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Archives pour février 2015

L’Envolée dispo à Clermont

Holà,

comme  nous vous l’annoncions il y a quelques temps, nous sommes dépositaires de l’Envolée pour Clermont et ses alentours, le dernier numéro est disponible au local (CNT AIT/63, 2 place Poly, 63100 Clermont Ferrand, cntait63@gmail.com) pendant nos permanences le samedi de 16h à19h. L’intégralité de la vente des journaux est pour les détenus.

Vendredi  7 mars prochain, nous organisons une soirée de soutien (diffusion courts métrages, discussions…) envers les anarchistes espagnols victimes de répressions, à partir de 20h à l’HDV… Affiche à venir

Pour obtenir le guide à l’attention des familles de détenus : il est lisible sur
internet, et téléchargeable et imprimable en format brochure A4 sur le
site permisdevisite.noblogs.org

PS : les numéros partent vite…

Un nanrakosyndicaliste de la CNT-AIT/63 100% anti-carcérale

envolee

Retour partial sur la manif du 21 février à Toulouse

On nous avait promis une manifestation d’ampleur, mêlant des stratégies différentes, prenant le temps de l’organisation pour enfoncer un coin dans ce vieux monde agonisant. On a eu les flics, l’impuissance et les arrestations.
Petit retour sur la manif juste pour essayer de comprendre au moins un peu, en commençant par revenir sur les appels à la manifestation.

Volontarisme, exagérations et fourre-tout politique

Peut-être que c’est couper les cheveux en quatre que de relire après coup les textes d’appel mais ça a le mérite de confronter les intentions de départ avec le résultat et de faire un peu le bilan. [1]

Les manifestations du mois de novembre à Toulouse ont réuni de nombreuses personnes dans la rue. Mais le face à face avec la police était risqué : après les lacrymos et les déchaînements de haine de la part des différentes brigades, les peines judiciaires continuent de s’abattre sur nos camarades. Or, préparer un événement sans être dans l’urgence permet à chacun·e de s’en emparer : les diverses modalités de lutte doivent pouvoir s’exprimer. Au sein d’un seul cortège, ou de plusieurs s’il le faut. (…) Donnons-nous les moyens d’organiser un événement massif, aux formes multiples, qui puisse créer un rapport de force face à un État sourd à une revendication élémentaire : nous voulons décider nous-mêmes de notre avenir.

Publié le 8 décembre sur Indymedia Nantes [2] et d’autres sites, ce premier appel circule de manière anonyme. Il faudra attendre le 9 janvier pour que ZAD31, devenue entre temps l’organisation porteuse de ce projet, appelle à une réunion de préparation.
Un texte d’appel signé par ZAD 31 est publié autour du 13 janvier [3] et affirme alors :

La mort d’un homme le 25 octobre 2014 face aux forces de l’État sur la ZAD du Testet a marqué le début de deux mois de lutte à Toulouse, où se sont succédées manifestations, actions publiques et occupations.

Pourquoi cette exagération ? Pour séduire les non toulousains, pour les convaincre de rejoindre la ville où ça bouge ? Quiconque habite ici et a une activité politique peut attester qu’il n’y a jamais eu deux mois de lutte sur la ville. Il y a eu une suite de manifestations et une occupation à l’université du Mirail… On prend des feux de poubelles pour des émeutes… La suite est à l’avenant….

Le 21 février à Toulouse, à 60 km de la ZAD du Testet, rassemblons-nous nombreuses et nombreux à nouveau. Nous montrerons notre force créatrice au cours d’une manifestation, dans toute notre diversité. Nous ouvrirons une nouvelle brèche dans le monde formaté de la Métropole, chacun-e à notre manière. Nous nous réapproprierons nos espaces. Ce regroupement massif et éphémère nous appartient. Il sera le pendant de l’émergence progressive des mondes nouveaux porté par les ZAD.

Rien que ça, « l’émergence progressive des mondes nouveaux porté par les ZAD »… Un monde nouveau ? Une « alternative » ? Un changement au quotidien ? Aucun des appels publiés ne sortira de cette confusion, nous ne saurons pas ce qui est mis concrètement derrière trois petites lettres…

Autonomie politique ?

Il s’agit de reconquérir notre autonomie politique, notre capacité à s’organiser et s’entraider. Mais aussi de reprendre en main nos existences, de faire vivre et de défendre collectivement nos territoires. De se réapproprier ce que la Métropole nous confisque. D’ouvrir des brèches dans le monde morbide que nous construisent les aménageurs, pour y réinsérer de la joie de vivre, de la création, de la diversité et du bonheur.

