Archives pour avril 2013

1e Mai 2013

Nous appelons à la formation d’un cortège autonome rouge et noir, contre l’Accord National Interprofessionnel, l’austérité, et pour la Résistance Populaire et Autonome.

Rendez-vous à partir de 09h30 au 2, Place Poly dans le vieux Montferrand.

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Union Locale CNT-AIT 63

Des travailleurs migrants protestent, le patron leur tire dessus !

Lu sur le site de l’OCL.

 

Dans la région de Manolada, plaine rurale du Péloponnèse, en Grèce, des exploitants agricoles ont ouvert le feu, mercredi soir, sur les travailleurs migrants venus réclamer leur paie. Vingt-huit ont été blessés. En 2013, des esclavagistes modernes sévissent en toute impunité en Europe.

Dans un pays sous « surveillance » particulière de la Commission européenne et des ministres de l’économie des pays de la zone euro, où les niveaux atteints par la crise économique, les mesures budgétaires, la baisse des salaires et des pensions, la chasse aux étrangers ‟illégaux” et leur détention dans des camps insalubres, les campagnes xénophobes de l’Etat et de ses supplétifs d’extrême-droite, les violences policières répétées sur les détenus et les gardés à vue , les pratiques répressives de l’Etat pour casser les mouvements de résistance (réquisition de grévistes, militarisation des territoires et espaces publics, attaques sur les médias indépendants…) sont dignes d’un régime d’exception permanent et de contre-révolution préventive qui ne peut que favoriser et attiser toujours plus les actes de barbarie, les pousser toujours plus loin.

Bien sûr tous les partis politiques ont condamnés les faits, de gauche, de droite, au pouvoir ou en dehors, même les post-nazis de l’Aube dorée. Et alors ?

Comme le dit l’article que nous publions, tout le monde savait ce qui se passait depuis des années dans cette zone, les politiciens locaux comme nationaux, les responsables administratifs, la police, la presse silencieuse dans sa presque totalité et intimidée quand elle cherchait à savoir, les autorités européennes…

C’est donc l’heure des larmes de crocodiles pendant que se poursuit le déchainement de la rhétorique xénophobe accompagnée de celle qui justifie toutes les ignominies et saloperies pour soi-disant favoriser le retour d’une « croissance » économique, d’ailleurs introuvable.

 


Hier [mercredi 17 avril] vers dix-huit heures, au moins 28 travailleurs originaires du Bangladesh se sont fait tirer dessus dans un domaine agricole, à Manolada, en Grèce. Les travailleurs n’étaient pas payés depuis six mois. Ils sont allés à la rencontre de l’employeur et de ses contremaitres pour exiger leur dû : 6 mois de salaire non payé, 125 euros par mois chacun.

Le conflit a éclaté lorsque le patron et ses sbires ont refusé de les payer pour leur travail. Les contremaitres ont saisi leurs fusils et ont tiré à feu nourri. Il y a huit travailleurs immigrés dans un état critique, quatre plus sérieusement atteints.

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Selon les données disponibles jusqu’à hier soir, environ 80 travailleurs originaires du Bangladesh avaient pris rendez-vous à 17 heures avec le patron de l’exploitation agricole de fruits et légumes, en particulier de fraises, et la réunion était connue de tous les travailleurs. On estime qu’ils étaient plus de 200 à attendre cette réunion. Les contremaitres ont refusé de payer les arriérés et ont donné l’ordre aux travailleurs de retourner travailler en les menaçant de faire appel à d’autres travailleurs et en commençant à tirer en l’air. Devant la réaction des immigrants qui ont refusé de bouger, les trois contremaitres ont commencé à tirer en leur direction, y compris dans le dos de ceux qui s’enfuyaient dans un champ proche.

Onze ambulances ont transporté les blessés du sanglant incident vers les hôpitaux de Pyrgos et Patras. La police a arrêté l’entrepreneur de 57 ans, mais les trois surveillants de 21,27 et 39 ans ont pris la fuite.

Les fraises de la honte

Ce n’est pas la première fois qu’un conflit éclate entre les travailleurs et leurs employeurs à Manolada, où se trouvent les champs de fraises de la Grèce. Ni la première fois que nous apprenons que des « entrepreneurs » retiennent des travailleurs immigrés dans des conditions de captivité.

En 2011, un Grec et deux citoyens roumains ont été arrêtés pour appartenance à un réseau de trafic de main-d’œuvre. Selon la direction de la police, ce réseau mafieux soumettait les travailleurs à un régime de violence psychologique intense, notamment par des coups et des tirs de fusils d’intimidation pour les forcer à travailler à la récolte de fraises, sans les payer et en les faisant vivre dans des cabanes de plastique, dans les conditions les plus misérables.

Les travailleurs avaient été capturés, beaucoup d’entre eux, en Roumanie, en leur promettant un contrat de travail et un hébergement, mais quand ils sont arrivés sur place, ils ont découvert qu’ils étaient logés dans des cabanes lamentables et que leur rémunération serait retenue, ils étaient en plus contraints d’acheter leur nourriture à ces mêmes propriétaires des serres, qui leur faisaient payer de grosses sommes d’argent pendant qu’ils leur interdisaient de quitter la zone.

