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Archives pour décembre 2013

Que crève le vieux monde.

Posté l’an dernier, reposté cette année.

Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !
La voix claire de l’enfant et la voix cassé du vieillard entonnent la même ballade : la ballade des vœux et souhaits.
L’ouvrier à son patron, le débiteur à son créancier, le locataire à son propriétaire disent la ritournelle de la bonne et heureuse année. Le pauvre et la pauvresse s’en vont par les rues chanter la complainte de la longue vie.

 

Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !

Il faut que l’on rie ! Il faut que l’on se réjouisse. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les lèvres laissent échapper les meilleurs souhaits. Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie.

C’est le jour du mensonge officiel, de l’hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C’est le jour du vernis et du convenu.

Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparent, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie.

Dans la curée âpre des appétits, c’est l’armistice, c’est la trêve. Dans l’âpre curée des batailles, c’est le jour de l’an.

On entend l’écho qui répète la voix du canon et qui redit le sifflet de l’usine. La mitrailleuse fume encore et encore ; la chaudière laisse échapper la vapeur. L’ambulance regorge de blessés et l’hôpital refuse des malades. L’obus a ouvert ce ventre et la machine à couper ce bras. Les crimes des mères, les pleurs des enfants font retentir à nos oreilles l’affreuse mélodie de la douleur, toujours la même.

Le drapeau blanc flotte : c’est l’armistice, c’est la trêve, pour une heure et pour un jour, les mains se tendent, les faces se sourient, les lèvres bégaient des mot d’amitié : ricanements d’hypocrisie et de mensonges.

Bonne vie à toi, propriétaire ? qui me jettera sur le pavé de la ville sans t’occuper du froid ou de l’averse…

Bonne vie à toi patron ? qui me diminua ces jours derniers, parce que faiblissait mon corps après la dure maladie que je contractai à ton service…

Bonne vie, bonne vie à tous ! boulangers, épiciers, débitants qui enserriez ma misère de vos péages honteux et qui teniez commerce de chacun de mes besoins, de chacun de mes désirs.

Et bonne vie et bonne santé à tous, mâles et femelles, lâchés à travers la civilisation : bonne année à toi, l’ouvrier honnête ? à toi, maquereau régulier ? à toi, catalogué du mariage ? à toi, inscrit aux livres de police ? à vous tous dont chacun des gestes, chacun des pas est un geste et un pas contre ma liberté, contre mon individualité ?

Ah ! Ah ! bonne vie et bonne santé ?

Vous voulez des vœux, en voilà : que crève le propriétaire qui détient la place où j’étend mes membres et qui me vend l’air que je respire !
Que crève le patron qui, de longues heures, fait passer la charrue de ses exigences sur le champ de mon corps.

Que crèvent ces loups âpres à la curée qui prélèvent la dîme sur mon coucher, mon repos, mes besoins, trompant mon esprit et empoisonnant mon corps !

Que crèvent les catalogués de tous sexes avec qui les désirs humains ne se satisfont que contre promesses, fidélités, argent ou platitudes !

Que crève l’officier qui commande le meurtre et le soldat qui lui obéit ; que crève le député qui fait la loi et l’électeur qui fait le député !

Que crève le riche qui s’accapare une si large part du butin social ! mais que crève surtout l’imbécile qui prépare sa pâtée.

Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !

Regardez autour de vous. Vous sentez plus vivant que jamais le mensonge social. Le plus simple d’entre vous devine partout l’hypocrisie gluante des rapports sociaux. Le faux apparaît à tout pas. Ce jour-là, c’est la répétition d tous les autres jours de l’an. La vie actuelle n’est faite que de mensonge et de leurre. Les hommes sont en perpétuelle bataille. Les pauvres se baladent du sourire de la concierge au rictus du bistrot et les riches de l’obséquiosité du laquais aux flatteries de la courtisane. Face glabres et masques de joie.

La caresse de la putain a comme équivalent le sourire de la femme mariée. Et la défense du maquereau est pareille à la protection de l’époux. Truquages et intérêts.

Pour que nous puissions chanter la vie, un jour, en toute vérité, il faut, disons-le bien hautement, laisser le convenu et faire un âpre souhait : que crève le vieux monde avec son hypocrisie, sa morale, ses préjugés qui empoisonnent l’air et empêchent de respirer. Que les hommes décident tout à coup de dire ce qu’ils pensent.

Faisons un jour de l’an où l’on ne se fera pas de vœux et de souhaits mensongers, mais où, au contraire, on videra sa pensée à la face de tous.

Ce jour-là, les hommes comprendront qu’il n’est véritablement pas possible de vivre dans une pareille atmosphère de lute et d’antagonismes.

