Archives pour mars 2015


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St-Nazaire: la CGT fait grève pour tabasser des écolos…

Sur le modèle des exactions des syndicalistes de la FNSEA/FDSEA toute la semaine à la ZAD du Testet, la CGT dockers et portuaire de St Nazaire avait émis un appel à la grève sur le port pour mobiliser et aller casser de l’écolos à l’occasion du rassemblement contre le projet de remblaiement de la vasière de Méan.

Encore une fois, sous les yeux des forces de l’ordre qui laissent des syndicalistes réactionnaires se défouler (accompagné d’un élu Front National enthousiaste du sort réservé aux militant-e-s), le gouvernement PS s’accomode très bien de milices (en parti d’extrême droite ?) pour semer la terreur, intimider et casser toute contestation sociale de sa politique. A lire les commentaires édifiants de dockers se disant de gauche mais près à voter front national qui ont participé à cette mascarade : http://www.saintnazaire-infos.fr/va… C’est bien minable comme coup de force, face à quelques personnes qui n’ont aucunement l’intention d’aller à la confrontation.

Un gouvernement soit-disant socialiste qui mène une politique ultra-libérale (n’hésitant pas à utliser le 49-3 pour la loi Macron quand sa majorité risque de ne pas rentrer dans le rang) où il n’y a pas place à la redistribution des richesses, où on flexibilise toujours plus, où l’on mène la chasse aux pauvres, stigmatise les minorités, expulse à tout va les roms, les sans-papiers… ce gouvernement qui a perdu un peu de marge de manoeuvre offensive avec la mort de Rémi Fraisse, trouve là des complices qui lui permettent d’accentuer la pression sur ceux et celles qui osent encore réagir, dénoncer cette politique profondément anti-sociale.

Ci-dessous, un témoignage du blog presquilegazette.net et deux articles de la presse locale.

A lire aussi « Une escalade violente, calculée et dangereuse : HOLLANDE UTILISE LA MÉTHODE SAMARAS SUR LA ZAD DU TESTET » et « MM. Hollande et Valls ouvrent la voie au fascisme »

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de grands courageux en train de cramer un tee-shirt Natur’action

Le collectif Nature Action avait organisé un rassemblement contre le projet du port Nantes/Saint-Nazaire qui vise à détruire la dernière vasière de l’estuaire de la Loire. Ce site naturel est protégé jusqu’au niveau européen. La vasière de Méan, ou « Grand Tourteau » est le dernier fragment d’une vasière autrefois très étendue, à haute productivité primaire, bordé de petites surfaces de prés salés et de roselières. Ce site est protégé pour sa faune,sa flore mais aussi pour son rôle de filtre,de puits de carbone et son rôle d’exutoire de la Brière puisqu’il se situe dans l’estuaire du Brivet.. Rien ne justifie donc ce remblaiement qui aurait des conséquences durables et néfastes sur l’estuaire de la Loire et sur la qualité de l’eau bien au-delà de nos côtes. Le rendez-vous avait été donné le Samedi 7 Mars à 15h00 au Port de Méan Saint-Nazaire mais ne s’est pas passé comme prévu…

Rassemblement du 7 mars : intimidation musclée par les dockers

Le rassemblement organisé par Nature Action, le samedi 7 mars à 15 h, a en effet été empêché par la présence de 150 dockers qui ont usé de méthodes fortes d’intimidation : stand de Nature Action renversé, documents déchirés, micro embarqué, personnes bousculées dont des journalistes, tee-shirt brûlé, lancers de pétards… les gens venus pour le rassemblement ont dû reculer, tous choqués.

http://www.presquilegazette.net/pre…


Vasière de Méan : Natur’action n’a pas pesé lourd face aux dockers

Natur’action avait appelé ce samedi à un rassemblement sur le site de la vasière de Méan pour protester contre l’extension du port sur une zone classée Natura 2000. Les dockers dont certains de la CGT qui défendent l’emploi sont venus en nombre (150) pour empêcher ce rassemblement. Les 25 militants de Natur’action n’ayant pas réussi à mobiliser ont dû rebrousser chemin.