Il ne manque que du « vivre ensemble »… Il est vrai qu’au final l’appel sera relayé par une diversité allant d’ATTAC au Front de Gauche en passant par le NPA… L’autonomie politique en marche ! [4].

Retour partial sur la manif du 21 février à Toulouse plusdeparoles

Fout ta cagoule

Au point de rassemblement il faudra une heure pour que se réunissent entre 500 et 700 personnes, c’est moins que les manifestations interdites de novembre, d’autant qu’il faut compter sur un contingent « national » pas anecdotique. La manifestation a été autorisée et le parcours déposé. La présence policière est presque légère comparée au déploiement délirant de l’automne. A peine une compagnie de CRS et une vingtaine de membres des BAC [5].
La manif s’ébranle derrière deux banderoles. L’une, « Je suis Rémi. Ni oubli ni pardon » et qui fait référence à d’autres personnes assassinées par la police, et l’autre, « la police tue / ZAD partout/ l’ennui règne » [6]. Très vite la tête de la manif est constituée de 100 personnes masquées les slogans sont clairs : « Flics, porcs, assassins » ou le plus démago : « Tout le monde déteste la police ». [7]
On se dit à ce moment qu’une sacrée brèche va être ouverte dans la métropole, on n’est pas là pour se promener tranquilou pépère…
Raté ! Après un cortège pas mal silencieux sur les boulevards, les hostilités sont déclenchées au monument aux morts provoquant immédiatement la dislocation de la manif et la séparation du bloc. Dès lors le bal des arrestations commence alors que quelques dizaines de personnes traversent la ville en courant en cassant quelques vitrines et distri banques… Folklore émeutier sans visée stratégique, sans objectif, sans stratégie. Si certains commerces voient leur vitrine entièrement détruite, Vinci s’en sort plutôt bien [8]…. Il y aura de petits affrontements sporadiques de ci de là mais le bordel s’est beaucoup moins répandu dans la ville que lors des manifestations de novembre.

Stratégie anti rep

Il faut s’arrêter deux secondes sur la stratégie anti répression mise en place. Alors que très peu de tracts circulaient dans la manifestation, peut-être deux ou trois, l’un récapitulait les précautions à prendre en cas d’arrestation. Comme si la fin de la manifestation était prévue à l’avance : il y aurait un certain nombre d’arrêté.e.s et nous ne pouvons rien faire d’autre que d’organiser la solidarité (pas la défense).
Si une telle organisation est louable, il y a quelque chose de dérangeant ici. La solidarité dans le cortège, la pratique de la désarrestation, la coordination des actions doivent permettre de minimiser la casse. La nécessaire organisation contre la répression ne peut être à ce point dépolitisé et faite de petite routine. 
Un des thèmes de la manifestation, comme celles de novembre, était justement les violences policières. Or ,où et quand s’organiser contre ces dernières si ce n’est dans des moments collectifs de lutte comme ceux-ci, en étant solidaires les un.e.s des autres, attentifs à ces même pratiques violentes de la police et en y faisant face en bloc ?
Ici nous ne sommes pas dans le contexte d’une manif qui « dégénère », mais dans celle d’une manif préparée en vue de l’affrontement, en tout cas par un nombre suffisant de personnes pour que cette dimension soit discutée. 
Comment sortir d’un fatalisme qui réduit par la suite à compter les arrêté.e.s, aligner les mandats, faire des concerts de soutien pour les amendes et les avocat.e.s ?
Il est clair que le bloc n’a pas fonctionné comme une partie de la manifestation sur laquelle il était possible de compter mais comme un élément séparé, trop vite dispersé. Les 20 bacqueux présent.e.s ont suffi à maîtriser, canaliser et finalement disperser l’ensemble de la manifestation. Le ridicule de la situation prêterait à rire s’il ne fallait pas assurer derrière la solidarité minimum avec les enfermé.e.s. [9] La préfecture annonce via La Dépêche 16 arrestations pour « bris de vitrines et des violences sur des policiers avec armes par destination » cela peut amener à des peines lourdes, on espère que ce ne sera pas le cas mais on ne voit pas bien ce qui est mis en place pour que ça n’arrive pas.

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Pourquoi faire cette manif ?

