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Archives pour janvier 2013

Regards d’audience à Francfort.

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Depuis plusieurs semaines se tient à Francfort le procès de Sonja Suder, militante révolutionnaire d’extrême-gauche accusée d’appartenance aux Cellules Révolutionnaires (RZ) dans les années 70. Elle est accusée avec Christian Gauger d’avoir participé à des actions contre l’industrie d’armement, les restructurations urbaines et le commerce nucléaire avec l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid et pour ce qui la concerne d’avoir fourni des armes pour l’action contre l’OPEP en 1975, cette dernière accusation faisant suite notamment à des propos dénonciateurs d’un repenti pour acheter sa sortie de prison. 

Alors que Sonja et son compagnon étaient réfugiés en France depuis plusieurs dizaines d’années, la succession de lois européennes liberticides (Schengen, accords de Dublin, MAE…) a permis à l’Etat allemand de demander l’extradition de Sonja à l’Etat français. Ce dernier toujours friand de plus de sécurité s’est exécuté lors de la gourvernance de l’ex-empereur Naboléon III.

 

Revenons à l’audience du 25 janvier, Sonja arrive digne, droite, « éclatante ». Entre ensuite la juge qui dévisage et fixe les nouveaux visages du public présents à l’audience. En effet la solidarité joue et une trentaine de compagnons et camarades révolutionnaires sont dans la salle venant de Cologne, Francfort et même de France.

Ambiance, ambiance !!!!

L’audience commence par une requête de la défense concernant l’exclusion de militants lors de la dernière audience suite à une manifestation de soutien à Sonja à l’intérieur du tribunal. Requête rejetée !

Sans suit l’interrogatoire de « Klein » (ex-milintant révolutionnaire repenti et accusateur) au sujet de différents attentats notamment celui de Vienne en 75 (préparation, déroulement…). Ce dernier à la limite de l’exaltation se lance dans de longues litanies décrivant à certaines reprises les faits de manière ultra détaillée. 37 après quelle mémoire !!! Alors que par moment il est incapable de dire qui est venu le chercher à des rendez vous !!! Etonnant, non? Mémoire sélective !!!
On a l’impression qu’il se convainc lui-même en récitant un livre appris par coeur.

On nage en totale irrationnalité!!

La juge, elle, continue de l’interroger avec ce sentiment d’avoir sa conclusion. Et l’accusation continue face à un témoin qui répond plus que demandé.

Bref, Klein toujours exalté délire avec des propos hors de contexte provoquant à 10 minutes de la fin de l’audience un mouvement spontané de la trentaine de militants révolutionnaires passablement énervés de l’incohérence de ce procès ahurissant et quittent la salle ensemble en criant « Freiheit fur Sonja » et « Dehors, les dénonciateurs »..

Procès qui n’est ni plus ni moins qu’une vengeance d’Etat.

Tu cherches à comprendre, tu commences à désobeir, tu te bats contre le capital, l’Etat et son exploitation, ses injustices… Tu rêves d’un monde sans classes, plus solidaires, plus égalitaire, plus libre…
Que ce soit hier ou aujourd’hui, le capital et son bras armé l’Etat te le fait payer !!!
Ferme ta gueule et bosse pour ton pouvoir d’achat misérable !!!

Procès irrationnel ! Vengeance d’état !!

Hoch die international solidaritat

Arrêt de ce procès, 37 ans après les faits au-delà de toutes les règles habituelles de prescription. Fondé d’une part sur les déclarations d’un homme séquestré et interrogé dans des conditions qui relèvent de la torture (Hermann F.) puis sur celle d’un repenti qui a « économisé » 15 années de prison en donnant un nom: celui de Sonja Suder!

Liberté immédiate pour Sonja et Christian

Lapoudre (de  retour de Francfort)

Tunisie-2 Sousse -Mahdia-Sfax

A Sousse , la femme qui gère le cyber-café me demande si j’ai vu l’émission  » Envoyé spécial  » sur la Tunisie . Hélas non au vu des répercussions qu’elle a ici. Cette femme me dit :  » Avec une émission comme ça , c’est fini , les Français ne viendront plus ! ».Je lui explique comment travaille une partie de la presse , recherchant le sensationnel et si possible le scoop .(les Français fournissent toujours le plus gros contingent de touristes , loin devant les Allemands , les Belges et les Italiens). Je rencontrerai 1 personne qui me dira :  » tout ce qui a été montré est vrai « . Toutes les autres ont trouvé injuste le regard des journalistes de A2 je crois.

 A la différence de l’Egypte , Ennahdha , le Parti des islamistes ne gouverne pas seul mais a formé une coalition avec 2 mouvements laïcs , le CPR et Ettakatol (un parti de gauche si , si !).Ces 2 mouvements menacent régulièrement de quitter le navire mais n’en font rien .Ennahdha repousse sans cesse les élections et ses adversaires disent que c’est parce qu’il a peur de perdre le pouvoir.
 Même si la vie des Tunisiens est émaillée d’incidents depuis 2 ans , il n’y a rien qui justifie la désaffection des touristes. Je ne me suis JAMAIS senti en insécurité et même s’il m’arrivait quelque chose je n’en tirerais pas de conclusion globale .
 Le sentiment d’insécurité , après avoir séjourné dans plus de 80 pays , je peux dire l’avoir connu ( hors pays en guerre) en Colombie par ex. (à cause des militaires et des para-militaires), dans la capitale du Guatémala après 8h du soir , à Colon au Panama ou encore à San Pedro Sula au Honduras où le patron du boui-boui où je dinais encaissait un revolver à la main !
 Bien sûr il y a des inquiétudes , des dangers potentiels mais qui ne concernent pas les touristes.
 Par exemple un député d’Ennahdha voudrait introduire la peine de mort dans la nouvelle Constitution. Ou encore une députée d’Ennahdha veut criminaliser l’avortement alors que les femmes tunisiennes ont ce recours depuis Bourguiba ! Et la Charia , menace bien réelle….
 Vous voyez ces profondes similitudes entre ces gens et ceux du Front national. Ce sont des frères ennemis obsédés par l’Ordre moral , le contrôle de l’individu .
 Mais je ne suis pas non plus un propagandiste du tourisme ! et il m’arrive souvent de fuir des zônes à forte densité touristique .Quand le pourcentage de touristes est trop important il entraîne des rapports malsains avec les autochtones ( certains sites du Laos et de la Thaïlande par ex.)
 A Sousse je contacte de nouveau des cousines de Marie.Une grand’mère italienne a émigré ici et s’est mariée avec un Tunisien.La famille est musulmane   et comme la majorité des Tunisiens utilise beaucoup d’ expressions et de mots français en parlant arabe .Toute la famille parle un excellent français aussi.
 Quand j’arrive dans la maison pour déguster des lasagnes ( le lendemain ce sera un couscous ) je vois un vieil homme allongé sur un divan .Seule sa tête émerge des couvertures .Il lui manque un oeil et l’autre ne voit presque pas.J’ai l’impression qu’il est mourant.En fait plus tard il sera installé dans un fauteuil roulant et il partagera le repas avec nous.Dans la cuisine la tante me résume l’histoire de son mari.En 86 les islamistes ont fait de l’agitation.Cet homme était alors surveillant général dans un lycée.Il a surpris des jeunes en train de diffuser des tracts islamistes et il les a sanctionnés.Plus tard, à la sortie du lycée et alors qu’il faisait nuit des islamistes- des adultes cette fois- lui ont tendu un piège et l’ont arrosé d’acide .C’est une terrible punition bien connue des femmes au Pakistan  , en Inde et au Bangla -Desh.Bref cet homme est mutilé et cette famille est inquiète de voir Ennahdha au pouvoir bien sûr alors qu’elle connait les méthodes dont sont capables ces gens , méthodes qui rappellent les fascistes.
 Dans le quotidien Le Temps de ce 23 janvier on trouve des articles qui reflètent aussi quelques nouvelles inquiétudes.D’une part une importante cache d’armes a été découverte dans une petite ville proche de la frontière lybienne . D’autre part 11 des djihadistes tués en Algérie sont Tunisiens . Le journaliste pointe du doigt le fait que beaucoup de jeunes au chômage et sans perspectives sont des proies faciles pour les recruteurs . Ainsi un certain nombre de jeunes Tunisiens combattent en Syrie dans les rangs de l’Armée syrienne  » libre ».Enahda redoute bien sûr son aile extrémiste et si les Ministères sont gardés militairement à Tunis c’est autant pour contenir d’éventuelles manifestations que pour prévenir des coups de mains des djihadistes.
 Le leitmotiv du Front national c’est le danger que représente l’Etranger ( de préférence Arabe ou Noir).Dans la prise d’otages en Algérie les djihadistes se sont livrés à la chasse et à l’exécution de l’Etranger non musulman.
 Quant au Mali , en regardant la carte ces mêmes djihadistes étaient arrivés à 400 km de Bamako. Avec leurs moyens extrêmement mobiles utilisés par le Front Polissario dans les années 70 (il est loin le temps du rezzou avec les dromadaires) ils pouvaient arriver sur la capitale en une nuit. La CEDEAO  (Etats de l’Afrique de l’Ouest) promettait de s’organiser pour intervenir en …septembre ce qui est parfaitement stupide.
 Hollande a chaussé les bottes de Mr Françafrique ? Il peut se rattraper en saisissant les biens-mal-acquis des dictateurs , en renonçant au pillage des matières premières, à l’exploitation de l’uranium au Niger etc etc ..(on peut en douter hélas) mais pour ce qui est de possibles opérations militaires , il faudrait d’abord dénoncer les accords de coopération.Quelques rappels.C’est en vertu de tels accords entre le gouvernement communiste de Kaboul que les Soviétiques sont intervenus en Afghanistan.c’est un mensonge des Occidentaux d’avoir parlé d’invasion .C’est à la demande des Chrétiens que les Syriens sont intervenus au Liban ( oui , déjà dit!) C’est à la demande de personne que les Israéliens ont envahi le sud Liban et c’est personne ( en l’occurence les Casques Bleus qui étaient sur la frontière) qui les en a empêchés.C’est à la demande de personne qu’Israel occupe et colonise la Palestine.
  »Si tu lances la flèche de la vérité , trempe la pointe dans du miel « .
Proverbe arabe.
…mais je n’ai pas toujours du miel …
 et si l’ancien régime de Ben Ali représentait la corruption et l’injustice sociale jusqu’à l’insurrection de Sidi Bouzid , on peut dire que les islamistes , adeptes du néo-libéralisme n’ont rien fait pour y remédier . Un peu comme en Europe du sud , les gens ont l’impression de s’enfoncer dans un pire en ce qui concerne la vie quotidienne .

