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Archives pour février 2014

[Journal Local] : Solidarité de Classe, n.4 !

Le numéro 4 de notre « quand on peut-riodique » local, Solidarité de Classe, est disponible !
 
Au sommaire :
-Ni Fascisme, Ni République Bourgeoise
-Émeutes Ukrainiennes
-Soutien aux 5 de Barcelone
-Espagne: Avortement Libre et Gratuit !
-XXVe Congrès de l’AIT
-Grève des Ports Chiliens
-A Méditer
-Italie : Répression à l’Hôpital San Carlo
-Pente Douce et Savonneuse
-Centre Ascaso-Durruti
-Agenda
-Section Libre
-Annonces
 
Si vous souhaitez en recevoir un ou plusieurs exemplaire(s) gratuit(s), cntait63@gmail.com
Syndicat des Travailleurs-euses et Précaires/CNT-AIT 63

Anarchosyndicalisme! Numéro 138

Le numéro 138 du journal confédéral de la CNT-AIT, Anarchosyndicalisme!, est disponible.
 
Au sommaire de ce numéro :
 
Impôts :
-Sauce Bercy
Luttes:
-Moniteurs et Éducateurs en Formation
-Nataïs : les Prud’hommes du Gers étaient Compétents mais ils ne le Savaient pas
Société:
-Ni Fascisme, Ni République Bourgeoise
-Le Monde de la Coupe
-Les Jeux Olympiques de la Honte
International:
-Egypte Socialiste Libertaire
-Ukraine
-Australie
Réflexions et Débats:
-Günther Anders : la Morale avec « Le Pilote d’Hiroshima »
-Une Pensée Primitive
Economie:
-L’illusion coopérativiste
Divers:
-Appel à Mobilisation pour Sauver la Zone Humide du Testet
-G.I. Abdallah/Courrier des Lecteurs/Cénétistement Votre
-Crapulerie Administrative : Au RSA, Marche au Pas !

 

Anarchosyndicalisme! Numéro 138 eae7d278303e479fb4f3823a0f0e6d1d

 

Pour en recevoir une version papier, cntait63@gmail.com

Numéro téléchargeable ici :

http://www.cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/A_138_fev_2014.pdf

Science: Pourquoi le mouvement perpetuel ne peut pas produire d’énergie

Ben oui, les anars aussi s’intéressent à l’environnement et à l’énergie, d’ailleurs notre modeste UL CNT-AIT/63 travaille sur un petit guide sur l’autosuffisance énergétique (bientôt disponible…)

un nanarkosyndicaliste

lu sur AntifascitesAnarchistesAutonomes

Si internet permet principalement le flicage de masse et la diffusion la connerie à grande échelle, il permet aussi de démocratiser le savoir scientifique en favorisant la diffusion de sa vulgarisation.
Comme disait Francis Bacon : « savoir, c’est pouvoir ». Il convient donc de combattre les pseudo-sciences et autres fables conspirationnistes si nous aspirons à avoir une action efficace sur notre environnement.
Voici donc une vidéo qui vous démontrera en quoi la production infinie d’énergie grâce au mouvement perpétuel est un mythe.

Image de prévisualisation YouTube

 

 

L’Espagne s’embrase : Multiples manifestations et répression dans le silence des médias français….

 

burgos-en-espagne-ou-des-habitants-manifestent-c_1425206

 

Des camarades de Barcelone nous demandent de faire savoir ce qui se passe depuis 48 heures dans toute l’Espagne.

 
Des manifestations éclatent un peu partout et la répression se donne libre cours.

 
Suite à la mobilisation massive et quotidienne durant les derniers 7 jours (plus de 6000 personnes) d’un quartier ouvrier de Burgos (Nord de l’Espagne) appelé EL GAMONAL, contre la construction d’un parking (la mairie du PP a décidé que les riverains ne pourront plus garer leurs véhicules et seront contraints de louer pour 40 ans des parkings à 20.000 euros la place, bonjour la spéculation !), qui se sont soldées avec plusieurs personnes arrêtées dont 2 incarcérées, la population de différentes villes d’Espagne s’est mobilisée durant ces 4 derniers jours et sans chômer en soutien aux habitants de EL GAMONAL.

 

Suite aux arrestations, les habitants de GAMONAL se préparent à résister à la charge des flics. Les retraités sont particulièrement actifs.