Pour Natur’action, on est ici face à une contradiction : « un projet à vocation environnementale (la fabrication des éoliennes) contre une zone humide protégée. » Zack’Moulec explique « c’est une zone de reproduction pour les oiseaux, une frayère pour les jeunes soles et un filtre. Si on peut se baigner à La Baule c’est grâce à la vasière de Méan. » Les militants de Natur’action dénoncent un projet de 71 hectares démesuré et ont un plan B à soumettre.

Ils voulaient aussi sensibiliser les candidats aux élections départementales, peu nombreux sur place. Jean-Claude Blanchard nous dira un laconique « privilégier l’emploi » et Nathalie Bruneau candidate du Front de Gauche dit « vouloir préserver la vasière ».

Les dockers qui avaient prévenu mettre moins de temps à déloger les écolos qu’à Notre Dame Lande ont fait voler en un rien de temps le stand de Natur’action.

Pour la CGT et les dockers il faut coûte que coûte privilégier l’emploi, ils dénoncent un faux débat. « Entre une vasière pourrie et des emplois, il n’y a pas à hésiter ».

Faute de moyens et de militants Natur’action a rebroussé chemin devant les dockers déterminés qui ne laisseront pas à l’avenir l’écologie empêcher les travaux sur la vasière de Méan. Qu’on se le dise.

http://www.saintnazaire-infos.fr/va…


L’article de Ouest-France :

Un rassemblement d’un côté, une contre-manifestation d’un autre. Le début d’après-midi a été mouvementé aux abords de la vasière de Méan, au pied du pont de Saint-Nazaire.

La vasière de Méan, classée Natura 2000 et Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique, est concernée par un projet du Grand Port maritime de longue date, qui veut y construire un nouveau quai de déchargement.

A l’approche des élections départementales, l’association locale de défense de l’environnement, Natur’ Action, a souhaité alerté l’opinion publique sur cette problématique. Ces militants redoutent, notamment, la détérioration de la qualité paysagère du site.

Un face-à-face animé

En face de cette cinquantaine de militants, environ 150 dockers du port. Ils répondaient à l’appel de la CGT dockers et portuaire, « pour défendre l’emploi ». Ils estiment en effet que ce projet de nouveau quai sera bénéfique à l’activité portuaire.

Le face à face a été animé, les dockers repoussant progressivement les manifestants de Natur’action de l’autre côté de la route.

Deux des journalistes présents ont aussi été vivement pris à partie par des dockers manifestants.

Il n’a pas eu d’interpellations et les deux cortèges se sont finalement dispersés dans un calme relatif, il y a près d’une heure.

http://www.ouest-france.fr/environn…

 

Initiative anarchosyndicaliste CNT-AIT Montagne Thiernoise !

[en lien avec l'article précédent] :

Salut à toutes et tous, 

Nous annonçons la création d’une initiative CNT-AIT montagne thiernoise.

L’idée est de ne pas se centrer seulement sur la ville de Thiers mais d’élargir nos actions dans les communes avoisinantes. Bien sûr, il s’agit pour nous de fonctionner avec le syndicat CNT-AIT de Clermont-Ferrand.
 
Nous avons déjà pu mener des diffusions de tracts devant le pôle emploi, CAF et envisageons de commencer par demander un local à la mairie de Thiers. En perspective, des projections et autres actions à imaginer…
 
Salutations anarchosyndicalistes
Initiative CNT-AIT Montagne Thiernoise

Des nouvelles de notre petite CNT-AIT/63 (Clermont Ferrand)

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Nous avons décidé de prendre le clavier pour écrire quelques lignes sur nos activités.
Tout d’abord nous rappelons que nous tenons une permanence tous les samedi à notre local de 16h à 19h (+ d’infos cntait63@gmail.com) avec accès à une bibliothèque sociale à emprunt gratuit. Depuis près de 2 ans, c’est ainsi qu’en moyenne 1 à 2 nouvelles personnes par mois franchissent cette porte afin de nous rencontrer, échanger, vider son sac, de parler, demander conseils…
Depuis plus d’un an maintenant nous accompagnons dess allocataires du RSA afin de les défendre face aux équipes pluridisciplinaires (demandez-nous notre kit d’auto-défense à pole-emploi). En parallèle des travailleur(e)s souvent en temps partiels et isolé(e)s viennent au local afin là aussi de définir stratégie de défense face à son patron (paiement d’heures,  aménagement horaire…).
Nous menons aussi des actions anti-carcérales (Envolée disponible au local, proche de l’ABC…), des soirées de soutien (relais local de commande de café zapatiste, soutien emprisonnés…), des actions internationalistes (Orange, Domino’s pizza….), des tables de presse (FFE, FIFI…),…..
Mais aussi nous rédigeons des brochures (kit auto-défense pole emploi, autonomie énergétique, parfums de révolution…). Après l’UL CNT-AIT de Clermont, notre action nous permet aujourd’hui de créer une initiative anarcho-syndicaliste sur Thiers.
A venir nous prévoyons une soirée sur les luttes internationales au début du printemps, mais aussi des surprises, et encore plein d’autres trucs.
NI ETAT, NI PATRON, AUTOGESTION
Des nanarko-syndicalistes de la CNT-AIT/63