 A Sousse je suis installé dans la Médina, un très bel hotel bon marché, très propre mais…des enfants jouent jusqu’à minuit.Et des adultes bruyants me réveillent à 2 h du matin.Le lendemain j’en parle au patron. Il me montre une grande famille, plusieurs couples avec enfants , une quinzaine de personnes. »Ce sont des réfugiés syriens , je leur ai demandé plusieurs fois de respecter les autres .Ils promettent mais ne font rien .C’est leur mode de vie. »Je luis sais gré d’être aussi hospitalier.Je donnerai une boîte de paracétamol pour un ado qui a la fièvre. mais je partirai pour un autre hotel, l’Emira (la princesse) un peu moins cher et où toutes les chambres sont décorées de mosaïques.J’ai rarement eu chambre aussi somptueuse.
 Halima m’a donné un contact à Sousse .Sarra vient me retrouver à l’hotel. Elle est du Mouvement des femmes démocrates, enseignante , syndicaliste et en grève . Quand je lui dis vouloir aller à Mahdia , plus au sud , le lendemain, elle me propose de m’emmener en voiture. C’est sa ville préférée où elle a enseigné plusieurs années. Elle fait aussi un travail d’écoute et de soutien psychologique auprès des femmes victimes de violences et elle a un rendez-vous pour le soir même ainsi qu’une réunion syndicale. La Médina de Mahdia est petite , sur une presqu’île qui se termine au Cap d’Afrique .Sarra m’accompagne à l’hotel , le seul dans la Médina , là encore décoré de mosaïques. Chambre spacieuse.Grand calme et pour cause: je suis le seul client. Après un restaurant , balade au bord de mer et elle rentre à Sousse .
 Nous avons bien sûr parlé de la « révolution » et de ses reculades, des menaces pour les femmes. elle me dit:  » la seule chose que nous ayons gagnée c’est la liberté d’expression et ça, on ne pourra pas nous la retirer « .Exactement comme en Egypte.
 le lendemain je me rends au hammam et prend les services du masseur. Le massage est tellement brutal que je me promets de ne plus recommencer et je me dis : « je n’aimerais pas être sa femme ! »
 Je vais quitter Sfax pour Tozeur et la prochaine fois je vous parlerai de mes dernières lectures.Une amie me rejoindra à Tunis pour la dernière semaine , qui m’a initié au yoga voici …30 ans ? . Le projet initial était de se retrouver fin mars pour le Forum social mondial à Tunis mais il y a eu des changements d’emplois du temps.
Je vous parlerai aussi de ma rencontre hier avec une avocate de la FIDH ( Fedération internationale des Droits de l’Homme)
Sfax le 26 janvier 2013.
GhiBe.

Paris : énième coup de pression contre le site Non-Fides.fr

Mardi 22 janvier à 16h45, la BRDP frappe à la porte d’Olivier et annonce : « perquisition ! ». Olivier est visé cette fois-ci parce que c’est à son nom qu’est hébergé le site non-fides.fr. Encore une fois, il s’agit pour eux de retrouver les auteurs du tract « Correspondants de nuit : des agents de proximité de la guerre aux pauvres » publié le 06 octobre 2010 sur Indymedia Nantes et relayé ensuite sur divers sites (dont Non Fides) et largement distribué à Belleville et dans le Nord-Est de Paris, pour lequel cinq correspondants de nuit et la mairie de Paris avaient porté plainte pour « diffamation » et « provocation à la commission d’une infraction non suivie d’effet ». De nombreuses convocations ainsi qu’une perquisition chez Dan avaient déjà eu lieu.

Au-delà de leurs petites enquêtes anecdotiques dans lesquelles les flics savent bien qu’ils n’obtiendront pas grand chose en terme de répression, il s’agit pour les « services spécialisés » (DCRI, SAT, etc.) et à travers eux le parquet, de maintenir la pression sur des personnes « en attente » de procès sur les affaires de machine à expulser et leurs ballades et sabotages de DAB et aussi de remettre à jour quelques données en volant des ordinateurs, clés USB, etc.

Il va de soi qu’aucun gigotement des forces de répression de l’Etat n’arrêtera nos rebellions.

Sans peur ni résignation,
vive la guerre sociale.

Des anarchistes.

N.B. : La BRDP, qui se présente elle-même comme une « antichambre de la section antiterroriste » (dixit les flics) est spécialisée dans la répression de la diffamation, jusqu’à la menace nominative. Ils se sont déjà illustrés pour leur enquête sur le texte « Analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste » dans laquelle ils avaient interrogé un compagnon soupçonné d’animer le blog « Même pas peur », puis Olivier et Camille lors de leur arrestation en janvier 2011 par la section antiterroriste.

Manifeste de la guérilla pour le libre accès

L’information, c’est le pouvoir. Mais comme pour tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux. Le patrimoine culturel et scientifique mondial, publié depuis plusieurs siècles dans les livres et les revues, est de plus en plus souvent numérisé puis verrouillé par une poignée d’entreprises privées. Vous voulez lire les articles présentant les plus célèbres résultats scientifiques ? Il vous faudra payer de grosses sommes à des éditeurs comme Reed Elsevier.Et il y a ceux qui luttent pour que cela change. Le mouvement pour le libre accès s’est vaillamment battu pour s’assurer que les scientifiques ne mettent pas toutes leurs publications sous copyright et s’assurer plutôt que leurs travaux seront publiés sur Internet sous des conditions qui en permettent l’accès à tous. Mais, même dans le scénario le plus optimiste, la politique de libre accès ne concerne que les publications futures. Tout ce qui a été fait jusqu’à présent est perdu.

C’est trop cher payé. Contraindre les universitaires à débourser de l’argent pour lire le travail de leurs collègues ? Numériser des bibliothèques entières mais ne permettre qu’aux gens de chez Google de les lire ? Fournir des articles scientifiques aux chercheurs des plus grandes universités des pays riches, mais pas aux enfants des pays du Sud ? C’est scandaleux et inacceptable.

Nombreux sont ceux qui disent : « Je suis d’accord mais que peut-on y faire ? Les entreprises possèdent les droits de reproduction de ces documents, elles gagnent énormément d’argent en faisant payer l’accès, et c’est parfaitement légal, il n’y a rien que l’on puisse faire pour les en empêcher. » Mais si, on peut faire quelque chose, ce qu’on est déjà en train de faire : riposter.

Vous qui avez accès à ces ressources, étudiants, bibliothécaires, scientifiques, on vous a donné un privilège. Vous pouvez vous nourrir au banquet de la connaissance pendant que le reste du monde en est exclu. Mais vous n’êtes pas obligés — moralement, vous n’en avez même pas le droit — de conserver ce privilège pour vous seuls. Il est de votre devoir de le partager avec le monde. Et c’est ce que vous avez fait : en échangeant vos mots de passe avec vos collègues, en remplissant des formulaires de téléchargement pour vos amis.

Pendant ce temps, ceux qui ont été écartés de ce festin n’attendent pas sans rien faire. Vous vous êtes faufilés dans les brèches et avez escaladé les barrières, libérant l’information verrouillée par les éditeurs pour la partager avec vos amis.

Mais toutes ces actions se déroulent dans l’ombre, de façon souterraine. On les qualifie de « vol » ou bien de « piratage », comme si partager une abondance de connaissances était moralement équivalent à l’abordage d’un vaisseau et au meurtre de son équipage. Mais le partage n’est pas immoral, c’est un impératif moral. Seuls ceux qu’aveugle la cupidité refusent une copie à leurs amis.

Les grandes multinationales, bien sûr, sont aveuglées par la cupidité. Les lois qui les gouvernent l’exigent, leurs actionnaires se révolteraient à la moindre occasion. Et les politiciens qu’elles ont achetés les soutiennent en votant des lois qui leur donnent le pouvoir exclusif de décider qui est en droit de faire des copies.

La justice ne consiste pas à se soumettre à des lois injustes. Il est temps de sortir de l’ombre et, dans la grande tradition de  la désobéissance civile, d’affirmer notre opposition à la confiscation criminelle de la culture publique.

Nous avons besoin de récolter l’information où qu’elle soit stockée, d’en faire des copies et de la partager avec le monde. Nous devons nous emparer du domaine public et l’ajouter aux archives. Nous devons acheter des bases de données secrètes et les mettre sur le Web. Nous devons télécharger des revues scientifiques et les poster sur des réseaux de partage de fichiers. Nous devons mener le combat de la guérilla pour le libre accès.

Lorsque nous serons assez nombreux de par le monde, nous n’enverrons pas seulement un puissant message d’opposition à la privatisation de la connaissance : nous ferons en sorte que cette privatisation appartienne au passé. Serez-vous des nôtres ?

Aaron Swartz – juillet 2008

Procès de C. Gauger et S. Suder. 18 janvier 2013 : manifestation dans et devant la salle d’audience.

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

En finir avec les compte-rendus d’interrogatoires extorqués par la torture

En finir avec les mensonges du » témoin de la couronne »!

Liberté immédiate pour Sonja Suder! 

Manifestation le 18 janvier dans le tribunal quand Hans-Joachim Klein commence à déposer: des militants portant des tee shirts avec les lettres du mot Freiheit (liberté) se lèvent et crient « liberté pour Sonja et Christian » et « le pire des salauds est toujours celui qui dénoncet ». (Cinq militants seront interdits ensuite d’audience et la juge menace de vider la salle en cas de nouvelle manifestation). 