Que la question se pose encore après coup est déjà un symptôme d’un manque de préparation et surtout d’un manque d’élaboration politique locale. Pourtant, que ce soit le marathon judiciaire de la CREA qui subit de plein fouet une répression constante ou la menace de l’expulsion de la ZAD de Sivens, les raisons de mobiliser ne manquent pas. Pourtant ni l’une ni l’autre de ces questions n’était réellement présentes dans la manif du 21 février. Si la ZAD du Testet était là en force, aucun mot d’ordre clair n’occupait la tête de manifestation, aucune action clairement lisible ne portait la question de l’expulsion prochaine de la ZAD. Bien au contraire la manifestation a été l’étalement d’un certain isolement bien loin des manifestations massives de Notre Dames des Landes. Il serait trop facile de s’en prendre qu’à une organisation défaillante, cette manifestation est le reflet d’une incapacité locale à s’organiser. Nous en avions déjà fait le constat en novembre, en particulier la manifestation du 29 avait été la démonstration éclatante de nos manques. Le préfet n’avait d’ailleurs pas manqué de souligner sa capacité à gérer les troubles. Depuis, quatre assemblées générales ont eu lieu en décembre et janvier, malgré une forte présence au départ, il ne s’est pas constitué un lieu d’échanges permettant de construire des actions, de générer une force collective. Cela ne viendra pas miraculeusement, encore moins par l’accumulation de ce genre de pantalonnade qui ne font que rajouter l’impuissance à la répression (et inversement). Il n’y a pas de conclusion définitive à ce billet un peu acide nourri d’un certain désarroi face à des pratiques qui ne font qu’augmenter le merdier déjà pas folichon dans lequel on se trouve.

Un manifestant passablement irrité et pas que par le gaz lacrymogène.

P.-S.

Pour ceux et celles qui voudraient se remémorer le bilan des manif de novembre un article est toujoursdisponible ici.

Notes

[1] On peut voir la teneur des appels sur le blog dédié aux appels de Toulouse et Nantes, la vidéo appelant à la manifestation de Toulouse est aussi un bel exemple de vacuité de l’appel

[4] C’est d’ailleurs Attac31 et le NPA 31 qui ont déposé la manifestation. L’appel de départ ne semblait pas leur être destiné en priorité. Il semblait plutôt s’adresser à des fractions plus radicales de la contestation. Le fait qu’à Toulouse la mayonnaise n’ait pas pris n’est pas le fruit d’un hasard mais le résultat d’une stratégie d’entrisme et de manipulation. Organiser une manifestation sans évoquer clairement ses objectifs est une méthode ni efficace, ni acceptable, surtout si le but est l’autonomie politique

[5] 250 flics déployés dans la ville selon la presse

[6] On avait plutôt l’impression que c’était l’État et le capital qui régnaient, encore une marque d’une inconséquence politique de groupes qui fondent leur action sur une vision idéaliste du monde et préfèrent les slogans creux qui rameutent

[7] Slogan entendu sur Toulouse pour la première fois en novembre et qui pue la démagogie, et correspond a une volonté de faire de la lutte contre la police un axe central d’une opposition à … (on ne sait pas bien quoi) ce monde…

[8] Pas question ici de pleurer le petit commerce mais de déplorer que « les gestes posés » soit peu lisibles voire carrément abscons.

[9] A ce propos le « comité invisible » qui a su s’organiser pour faire en sorte que la manifestation se déroule dans ces conditions peut participer à la solidarité en contactant le Comité d’Autodéfense Juridique caj31[chez]riseup.net.

Source : https://iaata.info

Un de moins

Il y a une semaine, un détenu roumain s’est pendu à la prison d’Opera (Milan). Il s’appelait Ioan Gabriel Barbuta. La nouvelle de sa mort serait passée inaperçue (au fond c’était un étranger, au fond c’était un condamné à perpétuité, au fond…) s’il n’y avait pas eu l’émoi suscité par les commentaires virtuels exquis de beaucoup de surveillants envoyés à un syndicat de la police pénitentiaire : « un de moins… excellent… espérons qu’il a souffert… plus de cordes et de savon… à déduire du décompte… hourra… trinquons pour lui… ».

 

Le ministre de la Justice , la belle âme Andrea Orlando, s’est très vite indigné et le Département de l’Administration Pénitentiaire a suspendu temporairement 16 agents. Battez un détenu à mort, torturez-le, isolez-le, pas de problème. Au contraire, vous pourrez même obtenir une promotion. C’est la démocratie. Mais vous ne pouvez pas exulter publiquement, la raison d’État ne le permet pas. L’État est bon, il ne peut surtout pas ricaner en public de morts suicidés ! Non, il doit montrer de la peine, des condoléances, même si à voix basse, en privé…

L’État est bon, oui, tellement tellement bon. D’autres non. Samedi dernier, un gardien grec de la prison de haute sécurité de Domokos – celle où a ouvert il y a quelques mois la première section du régime de type C, conçu pour isoler et soumettre les prisonniers les plus rebelles – a été tué. Il s’appelait Makis Gkalimanis et avait travaillé des années à Athènes dans la plus grande prison du pays, celle de Korydallos.

