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Archives pour novembre 2013

From Tunisie (récit de voyage de la part d’un compagnon)

A Sousse, en attendant le train pour Sfax, je lie connaissance avec un Canadien d’ origine syrienne et un Tunisien, ingénieur dans le secteur pétrolier à l’ extrême sud du pays, dans le Sahara, un lieu qu’ il atteindra par avion. Les conditions de travail sont dures. L’ hiver froid, l’  été surchauffé et le pire, le vent de sable au printemps. 15 jours sur le chantier suivis de 15 jours de congé. J’ irai dans le même hôtel que le Syrien, bien meilleur que celui que je connais ( avec les infos de France 24 en arabe ou en français, très prisées en Tunisie). Il était encore en Syrie peu de temps avant que le guerre civile ne commence. Lui aussi est persuadé que les services secrets US et occidentaux et les monarchies du Golfe ont une énorme responsabilité dans ce massacre.
 Pour celles et ceux qui ne l’ ont pas vue je vous propose de visionner la vidéo éclairante (5 mn) du général US Wesley Clark sur you tube: « les 7 pays dont l’ invasion était programmée ».  Sans connaître les détails j’ apprends l’ accord avec l’ Iran qui était le 7e pays sur la liste… La presse tunisienne relève que Hollande a soutenu la ligne la plus dure envers l’ Iran   en le désapprouvant bien sûr Si cet homme était un peu visionnaire il ferait détruire la force de frappe nucléaire française mais ça….                                                         A Sfax, passant devant l’ Institut français je franchis portique et contrôle pour aller consulter la presse. La bibliothécaire m’ avertit que le lendemain une écrivaine algérienne viendra présenter son livre. Wahiba Khiari vient d’ être primée pour son premier ouvrage « Nos silences » publié par les éditions tunisiennes Elyzad et bien sûr accessible en France. Plusieurs personnes fréquentant l’ Institut lisent des passages. Wahiba Khiari a vécu les années 90, années noires de la guerre civile en Algérie. Les intégristes kidnappaient alors les filles pour les « épouser » de force avec la caution de Dieu disaient-ils. Je ne vous en dis pas plus car il mérite d’ être lu et même commandé par votre bibliothèque. Cette histoire rappelle les « femmes de réconfort », femmes coréennes que les fascistes japonais réduisaient en esclaves sexuelles.
 
 A partir de Sfax on peut accéder à l’ île de Kerkennah. Un ferry vous y emmène en 1h15 (pour 0,30 €) puis un bus vous dépose où vous voulez la grande ville étant Remla à 25 km l’ île s’ étendant sur 50 km. Palmiers, oliviers, plages, barques de pêcheurs et grand calme. Dans le bus une Japonaise. Rare une Japonaise qui voyage seule. Nous découvrons que nous sommes dans le même hôtel. Je lui dis que je viens de changer de chambre car je n’ ai pas dormi grâce à un voisin qui a regardé la télé toute la nuit même si à 1 heure du matin il a consenti à baisser le volume. Elle me dit avoir vécu une expérience similaire, elle vient de quitter sa chambre et…c’ est celle qu’ on vient de m’ attribuer! Franche rigolade! Le soir nous irons boire une bière Celtia, la locale, au bar de l’ hôtel où elle sera le seule femme bien sûr. Et par chance la nuit sera calme.
A Gafsa où je passe 2 jours, nombreux contacts spontanés. Pas vu un seul étranger. Dans un petit café populaire (donc unisexe) mon vieux voisin me parle de ses correspondant(e)s en France et me cite leurs adresses qu’ il connaît par coeur. Puis d’ un problème qui le soucie. Quand il rentre de nuit, il est agressé par des chiens. Je le comprends d’ autant mieux que j’ aurai fort à faire avec un chien hargneux sur une plage de La Goulette, le port de Tunis. Il voudrait un sifflet à ultra sons pour les repousser. Je lui promets de me renseigner et prends son adresse. Sur internet je vois que ce genre de sifflet sert au chasseur pour rameuter ses chiens. Dans ce genre de café le choix est limité à « direct » (café noir serré) « allongé » et « capucin » (dérivé de cappuccino, en fait un café au lait).
 Le jour du départ, juste avant de monter dans le bus pour Sfax, un homme vient me voir parce que je porte le keffieh ce qui m’ amène à lui parler de mes voyages en Palestine. Il est directeur d’ école et m’ offre une grande bouteille d’ eau pour le voyage.
 Je ne savais pas que le bus passerait par Sidi Bouzid. Quand je vois les nombreux slogans couvrant les murs, en français et en arabe et la charrette en pierre érigée à la mémoire du jeune qui s’ est immolé par le feu je regrette de n’ avoir pas ,prévu un stop.
 