[AIT]: TRAVAILLONS POUR UNE PLUS GRANDE PARTICIPATION DES FEMMES DANS NOTRE MOUVEMENT !

 

 

[AIT]: TRAVAILLONS POUR UNE PLUS GRANDE PARTICIPATION DES FEMMES DANS NOTRE MOUVEMENT ! redblackwomen

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, nous souhaiterions parler des problèmes qui affectent disproportionnellement les femmes sur les lieux de travail, pour y travailler de manière plus efficace et afin d’augmenter la participation des femmes à notre mouvement.

 En parlant à des compagnes-ons à l’intérieur comme à l’extérieur du mouvement anarchosyndicaliste, nous voyons qu’il reste toujours un long chemin pour prendre une approche organisée des problèmes de sexisme sur nos lieux de travail. A la récente conférence anarcha-féministe internationale  pendant l’atelier sur l’organisation au travail, nous avons pu voir que les femmes avaient des revendications et des expériences similaires au travail, mais que peux d’entre elles s’étaient organisées autour de ces problèmes. Seules quelques-unes étaient impliquées dans des syndicats, traditionnels ou alternatifs.

 Les raisons pour cela peuvent être très complexes, et impliquer des spécificités personnelles. Mais la discussion en vaut la peine. Dans certaines de nos organisations, il y a un déséquilibre de genre, ou alors d’autres fois les femmes sont d’une manière ou d’une autre marginalisées à cause de modèles de comportement qui s’inclinent plus vers une socialisation masculine. Cependant nous savons toutes et tous que notre mouvement ne devrait pas fonctionner comme ça et que la lutte pour l’égalité n’est pas seulement économique : c’est une lutte pour l ’égalité à tous les niveaux.

En cette occasion, nous appelons toutes et tous nos compagnes-ons à explorer ces problèmes, à faire des pas en avant afin d’améliorer ce qui est nécessaire de l’être, et de souligner le rôle des femmes là où elles ont été actives et où cela a porté ses fruits.

 Nous appelons aussi nos compagnes-ons à se rappeler de certains problèmes qui affectent disproportionnellement les femmes au travail, afin de voir s’il n’y a pas un moyen de s’adresser à elles là où nous travaillons. Ces questions varieront de fait selon les lieux et les réalités, mais nous trouvons important de prendre la parole dans les situations où de tels problèmes ne rencontrent pas un soutien massif.

Certains de ces problèmes sont la discrimination salariale, l’attente d’un travail différent que celui des hommes, le fait de ne pas être prise au sérieux, le harcèlement sexuel et les problèmes liés à la maternité. Au delà de ces problèmes, de nombreuses femmes peuvent souffrir d’incidents spécifiquement sexistes, qui ne sont qu’une offensive envers notre dignité humaine.

 En ce 8 mars, nous saluons les compagnes-ons qui se sont battu-es contre ces problèmes ainsi que toutes les femmes actives dans nos luttes ! Pour qu’il y en ai encore plus l’an prochain !

 Secrétariat Général de l’AIT 

Clermont Ferrand : Infotour No-CIGEO (Bure) 17 mars 19h30 à l’hotel des Vils (55 av. union Soviétique)

 

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SI on laisse faire, 100 000 M3 de déchets atomiques à haute activité et à vie longue pourraient être enfouis à 500m sous terre à Bure en Meuse/Haute Marne et condamner ce territoire et bien plus, avec toutes les nuisances que cela implique.
 