Ils chercheront à vivre d’autre façon. Ils voudront connaître les idées, les choses et les hommes qui les empêchent de venir à plus de bonheur.

La propriété, la patrie, les dieux, l »honneur courront risque d’être jetés à l’égout avec ceux qui vivent de ces puanteurs. Et sera universel ce souhait qui semble si méchant et qui est pourtant rempli de douceur : que crève le vieux monde !

Albert Libertad, L’Anarchie, 27 décembre 1906.

[Toulouse] : Dédicace à nos camarades prolétaires du Maroc du mouvement du 20 février

 

(Dédicace à nos camarades prolétaires du Maroc du mouvement du 20 février qui en ont marre de ce système ! Traduction : Qui sont-ils ? Qui sont-ils ? Les Ministres qui toujours exploitent. Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Les enfants du peuple qui se font toujours réprimer)

 

Le 18 décembre, à 8h30 du matin deux camions, trois voitures de police, 3 camions de déménagements, trois ouvriers de la société DEM (habituée à collaborer avec la police pour expulser les squats) et une vingtaine de policiers sont venus remettre à la rue des galériens, une femme enceinte et une famille avec un enfant de 6 mois. Ils ont voulu casser la porte d’entrée au bélier alors que l’enfant dormait encore. C’est le père qui a demandé d’arrêter de faire du bruit. « Réveillez le bébé, il faut sortir dehors ! », répond la police. Un autre veut rentrer chez lui pour reprendre ses affaires. Il l’empêche d’entrer et se fait attraper au col. Il ne se laisse pas faire : les policiers l’encerclent, le fouillent et trouvent une excuse pour l’embarquer au commissariat où il fera sept heures de garde à vue avec en bonus une convocation au tribunal en octobre 2014. Affaire à suivre. Avant de partir, les policiers rient au nez des expulsé-e-s : « Vous allez dormir où maintenant, à la rue ? ».

 

Le 21 décembre, même heure mais autre endroit. La police réveille les parents et les enfants et leur donne 20 minutes pour partir. La famille repart alors à la rue avec ses petites affaires. Il a fallu rappeler l’huissier pour obtenir le reste des affaires qui ont pu être récupérées. Trois nuits dans un hôtel à l’extérieur de la ville lui ont été proposées mais elle a refusé de participer à cette mascarade. Le jour même, le propriétaire paye des ouvriers pour installer un système d’alarme et de vidéo-surveillance et verrouiller toutes les fenêtres.

 

Le 15 décembre, des personnes ont occupé des logements laissés vides par Habitat Toulouse. La police est venue les sortir de force en escaladant la porte du jardin. Par vengeance, les flics crèvent les pneus de leurs vélos, en criant au passage « Ah, toujours les même qu’on voit ! ». Depuis, le bâtiment est soigneusement gardé par un ouvrier de la sécurité.

 

Trois semaines avant, c’est la Mairie qui a expulsé suite à une procédure judiciaire expéditive (titre d’expulsion en sept jours). Au cours de cette expulsion, la police a violenté des femmes, une mère de famille a eu la jambe blessée et emmenée au commissariat sans raison. Elle sera retenue 5 heures avec un rappel à la loi. Elles garderont un bon moment les marques corporelles de ces violences policières ! Les fenêtres sont murées le même jour, une porte anti-squat installée et un agent de sécurité surveille le bâtiment jour et nuit. Des personnes ayant assisté à l’expulsion se sont faits menacer par la police. Un camion les a suivi et a tenté de les écraser en roulant sur la piste cyclable. A d’autres moments, quand ils nous aperçoivent, ils nous menacent, nous qualifie « d’ennemi préféré », frappent fort à leur fenêtre de voiture, font demi-tour pour nous mettre la pression ! 

 

L’État utilise tous les moyens pour s’attaquer aux pauvres qui s’organisent pour avoir leur logement, vivre bien. Après avoir empêché l’accès aux médias et les utiliser à plusieurs reprises pour faire de la désinformation contre ce mouvement populaire, c’est aujourd’hui la justice qui travaille avec lui pour accélérer les expulsions. Les pauvres n’ont plus de reports, aucun délai, condamnés automatiquement à des amendes parce qu’il serait « inéquitable » que les propriétaires qui spéculent aient des frais de justice. Leurs avocats sont harcelés pour qu’ils plaident alors qu’ils n’ont pas le temps de lire les dossiers. Les juges transmettent les décisions à la Préfecture au motif « d’assurer un suivi social ». Le suivi social, c’est des CRS devant ta porte pour te remettre à la rue toute l’année ! 

