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Bagnolet-Montreuil (93): récit de la manif de solidarité avec le Transfo expulsé

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Jeudi 23 octobre au matin, des centaines de CRS ont expulsé le Transfo.

Sur la place du métro Gallieni, des tracts annonçant l’expulsion duTransfo sont distribués. Tout le monde est rassemblé en haut des escaliers qui mènent au métro Gallieni, ça donne l’impression qu’on n’est pas bien nombreux, mais lorsque ça part en manif, on s’aperçoit qu’on est sûrement pas loin de 500, avec plein de têtes vues au Transfo ces deux dernières années, ça fait plaisir ! C’est d’autant plus rassurant que la présence policière est assez flippante. Y’a des fourgons de CRS partout, pas tant de civils que ça, mais des CRS par centaines… Bien sûr, il y en a aussi plein devant et derrière le Transfo, à croire que celui-ci a soudainement été transformé en Ministère de l’Intérieur !

Partie sur l’avenue du Général de Gaulle (à Bagnolet), la manif continue sur l’avenue Gallieni et passe notamment devant l’ancien squat du collectif Baras.

Deux banderoles ouvrent la manif: « Les maisons sont à celles et ceux qui les occupent » et« Pas d’expulsion sans occupation – Crève la propriété ! ». Des pétards et autres fumigènes égayent le cortège, de même qu’une fanfare plus que bienvenue même si par moments on avait plus envie d’entendre des slogans… Slogans qui ont été quand même été entonnés, mais n’ont malheureusement que peu été repris (on les entendait surtout en tête de manif), les plus fréquents étant « Grève, grève, grève des loyers, et crèvent, crèvent les flics et les huissiers »et « Les loyers sont chers, occupation ! Et les maisons sont vides, occupation ! ».

À la peinture aérosol, au posca ou au marqueur, beaucoup de tags ont été faits de part et d’autre de la manif, sur les murs, banques, panneaux publicitaires et autres auto-lib’ du parcours (cf. photos ci-dessous). Une banque BNP-Paribas a, en plus d’être taguée, vu ses caméras de surveillance rendues inutilisables et un des distributeurs automatiques de billets rendu « hors service ».

Au bout des rues Edouard Vaillant à Bagnolet et d’Alembert à Montreuil, le cortège tourne à gauche sur la rue de Paris, une des artères principales de Montreuil. C’est étonnamment sur cette rue que les flics décident de stopper les festivités (étonnamment, parce que c’est une rue très passante, donc ça a foutu pas mal le bordel de bloquer cette rue pendant des heures). Des CRS nous ont doublé sur la gauche en courant (au niveau du métro Robespierre), et là, on a légèrement oublié qu’on était en manif sauvage, que c’était pas Bastille-Nation en mode déposé par la CGT… Une première ligne de CRS nous a bloqué le passage, et même si celle-ci a été lourdement caillassée pendant quelques instants (notamment par de grosses pavasses sorties du bitume), d’autres CRS sont alors arrivés massivement et ont littéralement encerclé les manifestant-e-s. Pratiquement tou-te-s les manifestant-e-s en tête de cortège ont été bloqué-e-s, tandis que derrière, pas mal de gens ont pu se natchav’ plus ou moins tranquillement.

Les fourgons de CRS se font alors de plus en plus nombreux et malgré la présence solidaire de gens du quartier, l’endroit est alors clairement sous le contrôle de la police. Surtout qu’on sent pas mal d’impuissance parmi les manifestant-e-s réuni-e-s autour.

Dès lors, tout est devenu moins drôle: ça a sonné la fin de la manif, et la nasse a duré des heures. Les manifestant-e-s encerclé-e-s ont été trié-e-s un-e par un-e, contrôlé-e-s, parfois violenté-e-s. Plus d’une trentaine de personnes ont été embarqué-e-s pour non-présentation de papiers d’identité dans plusieurs fourgons de CRS, emmené-e-s au comico de la porte de Clignancourt (dans le XVIIIe). Finalement, peu après 22h, tout le monde a été relâché, sans poursuites judiciaires et souvent sans même avoir donné son identité !

Dommage que la manif ait été si courte, mais ce bref moment de colère collective était utile, pour nous, pour le quartier, et aussi pour montrer qu’une expulsion ne doit pas être un événement tranquille. Le Transfo restera dans nos coeurs, avec ses joies et ses moments plus difficiles.

Les prochaines fois, car il y en aura, soyons plus dynamiques, plus réactifs/réactives, prenons l’initiative !

Le lendemain, vendredi 24 octobre, le Transfo expulsé est passé sous surveillance d’une boîte de sécurité privée, VPSitex, à base de vigiles + chiens pour protéger les propriétés immobilières vides de la bourgeoisie (photos ci-dessous également).

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