Une lutte y vit depuis plus de 20 ans et reprend force face à l’accélération du projet et suite au fiasco du pseudo-débat public.

Nous souhaitons venir échanger avec vous afin de tisser des liens en dehors du territoire de Bure, et ainsi contre-carrer la stratégie de l’ANDRA qui confine le problème à un territoire dépeuplé.

CIGEO n’est pas un projet local, mais bien le chaînon manquant du programme nucléaire français et le gage de sa poursuite, de son renouvellement et de son exportation. Il s’ajoute à la longue liste de tous ses grands projets inutiles imposés et destructeurs.

Alors que l’instruction administrative du projet est en cours et que le début du chantier de CIGEO est prévu pour 2019, il est temps d’amplifier la résistance – partout.

En organisant cet info tour, nous souhaitons faire connaître la lutte contre le projet CIGEO, le nucléaire et son monde et étendre cette lutte au niveau national et international. 
 
Nous espérons ainsi favoriser l’émergence de résistances locales et de comités de soutiens autonomes et l’appropriation par tout-e-s de la campagne BURE 365 (http://nocigeo.noblogs.org/actions-bure-365/). 
 
L’infotour est (aussi) l’occasion de préparer/présenter le camp de cet été à Bure, qui vise à  permettre des rencontres de groupes et de personnes en lutte sur des bases politiques radicales et anti autoritaires au niveau européen et si possible international.
 
 Plusieurs perspectives pour un camp autour de Bure à l’été prochain : sommet climatique COP21 en décembre 2015 à Paris, retours critiques sur les contre-sommets, constituer un réseau de luttes locales qui ne connaissent pas de frontières, causer de nos pratiques et partager nos questionnements (rapports d’ oppression, horizontalité, autonomie, etc), faire connaitre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires, etc….
 
Venez en discuter !

 

[Grèce]: occupation anarchiste et solidaire du quartier général de Syriza (vidéo et communiqués)

Le dimanche 8 Mars, 2015 des anarchistes ont occupées pendant plusieurs heures le siège du principal parti au pouvoir

Occupation of #Syriza offices in Athens against C Type prisons

Le dimanche 8 Mars, 2015 des anarchistes ont occupés pendant plusieurs heures le siège du principal parti au pouvoir « SYRIZA » sur la place Koumoundourou, à Athènes, en solidarité avec les prisonniers politiques en Grèce. Dix-huit d’entre eux sont en grève de la faim depuis le 2 Mars 2015 pour demander:

1. Abolition de la loi anti-terroriste Α', article 187 de la loi de 2001 (organisation criminelle).

2. Abolition de la loi anti-terroriste B ', article 187A de la loi de 2004 (organisations terroristes).

3. Abolition de la « loi anti-masques » (actes commis avec des caractéristiques physiques cachés).

4. Abolition du cadre juridique pour les prisons de type C.

5. La libération immédiate de prison de Savvas Xiros (condamné pour sa participation à l'Organisation Révolutionnaire du 17 Novembre) pour des raisons de santé.

6. Contre la criminalisation des relations familiales des membres de la RO Conspiration des Cellules de Feu.

Image de prévisualisation YouTube

 

Occupation of #Syriza offices in Athens against C Type prisons 3Occupation of #Syriza offices in Athens against C Type prisons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Occupation of #Syriza offices in Athens against C Type prisons

Occupation of #Syriza offices in Athens against C Type prisons

Communiqué : Kostas Gournas et Dimitris Koufontinas en grève de la faim

Nous, Kostas Gournas [membre condamné de Lutte Révolutionnaire] et Dimitris Koufontinas [membre condamné de l’organisation 17 Novembre], prisonniers politiques dans les prisons de type C de Domokos, commençons aujourd’hui 2 mars 2015 une grève de la faim. Nous luttons pour l’abolition des articles 187 et 187A du code pénal, pour l’abolition de toute la législation spéciale de mesures d’urgence avec laquelle le Pouvoir cherche à criminaliser et à exterminer ses ennemis politiques.Nous luttons pour l’abolition des tribunaux spéciaux – cours martiales d’urgence, cette usine d’annihilation de nouveaux combattants, avec compositions spéciales de juges, les lois spéciales anticonstitutionnelles, l’usage spécial antiscientifique et malin de preuves comme l’ADN et la fabrication de preuves incriminantes.