La police a découvert les victimes dans un très mauvais état physique et psychologique et ils ont dû recevoir une assistance du Département de lutte contre la traite des êtres humains.

Nea Manolada : Un camp de travail d’esclave connu par la Commission européenne et le gouvernement grec

En 2011, un rapport de la Commission européenne sur le crime de la traite des êtres humains décrivait déjà la situation de Nea Manolada que l’on peut reprendre brièvement comme suit.

Manolada est une ville de 2.000 habitants (auxquels il faut ajouter 1500 travailleurs étrangers présents plusieurs mois par an) faisant partie de la municipalité de Vouprasia, appartenant à la préfecture d’Ilia, dans l’ouest du Péloponnèse. Un grand nombre d’entreprises agricoles de différentes tailles opèrent dans la région. Leur principale production, est la culture des fraises sous serres, grâce à une utilisation intensive excessive d’engrais et de pesticides. Ces exploitations agricoles sont un exemple d’entreprises qui se sont développées grâce à la main-d’œuvre bon marché, le plus souvent dans des conditions de trafic d’êtres humains.

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Le professeur Kasimis qui a mené des recherches dans la zone de Vouprasia, souligne que les entreprises de fraises ont connu une croissance de 60% sur trois ans (données de 2011) en raison de l’exploitation de la main-d’œuvre immigrée. Au cours des dernières années, la production a augmenté au point de couvrir la majorité (90%) du marché grec, bien que la plupart de la production, 70% est exportée. Le volume des ventes a été de 50 millions d’euros que les producteurs avaient l’intention de doubler. Les chiffres attendus pour 2013 sont de 90 millions d’euros.

La plupart des travailleurs sont en situation irrégulière et proviennent principalement de pays asiatiques comme le Pakistan et le Bangladesh, mais il y a aussi des Bulgares, des Roumains et des Albanais. Les immigrants asiatiques qui sont arrivés plus récemment sont les plus vulnérables, car leur régularisation est presque impossible en Grèce ce qui explique que leurs salaires sont inférieurs au salaire minimum et qu’ils vivent dans les pires conditions. Dans les champs, travaillent aussi des mineurs, les enfants des immigrés, qui touchent encore moins, mais travaillent dans les mêmes conditions que les adultes.

Les salaires sont payés sur une base quotidienne, ou à la fin de la saison. Les cas de rétention des salaires sont fréquents ainsi que des cas où les employeurs, à la fin de la saison, évitent de payer les salaires en usant de la menace qu’ils pourraient être dénoncés à la police et expulsés. Connaissant les conditions de vie des camps de détention pour les immigrants illégaux, le pire pour eux n’est pas l’expulsion, mais ce qui les attend « sine die » à l’intérieur et dans les pires conditions d’alimentation et de salubrité, comme cela a été dénoncé en d’innombrables occasions.

La culture des fraises à Nea Manolada se fait avec un usage intensif d’engrais et de produits chimiques et les travailleurs y sont exposés sans les protections nécessaires. Les logements sont également situés à proximité des serres, dans la plupart des cas, il n’y a pas d’installations hygiénique, pas d’eau courante et ce sont souvent des tentes en plastique, avec les dangers d’incendie que cela entraîne, sous une chaleur étouffante. Ajouter à cela que, comme immigrants illégaux, ils n’ont pas droit à l’assistance sanitaire et médicale.

Ces camps ne sont pas seulement un hébergement, il y a aussi une exploitation économique des travailleurs, les employeurs touchent un loyer pour le ‟logement” et les travailleurs, pour satisfaire à tous leurs besoins comme l’achat de nourriture, doivent le faire dans le ‟mini market” du camp. En outre, leurs mouvements sont contrôlés, même pendant leur temps libre. Parmi les dépenses qu’ils doivent faire, il y a aussi le paiement pour leur ‟sécurité”, une mafia qui selon ce qu’ont en ont rapporté des médias, est couramment d’environ 3 € par jour pour leur ‟protection”.

La situation de ces domaines agricoles n’a jamais préoccupé les autorités jusqu’en 2006 où un pompier a dénoncé les faits, en allant éteindre un feu dans des cabanes en plastique, qualifiant la situation de dépotoir humain. Le propriétaire a rasé le camp, effacé les traces et interdit à la presse de prendre des photos.

En 2007, en réponse aux dénonciations des pompiers et de la police locale, un accord a été conclu pour améliorer les conditions de logement des travailleurs, mais comme le souligne le rapport, il n’a pas été discuté des conditions de travail.

En 2008, un reportage du Sunday Eleftherotypia sous le titre « L’or rouge : un goût sucré aux racines amères », a relaté la vie des immigrants et a donné des détails des conditions de vie et de travail des immigrés qui peuvent être qualifiée comme de véritables situations de traites de travailleurs migrants.

