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Archives pour septembre 2014

FUCKNIVAL le 10 et 11 octobre à Désertines (03) à coté de tonluçon

fucknival

Les travailleurs-euses de la santé en lutte

Les travailleurs de la santé en lutte

Ce mardi 23 septembre était organisée une journée d’action nationale des travailleurs de la santé et, dans une moindre mesure, du secteur social et médico-social, contre l’austérité vécue dans ces secteurs. C’est un fait relativement connu que la situation dans les hôpitaux est catastrophique : le manque de moyens dans ce secteur se traduit par une insuffisance de personnel pour faire face à l’accueil et au soin des patients, par une pression énorme sur ces travailleurs (surcharge de travail, journées à rallonge, non-remplacement lors des congés, précarité, etc.). De fait, dans les hôpitaux, les patients comme les travailleurs sont en grande souffrance. Et cette situation n’est pas prête de s’améliorer car ce sont toujours plus de sacrifices qui sont exigés par les autorités de tutelle (les ARS, Agences Régionales de Santé), dont les ordres sont appliqués avec zèles par les directions. 

Nombreux sont les établissements qui subissent actuellement des plans de « modernisation », impliquant de nouvelles baisses d’effectifs, fermeture de services, suppression de jours de RTT… sans parler des salaires au rabais des salariés les moins qualifiés. Face à cette situation, un mouvement de contestation et de résistance semble prendre forme. Tout est parti de la lutte des travailleurs de l’EPSM (Établissement Public de Santé Mentale, ancien Bon Sauveur) de Caen.

La lutte de l’EPSM de Caen

Depuis plus d’un an maintenant, les travailleurs de l’EPSM de Caen sont en lutte contre un plan de modernisation souhaité par leur direction. Ce plan comprend notamment la suppression de nombreux postes (une cinquantaine) et la suppression de 5 jours de RTT. Refusant ce coup de rabot dans leur établissement, les travailleurs sont assez massivement entrés en résistance contre ce plan, en multipliant les actions. Ils ont notamment plusieurs fois bloqué les instances (comme le Comité d’Établissement), empêchant ainsi l’adoption du plan, ou filtré les admissions à de nombreuses reprises. La direction a très vite adopté une position très autoritaire, allant jusqu’à envoyer les flics intervenir aux portes de l’établissement pour déloger par la force les travailleurs en lutte. Début septembre, la direction, excédée par tant de résistance et de détermination, décide de tenir le Comité d’Établissement… directement à l’ARS, c’est-à-dire hors de l’établissement, une première ! Les salariés n’ont pas lâché pour autant et se sont rendus en nombre sur place. Là-bas, ils étaient attendus par une rangée de flics en tenue de maintien de « l’ordre ». Ainsi, le Comité d’Établissement devait se tenir sous protection policière ! Une fois de plus, il n’a pu se tenir.

Quelques jours plus tard, les salariés engagent une nouvelle action, en décidant d’occuper la direction. Cette occupation ne durera qu’un jour, un communiqué sera diffusé, intitulé: « la direction, c’est nous! ». Ces derniers jours, la direction a porté l’affaire en justice, en référé, au tribunal administratif. Résultat des courses : le juge ordonne de cesser toute occupation des lieux, tout blocage ou obstacle à l’admission des patients, sous peine d’intervention des forces de l’ordre et d’amendes. Les sections syndicales engagées dans le mouvement (Sud et CGT) doivent en outre verser 1000 euros de frais. Le coup est dur mais les travailleurs n’entendent pas s’arrêter là pour autant : une autre assemblée générale est prévue dans les jours qui viennent pour envisager de nouvelles actions.

