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Archives pour décembre 2014


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Souscription 2015 café zapatiste

Bonjour à toutes et à tous,
Comme depuis plusieurs années, nous (CNT-AIT/63) centralisons pour échanges solidaires une partie des commandes du café zapatiste du 63. Désolé pour le cafouillage administratif de cette année…
Voici donc la souscription pour le café zapatiste 2015 (café 100% rebelle et solidaire) à faire avant la fin de l’année.
3 possibilités s’offrent à vous :
Nous envoyer le bon de commande (nous le demander à cntait63@gmail.com) avec le paiement par la Poste à :
CNT-AIT/63 (commande café)
2 place Poly
63100 Clermont Ferrand
Passer à une de nos permanences les samedis à l’adresse ci-dessus enter 16h et 19h (on a aussi une biblio sociale)
ou encore venir tailler une bavette autour d’un café zapatiste (diffusion documentaire prévue ;-) ) avec nous le dimanche 21 décembre entre 10h et 17h au local (2 place Poly à Clermont Fd) pendant la zone de gratuité http://montferrand.jimdo.com/agenda/
demandez-nous à cntait63@gmail.com les infos suivantes (nous vous les enverrons par retour de mail) : -le texte de la souscription. Attention, merci de prendre le temps de bien le lire car il y a des informations importantes dedans sur les difficultés que traversent les coopératives zapatistes -le bon de souscription -différents textes sur la situation au Mexique qui vous sont présentés dans le texte de la souscription. A bientôt Fraternellement

lapoudre

[AIT] Congrès extraordinaire à Porto

Les 6 et 7 décembre 2014, un Congrès Extraordinaire de l’AIT s’est tenu à Porto au Portugal. Au programme, motions que nous n’avions pas eu le temps de débattre lors du XXVe congrès de 2013, ainsi que de nouvelles motions et initiatives. 80 délégué-es et observateurs-trices de 13 sections et une organisation amie y ont participé.

Les émotions ont connu un pique durant le congrès. Une nouvelle fois, des questions exceptionnelles ont besoin du prochain congrès, en 2016. Quelques initiatives furent validées, notamment la création d’un groupe média, un projet historique et l’avancement dans les célébrations de notre centenaire, en 2022.

Nous accueillons l’OLS, de Suède, comme nouvel Ami de l’AIT. Nous étions toutes et tous heureux-euses d’entendre leur travail et leur succès dans des conflits ouvriers, et nous prévoyons une coopération fertile pour l’avenir.

En plus du congrès, un meeting ouvert s’est tenu le samedi soir. Le STSI (Syndicat des Télécommunications et des Services Informatiques) de Madrid, le SOV (interco) de Porto, l’OLS, la SolFed (G. Bretagne), la ZSP (Pologne), la CNT-AIT (fRance) et l’ASI (Serbie) ont parlé des différents conflits dans les entreprises et des luttes plus globales dans leurs pays. Malheureusement, tout le monde n’a eu le temps de parler. Ce fut cependant très intéressant et inspirant à écouter, afin de renforcer nos luttes mutuelles, nos objectifs, nos stratégies et de renforcer la solidarité… et le moral !

Nous remercions les compagnes-ons de l’AIT-SP pour l’organisation de l’évènement et pour l’excellente préparation du congrès !

Nous espérons que nos nouvelles initiatives commenceront à se développer dans l’année à venir, et que les sections continueront leur luttes locales, et amélioreront la coordination internationale.

Nous remercions également toutes les organisations qui nous ont envoyé des salutations solidaires.

Secrétariat Général

Association Internationale des Travailleurs-euses

[AIT] Congrès extraordinaire à Porto congresspro

Grèce : Nikos Romanos met victorieusement fin à sa gréve de la faim !

Nikos Romanos a aujourd’hui, le 10 décembre, mis fin à sa grève de la faim après le vote au parlement d’un amendement (ce dernier autorise le suivi des cours avec bracelet électronique).

 

Nikos avait aussi commencé aujourd’hui une grève de la soif, et les médecins lui donnait un jour de plus à vivre au maximum.

LA LUTTE JUSQU’À LA MORT OU LA VICTOIRE !

Pour rappel, on pourra relire tous les textes de Nikos et d’autres compagnons a propos de cette gréve de la faim victorieuse sur cette page : Solidarité avec Nikos Romanos en grève de la faim. On pourra aussi relire tout ce qui concerne l’affaire du double braquage de Velvento/Kozani (pour laquelle Nikos et les autres compagnons sont incarcérés) sur cette page : Solidarité avec les compagnons arrêtés suite aux braquages de Velvento/Kozani.

 

Lu sur Non Fides

[Paris] Samedi 6 décembre : récit d’une grosse journée d’agitation sociale

Un rassemblement à la mémoire de Malik Oussékine, une manif sauvage contre la police, une manif de chômeur-euse-s et une action contre les États généraux du Parti socialiste ! Tout ça en un seul jour !