L’affaire est allée devant le parlement et on a alors vu que les inspections à ce jour n’avaient servi à rien, parce que les caciques maffieux (difficile de les appeler autrement), avaient réussi à cacher les travailleurs lors des inspections et que les entrepreneurs qui ont eu des sanctions, ou bien ne les avaient pas payées, ou bien que les charges retenues n’ont eu aucune conséquence judiciaire. Sauf dans quelques cas précis sur des points secondaires.

En avril 2008, environ 1.500 travailleurs se sont mis en grève pour une augmentation de salaire et le paiement des salaires en retard. Ils se sont organisés seuls dans le camp pour mener cette action et se sont réunis sur la place du village. Le Parti communiste a exprimé sa solidarité avec eux dans le village. La nuit, des ‟défenseurs” des entrepreneurs ont attaqués les syndicalistes les rendant responsables de la révolte. Les immigrants ont également été attaqués dans leur logement, ont subi de nouveau des tirs en l’air d’intimidation et ont trouvé refuge dans le siège du Parti communiste, où ils ont passé la nuit.

La police est intervenue pour arrêter les immigrés et bien que des syndicalistes et des journalistes ont été attaqués par ceux qui représentent les employeurs, la police n’a arrêté aucun d’entre eux. Pour les journalistes, il est important de noter qu’ils ont également été menacés de mort s’ils relataient ce qui se passait dans la région, selon le reportage.

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Après trois jours de grève, ils sont parvenus à un accord, également grâce à l’intervention du défenseur du peuple [ombudsman] qui a exprimé la présence de sérieux indices de traite des êtres humains dans la zone, parmi lesquels se distinguent les éléments suivants : 

  • Les rémunérations sont faibles et une partie de celles-ci sont récupérées par les employeurs qui fournissent, en exclusivité, le logement, l’eau, l’électricité, la nourriture et la protection. 
  • Les conditions de logement sont dégradantes pour la dignité humaine, les libertés sont restreintes, leurs activités sont contrôlées, y compris dans leur temps libre.
  • Les immigrants semblent être sous le contrôle absolu des employeurs.

La situation n’a pas changé, les autorités locales disent qu’ils sont incapables de contrôler la situation et la zone est interdite à la presse par les menaces et les attaques qu’elle a reçues.

En août 2012, un travailleur migrant Egyptien de 30 ans a eu la tête coincée dans la fenêtre d’une voiture par plusieurs Grecs qui l’ont trainé sur un kilomètre. Ils voulaient le « discipliner ».

Des similitudes avec la mafia de Rosarno en Calabre (Italie)

En 2010, lorsqu’il y eut des émeutes d’ immigrés à Rosarno [1], en Calabre, exploités dans l’agriculture par la mafia, Miltos Pavlou, directeur de l’Observatoire national sur le racisme et la xénophobie (ENOSI-KEMO/i-RED) avait signalé des similitudes avec la situation à Nea Manolada, sur quelques points tels que :

  • Les immigrants ont des salaires inférieurs au minimum légal. 
  • Ils sont traités avec violence verbale et physique par les producteurs et par des groupes organisés plus ou moins visibles agissant en dehors de la loi. 
  • L’administration et le gouvernement soutiennent ouvertement les producteurs et les groupes extérieurs et non les victimes de l’exploitation. 
  • Le fait d’être résident irrégulière sur le lieu et d’être en situation illégale dans le pays ne donne aucune protection juridique, les lois de l’immigration agissent comme un soutien à la situation d’esclavage des travailleurs. 
  • Les autorités judiciaires ou administratives compétentes n’interviennent pas, malgré les violations flagrantes et graves de la loi sur la discrimination en matière d’emploi et d’incitation à la violence raciale en public, y compris par des fonctionnaires.

La violence en Calabre a été bien pire et quelque 1.000 travailleurs africains ont dû être évacués suite à la ‟chasse” aux immigrants qui a éclaté dans la ville calabraise et qui a provoqué 67 blessés. Mais, à Neo Manolada, il y a des rapports sur la poursuite des violences contre les immigrés. 
À l’été 2009, ils ont attaché un immigrant derrière une moto et l’ont traîné dans les rues de Manolada parce que, selon les auteurs, il avait tenté de voler des moutons. On sait maintenant que l’un des agresseurs d’hier était l’un de ceux qui participèrent à cette agression brutale d’alors, pour laquelle, évidemment, il en est sorti impuni.

Après les attaques contre les journalistes par ces ‟bandes” qui travaillent pour les propriétaires et les interventions de la police en leur faveur lors de la dernière grève, le manque de sanctions administratives pour les contrevenants, les attaques contre les travailleurs, les syndicalistes, etc., il ne semble pas que la comparaison soit exagérée.

Deux ans après les évènements de Rosarno, malgré les améliorations et les promesses institutionnelles, comme à Nea Manolada, tout continue comme avant. Alors que le gouvernement grec tient un discours clairement xénophobes – « Les immigrants sont la pire invasion subie par la Grèce depuis les Doriens » –, qu’il lance de vastes opérations de police indiscriminées d’arrestations massives de migrants dans les rues, qu’il enferme les immigrés dans de telles conditions que même des tribunaux ont jugé que l’évasion de ces camps de détention n’est pas un délit parce que dans ces centres la vie est en danger. Cela, tout en consentant à la présence des immigrants (beaucoup d’entre eux sont amenés en Europe par les mafias) à condition qu’ils soient exploités dans un régime d’esclavage et qu’ils soient rentables pour le développement agricole de la région.