Journée d’action du 23 septembre

Plus d’une centaine de personnes sont parties de Caen pour participer à la manifestation de Paris, en majorité des salariés en lutte de l’EPSM, d’autres hôpitaux de la région (CHU de Caen, Vire, Lisieux, …) et quelques rares travailleurs du médico-social. Le rassemblement est prévu à 11h devant le ministère de la santé. Entre 1 500 et 2 000 personnes sont présentes, venues de plus de 80 établissements de toute la France. Bien entendu, le ministère est une fois de plus sous bonne protection (police nationale + gendarmes mobiles, en grand nombres par rapport aux effectifs de manifestants). Les discours s’enchaînent, de salariés en lutte, mais aussi et surtout de représentants syndicaux et même de politiques, toujours à l’affût d’un mouvement à soutenir pour redorer leur blason.

Vers 14 heures, une partie du rassemblement se met en mouvement pour se rendre à l’hôpital Cochin où une assemblée générale est prévue. C’est en cortège que nous y allons : celui-ci s’engouffre dans le métro (c’est gratuit pour les cortèges !), manifestant jusque dans les rames de métro (!), puis ressort quelques stations plus loin pour se rendre au lieu de l’AG. Environ 200 personnes sont présentes ; beaucoup sont syndiquées (Sud, CGT), d’autres non, majoritairement du secteur santé, mais des travailleurs sociaux et même intermittents ou chômeurs sont également présents. Cette AG se présente comme une assemblée générale du mouvement de « convergences des hôpitaux en lutte contre l’hostérité ». C’est la troisième du genre (la première ayant eu lieu en avril à Caen à l’appel des travailleurs de l’EPSM). Sont abordées la position vis à vis de la CGT, qui semble, au niveau de la fédé santé, freiner des quatre fers, malgré la forte implication de certaines sections dans les hôpitaux. Puis les perspectives d’actions pour construire et amplifier la mobilisation. Plusieurs interventions rappellent la nécessité de converger avec d’autres secteurs qui connaissent la même situation que les hôpitaux, notamment le secteur médico-social (qui ne connaît pas de réelle mobilisation actuellement). Certains insistent également sur l’importance de trouver le soutien des patients (surtout par le biais des associations d’usagers, représentées dans l’AG). Mais il est aussi rappelé que les hôpitaux en lutte restent minoritaires et qu’il convient aussi d’élargir le mouvement dans les hôpitaux. Toutes ces idées semblent faire consensus. Pour les modalités d’actions, plusieurs cibles sont évoqués : la FHF (Fédération Hospitalière de France), les ARS (Agences Régionales de Santé)… Après débat, il est convenu de se joindre à la journée de mobilisation du 16 octobre (appelée initialement par la seule CGT) ; des actions locales devraient être organisées ce jour. La coordination de convergences des hôpitaux en lutte devrait donc s’y joindre en tant que telle. Il a été adopté un appel à tous les travailleurs hospitaliers à refuser de répondre au téléphone lorsque les employeurs les contactent sur leur repos pour venir travailler.

A propos de cette lutte

Ce qui est notable dans ce mouvement, c’est la forme qu’il a prise, les outils dont il s’est doté : un fonctionnement en assemblées générales nationales, régulières, qui sont le lieu de construction et de coordination du mouvement. Ces assemblées apparaissent par la suite sous leur nom propre, « la convergence des hôpitaux en lutte contre l’hostérité ». Elle a vocation a être autonome vis à vis des organisations syndicales (bien que de nombreux syndicalistes y participent et contribuent à la faire vivre). Notons que nombres de syndicalistes de la CGT sont très mobilisés dans leur établissement et impliqués dans ce mouvement assembléiste et se heurtent à leurs instances nationales (fédérales, confédérales) qui se refusent à toute implication dans un mouvement qu’elles ne contrôlent pas !