Ce samedi 6 décembre 2014 était chargé en luttes sociales.

L’assemblée en lutte pour Rémi (et les autres) appelait notamment à deux rendez-vous : 
- un rassemblement à 12h au 20 rue Monsieur le Prince (dans le VIe arrdt.), c’est-à-dire exactement là où a été tué Malik Oussekine il y a 28 ans. 
- et une manif de chômeur-euse-s et précaires, place Stalingrad (dans le XIXe arrdt.).

Un peu après midi, rue Monsieur le Prince, il y avait une grosse centaine de personnes (dont un paquet de journalistes !) pour rendre hommage à la mémoire de Malik Oussékine, Rémi Fraisse et tou-te-s les autres. Dans une ambiance propice au recueillement, quelques discours sont prononcés et letract de l’assemblée en lutte pour Rémi est distribué largement.

Un peu après 13h, le rassemblement se termine au son de « Pas de justice, pas de paix » et « Police nationale, milice du capital« . Certaines personnes se dirigent vers le Trocadéro (dans le XVIe arrdt.) pour un rassemblement en solidarité avec les proches de Michael Brown, tué par la police à Ferguson (dans le Missouri, aux États-Unis). Et un plus gros groupe, d’une petite centaine de personnes, part en manif sauvage avec l’intention de rejoindre la place Stalingrad pour la manif des chômeur-euse-s.

La manif sauvage est plutôt joyeuse, il y a beaucoup de monde dans les rues et on peut dire que les slogans et les centaines de tracts de l’assemblée sont cette fois loin d’être inutiles (je dis ça parce que ce n’est pas toujours le cas, mais on fait ce qu’on peut…). On crie plus ou moins les mêmes slogans que lors des manifs de ces dernières semaines, avec un changement notable concernant le « Flics, porcs, assassins« , transformé en « Flics, fachos, assassins« , avec la volonté compréhensible de ne pas assimiler nos amis les animaux aux détestables forces de l’ordre.

La manif est dynamique et zigue-zague entre les petites rues des VIe et Ve arrondissements. La police a du mal à suivre… Quelques flics en civil se prennent d’ailleurs quelques oeufs pourris, des tags sont inscrits sur quelques murs et des fumigènes sont craqués de temps en temps. Alors qu’on a traversé le Ve arrondissement d’ouest en est, on entend de plus en plus les sirènes des flics, ça se rapproche… À tel point que l’on commence à voir la couleur des voitures à gyrophare. Ça crie « on se casse par le métro Jussieu !« , tout le monde court vers le métro, on s’assure tant que possible que tout le monde est là, et les dernier-e-s balancent à nouveau quelques oeufs sur les voitures de flics qui arrivent en speed derrière nous.

Finalement, on prend tou-te-s le métro en direction de Stalingard, pour rejoindre la manif des chômeur-euse-s.

Là, ce sont plusieurs milliers de personnes qui manifestent (dont un bon nombre d’organisations de chômeur-euse-s), 8 000 selon les organisateurs et 850 selon la police (dixit une brève de l’AFP publiée sur le site deL’Express).

Un cortège autonome est constitué derrière une banderole « La police tue et assassine / Ni oubli ni pardon » et réunit au moins 200-300 personnes qui entonnent des slogans classiques et néanmoins offensifs allant de « À bas l’État, les flics et les patrons » à « Frappons vite, frappons fort, un bon flic est un flic mort« . Alors qu’on est sur le boulevard de la Chapelle, la manif étant partie depuis quelques minutes seulement, une petite partie des manifestant-e-s (dont une grosse partie du cortège autonome, ainsi que des chômeur-euse-s, des intermittent-e-s, etc.) bifurquent et s’engouffrent dans le métro La Chapelle. Le mot circule qu’une action aura lieu vers la porte de la Villette où se tiennent les États généraux du Parti socialiste… On fait donc demi-tour et on change à Stalingrad, direction porte de la Villette.

Là, on descend au pas de course et on réussit bizarrement à entrer dans le Paris Event Center, où se tiennent donc les « États généraux des socialistes« , clairement étiquetés PS. On était pourtant repérables assez rapidement, et ça semblait assez simple pour eux de nous fermer les grilles d’entrée au nez, mais on a finalement réussi à rentrer massivement, les vigiles tentant difficilement de choper une personne ici ou là mais laissant passer 90% des manifestant-e-s. Déjà, quelques échaufourrées ont lieu à cause de la brutalité des vigiles.