 A Sfax un autocollant sur la valise d’ un vendeur de rue m’ interpelle. alors que l’ on voit des graffiti libertaires partout, ce vendeur de cigarettes est le 1er que je rencontre. Ici, les libertaires n’ ont pas de site internet contrairement aux Egyptiens mais le contact est établi avec un anglophone de Sfax. Le sigle A.C.A.B est aussi sur tous les murs comme en Egypte. A Sousse je l’ explique à 2 militantes féministes ( All Cops Are Bastards)
 
 26 novembre. Tunis Bizerte en train. Encore des rencontres spontanées. A la cafeteria de la gare de Tunis mon voisin de table me surprend par sa lucidité. Il lit « Le Temps » journal francophone qui annonce enfin un accord après des mois de tergiversations entre Ennhadha et l’ opposition incluant le syndicat UGTT. Je lui demande ce qu’ il en pense. « Balivernes » me répond-t-il. Il se moque de la survivance de l’ obscurantisme à notre époque.
 Un groupe d’ étudiantes croisées dans la rue à Bizerte. Nous échangeons un « bonjour », puis elles se ravisent et me rattrapent.Elles veulent un interview pour leur travail universitaire: le bilan de la Révolution est-il positif ou négatif?
Caméra. Je les quitte en leur disant que les femmes sont l’ avenir de la société tunisienne. Elles reviennent: « Vous pouvez nous répéter la dernière phrase? » Elles ne l’ avaient pas enregistrée. Elles avaient envie d’ entendre ça.Puis elles s’ envolent comme des moineaux.

Par contre le lendemain je verrai que des oiseaux de mauvais augure sont passés par la Médina en laissant des affiches inquiétantes sur le rempart extérieur, en particulier une femme vêtue d’ un niqab et j’ aurai confirmation que c’ est leur souhait pour toutes les femmes ! Quant à la culture, ça leur donne des boutons…ils ont encore menacé un cinéaste qui leur déplait.
Pour répondre à ces ignares d’ un autre âge ( mais dangereux, on sait de quoi ils sont capables ) une femme, Joumana HADDAD, vient de publier chez Sindbad-Actes Sud un essai :  » Superman est arabe ». Elle dénonce le système patriarcal qui sévit dans le monde arabe ( pas que, bien sûr) et se moque de la mode des hymens en plastique…Je n’ ai pas eu l’ occasion de le lire. Retour rapide sur  » Moha le fou, Moha le sage » de Ben Jelloun : un petit livre génial où le fou, comme souvent au Maghreb, est celui qui dit les choses les plus intelligentes et fait la thérapie de sa société pour celles et ceux qui savent l’ écouter. Je verrai aussi par hasard un film maghrébin, « La source des femmes » qui dénonce aussi machisme et sexisme…les femmes vont chercher l’ eau à la source en passant devant le café où les hommes prennent le thé…jusqu’à ce qu’ une jeune rebelle appuyée par une vieille déclenchent une grève du sexe !

En fait je suis revenu pensant que la transition tant attendue allait se faire. Elle était prévue pour le 15 novembre avec la nomination d’ un Ier Ministre intérimaire puis une nouvelle Constitution puis des élections. Le gouvernement islamiste procède par petites touches pour consolider son pouvoir ce qui engendre pas mal de crispations. Comme en Egypte et en Turquie il essaie de contrôler la justice par des nominations arbitraires ce qui vient d’ entrainer une grève dans la magistrature. Les grèves sont d’ ailleurs nombreuses dans tous les domaines. Un peu comme en France, beaucoup de gens sont désabusés par les promesses non tenues, les mensonges quotidiens…Il est reproché à Ennahdha la mainmise sur les mosquées, les municipalités et les institutions de l’ Etat, la prolifération d’ écoles coraniques, ses ligues de protection de la révolution ( quel culot!) le recrutement massif dans le police, la solidarité avec les mouvements islamistes en Lybie, en Egypte et en Syrie. L’ inflation est arrivée: en janvier 1€=2  dinars, en novembre 1€=2,25 dinars. Je peux vous confirmer que si vous passez un mois en Tunisie, vous ne dépenserez pas plus que si vous restez en France. Quelques prix: train pour un parcours de 200 km, 5 €. Un plat, une bière et un cinéma: 4 €. L’ hôtel entre 7 et 12  €.
Je revois un directeur de théâtre assez pessimiste. Son analyse: Ennahdha gagne du temps et en profite pour placer ses hommes. La seule vraie force d’ opposition actuelle est le syndicat UGTT. Les cartes qu’ il peut jouer: la désobéissance civile et la grève générale…
Ce qui m’ étonne toujours-et là il ne s’agit plus de la Tunisie mais du monde entier- c’est que les règles du jeu (démocratique?) n’ ont jamais cerné ce problème: ni les religieux ni les militaires ne doivent s’ occuper de la sphère publique. Nous avons bien suffisamment de problèmes à résoudre sans eux !
G
hislain
Tunis 29 novembre 2013
le retour c’ est pour demain et des amis d’ Auvergne proches du Puy Marais m’ annoncent 85  cm de neige, et me proposent…de rester !