Ils ne peuvent pas dire qu’ils ne savaient pas. La Commission européenne le sait également et n’a rien exigé. Par contre, l’Union européenne a envoyé 100 fonctionnaires à Athènes pour contrôler les comptes [de l’Etat], mais pas un seul au cours de ces années pour mettre fin à ce fléau honteux et humiliant qu’est l’esclavage et la traite des personnes dans l’Union européenne, Prix Nobel de la Paix.

Fraises de sang

La réaction d’indignation en Grèce ne s’est pas fait attendre, surtout parce que l’histoire vient de loin. Dans les réseaux sociaux a démarré une campagne active pour ne pas acheter les ‟fraise ensanglantées” et plus particulièrement celles du producteur de la ‟respectable” famille Vangelatos qui est le principal fournisseur des grandes surfaces en Grèce (dont Carrefour, Lidl, Sklavenitis, Metro …), mais aussi qui exporte 35% de ses produits principalement vers la Russie et d’autres pays européens, dont l’Allemagne, la Suisse. 
La Vangelatos SA est aussi un membre éminent du Marché Central d’Athènes et fait partie de son Association des marchands de fruits et légumes.

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Esclavage en Europe

Manolada en Grèce, Rosarno et Venosa en Italie (les « esclaves de la tomate »), les régions d’Almeria et de Jaén en Espagne (El Ejido, les « esclave de la salade » et des légumes sous serre), les cas de quasi-esclavage se multiplient en Europe. 
Mais pas seulement dans les exploitations agricoles. Deux exemples récents.

Les travailleurs du nettoyage du Parc Olympique de Londres lors des derniers JO, étaient hébergés dans un camp temporaire de baraquements qui prennent l’eau, à 10 par chambre, à 25 par toilette sale, à 75 par douche sale… qu’ils devaient payer 18£ (21 euros) par jour. Ça ressemblait à un bidonville ont déclaré ces jeunes travailleurs rencontrés par une journaliste du Daily Mail (15 juillet 2012). Pour accepter le job, ces travailleurs temporaires étrangers, souvent étudiants, venant d’Espagne, de Hongrie, d’autres pays d’Europe du Sud ou de l’Est…ont dus signer sur place un engagement à ne pas communiquer avec la presse, ni de recevoir de la famille ou des visites. Le bagne dans la boue, la crasse, la promiscuité dans des taudis.

Il y a quelques semaines, le journal The Independent (14 février 2013) révélait, suite à un reportage de la chaîne de TV allemande ARD, que la société Amazon Germany avait embauché des gardes armés habillés comme (et dirigés par) des néo-nazis (la compagnie HESS Security) afin de contrôler de près ses 5000 travailleurs immigrés temporaires travaillant dans ses centres de logistique (emballage, conditionnement, chargement des camions…), notamment à Bad Hersfeld, Constance et Augsbourg. Une surveillance qui s’étendait aussi à leurs logements, en stationnant dans la rue en bas de chez eux, dans les couloirs des immeubles, en pénétrant dans leurs chambres (auberges, hôtels bas de gamme). Ces travailleurs ont été embauchés dans leur pays par Internet à un salaire déjà bas, pour des périodes de quelques mois. Arrivés sur place, ils apprennent qu’ils sont payés en dessous, à peine plus qu’un « mini-job » (500 ou 600 euros après les retenues). La plupart restent… quand ils ne sont pas virés sur des prétextes.

En Grèce, un certain nombre d’organisations antiracistes, sociales, de lutte, ont appelé d’ores et déjà à mettre le 1er mai prochain sous le signe de la solidarité avec les immigrés, avec ceux qui luttent dans les camps de détention comme avec ceux qui se retrouvent réduits à l’esclavage moderne de cette Europe du XXIème siècle et qui, malgré tout, tentent de résister.

Le 18 avril 2013

Notes

[1] Voir Rosarno : L’alibi du racisme et de la ‘Ndrangheta, Courant Alternatif n° 199, mars 2010.

(Sources : Oke@News, Todos somos griegos, bloodstrawberries.tumblr.com, tmponline.org…)


Depuis la rédaction de cet article, les trois contremaitres ont été arrêtés, ainsi que deux de leur complice qui les ont hébergés à leurs domiciles.

Sept travailleurs blessés sont encore hospitalisés dont un serait dans un état grave.

Après les appels au boycott des fraises, des grandes surfaces, notamment la chaîne de supermarchés AB Vassilopoulos, ont annoncé ce vendredi qu’elles cessaient de commercialiser les fruits de l’exploitant agricole.