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_c06ac3_unknown.jpeg
Quelqu’un ose-t-il traiter de « casseurs » ces anciens travailleurs ? Ils ne font que se défendre!

la suite sur : rustyjames

Nantes : contre le FN, riposte antifasciste !

photo manif Nantes 1402Compte rendu de la manifestation antifasciste du 14 février par nos camarades de Nantes :

Vendredi 14 février au soir, sous une pluie battante, autour de 250 compagnon-ne-s, bravant le froid, se réunissent contre la tenue d’un meeting du FN à la Manufacture. Comme à Rennes, le Parti Socialiste offre sur un plateau un lieu chargé d’histoire sociale à la poignée de militants d’extrême droite que compte la cité des Ducs, à savoir la tête de liste FN et « nationaliste révolutionnaire » Christian Bouchet et ses complices. « Honte aux socialos, qui accueillent les fachos »

Autour de 19 heures, le cortège s’élance vers la Manufacture, ponctuant le défilé de quelques fumigènes, pétards et autres taggs. Sur le large boulevard Stalingrad menant à la Manufacture, la manif fait face au barrage policier. L’étau répressif est en place, le rapport de force est clairement défavorable, l’extrême droite est bien protégée par le pouvoir : quelques cailloux et pétards atterrissent sur les fourgons et les boucliers, le cortège antifasciste retourne vers le centre ville.

Christian Bouchet, tête de liste du FN, peine alors à rassembler quelques dizaines de spectateurs (à peine 80) dans une Manufacture barricadée par des dizaines de CRS tenant un dispositif anti-émeute. Pour chaque fachos entre 2 et 3 antifascistes défilaient bruyamment dans les rues nantaises, et plusieurs flics en armure étaient déployés. Comble du ridicule, une poignée de nervis fascistes bien cachés derrière l’important dispositif de CRS pensent narguer la manifestation. Sur le trajet, le cortège est parfois applaudi ou acclamé par des passants. Une agence d’Intérim, le local de Vinci et une banque sont décorés alors que dans une rue de Strasbourg parsemée de CRS, la baie vitrée de la mairie de Nantes est esquintée à coup de pavés. Le manteau d’un flic en civil est également atteint par un oeuf de peinture bien ajusté.

La manif fini par se disperser Place Royale. La même nuit, la permanence nantaise du Front National est copieusement dégradée. L’absence totale de réaction de la gauche institutionnelle nantaise contre ce meeting frontiste et la recrudescence de violences d’extrême droite à Nantes comme ailleurs montre -malheureusement- encore une fois que seul l’antifascisme autonome fait face à la montée du climat fasciste. Construisons la riposte !

Plus d'infos sur le site des Debunkers ici : http://www.debunkersdehoax.org/le-fn-bricole-les-prises-de-vue-de-ses-reunions

Par ailleurs, Alain Soral annonçait sur internet la tenue d’un meeting (dont le lieu a été tenu secret jusqu’au dernier moment) à Nantes samedi 15 février. Nous apprenons que cet antisémite mondain est également accueilli à la Manufacture ! Le pouvoir socialiste offre donc un tapis rouge à l’extrême droite radicale, que ce soit celle de Bouchet ou de Soral, alors qu’elle réprime sans merci la résistance antifasciste. Alors même qu’à Lyon vendredi soir des camarade sont poignardés par des fascistes. L’extrême droite a toujours été du côté du système et des dominants…

Lettre ouverte du mouvement armé au préfet de Loire atlantique, M. Christian de Lavernée.

Lettre ouverte du mouvement armé au préfet de Loire atlantique, M. Christian de Lavernée. Sur la zad, le lundi 24 février 2014

Cher Christian,

Vous avez déclaré hier, « L’opposition institutionnelle à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit cesser d’être la vitrine légale d’un mouvement armé ». Il nous serait facile de vous reprocher, M. Le Préfet, de vouloir à votre tour briser des vitrines. Mais après la manifestation de samedi, autant l’avouer tout net et cesser enfin de nous cacher : nous sommes bel et bien un mouvement armé.

Nous sommes un mouvement armé de bon sens remuant et d’idées explosives, de palettes et de vis, de pierres parfois – même s’il y a ici plus de boue et de prairies, de carottes et de poireaux, d’humour et de tracteurs, d’objets hétéroclites prêts à former spontanément des barricades et d’un peu d’essence au cas où, d’aiguilles à coudre et de pieds de biche, de courage et de tendresse, de vélos et caravanes, de fermes et cabanes, de masques à gaz ou pas, de pansements pour nos blessés, de cantines collectives et chansons endiablées, de livres, tracts et journaux, d’éoliennes et de radios pirates, de radeaux et rateaux, de binettes, marteaux, pelles et pioches, de liens indestructibles et d’amitiés féroces, de ruses et de boucliers, d’arcs et de flêches pour faire plaisir à Monsieur Auxiette, de salamandres et tritons géants, de bottes et impers, de bombes de peinture et de lances à purin, de baudriers et de cordes, de grappins et de gratins, et d’un nombre toujours plus important de personnes qui ne vous laisseront pas détruire la zad.
Vous ne nous ferez pas rendre ces armes.