Ainsi, cette journée nationale du 23 septembre était bien une initiative des assemblées de convergence ; le niveau de mobilisation est donc à analyser par ce biais. La réalité de la mobilisation dans les hôpitaux reste limitée à quelques établissements (comme l’EPSM de Caen). Comme cela a été dit pendant l’AG, il faut alors la construire au sein des établissements pour lui donner du corps. Et si l’élargissement au social et médico-social est là dans le discours, il est loin d’être une réalité ! Car, actuellement, ce secteur n’est absolument pas mobilisé (encore une fois, mises à part quelques luttes sporadiques très localisées). Et s’il nous faut insister sur la convergence des secteurs, ce n’est pas seulement une question de posture, mais bien une nécessité pour une lutte forte et victorieuse. De la même manière, rechercher le soutien de la population est indispensable dans la création du rapport de force (et cela ne consiste pas seulement à avoir le soutien d’associations de représentants d’usagers !). Ce qui implique de parler autant des conditions de travail dégradées que de la question de l’accès aux soins et de la qualité de ceux-ci. Et de fait, l’austérité qui touche les secteurs sanitaire et médico-social a les mêmes origines que celle qui exploite, opprime quotidiennement des millions de travailleurs, de chômeurs, souvent jusqu’à… les rendre malades ! Le capitalisme détruit la santé et la dignité humaine, c’est de ce constat qu’il faudra partir pour créer une résistance plus globale des opprimés.

Un militant de la CNT-AIT Caen

Tract diffusé par l’Union Locale CNT-AIT Caen :   »A Caen, la révolte ? » :

fichier pdf CNT-AIT-Caen-Caenlarevolte-sept2014

[CLE] : 27/09 : Projection et débat à l’Hôtel des Vil-e-s

A Toulouse comme à Clermont, les réquisitions et l’entraide s’organisent

Le samedi 27 septembre, à partir de 19h30
À l’Hôtel des Vil-e-s, 55 av. de l’URSS
Prix libre

PROJECTION DU FILM LA CLÉ DES VILLES
qui présente la CLÉ, Campagne pour la Libération des Espaces et le squat du Guantanamo

SUIVIE D’UN MOMENT DE CONVERGENCE ET DE DÉBAT
Avec des membres de la CLÉ et un Toulousain ayant participé à la CRÉA, la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion

+ UN BUFFET

made in Guanta, à prix libre

 

Affiche 27 septembre HDV

25 septembre – Procès d’expulsion du Guantanamo, dernière comparution !

On nous traine en justice,
On nous menace d’amendes
On nous envoie les flics chaque semaine
On nous coupe l’eau et l’électricité

On dirait que l’État et la mairie de Chamalières veulent nous voir quitter les lieux…
Ils rêvent !

Hors de question de retourner à la rue !

Face à leurs calculs et à leur froideur, répondons par une détermination et une solidarité explosives !

Jeudi 25 septembre, mobilisation bruyante et détonante en soutien à la CLÉ – Rendez-vous à 8h devant le Palais de Justice à Clermont-Ferrand

 

Affiche procès 25 septembre

[CLE] : Ils nous coupent le jus, court-circuitons les !

Depuis plusieurs semaines, la mairie de Chamalières met une pression régulière sur le Guantanamo, premier espace libéré par la Campagne pour la Libération des Espaces. Comme par hasard (la démocratie est bien faite), le projet de destruction du bâtiment, au point mort depuis des lustres, a trouvé une nouvelle vitalité depuis l’occupation. Pour que cette destruction se fasse, il faut vérifier le taux d’amiante dans le bâtiment, les compteurs EDF… Chacune de ces visites s’est faite avec son cortège de flics, pour intimider les habitant-es. Ils sont mêmes venus une fois comme ça, pour se faire plaisir.

 

Plus récemment, les pouvoirs ont passé la vitesse supérieure : tentatives régulières de nous couper définitivement l’eau par exemple. Et depuis le 18/09, sur ordre du préfet cette fois-ci (et donc de l’État), on nous a coupé l’électricité. Sans compter qu’une facture d’environ 3000 euros nous attend pour… payer le déplacement de l’électricien…

 

Le but de la mairie de Chamalières et de l’État est de nous faire craquer. Mais nous n’abandonnerons pas. Nous refusons de retourner vivre dans la rue, nous vivons trop de bonnes choses dans ce lieu. Si, avec la Campagne pour la Libération des Espaces, nous décidons de prendre en mains nos vi(ll)es, de réquisitionner et de faire vivre des bâtiments vides, ce n’est pas juste pour répondre à la « crise du logement ». C’est parce que nous en avons marre d’attendre. Nous voulons vivre, lutter, partager ensemble, de manière autonome, ici et maintenant.