Nous luttons pour l’abolition de toutes les lois répressives contre les manifestant-e-s et les mobilisations populaires.

Nous exigeons l’abolition immédiate des prisons de type C, qui sont le symbole du régime d’exception pour les prisonniers politiques et le symbole de l’effroi de la société qui résiste.

Nous exigeons la relâche immédiate de Savvas Xiros, que le Pouvoir annihile de manière méthodique et vengeresse depuis 13 ans, causant des dégâts irréparables sur sa santé : selon les données officielles, le degré de handicap de Savvas Xiros a atteint 98%.

Puisque la répression est l’autre visage de l’austérité, la lutte du mouvement populaire contre l’austérité est inséparable de la lutte contre la répression, et spécialement contre le régime permanent de mesures d’exception. Pour cette raison, nous demandons le soutien de toute la société en lutte.

Avec cette lutte des prisonniers politiques, les mobilisations et la grève de la faim, nous cherchons à envoyer un message de résistance au peuple Grec : nous, et seulement nous, en assumant le prix de nos choix, devons prendre de façon unitaire et décisive les rênes de notre futur. Il s’agit de notre devoir envers notre dignité et envers les générations à venir.

L’ESPOIR NE PASSE QUE PAR LA LUTTE

Prisons de type C de Domokos
2 mars 2015

Kostas Gournas
Dimitris Koufontinas

Communiqué de début de grève de la faim du Réseau des Combattants Prisonniers (DAK)

Nous commencerons par une constatation que nous ne devons jamais oublier. Tout s’obtient par la lutte. Si aujourd’hui, dans les prisons, nous avons droit aux livres, à la télévision, aux appels téléphoniques libres, aux permis de sortie, aux suspensions de peines, si les matons ne nous tabassent pas, tout cela n’est du qu’aux mutineries sanglantes et aux grèves de la faim des prisonnier-e-s nous ayant précédé.

Aujourd’hui, c’est à nous de lutter et de gagner. Le moment est arrivé de diminuer les peines abusives qui se distribuent gratuitement, le moment est arrivé de voir s’accorder obligatoirement les permis et les suspensions de peines selon les limites officielles, que l’on rabaisse la peine perpétuelle à 12 ans de prison effective et 4 ans de jours de travail, que l’on accorde une suspension de peine aux 2/5 de la condamnation, que l’on réduise le temps de prison préventive à 12 mois, que l’on puisse utiliser internet, que les visites deviennent libres, et que l’on garantisse la rencontre sexuelle des prisonnier-e-s.

Que l’on ne construise plus jamais de prisons d’isolement sensoriel comme celles de Malandrino, Trikala, Grevena, Domokos, Chania, Nigrita, Drama, dans lesquelles les prisonniers n’ont aucun rapport avec le monde extérieur et où ils voient même le ciel à travers une grille métallique. L’architecture de celles déjà existantes doit se transformer pour qu’elles cessent de donner une importance prépondérante à la prévention des mutineries et des évasions en reléguant au deuxième plan les conditions de vie.

Les camps de concentration pour migrant doivent être fermés. Toutes ces choses doivent être revendiquées et gagnées par les prisonnier-e-s dans leur ensemble. Nous profitons de la lutte que nous commençons pour faire ressortir ces sujets et demandons aux interné-e-s de toutes les prisons de les prendre en considérations pour les nouvelles batailles à venir.

La prison, et la répression en général, est l’un des piliers fondamentaux du système capitaliste. Dans le modèle de l’administration capitaliste qui prédomine de nos jours, la répression se centralise toujours plus comme choix de l’État, et s’exprime de manière concentrée dans la doctrine de la Loi et de l’Ordre. L’abandon du modèle antérieur, c’est-à-dire de l’État-providence Keynésien, a conduit à la paupérisation d’un grand nombre de gens, tant au sein des métropoles occidentales que dans la périphérie capitaliste. Dès le moment où une grande partie de la population ne peut plus être assimilée au processus productif et de consommation, leur gestion ne peut se faire qu’à travers la répression.