Et vous, M. Le préfet, quand cesserez vous d’être la vitrine légale d’un mouvement armé ?

Sincèrement,

Les Black Ploucs

Lettre ouverte du mouvement armé au préfet de Loire atlantique, M. Christian de Lavernée. ultralegumess-_copiecleaned-a9b02

lu sur ZAD

Bilan des arrestations suite à la manif du 22 février à Nantes

D’après la Préf, il y aurait eu 14 arrestations, dont deux sans suites judiciaires. Des 12 personnes ayant des suites pénales, 5 sont passées en comparution immédiate ce lundi après-midi, et les 7 autres sont convoquées au tribunal dans quelques mois.

Les 5 personnes passées en comparution immédiate ont toutes été condamnées, la plupart à de la prison, mais personne n’a été incarcéré sous mandat de dépot (c’est-à-dire, dès la sortie du tribunal). Ils auront donc un rendez-vous avec le ou la juge d’application des peines, avec qui ils pourront négocier des aménagements de peine (bracelet électronique, semi-liberté, et tout ce genre de mesures pourries qui permettent d’enfermer encore plus de gens sans saturer les taules).

4 d’entre eux étaient jugés pour « violence sur agent dépositaire de l’autorité pubique » (en gros, pour avoir balancé des projectiles sur les flics), puis « participation à un attroupement armé » (en gros, participation à une manif ou un rassembement où ils considèrent que les projectiles sont des armes par destination).

* * * *

Le détail du délibéré des comparutions immédiates est le suivant

* La personne arrêtée à 15h15 a été condamnnée à 5 mois d’emprisonnement ferme + 1 mois de sursis avec mise à l’épreuve.

* Le deuxième, qui s’était fait controler dans la rue, a était condamné pour « port d’arme catégorie d » (en gros, un couteau-cutter !) à 100 h de TIG (« travaux d’intérêt général »).

* Les 3 autres, interpelés ensemble par des BAC-eux vers 20h, ont été condamnés respectivement à 5 mois avec sursis ; 5 mois ferme ; puis 12 mois ferme + 500 euros comme provision pour le BAC-eu qui dit avoir été blessé (un autre procès aura lieu le 13 juin à 14h pour déterminer le reste de la somme à verser aux flics).

Ils ont pris bien cher, vu qu’ils se sont fait arrêter sur des lieux d’émeutes. Par contre, c’est réjouissant d’apprendre que personne n’était inculpé pour des dégradations ; sinon, ils ou elles auraient pris encore plus cher et seraient sûrement parti-e-s en taule direct. D’ailleurs la proc n’a pas arrêté de répéter comment c’était dommage que les « vrais coupables » des dégradations « intolérabes » n’aient été interpelés ce jour là. Les enquêtes quant aux dégradations sont visiblement en cours, alors gare au risque de perquisitions dans les jours ou semaines qui viennent (à Nantes comme ailleurs).

* * * *

Une bonne cinquantaine de personnes sont venues au tribunal soutenir ces personnes inculpées.

La presse était aussi en nombre et à l’affut de n’importe quel détail croustillant, ils ont d’ailleurs été les premiers à s’installer dans la salle avec leurs gros appareils, jusqu’à ce qu’ils se fassent dégager en dehors de la salle avant le début de l’audition.

Quant à l’accueil policier, bizarrement, les portes du tribunal n’étaient pas blindées de CRS comme il arrive souvent pour des procès médiatiques ou tout simplement anti-aéroport (peut être les CRS ont eu leur journée de repos…). Par contre, les policiers à l’intérieur du tribunal n’étaient pas moins chiants que d’habitude et ont empêché des gens d’accéder à a salle, bien remplie certes, mais où il restait des places disponibles. Le meilleur gag a été la scène en dehors de la salle où l’avocate qui défendait les flics « blessés » brandissait (très dramatiquement) un pavé face aux caméras de la presse. Alors une personne, ayant perdu son oeil suite à un tir de fashball il y a quelques années à Nantes, a demandé aux journalistes s’ils allaient également parler des personnes blessées, en montrant aux caméras une balle en caoutchouc récupérée dans la rue samedi après un tir de fashball. C’est alors que les flics se sont rués sur lui pour l’écarter du groupe en l’accusant de porter une arme…

Rappelons que samedi plusieurs dizaines de personnes ont été blessées, dont quelques unes très grave (perte d’un oeil, perte d’une falange, etc.) ; certainement d’ici quelques jours une estimation du nombre de blessé-e-s pourra être faite.