Manifestation devant le tribunal avec cette grande banderole qui alerte les passants durant l’audience … 

Voir et lire sur http://www.verdammtlangquer.org/2013/01/das-groste-schwein-im-ganzen-land-ist-und-bliebt-der-denunziant/

Dissolution de la CGT Pénitentaire de Roanne

Lu sur Non Fides…

Nous avons reçu par hasard cette information, de l’auto dissolution de la CGT Pénitentiaire de Roanne. Très heureux de cette bonne nouvelle, nous l’avons fait suivre au journal local, à la CGT Pénitentiaire et à la CGT générale et quelques-unes de ses antennes.


Nous avons glissé dans les boites aux lettres de quelques 1348 habitants de la ville ( dont le SPIP, situé 97 rue du Baron Marais, et la Bourse du Travail ) le tract suivant, qui reprend l’information que la CGT Pénitentiaire de Roanne nous avait fait suivre. Nous imaginons que cette antenne syndicale, emplie de bonnes résolutions, a by CouponDropDown » href= »http://www.non-fides.fr/?A-SPIPER-Dissolution-de-la-CGT# »>maintenant fort à faire, et c’était un plaisir pour nous que de l’aider dans cette tâche informative.

Ces derniers mois plusieurs évènements sont venus perturber le fonctionnement du centre pénitentiaire : lettre de revendications écrite par les détenus et rendue publique, actes de rébellion isolés et collectifs (notamment tournés contre le personnel pénitentiaire), comme par exemple le blocage survenu en juillet dû à un refus par quatre détenus de remonter de promenade qui a fait un scandale médiatique.

Tout cela a amené la direction du centre pénitentiaire à prendre des mesures visant à rétablir l’ordre au sein du CD, mettant en place une politique de durcissement des régimes de détention (augmentation massive des fouilles en cellules et des fouilles au parloir, commission disciplinaire au moindre écart du règlement intérieur donnant lieu à de conséquents allongements de peine)

En tant que surveillants pénitentiaires, nous nous sommes retrouvés en première ligne lors de la mise en application de ces mesures. Nous avons dû affronter la colère des détenus face à la stricte application, souvent absurde, du règlement intérieur. Nous nous rendons bien compte que durcir les mesures répressives contre les prisonniers ne peut que générer un égal durcissement de la haine qu’ils nous vouent, cela est difficile à dire, mais certainement à juste titre.

C’est une chose qu’il n’est pas facile à s’avouer, mais nous prenons aujourd’hui conscience de ce que signifient nos gestes professionnels by CouponDropDown » href= »http://www.non-fides.fr/?A-SPIPER-Dissolution-de-la-CGT# »>lorsque nous ne faisons « que notre métier »… Métier qui consiste principalement à maintenir des personnes enfermées, loin de leur entourage dont la vie s’en trouve trouve également lourdement impactée. Nous réalisons aujourd’hui que notre métier par notre simple présence, nos remarques, nos contrôles permanents, par nos fouilles, nos intrusions dans les moments de parloirs, nos chantages, etc… est à l’origine même du climat de tension que nous cherchons à contrôler.

Et même pour ceux d’entre nous qui avaient la prétention d’être « humains », il nous est clairement apparu que notre métier, si c’en est encore un, est clairement vecteur de tortures et ne voulons plus participer a celles ci. Participant à l’administration pénitentiaire, nous sommes directement responsables de toutes les morts en prison. Nous nous sommes battus pendant des années en réclamant des effectifs et des moyens pour faire notre métier dans de bonnes conditions. Nous savons maintenant qu’il n’y a pas de bonnes conditions et que l’enfermement n’a pas de visage humain.

Nous sommes réduits à de simples bâtons de l’administration pénitentiaire et ce travail n’est plus tenable. Aussi parce qu’il s’avère que les pratiques d’affrontement et d’humiliation deviennent des mécanismes qui s’installent en nous et bientôt il n’est plus possible de laisser le maton au vestiaire lorsqu’on rentre chez soi. Cela nous parait aujourd’hui une évidence : la prison ne règle aucun problème, ne sert qu’à isoler, torturer, briser les indésirables et faire peur à ceux qui rêvent à autre chose que le métro boulot dodo dans cette société qui ne sait plus comment gérer les problèmes qu’elle génère. Les cages mêmes dorées sont insupportables. Après de nombreuses discussions avec l’ensemble du personnel surveillant pénitentiaire, nous vous faisons part de notre décision de dissoudre la section syndicale de Roanne ainsi que de notre démission. Suite à ça nous proposons à tous les surveillants de démissionner et raser la prison. Nous vous informons que la destruction de la prison occasionnera du bruit, de la poussière et probablement de nombreux cris de joie, et ce pendant un temps indéterminé. Nous invitons chaque personne qui le souhaiterait à nous rejoindre pour ce grand projet de destruction libérateur. Nous nous adressons à chacun pour rendre ce qui leur est dû à Georges Boyer, directeur du centre de détention, Bertrand Arnoud, major au centre de détention et délégué grande bouche de la CGT pénitentiaire, qui tente depuis la fin de l’été de faire régner la terreur et fait vivre un enfer aux prisonniers. En souhaitant être rejoints prochainement par l’ensemble de la profession.

l’ex CGT-pénitentıaıre vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2013.

Dissolution de la CGT Pénitentaire de Roanne doc-e7718

Repris de Indy Nantes.

 

Actions anticarcérales du nouvel an 2013

 Varces : d’artifice a la taule

Le 31 décembre au soir, a la Maison d’Arrêt de Varces, nous avons tire des feux d’artifice et crie quelques slogans anticarceraux et messages de solidarité a l’adresse des prisonniers enfermes la.

Parce qu’en prison comme dehors, on a la rage contre ce monde qui réprime et enferme les personnes qui ne rentrent pas dans le moule.

Solidarité avec tou.tes les prisonnier.es en by CouponDropDown » href= »http://www.non-fides.fr/?Actions-anticarcerales-du-nouvel,2461# »>lutte,
Nique la taule !

Source : Indymedia Grenoble


 Colmar : évasion pour le réveillon

Trois détenus se sont évadés de la maison d’arrêt de Colmar la nuit de la Saint-Sylvestre, après avoir creusé un trou dans le plafond de leur cellule, a-t-on appris de source policière.

“Les agents de l’administration pénitentiaire ont constaté leur disparition entre 6h30 et 7h” ce matin, a indiqué à l’AFP le commissaire Christian Reeb de la police judiciaire de Mulhouse, en charge de l’enquête. Les trois fuyards, âgés de 19 à 24 ans, réputés non dangereux, ont creusé un trou dans le plafond de leur cellule commune. Une fois dans les combles de la prison, ils sont parvenus à rejoindre le palais de justice voisin, par lequel ils ont pris la fuite. “L’alarme du tribunal de grande instance s’est déclenchée à 4h30 du matin”, a précisé M. Reeb. Mais les gardiens n’ont rien constaté d’anormal lors de leur inspection.

Les enquêteurs tentent d’établir si l’évasion était préméditée, et si les détenus ont pu bénéficier d’une complicité à l’extérieur du bâtiment. Cette évasion spectaculaire intervient une semaine après la publication d’un rapport dénonçant l’insalubrité et la vétusté de la prison de Colmar.

Source : presse bourgeoise (AFP).

Dommage, on apprend une semaine après, toujours par l’AFP, que 2 des trois détenus évadés se sont rendus aux flics.


 Manif bruyante du Nouvel An à Vancouver

Le 31 décembre 2012, un groupe d’une douzaine d’anarchistes environ s’est réuni près du centre de détention pour jeunes de Burnaby pour une manif bruyante de solidarité annuelle devant les prisons. Ces manifs de bruit se produisent dans le monde entier le 31 décembre, et crient dans les rues pour rappeler à celles et ceux enfermé.e.s à l’intérieur des murs de la prison d’oppression qu’ils/elles ne sont pas oublié.e.s et que les systèmes qui les oppriment ne sont pas inébranlables.

C’est une tradition qui a été largement adoptée par les anarchistes, qui voient l’injustice non seulement du système carcéral, mais aussi de tous les systèmes d’oppression qui nous sont imposés. Il n’y a pas d’espoir dans la réforme, et si cela peut sembler être une tâche impossible, nous nous battons pour démonter le complexe industriel carcéral baigne les riches dans l’argent et enferme les pauvres.

La soirée était glaciale mais une fois masqués nous avons tous eu un peu plus chaud. L’excitation de ce qui allait se passer nous a aussi réchauffés, et après avoir pris récipients, casseroles et drapeaux noirs dans l’une des voitures, nous nous sommes dirigé.e.s vers la prison.

Nous avons marché tranquillement jusqu’à un parking proche des cellules où les jeunes sont détenus, et nous avons commencé à faire du bruit. De nombreux feux d’artifice ont été tirés en direction de la prison et les casseroles ont créé une cacophonie. Des messages ont été criés vers les prisonniers, des messages de soutien pour les prisonniers et contre les matons.

Après une vingtaine de minutes, nous avons remballé et nous nous sommes dirigé.e.s vers les voitures. C’était la première année où nous n’avions pas eu d’interaction évidente avec ceux de l’intérieur. C’était un peu décourageant d’avoir à se demander s’ils nous entendaient, mais avec les feux d’artifice, le mégaphone, et avec le feu dans notre voix, il semble impossible qu’ils ne nous aient pas entendus.

Il a été supposé que certainement, parce que les flics et matons nous attendaient, les prisonniers avaient été emmenés hors de leur cellule pour la nuit (et peut-être ont eu une soirée cinéma ou quelque chose comme ça). Ceci nous a conduits à nous demander si l’année dernière la manif avait pu avoir causé du bordel dans la prison, où tant de prisonniers ont fait clignoter leurs lumières, en frappant sur les fenêtres, et en criant depuis leurs cellules en direction des anarchistes.

Pour mettre fin à une culture carcérale raciste, colonialiste et génocidaire partout dans le monde !

A l’année prochaine !