Il venait de sortir de sa maison à Kouvelas et de monter dans sa jeep quand une voiture avec deux ou trois personnes à bord s’est approchée. Ce n’étaient pas des ministres, des belles âmes pleines de bons sentiments, non, c’étaient des individus enragés et armés. Ils ont ouvert le feu et ont mis fin à la carrière d’un serviteur de l’État de la pire espèce.
Il n’a pas souffert, et nous ne l’espérons pas.
Il n’y a aucune arithmétique à équilibrer, et ça ne nous intéresse pas.
Et aucun toast n’étanchera jamais notre soif de liberté et de vengeance, nous en sommes sûrs.

Mais un de moins, ça c’est sûr. Et au diable l’hypocrisie.
 
[23/2/15]

[Traduit de l’italien par nos soins de Finimondo.]

Source: Non Fides

Solidarité avec les anarchistes biélorusses !

[l'Anarchist Black Cross Biélorusse était venue il y a un an environ, avec la CNT-AIT... quelques nouvelles]

 

Appel à solidarité du 25 Février au 1 Mars : Montrez vos culs[1] !

alexander-lukashenko

L’actuel mandat présidentiel d’Alexander Lukashenko prendra fin en 2015. En 21 ans, ce dernier aura réussi à réduire au silence la quasi totalité des luttes sociales du pays, assassiner plusieurs opposants politiques au cours des années 90, et faire disparaître quasiment toute l’opposition officielle. Lukashenko n’a pas permis à la société biélorusse de transcender les limites de la mentalité soviétique. Toute protestation ou critique envers le gouvernement est réprimée par la police ou le KGB. Toute tentative de s’organiser se solde par des poursuites et la violence d’état. La politique du gouvernement peut être résumée ainsi : tout ce qui ne peut être contrôlé doit être détruit. L’état est en train d’exterminer lentement mais sûrement toute forme de dissidence ou de pensée autonome.

Avec les élections de novembre prochain, la pression exercée sur les mouvements sociaux s’accentue. Les autorités craignent de voir le scénario ukrainien se reproduire en Biélorussie, et font tout pour lutter contre les « extrémistes », en d’autres termes tous les gens qui souhaitent un changement de régime. Ces deux derniers mois, dix individus proches du mouvement anarchiste ont été arrêtés. Huit d’entre eux ont écopés de 10 à 20 jours de prison pour s’être soit-disant opposés à la police et avoir commis des actes de vandalismes, sur la base de faits fabriqués de toutes pièces. Deux d’entre eux avaient déjà été arrêtés en décembre dernier, avaient passé entre 5 et 10 jours derrières les barreaux, et s’étaient ensuite fait renvoyés de leurs travails. Ils ont été cette fois arrêtés quelques jours seulement après avoir retrouvé une activité professionnelle.

abc_bielorussieLes militant-e-s pensent que cette vague de répression est liée aux actions de solidarité faisant suite aux violences policière ayant eu lieu au cours d’une concert punk, le soir du jour de l’an. La police avait fait irruption pendant la soirée, avait pris les noms de tous les participant-e-s et les avait filmé. Deux personnes avait été arrêtées pour avoir distribuer de la propagande «extrémistes». Tous les individus dont les noms avaient été relevés ont ensuite commencé à recevoir des visites de la police, munie de requêtes officielles les sommant de mettre un terme à leurs activités « radicales ». Des menaces répétées ont également été proférées sur les réseaux sociaux, et émanant d’individus de toutes évidences liés à la police.

Mikalai Dziadok

En novembre 2014, l’administration pénitencier a lancé une procédure pénale contre Mikalai Dziadok, qui purge une peine de quatre ans et demi à la suite de la vague de répression de 2010. Il est cette fois accusé de graves infractions au règlement pénitencier. Au cours des quatre années qu’il a passé en prison, Mikalai a été placé à maintes reprises en isolement, les autorités ayant la volonté de briser sa volonté et lui mettre la pression. Et alors qu’il devait être libéré en mars de cette année, il doit à présent faire face à des accusations qui pourraient prolonger son incarcération d’une année. Sa famille et ses ami-e-s n’ont aucun doute quant au verdict qui sera prononcé par la cour, dans la mesure où la même stratégie a déjà été employée contre l’un des militants d’opposition conservateur. De cette façon, le gouvernement pourra garder Mikalai derrière les barreaux pendant les élections à venir.