* * * *

 

http://zad.nadir.org/

Contre les murs et sur les toits

lu sur cqfd

En complément de l’article « Du baston dans la taule ! » paru dans CQFD n°119(actuellement en kiosque), voici une présentation de Sur les toits [1], un documentaire sur la mutinerie de la prison de Nancy, en 1972, qui retrace l’histoire de trois de ses protagonistes. Chronique d’une époque où toutes les prisons françaises s’enflammèrent haut et fort.

PNG« Chez moi j’aime pas d’être commandé ! » C’est Charles Hoffman qui met les points sur les i et répond à Nicolas Drolc, le réalisateur, avec son accent de Lorraine. Charles, dit «  Jacky, natif de Tomblaine », « monté » pour la première fois en prison à 16 ans. Il fut l’un des mutins de Nancy le 15 janvier 1972. Les premières images du film montrent la destruction de la prison. Début 2010, Charles-III à Nancy subit les assauts des bulldozers, quarante ans après qu’une révolte sans pareil ait mis à sac et partiellement démonté ce cachot de la république.

Être visible, ne plus être retranchés de la vie, enterré vivant derrière des murs. Richard Bauer, qui fut l’un des derniers à se rendre, et Roberto Suso Escriba, fils de réfugiés politiques espagnols, témoignent de leur embellie sur les toits. Richard pose devant son tube de Ventoline, la cigarette au bec, une bière et une photo de lui et ses potes sur les toits de la prison [2]. «  Né quartier Saint-Épvre, le plus mal famé de Nancy. »

la suite ici

Nantes/Notre-Dame-des-Landes : Communiqué des organisateurs de la manifestation anti-aéroport du 22 février

Nantes/Notre-Dame-des-Landes : Communiqué des organisateurs de la manifestation anti-aéroport du 22 février

La manifestation d’aujourd’hui a connu une mobilisation inégalée.

520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la ZAD.

Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine. C’est le signe d’une mobilisation nationale et de la connexion entre Notre Dame des Landes et d’autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés.

Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s’agit de la plus grosse mobilisation du mouvement.

Le défilé a été festif, créatif et déterminé, avec des batukadas, salamandres, tritons géants, masques d’animaux marquant le refus de la destruction des espèces protégées et des mesures dites de compensation. Des prises de paroles et animations ont eu lieu jusqu’à 18h square Daviais.

La préfecture avait choisi de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d’être visible dans le centre-ville. C’est la première fois qu’on interdit à une manifestation d’emprunter le Cours des 50 Otages. Une partie du cortège est passée par l’Île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tirs de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n’a pas empêché les manifestants de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu’à la fin.

Il existe différentes manières de s’exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n’est pas étonnant qu’une certaine colère s’exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la ZAD ?

Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L’opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que d’abandonner le projet d’aéroport !

Sabotons Vinci !

Deux fils d’infos « live » de la manif du 22 février :
- sur le site de la ZAD
- sur Paris-Luttes.Info

Dans le bocage, comme ailleurs, résistance et sabotage

lu sur nantesinymedia

Le 16 octobre 2012, premier jour de la tentative infructueuse d’expulsion pompeusement nommée « opération César », le préfet de Loire-Atlantique Christian de Lavernée déclarait aux médias dominants « si la république ne peut reprendre la zone, alors il faut s’inquiéter pour la république ». Qu’elle s’inquiète et qu’elle en crève ! 

Un an et demi plus tard, nous sommes toujours là. Notre rage et détermination restent intactes car cette farce soit-disant démocratique, toute acquise à la cause des grandes entreprises et du système financier ne nous représentera jamais. Elle est à l’opposé de ce à quoi nous aspirons, l’émancipation totale du carcan capitaliste dans lequel l’État veut nous enfermer. Autogestionnaires, nous renions ce système mortifère, le répudions et le combattons car notre rêve commun de liberté, notre aspiration à l’autonomie en est l’antithèse. 

La ZAD est un véritable laboratoire d’expérimentations sociales, la diversité de nos opinions et notre volonté commune d’émancipation s’expriment tous les jours sur le terrain. Nous avançons ensemble avec nos différences et c’est de cela que nous tirons notre force et notre richesse. Le fait de s’exclure volontairement du capitalisme, de faire sans lui, nous permet de confronter nos idées sans entraves. Ainsi, nous brisons l’ordre établi qui isole et détruit toute résistance à ses velléités dominatrices.