 

On a fait des manifestations, personne ne nous écoute, on n’existe pas dans ce pays alors qu’il exploite nos terres, que c’est nous qui avons construit les bâtiments et les routes ! Ce n’est pas nous qui occupons les bâtiments des « autres », mais les riches qui nous volent ce qu’on a construit !Ici et là-bas, ils nous volent toujours pour qu’on travaille dur pour eux ! Nous ne nous courberons pas l’échine devant les riches et l’Etat ! On continuera à s’organiser par nous-même, à reprendre collectivement les bâtiments vides et de tout ce qu’on a besoin pour vivre.

 

 

 

Tout pour tout-e-s ! Pouvoir au peuple !

 

Des membres de la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA)

 

Flashball, peur et mutilation

TRIBUNE.

23 décembre 2013

PAR CLÉMENT ALEXANDRE, FLORENT CASTINEIRA, JOAN CELSIS, JOHN DAVID, PIERRE DOUILLARD, JOACHIM GATTI ET SALIM BLESSÉS ET MUTILÉS PAR LA POLICE FRANÇAISE

Nous avons en commun le fait d’avoir été blessés et mutilés par la police française après avoir reçu un tir de flashball en pleine tête. Etre touché par une de ces armes, c’est s’effondrer, être évacué, hospitalisé et subir par la suite un nombre considérable d’interventions chirurgicales lourdes qui s’étendent sur plusieurs mois. Les lésions sont nombreuses et irréversibles : œil crevé, décollement de la rétine, enfoncement du plancher orbital, multiples fractures, dents cassées, joue arrachée, etc. Pour plusieurs d’entre nous, l’implant d’une prothèse a été nécessaire. Sans parler des migraines, des cauchemars et de la peur chevillée au corps. A Marseille, un homme, Mostefa Ziani, est mort d’un arrêt cardiaque après avoir été touché en plein thorax. Le flashball peut donc tuer à bout portant et il produit des dommages qui ne sont en rien des accidents. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, équiper la police avec ces armes, c’est lui reconnaître le droit de mutiler. Ce qu’elle a bien compris.

S’il n’existe aucune réparation possible, il est difficile de laisser le terrain libre à la violence policière. Plusieurs d’entre nous ont porté plainte contre l’auteur du tir. Sans succès. A Nantes, le policier qui a tiré sur Pierre Douillard en 2007 et dont l’identité est clairement établie bénéficie d’une relaxe : sa responsabilité ne peut être engagée puisqu’il a obéi à un ordre. A Toulouse par contre, pour Joan Celsis, blessé en 2009, le juge ordonne un non-lieu au motif cette fois que l’identité du tireur n’est pas établie. A Montreuil, pour Joachim Gatti, le procureur bloque le dossier depuis maintenant deux ans. Sans surprise, la justice couvre la police. Il y a belle lurette en effet que l’action de la police s’est affranchie du droit. Pour le flashball, les distances de sécurité et les zones autorisées ne sont jamais respectées, pas plus que le tir ne correspond à un état de légitime défense comme le prescrit pourtant la réglementation officielle.

Face aux limites du pénal, nous nous sommes lancés dans une nouvelle procédure. Clément Alexandre, le collectif Face aux armes de la police et leur avocat, Etienne Noel, ont déposé en octobre 2012 une requête au Tribunal administratif qui consiste à attaquer directement la responsabilité du préfet de police et plus seulement le policier qui tire en pleine tête, même si celui-ci mérite tout notre mépris. Pour la première fois, l’Etat a été condamné mercredi, le 18 décembre, à verser une indemnité et sa responsabilité est reconnue, tout comme le lien entre la blessure et le flash-ball. D’autres jugements sont attendus. Nous pensons que sur le terrain juridique, il est capital de multiplier ce type de riposte.

Toutes ces blessures rendent lisible la façon dont la police maintient l’ordre. Chaque fois derrière nos noms propres, il y a des complicités et des amitiés – souvent des luttes. A Nantes, des lycéens et des étudiants occupent un rectorat. A Toulouse, des dizaines d’étudiants sortent d’un Monoprix sans payer pour protester contre la précarité étudiante. A Montreuil, des habitants se rassemblent contre l’expulsion d’un squat. Et des lycéens bloquent leur établissement pour protester contre une énième réforme des retraites. A Notre-Dame-des-Landes, des milliers de personnes résistent à un projet d’aéroport : parmi les centaines de blessés, certains se retrouvent avec des bouts de métal sous la peau. A Strasbourg, des métallos manifestent contre ArcelorMittal. A Montpellier, c’est un groupe de supporteurs qui est visé. Dans les quartiers populaires, le flashball fait partie de la vie quotidienne et intervient systématiquement quand les habitants se révoltent contre la violence de la police. C’est le cas à Trappes pour Salim, qui cet été, a eu le malheur de se trouver à proximité du commissariat où des habitants protestent contre une arrestation musclée. Mais aussi à Montbéliard, Villemomble, etc.