Dans la cour, on est 150 à 200 personnes, le slogan « Chômeurs, précaires, intermittents, solidarité » est crié, on cherche vite fait le bâtiment où se tiennent les fameux « États généraux » mais des gros bras du PS sortent de partout et tentent de nous bloquer violemment. Ça se tape dès qu’on essaye d’avancer un peu, ça gueule dans tous les sens, le slogan « P comme pourris, S comme salauds, à bas le Parti socialo » est repris plusieurs fois, gâchant nécessairement l’ambiance du congrès, même si l’on n’a pas pu entrer dans le bâtiment…

Des coups sont échangés, la sécurité du PS pète des câbles et gaze à la lacrymo dans la face de plusieurs camarades, certains sortent même les tonfas et y a même un gros ouf qui sort son taser et agresse plusieurs personnes avec son arme de flic ! La colère monte de plus en plus, les grandes pancartes du PS sont détruites, des gros pots de fleurs sont renversés ainsi que deux scooters (va savoir, y a peut-être celui de François Hollande ?). Les vigiles du PS sont ultra agressifs, un copain a la gueule en sang tandis que d’autres ont les yeux rougis par les lacrymos.

Dehors, des dizaines de fourgons de flics et de CRS sont arrivées et bloquent l’entrée/sortie. Quelques personnes commencent à chercher une « issue de secours », et vu l’ambiance délétère, presque tout le monde se dirige vers l’arrière du Paris Event Center, en franchissant une petite ligne de vigiles (y en a partout !). Sur les côtés, des hauts murs sont protégés par des barbelés, mais heureusement, au fond, il a quelques trous dans leur complexe « clos et privatif«  (on aurait d’ailleurs pu entrer par là, l’effet de surprise aurait été plus sympa…).

De nombreuses personnes s’échappent donc par là, mais quelques dizaines de personnes restent prisonnières du service d’ordre du PS et des flics (car entre temps des flics sont entrés en renfort, mais ceux-ci se font plus discrets que les vigiles du PS, c’est dire la violence de ces derniers !).

Un peu plus tard, des gens se rassemblent à l’entrée du Paris Event Center en solidarité avec les personnes « enfermées » à l’intérieur. L’éternel « Libérez nos camarades » est crié, en vain, puisque une soixantaine de personnes sont finalement interpellées à l’intérieur puis emmenées au commissariat de la rue de l’Évangile, dans le XVIIIe arrdt. (Elles ont finalement toutes été relâchées avant 21h, a priori sans aucune poursuite judiciaire.)

Tout cela coïncide avec la fin du congrès du PS, les gens qui en sortent sont donc copieusement hué-e-s. Quelques slogans leur sont adressés, dont un efficace « PS, MEDEF, même combat« . Et cela se passe dans un décor explicite : des dizaines de véhicules de police, des rangées de CRS qui protègent les socialistes, le tout sous une énorme pancarte officielle qui trône à l’entrée : « États généraux des socialistes / Bienvenue / PS« .

Les gouvernements se succèdent, de droite à gauche, c’est toujours la même merde, et s’il y a bien quelque chose de sûr et certain, c’est que la révolte est nécessaire.

 

Source : paris-luttes.info

ATHÈNES SUR UN VOLCAN

URGENT : INFOS IMPORTANTES SUR LA SITUATION EN GRÈCE !

(alors que les médias européens n’en parlent pas du tout, n’hésitez pas à faire circuler, merci de votre soutien)

Texte et photos envoyés par Yannis Youlountas depuis Athènes, cette nuit (5-6 décembre 2014)

Résumé : 
Les manifestations, émeutes et occupations se multiplient chaque jour à Athènes et ailleurs en Grèce, depuis fin novembre. Notamment à cause de la tyrannie du pouvoir à l’égard de Nikos Romanos, jeune prisonnier de 21 ans en grève de la faim, privé de la possibilité d’étudier et particulièrement maltraité. Nikos est, de surcroît, l’ami d’enfance d’Alexis Grigoropoulos, tué le 6 décembre 2008, à l’âge de 15 ans, par un policier dans le quartier d’Exarcheia à Athènes, ce qui avait provoqué un mois d’émeutes retentissantes dans toute la Grèce. Nikos est naturellement devenu le nouveau symbole de toutes les violences actuellement subies par la population, mais aussi du profond désir de lutter, quelle que soit la forme, et de refuser la torpeur et la résignation.

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Photos 
envoyées par Yannis Youlountas depuis Athènes (Yannis est membre de l’assemblée de réoccupation de l’Ecole Polytechnique et tourne également, caméra au poing, au cœur des événements, avec l’appui des insurgés).
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article54

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Texte
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article55

ATHÈNES SUR UN VOLCAN

Six ans après le mois de décembre 2008, l’atmosphère est à nouveau insurrectionnelle à Athènes et ailleurs en Grèce. Tous les ingrédients sont réunis pour faire du mois de décembre 2014, peut-être, un grand moment historique. Jusqu’à quel point et à quelles conditions ?