Anarchistes vs. Police : nous ne voulons pas de leur guerre privée

En ce lundi 25 novembre 2013, alors que nous diffusions comme plusieurs fois par mois le bulletin anarchiste Lucioles aux alentours de la station de métro Belleville, deux chiens de garde de la B.S.T ont commencé à nous renifler, comme souvent depuis quelques mois. Cette fois-ci, après s’être entretenu au talkie pendant quelques minutes à propos de ces anarchistes, l’un d’eux a une idée géniale, Tony notre plus grand fan (petite taille, brun et petit bouc noir), accoure vers un sac contenant des bulletins et essaye immédiatement de s’en emparer. Mais, les compagnons ne laissent pas faire et résistent à ce vol à la tire en maintenant le sac. S’ensuit une épreuve de force jusqu’à ce que les flics réussissent à l’arracher. Leur prétexte ésotérique : le plan vigipirate. Il s’agirait d’un sac abandonné, un colis suspect (alors qu’il se trouvait à nos pieds), et donc, les bleus utilisent ce prétexte pour faire un contrôle d’identité et tenter (sans succès) d’interrompre la diffusion.

 

Les compagnons refusent de donner leur identité. En l’espace de vingt minutes, c’est une vingtaine de flics qui nous encerclent et le ton monte. Un attroupement se forme rapidement autour de nous, les gens sont solidaires, mais les flics sortent les gazeuses, ce qui ne dissuade pas les solidaires de venir récupérer des bulletins dans nos mains. La diff continue d’ailleurs, à d’autres sorties du métro, pendant que trois compagnons sont isolés par les flics pour procéder à un contrôle. Pendant le contrôle, les flics sont très provocants, avec des remarques racistes, des remarques incompréhensibles sur les parties génitales et les sports de combat (sauf dans leurs esprits de petits machos) et quelques bousculades. Une vieille dame exprime son soutien aux anarchistes du quartier, et aux cris de « vive l’anarchie », le contrôle continue une vingtaine de minutes.

Mais ce contrôle ne sort pas de nulle part :

  • Depuis un certain temps, les correspondants de nuit, ces agents de proximité de la guerre aux pauvres, dont le boulot répressif est depuis longtemps souligné en divers endroits (Cf. ce tract), se sont d’abord essayés au harcèlement pour empêcher diverses activités anarchistes (tables, collages, diffusions…) dans le quartier, tentant eux aussi à l’occasion le contact physique et la guerre privée contre le bulletin Lucioles et les anarchistes de Belleville. Cela est passé entre autres par une plainte contre le tract mentionné plus haut, pour « diffamation publique envers des fonctionnaires » (Cf. Rien à déclarer et Toujours rien à déclarer).
  • Au début de l’été dernier, trois compagnon/nes se font embarquer au commissariat du 19e suite à un collage pour un contrôle d’identité, des auditions et des prises d’empreintes et d’ADN auxquelles les compagnons se sont refusé/es, afin de ne pas participer à leur propre fichage et de ne pas faciliter le travail des flics. Le nom de Lucioles revient régulièrement pendant les auditions.
  • Dans la nuit du 11 au 12 novembre, deux compagnon/nes se font serrer dans le quartier après avoir posé des tags, comme par exemple sur une église (« Cureton, bouffe ta morale et ta soutane ») et sur une école (« Nique la carrière, vive la buissonnière »). Un peu moins de 24 heures de garde-à-vue où les compagnon/nes se refusent à toute déclaration, ainsi qu’aux relevés signalétiques. L’un des deux est convoqué au tribunal pour mi-janvier.
  • Dans l’après-midi du 17 novembre, un collage part en embrouilles avec un vieux porc raciste, gardien d’immeuble de l’A.R.E.P.A. (au niveau du 11, Rue de Belleville). Cette vieille canaille, notoirement détestée dans le quartier pour emmerder les SDF du coin, qui tente à chaque fois d’empêcher les collages à cet endroit, bute cette fois sur une réponse physique, il est alors aidé par une poucave qui saisit un des compagnons pour le livrer aux flics. La cavalerie débarque en nombre, appelée par le porc, en sortant la grosse artillerie du maintien de l’ordre (CRS, BST et compagnie, équipés de gazeuses, flash-balls, matraques). Un compagnon fera alors 24 heures de garde-à-vue, et tout le matériel est saisi. Comme à chaque fois, le compagnon ne collaborera pas, refusant les déclarations et la signalétique.

Autant de petits épisodes, additionnés aux remarques et aux sales regards du quotidien pour les compagnons du quartier, qui montrent bien la volonté du pouvoir local de nous mettre des bâtons dans les roues. On le voyait déjà lorsque trois compagnon/nes de Lucioles étaient incarcérés par la police antiterroriste avec le concours de la police du 20e (présente sur des perquisitions) en janvier 2011 et où les flics s’intéressaient déjà à Lucioles (Cf. Trois compagnons arrêtés à Belleville et incarcérés). Nous remarquons que les flics sont généralement sur les dents, et que dès que possible face à nous comme avec n’importe quel insoumis, ils cherchent à faire nombre, probablement effrayés par les possibilités de débordements dans un des derniers quartiers non-pacifiés de la capitale. Nous comprenons bien que ce n’est pas de nous que l’ordre a si peur, mais de la poudrière sociale qu’est le Nord-Est parisien.