Ce que la langue policière appelle littéralement «neutraliser une menace» désigne de toute évidence la nature réelle du flashball : écraser et faire taire ce qui échappe au pouvoir. C’est là le travail normal de la police. Mais ce qui est nouveau, c’est la méthode utilisée. Le flashball est le nom d’un nouveau dispositif politique qui repose sur la peur et la mutilation – en un mot la terreur. Il s’agit cette fois de frapper les corps mais aussi les cœurs et les esprits en nous marquant dans notre chair et dans celles de nos amis. Présenté comme défensif, le flashball est clairement une arme offensive qui donne à nouveau à la police le pouvoir de tirer sur la foule. Le déploiement de la violence policière, en l’état actuel du rapport de force, ne doit pas entraîner la mort. Mais la police doit être assurée de rester la plus forte pour que l’ordre soit maintenu.

Cette militarisation des opérations de police exprime la vérité d’une époque : le développement de ces armes depuis maintenant dix ans s’explique par le fait qu’elles ont manqué dans certaines émeutes. Qu’en Tunisie, une foule déterminée puisse faire tomber un gouvernement dont la longévité semblait assurée indique assez l’angoisse qui habite le pouvoir à tout moment. Le terrain d’intervention véritable du flashball, c’est la révolte.

En maintes occasions, la police se présente comme un obstacle – à nos mouvements, à nos désirs et à nos luttes. La question de savoir comment le défaire mériterait d’être prise au sérieux. Si les blessures se produisent toujours dans des moments de tension, se défendre et se protéger devient une question pratique dont la nécessité a pu être éprouvée en Grèce, comme à Notre-Dame-des-Landes où des boucliers sont apparus ; de la place Tahrir à la place Taksim, où des milliers de manifestants venaient casqués. Quand Michèle Alliot-Marie propose d’exporter le savoir-faire de la police française en Tunisie, nous pensons plutôt à importer la puissance des révolutions arabes.

C’est parce que nous demeurons attachés à nos luttes et à nos amitiés que nous ne nous laisserons pas terroriser par le flashball. Là où nous sommes attaqués, il y a à riposter collectivement pour être capable de penser et de contrer les pratiques policières. Et ça, on ne le fait pas dans l’enceinte d’un tribunal, mais on l’élabore avec tous ceux qui les subissent. Ici, comme ailleurs, ce qui relève du possible dépend d’un rapport de force. Nous lançons un appel à toutes les personnes blessées avec la certitude que nous avons plus à partager que nos blessures.

Pour Salim, ce sont ses proches qui signent la tribune. Contact : http://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com

vite fait, mal fait: joyeuses pâques et vive le feu‏ !

Voilà,voilà, nous arrivâmes en fin d’année et tout y va bien dans ce haut monde.
A votre bon coeur messieurs, dames, gavons nous de consommation pour l’anniversaire du fils du charpentier et de la nouvelle année.

Z’inquietez pas, tout va bien, TFcrétins et autres machines à images nous ont prévu plein de publicités entrecoupées de dessins animés et autres…. comme ça on pourra tous oublier de manière républicaine et citoyenne, car on s’en fout, et pis c’est loin et que :
 
Fukushima fume encore… bientôt 3 ans ! Qui qu’on en a à foutre, nos méga supers experts d’Aréva, the best of the best of the world, la crème de la crème de l’élite de le la fission nucléaire, pas l’électricien du coin, savent pas quoi faire.  C’est pas grave on a les verts qui carburent au capitalisme et collaborent avec les socialistes qui n’ont de socialistes que le nom et relancent la ZAD. Et oui l’avion c’est écolo car on va plus vite pour aller signer les contrats dans des salons dorées….
 
Des milliers de personnes meurent en Syrie, on s’en fout c’est des arabes…  et le roi du pays du fromage réinvente la France Afrique
 
En Espagne, on interdit quasi l’avortement…. c’est pas grave car on le sait bien dans nos bonnes contrées judéo-chrétiennes que la femme est un « rebus » juste « bonne » à faire le ménage, élever les enfants….
 
Allez, plus près en Auvergne on sera à 2 ans de l’ « assassinat » de Wissam, c’est pas grave les keufs démontent un type en tout impunité… tout juste si faut pas leur dire merci…. Putain pétain t’as oublié des trucs, non….?
 