Depuis la fin du mois de novembre, les manifestations, émeutes, actions ciblées et occupations se multiplient un peu partout en Grèce (dans le silence total des medias européens, plus que jamais des merdias à boycotter ou à bloquer et occuper). La cause principale est la situation du jeune prisonnier anarchiste de 21 ans, Nikos Romanos, qui est devenu un symbole de toutes les violences actuellement subies par la population, mais aussi du profond désir de lutter, quelle que soit la forme, et de refuser la torpeur et la résignation.

Nikos, l’ami d’Alexis Grigoropoulos, symbole des émeutes de 2008 

Nikos est l’ami d’enfance d’Alexis Grigoropoulos, assassiné à l’âge de 15 ans par un policier dans le quartier d’Exarcheia à Athènes. Un quartier réputé pour ses révoltes historiques et ses nombreuses initiatives autogestionnaires et solidaires. Un quartier dans lequel la liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas des mots jetés à l’abandon au frontispice de monuments publics glacés de marbre. Nikos a vu son ami mourir dans ses bras le soir du 6 décembre 2008. Profondément révolté, il s’est par la suite engagé dans l’anarchisme révolutionnaire et a dévalisé une banque pour financer son groupe qualifié de terroriste par le pouvoir. Après avoir été torturé, notamment au visage, lors de son arrestation, il a finalement réussi à obtenir son bac en prison, mais se voit aujourd’hui refuser la possibilité de poursuivre ses études. C’est pourquoi, depuis le 10 novembre dernier, Nikos est en grève de la faim. Son état s’est progressivement dégradé, notamment au niveau cardiaque, malgré ses 21 ans, et il a été transféré sous haute surveillance à l’hôpital Gennimatas d’Athènes devant lequel manifestent régulièrement des milliers de personnes qui parviennent parfois à dialoguer avec lui à travers les grilles de sa fenêtre (voir la première photo de l’article connexe, dans la même rubrique). En solidarité avec Nikos, un autre prisonnier politique, Yannis Michailidis, s’est mis en grève de la faim le 17 novembre au Pirée, suivi par deux autres, Andreas Dimitris Bourzoukos et Dimitris Politis, depuis le 1er décembre. Le gouvernement grec vient de confirmer son refus de permettre à Nikos de poursuivre ses études et préfère le laisser mourir, non sans faire preuve d’ironie. Des petites phrases assassines et provocatrices qui ne font qu’augmenter la colère populaire et les nombreuses protestations des organisations anarchistes et antiautoritaires jusqu’à celles de SYRIZA, principal parti de la gauche critique, qui est annoncé vainqueur des prochains élections en Grèce. Bref, le contexte politique est particulièrement tendu, à tous points de vue.

L’Ecole Polytechnique, symbole de la chute de la dictature des Colonels 

Dans cette ambiance de fin de règne, parmi d’autres initiatives solidaires, l’Ecole Polytechnique est à nouveau occupée depuis le premier décembre, 41 ans après avoir défié avec succès la Dictature des Colonels en novembre 1973, au cours d’une occupation similaire pour défendre une radio libre qui s’opposait au régime autoritaire. Les CRS suréquipés viennent d’échouer par deux fois dans leurs tentatives de nous déloger, notamment le 2 décembre au soir, à la fin d’une manifestation fleuve qui s’est terminé avec plusieurs banques dégradées ou brûlées. Parmi d’autres obstacles de circonstance, un bus a même été transformé en barricade incandescente sur l’avenue Stournari, à Exarcheia (voir les photos dans l’article connexe), et les affrontements ont duré une bonne partie de la nuit. Douze insurgés arrêtés ont été violemment frappés, au point que trois d’entre eux souffrent de fractures du crâne. L’occupation de l’Ecole Polytechnique n’a pas cédé, malgré le deversement de quantités énormes de gaz lacrymogène depuis l’extérieur, tel du napalm sur toute la zone devenue une zone à défendre. Une ZAD jumelée, ces dernières heures, avec d’autres ZAD dans le monde, notamment celles de NDDL et du Testet en France qui ont rapidement transmis leur soutien fraternel, ainsi que de nombreuses personnes et organisations de France et d’ailleurs (soutiens que j’ai tous affichés sur l’un de nos murs et annoncés en assemblée à tous les compagnons et camarades).

Ce soir-là, alors que la distribution solidaire de sérum, de mallox et de citrons battait son plein, j’ai remarqué plus de filles que jamais parmi les insurgés (voir la photo de « l’autre statue de la liberté » dans l’article connexe) et une diversité à tous les niveaux qui augure d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent. J’ai vu et ressenti une détermination et une fraternité rarement rencontrées jusqu’ici, dans mes voyages en Grèce et ailleurs, là où l’humanité ne se résoud pas à vivre à genoux et tente, diversement, de se lever. J’ai vu la vie s’organiser autrement dès le lendemain et la chaleur des barricades se transformer en chaleur des cœurs parmi les occupants de l’Ecole Polytechnique et d’ailleurs.