Traduit de l’anglais de Vancouver Media Co-op


 Sud de l’Ontario : manif du Nouvel An à la prison

Pour la deuxième année consécutive, les anarchistes et nos ami.e.s dans le sud de l’Ontario sommes parti.e.s en balade anti-carcérale. En partant de la prison pour femmes Grand Valley de Kitchener, environ 60 d’entre nous ont lancé des feux d’artifice et salué.e.s à voix haute les femmes à l’intérieur, beaucoup d’entre elles se trouvaient dans la cour ou ont pu ouvrir leurs fenêtres et nous répondre en criant. Malgré ce que les matons de cette prison ont dit au cours des dernières manifs bruyantes, il nous a semblé que de nombreuses femmes ont apprécié la visite, avec celles qui dansaient à l’extérieur au rythme de notre sound-system portable et des tambours, et celles à l’intérieur qui criaient des vœux de bonne année ou des cris de joie. Grand Valley est la même prison où les gardiens ont été pris récemment à échanger des des médicaments pour avoir des relations sexuelles avec les détenues et dans laquelle Ashley Smith a été tuée.

Nous avons ensuite repris la route et nous sommes arrivé.e.s à Hamilton pour la cinquième manifestation bruyante annuelle devant la prison de Barton. Environ 30 d’entre nous ont tiré le reste de nos feux d’artifice, peint les murs à la bombe, et jeté de la neige et des billes de paintball sur des véhicules de la prison. Comme il est devenu monnaie courante dans les manifestations devant Barton, le bruit des prisonniers tambourinant aux fenêtres a retenti dans le tout quartier, nous remplissant à la fois de joie – un court répit dans la misère quotidienne de la prison – et de colère – du fait que les fenêtres et les murs de la prison existent.

Après l’embarrassante venue d’un troupeau de policiers qui « voulaient juste parler » après que la manifestation soit terminée, nous sommes rentré.e.s danser jusqu’au lever du soleil.

Pour les flics en civil qui nous attendaient apparemment à Milton – ne vous inquiétez pas, nous allons vous voir bientôt.

Anarchistes « Roadwarriors » du Sud de l’Ontario

Traduit de l’anglais de Anarchist News.


 Italie : révoltes et évasions dans les Centres de rétention

Le 28 décembre à Turin :
Dans l’après midi, quelques détenus du centre de Turin ont incendié des matelas. La nuit précédente, il y eut également beaucoup de désordre dans le centre, de puissants cris distinctement perceptibles par les habitants des environs. Un détenu est monté sur le toit d’une section.

Manif du Nouvel An à Turin :
Profitant du désordre de la fin d’année une quarantaine de solidaires ont manifesté devant le centre de Turin, à l’aide de pétards, bombe carta, fumigènes et tambours. A l’intérieur du centre les détenus ont répondu vivement, à tel point que la police fut contrainte d’intervenir.

Nouvel An à Bologne :
Encore une révolte au CIE de Bologne via Mattei, le soir du nouvel an aussi : quatre retenus ont tenté de s’évader mais leur action a été bloquée par la police. Deux ont été arrêtés alors qu’ils avaient déjà escaladé les grilles. C’est arrivé vers une heure et le calme est revenu vers 2h30. Il y aussi eu des lancés de projectiles contre la police.

31 décembre à haute tension au CIE de Gradisca : Une grosse révolte a éclaté dans le centre la nuit de la saint-sylvestre. L’émeute a eu pour protagonistes près de 20 détenus, dont 7 ont réussi à s’évader. Il n’y a malheureusement pas eu de blessés chez les flics malgré les nombreux objets lancés. Visiblement l’action avait été organisée dans les moindres détails par les détenus. L’alarme s’est déclenchée vers 20h30 lorsque qu’un groupe de détenus ont réussi à sortir de leurs chambres et à se faire la belle.
Apparemment ils l’ont fait sans résistance de la part des matons, en effet, les retenus s’étaient procuré les clefs des portes qui séparent la cafétéria de l’entrepôt. Les autres portes ont été forcées à coups de pied. Une fois dans l’entrepôt les révoltés se sont armés de gros cadenas et d’extincteurs. D’autres s’étaient préparés à l’émeute depuis des jours. Ils avaient rempli de pierres et de sable des bouteilles en plastique pour les lancer sur les flics. Une fois dans la cour la tension a atteint son paroxysme. Policiers, militaires et carabinieri qui surveillent l’extérieur ont été visés par des objets lancés par les retenus. Certains ont vidé les extincteurs sur les flics. Deux flics de la garde des finances ont été emmenés aux urgences pour intoxication.
Profitant du bordel 7 détenus ont réussi à escalader le dernier mur d’enceinte et à disparaître, sans laisser de traces, dans la nature avoisinante. Mais la tension a persisté, et il a fallu encore plusieurs heures pour mater la révolte. Le syndicat de flics/matons qui officie dans le centre a déclaré que c’était le règne de l’anarchie.

Traduit librement de Macerie par Sans Papiers Ni Frontières.


 Brixton, Londres, 31 Décembre 2012

Un groupe de manifestant.e.s a manifesté devant la prison de Brixton, en solidarité avec les prisonniers durant la soirée du Nouvel An.

Déambulant avec plusieurs banderoles, le cortège a reçu de nombreux signes de soutien de la part de la population du quartier avec des coups de klaxon, des cris de joies…

Des feux d’artifices ont été tirés pour établir une communication avec les détenus, qui n’ont pas tardé à répondre en criant des messages pour la liberté, en tapant sur les portes de leur cellule ou encore en lançant des sacs en plastiques enflammés.

Lire le compte-rendu (en anglais) sur Act For Freedom Now, 3 janvier 2013


 Nottingham (UK) : Manif bruyante du Nouvel An

Le soir du réveillon du Nouvel An, environ 30 personnes se sont présentées devant les portes de la prison de Nottingham afin de faire du bruit et de montrer notre solidarité avec les personnes détenues à l’intérieur. Nous avons sillonné le périmètre de la clôture avec un sound-system, en frappant contre la barrière avec des casseroles, en chantant et en criant, tandis que les feux d’artifice ont été lancés et jetés au-dessus des murs. [...]

Ce n’est là qu’une des nombreuses manifestations de solidarité avec les prisonniers qui se sont déroulées à travers le monde lors de la Saint-Sylvestre. Le système carcéral est un moyen brutale et violente de répression et de contrôle par l’Etat qui doit être combattu dans notre lutte pour la liberté. Les manifs bruyantes ne sont qu’une façon modeste de rompre l’isolement auquel les prisonniers sont soumis, en leur faisant savoir qu’ils ne sont pas oubliés.

Traduit de l’anglais (325) par lechatnoiremeutier, 3 janvier 2013 à 22h56


 Angers : Artifices en feu contre la taule

Le 31 décembre, trois charges explosives et lumineuses ont pété aux trois coins de la taule angevine

… mais sans réussir à faire tomber ses vieux murs. Malgré tout, le sentiment d’une brèche dans la normalité de cette société qui isole et quelques cris échangés par-dessus les murs. Un peu de lumière, un peu de bruit, un peu de fumée et beaucoup de rage…

Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons !

Pour 2013 réduisons les prisons en braises !

Source : Indymedia Nantes


 Région parisienne : Récit de ballades nocturnes contre les prisons

Ce texte n’est qu’un récit qui en appelle d’autres. Il reflète un point de vue et ne prétend pas parler au nom des autres individuEs présentEs ce soir-là.
Dans la nuit du 31 décembre 2012 au 01 Janvier 2013, nous sommes allés rendre visite aux prisonniers à proximité de plusieurs lieux d’enfermement en Ile-de-France.
Vers 23H30 (peut être plus), nous sommes alléEs à plusieurs dizaines au centre de rétention de Vincennes. Alors que nous traversions le bois en direction du C.R.A, nous croisons un flic seul, avec son chien, qui après nous avoir demandé ce que nous faisions (et devant l’absence de réponse ou de quelques répliques ironiques) nous a alors gratifié d’un « bonne année » étrange et plein d’angoisse (Keufs ou matons : l’année sera plus belle sans vous). Après avoir traversé le bois derrière le centre, nous avons commencé à lancé des pétards, des feux d’artifices et des fusées en criant plusieurs slogans. Dont « Liberté pour tous, avec ou sans papier », « Liberté ! Liberté ! » ou encore « pierre par pierre, et mur par mur, nous détruirons toutes les prisons ».
En quelques minutes, sans doute alertés à l’avance par leur pote maître-chien (le troll de la forêt), deux voitures pleines de flics débarquent. Nous nous esquivons alors tranquillement en repartant dans la forêt en hurlant sur les flics.
On recroise alors le troll de la forêt (le flic à chien de l’allée) qui est cette fois nettement plus remonté. Il nous dit de nous arrêter (il est seul, nous sommes à plusieurs dizaines) et commence à péter les plombs en menaçant de lâcher son chien et en essayant d’agripper des camarades. Le troll en uniforme finit par se ramasser le cul dans la boue et se faire copieusement insulter (notamment un retentissant « ferme ta gueule ! ferme ta gueule ! ferme ta gueule ! » sur un air chanté). Visiblement contenté de son premier échec de l’année, le troll de la brigade canine abandonne donc en continuant néanmoins à nous suivre de loin.
ArrivéEs sur un parking derrière le bois, les flics nous attendent avec 2 ou 3 bagnoles et commencent à descendre avec l’intention manifeste de nous attraper. Plusieurs personnes se séparent en groupes petits et grands et disparaissent dans la forêt ou aux alentours. S’en suis une petite cavalcade avec les flics qui rôdent un peu partout. Mais finalement, personne n’est arrêté.

