Archives pour mai 2015

Ni mère au foyer ! Ni salariée !

Ni mère au foyer ! Ni salariée ! arton4500-d0073

Le système capitaliste, vaste machine à exploiter les hommes sous prétexte de progrès, n’a pas oublié les femmes. Et comment pourrait-il les avoir oubliées alors qu’elles constituent, à ses yeux, la plus belle armée de réserve jamais imaginée, la plus invisible, la moins revendicatrice, la plus malléable et consciencieuse ?

 

Comment ne pas profiter des fruits d’une éducation qui leur a retranché le droit à la parole, leur a dénié un rôle actif dans l’histoire, les a amenées à observer le silence (ferme ta gueule, tais-toi et travaille !) ?

Le travail des femmes sert largement le système capitaliste puisqu’il peut piocher allégrement dans cette armée de réserve et la sous-payer. Par ailleurs, il perpétue la domination en instaurant non seulement une inégalité salariale selon le sexe, mais aussi des ghettos d’emplois féminins.

En lui présentant le travail comme la clef de son émancipation qui lui permettrait de mieux choisir sa forme de vie, l’intégration au modèle dominant, pour lequel un individu est assigné à une fonction, un usage, s’est faite en douceur.

Par l’argument fallacieux de la libération des femmes et par l’illusion de son entrée dans la sphère publique, le travail est devenu la nouvelle caution d’existence qui n’est plus qu’économique, et s’est constitué comme une fin en soi.

Les Femmes Maudites emmerdent les femmes qui clament leur féminisme tout en intégrant le modèle masculin et en limitant leurs revendications à de meilleures conditions de travail, à une parité numérique, à des revendications salariales. Accepter cela revient à ne plus considérer le travail comme une aliénation du corps et de l’esprit, comme un conditionnement social, comme synonyme d’esclavage. Rien humainement ne justifie un système basé sur l’argent et le travail.

En devenant des travailleuses salariées les femmes sont devenues les rouages d’une machinerie sociale créée par les hommes. Elles sont passées d’une domination à une autre, de celle du mari à celle du patron, d’une exploitation à une autre, de celle du foyer à celle de l’entreprise. Elles ont acceptés et se sont appropriées les codes de la virilité avec la promesse sociale par l’effort, la compétition, la rentabilité, l’opportunisme, l’individualisme.

C’est ça l’émancipation ?

En travaillant de plus en plus, en consommant de plus en plus, les femmes pérennisent le système capitaliste qui fait des individus des êtres flexibles, sur-médiatisés, sous-conscientisés, sédentaires dans leurs références théoriques mais mobiles dans leurs capacités d’exploitation. La femme ne pourra en aucun cas s’affranchir à l’intérieur de ce système. Le patriarcat et le capitalisme doivent être différenciés (la domination des hommes sur les femmes a existé bien avant le capitalisme), mais combattus de front.

Ni l’intégration du/au modèle masculin par l’égalité économique, ni l’instauration d’un modèle matriarcale à l’intérieur du système capitaliste ne peuvent représenter des solutions satisfaisantes. Seule la destruction totale de ce système fondé sur l’argent et le travail créé par les hommes pourra libérer les femmes de l’emprise masculine.

BOOM

Les Femmes Maudites.

— 

[Tract distribué par le groupe Les Femmes Maudites le jour de la Fête des Mères en 2003 à Avignon. Les Femmes Maudites était un « groupe féministe et anti-capitaliste radical non-mixte, né au printemps 2003 à Avignon » (Silence, n° 305-306, janvier 2004, p. 70).]

Source: nonfides

L’extrême droite contre les squats

defendonsnossquatsDepuis 2013-2014 le groupe fasciste « Sauvons Calais » organise des manifestations anti-squat, tente ou réussit à dégager les habitantEs des maisons occupées et menacent leurs soutiens. Depuis le début de l’année 2015 la défense de la propriété privée et l’expulsion manu militari de squatteurEs ne semblent plus se limiter à Calais.