Rien n’est fini, tout commence ! 

Car durant ces dernières heures, les lieux d’occupations se sont multipliés, rappelant le processus de décembre 2008 qui avait amené la Grèce à connaître les émeutes sans doute les plus puissantes en Europe depuis plusieurs dizaines d’années (sans toutefois parvenir à renverser un pouvoir qui s’était finalement maintenu de justesse, notamment en distillant la peur et la désinformation dans les médias). Des occupations de bâtiments publics et de groupes financiers, de chaînes de télévision et de radios, d’universités et de mairies, depuis Thessalonique jusqu’à Héraklion. Des occupations toujours plus nombreuses, ainsi commentées par Yannis Michailidis dans son dernier communiqué de gréviste de la faim, très relayé sur Internet : « c’est ce qui brise la solitude de ma cellule et me fait sourire, parce que la nuit de mardi [2 décembre], je n’étais pas prisonnier, j’étais parmi vous et je sentais la chaleur des barricades brûlantes ». Avant de conclure avec une phrase rappelant le titre du dernier livre de Raoul Vaneigem : « Rien n’est fini, tout commence ! »

Une émotion immense 

Parmi les événements qui m’ont également marqué ces jours-ci, certaines assemblées de collectifs ont montré à quel point la tension est à son comble. Notamment celle de l’occupation de l’Ecole Polytechnique dans la soirée puis toute la nuit du 3 au 4 décembre. Une assemblée qui a duré plus de 9 heures, jusqu’à 5h30 du matin. Certes, quelques divergences ont justifié cette durée jusqu’au consensus finalement trouvé au petit matin et je ne rentrerai évidemment pas dans les détails de ce qui s’est dit, notamment pour ce qui est des projets en cours. Mais je peux témoigner d’une atmosphère électrique ponctuée de longs silences qui en disent long. Je peux vous dire également que le grand amphi de l’Ecole Polytechnique était, une fois de plus, plein à craquer, avec des compagnons et des camarades debout et assis un peu partout, devant des murs fraichement repeints de graffitis. Je peux vous dire que la présence du papa de Nikos Romanos, assis au milieu de la salle, avec sa chevelure longue et grise et son regard profond et digne, ne pouvait que contribuer à une émotion déjà immense, alors que son fils se rapproche chaque jour d’une mort certaine.

« Agir comme si notre propre vie était en jeu… » 

Le stress et la nervosité, la gravité du moment, l’importance des enjeux, faisaient fumer presque tout le monde beaucoup plus qu’à l’habitude, au point que j’en étais presque à regretter l’irritation causée par les gazs lacrymogènes dans les rues alentours. Parmi les paroles qui ont résoné : « ce n’est plus l’heure de mettre la pression, mais de rentrer en insurrection » ou encore des appels à « agir comme si notre propre vie était en jeu, car en vérité, c’est bien le cas pour nous tous qui vivons comme damnés, comme des esclaves, comme des lâches » ; « il faut retrouver pleinement confiance en nous-mêmes pour parvenir à redonner partout confiance aux gens et, en particulier, pour rassembler les laissés pour compte qui devraient être les premiers à descendre dans la rue, au lieu d’attendre que la libération vienne du ciel ». J’ai aussi parfois entendu des paroles jusqu’au boutistes que je ne préciserai pas ici, mais qui témoignent bien du ras-le-bol immense qui traverse une grande partie de la population et la conduit à tout envisager pour se libérer des tyrans du XXIème siècle.

Des tags à la mémoire de Rémi Fraisse 

J’ai vu un ancien de 1973 avoir les larmes aux yeux et songer que nous vivons peut-être un autre moment historique. J’ai lu d’innombrables tags en soutien à la grève de la faim de Nikos Romanos, mais aussi à la mémoire de Rémi Fraisse, tué par le bras armé du pouvoir sur la ZAD du Testet.

Cette nuit encore, à la veille du 6 décembre très attendu, avec une grande inquiétude par les uns et avec un profond désir par les autres, le quartier d’Exarcheia est encerclé par les camions de CRS (MAT) et les voltigeurs (Delta, Dias). Plusieurs rues sont barrées. On ne peut entrer et sortir d’Exarcheia que par certaines avenues, plutôt larges et très surveillées. La situation prend des allures de guerre civile et rappelle certaines régions du monde. A l’intérieur du quartier, comme dans beaucoup d’autres coins d’Athènes, la musique résonne dans le soir qui tombe : du rock, du punk, du rap, du reggae, des vieux chants de lutte. Dans l’Ecole Polytechnique, on a même installé deux immenses enceintes du côté de l’avenue Patission et on balance ces musiques pour le plus grand bonheur des passants qui nous soutiennent et lèvent parfois le poing ou le V de la victoire tant désirée. D’autres baissent la tête et ne veulent pas y croire, ne veulent pas voir, ne veulent pas savoir, murés dans la prison d’une existence absurde et pauvre à mourir d’ennui, si ce n’est de faim.