Nous ne croyons pas aux élections et nous affirmons haut et fort qu’il est possible de changer ce monde que l’on nous impose jusqu’à la lie en nous faisant croire que nous sommes libres et non esclaves. La propagande d’État inféodée à la sacro-sainte recherche d’une croissance illusoire marche à plein régime. La démocratie représentative n’est qu’un cirque à la botte des lobbyistes industriels. Nous n’avons besoin d’être représenté-e-s que par nous mêmes. Nous croyons au consensus, au vivre ensemble et non à la majorité que le système oppose à une minorité pour que rien ne change. C’est la raison pour laquelle nous construisons nos vies loin des urnes. Nous aspirons à briser le désordre établi qui veut que chacun-e reste seul, corvéable à merci, face à la machine ultralibérale. Voter c’est se choisir un maître, c’est s’enchaîner. 

L’aménagement du territoire, c’est l’aménagement de nos vies. La gentrification, le bétonnage tous azimuts, cette désocialisation à marche forcée dans la villes comme au coeur des campagnes arrache les populations à leur histoire commune, à leurs pratiques. Les déraciner de leurs terres, de leurs rues, de leurs quartiers, de leurs villages, c’est expertiser, isoler, contrôler, breveter, exploiter, enfermer, rentabiliser chaque espace.

Ainsi, les experts larbins du capitalisme qui servent la soupe à VINCI veulent rationaliser les écosystèmes, dominer le vivant, le forger à l’image du capital, lui donner une valeur marchande en exploitant les richesses que la nature nous offre depuis toujours. Mais la couche verte est bien fine, elle ne trompe personne ici sur la ZAD. Derrière leur bla bla environnemental illes élargissent la privatisation à tous les domaines dont celui du vivant. Le marché transatlantique que l’on veut nous imposer va dans ce sens. Précarité, OGMs, nucléaire et gaz de schiste pour toutes et tous.

Leur logique gestionnaire n’est pas la nôtre. Les lieux de vie ne sont pas compensables, nous squatteur-euse-s ne sommes pas des espèces déplaçables, les animaux et les plantes qui vivent ici avec nous non plus ! Illes veulent mettre nos vies dans des cases alors que nous voulons nous les réapproprier. Elles ne sont pas à vendre et malgré leurs menaces judiciaires et policières nous refusons de nous laisser enfermer entre quatre murs dans les schémas mercantiles qu’illes veulent nous imposer.

Les millions d’argent public dilapidés par le gouvernement sont comme un puits sans fond et malgré leur flics et leur fric, les travaux n’ont toujours pas commencé. Les moindres tentatives de début de chantier ont été systématiquement sabotées. L’expertise menée par Biotope, indigne représentant du greenwashing capitaliste, démontée point par point par les naturalistes en lutte a montré l’absurdité d’un tel projet. Parler de compenser ce qui n’est ni remplaçable, ni déplaçable est de la schizophrénie pure et dure, rien d’étonnant dans un système aliéné entièrement tourné vers le dieu profit. 

L’occupation grandissante des terres vouées à la destruction ne fait qu’intensifier ce qui nous rassemble toutes et tous rendant leur chantier chaque jour plus difficile à commencer. Et que la réaction se le dise, le blocage de la région en cas d’attaque où de démarrage des travaux s’organise. Des moments de résistances collectives sont aussi prévues sur place. Le 2 mars se déroulera sur la ZAD une ballade action et le 16 une Vélorution. Tous les détails de ces deux événements militants sont sur le site internet de la ZAD, zadnadir.org.^

Pour finir, l’État et Vinci/AGO et son lot d’entreprises collabos pataugent jusqu’au cou. Leur projet d’éradication d’une zone humide est plus que jamais inaudible alors que des communes entières en Bretagne et ailleurs ont été envahies par les eaux ce même mois. La cause est simple, partout, les haies, les arbres, les friches, les forêts, les terres agricoles disparaissent au profit du béton et l’action du capitalisme sur le climat ne fait qu’amplifier le phénomène. Peu importe ce qu’il advienne, nous nous ne bougerons pas d’ici. Nous ne faisons pas qu’occuper la zone, nous y vivons. Notre solidarité est notre force, elle va définitivement enterrer ce projet d’Ayraultport.

Demain, les liens que nous avons créés et ceux qu’il reste à construire permettront bien plus encore !

Vinci dégage, résistance et sabotage !

Zadist, le 22 février 2014

 


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