Ihar Alinevich

L’anarchiste Ihar Alinevich, qui purge une peine de huit ans à la suite d’une action de solidarité avec les antifascistes russes, a été placé en cellule d’isolement pour la cinquième fois en quatre mois. Au cours de la campagne présidentielle de 2010, des dizaines d’anarchistes, et plus tard de militant-e-s d’opposition, avaient été placés en détention et arrêtés. Plus de 50 personnes — dont cinq anarchistes — s’étaient retrouvées en prison sous le coup de chefs d’inculpations politiques. Trois d’entre eux sont toujours emprisonnés.

Cela ne fait aucun doute que le gouvernement se tient prêt et va essayer par tous les moyens possible de museler toute forme de dissidence. La plupart d’entre nous nous attendons aujourd’hui a un niveau de répression encore plus élevé. C’est la raison pour laquelle nous appelons toutes les personnes lisant ce communiqué à descendre dans la rue entre le 25 février et le 1er mars, et à mener des actions de solidarité avec les anarchistes et les militant-e-s politiques biélorusses, dans le cadre de leurs combats pour un monde juste et contre la dictature. Libre à vous de décider de la forme que prendront ces actions. Nous vous signalons néanmoins que deux actions menées à Minsk, et où des gens ont montrés leurs derrières, ont suscité un vif intérêt au sein de la société, et un grand émoi chez les policiers. C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il est temps de montrer vos culs aux autorités, et reprendre le contrôle de vos vies !

Anarchist Black Cross de Biélorussie

  1. Pour une des actions, une personne avait montré ses fesses, ce qui à entrainé l’accusation d’une autre personne. En Biélorussie, montrez son cul est considéré comme une acte d’hooliganisme et est punit par la loi []

AMI/E QUAND TU TOMBES, UN/E AMI/E SORT DE L’OMBRE À TA PLACE

lu sur juralibertaire

LE SILENCE DES BOTTES ET LE BRUIT DES PANTOUFLES

Aujourd’hui, le bruit des pantoufles assourdit ; le silence des bottes ne fait plus peur.
Hier, c’était la guerre des gangs, police contre gauchistes ; gauchistes contre gauchistes.
Demain, naît l’Anarchiste, celle/celui qu’on renomme, au choix : ultra-gauche, anarcho-autonome.

Aidé/es par les médias sur papier ou par l’araignée, ces mouvances brouillent la vue et l’ouïe des habitantEs de la planète, refusant de reconnaître la révolte qui gronde :

• Les banques valsent avec éclats
• L’argent brûle
• Qui travaille n’a plus de prix
• Les aliments rockent dans les super-pas-chers
• Les prisons sont privées
• Les télés refont le monde…

Trop lourdes, leurs boots ont fait place aux baskets, les grenades lacrymos aux flash-balls.

Mais c’est trop tard :
Elles/ils ne nous arrêteront pas, car nous sommes cent, et plus, sans peur.
Nous bougeons, arrivons, venons.
Bien-sûrE, c’est pas une fête la garde-à-vue dans des comicos pourris, cernéEs de débiles.
Ni la préventive, qui n’est pas pour tousTes l’antichambre de la gloire littéraire.

Nous sommes ici, et maintenant : et comme ils/elles dirent dans la « résistance » louée aujourd’hui par les journaux, écrans de télévision, et autres :

AMI/E QUAND TU TOMBES, UN/E AMI/E SORT DE L’OMBRE À TA PLACE

Sur les manifs de samedi dernier à Nantes et Toulouse et en Europe

Au lieu, de lire, écouter, regarder de la désinformation capitaliste, allez donc faire un tour sur ces pages :

NANTES REVOLTEE : https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee?fref=ts

NANTES INDYMEDIA : https://nantes.indymedia.org/

STREET PRESS : http://www.streetpress.com/sujet/1424704641-toulouse-black-blocs-antifas-police-sivens

CHAT NOIR EMEUTIER : https://lechatnoiremeutier.noblogs.org/

un nanarkosyndicaliste

Nouvelle fuite d’eau radioactive à Fukushima

Bientôt 4 ans depuis l’accident:

Une nouvelle fuite d’eau hautement radioactive vers la mer a été détectée dimanche 22 février sur le site de la centrale japonaise de Fukushima, a annoncé l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).

Des capteurs fixés sur une conduite d’évacuation d’eaux de pluie et souterraines ont mesuré des taux de radioactivité jusqu’à 70 fois supérieurs aux valeurs déjà hautes enregistrées sur le site, a précisé un porte-parole de l’entreprise.

Ces taux relevés vers 10 heures à Tokyo (2 heures à Paris) sont progressivement redescendus au cours de la journée, mais ils restaient à des niveaux alarmants. La conduite d’évacuation menant à un port adjacent sur la côte Pacifique a été coupée.

la suite sur lemonde

PS : prochainement sortie d’une modeste petite brochure sur l’autonomie énergétique réalisée par la CNT-AIT/63
permanence CNT-AIT/63 toues les samedis de 16h à 19h au local (+ d’infos, cntait63@gmail.com)
rappel : de la nécessité de se retrouver à Bure à lirefucknuclearbure2015

Pourquoi ont-ils tué Remi Fraisse ?