Le spectacle d’un monde à réinventer 

Ici, ça dépave, ça débat, ça écrit sur les murs et sur les corps, ça chante, ça s’organise. La fête a déjà commencé ! Certes, elle est encore modeste et incertaine, mais une nouvelle page de l’histoire des luttes est peut-être en train de s’écrire à Athènes et au-delà. Une nouvelle page qui ne pourra s’écrire qu’en sortant de chez soi, par-delà les écrans, les « j’aime » des réseaux sociaux et le spectacle d’un monde tout entier à réinventer. Une nouvelle page qui ne pourra s’écrire qu’ensemble, en se débarrassant de la peur, du pessimisme et de la résignation.

Rester assis, c’est se mettre à genoux.

Yannis Youlountas
membre de l’assemblée d’occupation de l’Ecole Polytechnique à Athènes

N’hésitez pas à faire circuler. Merci de votre soutien.
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article55 (texte)
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article54 (photos)

EXARCHEIA PARTOUT !

EXARCHEIA PARTOUT !
A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’École Polytechnique d’Exarcheia, ce
quartier repris en mains par les anarchistes grecs il y a quelques années, est
ré-occupée. Ce n’est pas que symbolique. 41 ans après les événements de
novembre 1973, l’insurrection étudiante contre la dictature des colonels qui vit
l’intervention de l’armée le 17 novembre, c’est cette fois-ci l’armée
d’occupation de la démocratie (l’équivalent des CRS) qui tentent de déloger
nos frères et soeurs, en vain pour le moment.
A Exarcheia, les exploité-es n’attendent plus, illes se servent. Par l’action
directe, l’autonomie, debout face à l’Etat et ses instruments. Que la révolte
gagne la Grèce et le reste du monde. C’est notre moment !
Le syndicat de Clermont-Ferrand de la CNT-AIT apporte tout son soutien, sans
compromis.
L’État nous attaque, attaquons l’État !
Pour l’insurrection
Vers l’anarchie
Syndicat de Clermont-Ferrand de la CNT-AIT

contact : cntait63@gmail.com

Qui sont les Black Blocs ? Où sont les Black Blocs ?

Après la manif du 29 novembre, certains médias ont repris immédiatement l’idée que des Black Block se seraient « infiltrés dans la manifestation ». En réponse à ce raccourci sans fondement, voici la traduction du texte d’un collectif universitaire italien, en réaction à la campagne de presse des médias italiens sur de prétendus « Black Blocs » pendant les émeutes à Rome le mardi 14 décembre 2010.

Nous sommes tous et toutes des Black Block !!

Traduction du texte d’un collectif universitaire italien, en réaction à la campagne de presse des médias italiens sur de prétendus « Black Blocs » pendant les émeutes à Rome le mardi 14 décembre 2010.

Cette ques­tion réap­pa­rais­sant dans la plu­part des jour­naux après chaque émeute, comme celle à Rome le 14 décem­bre, elle mérite une réponse. Est-ce que vous voulez-vous voir à quoi res­sem­blent nos visa­ges quand ils ne sont pas mas­qués par des fou­lards, des cas­ques ou des cagou­les ?

Ce sont les mêmes visa­ges qui paient un loyer pour vos appar­te­ments pour­ris, les visa­ges de ceux à qui vous offrez des stages non rému­né­rés ou des jobs à plein temps pour 1000 euros. Ce sont les visa­ges qui paient des mil­liers d’euros pour assis­ter à vos cours. Ce sont les visa­ges des gamins que vous frap­pez quand vous les chopez avec un peu d’herbe dans leurs poches. Ce sont les visa­ges de celles et ceux qui doi­vent s’enfuir du bus quand les contrô­leurs appa­rais­sent, ne pou­vant pas se payer le voyage.

Ce sont les gens qui cui­si­nent vos faux-filets à point dans les res­tau­rants chics, et reçoi­vent pour ça 60 euros la soirée, au black. Ce sont celles et ceux qui vous pré­pa­rent vos cafés serrés à Starbucks. Ce sont ceux qui répon­dent à vos appels en disant « 118 118, puis-je vous aider ? », ceux qui achè­tent de la nour­ri­ture à Lidl par­ce ­que celle des autres super­mar­chés est trop chère. Ceux qui ani­ment vos camps de vacan­ces pour 600 euros par mois, ceux qui ran­gent les étalages des maga­sins où vous ache­tez vos légu­mes bios. Ce sont ceux à qui la pré­ca­rité bouffe toute l’énergie vitale, ceux qui ont une vie de merde, mais ont décidé qu’ils en avaient assez d’accep­ter tout ça.