On apprend que les travailleurs réclamaient 750 euros pour 6 mois, c’est-à-dire qu’ils devaient être payés 125 euros par mois, soit 5 euros par jour. Ce qui rejoint ce qu’avait rapporté la journaliste Dina Daskalopoulos dans son enquête où un travailleur, Jamal, disait que le salaire au départ était de 22 euros par jour, auquel lui était retiré le loyer, les achat obligatoires des produits alimentaires et d’hygiène à l’employeur qui possède le mini-marché de l’exploitation, les paiements d’une dette envers les trafiquants et plusieurs autres charges de « protection » qui lui laissent au final son véritable salaire net de 5 euros. 
« On nous a dit d’aller dans l’après-midi pour nous faire payer. Nous sommes 200 personnes et on nous devait au cours des six derniers mois un total de 150.000 euros », a déclaré « Patrice », un des blessés à un journaliste.

Le ministre de l’Intérieur (« de Protection du Citoyen », sans rire) a annoncé ce vendredi que les travailleurs ne seraient pas expulsés en dépit de leur situation irrégulière. Il envisagerait même d’accorder un permis de séjour temporaire aux « victimes » de l’agression criminelle « pour raisons humanitaires ».

Le propriétaire, arrêté le soir même des faits, serait tombé malade et hospitalisé.

(le 19 avril)

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Vidéo ici

Un article (en anglais) de la journaliste Dina Daskalopoulos qui avait fait le reportage dans Eleftherotypia.Blood strawberries

[Grande-Bretagne, Londres] ‘’Ding Dong, la sorcière est morte’’

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Margaret Thatcher, chef des conservateurs (ou « Tory Party « ) à partir de 1975 et premier ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de 1979 à 1990 est enfin morte. Beaucoup de gens de la classe ouvrière, y compris les anarchistes, en sont très, très heureux. Depuis la date à laquelle sa mort a été annoncée, le 8 Mars, il y a eu des festivités dans les rues de nombreuses villes du Royaume-Uni. En 2013, en raison de son héritage, le monde dans lequel nous vivons est plus dangereux, oppressif, inégalitaire, appauvri et corrompu.

Dès le début de son pouvoir, le gouvernement Thatcher oriente l’armée britannique de sorte qu’une génération de jeunes a grandi dans la crainte d’un conflit nucléaire avec l’URSS. En 1982, pour « défendre » les Malouines, à 12000 kilomètres du Royaume-Uni, elle annonçait une nouvelle ère où la Grande-Bretagne envoie rapidement des soldats à la guerre dans le monde entier, seule ou dans le cadre de l’OTAN. Elle a ouvertement soutenu le régime de l’apartheid en Afrique du Sud et a été la meilleure amie de Pinochet le dictateur, ce général qui a apporté des politiques néo-libérales au Chili par la violence et l’assassinat. Elle était détestée surtout en Irlande du Nord où les gens de la classe ouvrière ont été brutalisés et divisés pour mieux régner et de les inciter à la dissidence interne.

Le gouvernement Thatcher a augmenté l’utilisation du capitalisme financier afin de faire des profits. Dans le même temps, elle a essayé de convaincre les gens de la classe ouvrière s’ils achetaient leur propre maison, ou quelques actions dans les compagnies de téléphone, d’eau ou d’électricité privatisées, qu’ils pourraient aussi être riches. On leur a dit que le gouvernement soutiendrait « l’opportunité » pour réussir, s’ils étaient prêts à travailler et à ne pas causer des ennuis. Mais cette idéologie individualiste et compétitive a contribué à lancer l’attaque contre le « salaire social » des prestations sociales. Dans le même temps, beaucoup de jeunes sont devenus chômeurs en raison de la réduction de l’industrie manufacturière et de la récession économique.

Le militantisme de classe dans les autres « industries traditionnelles » a été attaqué en termes explicitement anti-ouvriers, afin de briser la confiance et la capacité de combattre, en utilisant les lois contre les syndicats et par la création d’une police militarisée. Ces « forces anti-émeutes » étaient pleinement en place après les soulèvements contre la pauvreté et le racisme dans les centres-villes, des émeutes qui ont commencé à Bristol en 1980, et ont continué en 1981 à Birmingham, Leeds, Liverpool, Londres et Manchester avec encore plus d’émeutes dans les années suivantes. La description du gouvernement et la presse de ces soulèvements comme des « émeutes raciales » ont permis la montée de l’extrême droite. La police anti-émeute a ensuite été utilisée contre les mineurs qui ont frappé en 1984 -1985, mais qui ont été tragiquement vaincus, comme l’ont été les Wapping, les travailleurs de l’imprimerie en 1986. (Rupert Murdoch, si vous pouvez, mourez bientôt aussi). Ces défaites n’ont pas été sans un bon combat bien sûr, il y avait beaucoup d’actes importants de bravoure et inspirés de la solidarité. Des initiatives communautaires dans les zones minières étaient également très influentes comme des groupes de soutien aux mineurs qui ont été principalement dirigées par des femmes. Ces groupes ont été soutenus par les anarchistes.