L’efficace administration répressive a imposé la création de régimes spéciaux d’exception, marquant des actes illégaux dans un cadre conceptuel spécial. Actes qui ne sont pas traités selon le poids pénal spécifique qu’ils ont, mais par rapport à leur dangerosité pour le fonctionnement normal du régime.

Dans cet État d’exception se démarque le combat contre ennemi intérieur (avec l’application de la loi « antiterroriste » pour les accusé-e-s de la lutte armée et la « loi de la cagoule » pour les arrêté-e-s des affrontements lors de manifestations), le combat contre ledit « crime organisé » ou, pour le dire autrement, du fonctionnement capitaliste « au noir », le combat contre les migrant-e-s que l’on arrête sans qu’aucun délit ne soit commis, simplement pour le fait d’exister. Contre les hooligans accusé-e-s sur la base de lois sportives spéciales, contre les femmes séropositives qui ont été stigmatisées comme la peste pour la société, et la liste continue. Tout ce qui peut provoquer des turbulences dans le fonctionnement efficace du système est traité par un règlement spécial.

En ce qui concerne la réalité grecque, ce processus a commencé, en termes législatifs, au début de l’année 2000 et est depuis lors en constance actualisation. En 2001, l’État grec, au sein de ce que l’on appelle depuis la « guerre contre le terrorisme » qui, au niveau international, a lui aussi intensifié la guerre contre l’ennemi intérieur, en votant l’article 187 sur les organisations illicites. En 2004, il a voté l’article 187A sur les organisations terroristes.

Au cours de la même période, les premières prisons de haute sécurité ont commencé à fonctionner à Malandrino, où ont été transférés les prisonniers les plus insoumis, sur qui on expérimentait un traitement pénitentiaire spécial, l’enfermement dans des modules de quelques personnes seulement et des difficultés pour les sorties et les suspensions de peines.

En 2002, les prisonniers du cas 17 Novembre ont été enfermés dans les cellules souterraines des prisons féminines de Koridallos, là encore sous des conditions d’isolement physique et sensoriel. Le fonctionnement des prisons de Malandrino et des cellules souterraines de Koridallos, respectivement pour les prisonniers de droit pénal et les politiques, a été la première instauration de ce type de conditions de détention spéciales en Grèce après le transition démocratique.

Avec les articles 187 et 187A, les contextes légaux s’élargissent pour que plus d’actions puissent rentrer dans le cadre et que le niveau de châtiment augmente. La façon dont fonctionne ces législations implique des juges et des procureurs spéciaux, des salles de tribunaux spéciales, l’inexistence d’un jury, de plus grandes peines pour chaque délit et, pour finir, l’accusation d’intention de commettre un délit similaire. Il s’agit de toute évidence d’une législation vindicative qui recherche l’annihilation des prisonnier-e-s.

Il nous faut mentionner ici un cas spécial, celui du guérillero a plusieurs lésions graves, Savvas Xiros, qui a déjà passé 13 ans à se confronter à une mort lente à l’intérieur de la prison.

La dernière application de l’État d’exception est celui du fonctionnement des prisons de type C. A travers l’aggravation du contexte légal qui les délimite, la prison effective se prolonge énormément pour celles et ceux qui y sont enfermé-e-s. Au-delà de l’isolement physique et sensoriel que suppose l’enfermement dans les prisons de type C.

Une caractéristique particulière du régime d’exception est son instauration comme pilote et son expansion continuelle postérieure. Un exemple en est l’application de l’article 187, qui s’appliquait initialement à quelques dizaines de prisonniers, et qui concerne aujourd’hui près de 30% de la population carcérale.

La mise en marche des prisons de type C est un autre exemple, où mis à part ceux qu’on cataloguait initialement prisonniers de type C (accusés sous les articles 187 et 187A), on peut aussi ranger n’importe quel prisonnier insoumis considéré dangereux pour l’y transférer.

A part le champ législatif, le régime d’exception se cristallise également au niveau de l’enquête et des preuves. L’apparition des analyses ADN a créé un nouveau type d’approche policière-judiciaire qui présente leurs compétences comme des vérités impossibles à remettre en question.

Par nature, le matériel génétique est une preuve extrêmement risquée par rapport aux résultats qui peuvent être obtenus par son analyse. La facilité de son passage d’un-e humain-e à un-e autre ou à des objets, et son mélange, laisse autant de possibilités ouvertes que les conclusions que l’on souhaite tirer en l’utilisant comme preuve à charge.