Nous fai­sons partie d’une géné­ra­tion, qui, pour un jour, a arrêté de s’empoi­son­ner le sang avec la névrose d’une vie passée dans la pré­ca­rité, et qui a sou­tenu les émeutes. Nous sommes le futur que vous devez écouter, et la seule partie saine d’une société cou­verte de métas­ta­ses. Ce qu’il est en train de se passer à Londres, Athènes et Rome est d’une impor­tance his­to­ri­que. Des places rem­plies à cra­quer de gens explo­sent de joie quand les cars de police pren­nent feu. Notre exis­tence même est dans ces cris : l’exis­tence de celles et ceux qui ne peu­vent pas croire que des gou­ver­ne­ments élus se retour­ne­raient contre leurs citoyens et leur feraient payer des dizai­nes d’années d’erreurs com­mi­ses par le sec­teur finan­cier et les mul­ti­na­tio­na­les ; l’exis­tence de ceux qui main­te­nant com­men­cent à penser que tous ensem­ble nous pou­vons com­men­cer à leur faire peur. Ces excla­ma­tions étaient furieu­ses et joyeu­ses, explo­sant depuis la partie saine de la société, pen­dant que celle empoi­son­née se cachait dans la Chambre des Députés.

Les Black Blocs ont encore frappé. Vous feriez mieux de regar­der autour de vous main­te­nant. Des rumeurs disent que vous pour­riez en ren­contrer cer­tains pen­dant vos cours, à la biblio­thè­que, à la machine à café, au pub, sur la plage, voire même dans le bus.

Collettivo Universitario Autonomo de Torino, 16 décembre.

 

La suite à lire sur : Qui sont les Black Blocs ? Où sont les Black Blocs ? http://lecridudodo.blogspot.fr/2010/12/qui-sont-les-black-blocs-ou-sont-les.html

Récit(s) d’une manifestation offensive et de sa répression à Lyon

Nous étions plus de 4000 ce samedi après-midi 29 novembre à Lyon. Les nombreux appels avaient donné le ton et si la mobilisation appelée par les habituels « partis et syndicats de gôche » ciblait uniquement le FN et son congrès, l’opposition du jour couvrait un champ quelque peu plus large : celui du racisme (d’état) et de la violence policière (lesquels s’exercent régulièrement de façon conjointe). Quel intérêt d’ailleurs de s’opposer uniquement à un FN bunkerisé à la tête d’Or protégé par la police, et que médias et politiques ont déjà rendu « acceptable » en reprenant et appliquant ses idées racistes et réactionnaires.
Voir aussi [Suivi en direct] du bordel un peu partout à Lyon pour la manif contre le FN et le racisme d’état

Le déploiement policier du jour était sans commune mesure pour une manifestation « antifasciste » : plusieurs dizaines de camions de CRS, autant de gardes mobiles, la BAC, un canon lance à eau, et même un hélicoptère. Mais depuis plusieurs semaines et les mobilisations anti-répressions, nasses policières [1] et déploiement ostentatoire sont devenus la règle, peu s’en sont étonnés. L’histoire avait déjà été vendue au quidam par les médias et le préfet Carenco : un centre-ville impraticable et des hordes de « casseurs » à la violence prétendument « gratuite ».

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La pression policière s’est fait sentir avant même le début de la manifestation : les bus venant de Paris, d’Italie, de Grenoble ou de Berne ont été arrêtés sur le trajet, avec contrôle systématique des papiers et fouille. Certains n’ont pas pu se rendre au point de départ de la manifestation. Sur place des barrages de police sur toutes les rues débouchant à Jean Macé ont permis aux flics de fouiller une bonne partie des manifestants (on vous laisse deviner les critères arbitraires de ciblage) et d’arrêter au moins une personne. D’autres personnes ont été embarquées par la police après des fouilles et contrôles dans un bar.

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La manifestation finit tout de même par quitter la place Jean Macé pour remonter l’avenue Jean Jaurès vers 15h. Partis et associations ouvraient le cortège suivi des syndicats (surréaliste camion-scène de concert de la CFDT). La deuxième moitié de la manifestation s’agrégeait derrière une banderole : « OFFENSIVE CONTRE LE RACISME D’ÉTAT LE FN ET LES VIOLENCES POLICIÈRES » . Les habituels slogans contre le FN et le racisme d’état fusent, quelques pétards explosent le long du cortège, quelques coups de bombes de peinture sur les murs ou directement sur le sol finissent de poser l’ambiance. La présence policière se fait moins pesante aux abords du cortège, les flics sont regroupés devant et derrière la manifestation.

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À l’approche de Saxe Gambetta, l’ambiance commence à monter. Quelques banques sont taguées, leurs vitrines et distributeurs prennent des coups. Un flic en civil (DCRI ?) présent au bord du cortège est pris à partie et doit fuir. Les flics commencent alors à mettre la pression sur l’arrière du cortège, et beaucoup de gens remontent sur les côtés. La manifestation arrivée sur le cours Gambetta, les premières grenades lacrymo tombent. Quelques mouvements de foules font accélérer la manifestation. Jusqu’au pont de la Guillotière, les banques continuent de prendre des coups et le Mc Donald perd ses vitrines.