 

L’État nous expulse, expulsons l’État !

Avec Rage et Joie !

 

Campagne pour la Libération des Espaces (CLE)

19 septembre 2014

[CLE] : Ils nous coupent le jus, court-circuitons les ! Affiche-communiqu%C3%A9

[Béziers] : concert contre toute forme d’enfermement pour la lutte le 20 septembre

Dans tout calendrier et dans toute géographie, la prison, l’enfermement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale et toute institution qui exerce l’enfermement étaye et consolide les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris.

C’est pourquoi la lutte anticapitaliste englobe nécessairement la lutte contre l’enfermement, contre le contrôle, contre la répression.

Ici à Béziers contrôle accru de la part de la police, sur justement les victimes de la guerre sociale,

Plus de police égale plus d’enfermement d’oppression, de dénigrement, de répression, mais aussi de cache la misère sous la forme , de la glorification des ONG, assistance caritative niant l’objet de la révolte et niant la révolte

Plus de caméra égale contrôle de tous , contrôle de nos faits nos gestes, mise à la vue de notre identité, de notre vouloir à vivre, pour la mise en place d’un nouvel habitat de la ville, une gentrification , en fait un nouvel ordre (plus propre??) qui correspondra a  la mise en place plus rapide d’un capitalisme effréné

Oui le FN représenté ici par les participants à la mairie de Béziers n’est qu’un ersatz de cette volonté capitaliste mais un ersatz a qui on donne tout pouvoir pour la mise en place d’une forme de fascisme éteignant toute forme de rébellion et prônant une société capitaliste ou tout est permis

Le capitalisme se sert de l’enfermement quel qu’il soit centre de rétention, institut psychiatrique, camisole chimique et du système carcéral pour épuiser, désarticuler, paralyser et détruire les luttes sociales et les résistances, non seulement par la voie de l’enfermement physique, de la torture, et des violations sexuelles, commises contre les femmes, mais aussi par la voie de la pression économique à travers les amendes, les cautions, et les frais lors du procès qui mènent d’une part à l’appauvrissement, et d’autre part à l’enrichissement des institutions et des entreprises qui font de l’enfermement un business juteux.

Notre lutte s’insère dans la résistance et le combat anti-carcéral contre tout type de répression et de criminalisation, que ce soit contre les migrants ou contre ceux et celles d’en bas, organisés ou non.

Nous n’oublions pas les prisonniers et les prisonnières en lutte qui résistent et cherchent des alternatives face aux méga- projets et méga -événements de mort et de destruction, ni ceux et celles qui défendent leurs territoires et communautés ; nous n’oublions pas ceux et celles qui luttent pour le logement, ni les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale, les antifascistes, les anarchistes et ceux et celles qui en bas luttent et résistent au capitalisme, au fascisme, au racisme, au sexisme et à toute forme de domination et d’oppression.

 

Nous saluons les prisonniers et prisonnières de la guerre sociale de toute géographie !

Nous ne sommes pas tous là, il manque les prisonnier-e-s !

À bas les murs des prisons !A bas les centres de rétention

concertantienferement pour la lutte

Procès du Guantanamo, 4e round ! Jeudi 11 08h30

Salut à tous-tes,

Après un 3e report, demandé cette fois-ci par la mairie de Chamalières qui ne s’estimait pas prête, le Guantanamo est convoqué pour la 4e fois au tribunal d’instance.

On appelle celles et ceux qui sont solidaire avec notre action à se rassembler devant le Palais de justice, Place de l’Etoile à partir de 8h30.

Pour le plaisir des yeux, vous trouverez l’affiche pour la mobilisation

 

procès guanta 4

 

Avec Rage et Joie

La CLE (Campagne pour la Libération des Espaces)

 

 

Retour de l’omerta des Combrailles (Teilhet-63) ?