Ce communiqué n’a pas pour but de provoquer l’indignation citoyenne ni de se plaindre, mais de sortir de la logique que l’ennemi cherche à faire prévaloir : une guerre privée entre eux et nous. Car nous nous foutons bien d’eux, et c’est aux habitants du quartier avec qui nous partageons ce journal depuis plusieurs années que nous souhaitons dialoguer, en espérant partager bien plus que la belle mais banale haine du flic. Ceux et celles qui se mangent la même répression que nous, et qui se reconnaissent potentiellement en nous comme nous nous reconnaissons en eux et en elles.

A un moment, l’un des flics nous encerclant sort une gazeuse, un des compagnons gueule alors aux badauds présents sur place que les flics commencent à sortir leurs armes, le flic répond en disant au compagnon que lui aussi était en possession d’armes en montrant les bulletins qu’il avait dans ses mains. Effectivement, si leurs gazeuses ne peuvent que nous brûler les yeux, nous espérons bien que nos idées puissent quant à elles mettre devant les yeux de chacun les nombreuses possibilités d’attaquer ce monde à brûler, car c’est la guerre sociale que nous voulons.

Tout continue, vive l’anarchie.

Quelques contributeur/ices de Lucioles.

[A paraître dans le prochain numéro]

[1e décembre à Montferrand] : Journée Zapatiste, Réserve ton café pour 2014 !‏

Salut à toutes et tous

Notre syndicat (CNT-AIT/63, salle Poly, 1° etage) organise une journée de solidarité avec les communautés zapatistes en lutte, dimanche 1e décembre, de 11h à 18h.

A 12h30, auberge espagnole autogérée.
A 15h, projection d’un documentaire sur Oaxaca.

Et toute la journée, dégustation de café zapatiste !

De plus, nous fédérons les commandes de café zapatiste auprès d’Echanges Solidaires pour tout le 63 : cette journée est l’occasion de venir commander vos cafés zapatistes pour 2014 (tout est reversé au Chiapas). La commande doit partir mi-décembre : si vous ne pouvez venir dimanche mais souhaitez commander du café zapatiste, faites-le nous savoir !

Salutations anarchosyndicalistes !

journéezapatiste2013

 

PS : pour info, nous organisons cette journée en même temps que 

la  Zone de gratuité « spécial fêtes », salle Poly, 2 place Poly de 10 à 17h

 Toute la journée, je dépose, je donne, j’emporte des objets propres en bon état et peu encombrants : JOUETS et JEUX, vêtements, culture, musique, déco, loisirs, sports…

+ d’infos : comitequartierMontf

 

Soyez réalistes, devenez managers !

Lu sur anrchie23

 

Soyez réalistes, devenez managers !

Je vous découvre, cher(e)s camarades zutopistes bavards et remuants, occupés à défaire ou refaire le monde, réunis autour d’une table, partageant le pain de l’amitié, écumant joyeusement quelques verres de vin rouge tout en dégustant des fromages bio aux senteurs surprenantes. Je vous entends récitant des poèmes, ou fustigeant les injustices criantes de la vilaine société capitaliste. Regroupés sous un abri de fortune, perdus au milieu d’une nature tout aussi généreuse qu’envahissante, vous élaborez mille projets fantaisistes tricotés d’entraides et de solidarités. Allons ! Cessez vos vaines gesticulations ! Laissez tomber vos grimoires remplis d’idées farfelues, et prenez enfin l’histoire dans le sens de la marche.

Apparaissez désormais comme des visionnaires. Jetez aux orties vos tuniques trop bariolées ou trop noires, passez chez le coiffeur, et endossez le costume sobre du « manager ».

 

EN MA QUALITE D’EXPERT autoproclamé en ce domaine, je me permets, sans plus attendre, de vous fournir gracieusement quelques conseils aussi précieux qu’indispensables, qui vous permettront de révéler le coach, le consultant, le leader qui sommeille en vous ; ce personnage obscur et fascinant tiraillé par le besoin de gérer et diriger, cet être crépusculaire un peu chef d’orchestre, un brin marionnettiste, et surtout, amateur de sang neuf. Dorénavant, vous n’envisagerez plus le monde qu’en interprétant des tableaux, graphiques et autres bilans comptables, et ne concevrez plus l’existence qu’en termes de moyens mis en place en vue d’obtenir des résultats. Vous n’aurez plus un idéal à atteindre, mais des objectifs à dépasser.

 

Le temps se gère…

 

Commençons par redéfinir la notion de temps. Oubliez les considérations d’ordre météorologiques. La pluie, le vent et le soleil ne vous affectent plus. Finie la posture nonchalante du contemplatif qui regarde filer les nuages. Oubliez aussi le temps historique, les époques de jadis, toutes ces guerres et autres révolutions compilées dans les manuels d’Histoire. Pour vous, le temps devient argent, profits ou pertes, il défile en une succession de chiffres sur des écrans de contrôle, il fluctue au rythme des cours des valeurs boursières. Il ne passe plus, il se gère et s’optimise.