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À la fosse aux ours sur les quais, les CRS chargent le cortège et scindent la manifestation en deux. Une partie des personnes déjà engagée sur le pont fait demi-tour, et fait face à la police, pendant que la fin du cortège se retrouve prise dans une nasse, encerclée par les flics. Le reste de la manifestation continue de traverser le pont, puis de suivre les quais en direction des Terreaux. Ceux qui ont échappé à la nasse sont finalement obligés de suivre le reste du cortège sous la pression policière. Un canon lance à eau se met à asperger la foule au croisement de la rue de la Barre. Les CRS talonnent le cortège, projectiles divers contre lacrymo. Cette marche forcée continuera jusqu’à la passerelle du collège, à quelques centaines de mètres seulement de la place des Terreaux. Les flics y empêchent le cortège de poursuivre alors que les lacrymo tombent jusque dans les premiers rangs de la manifestation. Quelques groupes continuent dans les ruelles de la presqu’île, d’autres traversent le Rhône sur l’injonction des flics. Si plus rien ou presque ne se passe en centre-ville à partir de ce moment-là, le quadrillage policier se maintient tout le début de soirée, les quelques groupes de manifestants restés sur les quais se retrouvant rapidement face aux flics.

Le bilan répressif de la manifestation, outre les violences physiques d’une police sur les nerfs, s’élève à au moins 17 personnes interpellées selon les informations de la Caisse de Solidarité. Au moins une des personnes arrêtées avant le début de la manifestation a déjà été relâchée.

MàJ 30/11 1h30 : La police annonce 14 interpellations, dont au moins cinq pour « agressions physiques sur des policiers ».

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Un autre témoignage

J’étais au sein de la manifestation de samedi 29 novembre après midi. En arrivant, déjà un contrôle d’identité et fouille de sac pour un ami et moi, tandis que d’autres amies ne se sont pas fait contrôler. En effet, nous étions habillés avec des vestes de sport et sac à dos tandis qu’elles étaient habillées en « filles ».

Attente longue place Jean Macé, départ vers 15h. A l’arrière du cortège, alors que nous venions de quitter Jean Macé, une charge de policiers a fait paniquer la foule. C’était le long de l’avenue Jean Jaurès, ou des vitrines ont été brisées. Les différentes organisation de queue de cortège (CNT, AL, NPA…) se sont retrouvées mélangées, et au niveau du métro Saxe-Gambetta, des grenades lacrymogènes ont été lancées. Les manifestants se sont précipités en avant en direction de la place du Pont tandis que d’autres leur permettaient de s’éloigner des CRS (au moins un centaine) en formant un ligne à l’arrière du cortège. Au niveau de la place du Pont, les restes de la queue de cortège étaient plutôt compacts, et des colonnes de CRS avançaient à côté de nous en resserrant le passage (il y avait des barrières en travers des voies du tram). Le reste de la manifestation à ce moment était déjà au-delà du pont de la Guillotière. Aux environs de 15h30, notre groupe a été bloqué pendant quelques minutes place du Pont, un cordon de CRS nous empêchait d’aller sur le pont de la Guillotière. Nous étions 500 personnes, le reste de la manifestation était déjà sur le pont. Ensuite, nous avons réussi à passer en formant des lignes et en se tenant par les coudes. Une fois sur le pont, nous étions sur la droite puisque les policiers avançaient toujours en même temps que nous sur la gauche. Nous sommes restés un long moment (20 minutes ?) au bout du pont, bloqués par une trentaine de camions derrière, par le canon à eau en direction de Bellecour, et encadrés par des CRS. Vers 16h, nous avons fini par avancer parce que des personnes ont négocié un parcours en direction de Perrache. Nous avons tourné à droite, jusque devant l’Hôtel-Dieu, et nous sommes restés encore 30 minutes là. Des fascistes ont été aperçus, entraînant un mouvement de foule, les policiers ont bloqué la foule, protégeant les fascistes qui se trouvaient juste derrière eux. Vers 16h30 enfin nous avons tourné pour passer dans le tunnel qui redescend le long des quais en direction de Perrache, toujours encadrés par un dispositif policier impressionnant. Le cortège a continué d’avancer vers le sud, jusqu’à ce que nous arrivions au voies du tram T2/T1, à côté du pont Galieni. À 17h20 environ la sono a fait l’annonce comme quoi le moment était venu de se disperser, en direction de la gare de Perrache et de Jean Macé pour que les personnes venant d’autres villes puisse retrouver leurs transports. Nous n’avons pu sortir de la manifestation que au compte-gouttes, triés par les policiers.

Une manifestante.

 

Source: Rebellyon


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