Ah lalala, on y voit tout noir…. Ben voui justement le noir, c’est beau le noir de l’Anarchie, non?
La révolte?
l’insurection….?
 
Allez vite avant de fermer LIDL et dégager les fascistes, on se quitte avec un jolie chanson et rever d’un monde plus solidaire, plus égalitaire plus libertaire…
Image de prévisualisation YouTube
 http://www.youtube.com/watch?v=P0KnEuXKbdo
Perlinpinpin

[Perpignan]: Manifestation de soutien aux 5 anarchistes de Barcelone

L’Union Locale CNT-AIT de Perpignan organisait, vendredi 20 décembre, un rassemblement de soutien aux 5 anarchistes et anarchosyndicalistes de Barcelone, arrêtés le 13 novembre, accusés de terrorisme. Dans une Espagne où la situation devient étouffante, le gouvernement du PP (droite), n’hésite plus à se revendiquer du franquisme, et à ré-introduire des lois de l’époque franquiste. Les anarchistes et anarchosyndicalistes sont les premier-es dans le viseur… En mai 2013, 5 autres compagnons avaient été arrêtés pour avoir… posté des affiches sur Facebook. Quant à Xurxo, militant de la CNT-AIT Galice, il a pris un an de prison ferme… pour avoir participé à la grève générale du 14 novembre 2012…

Deux des 5 compagnons sont toujours emprisonnés, ce qui ont été libéré restent sous le coup d’une inculpation. Des militants du groupe Puig Antich de la Coordination des Groupes Anarchistes se sont joints au rassemblement.

Coupure de presse locale :

fichier pdf manif 20 dec

Pitufo, CNT-AIT 63, avec les informations de l’UL CNT-AIT Perpignan.

2 petites infos contre la taule !

Salut à tous,

Perlinpinpin is back et il aime toujours pas la taule et vite fait 2  petites infos contre la taule:

Tout d’abord la sortie du dernier num de l’Envolée: abonnement gratuit aux prisonnier-e-s ! n’hésitez pas à inscrire vos proches

envolée

pour le télécharge cliquez ici : envolée

La version livre du « Guide à l’usage des proches de personnes incarcérées » est sorti et sera disponible à prix libre au local de la CNT-AIT/63 (perm tous les samedis de 16h à 19h au local) + d’infos nous écrire à cntait63@gmail.com

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+ d’infos : http://permisdevisite.noblogs.org

Perlinpinpin

Des nouvelles de Tarnac

Chers amis

Cela va bientôt faire un an et demi que nous n’avons pas donné de nouvelles. Si tout suit son cours tranquillement subversif sur le plateau de Millevaches, le moins que l’on puisse dire c’est qu’à l’échelle du pays le climat politique et existentiel tend à devenir exécrable. Ce qui se cache derrière « la crise » est un phénomène si total qu’il défie manifestement nos catégories. Une fois que l’on a parlé des « ravages du néo-libéralisme », de « l’épuisement des ressources », du « néant spirituel » ou de l’« implosion du social », on sent bien que l’on rate encore l’essentiel. Tout cela ressemble fort à une civilisation qui roule droit dans le mur à tombeau ouvert, et qui cherche à s’éviter par tous les moyens la remise en cause de ses façons de vivre et de penser. Dans cet imperceptible sauve-qui-peut, le premier réflexe est de se raccrocher à tout ce qui surnage en ce cœur du naufrage qu’est l’Europe, notamment à l’État national. Le retour des vieilles lunes fascistoïdes exprime d’abord l’illusion que ce cadre serait une voie de salut quand il est devenu l’échelle même de notre impuissance. Le misérable petit désir d’extermination des « étrangers » qui monte dans le pays témoigne de cet auto-enfermement dans le cadre national, et des instincts de cannibalisme social qui en découlent dès que s’annonce la disette. Bref : le navire amiral fait eau de toutes parts, ça fuit de partout.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/12/07.jpegCroquis de la ferme du Goutailloux après les travaux de l’été 2014 : à droite du tilleul, le bâtiment d’hébergement, déjà rénové cet été ; à sa gauche, la grange qui sera rénovée avec l’aide des compagnons.

