers 22h30.

Note : les trois jeunes femmes ont été relâchées le matin du 18 mai sous plusieurs conditions.

Voici un texte qui nous est parvenu :

Depuis le début de la grève, il y a eu plus de 1000 arrestations, de nombreux éclopé-es (deux individus ont perdu un œil, deux manifestant-es sont tombés dans le coma), et les nombreuses personnes judiciarisées subissent des conditions de plus en plus répressives (couvre-feu et atteintes à la liberté d’association). Plusieurs de nos camarades sont en exil politique (ils et elles ont l’interdiction d’être sur l’île de Montréal, et donc d’être en compagnie de leurs proches) et d’autres sont présentement en prison. Cela se produit dans un contexte où l’État devient de plus en plus répressif, dévoilant ainsi son vrai visage autoritaire, lui qui n’a comme fonction que de maintenir avec violence la société actuelle. Un exemple récent parmi tant d’autres : le gouvernement veux faire adopter une loi fédérale criminalisant le port du masque durant les manifestations, un crime qui pourra mener à une peine de 10 ans de prison.

Dès son commencement, la grève a timidement perturbé la paix sociale tant nécessaire à la routine capitaliste. Dernièrement, la lutte s’est radicalisée à mesure que la situation perdure et s’intensifie, révélant les contradictions qui maintiennent le pouvoir de l’ordre et de la matraque de la classe dominante. Dans ce système, on augmente les frais de scolarité, on coupe dans les services sociaux pour maintenir la richesse du patronat et de ses acolytes : parallèlement, l’État subventionne les compagnies d’extraction de ressources naturelles qui exploitent et détruisent les territoires nordiques des peuples autochtones tout en investissant dans la mise en place de nouvelles mesures de sécurités. Des millions de dollars serviront à la construction et à l’expansion de plus d’une trentaine de prisons : il s’agit d’une priorité pour l’État de préserver et de renforcer son monopole de la violence à l’heure où ses politiques sont de plus en plus contestées, et ce ici comme partout ailleurs.

Notre avis ? Peu leur importe. La police, la justice, les prisons et tout l’appareil répressif soutiennent l’ordre social. Celles et ceux qui lancent des lacrymos et des balles de plastique sans se poser de questions dès qu’une manifestation échappe à leur contrôle, qui soutiennent les patrons à chaque grève, qui s’interposent entre les affaméEs et les tablettes d’épiceries pleines à craquer de bouffe, entre les sans-abris et les édifices inoccupés ou entre les immigrantEs et leurs familles, voudraient tant qu’on les disculpent et qu’on les oublient. Leur violence n’est pourtant pas accidentelle : elle est routinière et se vit au quotidien. Les bourreaux de ce système usent d’intimidation et élaborent l’isolement nécessaire afin de briser toute tentative de résistance réelle. La liberté tient entre les mains des juges qui hésitent entre caution, conditions, charges criminelles et incarcération.

Face à cela, la solidarité active sans dissociation ni condamnation avec toutes les personnes criminalisées par l’État dévient essentielle: dénoncer la criminalisation par des manifestations ou des vigiles, s’opposer aux arrestations ciblées et à la délation, apporter un soutien légal, financier et moral aux arrêté-es et exiger l’abolition de leurs chefs d’accusation, surveiller les pratiques de la police, soigner les blessé-es, se serrer les coudes, c’est de tout cela qu’on parle. Et continuer la lutte pour laquelle les camarades se sont fait criminaliser, continuer le mouvement, l’étendre et l’intensifier, ne pas plier. Voilà les bases d’une culture de lutte à entretenir et développer.

Nous devons briser les murs de l’isolement, détruire ces prisons qui sont pour l’État un ultime recours pour nous asservir à son contrôle social.

Solidarité avec les prisonnières, les arrêté-es, les blessé-es et longue vie aux mouvements de lutte sociale qui s’opposent à ce système répressif ! Le vrai criminel, c’est l’État, cette société, sa prison.

SabotageMedia, 19 mai 2012

Pris sur le toujours aussi bon Jura Lib’

Anarchosyndicalisme! Numéro 129

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En voici le sommaire :

-Après les élections encore les élections !

- Immigration et classes sociales

- Wissam : Manipulation & autres traîtrises

- Un scénario et un peu d’économie

- Attaque fasciste contre un étudiant chilien

- Brèves infos de l’AIT

- Devoir de mémoire : les mennonites et Hitler

- Dossier Natais « le géant du pop-corn »

Procès de deux ouvrières
Conditions de travail
Des licenciements comme s’il en pleuvait
Interdiction de distribuer des tracts
Les visiteurs

Articles en lecture ici : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/sp … article511

Pour recevoir un exemplaire gratuit : cntait63@gmail.com

[Turquie] Plus de 60 anarchistes en garde à vue suite au 1er Mai

Le 14 mai, prenant comme prétexte les évènements lors de la manifestation du 1er mai, et suite à des perquisitions à leurs domiciles et dans des lieux anarchistes plus de 60 anarchistes ont été mis-e-s en gardes à vue à Istanbul.

