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Un 1er MAI Libertaire pour un rappel historique (toutes et tous à St Pourçain sur Sioule)

lu sur MontluçonAntifa

Les sections CNT-AIT/63 se rendront à St Pourçain sur Sioule et appellent tous les libertaires à s’y rendre.

Un peu d’histoire pour rappeler les origines du 1er mai. Comme voue le lirez ci-dessous son origine date de 1884 aux USA, mais l’élément déclencheur fut l’affaire du Haymarket Square à Chicago le 1er mai 1886 où les anarchistes ont payé un lourd tribut. Le plus étonnant est que cette date a été retenue internationalement « journée internationale des travailleurs » sauf aux USA et au Canada. Étrange, non ? En 1941, Pétain choisit comme dénomination « fête du travail et de la concorde sociale ». Puis en 1948, l’Etat Français par son gouvernement d’union nationale instaure l’appellation « Fête du travail ». Nous, nous préférons nettement la première appellation !

Les origines ouvrières et anarchistes : le Massacre de Haymarket Square

La fête internationale tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXe siècle.

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai, date du moving day (Le jour du déménagement ou la fête du déménagement est un phénomène social d’origine québécoise jusqu’en 1974) parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l’ouvrier devant déménager (d’où le terme de moving day) pour retrouver du travail. La grève générale du 1er mai 1886, impulsée par les anarchistes, est largement suivie. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.

À Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.

C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort (Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel, August Spies et Louis Lingg) ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou « vendredi noir ») malgré l’inexistence de preuves, le dernier (Louis Lingg) s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité. (voir mon article sur Voltairine de Cleyre)

Juste après la diffusion de la nouvelle de l’assassinat de dirigeants anarchistes de Chicago, en 1888, les habitants de Livourne se retournèrent d’abord contre les navires américains ancrés dans le port, puis contre le siège de la police, où on disait que le consul américain s’était réfugié.

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies :

Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui

Le combat pour une journée de travail de huit heures

La fusillade de Fourmies

En 1889, la IIème Internationale socialiste se réunit à Paris, à l’occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle.

Sous l’impulsion de Jules Guesde et de son PO (Guesde inventera le terme de «fêtes du travail » en 1890) et sur une proposition de Raymond Lavigne, cette Internationale décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).

À l’époque, la durée de la journée de travail est de 10 h, voire plus, dans la plupart des pays industrialisés.

Le 1er mai 1890, l’événement est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts. Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens. Les militants épinglent une églantine écarlate (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé et en référence à Fabre d’Eglantine.

églantine écarlate

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.

De la revendication à la commémoration

Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai 1919 une journée chômée.

En 1920, la Russie bolchevique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs.

Journée des travailleurs et Fête du Travail

Aux États-Unis, le Labor Day (ou Fête du Travail) n’est pas directement lié aux fameuses journées de mai 1886 à Chicago dites Haymarket affair.

En 1885, alors que d’autres syndicats avaient déjà appelé à chômer le 1er mai, le Central Labor Union  déclara le premier lundi de septembre de chaque année Labor Day et décida que ce jour sera observé comme jour de repos. Cette proposition resta tout d’abord sans effet.

En 1894, après les émeutes qui suivirent la répression par la troupe de la Grève Pullman, les représentants syndicaux réussirent à faire passer la proposition d’un jour chômé pour honorer les travailleurs. Le président lui-même signa le projet de loi instaurant officiellement le Labor Day le 1er lundi de septembre.

Aux États-Unis et au Canada, la fête du Travail (Labour Day) est depuis célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié et chômé qui n’a pratiquement plus de signification politique particulière. La fête des Travailleurs du 1er mai, n’est quant à elle pas fériée ; elle est essentiellement célébrée par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisations de gauche. Elle est vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière. Traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

Les fleurs du premier mai

L’églantine ou Rosa rubiginosa

Le 1er mai, avant d’être la journée des travailleurs, était célébré en Europe pas les coutumes de l’arbre de mai. Il en subsiste quelque chose dans certains des premiers défilés. Une des jeunes filles victimes de la fusillade de Fourmies, Marie Blondeau, participait à cette manifestation en robe blanche, portant des branches d’églantine.

C’est en son honneur qu’en France, les manifestants du 1er mai portaient à la boutonnière la fleur d’églantine (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), remplaçant le triangle rouge des premiers défilés.

En Allemagne, on porte traditionnellement un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail (Tag der Arbeit). Cette tradition remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l’appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance.

En 1907, à Paris, le muguet, remplace l’églantine. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge. Au début du xxe siècle, il devient habituel, à l’occasion du 1er mai, d’offrir un brin de muguet, symbole du printemps en Île-de-France. Une tradition parisienne voulait que les forts des Halles portent le muguet au président de la République au Palais de l’Élysée le matin de chaque premier mai. Aujourd’hui, une tolérance de l’administration fiscale dans certaines communes permet aux particuliers et aux organisations de travailleurs de vendre les brins de muguet sans formalités ni taxes sur la voie publique en respectant toutefois les autres obligations légales (il s’agit par exemple de muguet du jardin ou des bois et non pas de muguet acheté, sinon ce serait de la revente).

Réfléchissons ensemble !

Pour qui et pourquoi produire ?
Quelle vie voulons-nous ?

Définissons ensemble ce que nous ne voulons pas !

Construisons nos utopies !

A 14 heures débutons par un rassemblement
Et continuons par un weekend d’actions !

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