 

La journée n’étant pas extensible au-delà de vingt-quatre heures, pour accomplir vos multiples tâches et exercer efficacement vos fonctions, sans courir le risque du « burn out », vous apprenez à déléguer une bonne partie de votre travail. En bon monarque avisé, vous conservez les missions confortant votre statut, telles que présider les réunions, recevoir les personnes importantes et prendre les décisions majeures. Pour le reste, tout ce qui concerne les activités indispensables mais peu valorisantes, fastidieuses et chronophages, vous avez recours au « reporting »: cet art délicat qui consiste à confier un maximum de tâches à vos collaborateurs, en leur expliquant bien, que pour eux c’est une chance exceptionnelle, une occasion unique de dévoiler tous leurs talents. Ainsi, il se crée un climat de confiance propice à une implication toujours croissante dans le travail. De plus, en cas d’échec ou de problème au sein de la société, vous pouvez en imputer l’entière responsabilité au collaborateur, qui se transforme alors en fusible et saute à votre place. Mais attention, en lui offrant la possibilité de prendre des initiatives, se sentant pousser des ailes, celui-ci risque d’en profiter pour grignoter sournoisement votre pouvoir. Par conséquent, manager, c’est aussi savoir s’entourer d’alliés fidèles suffisamment compétents et motivés pour accomplir une bonne partie de vos missions, mais assez raisonnables pour savoir rester à leur place, et ne pas convoiter la vôtre.

 

Une règle d’or: le BASM

 

Quoi qu’il advienne, vous restez à la tête de l’équipe. Pour cela, vous demeurez d’humeur égale. En toutes circonstances, vous appliquez la règle d’or du BASM « Bonjour, sourire, au revoir et merci ». Même si, en catimini, vous préparez un plan social visant à licencier une partie du personnel. Bien sûr, vous vivez dans un univers de concurrence acharnée, où la prédation fait loi, mais vous ne devez pas pour autant oublier les principes élémentaires de la courtoisie et du savoir-vivre. Vous avez le droit de souffrir, de piétiner, de mépriser, d’éliminer, mais toujours avec le sourire et la formule de politesse convenue. Si malgré tout vous craquez, faites-le en privé, défoulez-vous en allant courir ou pratiquez des exercices de relaxation et, au besoin, ayez recours aux psychotropes en vente à la pharmacie et remboursés par la Sécurité sociale. Il est bien normal que la société paie pour soigner les maux qu’elle engendre. En plus, c’est bon pour le petit commerce et l’industrie pharmaceutique.

 

Le citron a-t-il encore du jus à donner ?

 

Afin de prendre le pouls de votre groupe, vous recevez, une fois par an, en entretien individuel, chaque membre de votre personnel. Vous adoptez alors une attitude affable et détendue, sans pour autant rompre le rapport hiérarchique. Vous créez une relation de confiance propice à la confidence. Le collaborateur ainsi mis à l’aise se livre plus facilement et vous en apprend beaucoup sur sa vraie personnalité, ses motivations, son état d’esprit, ses projets et ambitions concernant son avenir professionnel. Vous jugez alors s’il faut le considérer comme partenaire fiable, ou voir en lui un élément peu sûr. Vous évaluez si le citron a encore du jus à donner et si vous pouvez continuer à le presser.

Comme pour un entretien d’embauche, lors de cette entrevue, tout est analysé ; les mots choisis, le ton employé et l’attitude générale trahie par les gestes ou les silences embarrassés. Le fait de montrer des signes de faiblesse, de se poser trop de questions peut nuire gravement à la qualité de l’engagement professionnel. Autant de symptômes à repérer et traiter rapidement. C’est aussi le bon moment pour féliciter, flatter et récompenser, mais aussi pour revenir sur des incidents survenus au cours de l’année écoulée, et recadrer les contrevenants. Lors de ce huis clos, se jouent les promotions ou les mises au placard, ou encore les ébauches de futurs plans sociaux…

 

De vieux râleurs syndicalistes

 

Considérée par certains comme un panier de crabes où les gros mangent les petits, une jungle où les félins dévorent le troupeau par d’autres, l’entreprise est aussi le théâtre antique où le fils poignarde le père pour s’emparer du pouvoir. En tant que manager, vous avez à coeur de motiver les jeunes loups encore couverts de duvet mais dont les dents déjà aiguisées peuvent faire mal. Lors du discours de bienvenue, vous devez faire étinceler leurs pupilles en parlant de passion et d’engagement, tout en imposant votre statut de leader. Tout droit sortis des écoles qui les ont formatés, ils fournissent une main-d’oeuvre corvéable et malléable qu’il convient d’utiliser pleinement. Il faut simplement les remettre en de bonnes mains et, surtout, veiller à ce qu’ils ne côtoient pas de trop près de vieux râleurs syndicalistes (ceux et celles que, malgré tous vos efforts, vous n’avez pas encore réussi à mettre hors d’état de nuire) qui pourraient, par leur attitude et leurs propos, infecter les esprits influençables des novices. Afin de canaliser ces énergies nouvelles, vous devrez rapidement déterminer avec précision la longueur de la chaîne accrochée au cou de ces jeunes recrues, pas trop courte pour ne pas entraver l’initiative personnelle et laisser l’illusion de la liberté, mais pas trop longue non plus afin de toujours garder un oeil attentif sur tout ce petit monde potentiellement conspirateur.

 

Toujours à l’affût, le manager assure également son rôle de vigie. Un salarié surmené risque en effet de très mal vivre sa situation.