Ça fuit de partout. Voilà qui, d’un point de vue local, du point de vue de la commune, n’a rien de désastreux. Partout, des gens cherchent et expérimentent d’autres façons de s’organiser, de vivre, de se lier les uns aux autres et au territoire qu’ils habitent. Ça fuit, mais ça ne fuit pas comme des rats. Il y a une recherche à l’œuvre, qui est à la mesure du désastre général. Seulement, ce serait une erreur que de voir là de simples « alternatives » au système économique dominant. La situation est bien plus panique que cela, et en un sens plus politique. En fait d’« alternatives », ce qu’il y a c’est bien plutôt un combat. Un combat entre une organisation sociale en restructuration violente au profit de la petite minorité nécessaire au pilotage de la machine économique mondiale depuis les métropoles, et toute la vie qui s’agence à l’écart et contre cette organisation. Ce qui se constitue, ce ne sont donc pas des îlots, des oasis, des niches existentielles au milieu du désert néo-libéral, mais de véritables mondes, une sorte de condensation territoriale de forces, d’idées, de moyens et de vies qui attirent magnétiquement tout ce qui fuit, tout ce qui déserte, tout ce qui fait sécession avec le nihilisme dominant.

Ces dernières années, c’est un tel processus de regroupement que nous voyons s’accélérer, à notre petite échelle, sur le plateau de Millevaches. Il y a là, sur cette rude terre, pas à pas, un dehors partiel à l’ordre global qui se construit. Un dehors qui ne concerne pas seulement ceux qui y vivent, mais aussi tous ceux qui pourraient être tentés, à un moment ou à un autre, de laisser derrière eux une forme d’existence devenue par trop toxique pour eux. À tel point que l’on se prend à imaginer par ici que si la politique nationale devait continuer de suivre sa pente néfaste, le plateau pourrait bien assumer en tant que tel une sorte de rupture avec cet ordre vermoulu. Au reste, une telle chose s’est déjà vue par ici dans l’histoire récente. Les maquis pourraient bien, un de ces jours, ressortir des musées.

Mais venons-en à la raison de ce courrier. Cela va faire bientôt dix ans que nous avons pris la ferme du Goutailloux à Tarnac. Depuis le premier jour, nous rêvons d’en faire un grand lieu collectif ouvert sur le plateau et sur le monde. Un lieu où l’on pourrait réunir des centaines de personnes à l’occasion de séminaires, de grands repas communaux, de fêtes, de la venue de troupes de théâtre ou de groupes de musique. Nous rêvons depuis dix ans d’une grande salle de plus de 300 m², de granit et de bois brut, et dont l’atmosphère porterait la réconciliation du merveilleux, de l’expérimental et du populaire. Une sorte de collision architecturale, toute proportion gardée, entre le théâtre du Globe de Shakespeare, le club rock underground CBGB à New York et le saloon. Un lieu qui, par son ambiance, appellerait à lui tout ce que ne peut accueillir une salle des fêtes anonyme, carrelée et éclairée au néon. Un lieu donc, de rencontre, de réunion, de retrouvailles et de réjouissances. Jusqu’ici, et cela n’est pas tout à fait étranger à une certaine opération policière survenue le 11 novembre 2008, nous n’avons eu ni les forces, ni le temps, ni les moyens de nous lancer dans ce chantier considérable.

Or cette fois-ci, nous en avons fait les plans et une équipe d’une trentaine de compagnons bâtisseurs allemands a d’ores et déjà programmé de venir nous aider à réaliser ces travaux l’été prochain, en août. Ces compagnons font partie d’un groupe mixte de menuisiers, charpentières, tailleurs de pierre et maçonnes qui, passée leur formation, partent sur la route pour un tour de trois ans à travers l’Europe. Chaque année depuis 1982, ils interrompent leur itinérance et convergent pour un mois à l’occasion d’un chantier dans un lieu collectif qu’ils ont choisi de soutenir. Cette année, ils ont choisi le Goutailloux. Un chantier de cette ampleur coûte évidemment cher, et il nous manque encore, à ce point, quelque 70’000 euros pour financer la construction d’un bâtiment dont l’usage sera gratuit et débordera largement les seuls habitants de Tarnac. Pour tout vous dire, nous avons rarement eu autant besoin d’aide financière pour un projet qui nous tient à ce point à cœur et depuis si longtemps. Quant à ceux qui auraient le savoir-faire et du temps à consacrer, entre mars et juillet 2014, à des travaux de menuiserie, de charpente, d’électricité ou de maçonnerie, ils sont plus que les bienvenus. Il leur suffit de nous joindre, dès maintenant. Chaque semaine de ces chantiers préparatoires se concluera par un week-end consacré à la discussion politique et/ou l’élaboration théorique. Une façon d’être fidèle à ce que nous entendons par « commune » : une certaine manière de ne pas délier construction matérielle, pensée et geste politique.