Au cours des manifestations du 1er mai, le Bloc Anarchiste, disant « le 1er mai n’est pas un jour de fête mais un jour de rébellion » avait attaqué un certain nombre de banques, de compagnies internationales, et de magasins et entreprises capitalistes comme McDonald’s, Burger King et Starbucks, les billboard, panneaux publicitaires et de caméras de vidéo surveillance qui se trouvaient sur le parcours de la manifestation, avec des marteaux et des bâtons.

Voir vidéo ici

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=H3A1wQK4sgE

Parmi les gardé-e-s a vue, se trouvent une femme enceinte de 8 mois qui n’avait pas participé aux manifestations du 1er mai, et des personnes qui n’avaient pas participé au 1er mai avec les anarchistes. En effet, il semble qu’en ce qui concerne Z. un des gardé à vue, la raison de sa mise en garde a vue serait qu’ils s’envoyaient des messages avec les anarchistes sur internet. Toutes ces gardes à vue étant faites sous le régime de l’antiterrorisme, aucune information concernant les noms et le nombre exact des personnes mises en garde à vue ainsi que les motifs de leur garde a vue ne sont communiquées par la police, y compris aux avocat-e-s. La police, n’a pas hésité à faire une déclaration ridicule affirmant que les gardé-e-s a vue feraient partie d’un groupe nommé « les anarchistes ».
D’après un texte publié sur un site d’information anarchiste « Bien que nous ne soyons pas en tant qu’anarchistes au courant de l’existence d’un tel groupe nommé “les anarchistes”, cette déclaration de la police trahit le motif de l’opération. Mais ces déclaration de la police et des médias qui les reprennent en cœur qui criminalisent les anarchistes, ne parviennent pas à cacher leur inquiétude de ce que l’anarchisme commence à s’enraciner dans les rues. Le fait que les anarchistes qui ont participé au 1er mai sous des banderoles différentes et de manière séparée selon les différents groupes, soient mis-e-s en garde à vue dans le cadre du même dossier et présenté comme s’ils/elles étaient membre d’un même groupe inexistant, est une démonstration de la tactique classique de la police de criminaliser pour neutraliser. Ils ne tarderont pas à voir qu’aucun des complots qu’ils pourront préparer ne parviendra à déraciner les anarchistes.

Parmi les endroits perquisitionnés dans le cadre de cette opération se trouve le café anarchiste 26A à Taksim et l’association Partage et Solidarité se trouvant à Kadıköy. Lors de la perquisition à l’association Partage et Solidarité, les anarchistes se trouvant à l’intérieur ont résisté un moment avant d’être arrêté-e-s. »

Déclaration de presse du groupe Mouvement Révolutionnaire Anarchiste (Devrimci Anarşist Faaliyet)

Durant la déclaration de presse qui s’est déroulée a Taksim les slogans « Insurrection, Révolution, Anarchie» , « La liberté ne s’enferme pas », « Les gardes à vue, les emprisonnements, ne nous découragerons pas » ; « Vive la solidarité révolutionnaire » ont été criés à de multiples reprises. Le groupe Mouvement Révolutionnaire Anarchiste, qui a fait cette déclaration de presse en plein air avec une banderole disant « L’Anarchisme ne s’emprisonne pas, libération des gardé-e-s à vue », a mis l’accent sur le fait qu’une vague de terreur d’État venait de s’ajouter aux précédentes et que cette fois-ci elle visait l’anarchisme et les anarchistes. De nombreuses organisations révolutionnaires, du mouvement social, de la jeunesse kurde, féministes, étudiantes, ont aussi participé en soutien à cette déclaration de presse en plein air.