Alors, si votre regard perspicace détecte des signes de fléchissement chez un collaborateur, démotivation ou irritabilité, vous savez prendre les mesures adéquates et l’écarter avec tact, soit par le biais de la médecine du travail, soit en sortant de votre chapeau quelque faute professionnelle nécessitant un licenciement. Peu importe la méthode, il faut se débarrasser du maillon faible et éliminer l’élément perturbateur. Et si, par désespoir, au bout du rouleau, celui-ci vient à commettre l’irréparable en s’immolant sur le parking de la boîte, ou en se pendant au fond de l’atelier, n’hésitez pas à communiquer. Devant les médias, prenez un air affecté et fataliste, montrez-vous bouleversé par le drame humain, mettez en avant la politique de dialogue instaurée au sein du groupe et, surtout, n’oubliez pas d’évoquer les graves problèmes personnels, sans liens avec les conditions de travail, auxquels votre regretté collègue était confronté. Si le malaise persiste, mettez en place une cellule de soutien psychologique visant à faire en sorte de rendre supportable ce qui est inadmissible.

Ainsi la messe est dite et les affaires continuent.

 

Archaïsmes ou acquis sociaux ?

 

Mis à part certains aspects pénibles liés à votre fonction de manager, vous trouverez dans cette activité une occasion unique de vous réaliser pleinement en tant qu’individu.

Ayant gagné en assurance, vous serez capable de prendre des décisions bouleversant les habitudes et méthodes de travail, vous saurez mettre à bas ces archaïsmes que certains appellent encore leurs acquis sociaux et tout cela dans l’unique but d’engranger des bénéfices et autres plus-values. Débarrassé de ces fausses pudeurs que donne parfois l’accumulation du profit, vous exhiberez votre réussite en consommant sans modération des biens et services réservés à une élite. Ostensiblement, vous afficherez votre appartenance à la classe des dominants. Aussi à l’aise qu’un requin dans les mers du Sud, vous évoluerez en souplesse dans le milieu des décideurs débarrassés des dogmes et autres tabous. Certes, vous vivrez dangereusement, entre le sourire carnassier du DRH, les ambitions démesurées du petit stagiaire et votre bras droit insatiable, mais, rassurez-vous, car si, par maladresse ou pure incompétence, vous tombez de votre piédestal, un parachute doré ou un matelas de stocks-options sera là pour amortir la chute, et votre carnet d’adresses vous aidera à rebondir.

Alors n’hésitez plus, n’attendez plus le grand soir, rejoignez la pègre managériale.

 

STEPHANE

Ne vivons plus comme des esclaves. Le film de Yannis Youlountas sur la résistance et les alternatives en Grèce

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FSGT : sport populaire, foot libertaire…

Voilà voilà, un petit zoom sur la FSGT, elle définit le sport populaire comme un sport de qualité, le moins cher possible, démocratique et laïc, convivial.

Un sport de qualité : par un travail critique sur les contenus, l’adaptation sans limite des règles officielles, la pédagogie, la formation…

Un sport le moins cher possible : par l’engagement bénévole dans l’animation, la reconnaissance de l’expérience acquise…

Un sport démocratique et laïc: par un fonctionnement citoyen non hiérarchique, la FSGT est autogérée sous la responsabilité de chacun et de tous…

Un sport convivial : qui cultive la relation humaine par le plaisir du partage d’une activité…

  • C’est le sport au service de l’accomplissement du bien être de l’homme.
  • C’est le refus de se limiter à une approche technique du sport.
  • C’est l’engagement dans la solidarité en actes contre les inégalités sociales.
  • C’est le refus de la domination des plus forts sur les plus faibles, de tout sport marchand, ou élitiste
  • C’est le rejet des formes hiérarchisées de fonctionnement et d’exercice des pouvoirs.
  • C’est la participation à la construction d’un monde plus humain, plus citoyen, plus solidaire dans une perspective d’universalité.

La pratique « omnisports » permet à chaque adhérent de s’ouvrir à d’autres activités, ce qui correspond à une demande sociale actuelle.

Les valeurs de solidarité locales, nationales et internationales sont ancrées dans la démarche de la FSGT et se concrétisent par des actions à tous les niveaux.

et un gros coup d’oeil sur le FOOT à 7, FOOT LIBERTAIRE UN AUTRE FOOT EST POSSIBLE

 

Le foot à 7 est issu de la pratique et de la réflexion sur le sport en général au sein de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), une organisation créée en 1934, dans la foulée des premiers clubs ouvriers du début du siècle. La FSGT propose une approche différente du sport et refuse de le voir comme une activité à part, coupée de la société de classes. Elle tente donc de promouvoir une vision du sport basée sur le plaisir collectif plutôt que sur la gloire individuelle, sur la coopération plus que sur la concurrence. Le football n’est qu’une des nombreuses activités de la FSGT, mais après réflexion, en fédérant des innovations expérimentées dans différentes régions, elle est parvenue à élaborer une nouvelle version, toujours évolutive, du foot.

Ce football se joue avec des équipes masculines ou féminines de 7 (plus des remplaçantes ou des remplaçants en nombre indéterminé) sur une moitié de terrain de foot classique (dans la largeur), les matchs durant deux fois 25 minutes. Le nombre de remplacements est illimité. Cette configuration permet de faire jouer un maximum de joueurs ou de joueuses, chacun à son rythme, quelles que soient leur condition physique.

