Archives pour mai 2012


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Grenoble : Anti PouKav

Grenoble : Anti PouKav arton1955-673ed

En mars un graffeur se fait interpeller par la police nationale dans Grenoble avec des sprays de couleur ayant potentiellement servi à décorer cette ville que les services d’urbanisme et de propreté s’évertuent à rendre toujours plus fade et proprette. Convoqué le lendemain, il ne s’y rend pas. On ne va pas commencer à courir chez les flics dès qu’ils nous sifflent. Une semaine plus tard il est convoqué, par lettre à son domicile, avec la menace de venir le chercher s’il ne se rend pas à l’hôtel de police au rendez-vous donné. Là-bas les policiers conciliants le chargent d’un simple rappel à la loi, (en gros revenir devant les flics pour entendre les lois qui pourraient être contre lui, mais qui restent sans application, comme un coup de semonce, « refais plus ça sinon ça va chauffer pour tes ouilles »). L’histoire aurait pu s’arrêter là, le brigand ayant retenu la leçon, mais une semaine plus tard un officier de police l’appelle sur son téléphone personnel l’invitant à un nouveau rendez-vous cette fois juste pour discuter entre gens de bonne convenance… (des fois laisser son téléphone-mouchard-gps à la maison peu être salutaire). Sentant comme un ton de menace et avec l’envie de ne pas aggraver son cas il s’y rend, c’est lui qui choisi l’heure.


Dans le bureau de la police judiciaire, un fouine et l’autre note. Une photo d’ une balade anti-électorale lui est montré, il apparaît au loin n’y participant pas mais malheureusement sur la pellicule malgré tout. Les sbires lui demandent de s’expliquer et de balancer des noms. Il ne connaît personne, et beaucoup de gens sur la photo sont masqués.

Sont alors évoqués des articles d’Indymédia Grenoble, le premier sur cette manif’ , et le deuxième sur des actions contre les prisons pour mineurs. Devant son mutisme du au caractère décalé de cet interrogatoire opportuniste, le duo d’enquêteurs de choc lui annonce qu’il est catalogué « anarcho-libertaire » – et merde, ça sort le dico des gros mots…

Le jeune peintre est donc devenu suspect, potentiel terroriste, malfaiteur organisé au travers d’un mouvement créé de toute pièce par la police afin de stigmatiser des pratiques et des désirs jugés dangereux pour l’Etat qui aimerait bien mettre tout le monde dans le même sac pour les envoyer sur la lune « à la Cheminade ». « Anarcho quoi ? » Questionne le frippon.

Les flics s’enlisent et ont frappé une nouvelle fois à coté de la plaque.

Ils n’ont pas trouvé leur balance. Mais cette expérience nous rappelle que la police et l’ordre qu’elle tente de maintenir est sur ses gardes. Méfions-nous donc des caméras, des appareils photo du daubé (Poukave !) et des keufs. Surtout, prenons soin de nous et continuons la lutte sans se laisser affaiblir par la police et ses désastreuses tentatives de créer une chimérique mouvance « anarchopouetpouet » dans l’unique but d’isoler les personnes qui ne se laissent pas abattre par la fatalité du monde que nous traversons ensemble. Il est important, si ce genre d’expérience se reproduit, de ne pas se laisser isoler par leurs manigances policières, il est souvent possible de refuser d’aller aux convocations. Lors des interrogatoires le droit de garder le silence est la meilleure solution pour ne pas se laisser avoir par des questions pièges. Surtout ne pas se croire plus futé que les flics et tenter de leur tirer des infos, car à ce jeu là, ils gagnent. La situation peut des fois nous échapper, c’est pour cela qu’il faut en parler à des proches, des gens de confiance, se faire conseiller et gérer ces histoires à plusieurs. Ensemble nous sommes fort, seul il est facile pour ces malins de nous faire craquer pour tirer des informations. Aussi il est primordial de faire savoir lorsque la police entame ce genre de procédés et prendre conscience de l’attention qui est portée sur telle ou telle lutte en cours, ici celles contre les prisons et contre le mensonge démocratique.

Repris de Indymedia Grenoble.

Procès antiterroriste pour 6 compagne-ons du 14 au 22 mai 2012 à Paris


Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève-pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”. Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire.

Quelques jours plus tard, Inès (*Isa) et Franck (*Farid) sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux-tours des présidentielles de 2007.

Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “anarcho-autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier (*Juan), le frère d’Inès (*Isa), puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN correspondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier (*Juan) a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement « CPE ». Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage.

Inès (*Isa), Javier (*Juan), Damien, Ivan, Franck (*Farid) et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire jusqu’au procès en correctionnelle.

Solidarité avec les inculpés !

La suite ici.

Festival du Film Engagé

L’Union Locale de la CNT-AIT 63 tiendra une table de presse lors de la 6e édition du Festival du Film Engagé, du 11 au 13 mai à Ménetrol.

Programme ici : http://upc63.ouvaton.org/spip.php?page=article&id_rubrique=104&id_article=699

 

Pas de permanence samedi 12.

1er Mai : Ni Fête du Travail, Ni Paix Sociale !

Contrairement à l’an dernier, la gôche politico-syndicale (tous courants confondus) avait décidé de mobiliser sa base pour ce 1er Mai. En effet, face à l’austérité sarkozienne, rien ne vaut une austérité de gauche soutenue par le mouvement syndical officiel. En tant qu’anarchosyndicalistes, nous ne pouvions ni boycotter un 1er mai, ni participer à ce cortège. Nous avons donc décidé de créer un « Pique et Nique les patrons, les banquiers, les bourgeois, les curés, les partenaires sociaux ».

Nous nous sommes donc placés le long du parcours, dans un square. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’appel, ce qui est assez positif. Nous avons pendus 7 pantins (en hommage aux 7 anarchistes et anarchosyndicalistes d’Haymarket) : un curé, un capitaliste, un juge, un militaire, un flic taché de sang, une MEDEF et… un syndicaliste jaune. Nous avons déployé une grande banderole « (G)rève générale illimitée-Resistance Populaire Autonome » et déployé quelques drapeaux… Deux cars de police pour nous surveiller, aucun dans la manif syndicale…

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 Puis le cortège (10 000 personnes, à comparer aux 450 de l’an dernier…) est arrivé. On s’est réparti les tâches : des compagnes-ons diffusaient des tracts (l’un reprenant avec modifications le communiqué de l’AIT, l’autre plus court sur la récupération historique du 1er mai), d’autres avaient déployé la banderole de l’Union Locale, et un compagnon, entonnait des slogans anarchosyndicalistes au mégaphone. La première remarque, c’est que personne ne s’attendait à voir ça. Si les cortèges CFDT et UNSA n’ont guère apprécié ces pendaisons, les cortèges SUD-FSU-CGT eurent plus ou  moins la même réaction : les permanent-es outré-es, la « base » plutôt enjouée face à cette mise en scène saignante mais libératrice. Plusieurs personnes se sont arrêtées pour discuter avec nous.  Puis arrivèrent les cortèges des partis politiques (tous, sauf le NPA et les Verts, se seraient-ils dissous dans le cortège PS?)…

Un cortège PS plus fourni que jamais. Et là, on a pas pu se retenir de scander «Ni Dieu Ni Maître, Ni Social-Traître » et autres… ce qui les a fait sortir de leur gonds. Particulièrement l’un d’entre eux, qui nous hurla dessus : « CNT = CIA », « Vous faites le jeu de la police », et à un
compagnon « Sale zonard, accroche-toi bien à la vie» (après le vrai travail de l’UMP, les vrais déviants vu par la gauche, déviant-es dont nous sommes fier-es d’en être). Nous avons répondu que « En Grèce, c’est les socialistes » et que les CRS et les Centres de Rétention, c’est encore eux. Et moment de rare félicité, le gros cortège du Front de Gauche qui arrivait derrière, dépité, se mit à crier « Unité, Unité !» (AL aurait-il infiltré?). Bref, ce fut un bon moment, et surtout un succès pour notre syndicat. Nous avons appris par la suite que dans leur discours, les bureaucrates de la CGT ont parlé de nous, apparemment profondément vexé-es…

A la fin du passage du cortège, nous avons pique-niqué. S’en est suivie une discussion en plein air avec une dizaine de personnes, sur le 1er mai, la stratégie anarchosyndicaliste et sur les luttes des sans-papiers, avec la présence d’un militant de Paris. Ce fut pour nous une réussite, un excellent 1er Mai (le deuxième consécutif!). Ainsi les gens du cortège ont pu constater que nous pouvons sortir de l’inertie des promenades des syndicats institutionnels, et nous réapproprier la rue et l’espace public, en proposant une alternative, la résistance populaire et autonome.

 

Union Locale CNT-AIT 63


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