Dans la déclaration de presse il a été dit que les perquisitions avaient été menées de manière simultanée dans de nombreuses habitations et lieux anarchistes, par les « équipes de lutte contre le terrorisme » masquées et équipées d’armes à longue portée. « Dans cette opération, nos ami-e-s ont été arrêté-e-s et frappés, en outre de nombreux individus anarchistes ont aussi été victimes de la terreur des arrestations. » La suite de la déclaration met l’accent sur le but de l’opération : « Dans ces temps où l’anarchisme commence à devenir un mouvement plus large dans ce pays, le but de ces opérations est d’intimider l’anarchisme et les anarchistes qui luttent. Cette opération, faite par l’État turc et qui pour la première fois dans son l’histoire prend pour cible les anarchistes, vise directement l’anarchisme et les anarchistes. »

Indymedia Paris (source), 15 mai 2012

Paris : un compagnon perquisitionné

Ce matin du 15 mai à 6h, une équipe de quatre flics de la BRDP (Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne) a effectué une perquisition chez Dan, un compagnon habitant à Belleville. Cette perquisition fait suite à de nombreuses tentatives restées sans réponses : courriers simples, lettres avec recommandé, coups de téléphone, convocation de proches…(Voir le texte « Nouveau coup de pression suite à un tract »).

Les flics cherchent toujours les auteurs du tract « Correspondants de nuit, des agents de la guerre aux pauvres ». Jusqu’à 7h30, ils ont réalisé une audition concernant deux procédures différentes : une enquête préliminaire pour « provocation à la commission d’une infraction non suivie d’effet », ainsi qu’une commission rogatoire pour diffamation, apparemment sous l’impulsion de la mairie de Paris, qui pour accélérer la procédure, n’aurait pas hésité à payer la justice (1500 euros, dixit les flics). L’instruction principale est menée par Anne-Julie Paschal.

Un ordinateur ainsi qu’un disque dur externe ont été saisis et placés sous scellés, quelques photos ont été prises dans l’habitation du compagnon. Ils ont également pris l’identité d’une compagnonne présente dans l’appartement.

D’une pierre, deux coups : en plus de faire chier par la saisie du matériel, les flics savent bien qu’ils vont réussir à perturber et retarder la réalisation et la sortie de Lucioles, bulletin anarchiste de Paris (qui risque fort de sortir un peu plus tard…).

Alors que six camarades sont actuellement jugés au TGI de Paris, notamment sous l’inculpation « d’association de malfaiteurs à visée terroriste », que tant d’autres affaires s’éternisent (Chambéry, Labège, « machine à expulser »…), et que partout dans le monde, en Europe et ailleurs, des anarchistes se trouvent dans le collimateur de l’Etat, la répétition de ce genre de banals coups de pression n’étonnera personne.

Même pas peur !
A bas l’Etat et ses laquais.

Quelques contributeurs au journal Lucioles.
http://luciolesdanslanuit.blogspot.fr/

N.B. : La BRDP, qui se présente elle-même comme une « antichambre de la section antiterroriste » (dixit les flics) est spécialisée dans la répression de la diffamation, jusqu’à la menace nominative. Ils se sont déjà illustrés pour leur enquête sur le texte « Analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste » dans laquelle ils avaient interrogé un compagnon soupçonné d’animer le blog « Même pas peur », puis Olivier et Camille lors de leur arrestation en janvier 2011 par la section antiterroriste.

Enfin…

Action Directe: la libération conditionnelle de Jean-Marc Rouillan confirmée

La cour d'appel de Paris a confirmé un jugement accordant la liberté conditionnelle à Jean-Marc Rouillan, ancien dirigeant de l'organisation de lutte armée Action Directe, qui vivait déjà en semi-liberté à Marseille.

Cette décision prendra effet le 18 mai.

Jean-Marc Rouillan était sorti de la prison des Baumettes à Marseille il y a un an, le 19 mai 2011. Il bénéficiait, depuis, d'un régime de semi-liberté, étant muni d'un bracelet électronique.

La chambre de l'application des peines confirme dans son arrêt le jugement du 13 avril du tribunal d'application des peines (TAP) de Paris (compétent en matière de terrorisme) qui l'avait "admis au bénéfice de la libération conditionnelle", a précisé Me Jean-Louis Chalanset.

Jean-Marc Rouillan avait été arrêté en 1987 et condamné, avec trois autres membres, à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran et du PDG de
Renault Georges Besse.

Il aura passé au total 24 ans en prison, sans compter les périodes de semi-liberté.

Me Chalanset a souligné qu'il était "le dernier des quatre membres d'Action Directe à être sorti de prison", après Nathalie Ménigon et Georges Cipriani. Joëlle Aubron, qui avait bénéficié en 2004 d'une suspension de peine pour raison médicale, est morte en 2006.

Cette décision de la cour d'appel est "une suite logique, après une année de semi-liberté sans incidents. Ce qui est surprenant, c'est que l'avocat général se soit opposé, encore, à cette libération conditionnelle", a
commenté l'avocat.