Au cours de la période Thatcher, bien qu’il a été rendu légal d’être homosexuel en Ecosse en 1981 et en Irlande du Nord en 1982, la première loi anti-gay depuis 100 ans en Grande Bretagne a été adoptée : l’article 28 du « Local Government Act de 1988 ». L’article 28 a rendu illégal pour le secteur public (collectivités locales ou à l’école) de « promouvoir l’homosexualité », y compris dans la publication ou dans l’enseignement.

La seule victoire importante de la classe ouvrière dans la période Thatcher a été la lutte contre le Poll Tax. Officiellement appelé « charge communautaire », il s’agissait d’une taxe sur l’occupation de logements individuels, qui avait pour but de remplacer la taxe d’habitation, qui était une taxe sur la maison dans laquelle vous viviez. Il a frappé durement les familles avec des enfants en âge de travailler et des ménages partagés.

L’attaque contre le Poll Tax a eu lieu dans le contexte de démonter et de détruire des choses traditionnellement comprises comme propriété sociale : les grandes industries, les services publics, l’emploi et le bien-être. Les conseils locaux ont été chargés de la mise en œuvre de la taxe qu’en l’Ecosse dans la première année. L’opposition a commencé en Ecosse en 1987 et a été rapidement répandue en Angleterre et au Pays de Galles par un tour de force de la classe ouvrière ; solidarité, l’organisation et la volonté de descendre dans la rue et de s’y battre. Y compris l’émeute du Poll Tax de 1990 à Londres et de mini émeutes dans d’autres villes, mais plus important encore, donnant lieu à une activité politique soutenue dans les communautés ouvrières. En dehors de très rares exemples de l’action syndicale, l’opposition était la plupart du temps fait par des groupes qui travaillaient ensemble dans la communauté, et non dans le lieu de travail. Le Poll Tax a été abandonné après que Thatcher ait perdu la direction du Parti Conservateur au profit de John Major en 1990.

Ça ne veut pas dire que les choses étaient mieux avant Thatcher. « Le vieux parti du Travail » (Old Labour) a été un fiasco et un exemple de comment ne pas partager les ressources communes. Tous les politiciens sont les ennemis de la classe ouvrière, mais certains font plus de dégâts que d’autres. « Le nouveau parti du travail » qui a suivi Thatcher et Major, sous la direction de Tony Blair n’a jamais été un chevalier en armure étincelante pour nous sauver et lorsque les Conservateurs sont finalement tombés en 1997, il ne restait déjà plus d’espoir que dans une révolution basée sur la solution des classes. Les partis de gauche Socialiste ne peuvent pas accepter cela et continuent à soutenir le Parti Travailliste, même après des guerres dirigées par l’OTAN et la crise économique encore plus grave que nous vivons depuis 2008.

Margaret Thatcher, après sa mort à l’Hôtel Ritz, un symbole de l’inégalité si jamais il y en avait un, a eu des funérailles avec tous les honneurs militaires, le 17 Avril. Si cela semble étrange à certaines personnes que d’autres seraient heureux et dansent sur la tombe d’une femme sénile, c’est parce que nous sommes encore ses victimes après tout ce temps. Est-ce que sa mort signifie que l’on peut récupérer de l’énergie pour faire un changement ? Une petite poussée dans notre confiance à ce stade de la lutte des classes pourrait être vitale. Même s’il existe un certain sens de la fermeture sur le passé en lui donnant un rauque et irrespectueux aspect, nous devons secouer notre gueule de bois et utiliser ces deux ou trois semaines comme une occasion de parler à nos collègues de travail, amis, famille, à tout le monde à propos de des nouveaux commencements et des nouvelles possibilités. Mais d’abord, la Fête !

Secrétariat international de la Fédération Anarchiste de la Grande-Bretagne, le 9 avril 2013

Concert à Saint-Germain de Salles [03] le 19 avril

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Francfort : proces de Ch. Gauger et S. Suder (audience, communiqué de presse, solidarité…)

Hola,

Quelques infos (pris sur http://linter.over-blog.com/ ;-) )sur la procès de Ch. Gauger et S. Suder :

A propos du procès dit des Cellules révolutionnaires / Communication du Comité pour les droits fondamentaux et la démocratie (Komitee für Grundrechte und Demokratie) (cliquez sur le lien ci avant)

Procès contre C. Gauger et S. Suder. Incarcération de Sibylle, solidarité à Paris

Francfort : proces de Ch. Gauger et S. Suder (audience, communiqué de presse, solidarité...) liberte-immediate-ambassade-300x225

 En septembre 2011, la police française allait arrêter Sonja Suder et Christian Gauger à leur domicile de Saint Denis et les livrait à la police et à la justice allemande. Cela faisait plus de 30 ans que Sonja et Christian étaient recherchés pour leur participation aux côtés de milliers d’autres aux luttes sociales qui, dans les années 70, ont ébranlé le capitalisme et la sociale démocratie allemande.

 Depuis septembre 2011, Sonja, malgré le fait qu’elle ait plus de 80 ans et l’ancienneté des faits qui lui sont reprochés, croupit dans une prison d’outre Rhin et subit un procès à travers lequel l’Etat allemand cherche à se venger de toutes celles et ceux qui l’ont fait trembler et ont essayé renverser l’ordre des choses. 

