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XXVe Congrès de l’Association Internationale des Travailleurs-euses, Valencia, 6,7 et 8 décembre 2013

Les 6, 7 et 8 décembre 2013 se tint à Valencia, Espagne, le XXVe Congrès de notre Association Internationale des Travailleurs-euses, autour du slogan « One World, One Fight » (Un Monde, Une Lutte).

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Organisé avec réussite par la Federacion Local de la CNT-AIT Valencia (acceuil des délégué-s et observateurs-trices, assurance de la bonne tenue du congrès, traduction par des compagnesons dont ce n’est pas le métier, passage des micros, photocopies, mais aussi café et tables de
presse pour l’autogestion du syndicat ; notons une table de presse avec journaux, tracts, autocollants… de diverses sections), le Congrès accueilli 49 délégué-es de nos 13 sections : COB (Brésil), FORA (Argentine), SP (Portugal), CNT (Espagne), CNT (France), SolFed (Grande-Bretagne), USI (Italie), FAU (Allemagne), PA (Slovaquie), KRAS (Russie), NSF (Norvège), ASI (Serbie) et ZSP (Pologne), cette dernière ayant rejoint l’AIT lors du congrès de 2009 à Porto Alegre, premier congrès hors Europe. Il y avait également des délégués de l’ASF (Australie) ainsi que plusieurs dizaines d’observateurs-trices de diverses sections (surtout d’Espagne). En tout, c’est environ 150 compagnes et compagnons qui furent présent-es.

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L’AIT fut fondée à Berlin en décembre 1922 et janvier 1923 (le congrès vit l’irruption de la police…), reprenant le nom de la Première Internationale. Elle regroupe les anarchosyndicalistes de par le monde, de groupes de propagandes à des organisations syndicales constituées. L’AIT est l’internationale à la plus grande longévité de l’histoire (et elle ne disparaîtra que lorsque que le vent de la Révolution Sociale et Libertaire balaiera le vieux monde). L’AIT, comme toutes ses sections, fonctionne de manière fédéraliste autogestionnaire, n’a pas de permanent-es ou de personne rémunérée (y compris pour le secrétariat), refuse toute subvention, et ne participe à aucune instance paritaire (CE d’entreprises etc…). Ce furent donc 150 travailleurs-euses, salarié-es ou non, qui convergèrent par leurs propres ressources et celles de leurs syndicats, pour ce congrès.

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Le secrétaire sortant, compagnon de la NSF-AIT, pris la parole pour ouvrir le congrès, suivi d’un compagnon espagnol au nom de la CNT-AIT es pour présenter ce congrès. La « présidence » du congrès est élue avant chaque session, avec des compagnes-ons différent-es à chaque fois.

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Furent lues certaines salutations au congrès, notamment de la WSA américaine, d’autres rajoutées aux minutes (FIJL espagnole, un groupe grec…). Puis on passa à l’ordre du jour, pour le moins chargé. En ces périodes de « crise » mondialisée du capitalisme, d’attaques sans précédents contre nos conditions d’existence, et de montée du nationalisme, local, régional ou à l’échelle d’un pays, les anarchosyndicalistes, l’AIT, se doivent de proposer des réponses à la taille des enjeux présents. La stratégie anarchosyndicaliste n’est pas figée, elle varie selon les sections et la situation face à laquelle elles se trouvent. Cependant, des choses nous unissent : pas de permanent-es, pas de subventions, pas de participations aux élections syndicales (ni politiques), contre tous les partis politiques, projet de société communiste libertaire, antimilitarisme etc… Les débats furent nombreux, parfois vifs. Furent notamment discutées la possibilité de créations de branches
d’industrie à l’échelle de l’AIT, l’affirmation du refus de mandats rémunérés au sein de notre internationale, la question agricole, la lutte coordonnée contre les agences d’intérim, le développement de l’AIT dans les pays en proie à une forte lutte de classe traversée par des grèves violentes (comme en Chine ou en Afrique) etc… Une question souleva un débat particulièrement intéressant : les relations de l’AIT avec d’autres syndicats « de base » ou « alternatifs », pour construire non seulement des luttes dans les entreprises, mais aussi la grève générale à une échelle plus large. Il a finalement été adopté que l’AIT ne travaillerait pas en tant qu’internationale anarchosyndicaliste avec les syndicats « de base » (qui restent néanmoins le plus souvent subventionnés et participent aux commissions paritaires), tout en laissant l’autonomie des sections quant à la pratique de chaque « région » (nous ne parlons pas vraiment de « pays »). Furent aussi abordées les questions de la répressions de nos compagnes-ons : la relance procès des 6 de Belgrade (accusé-es de terrorisme international, les compagnes-ons ont passé 6 mois en prison, avec torture pour l’un d’entre eux, et ont subi attaques de groupes nazis para-étatique ensuite), la répression des militant-es de la COB au Brésil lors des grandes manifs actuelles, et dans les entreprises, la rafle d’anarchosyndicalistes en Espagne etc etc… Notons aussi la présence de compagnes-ons de la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires, ainsi que de la Fondation Anselmo Lorenzo (pour la récupération de la mémoire historique des anarchosyndicalistes espagnol-es) : cette dernière a offert son dernier livre ainsi qu’un colis de nombreuses brochures à chaque section.

 

Après 2 jours et demi de congrès, nous avons pu clôturer l’ordre du jour juste à temps ! Les repas ont permis de discuter des questions de fond, des luttes partout avec des compagnes-ons de diverses sections, dans une ambiance toujours fraternelle. L’AIT se développe doucement, mais toujours en progressant vers l’Idéal qui nous anime. Si elle est traversée par des débats stratégiques, idéologiques, parfois plus compliqués que l’opposition réformisme/orthodoxie, cela prouve qu’elle est bien vivante. Un congrès de l’AIT est donc un moment de construction anationale pour la lutte autonome des exploité-es, par l’anarchosyndicalisme, dans le respect des pratiques de chaque section.

 
Enfin, c’est avec joie que nous accueillons en notre sein l’AnarchoSyndicalist Federation, en provenance d’Australie, et 14e section de l’AIT. Elle s’est renforcée peu avant le congrès avec une victoire par l’action directe locale et internationale, contre Domino’s Pizza qui avait baissé (avec accord du syndicat maison…) les salaires. Bienvenue compagnes-ons ! Nous accueillons également en « Amis de l’AIT » (organisations sympathisantes qui deviennent souvent des sections par la suite) la FAS d’Autriche et le Syndicat Autonome des Travailleures-euses en Bulgarie. Le secrétariat de l’AIT sera désormais sous mandat de la ZSP. Merci à la Federacion Local de Valencia pour l’organisation du congrès, salut à celles et ceux qui s’organisent et luttent sans compromis.

 

Un monde, une lutte !
Pour l’anarchosyndicalisme !
Sans permanent-es, sans subventions !
Vive l’Association Internationale des Travailleurs-euses !

Pitufo, CNT-AIT 63, la tête pleine de rêves ne tenant dans aucune urne.
09/12/2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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