M. Rouillan, 59 ans, restera soumis pendant six ans à de nombreux contrôles. Il devra résider dans le département des Bouches-du-Rhône, indemniser les victimes à hauteur de 150 euros par mois, ne pas porter d'armes.

Lui qui a déjà publié une dizaine de livres ne devra pas s'exprimer publiquement au sujet des faits pour lesquels il a été condamné, ni les évoquer dans des ouvrages ou des articles. En 2008, il avait bénéficié du
régime de semi-liberté pendant dix mois, mais des propos dans une interview publiée dans L'Express lui avaient valu de retourner en prison pour deux ans et demi.

Par ailleurs, obligation lui est faite de travailler. "Il continuera à travailler pour la maison d'édition Agone" qui l'employait déjà à Marseille, a déclaré son avocat.

 

Leur Presse (l’Express)

Québec : « Nos policiers sont toujours aussi professionnels »

Le conflit étudiant a fait des centaines d’éclopés

En trois mois, la grève étudiante aurait fait plusieurs centaines d’éclopés. Si la plupart n’ont subi que des ecchymoses, des éraflures ou des irritations aux yeux, certains garderont à jamais des séquelles du conflit.

« Je n’ai jamais vu autant de blessés dans un mouvement de contestation au Québec », affirme l’avocat Alain Arsenault, spécialiste des cas de brutalité policière.

Bien que le bilan des blessés soit imprécis, il reste particulièrement lourd. Une équipe d’infirmiers bénévoles affirme avoir fait quelque 400 interventions seulement lors de l’émeute de Victoriaville, vendredi soir, dont près de 200 pour traiter des gens incommodés par les gaz. La Sûreté du Québec dénombre pour sa part 12 blessés graves, 6 dans son camp et 6 dans celui des manifestants, dont 4 ont été hospitalisés. Parmi ceux-ci : Maxence Valade, 20 ans, élève au cégep de Saint-Laurent, qui a perdu l’usage d’un œil et subi une opération de huit heures après avoir reçu un projectile au visage, et Alexandre Allard, 20 ans, étudiant à l’Université Laval, dont on a craint pour la vie à la suite d’un traumatisme crânien causé par un projectile.

« Ce que j’ai vu était horrifiant », dit l’infirmière Sophie Vallée-Desbiens, 32 ans, membre du groupe Infirmières contre la hausse, visiblement secouée de son week-end militant. « J’ai travaillé aux urgences et en Afrique et, en huit ans de carrière, je n’ai jamais vu chose pareille. » Son équipe d’une dizaine de premiers répondants et elle ont traité des centaines de personnes durant les trois heures de l’émeute. S’ils ont vu beaucoup de cas de brûlures aux yeux et à la peau à cause du gaz poivre et aidé de nombreux manifestants en panique, ils ont aussi secouru des gens qui ont eu les dents fracassées par des projectiles et d’autres qui s’étaient foulé une cheville, voire fracturé une jambe, en essayant de se sauver du chaos.

Choc post-traumatique

« J’ai vu le plus gros hématome fémoral de ma vie », raconte la professionnelle, qui affirme que ses collègues et elle ont perdu le sommeil depuis les événements. « Heureusement, la blessure était interne. Sinon, on perdait le patient. Je n’ai jamais eu aussi hâte qu’une ambulance arrive. » Selon elle, plusieurs personnes souffrent d’un choc post-traumatique.

À Montréal, où la majorité des 180 manifestations ont été pacifiques, la police de Montréal (SPVM) compte 25 policiers blessés en 84 jours. Huit sont toujours sur le carreau. « C’est sans compter les ecchymoses, qui ne sont généralement pas signalées », note le porte-parole de la police, Ian Lafrenière. La plupart des blessures infligées aux agents de la paix ont été provoquées par des projectiles lancés par les manifestants, dont des balles de golf, des billes, des morceaux d’asphalte ou de métal et des pierres. On compte des blessures aux mains et au visage et une fracture, entre autres. « C’est très exigeant pour nos policiers, dit le porte-parole. Est-ce qu’ils sont fatigués ? Oui. Mais ils sont toujours aussi professionnels », promet-il.

Le SPVM ne comptabilise pas le nombre de blessés chez les protestataires. « Le nombre de transports en ambulance ne reflète pas la situation puisque plusieurs se rendent chez le médecin par leurs propres moyens ou n’y vont pas », explique Ian Lafrenière.

Selon des estimations d’Urgences-Santé, les ambulanciers ont évalué 70 personnes, dont 30 policiers, et 30 personnes ont été transportées à l’hôpital. Seulement lors de la protestation qui a dégénéré au Palais des congrès, le 20 avril, 18 personnes ont reçu de l’assistance et 10 sont parties en ambulance.