A Rennes, le 1er mai, c’est le groupe identitaire et nationaliste breton Adsav (« rennaissance ») qui organise une manifestation anti-squat pour déloger les habitantEs d’une maison appartenant à une retraitée du nom de Maryvonne. Au slogan de « Squatteurs hors de nos villes » ils attaquent et stickent la maison. Sur Faceboook une page de soutien « je suis Maryvonne » est créée pour dénoncer l’expropriation et le scandale des squatteurEs voleurs de logement. Pourtant, Maryvonne n’était plus propriétaire de cette maison qu’elle avait délaissée depuis une dizaine d’années et avait été avertie par la mairie que sa maison était occupée depuis… 2013 !

A Toulouse, un nouveau groupe, « Ucodel », regroupant des nationalistes, des fascistes et nazis de différentes orgas est monté depuis mars 2015. Concerts et commémoration de Jeanne d’Arc ne leur suffisant pas, ils emboîtent le pas et viennent en commando pour virer des squatteurEs d’une maison récemment réquisitionnée début mai. Apparemment ils n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’une rumeur circule sur d’autres opérations anti-squat qui auraient été menées à Castres ainsi qu’à Montpellier…

Défendre la propriété privée et virer les squatteurEs pour se donner une belle image, une nouvelle mode chez les fafs ? Des cas qui resteront isolés (sauf à Calais) ? Dans tous les cas, de Calais à Rennes en passant par Montpellier et Toulouse :

DEFENDONS NOS SQUATS !
A BAS LA PROPRIETE PRIVEE, LES HUISSIER-E-S, LES FLICS ET LES FASCISTES !
LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !

Source: lahorde

Ce soir 28 mai: débat sur la situation en Palestine avec la présence d’une délégation palestinienne

Message de la part des copains de la FSGT (04 73 35 48 59)

Aujourd’hui 28 mai, débat sur la situation en Palestine avec la présence d’une délégation palestinienne au Gymnase Thevenet, quartier St Jacques à Clermont ferrand

Fred FSGT

https://www.facebook.com/fsgt.puydedome?fref=ts

pour rappel : Je vous informe que la plaquette du championnat de France FSGT Sport de Combat et Arts Martiaux des 30 et 31 mai 2015 à Ceyrat est en ligne sur le site FSGT (copier – coller le lien ci dessous :

http://www.fsgt.org/activites/sports_de_combats/epreuves/championnats-de-france-de-sports-de-combat-et-arts-martiaux

Samedi 30 mai : discussion « le pouvoir est maudit » au café des Augustes à Clermont Fd à partir de 14h30

Les sections de la CNT-AIT/63 de Clermont Ferrand et de la montagne thiernoise organisent et vous invitent à une après midi  discussion  » le pouvoir est maudit » (histoire de mouvements révoltionnaires) le 30 mai prochain au café lecture des Augustes (rue Gauthier de Biauzat) à Clermont Ferrand à partir de 14h30.

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Anarchistes contre police : guérilla urbaine à Athènes

Anarchistes contre police : guérilla urbaine à Athènes

De violentes émeutes ont éclaté samedi 23 mai dans le centre d’Athènes en marge d’une manifestation contre l’Union Européenne et ses mesures d’austérité. Quatre cents anarchistes ont tenté d’atteindre l’ambassade allemande. Stoppés par les forces de l’ordre, les plus extrêmes ont alors cherché l’affrontement : ils ont brûlé un bus pour attirer la brigade anti-émeute, leur pire ennemi. 

Des explosions et de la fumée grise. L’Université Technique d’Athènes est encerclée par une centaine de policiers anti-émeute. A l’intérieur, une quarantaine d’anarchistes tiennent le siège. Habillés tout en noir, cagoulés, ils lancent pierres, bombes artisanales… et oranges sur les forces de l’ordre, postées derrière leurs boucliers de l’autre côté de la rue. L’université, c’est le refuge historique des protestataires. Depuis la fin de la dictature des Colonels, la police n’a plus le droit d’y entrer. Seul leur gaz lacrymogène s’y infiltre. Les larmes aux yeux, chacun s’affaire. Pendant que certains cassent les dalles de la fac à coups de marteau, un groupe prépare les cocktails à base d’aluminium et d’acide chlorhydrique.