Le mardi 9 avril, un nouveau pas a été franchi dans le désir de vengeance de l’Etat et de ses avocats que sont les juges avec l’incarcération d’une camarade, Sibylle S., pour son refus de témoigner dans ce procès. 

Dès le lendemain quelques personnes allaient mettre une banderole devant l’ambassade d’Allemagne à Paris et distribuer un tract reprenant les déclarations de Sibylle le jour de son incarération. N’oublions pas que la solidarité est l’arme minimale de celles et ceux qui subissent la violence de l’Etat, de sa police et de sa justice.

 Liberté pour Sibylle, pour Sonja et les autres!

 

 

 

Discussion autour de l’Accord National Interprofessionnel le 20 avril au local

Le syndicat CNT-AIT 63 vous propose une discussion autour de l’Accord National Interprofessionnel.

Pour présenter cet accord anti-ouvrier historique, discuter de la riposte possible etc…

Rendez-vous samedi 20 avril à partir de 16h (pendant la permanence) Place Poly dans le Vieux Montferrand.

La brochure « Accord National Interprofessionnel : une Attaque Frontale » est toujours recevable : cntait63@gmail.com

Affiche ici : fichier pdf Discussion ANI    n’hésitez pas à la faire tourner !

 

L’humanité qui convient

http://cafard93.wordpress.com/2013/04/10/humanite/

« Aujourd’hui, c’est le grand jour pour moi car je vais me brûler à Pôle emploi. »
Djamal Chaar, Nantes, février 2013.

Djamal Chaar est mort. Il s’est immolé par le feu mercredi 13 février 2013 face à un Pôle Emploi, à Nantes. Deux jours après, un autre chômeur tentait de se donner publiquement la mort à Saint-Ouen et un autre encore quelques jours plus tard dans un Pôle emploi de Bois-Colombes. Déjà, l’été précédent, un homme était mort après s’être immolé à la CAF de Mantes-la Jolie. À l’époque, la ministre des affaires sociales et de la santé, avait « fait part de sa profonde émotion face à cet acte désespéré d’une personne que les difficultés de la vie ont manifestement conduit à un geste tragique». La ministre déléguée chargée de la lutte contre l’exclusion avait ajouté qu’« en première ligne face à ces difficultés sociales, le personnel de la CAF a rempli sa mission avec sérieux et compétence ».

Au lendemain de la mort de Djamal Chaar, le président de la République évoquera avant tout le caractère « exemplaire » du « service public de l’emploi ». Les réactions publiques, comme à chaque fois, qualifient le geste de « drame personnel », on exprime à peu de frais son émotion tout en cherchant à déresponsabiliser l’institution. Une cellule psychologique est créée pour les agents, le sale boulot de gestion de la précarité peut reprendre. Et si quelques voix s’élèvent pour faire du mort une victime, ces discours participent d’un consensus qui recouvre la dimension politique de ce qui a eu lieu.

La veille de son immolation, Djamal Chaar écrit : « J’ai travaillé 720h et la loi, c’est 610h. Et Pôle emploi a refusé mon dossier ». Le ministre du travail et du dialogue social répondra : «Les règles ont été appliquées avec l’humanité qui convient, avec les explications nécessaires, mais il y a parfois des moments où on est dans une telle situation, qu’on ne comprend plus les explications ».

L’humanité qui convient. Quiconque a affaire à Pôle emploi ou à la CAF sait ce dont il s’agit. C’est l’Etat qui remet à un agent le soin de décider des moyens de subsistance d’un autre humain. Ce sont des calculs comptables qui font oublier les vies derrière les chiffres. Ce sont des règles d’indemnisation opaques, arbitraires, rarement explicitées et qui excluent plus de la moitié des chômeurs de l’allocation. C’est le mépris et le soupçon avec lesquels on traite quiconque dépend d’une institution pour ses revenus. C’est transformer les droits sociaux en dettes individuelles et réduire par-là tout horizon, toute capacité à se projeter.

L’humanité qui convient, c’est nous culpabiliser de n’avoir pas d’emploi dans cette société-là et nous forcer à jouer le jeu. C’est une logique qui transpire partout. Elle s’impose aussi à nous dans l’entreprise où chacun est contraint à grand coups de management de s’impliquer personnellement, de se réaliser en tant que capital humain, de faire corps avec son travail aussi indésirable soit-il.

Djamal Chaar a décidé de ne pas faire le grand saut dans le noir en silence. Nous ne pouvons accepter comme un « accident de parcours » l’acte d’un homme qui a décidé de mourir en accusant. S’obliger à parler. Dire que l’institution tue. Dire qu’il ne s’agit pas de « drames personnels ». Et si son geste nous renvoie à nous-mêmes, à nos solitudes et nos découragements, il nous renvoie aussi à la nécessité de s’attaquer à cette violence qui nous est faite. Dans l’entraide et la solidarité, que nous éprouvons par bribes au présent et que nous essayons de construire jour après jour, nous voyons un des moyens pour reprendre, ensemble, prise sur nos vies.