à diffuser partout

Documentaire sur les différentes manifestations de France entre 2013 et 2014

Image de prévisualisation YouTube

 

Beziers : la réplique

Salut,

Les 28 % restants du sondage du sieur Ménard ont agi

A Béziers toute la population n’est pas passive,

Pas aux ordres du sieur Ménard, pas aux ordres des partis partenaires sociaux appelant à voter pour eux

Conscients qu’ils peuvent agir et ils le font la preuve cette prise de photo en balade dans Béziers

bez1bez2

 

A Saint Denis, l’AMAP est anarchiste et ça marche très bien

EMMANUEL DANIEL (REPORTERRE)

vendredi 13 février 2015

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Pas de déclaration en préfecture, pas de compte à rendre à la mairie, pas de président. L’amap de Saint-Denis est anarchiste. Malgré (ou grâce à ?) cette absence de responsables, elle a grandi jusqu’à devenir l’une des plus grosses de France et proposer des dizaines d’activités en plus des légumes.

- Saint-Denis (93), reportage

« Attention ! Si tu connais les Amap classiques, tu peux oublier », me lance Emmanuel, avec un air provocateur. Autour de moi, des caisses remplies de légumes et autour des gens qui s’affairent joyeusement. A première vue, rien ne distingue Court Circuit des X Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne françaises.

Comme les autres, elle permet à des consommateurs d’accéder à des paniers de légumes de saison tout en payant à l’avance leur consommation auprès d’un producteur.

Sauf que cette Amap installée au cœur d’un quartier populaire de Saint-Denis (93) n’en est pas vraiment une. Elle n’est pas constituée en association et n’a pas de statuts déposés en préfecture. Et pour cause, elle est anarchiste ! A Court-circuit, pas de chefs, de président, de trésorier ou de secrétaire. Les initiateurs du projet ont fait le choix de ne pas constituer de bureau afin d’éviter toute hiérarchie.

« Généralement, les gens créent des Amap pour les légumes, lance Jean-Claude, un des initiateurs. Nous, on l’a fait pour créer une dynamique, du lien et expérimenter l’autogestion… Et au final on a des légumes ! Ce qui nous intéresse c’est comment les gens vont s’organiser sans espace de pouvoir », explique cet infatigable militant libertaire d’une soixantaine d’années camouflé dans un accoutrement de dandy.

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Pas d’autogestion sans responsabilisation

« Tout le monde se prend en main, dit Sylvie, arrivée il y a six mois, tout en déplaçant des caisses de légumes. Dans l’Amap où j’étais avant, quelques personnes géraient pour les autres et nous on était juste des consommateurs classiques ».

Ici, pas question ! Lors de chacune des trois distributions hebdomadaires, cinq personnes s’engagent à être présentes pour décharger les légumes et préparer les paniers. Là non plus, pas de responsable des distributions. Chacun s’inscrit sur un cahier d’écolier posé sur une table et une personne se charge de récupérer la clé du local.

Ce jeudi, Serge, Sylvie et trois de leurs compères s’y collent. Pendant 45 minutes, les caisses de choux, endives, carottes, navets et pommes passent de mains en mains pour que les cent paniers soient prêts à 19h, heure de début de la distribution.

Dans toutes les Amap, chaque membre est censé donner un peu de son temps. Mais dans les faits, peu s’impliquent réellement et le gros du travail repose sur les initiateurs. Ici, une parade a été trouvée : l’autogestion en actes.

« Les gens savent que s’ils ne s’impliquent pas, il n’y aura pas de bureau pour le faire à leur place », me dit une working woman aux traits tirés qui en deux ans s’est rodée à ce type de fonctionnement. « Si plus personne ne prend en charge les contrats et et les distributions, eh bien ça s’arrêtera et c’est pas grave. C’est plus intelligent que les Amap qui perdurent jusqu’à ce que les quatre ou cinq personnes qui tiennent le truc à bout de bras pètent les plombs », pense Emmanuel.

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Assis autour de la table, une bière dans une main et un contrat en cours de remplissage dans l’autre, Jean-Pierre se marre : « Beaucoup de gens, quand ils sont arrivés la première fois, ne comprenaient pas. Ils demandaient le responsable et ils se sont rendus compte qu’il n’y en avait pas ».