MA FAMILLE BIENTÔT EXPULSEE DE NOTRE YOURTE :

Bien le bonjour à tous, la famille, les amis, les connaissances.

Je n’ai pas pour habitude de m’exprimer via facebook, cependant je pense qu’il est important aujourd’hui de vous compter notre histoire et ce qu’il nous arrive.

Pour ceux qui ne savent pas ce que je suis devenu, je suis maraîcher installé dans les combrailles (63) sur la commune de Teilhet qui est déjà connue nationalement pour son accueil des agriculteurs bio : en 2008 un chevrier bio voulant s’installer à Teilhet c’est fait tuer ses chèvres, incendié sa grange, menacé de mort et de viol sur sa femme et sa fille de 8 ans, et les gendarmes n’ont jamais trouvé les coupables…

Je vis donc dans cette commune avec ma compagne Elodie et notre fille Loréline de 6 ans, la seule solution que nous ayons trouvé pour habiter sur la ferme a été de poser une yourte sur un terrain appartenant à ma mère, juste à côté de chez mes grands-parents.
Mais les yourtes ne plaisent pas à tout le monde…

Tout commence en novembre 2013, la yourte et en train d’être montée, nous n’avons demandé aucune autorisation pour cela (des amis d’une commune voisine ont demandé un permis de construire pour la leur et ont reçu un refus, cause : « habitat type yourte », ça veut tout dire !) en revanche d’autres collègues qui s’installent en maraîchage n’ont jamais eu aucun souci avec les mairies au contraire il sont soutenus, pour une fois que des jeunes s’installent dans nos campagnes…

Donc le maire vient rendre visite à mes grands-parents, à 20m de la yourte, je le croise, échange une poignée de main, un bonjour, un sourire. Je me dis il ne m’a rien dit, il n’a rien contre mon installation.
2 jours après on reçoit une lettre : « vous avez construit sans autorisation, vous risquez de 1200 à 300 000€ d’amende, déposez un permis de construire sous 2 mois.
On va voir le maire, je lui dis que c’est temporaire avant qu’on trouve mieux, et lui explique que nous ne pouvons pas demander de permis de construire car notre yourte ne respecte pas la réglementation thermique 2012 (étanchéité totale du bâtiment à l’air extérieur, pour réduire l’impact environnemental du chauffage, nous on n’est pas étanche, mais on monte à 40° l’hiver avec notre petit poêle). Il me dit que ça ne l’importe pas et qu’il veut un papier officiel de la DDT (ceux qui accorde les permis de construire pour les petites communes) mais vu qu’il est gentil et qu’il me soutient il va me mettre un avis favorable dans le dossier.
J’appelle la DDT, la personne me répond : « faites-moi une déclaration préalable, ça ira ».
Enfin une bonne nouvelle !

On dépose le dossier, le maire met un avis (on ne sait pas lequel on ne peut pas vérifier), réponse négative, finalement il faut un permis de construire à titre précaire avec une date d’enlèvement de la yourte.
Je retourne voir le maire, il me dit que ce n’est certainement pas lui qui va me faire démonter la yourte, mais il y a des jaloux dans la commune de Teilhet, ils pourraient me dénoncer.
Jusqu’à présent la DDT ne pouvait rien contre nous, tant qu’il n’y a pas une dénonciation officielle, ils s’en fichent.
Du coup je me dis, j’embête personne, je ne vois pas pourquoi on me dénoncerait, je laisse le permis de construire précaire de côté pour l’instant.

Nous sommes donc restés tranquille jusqu’au 20 aout, où nous avons reçu la nouvelle lettre :
M. le Maire nous dit que si on ne dépose pas un permis de construire à titre précaire avant le 20 septembre, il saisit le tribunal ! Et il nous dénonce officiellement à la DDT en envoyant une copie. Mais avant il nous a dit « ce n’est pas moi qui vous la ferai enlever », Merci à lui !
Donc on a 17 jours pour déposer un permis de construire qui sera refusé, et nous ne pouvons pas aller voir le Maire, la mairie est fermée, le maire lui est en vacance !
Mais lui il aide les jeunes à s’installer, il va mettre un avis favorable !