Des collectifs de chômeurs et précaires réunis en coordination.

CAFCA Ariège, CCPL Lille, Exploités-Énervés Cévennes, CAFards de Montreuil, La C.R.I.S.E à Nancy,
Permanence Précarité CIP-IDF, CNT-UL Chelles & Marne-la-vallée, Réseau Stop Précarité.

Avril, 2013.

URGENT des nouvelles de Francfort : proces de C. Gauger et S. Suder

Tout est donc possible.

Sibylle Straub qui refuse de témoigner, étant donné les conditions dans lesquelles les déclarations de son ex-compagnon Hermann Feiling ont été extorquées, est à cette heure en prison. Elle a été arrêtée en plein procès et conduite directement en détention. Ils ont arrêté une personne. Mais nous sommes tous concernés.

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Traduction : Et en ce jour,nous voulons surtout saluer, l’immense courage, de cette femme, confrontée aujourd’hui à l’impensable

et aussi (cliquez ci dessous) :


Rencontres Libertaires de mars 2013 : compte-rendu non exhaustif

Les 20, 22 et 23 mars, la CNT-AIT 63 organisait les 1e Rencontres Libertaires 2013, dans la même idée que les Journées Libertaires organisées fin 2011. Voici un petit compte-rendu.

Le 1e soir, Ghislain nous parlait de son récent voyage en Egypte et en Tunisie. Nous étions une petite vingtaine de personnes à partager photos et commentaires de voyages de notre compagnon Ghislain dans une ambiance conviviale et fraternelle. Ghislain est photographe, sympathisant libertaire et a parcouru une grande partie du monde (Afghanistan, Syrie, Iran, Vitenam, Laos, Cambodge, Liban, Palestine, Israel…). Ghislain vient de passer 2 mois en Egypte (Le Caire, Port Said…) et Tunisie (Bizerte, Sousse, Tunis…). Il a participé dans plusieurs villes (Tunis, Sousse, Sfax…) aux manifestations contre le gouvernement tunisien et aussi aux manifs suite à la mort de Chokri Belaid… Il a vu les militaires présents partout surtout devant les adminitrations, les droits de la femme qui reculent… Il nous a aussi narré les contacts qui l’a pu avoir avec les libertaires égyptiens, d’ailleurs nous avons quelques tracts de là-bas. Par contre il est dommage ne pas avoir pu partagé ce moment avec plus de sympathisants ou militants libertaires…  Pour les absents vous pouvez lire, relire ces récits de voyages (sans les images ;-p… et commentaires…) sur notre blog dans les archives de décembre 2012, janvier et février 2013…

Une brochure « Parfum de Révolutions » a été édité avec les récits de Ghislain. Pour la recevoir, cntait63@gmail.com.

Rencontres Libertaires de mars 2013 : compte-rendu non exhaustif manif-tunisie-300x200

Le 22, nous accueillions José Chatroussat, traduteur du dernier livre de John Holloway (l’auteur de « Changer le Monde Sans Prendre le Pouvoir »), « Crack Capitalism ». Une bonne 20aine de personnes de différents horizons étaient présent-es. La discussion fut très intéressante et animée, parlant du fait de rompre avec l’Etat, mais également des fissures que nous pouvons de nous-même créer contre le capitalisme, (sans « contre-pouvoirs » qui impliquent du pouvoir…). Le débat marxisme-anarchisme, les moyens de fissurer le capitalisme, l’actualité a-nationale, tout y est passé, avec l’humour de José en prime. »Crack Capitalism » est disponible à la bibliothèque sociale de la CNT-AIT (emprunté actuellement).

Le dernier jour, nous ouvrions notre bibliothèque sociale. De mémoire, nous n’avions jamais vu autant de monde « exterieur » au local, sans compter la météo qui a empêché plus de venues. La bibliothèque sociale est lancée avec un très bon départ, ouverture tous les samedis 16h-19h Place Poly. Contactez-nous pour en recevoir une présentation. Catalogue disponible au local.

Nous sommes donc satisfait-es de ces 1e Rencontres Libertaires 2013, accées sur la culture.  Nous tenons à remercier sincèrement Ghislain pour ses récits passionants et ses photos, José pour sa disponibilité, sa présence et son humour, et l’Hôtel des Vil-les pour leur accueil, et Lise pour nous avoir mis en contact avec José.

Lapoudre et Emiliano, CNT-AIT 63

Sur Georges Ibrahim Abdallah enfermé dans les geoles francaises depuis 28ans !!!!

Hola,
un petit peu d’infos sur la situation intolérable et le mot est faible que subit Georges Ibrahim Abdallah enfermé depuis près de 30ans en France.

tout d’abord le blog de soutien http://liberonsgeorges.over-blog.com

et les liens suivants (cliquez ci dessous ;-)  :

 

La solidarité avec Georges Abdallah condamnée.

LA LIBERTÉ DE GEORGES ABDALLAH JUGÉE IRRECEVABLE !

La solidarité est une arme !

LIBERTE IMMEDIATE POUR GEORGES IBRAHIM ABDALLAH !!


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