À très bientôt,

Des amis de la commune de Tarnac – 28 novembre 2013

de la part d’un compagnon qui a reçu cet email

XXVe Congrès de l’Association Internationale des Travailleurs-euses, Valencia, 6,7 et 8 décembre 2013

Les 6, 7 et 8 décembre 2013 se tint à Valencia, Espagne, le XXVe Congrès de notre Association Internationale des Travailleurs-euses, autour du slogan « One World, One Fight » (Un Monde, Une Lutte).

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Organisé avec réussite par la Federacion Local de la CNT-AIT Valencia (acceuil des délégué-s et observateurs-trices, assurance de la bonne tenue du congrès, traduction par des compagnesons dont ce n’est pas le métier, passage des micros, photocopies, mais aussi café et tables de
presse pour l’autogestion du syndicat ; notons une table de presse avec journaux, tracts, autocollants… de diverses sections), le Congrès accueilli 49 délégué-es de nos 13 sections : COB (Brésil), FORA (Argentine), SP (Portugal), CNT (Espagne), CNT (France), SolFed (Grande-Bretagne), USI (Italie), FAU (Allemagne), PA (Slovaquie), KRAS (Russie), NSF (Norvège), ASI (Serbie) et ZSP (Pologne), cette dernière ayant rejoint l’AIT lors du congrès de 2009 à Porto Alegre, premier congrès hors Europe. Il y avait également des délégués de l’ASF (Australie) ainsi que plusieurs dizaines d’observateurs-trices de diverses sections (surtout d’Espagne). En tout, c’est environ 150 compagnes et compagnons qui furent présent-es.

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L’AIT fut fondée à Berlin en décembre 1922 et janvier 1923 (le congrès vit l’irruption de la police…), reprenant le nom de la Première Internationale. Elle regroupe les anarchosyndicalistes de par le monde, de groupes de propagandes à des organisations syndicales constituées. L’AIT est l’internationale à la plus grande longévité de l’histoire (et elle ne disparaîtra que lorsque que le vent de la Révolution Sociale et Libertaire balaiera le vieux monde). L’AIT, comme toutes ses sections, fonctionne de manière fédéraliste autogestionnaire, n’a pas de permanent-es ou de personne rémunérée (y compris pour le secrétariat), refuse toute subvention, et ne participe à aucune instance paritaire (CE d’entreprises etc…). Ce furent donc 150 travailleurs-euses, salarié-es ou non, qui convergèrent par leurs propres ressources et celles de leurs syndicats, pour ce congrès.

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Le secrétaire sortant, compagnon de la NSF-AIT, pris la parole pour ouvrir le congrès, suivi d’un compagnon espagnol au nom de la CNT-AIT es pour présenter ce congrès. La « présidence » du congrès est élue avant chaque session, avec des compagnes-ons différent-es à chaque fois.

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Furent lues certaines salutations au congrès, notamment de la WSA américaine, d’autres rajoutées aux minutes (FIJL espagnole, un groupe grec…). Puis on passa à l’ordre du jour, pour le moins chargé. En ces périodes de « crise » mondialisée du capitalisme, d’attaques sans précédents contre nos conditions d’existence, et de montée du nationalisme, local, régional ou à l’échelle d’un pays, les anarchosyndicalistes, l’AIT, se doivent de proposer des réponses à la taille des enjeux présents. La stratégie anarchosyndicaliste n’est pas figée, elle varie selon les sections et la situation face à laquelle elles se trouvent. Cependant, des choses nous unissent : pas de permanent-es, pas de subventions, pas de participations aux élections syndicales (ni politiques), contre tous les partis politiques, projet de société communiste libertaire, antimilitarisme etc… Les débats furent nombreux, parfois vifs. Furent notamment discutées la possibilité de créations de branches
d’industrie à l’échelle de l’AIT, l’affirmation du refus de mandats rémunérés au sein de notre internationale, la question agricole, la lutte coordonnée contre les agences d’intérim, le développement de l’AIT dans les pays en proie à une forte lutte de classe traversée par des grèves violentes (comme en Chine ou en Afrique) etc… Une question souleva un débat particulièrement intéressant : les relations de l’AIT avec d’autres syndicats « de base » ou « alternatifs », pour construire non seulement des luttes dans les entreprises, mais aussi la grève générale à une échelle plus large. Il a finalement été adopté que l’AIT ne travaillerait pas en tant qu’internationale anarchosyndicaliste avec les syndicats « de base » (qui restent néanmoins le plus souvent subventionnés et participent aux commissions paritaires), tout en laissant l’autonomie des sections quant à la pratique de chaque « région » (nous ne parlons pas vraiment de « pays »). Furent aussi abordées les questions de la répressions de nos compagnes-ons : la relance procès des 6 de Belgrade (accusé-es de terrorisme international, les compagnes-ons ont passé 6 mois en prison, avec torture pour l’un d’entre eux, et ont subi attaques de groupes nazis para-étatique ensuite), la répression des militant-es de la COB au Brésil lors des grandes manifs actuelles, et dans les entreprises, la rafle d’anarchosyndicalistes en Espagne etc etc… Notons aussi la présence de compagnes-ons de la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires, ainsi que de la Fondation Anselmo Lorenzo (pour la récupération de la mémoire historique des anarchosyndicalistes espagnol-es) : cette dernière a offert son dernier livre ainsi qu’un colis de nombreuses brochures à chaque section.