Du coup d’ici 3 mois on est à la rue, mais on n’enlèvera pas la yourte on la videra, comme ça, ça restera une tente, ce qui est autorisé ! Du coup il y aura une grande tente pour accueillir tous les amis qui veulent nous rendre visite et nous soutenir moralement !
Merci à tous ceux qui m’ont lu.

PS : pour ceux et celles qui croient encore qu’on fait ce que l’on veut chez soi, sortez-vous vite cette idée de la tête !

Et si un jour en passant à Teilhet vous voyez une tente devant la mairie, venez me faire coucou se sera mon nouveau chez moi !
MA FAMILLE BIENTÔT EXPULSEE DE NOTRE YOURTE : Bien le bonjour à tous, la famille, les amis, les connaissances. Je n’ai pas pour habitude de m’exprimer via facebook, cependant je pense qu’il est important aujourd’hui de vous compter notre histoire et ce qu’il nous arrive. Pour ceux qui ne savent pas ce que je suis devenu, je suis maraîcher installé dans les combrailles (63) sur la commune de Teilhet qui est déjà connue nationalement pour son accueil des agriculteurs bio : en 2008 un chevrier bio voulant s’installer à Teilhet c’est fait tuer ses chèvres, incendié sa grange, menacé de mort et de viol sur sa femme et sa fille de 8 ans, et les gendarmes n’ont jamais trouvé les coupables… Je vis donc dans cette commune avec ma compagne Elodie et notre fille Loréline de 6 ans, la seule solution que nous ayons trouvé pour habiter sur la ferme a été de poser une yourte sur un terrain appartenant à ma mère, juste à côté de chez mes grands-parents. Mais les yourtes ne plaisent pas à tout le monde… Tout commence en novembre 2013, la yourte et en train d’être montée, nous n’avons demandé aucune autorisation pour cela (des amis d’une commune voisine ont demandé un permis de construire pour la leur et ont reçu un refus, cause : « habitat type yourte », ça veut tout dire !) en revanche d’autres collègues qui s’installent en maraîchage n’ont jamais eu aucun souci avec les mairies au contraire il sont soutenus, pour une fois que des jeunes s’installent dans nos campagnes… Donc le maire vient rendre visite à mes grands-parents, à 20m de la yourte, je le croise, échange une poignée de main, un bonjour, un sourire. Je me dis il ne m’a rien dit, il n’a rien contre mon installation. 2 jours après on reçoit une lettre : « vous avez construit sans autorisation, vous risquez de 1200 à 300 000€ d’amende, déposez un permis de construire sous 2 mois. On va voir le maire, je lui dis que c’est temporaire avant qu’on trouve mieux, et lui explique que nous ne pouvons pas demander de permis de construire car notre yourte ne respecte pas la réglementation thermique 2012 (étanchéité totale du bâtiment à l’air extérieur, pour réduire l’impact environnemental du chauffage, nous on n’est pas étanche, mais on monte à 40° l’hiver avec notre petit poêle). Il me dit que ça ne l’importe pas et qu’il veut un papier officiel de la DDT (ceux qui accorde les permis de construire pour les petites communes) mais vu qu’il est gentil et qu’il me soutient il va me mettre un avis favorable dans le dossier. J’appelle la DDT, la personne me répond : « faites-moi une déclaration préalable, ça ira ». Enfin une bonne nouvelle ! On dépose le dossier, le maire met un avis (on ne sait pas lequel on ne peut pas vérifier), réponse négative, finalement il faut un permis de construire à titre précaire avec une date d’enlèvement de la yourte. Je retourne voir le maire, il me dit que ce n’est certainement pas lui qui va me faire démonter la yourte, mais il y a des jaloux dans la commune de Teilhet, ils pourraient me dénoncer. Jusqu’à présent la DDT ne pouvait rien contre nous, tant qu’il n’y a pas une dénonciation officielle, ils s’en fichent. Du coup je me dis, j’embête personne, je ne vois pas pourquoi on me dénoncerait, je laisse le permis de construire précaire de côté pour l’instant. Nous sommes donc restés tranquille jusqu’au 20 aout, où nous avons reçu la nouvelle lettre : M. le Maire nous dit que si on ne dépose pas un permis de construire à titre précaire avant le 20 septembre, il saisit le tribunal ! Et il nous dénonce officiellement à la DDT en envoyant une copie. Mais avant il nous a dit « ce n’est pas moi qui vous la ferai enlever », Merci à lui ! Donc on a 17 jours pour déposer un permis de construire qui sera refusé, et nous ne pouvons pas aller voir le Maire, la mairie est fermée, le maire lui est en vacance ! Mais lui il aide les jeunes à s’installer, il va mettre un avis favorable ! Du coup d’ici 3 mois on est à la rue, mais on n’enlèvera pas la yourte on la videra, comme ça, ça restera une tente, ce qui est autorisé ! Du coup il y aura une grande tente pour accueillir tous les amis qui veulent nous rendre visite et nous soutenir moralement ! Merci à tous ceux qui m’ont lu. PS : pour ceux et celles qui croient encore qu’on fait ce que l’on veut chez soi, sortez-vous vite cette idée de la tête ! Et si un jour en passant à Teilhet vous voyez une tente devant la mairie, venez me faire coucou se sera mon nouveau chez moi !