Quelques temps plus tard…

Vers 1h30 du matin (peut être plus encore une fois) on est plusieurs à arriver vers la prison de Frêne. Il pleut et il fait froid, mais on se promène et on crie notre solidarité aux prisonniers qui commencent à répondre un peu et à gueuler. Puis le spectacle son et lumière commence.
Plusieurs groupes lancent des feux d’artifices (type mortier), pétards et fusées tout autour de la prison. A l’intérieur ça gueule, on lance des « liberté ! » qui reviennent comme un écho. Plusieurs slogans criés. On entend des gens gueuler à l’intérieur (la plupart contents, certains autres non : on les a peut-être réveillés…). Quelques pétards et fusées continuent de claquer pendant quelques minutes, puis on s’esquive tranquillement en continuant à crier.
Une société qui a besoin d’enfermer est elle-même une prison. Et la société dans laquelle nous vivons n’en a que trop besoin.
La prison est la soupape de sécurité d’une société autoritaire, divisée en classes, qui domine et opprime.
A défaut de pouvoir abattre ces murs dans l’immédiat, nous voulions réduire la distance entre ceux et celles qui sont dedans quelle que soit la raison et nous qui sommes dehors, au moins pour quelques minutes.
Parce que la liberté n’existera pas pleinement « hors les murs » tant qu’il y aura des murs de prison.
Parce que nous ne nous laisserons pas enfermer sans broncher.
Aussi, rappelons qu’avec un peu de malice et de bonne volonté, à 30 ou à 3000, il est toujours possible d’agir.
Tous les ans, partout dans le monde le jour du 1er de l’an, des rassemblements et des manifestations contre la prison et les lieux d’enfermement se déroulent aux abords des taules de toutes sortes à l’aide de feux d’artifices, de slogans, et d’autres trucs qui font du bruit ou laissent des traces.
Cette année encore, un appel international à des actions contre la prison avait été lancé pour la nuit du réveillon.
Enfin, le reste de l’année est là pour continuer à s’en prendre à la taule (dedans ou dehors) !
Feu à toutes les prisons !
Vive la belle ! Vive les mutinEs ! Vive la liberté !
Quelques anarchistes.

source : Indymedia Paris


 Rennes : Nique la taule

Salpètre et chlorate

Vers minuit, on se promenaient, fin sobres, en longeant les murs pour échapper à l’hypocrite élan socialisant annuel des passants, le sourire aux lèvres rouges avinées et de bave gluante dans les yeux (ceux qui fêtent la nouvelle année en fait). Derrière les ombres immobiles des murs de la taule de meufs à Rennes, nous aperçûmes plusieurs groupes de gen-te-s qui, en hurlant des trucs sympas, firent exploser (non pas les murs mais) des bidules pyrotechniques, pas bien dang’reux mais assez spectaculaires. Les entaulées étaient nombreuses à répondre, à crier et à faire du bruit contre les barreaux.
Gardons l’espoir qu’un jour, on fera péter les murs !!!

source : Indymedia Nantes


 Suisse : La nouvelle année ne nous fera pas plus aimer les murs

Action pour tou-te-s les prisonni-ère-er-s et contre toute forme d’enfermement, le 1 janvier 2013, salutation aux feux d’artifices devant 5 établissements pénitentiaires vaudois et fribourgeois

Alors que des milliards d’ignares fêtaient le passage à l’an 2013 et la non-fin du monde, quelques personnes ont choisi d’aller saluer celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de festoyer comme les autres, enfermé-e-s contre leur gré dans les prisons de l’Etat.

Les murs des établissements pénitentiaires vaudois de la Plaine de l’Orbe et de la Croisée à Orbe, de la Tuilière à Lonay et de Bois-Mermet à Lausanne, ainsi que la prison de Bellechasse à Sugiez (FR), ont été égayés par les lumières et les explosions de feux d’artifices et autres « engins pyrotechniques ».
Ils n’ont également pas pu étouffer les cris de joie et de remerciement des prisonni-ère-er-s répondant de l’intérieur.

Pour tou-te-s les prisonni-ère-er-s et contre toute forme d’enfermement
Nous construirons des ponts avec les briques de leurs prisons.

source : Indymedia Suisse


 Nouvel an 2013 à Toulouse , feux d’artifices devant les prisons !

Feux aux prisons, sur un air de charleston.

Les fêtes de fin d’année, ça nous fait chier. Célébrer leur nouvelle année on en a rien à péter, ça nous fait gerber mais pas pour les mêmes raisons…
L’année prochaine ça sera pire qu’avant et les gens derrière les barreaux sont bien placé-es pour le savoir. Chargés de dix kilos d’explosif (lol : soirée charleston, merci le capital), on est allé-es arpenter les champs qui entourent le CRA de Cornebarrieu et celui de la maison d’arrêt et du centre de détention de Seysses. pendant que les beaufs avec leurs coupes au gel et leur teinture blonde faisaient la teuf dans les maisons des matons, on a allumé les feux d’artifice pour faire un gros big up aux prisonnier-es. On entendait que ça criait à l’intérieur et on voyait du monde aux fenêtres, ce genre de moments, même s’ils ne cassent pas les murs des prisons, sont précieux et donnent de la force aux enfermé-es qu’ils/elles soient dedans ou dehors. Ils passent leur temps à nous exploiter et quand on essaye de se débrouiller par nos propres moyens ils nous enferment.
On reviendra, gros big up à tout-es les encagé-es.

source : Indymedia Nantes


 Bordeaux : Feux solidaires devant la prison de Gradignan – Nuit de la St-Sylvestre 2013

2012 : encore une année pleine de richesse

A la pointe de la technologie et de la démocratie, la presse virtuelle accumule les informations sur la prison. 67674 prisonnières et prisonniers, une demande de grâce de Philippe El Shennawy, et des millions de français qui au pire s’en carrent, au mieux s’entêtent à décrire et penser le système carcéral qu’au travers de conceptions sécuritaires et raciales, crachées par ceux qui sont censés les informer… Ce sont les mêmes qui stigmatisent les actions militantes comme des gestes philanthropique (mes fesses), au pire l’opération d’apprentis gauchistes.

1er janvier 2013 : les beaux gosses et les CRS dansaient la farandole sur les quais, la plupart des bars n’ouvrait que sur invitations privées, mais puisque se mobiliser avec le reste du peuple pour célébrer la fin d’une année qu’on a trouvé pourrie ne nous bottait pas plus qu’une bonne gastro, on est parti pour la deuxième année consécutive avec nos petits feux de supermarché direction la maison d’arrêt de Gradignan en espérant que nos cris dehors et nos pensées arrivent jusque de l’autre côté des murs.

Puisqu’on a entendu « Encore ! Encore ! », on se dit que le message est passé.

C’est clair qu’on va pas faire ça toute notre vie, et on ne sait pas si on sera là l’année prochaine. En attendant, puisqu’on sent que cette année va perpétuer le bal de tous les bons gros réacs des rédactions et forums de tous les médias de merde de ce pays, on pense que la relève, de toute part, ferait bien de se magner à arriver.

La propagande par la fête.

source : Lechatnoiremeutier


 Le tribunal de Bergerac vandalisé

Si c’est une blague, elle est mauvaise. Dans la nuit de lundi à mardi, la façade du tribunal a été aspergée d’un liquide rouge bordeaux en de multiples endroits.
La police, qui s’est rendue sur les lieux mardi après-midi pour constater les dégâts, a laissé entendre que les traces pourraient être en réalité des traces de ketchup.
Dans la nuit du Nouvel An, le palais de justice n’a d’ailleurs pas été le seul lieu vandalisé. Le sapin de Noël qui se dresse sur le parvis du tribunal a lui aussi été la cible de dégradations.
Mardi matin, des boules en morceaux jonchaient un peu partout le sol.

Source : la presse (sudouest.fr)


 Valence : tags sur la maison d’arrêt

Des slogans anarchistes ont été découverts sur les murs et la porte de la maison d’arrêt de Valence, dans la Drôme. Peut-être l’œuvre d’un groupuscule anarchiste. Une enquête est en cours.
Une enquête est ouverte au commissariat de Valence après la découverte au matin du jour de l’An de graffitis sur les murs d’enceinte de la maison d’arrêt valentinoise.
Des tags et des logos très surprenants :
« de pierre en pierre, de mur en mur, détruisons toutes les prisons »
« solidarité avec les prisonniers de la guerre sociale en cours »

Source : la presse (francebleu.fr)


 Hambourg : réveillon des prisons

Dans la soirée du 31 décembre 2012 à Hambourg, vers 23h30, un groupe de 120 personnes s’est rassemblé, dont une partie était en cortège, devant la prison Holstenglacis.

Les manifestant.e.s se sont clairement fait entendre des engeôlé.e.s avec de nombreux pétards, fusées et feux d’artifice, sonos, et que la solidarité était clairement visible grâce à plusieurs banderoles contre les prisons.

Les prisonniers ont répondu par des cris et en jetant des bouts de papiers enflammés à travers les barreaux de leurs cellules.

A 01h30, l’action anti-carcérale a pris fin, sous des slogans scandés et de la musique…

La veille (30/12/2012), 30 personnes s’étaient rassemblées à l’extérieur de la prison Holstenglacis, notamment sous les cellules du secteur pour femmes, où cris et bruit (en tapant sur les murs et portes de leurs cellules) des oubliées ont répondu aux pétards et tirs de feux d’artifice de l’extérieur.

Extrait traduit par Lechatnoiremeutier de Linksunten Indymedia


 Athènes : Manifestation devant la prison pour femmes de Koridallos

Le texte d’appel à la manifestation :

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ DEVANT LA PRISON DES FEMMES DE KORIDALLOS
Athènes, prison de Koridallos, lundi 31 décembre 2012 à 23h30

“Le détenu dans la prison arrête de vivre, il survit simplement. Tout un chacun construit son moule recourant aux comportements et réactions normalisés. [...] Il est simplement un chiffre de plus, un autre dossier judiciaire épars sur un lit de fer, dans une cellule étroite. Un chiffre de moins et ce n’est pas la fin du monde. Du reste, d’après le système disciplinaire les détenus ne sont pas nés, ils poussent simplement, et ils seront déracinés de la même façon qu’ils ont poussé.” —Extraits d’une lettre d’un compagnon depuis la prison.

De Santiago jusqu’à Montréal
Et de Thessalonique jusqu’à Chania
10, 100, 1000 rassemblements de solidarité devant les prisons, maisons de redressements, centres de rétention.
Quand tout le monde célèbre, nous nous souvenons de ceux que les gens veulent oublier.