Malgré le fait que tout cela soit déjà connu, aussi bien par les scientifiques qui se chargent de la chose que par les appareils répressifs qui l’utilisent, la collecte, le processus et l’enregistrement de matériel génétique est la nouvelle super-arme de répression législative, juste pour l’ambigüité qu’elle suppose.

L’insuffisance de la méthode se démontre dans les fait par l’assourdissante absence de biologistes policiers dans les tribunaux pour soutenir leurs analyses, en contraste avec la présence des policiers qui font les arrestations, les interrogatoires, les spécialistes en explosifs ou autres domaines spécifiques.

L’importance que la pratique répressive donne à l’analyse ADN est démontrée par le fait qu’ils l’utilisent toujours plus dans les salles des tribunaux. Il y a des gens qui ont été accusés pour des délits divers, avec pour seule indication un mélange de genres génétiques trouvés près des lieux de l’enquête. Malgré le fait que la méthode internationale scientifique déclare risquée l’analyse de mélanges d’ADN, un certain nombre de condamnations se sont simplement basées sur la découverte d’un mélange d’ADN.

D’un autre côté, l’insistance de la police pour la prise violente de traces ADN, en plus d’être permise, transforme de par son imposition tout le processus en une forme de torture, et cela démontre une fois de plus l’importance que la création de bases de données biologiques a pour le régime.

Pour toutes ces raisons, nous pensons qu’il est désormais politiquement l’heure de limite la façon d’utiliser le matériel génétique.

Il n’y a aucun doute dans le fait que l’État emploie toute méthode que lui permettent les relations sociales du moment pour le maintien de la domination de classe. Pour autant, il serait idiot d’espérer que ceux qui sont dérangés par la lutte subversive ne prennent pas leurs mesures. Ce que nous pouvons exiger du patronat et de l’État à travers le coût analogue que nous leur causerons est qu’ils reculent en abolissant :

– l’article 187

– l’article 187A

– le facteur aggravant d’action réalisée avec le visage dissimulé (« loi de la cagoule »)

– le cadre légal qui définit le fonctionnement des prisons de type C.

Et pour délimiter le processus et l’usage de matériel génétique, nous exigeons concrètement :

– l’abolition de l’ordre du parquet par lequel s’impose la prise violence de traces ADN

– que les expert-e-s biologistes de confiance de l’accusé-e aient accès et puissent analyser les traces ADN, si l’accusé-e le désire.

– l’abolition de l’analyse de traces qui contiennent le mélange de matériel génétique de plus de deux personnes.

Nous exigeons également :

– la libération immédiate de Savvas Xiros pour qu’il puisse recevoir le traitement médical dont il a besoin.

Nous n’avons aucune confiance en la parole d’aucun gouvernement, et nous n’oublions pas que tout s’obtient par la lutte. Pour cette raison, le 2 mars 2015, nous nous mettons en grève de la faim en exigeant l’accomplissement de nos demandes.

Réseau de Combattants Prisonniers


[Note de Contra Info] : Antonis Stamboulos, Tasos Theofilou, Fivos Harisis, Argiris Ntalios y Giorgos Karagiannidis (participants au DAK) ont rejoint le 2 mars Dimitris Koufontinas, Kostas Gournas et Nikos Maziotis dans cette grève de la faim collective. Les autres participants au DAK rejoindront la mobilisation ces prochains jours.

Source des communiqués : Contra-info

Tant qu’il y aura des bouilles (Infos ZAD Testet-Sivens)

Ci après un lien pour avoir de l’info sur le TESTET Tant qu’il y aura des bouilles

à lire, diffuser,

Dates de RDV à retenir :

Dimanche 15 mars à 14h : AG du Collectif Tant qu’il y aura des Bouilles à la Fontié.

24 mars Rassemblement de soutien Procès de 2 résistants inculpés à qui il est interdit de se déplacer dans le département du Tarn ! Attention !! Un rassemblement de miliciens pro-barrage est annoncé le même jour ! Aussi, les 2 inculpés appellent tous et toutes à venir nombreux.euses ce 24 mars. Notre nombre demeure la seule garantie de sécurité, puisque les pro-barrage agissent violemment et en toute impunité sous l’oeil bienveillant de la gendarmerie locale.