Sans hors-jeu et sans tacle, ce foot est tourné vers le beau jeu, vers le plaisir du jeu, sans agressivité et sans les habituelles considérations tactiques visant à arrêter ou à casser le jeu de l’équipe adverse. Les touches se faisant au pied, tout est fait pour assurer la continuité du jeu, dans un souci de plaisir maximum.

Sans arbitre, les joueurs et joueuses gèrent collectivement la partie et se responsabilisent. Les équipes se concentrent sur le jeu et se passent des simulacres et manipulations visant à tromper l’arbitre.

Ce projet de foot alternatif à 7 permet de se recentrer sur ce qui peut attirer dans le foot : le beau geste, le beau jeu, résultats de la collaboration de deux équipes, et l’effort physique qui permet d’entretenir sa santé. Marquer des buts et gagner des matchs ne sont que des prétextes pour tenter et réussir de beaux gestes. L’état d’esprit sur le terrain est complètement différent, les joueurs ou les joueuses s’y sentent bien, quel que soit leur niveau, leur condition physique. Tout est fait pour que chacun ou chacune puisse prendre part au jeu avec le maximum de plaisir. S’il n’y a aucun autre enjeu que la qualité du jeu, on gère mieux ses émotions, sans débordement, et sans l’autorité habituelle de l’arbitre. Le terrain devient un lieu de convivialité et non plus de confrontation.

…pour une autre société.

La pratique de ce foot à 7 permet de constater que l’arbitre n’est pas du tout nécessaire : les règles du jeu sont acceptées, appliquées et contrôlées par toutes et tous, car elles ne servent plus à distinguer un vainqueur d’un vaincu. Le changement des règles est tourné vers cet objectif du plaisir partagé et donc ces règles sont toujours ouvertes à toutes possibilités d’innovations. Le foot à 7 nécessite aussi, en dehors du terrain, une réflexion collective et une gestion collective des rencontres, ce qui implique les joueurs ou les joueuses dans l’élaboration de leur sport. Ils n’en sont plus de simples exécutant-e-s. Le débat est donc ouvert en ce qui concerne les résultats des matchs et les classements, auxquels beaucoup de personnes restent attachées. Les structures sportives peuvent de fait devenir des lieux d’expérimentation d’une autre façon de fonctionner ensemble, démocratiquement, avec un but qui n’est plus d’écraser un adversaire, mais de collaborer avec lui.

d’un anar de perlinpinpin

Gênes : verdict du G8 de 2001 contre 4 compagnons… de 6 à 8 années de prison !!

Audience éclair aujourd’hui (18/11) au tribunal de Gênes. A la barre, encore une fois quatre compagnons déjà condamnés pour « dévastation » et
« pillage » suite au sommet du G8 de 2001, confirmé par la cour de cassation en juillet de l’année dernière.

La cour d’appel de Gênes devait uniquement se prononcer sur d’éventuelles circonstances atténuantes d’avoir « agi sous l’effet de la foule en tumulte ». Un des compagnons en procès aujourd’hui, a été arrêté la semaine dernière dans le Trentin pour purger une peine de 5 ans de prison, après avoir été tenu pour responsable de l’incendie de la voiture de son employeur. Etant déjà en prison, il a décidé de se présenter à l’audience de Gênes. Escorté menotté dans la salle du tribunal, il a été accueilli chaleureusement par un bon groupe d’individus solidaires, qui sont restés jusqu’à la lecture du verdict.

Résultat : confirmation d’une condamnation à 8 ans de prison sans circonstance atténuante, une condamnation qui passe de 10 ans à 8 ans
et deux autres réduites à 6 ans, avec circonstance atténuante. L’Etat a mis aujourd’hui sa pierre tombale sur les jours de révolte de ce
juillet 2001 à Gênes. Nous pas. Nous continuons à brûler pour une vie libérée dans un monde libre. Le feu de la révolte réchauffe nos coeurs, et la plus belle pensée que nous pouvons adresser aux compagnons condamnés est de faire que ce feu
se répande encore et toujours plus.

Nous continuerons à nous battre, nous continuerons à lutter, et nous continuerons aussi à le faire pour tous ceux qui sont en train de payer très cher le prix de la Justice d’Etat.

A Ines, Marina, Alberto, Francesco, Vincenzo, Luca, Dario, Carlo, aux compagnons en procès pour la révolte du 15 octobre 2011 à Rome,
va toute notre affection, notre solidarité et complicité A Vincenzo [parti dans la nature] : que tu continues à courir, libre et sauvage !…

Adresse des compagnons incarcérés :

Marina Cugnaschi
c/o Seconda Casa Di Reclusione Di Milano – Bollate
Via Cristina Belgioioso 120 -20157 Milano (MI)

Alberto Funaro
c/o Casa Circondariale Capanne
Via Pievaiola 252 -06132 Perugia

Francesco Puglisi
Casa Circondariale di Roma Rebibbia
Nuovo Complesso in Via Raffaele Majetti, 70
00156 Roma

Luca Finotti

c/o casa circondariale di Trento – Via Beccaria, 13 -
Loc. Spini di Gardolo,
38014 Gardolo TN

Traduit de l’italien de informa-azione par brèves du désordre, Gio.