Source : Indymedia Athènes, traduction de Contrainfo
photos et vidéo de la manifestation


 Helsinki : visite pour le nouvel an au centre de rétention de Metsala

A Helsinki, un groupe de 20 personnes a manifesté autour du centre de rétention pour sans-papiers de Metsala.
Quelques échanges ont eu lieu avec un détenu, la solidarité s’est exprimé par du vacarme nocturne avec tambours, slogans contre les CRA et les frontières, feux d’artifices et banderole.
Un camarade a été arrêté par les flics mais.relâché quelques heures plus tard.

Takku.net


 Amsterdam : manif devant le camp de déportation de Schiphol

La nuit dernière, un groupe de personnes est allé faire du bruit devant le camp de déportation de Schiphol (Amsterdam). Il s’agit d’une tradition internationale de la Saint-Sylvestre de se rendre devant les prisons afin de briser le silence et l’isolement.
Dans la nouvelle prison de Schiphol « De Poort », plus de 1.000 personnes seront enfermées. Encore plus de cellules pour un système meurtrier. La nuit dernière, des messages enregistrés depuis le RefugeeChurch – une église squattée habitée par des sans-papiers à Amsterdam – ont été diffusés pour les personnes enfermées (à l’intérieur).
[...]
Le système carcéral est entièrement basé sur leur besoin de réglementer et de contrôler la « société ». Les gens sont enfermés simplement parce qu’ils ne rentrent pas dans cette société, ne contribuent pas suffisamment en termes économiques, ou tout simplement dans le but d’effrayer les gens. Pour l’Etat il s’agit de protéger les riches et l’ordre, afin de maintenir l’exploitation et la répression.
C’est pourquoi nous continuerons à venir pour faire entendre notre solidarité avec les prisonniers.
Jusqu’à ce que tout le monde soit libre, jusqu’à ce que les frontières et les murs de prison n’existent plus.
Pour un Nouvel An rebelle !

Traduit de l’anglais de Contra-info par lechatnoiremeutier


 Cardiff : manif pour le nouvel an

La nuit dernière, dans le cadre de l’appel international pour des manifestations bruyantes devant les prisons et centres de détention, un groupe d’anarchistes et anti-autoritaires s’est rassemblé à la prison de Cardiff, où certaines personnes ont déclenché des feux d’artifice et des centaines de tracts ont été dispersés depuis le haut du parking multi-étages situé en face de la prison (qui est visible de la plupart des cellules de la prison) alors que d’autres faisaient fonctionner une sirène, en frappant sur des tambours et jetant des feux d’artifice par dessus le mur de la prison et a participé à des chants anti-carcérales et anti-police avec les prisonniers, qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour communiquer avec la foule rassemblée à l’extérieur.
On pouvait lire sur le tract « La solidarité est notre arme – Liberté maintenant » sur une face et « Feu aux prisons, feu aux frontières, et feu pour ceux qui protègent le système qui nous tue tous. A.C.A.B. » sur l’autre.
Le premier groupe a fait une retraite rapide et tactique après avoir remarqué la saleté approche accompagné d’un camion de pompiers en direction de la prison. Environ une heure plus tard, un petit groupe revint à déclencher le dernier feu d’artifice et crier un peu plus notre soutien à ceux enfermés à l’intérieur.
des anarchistes

Traduit de l’anglais de Contra-info par Lechatnoiremeutier


 New-York : Pour l’anéantissement de la prison et de la société carcérale.

Le 31 Décembre, au moins 60 personnes ont répondu à l’appel pour une manifestation bruyante à l’extérieur du Centre Correctionnel Métropolitain (MCC) dans le centre de Manhattan. La foule a facilement occupé la rue en face de l’établissement et un chahut sonore a envahit le secteur, à l’aide de slogans, chants et coups de klaxon…

Les chants anti-carcérales et anti-police de la foule ont accompagné la banderole « Brûlons la société carcérale. » Les rebelles dans les rues ont acclamé les engeôlés et les exclus, puisqu’ils tapaient sur leurs fenêtres, faisaient clignoter leurs lumières, et donnaient d’autres signes de vie à partir d’un bâtiment sans vie. Nous nous sommes déplacés tout autour de la taule pour être sûr que chacun puissent entendre les cris et essayé d’être aussi proche que possible de la cellule du pirate anarchiste Jeremy Hammond, étant donné que nous avons scandé son nom.

Faisons de 2013 une année terrible pour les capitalistes et les chiens de l’État du monde entier et une année plus joyeuse pour ceLLESux qui veulent le triomphe de la vie sur la mort.

NOTRE PASSION POUR LA LIBERTÉ EST PLUS FORTE QUE LEURS PRISONS

POUR L’ANÉANTISSEMENT DE LA PRISON ET DE LA SOCIÉTÉ CARCÉRALE

Traduit de l’anglais de Anarchist News


 Montréal : Résumé de la manif bruyante anti-carcérale du Nouvel An devant les prisons de Tanguay et de Bordeaux

Plus de 50 personnes se sont réunies à Montréal pour perpétuer la tradition des manifs sonores anti-carcérales devant les prisons lors de la nouvelle année. La manif est descendue dans les rues derrière une banderole « Pour un Monde sans patrons, ni flics, ni prisons » avec une escorte policière essayant en vain de contrôler la circulation. Parmi les tracts distribués à la foule, certains expliquaient l’action et précisaient les récentes modifications législatives, que le gouvernement a conçu pour remplir les 22 nouvelles prisons construites.

Lorsque nous sommes arrivés à notre première destination, la prison pour femmes de Tanguay, la foule scandant des slogans est entrée par la porte d’un parking alors que les porcs étaient devant l’entrée. Autour de la porte de derrière, de nombreux discours donnés au méga-phone ont été adressés aux prisonnières, dans l’espoir qu’elles entendent les mots de solidarité en français et en anglais. Des chants, des cornes et des feux d’artifice ont été utilisés pour attirer l’attention de nos amies à l’intérieur. Peu de temps après, durant la visite, nous avons entendu des réponses depuis les fenêtres, « Bonne année », ce qui a déclenché encore plus de bruit et d’amour de la part de la foule. La foule a passé 20 minutes à échanger des chants de solidarité et de souhaiter du bon aux femmes, avant de promettre de revenir et de marcher jusqu’à notre prochaine cible.

Une marche d’environ 15 minutes nous a amené à la prison pour hommes de Bordeaux, qui est la plus grande prison de la province de Québec. Cette fois, la foule a dû esquiver une barrière pivotante et faire face à une forteresse beaucoup plus grande [...] Des feux d’artifice ont annoncé notre présence et les discours ont été de nouveau émis en exprimant notre désir d’abolir les prisons et tous les pouvoirs. Après beaucoup de bruit de décisions et l’écoute, les réponses provenaient des hommes à l’intérieur. Encore une fois « Bonne année » a été entendu parfaitement, et nous avons répondu par « solidarité avec les prisonniers ». De nombreux hurlements de voix différents franchissant les murs partaient de tous les coins du monstrueux édifice. [...] En sortant nous avons de nouveau pris la rue à quatre voies en scandant « police partout, justice nulle part » et « notre passion pour la liberté est plus forte que leurs prisons ». La manif s’est dispersée sans l’ingérence des porcs dans la station de métro où avait débuté le rassemblement.

Texte du tract distribué durant la manifestation bruyante :

Notre lutte n’est rien si nous oublions nos prisonnières et nos prisonniers !

Manif anti-carcérale du Nouvel An… ou, pourquoi nous haïssons les prisons

Les manifestations de bruit devant les prisons et les centres de détention de l’immigration prennent part à une tradition en cours dans plusieurs régions du monde de ne pas oublier celles et ceux qui sont détenu.es par l’État. C’est une manière de démontrer de la solidarité avec les personnes emprisonnées à l’intérieur. Les prisons ont été créées pour isoler les gens de leurs communautés. Ces manifestations sont un des moyens de nous rassembler pour lutter contre la répression et de briser cet isolement.

Les prisons existent pour affermir l’autorité du pouvoir en place. Il ne peut y avoir ni mesures d’austérité, ni capitalisme, sans prisons pour mettre celles et ceux qui ne peuvent, ou choisissent de ne pas correspondre aux normes de ce système. En fait, l’agrandissement des prisons et la mise en place de mesures d’austérité marchent main dans la main. Alors que le gouvernement réduit le budget alloué aux services sociaux, étendre le système carcéral est une de ses priorités. Tout en adoptant de nouvelles lois comme les projets de loi C-10 et C-38, qui visent à mettre plus de gens en prison pour plus longtemps et assurer la détention obligatoire des réfugiés, l’État dépense présentement un budget de 4 millions de dollars pour construire 22 nouvelles prisons et agrandir plusieurs établissements déjà existants à travers le pays. Cela donne une plus grande marge de manœuvre à l’État pour emprisonner à la fois celles et ceux qui le combattent activement, comme les personnes emprisonnées dans le contexte de la grève étudiante du printemps derniers ou dans celui des manifestations contre le G20 à Toronto en 2010, ainsi que celles et ceux qui contestent ses lois simplement pour survivre. Les gens sont arrachés de leurs communautés et une fois à en-dedans, ils et elles deviennent un réservoir de main d’œuvre esclave pour l’industrie.Faisons savoir à celles et ceux qui sont enfermées, qu’elles et ils ne sont pas oublié.es. Nous pouvons partager notre opposition aux barreaux, aux gardes ainsi qu’au monde de misère et d’exploitation qui en a besoin. Parce que personne n’est libre jusqu’à ce que nous le soyons tous. Endedans comme à dehors, révoltons-nous !

Traduit de l’anglais de Anarchist News par Lechatnoiremeutier.
source du tract


 Durham, Caroline du Nord, USA

À Durham, Caroline du Nord, un peu plus de 50 personnes ont à l’appel pour une manifestation bruyante à la prison, avec percussions, bouches d’égout retournées, beaucoup de banderoles anarchistes, et le jet de nombreux feux d’artifices. Les jeunes gens couraient joyeusement tandis que les gens plus âgé-e-s ont scandés des mantras anti-flics. Au moins une voiture de police a été attaquée.