Selon la CLASSE, il y aurait des blessés chaque fois que l’escouade antiémeute intervient, soit une soixantaine jusqu’ici, sans compter les blessures mineures comme les ecchymoses, les égratignures et les problèmes respiratoires dus aux gaz. On parle de fractures, notamment aux côtes, et de blessures au dos.

C’est aussi sans compter le cas de Francis Grenier, ce cégépien qui, comme Maxence Valade, a pratiquement perdu l’usage d’un œil après qu’une grenade assourdissante lui eut explosé en plein visage.

Un autre étudiant, Gabriel Duschesneau, de l’UQAM, affirme avoir subi un traumatisme crânien après avoir reçu des coups de matraque lors de la manifestation anticapitaliste du 1er mai. Il a des points de suture à l’arrière de la tête.

En chiffres

• 184 Nombre de manifestations depuis le début de la grève étudiante à Montréal.

• 84 Nombre de jours consécutifs lors desquels les étudiants montréalais et ceux qui les soutiennent ont manifesté.

• 419 Nombre total d’arrestations par la police de Montréal depuis le début de la grève ; 276 pour des infractions à des règlements municipaux et 155 infractions criminelles.

Leur presse (Gabrielle Duchaine, LaPresse.ca, 8 mai 2012)
d’après le juralibertaire : http://juralib.noblogs.org/2012/05/12/p … ssionnels/

1e Mai : anarchosyndicalistes en lutte !

En ce 1e mai, qui marque le 125e anniversaire des anarchistes et anarchosyndicalistes assassinés par l’État Américain lors ‘une des plus grosses lutte du prolétariat américain pour la journée de 8 heures. Les sections de l’AIT ont pris la rue partout où elles existent.

En Espagne :

La CNT-AIT a fait de ce 1e Mai un pas supplémentaire dans la lutte contre l’austérité et pour la grève générale. Des milliers de militant-es anarchosyndicalistes se sont retrouvé-es dans les cortèges de la CNT-AIT dans toutes les villes d’Espagne, souvent rejoints par le 15M. Chroniques et photos : http://cnt.es/1mayo Quelques images :

Valladolid :

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Pays Basque (sans drapeaux nationalistes…)

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Canarias :

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Madrid :

LA HUELGA GENERAL INDEFINIDA

VIDEO PRÓXIMAMENTE


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Salamanque :

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En Serbie :

Alors que la répression continue de s’abattre sur nos compagnes-ons anarchosyndicalistes, l’ASI-AIT a organisé un cortège anticapitaliste qui a marqué les esprits :

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En Italie :

L’USI-AIT a organisé des cortèges anarchosyndicalistes dans plusieurs villes, comme à Parme :

 

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En Russie :
La KRAS-AIT a organisé une journée à Moscou :
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En Angleterre :

Le 1e Mai n’a pas toujours lieu le 1e Mai… La SolFed-IWA a organisé des piquets contre le Workfare à Holland and Barret dans la continuité de sa campagne nationale :

Liverpool :

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En Allemagne

La FAU-IAA a surfé sur le succès du 31M pour organiser des cortèges un peu partout.

Dresden :

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En Pologne

Après le succès de la manif pour son 5e congrès dans le cadre du 31M, la ZSP-AIT a participé à un gros cortège libertaire (avec entre autre la Fédération Anarchiste locale)  à Varsovie :

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En Argentine

La FORA-AIT a organisé plusieurs cortèges contre les répressions étatiques actuelles

Buenos Aires :
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En France :

Outre la CNT-AIT de Clermont, la CNT-AIT Midi-Pyrénnées a organisé un cortège à Auch en soutien aux ouvrier-es de Nataïs en proie aux licenciements depuis leur grève autonome victorieuse, l’UL de Caen n’a pas manifesté pour Hollande et a tenu une table de presse sur le côté de la manif suivie d’une discussion…

Image

 

En Croatie

Le MASA a organisé des cortèges anarchosyndicalistes

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La NSF-AIT en Norvège, la COB-AIT au Brésil, l’AIT-SP au Portugal, l’ASF en Australie ont organisé ou rejoints des cortèges libertaires.

 

 

Reçu par mail

Une trentaine de militants de solidarité avec les Palestiniens occupent actuellement le siège du PS, rue de Solférino à Paris.
Ils sont enchainés à l'intérieur et aux portes.
 
Ils demandent au nouveau Président, qui n'a pas répondu aux précédents appels, une protestation contre Israël : ce pays détient sans jugement et maltraite
2000 prisonniers palestiniens qui se sont mis en grève de la faim. Plusieurs d'entre eux sont à l'article de la mort.

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