 

Après 2 jours et demi de congrès, nous avons pu clôturer l’ordre du jour juste à temps ! Les repas ont permis de discuter des questions de fond, des luttes partout avec des compagnes-ons de diverses sections, dans une ambiance toujours fraternelle. L’AIT se développe doucement, mais toujours en progressant vers l’Idéal qui nous anime. Si elle est traversée par des débats stratégiques, idéologiques, parfois plus compliqués que l’opposition réformisme/orthodoxie, cela prouve qu’elle est bien vivante. Un congrès de l’AIT est donc un moment de construction anationale pour la lutte autonome des exploité-es, par l’anarchosyndicalisme, dans le respect des pratiques de chaque section.

 
Enfin, c’est avec joie que nous accueillons en notre sein l’AnarchoSyndicalist Federation, en provenance d’Australie, et 14e section de l’AIT. Elle s’est renforcée peu avant le congrès avec une victoire par l’action directe locale et internationale, contre Domino’s Pizza qui avait baissé (avec accord du syndicat maison…) les salaires. Bienvenue compagnes-ons ! Nous accueillons également en « Amis de l’AIT » (organisations sympathisantes qui deviennent souvent des sections par la suite) la FAS d’Autriche et le Syndicat Autonome des Travailleures-euses en Bulgarie. Le secrétariat de l’AIT sera désormais sous mandat de la ZSP. Merci à la Federacion Local de Valencia pour l’organisation du congrès, salut à celles et ceux qui s’organisent et luttent sans compromis.

 

Un monde, une lutte !
Pour l’anarchosyndicalisme !
Sans permanent-es, sans subventions !
Vive l’Association Internationale des Travailleurs-euses !

Pitufo, CNT-AIT 63, la tête pleine de rêves ne tenant dans aucune urne.
09/12/2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Noel, offrez un cadeau durable…

kdo noel

 

 

 

 

 

 

[Chili] : L’expropriation d’une banque finit avec un compagnon mort, deux compagnons arrêtés et un fugitif

[Chili] : L’expropriation d’une banque finit avec un compagnon mort, deux compagnons arrêtés et un fugitif arton3240-b6b3b

Urgent : Douloureuses nouvelles de la région chilienne au monde anarchiste/antiautoritaire réfractaire…

 

Sebastián Oversluij Seguel

 

Deux autres compagnons ont été arrêtés aux environs du lieu, les compagnons Alfonso Alvial (27 ans) et Hermes González (25 ans). Les compagnons arrêtés sont passés aujourd’hui par le Contrôle des arrestations [1] au centre d’injustice chilien à 16h le 12/12/13. Durant la nuit, plusieurs lieux ont été perquisitionnés, dont la maison où vivaient les parents du compa Sebastian.

En plus de ces faits, ils veulent relier les deux compagnons arrêtés à d’autres vols réalisés cette année dans le même lieu et à d’autres actions à caractère politique, car ils ont été arrêtés dans quelques activités de rue en soutien aux compas qui ont été ces derniers temps impliqués dans la procédure judiciaire connue sous le nom de « Caso bombas ».

Le soutien à nos compagnons est total, nous pouvons comprendre le terrible moment que vont passer les proches qui les entourent. Nous avons l’audace d’informer nos compagnons du monde sur cette nouvelle.

Que la solidarité et l’action antiautoritaire embrassent ces compagnons.
Nous sommes ensemble pour ça !

Compagnon Sebastián Oversluij Seguel présent !

Les compas Hermes et Alfonso dans la rue

[Traduit de l’espagnol de Vivalaanarquía.]

Notes

[1] Au Chili, le Contrôle des arrestations est une audience par laquelle passent toutes les personnes arrêtées avant que se soient écoulées 24h, où un juge vérifie la légalité de l’arrestation, que les inculpés ont été informés de leurs droits et que ceux-ci sont respectés.

Source : Non Fides.


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