Traduit de l’anglais de Anarchist News par Le Cri du Dodo.


 Russie : Détruire toutes les prisons

En Russie, une personne sur quatre a déjà vu une prison de l’intérieur. Il ne s’agit pas d’une question de mentalité pas plus que d’un penchant maniaque à commettre des crimes. Nous rejetons la glorification de la figure du prisonnier – en dehors du cadre de ses qualités individuelles – seulement du fait de son emprisonnement. Se lamenter sur l’aspect accusatoire du système judiciaire ou la brutalité policière ne nous convient pas non plus.

La solution ne peut résider que dans l’abolition de cette institution répressive, rabougrie et obsolète sur laquelle s’appuie largement le système, y envoyant, de siècle en siècle, ses indésirables.

Une heure avant minuit, devant la prison n°5 “Vodnik” une fusée de détresse a fendu l’air tandis que quelques feux d’artifice illuminaient une banderole avec l’inscription “détruire toutes les prisons”, visible d’une partie des cellules.

PS : A Stepan Zimin, Yaroslav Belousov, Denis Lutskevich, Fedor Bahov, et aux autres inculpés de l’affaire du Marais, aux prisonniers anarchistes et anti-racistes nous souhaitons santé et endurance. Soyez réalistes – demandez l’impossible !

Source (en russe) : avtonom.org

Récits de voyage d’un compagnon libertaire : Tunisie 1- Tunis Jendouba et Bizerte.‏

Dernier soir au Caire.
Je retourne dans un petit café où le propriétaire anglophone m’accueille toujours à bras ouverts .Il n’est pas là. Pour le dernier soir je décide de fumer la chicha mais je ne sais pas dire  » tabac à la pomme », ce tabac très doux et d’odeur agréable . Pour être sûr de ne pas renouveler une erreur vécue au Liban ou en Syrie , je ne sais plus (on m’avait apporté un tabac ordinaire que je n’avais pas pu fumer) je me dirige vers un groupe de jeunes , garçons et filles , attablés dehors et leur demande de préciser au serveur que je veux ce tabac à la pomme.
 Me voilà donc avec un thé et la chicha et une télé qui passe des clips de danses du ventre .Passent 3 barbus dans leur qamis, toque blanche, droits dans leurs sandales ( mot d’origine arabe) ne jetant pas un regard sur ce monde en perdition , voué à l’ enfer . Et de méditer sur ces deux Egyptes qui s’ignorent ou s’affrontent …

 L’imprécision est souvent source de malentendus.Une amie pense que l’égyptologue cité dans la lettre précédente minimise ce crime qu’est l’excision quand j’ai parlé de  » petite opération ». Il n’en est rien. Petite par la taille et de ce fait il est impossible d’en voir la trace sur une momie dont la peau est rétrécie et parcheminée depuis plusieurs milliers d’années.Quant aux hiéroglyphes qui n’en parleraient pas , je lui en laisse la responsabilité.Mais je vais poser la question au GAMS (Association qui lutte contre les mutilations sexuelles et les mariages forcés.67 rue des Maraichers 75020 PARIS).
 Imprécision encore quand j’ai relu la dernière lettre. On pourrait penser que je fais preuve de complaisance par rapport aux dictatures laïques.La fin de toute dictature est une bonne chose si elle engendre un mieux et non pas un pire. Saddam Hussein a été un agresseur envers l’Iran et s’ensuivit une boucherie qui dura des années avec la bénédiction des Occidentaux. L’Iran n’a jamais attaqué ses voisins .Je déteste les ayatollahs mais cela doit être dit. De même pour la Syrie et si elle est intervenue au Liban ce fût à la demande …des Chrétiens ! Quand je vois les images de l’armée syrienne libre sur les chaînes arabes je vois surtout des djidahistes (ce fût mon métier d’analyser les images) et j’ai un doute sur le mieux qui pourrait suivre .

 Mais entre-temps il y a eu l’arrivée à Tunis avec clavier français comme vous le constatez. Quel contraste avec Le Caire !En allant à l’aéroport le chauffeur me disait « Le Caire c’était bien il y a 20 ou 25 ans « .Je veux bien le croire.Ce n’est plus une ville de dimension humaine(Ah! la plannification familiale , éternel sujet!).Mexico est sans doute comparable en taille mais des mesures ont été prises pour limiter la circulation.Donc Tunis parait un havre de paix .Les gens ne klaxonnent pas.J’ai assisté à 2 altercations mais c’étaient des piétons qui s’en prenaient à des automobilistes qui pourtant roulent lentement !Le soir à 19h les rues se vident.Et  le matin la ville s’éveille plus tôt .C’est un pays facile pour les francophones , le français étant 2e langue.Les Tunisiens ont gardé le dimanche comme jour férié. Le muezzin appelle à la 1e prière à 6h alors qu’au Caire c’est à 5h15. Moins de mosquées il me semble et moins de musique religieuse.Les hommes sont d’avantage vêtus à l’occidentale et beaucoup de femmes ne portent pas de foulard. Deux quotidiens en français: La Presse et Le Temps.
D’avantage de policiers et de militaires avec quelques blindés en faction devant les Ministères.
 J’ai beaucoup observé les gens pendant ce voyage et la diversité de l’habillement est une richesse et un plaisir pour les yeux .Je me dis qu’on peut bien s’habiller comme on veut .Par contre quand des parents ne veulent pas de la gym ou de la piscine pour leur fille ou pas de cours de biologie pour leurs enfants c’est le moment de leur opposer un NIET DE POLITBURO ! Et si une femme en a marre du niqab par un jour de beau temps elle a assez de tissu pour attacher son mari et fermer la porte à double tour. Scenario pour un court-métrage délirant..Bye bye! le soleil est pour tout le monde !Mais le vêtement doit rester un choix individuel .
 Le train de banlieue permet d’aller dans plusieurs lieux de promenades, La Goulette et Sidi Bou Said (où les salafistes qui décidément tiennent à incarner le néo-fascisme viennent d’incendier un mausolée ) et de visiter les sites archéologiques de Carthage à une quinzaine de km.Je suis allé dans ces 3 lieux .Là je verrai des touristes asiatiques, d’Europe centrale et d’Italie.

 Ma première visite à Tunis est pour l’Association des femmes démocrates qui me proposent d’aller à l’ Université féministe où je pourrai trouver la femme que je cherche.C’est dans le même quartier.Cette femme travaille en milieu hospitalier mais une des initiatrices du projet me reçoit et me fait un bilan de la situation.
Il y a 27 % de femmes à l’Assemblée. Des Islamistes modérés ? bien sûr que non .Elles veulent l’égalité sans restrictions .Pas question de laisser passer la charia.Elles veulent qu’on retire l’article 1 de la Constitution (l’Islam religion d’Etat).Même majoritaire ,pas de référence à la religion musulmane , d’autres religions existent et aussi ( non reconnus) des athées car en Tunisie il y a un Parti communiste , des groupuscules d’extrême -gauche…).La nouvelle Constitution est promise pour fin février début mars .La société civile est très vigilante .C’est un conflit entre 2 projets de société , celui d’Ennhada -( soumis aux pressions de salafistes )et les progressistes .(On peut comparer la rigidité, l’intolérance des Islamistes avec ce que nous connaissons bien en France: le Front national !)
 Une amie parisienne m’a donné de l’argent à remettre à une association de mon choix. Je le remets donc à l’Université féministe et la trésorière me laisse un reçu et me demande l’adresse de la donatrice pour lui envoyer un double.Elle ajoute: l’argent ne servira pas pour notre fonctionnement mais directement pour les femmes victimes de violences.Quant à moi je verrai l’état des « phynances » en fin de séjour.

 Ma première escapade est pour une petite ville de l’ouest tunisien en direction de la frontière algérienne : JENDOUBA , qu’on atteint en 3h de train.C’est une amie de Champoly , de l’autre côté des Bois Noirs qui a des racines en Sicile et en Tunisie et qui m’a donné 2 adresses de personnes à visiter .Ce sont des gens du peuple qui vivent simplement et ce sera une nouvelle expérience .Quand je demande à Houda ce qui a changé pour elle et sa famille après ces 2 années elle me répond , un peu lasse: « rien ».Et quand je lui demande combien elle a d’enfants elle me répond : 3 et une fille ! Je connais la formule mais à chaque fois ça me surprend.J’en profiterai pour aller visiter les ruines romaines de BULLA REGIA à 8km.En sortant de la gare on est accueilli par les cigognes qui ont construit leurs énormes nids tout autour de la gare .
 Il n’y a que 2 hotels à Jendouba , le Simitthu et l’Atlas .Voici 5 mois environ les salafistes ont brûlé le Simitthu et quelques bars où on consommait la bière et ils se dirigeaient vers l’Atlas quand ils ont été stoppés dans leur élan purificateur par la police.J’élis domicile à l’Atlas , architecture soviétique qui me rappelle des hotels en Yougoslavie mais grandes chambres très propres. Je me demande si je suis dans un fief des conservateurs et je suis vite détrompé . Bien que nous soyions vendredi les bouteilles de bière s’accumulent sur les tables .Il n’y a pas de touristes ici et la clientèle est populaire . Il est clair que les Islamistes n’auront pas que l’hostilité des féministes…Ce que je reproche à ces bars c’est surtout que ce sont des lieux masculins.

 Puis ce sera un minibus pour Bizerte , belle ville au nord de Tunis qui fût un grand port militaire que les Français ne voulaient pas lâcher même après l’indépendance, ce qui occasionna beaucoup de morts chez les Tunisiens.Très agréable de se promener autour du port .
je vous laisse pour découvrir la casbah et la médina et un peu plus tard le hammam.
GhiBe.
Bizerte le 14 janvier 2012.( 1434 de l’Hégire ) et 2e anniversaire de la révolution tunisienne

Kit d’auto-défense à Pôle Emploi-Actualisation

Le kit d’auto-défense à Pôle Emploi a été actualisé pour 2013, suite à des modifications concernant les procédures de radiations.