ZAD du Testet : [Lundi 8 septembre] Journée décisive

Nouvelle  Situation du jour

Depuis 6h30 la résistance de la zad est en action ! Tous et toutes agissons : venez ou organisez toute action de soutien par chez vous, à vos préfectures, mairies du Tarn, CG81 à Albi !!! (cf en bas des actions de partout). Hier la S.Royale affirmait vouloir le dialogue, ce matin la préfecture envoie 13 camions de bleux !!!!

7h00 : Tracteurs et véhicules bloquent accès à la Zad aux engins de déboisement du coté de la D999

7h10 : Charge des GM sur la D999 pour dégager entrée zad

7h18 : blocage route de chaque coté D132.

7h30 : 5 zadistes bloquent DE LEURS CORPS ENTERRRÉS (seule la tête dépasse) le passage aux machines, totalement sans défense. 50aine de personnes en soutien autour. GM virent Tracteurs et voitures qui traînent autant qu’elles peuvent

Seuls médias présents : les indépendants, Reporterre, TvBruits, networkvidéo, radio canal sud au téléphone et nombreux automédias zad.

À 8h : lundi 8h à Sivens : blocage route chaque côté de RD132 par militants. Gendarmes mobiles ont chargé côté D999. Demande Ségolène Royale bafouée! Personnes extérieures à zone doivent aller CG ou Carcenac fait conf de presse 8h30. Allons réclamer dialogue intérieur !

8h22 : Opération escargot depuis Barat . Véhicules de particuliers et tracteurs de la confédération paysanne avancent au pas sur la départementale pour bloquer l’entrée aux machines de déboisement.

8h54 : Autour des 5 ENTERRRÉS toujours du monde en défense pacifique. Ultimatum des bleus. Charge des GM, Gaz lacrymos. Les zadistes ENTERRRÉS s’en prennent plein !!!

À 9h15 : alerte rouge : des actions de blocage de la D132 ainsi que de la D999 sont en cours. Les GM sont présents. ctuellement, Carcenac tient une conférence de presse au CG à Albi, venons nombeureuses pour réclamer un dialogue intérieur . APPEL à TOUS hors zone d’aller protester à la conf’ de presse prévue à 8h30 de Carcenac pdt du Conseil Général du Tarn, promoteur de l’horreur écologique et humaine.

9h38 : les bûcherons arrivent à pied sur zone, escortés pas de nombreux GM

9h58 : les machines sont aux Caumont, pas encore sur zone.

10h23 : médias dominants arrivent sur place.