Néanmoins, pour les néophytes, pas facile d’apprendre à se prendre en main quand on a été toute sa vie un consommateur passif. Il est parfois nécessaire de rappeler qu’il n’y a pas d’autogestion sans responsabilisation.

Anarchie ne veut pas dire chaos

Pour les contrats passés avec les producteurs par exemple, il faut un référent qui tourne tous les six mois. Quand il manque des volontaires, Jean-Claude envoie un mail pour prévenir que si personne ne s’en charge, il n’y aura plus de légumes, de pain ou de poulets. « Et là, en à peine une semaine, neuf personnes répondent », s’amuse-t-il.

« Certains viennent pour chercher leur panier et repartent aussitôt comme s’ils allaient au supermarché », regrette une quarantenaire dynamique. « Il y en a qui font quand même beaucoup plus que d’autres. Une fois je me suis retrouvée seule inscrite pour la distribution, heureusement, des gens sont quand même venus m’aider », raconte Céline.

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Pour Stan, un des deux maraîchers fournissant Court-Circuit, malgré l’absence de chefs et de bureau, « ils sont plus organisés que dans les autres Amap ou les gens viennent en tant que clients et non consomm’acteurs ». De quoi tordre le cou aux idées reçues. « Plus personne ici ne pense qu’anarchie est synonyme de chaos », s’amuse Jean-Claude.

Néanmoins, quelques couacs sont à déplorer : une femme s’énerve parce que quelqu’un dont elle n’a pas le nom est parti avec les contrats alors qu’elle en avait besoin. « Comment je fais pour la retrouver moi ? » « Eh bien tu envoies un mail sur la liste de discussion », lui répond calmement Djemiou, la soixantaine, avec sa voix douce qui apaise facilement les tensions.

Créée en 2010, l’Amap a commencé avec 70 paniers. Aujourd’hui, ils sont 250 familles à commander légumes, pains, œufs et poulet directement à des producteurs locaux. Jean-Claude assure que s’il n’y avait pas pénurie de locaux, ils seraient déjà 400 aujourd’hui.

Certains membres se vantent d’être la plus grande Amap de France, chose que je n’ai pas pu vérifier. Pour autant, les initiateurs ne sont pas surchargés de travail. « Je croise des gens qui en ont marre des responsabilités dans leurs assos. Je leur dis que moi ça va, je fous rien, enfin, pas plus que les autres quoi ! », rigole Jean-Claude. S’il reconnaît assumer un rôle informel de coordination, il ne se sent pas indispensable. D’ailleurs il compte « lâcher l’Amap » prochainement pour se consacrer à un autre projet.

Faire passer les idées par la pratique

Chaque nouvel arrivant se voit exposer le fonctionnement autogéré de l’Amap. Sur les murs, quelques tracts et affiches viennent rappeler l’engagement anarchiste des fondateurs. Mais le travail de diffusion de la pensée libertaire s’arrête là. « L’Amap est un moyen de faire passer des idées non par les discours mais par la pratique, explique Jean-Pierre, présent depuis le départ.On propose un truc qui fonctionne et on espère que ça fasse son chemin dans la tête des gens ». Néanmoins, une bibliothèque à coloration majoritairement libertaire, la Liberthèque, est à disposition de ceux qui souhaiteraient parfaire leur connaissance de ce courant politique.

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Mais les membres sont loin d’être tous des anarchistes convaincus ! La plupart viennent pour les légumes de qualité, soutenir un producteur et créer du lien. Même si l’Amap a permis de gonfler les rangs du collectif libertaire de Saint-Denis, ce n’était pas son but initial. Dans mes discussions avec les Amapiens, le mot anarchie n’est presque pas évoqué. Ils préfèrent parler d’autogestion,« d’organisation qui marche bien », de « système sans chef ».

Il n’empêche que leur vision a évolué. Sabine, infirmière pédiatre bon chic bon genre raconte : « J’avais une représentation négative de l’anarchie. Pourtant, ça vaut le coup de tester, rien que pour l’autogestion. Ça m’a poussé à réfléchir à la hiérarchie dans le travail et l’organisation pyramidale. J’ai lu des bouquins sur l’anarchie alors que je ne l’aurais pas fait sans ça et j’écoute radio libertaire qui apporte un autre regard sur le monde ». Ils sont nombreux comme elle à avoir changé leur regard sur l’anarchie, même si à l’instar d’Alexandre, « ils ne partagent pas toutes les idées ».

Tu volerais dans la caisse toi ?

Même si la participation à une Amap libertaire n’a pas métamorphosé la vie des participants, de nouvelles habitudes se sont ancrées. Dans ce local chaleureux, on n’achète pas seulement des légumes, on apprend également à se responsabiliser, à s’entraider, à faire confiance aux autres et à s’organiser sans chefs.