Carlo Giulani, Gênes 2001…… :

Gênes : verdict du G8 de 2001 contre 4 compagnons... de 6 à 8 années de prison !! Carlo-Giuliani-G8

Francfort verdict procès : Sonja est acquittée et libre. Vive la solidarité internationale !

  Depuis plus de 2 ans, nous avons suivi le procès « absurde », irrationnel de Christian Gauger et de Sonja Suder, nous leur avons témoigné notre solidarité par des courriers, des rassemblements de soutien, même été au procès. Nous sommes heureux aujourd’hui de pouvoir vous annoncer que Sonja est libre et acquittée !!!!

 un anarcho-syndicalste poudreux…

 

Edit le 16-11-13 : un petit compte rendu de Francfort sur LinterSoniaLibre

 

Francfort :

 

Francfort verdict procès : Sonja est acquittée et libre. Vive la solidarité internationale !  sonja-suder-540x304

Une femme allemande (Sonja Suder) et un ancien radical présumé d’extrême-gauche (Christian Gauger) ont été acquittés mardi d’avoir aidé le militant à diriger Carlos le Chacal commence une attaque de 1975 mortelle sur le siège social de Vienne de l’OPEP.

Tandis que Sonja Suder, un ancien membre soupçonné du groupe de Cellules Révolutionnaire, a été acquittée de meurtre, elle a été reconnue coupable d’avoir aidé dans trois explosifs non-mortels et des attaques d’incendie criminel en Allemagne à la fin des années 1970.

L’octogénaire a été condamné à la prison de trois années et demie sur ces charges, mais laissé libre à cause du temps qu’elle avait déjà servi dans la détention préventive.
Après l’exposition d’aucune réaction au verdict à l’intérieur de la salle de tribunal, où elle a fait de l’usage les lunettes de soleil,  Sonja a été salué  les 100 partisans à l’extérieur de la cour (du tribunal) à Francfort, un ancien bastion de radicalisme gauche.
Suder avait été accusé de fournir des armes et des explosifs à un commando mené par Ilich Ramirez Sanchez, mieux connu comme Carlos le Chacal, dans l’attaque sur l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Les militants ont pris 11 en otages dont des ministres de pétrole d’OPEP et ensuite se sont enfuis par avion en Algérie.
Trois personnes ont été tuées dans l’attaque,  y compris un policier et les membres des délégations d’OPEP irakiennes et libyennes.
Suder et son partenaire avait vécu en France depuis la fin des années 1970, comme négociants aux marché aux puces sous des faux noms. Ils ont été extradés en Allemagne en 2011.
Le militant Reconnu coupable Hans-Joachim Klein avait accusé Suder de recrutement et pour participer au siège de Vienne sanglant(maudit), le témoignage sous une négociation de plaidoyer qui lui a donné une sentence relativement clémente de neuf ans.
Mais pendant le procès de Suder, qui a commencé en septembre 2012, les procureurs avaient concédé qu’à part du témoignage de Klein il n’y avait aucune preuve ferme liant Suder à l’attaque d’OPEP.

la source : leur presse AFP

Clermont Ferrand et Gerzat: soirées de soutien à la ZAD et au Festival du Film Engagé

Salut à toutes et tous !

Vendredi 8 novembre se tiennent deux évenements militants qui nous
semblent important !

-A Gerzat, Salle Cornillon, le Festival du Film Engagé organise la
projection du documentaire "Un Monde Sans Humains ?" de Philippe
Borrel.Un débat s'en suivra, entrée à Prix Libre ! A 20h.
-A l'Hôtel des Vil-les (55 Avenue de L'Union Soviétique), soirée de
soutien à la ZAD de Notre Dame des Landes : photos prises par une
ZADiste qui sera présente pour répondre aux questions, buffet à
dominante végétalienne et concerts (3 groupes) le tout à Prix Libre,
avec info kiosque ! A 19h30.

Salutations anarchosyndicalistes

GENTIOUX 2013 (rassemblement pacifiste du 11 novembre)

GENTIOUX 2013

lu sur anarhie23

 

11 NOVEMBRE 2013

11h: Rassemblement devant le monument aux morts de Gentioux.

Speechs des différentes organisations présentes (Libre-Pensée, Union Pacifiste, Fédération Anarchiste, etc.)

12h30: Auberge espagnole aux Plateaux Limousins au Villard (entre Gentioux et Royère-de-Vassivière).

Tables de presse anarchistes. 

La CNT-AIT/63 propose du co-voiturage à partir de Clermont Ferrand pour se rendre à Gentioux.

Départ du local à Clermont à 8h30, si vous êtes intéressés, nous écrire à cntait63@gmail.com et nous dire le nombre de personnes intéressés et si possibilité voitures supplémentaires (on en manque…) avec le nombre de places disponibles

Prévoir aussi un peu de casse croute pour l’auberge espagnol 

 

 

 

 

 

 

 

 


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