Pour le recevoir, cntait63@gmail.com ou UL CNT-AIT 63 2 Place Poly 631000 Clermont-Ferrand

Egypte 3 Du Caire a Louxor‏ (récits de voyages d’un compagnon libertaire)

Bien bavard avant de quitter l’Egypte pour la Tunisie….

Retour au Caire.La ville s’eveille tard et s’endort tard. Dans le quartier de Tahrir les nombreux cafes chichas installent tables et chaises sur les trottoirs et le soir les gens viennent par milliers fumer et ou boire the’ ou cafe’ turc .On voit plus de femmes le soir . Pulls , vestes, manteaux : c’est l’hiver.La majorite’ des femmes portent juste un foulard et une minorite’ se partage entre niquabs ( qu’on ne voit pas au cafe’) et cheveux au vent ( souvent des Coptes ).Les jeunes filles sont souvent en jeans et coquettes . L’habitude des voitures qui klaxonnent frenetiquement n’a pas l’air de gener ces noctambules .( Moi si , beaucoup ! Tiens j’ai vu 1 motocycliste avec un casque en 25 jours !) .Le danger en Egypte ? traverser une rue !
 Il n’est pas difficile de sentir que cette ville souffre de surpopulation.La tension est palpable, l’impatience ( klaxons) et la promiscuite’ engendrent des disputes ( chez les hommes comme par hasard).
 La difficulte’ pour joindre les contacts qu’on m’a donnes en France vient de m’amener a …tenez vous bien !…acheter un portable! La premiere fois qu’il a sonne’ je pensais que c’etait un autre et c’est le receptionniste de l’hotel qui m’a averti !
 Je rencontre un etudiant en medecine qui a etudie’ le francais a l’ecole de langue Cavilam a Vichy. Il vient avec un ami et tiennent a me faire decouvrir  » Cairo by night « .Nous passons donc par la Place Tahrir pour aller jusqu’au Nil tout pres et j’ai droit au bateau-mouche. Aux abords de la Place nous assistons a un incident de harcelement envers une fille.Finalement l’importun sera chasse’.Je reviendrai sur le harcelement et le machisme.
 J’ai vu le A cercle’ des libertaires sur les murs au Caire, a Alexandrie et a Port said. Sur google j’ai trouve’ le site du « Libertarian socialist movement ».Le contact a echoue’ a Alexandrie mais je reussis a voir l’un des membres au Caire. Echange de litterature. J’ai des journaux d’Angleterre et il me donne journal et tract du MSL en arabe.Le jour ou nous nous recontrons il me parle de la situation conflictuelle a Alexandrie. Quelques semaines auparavant ils ont participe’ a l’attaque du siege des Freres musulmans a Alexandrie.
 Je rencontre aussi une femme egyptienne revenue de France pour participer a la lutte contre la confiscation de la revolution par les islamistes. Elle m’entraine au siege du Parti de gauche ou de nombreuses femmes s’activent. Une delegation de femmes va voir un juge ( le pouvoir est toujours en conflit ouvert avec les juges ).
 Philippe ( celui qui a fait le livre sur la bio), un ami qui fait un film au Burkina faso sur l’excision ( plus exactement sur la reconstitution du clitoris par des chirurgiens , le Burkina ayant ete’ a l’avant-garde de la lutte contre l’excision a l’epoque de Thomas Sankara) m’a demande’ ou en etait la situation ici en Egypte . L’excision serait nee ici a l’epoque des Pharaons donc pre’-islamique et je pose la question a Olfat. Sa reponse:  » L’excision etait interdite par une loi. Les islamistes l’ont abolie.Le pire se passe en Haute Egypte ou ils organisent des caravanes mobiles qui la pratiquent gratuitement. »
 Je suis etonne’ de voir cette femme tres motivee qui a conscience qu’il ne faut surtout pas laisser le pouvoir aux religieux sinon ce sera un grand pas en arriere pour toute la societe’ mais particulierement pour les femmes .
 Le Caire montre l’image d’un pays inscrit dans la modernite’ et un quart des Egyptiens vivent ici . La force des religieux est d’avantage en province.
 Le cafe’  » Riche », a deux pas de la Place Tahrir , est l’equivalent du Cafe’ de Flore a Paris , rendez-vous de l’intelligentsia cairote.C’est la que j’ ai rendez-vous avec Nadia Kamel , cineaste .Elle me brosse un tableau interessant de l’Egypte actuelle et se rejouit de cette effervescence qui perdure depuis si longtemps .Le referendum ? personne ne se faisait d’illusion et beaucoup d’opposants ne se sont pas deplaces .La Constitution est tres confuse . On y trouve tout et son contraire . Mais cette periode est positive en ce sens que les gens s’expriment et particulierement les femmes .Combien de temps cela durera-t-il ? Impossible a dire . Au lieu de faire des paris sur l’avenir , elle est tres lucide :tout peut arriver. Morsi peut etre tente’ d’en finir par une violence mesuree ou sanglante .Mais il a le soutien et l’argent des USA et ne peut faire n’importe quoi…Regardez les films qu’elle a produits sur google en particulier « Salade maison » que j’aimerais bien voir…
 Puis c’est le depart pour Louxor 650 km au sud , en bus de nuit car les trains sont complets .La, je rencontre un archeologue francais qui travaille sur le site du Ramesseum , de l’autre cote’ du Nil. Il est du village de Champoly a 30 km de chez moi et c’est une amie de ce village qui m’a donne’ ce contact.Une cinquantaine de Francais se relaient sur 3 mois chaque annee. Des Italiens aussi fouillent sur ce site .Un ami a lui , egyptologue nous fait une visite commentee du temple d’ Hapchetsout, regente qui se declarera pharaon !Son successeur Thoutmosis III se vengea en faisant gratter et detruire toute reference a elle et ce guide nous fait deviner ce qui est encore en filigrane…J’ en profite pour relancer la question de l’excision. D’ apres lui la mutilation est si petite qu’aucune momie n’en porte trace et aucun texte non plus donc retour a la case depart quant aux origines.

Dans le train d’Ismailia a Suez 4 jeunes etudiants ( 3 garcons 1 fille ) ont envie de me parler.Qu’est-ce que je pense du regime ? Religion ?  » Je m’interesse plus a la philosophie qu’a le religion » J’hesite entre Free-thinker (Libre-Penseur ) et finalement je leur dit  » agnostique  » .Ils ne connaissent pas le mot et je leur ecrit et leur propose de le chercher sur Wikipedia.Ils sont hostiles a Morsi et me decrivent Suez comme une ville conservatrice .
Hier au Caire sur un bateau-taxi 2 etudiants m’accostent et m’accompagnent jusqu’a l’Universite’ de Giza.Ils sont aussi hostiles a Morsi , me posent des questions sur la vie en France et sont stupefaits quand je leur dis qu’on peut vivre avec une personne sans etre marie’ .Ils regrettent le poids des traditions en Egypte .

Lectures de voyage :
Salam gaza de Tahar BEKRI , poete tunisien qui raconte son indignation quand il decouvre la vie des Gazaouis.
( A propos des tunels, je comprends que leur construction coute cher.Mais les proprietaires pourraient au moins etablir le meme bareme pour les personnes et les marchandises.J’ai connu 2 passeurs qui traversaient les Pyrenees a l’epoque de Franco.Ils passaient des militants au peril de leur vie uniquement par solidarite’.Jamais d’argent. Autres temps autres moeurs .)

Les echelles du Levant d’Amin MAALOUF , toujours aussi seduisant.
Enfance , au feminin de Taslima NASREEN , auteure du Bangla Desh en exil depuis qu’une fatwa menace sa vie.Autobiographique.Petite fille rebelle coincee entre un pere medecin , tyrannique et violent, qui veut que ses 2 filles et ses 2 garcons fassent des etudes et une mere mystique qui subit le lavage de cerveau d’un immam-gourou et pour qui les etudes ne servent a rien.( Si j’avais vecu la meme chose j’aurais eu combien de fatwas ?)
Je vous recommande ces 3 livres !

 Retour a la Place Tahrir et aux harcelements sexistes envers les femmes.D’apres « Egypt Independent  » , hebdo ou l’on trouve un article intitule’ « hands off » qu’on pourrait traduire par « bas les pattes « ,les harcelements au debut de la revolution etaient le fait d’agents pro-Moubarak ou de gens qui voulaient que la Place soit un lieu d’insecurite’ pour les femmes , specialement les protestataires.Mais l’auteur accuse aussi des habitudes de comportement chez les hommes .Il rappelle que le harcelement sexuel etait une pratique courante des forces de « securite’ « sous la dictature Moubarak quand elles arretaient des manifestantes ( tests de viginite’ !!!).Et que cet apppareil de repression est le meme !
Et peu importe la facon dont elles sont habillees.Des femmes voilees ou en niquab ont subi le meme sort !.
 Des groupes de vigilance se sont formes et il semble que la situation s’ameliore .
 Mais lundi 31 decembre une agression s’est deroulee tot le matin .un commando masque’ a tire’ sur des opposants avec pour bilan 2 blesses dont 1 tres grave .C’est evidemment planifie’ pour casser le moral des occupants permanents de la Place Tahrir.
 Si une condition incontournable pour une revolution est la stricte egalite’ hommes-femmes alors on est loin du compte !
Si une autre condition est que les religieux s’occupent uniquement de religion alors on comprend le frustration d’une partie de la population .si une 3e condition est de sortir du systeme capitaliste alors restent l’utopie et les reves !
Poutant le simple fait qu’il y ait cette opposition si forte represente un espoir.
Vous connaissez les 2 pays arabes qui N’ETAIENT PAS diriges par des religieux ? L’Irak et la Syrie et vous avez vu l’empressement des occidentaux et des Emirats a les detruire ?C’est aussi le point de vue d’ un Syrien francophone rencontre’ dans le metro.
 Une note sympathique pour finir : les villes d’ Egypte regorgent de chats et beaucoup de gens  les nourissent mais ils etaient deja  sacres a l’epoque des pharaons.
Le Caire 3 janvier 2013.

GhiBe.


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