« On encourage des gens à prendre des initiatives. Chacun s’approprie l’espace et fait ce qu’il veut », explique Magète avec son indéboulonnable sourire. En quatre ans, les Amapiens ont multiplié les projets : un atelier d’écriture, un atelier d’informatique, un atelier de création de meubles en cartons, un atelier itinérant d’auto-réparation de vélo, un jardin partagé pour profiter du soleil ou faire un barbecue…

Viviane et Sabine s’occupent de la mini épicerie qui trône au milieu de la salle. Elles commandent les produits en fonction des besoins et des demandes auprès de grossistes équitables et de producteurs locaux. Les membres se servent dans les rayons, mettent l’argent dans une caisse et récupèrent leur monnaie.

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« J’apprécie le principe de confiance, de ne pas être qu’un consommateur. On ne donne que trois heures de notre temps tous les deux mois, explique Sabine.Et là aussi, les volontaires changent régulièrement. »

D’autres initiatives ponctuelles sont organisées : des achats groupés, des marchés gratuits, ou des soirées. Une liste mail de discussion permet aux Amapiens de communiquer en dehors des horaires de distribution. « J’avais besoin de fringues d’hiver pour ma fille, j’ai envoyé un mail et je me suis retrouvé avec un sac plein ! », témoigne Emmanuel. Marie a pu ainsi meubler son nouvel appartement et Jean-Claude faire réparer son lampadaire et récupérer du bois pour l’hiver.

Cette profusion d’initiatives dénuées d’appareil de décision centralisé laisse quelques observateurs incrédules. « Quand on explique tout ce qui se passe, les gens n’y croient pas et pensent qu’on cache quelque chose alors qu’on fait simplement confiance en l’humain », dit Jean-Claude.

Il donne l’exemple de la caisse de l’épicerie qui est négligemment posée sur une étagère : « Pas un centime n’a été volé en cinq ans. Pourtant, les gens pensent systématiquement qu’il y aura des vols. On leur demande : Tu volerais toi ? Ils répondent non. Et bien les autres c’est pareil ! »

Alternative à la télé

Des échanges tous azimuts qui font plaisir à Jean-Claude : « Notre propos n’était pas de créer une Amap mais un lieu où les gens vont se parler ». Il semblerait que l’objectif soit atteint. « Il y a un véritable brassage de générations. J’ai 62 ans et je ne suis pas cantonné à fréquenter des gens de mon âge », raconte Djemiou, qui vient même lorsqu’il n’a pas de panier à récupérer.

Pendant qu’un homme aux allures de Rasta propose des gâteaux bios, Sabine chante les louanges de l’Amap : « Ça crée du lien, c’est nécessaire dans cette ville. En dehors du boulot, si on n’a pas d’activité extérieure, on se retrouve vite devant la télé ».

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Samuel, qui travaille auprès des jeunes du quartier, reconnaît que « c’est devenu un challenge politique aujourd’hui de créer ces espaces de rencontre et de convivialité ». Pour autant, il considère que « ça ne va pas changer la face du monde. Ça s’adresse à une minorité d’initiés alors que la majorité continue à aller au supermarché. J’y accorderais plus d’importance si c’était plus diversifié ».

Parmi les membres, beaucoup de profs et de professions libérales. « Les gens de la cité ne viennent pas », résume Elizabeth, une ancienne militante communiste au léger accent anglais. Ou plutôt ne viennent plus. « Il y avait trois ou quatre personnes de la cité mais elles sont parties parce qu’il n’y avait pas la liberté de choisir les produits », regrette Jean-Claude.

Toutes les personnes interrogées déplorent cet état de fait mais se sentent impuissants. Pour beaucoup, le blocage n’est pas tant économique que culturel. Les paniers sont à 10 € et le prix n’a pas bougé en quatre ans. « L’idée c’était de compter sur la confiance et le bouche à oreille au sein des classes populaires. Mais ça a foiré », constate Jean-Claude.

Les distributions de tracts et d’œufs gratuits dans le quartier n’ont pas changé la donne. Néanmoins, cet échec est tout relatif : « De toutes mes expériences militantes, c’est sûrement la plus enrichissante et la plus efficace », livre ce militant aguerri. Il parle avec enthousiasme de ces Amapiens qui lui ont avoué :« Je ne connaissais pas les idées libertaires, mais en fait, je suis libertaire ! »

Lire aussi : Ils sont anarchistes, autogérés, et ils font du très bon pain : http://www.reporterre.net/Ils-sont-anarchistes-autogeres-et

Source et photos : Emmanuel Daniel pour Reporterre


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