8 septembre : procès de la plupart des 21 (!) inculpés suite à l’expulsion de la Zad ce vendredi 6 mars. Retrouvons-nous nombreux.euses à leurs cotés !

Après le rush médiatique de la fin de semaine dernière, on commence à voir arriver textes et analyses des plus intéressants. En voici une sélection.

-Sur l’expulsion de la ZAD, le récit de l’agence des copains. Ou encore sur Reporterre qui publie une bonne série d’article sur les évènements des derniers jours (ici, celui sur l’expulsion…). Celui du Tarn Libre, avec son style charactéristique.

-Sur les conditions de l’expulsion/ le contexte politique, beaucoup de textes intéressants. Notons l’édito de Hervé Kempf, toujours sur Reporterre : Valls et Hollande ouvrent la voie au fascisme.
Le texte d’occupant-e-s de NDDL est également très intéressant (texte de soutien à Sivens)
L’état de droit est de retour, par C. Dujardin, qui défend de nombreux occupants de la ZAD…à faire lire à Valls, qui se gargarise avec cette expression :

-Sur la décision du Conseil Général, énormément de réactions également, dont de nombreuses montrent bien dans le détails que rien n’est réglé, ni fini : Reporterre, Les Eaux Glacées (Sivens, tout est pardonné) avec pas mal de liens à l’intérieur.

Et aussi, le communiqué d’Ensemble, le compte-rendu de l’action de soutien des Toulousains, et un texte (lettre ouverte) des Indignés de Nimes : FNSEA, syndicat agricole ou bras armé du lobby agro industriel ?

à lire sur https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

remarque anodine :

« Barrage du TESTET, encore un projet inutile mais utile pour Vinci qui a ses entrées dans les milieux

politiques (idem pour l’aéroport NDDL ou encore le gestion de l’aéroport de Clermont, c’est Vinci

comme des autoroutes ou pkg) et les arrosent biensur , il faut savoir qu’il y’a déjà un barrage quasi

inutile dans le Tarn qui avait été construit pour les mêmes raisons. A l’heure où l’on parle d’agro-écologie,

de réchauffement climatique notamment, au lieu de réfléchir à des alternatives de production

agricoles (diversification et qualité), le cerveau des uns est limité à produire, produire, produire

m^me si c’est de la merde… De plus n’est il pas temps de reprendre nos vies en mains et de nous

débarrasser de nos chaînes… » 

Sur le front de la première émeute anti-étatique à Athènes sous le nouveau gouvernement SYRIZA / ANEL

Le jeudi 26 Février 2015 des émeutes ont éclaté suite à une protestation anti-étatique anarchiste dans la région d’Exarchia à Athènes en Grèce, les premières sous le nouveau gouvernement  de gauche radicale, de SYRIZA et de l’extrême-droite ANEL, après les résultats des élections législatives du 25 Janvier 2015.

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Nous sommes tous des ZADistes, RDV 18h place de Jaude ce soir vendredi 6

Nous sommes tous des ZADistes, rassemblement à 18h place de Jaude ce soir vendredi 6

des nanarkosyndicalistes

à lire Armé d’une tronçonneuse, le milicien FNSEA hurle : « Ta gueule, salope » http://www.reporterre.net/Arme-d-une-tronconneuse-le

A Sivens, les milices de la FDSEA multiplient les agressions dans l’impunité

lu sur reporterre

Un nouveau cap a été franchi ce mercredi dans la stratégie de la tension imposée par la FDSEA du Tarn. Alors qu’un convoi alimentaire tentait d’être acheminé depuis Gaillac pour alimenter la zone du Testet en vivres, les attaques des pro-barrages se sont multipliées. Récit d’une journée folle, devenue le quotidien à Sivens.

la suite : http://www.reporterre.net/A-Sivens-les-milices-de-la-FDSEA

et petite vidéo zad du Testet le 04/03/2015 (cliquez sur le lien ci après) https://www.youtube.com/watch?v=WTd1XM_sHvg&feature=youtu.be

tentative d’exfiltration de la ZAD (cliquez sur le lien ci après) : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=442666535886186&id=186830011469841

 


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