11h52 : Porte-parole du collectif Testet pousuit négociations avec CG81 et Préf.Beaucoup du monde autour des ENTERRRÉS.  Machines et bûcherons ont reculédirection  à Gaillac, tous attendent que les GM en fassent de même mais ils rentent là en nombreux

Le moral est meilleur, tous les groupes -gens de tous âges- et collectifs SOLIDAIRES !!!

APPEL A TOUS HORS ZONE A PROTESTER DEVANT PREFECTURES ET AUTRES LIEUX DE POUVOIR ET A MENER ACTIONS DE SOUTIEN!!! ARRET IMMEDIAT DE DESTRUCTION DE LA FORET BIEN ENTAMEE SEMAINE DERNIERE. MORATOIRE DU BARRAGE!!!

Dimanche Au moins 700 personnes sur le site ce dimanche. Cela donne la pêche.

Demain, les machines d’Agri 2000,  de Claude Aversenc (de Peyrole, 05 63 58 11 58, aidé par son frangin) et de la SEBSO ne rentrent pas sur le site !

Venez tous, tôt le matin pour trouver votre place, journée décisive  ! ! !

Situation du jour

À 8h : lundi 8h à Sivens : blocage route chaque côté de RD132 par militants. Gendarmes mobiles ont chargé côté D999. Demande Ségolène Royale bafouée! Personnes extérieures à zone doivent aller CG ou Carcenac fait conf de presse 8h30. Allons réclamer dialogue intérieur !

 

À 9h15 : alerte rouge : des actions de blocage de la D132 ainsi que de la D999 sont en cours. Les GM sont présents. ctuellement, Carcenac tient une conférence de presse au CG à Albi, venons nombeureuses pour réclamer un dialogue intérieur

 

Coup d’oeil sur les statistiques du site :

la semaine dernière, le site de notre collectif a été vu 44 425 fois, avec un pic Jeudi 4 septembre : 9478 vues en une journée.

Messieurs les aménageurs-décideurs : on vous observe !

De mauvaises nouvelles de la ZAD du Testet

video courte sur l urgence actuelle  
 
film plus long sur la lutte  
 
pourquoi refuser le barrage, collectif du testet
 

actu: le deboisement a commencé: communiqué du collectif des bouilles

Collectif Tant qu’il y aura des bouilles
Lisle-sur-Tarn, 2 septembre 2014
Au Testet, les aménageurs s’enferment dans la confrontation. La lutte continue et se renforce.
Lundi matin 1er septembre, le déboisement a commencé sur la ZAD du Testet. Des chênes et des hêtres ont été abattus sur une petite parcelle, sous protection dense de 200 gendarmes mobiles, PSIG et brigade canine, pour certains venus de Paris. Ils ont subi un harcèlement constant par des clowns, zadistes, paysan.ne.s, révolté.e.s de tous bords. La répression a été plus brutale que lors des confrontations précédentes. Mardi matin, les forces de l’ordre sont de retour avec des engins de chantier
Ces nouveaux événements démontrent le mépris que Conseil Général du Tarn entretient pour le dialogue et pour les opposant.e.s. Il s’agit d’un passage en force que nous condamnons. Ce comportement nourrit la rage, y compris chez les opposant.e.s les plus pacifistes, et légitime pour tous des actions de plus en plus radicales. L’impression partagée est que se faire entendre nécessite de monter encore les enchères.
teste1-05Nous constatons cependant une victoire. Nombre d’opposant.e.s se sont récemment résolus à l’action de terrain, et sont prêts à entraver physiquement l’avancement du projet, à immobiliser leurs véhicules sur les voies d’accès. C’est sans doute un tournant dans la forme que prend la mobilisation.
Que ceci soit bien clair pour les aménageurs, le Conseil Général et ses soutiens. Le démarrage des travaux ne marque pas la fin de la mobilisation, au contraire. Le mouvement de résistance est plus nombreux, plus solidaire, plus diversifié et plus déterminé que jamais. La répression nous rend plus forts. Notre position est claire : nous voulons l’interruption des travaux.

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