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«Vous savez, nous les jeunes, on est plein de rage», souffle Jim. Un prénom d’emprunt pour ce technicien de 23 ans au chômage, qui hait les journalistes presque autant que la police, «la main armée du gouvernement.» La manifestation anti-austérité a pris fin devant l’ambassade allemande depuis moins d’une heure, mais pour les plus virulents la vraie bataille commence. «Depuis l’arrivée de Syriza, soit-disant de gauche, la seule chose qui a changé pour nous, c’est que les flics nous tabassent moins devant les caméras», glisse, cynique, Jim. Selon l’institut de statistiques grec, les violences policières ont augmenté de 114% en quatre ans. Mais les émeutes anarchistes perdurent. La plupart de ces radicaux ont passé «de mauvais quarts d’heures» au poste et sont fichés par les services.

Alors mieux vaut rester discrets, même sur internet. En bon anarchiste, on transmet les rendez-vous de bouche à oreille. Personne ne connaît le vrai nom de ses camarades, ni leur vie personnelle. «On parle de l’action, on s’entraide, le reste n’a pas d’importance.»

« C’est une génération sacrifiée »

Pendant plus d’une heure les deux camps jouent au chat et à la souris. Les anarchistes s’aventurent à l’extérieur des grilles, sur la rue Toussitsa pour mieux viser les forces anti-émeutes, qui les chargent en guise de réponse. Avant que l’air ne redevienne irrespirable, les anarchistes scandent : «Quelle belle idée de voir le drapeau brûler !», drapeau européen en flamme à bout de bras. 

Les brigades anti-émeutes sont la principale cible des anarchistes.

Entre temps, quelques étudiants dont les militants de gauche radicale qui préparaient les banderoles de leur prochain concert-débat ont tous pris la poudre d’escampette. La zone est quadrillée, la circulation détournée, mais journalistes et passants s’attroupent derrière les brigades anti-émeutes. Au milieu de la rue, un bus calciné par les flammes. Les anarchistes y ont mis le feu, après en avoir fait sortir le chauffeur. Cette scène de guérilla au cœur d’Athènes, les Grecs y sont habitués. «Bienvenue en Grèce», rigole presque Makis, propriétaire d’un magasin de meubles du quartier pour qui tout ça, «c’est du théâtre, une manière de détourner l’attention des vrais problèmes.»

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La carcasse d’un bus, comme le décor d’une société où la violence est pour certains le dernier recours possible. «C’est une génération sacrifiée, explique Philippe Le Bohec, un jeune entrepreneur français installé à Athènes depuis trois ans. Je les comprends un peu ces jeunes. A quoi bon faire des études si c’est pour finir au McDo ? Droite, gauche, extrême gauche, pour eux rien ne change.»

Les anarchistes resteront là, protégés par les grilles de l’Université jusqu’à ce que la police s’en aille. Ils attendront la nuit s’il le faut. Avant de rentrer dans leur quartier, à Exarchia, là où la police n’ose plus patrouiller en uniforme.

 

Source : Leur presse citoyenne oui mais de gôche (neewsgreek)

« J’ai vu le futur, et ça fonctionne » – Questions critiques pour les partisans de la révolution au Rojava

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L’histoire des luttes de classe foisonne d’une multitude d’impostures ; une des dernières en date, après l’imposture sandiniste au Nicaragua, étant celle qui sévit depuis une vingtaine d’années et qui agite le bocal du petit milieu gauchiste et altermondialiste en mal d’exotisme, nous voulons parler de l’imposture zapatiste au Chiapas. D’autres impostures très célèbres jalonnent notre histoire, impostures creusées dans notre chair, la chair de nos frères et sœurs révolutionnaires qui sont tombés sous les coups des exploiteurs et de leurs sbires, impostures édifiées sur la répression de nos mouvements de lutte, de nos tentatives d’abolition de l’état des choses existant, de l’ordre actuel, de l’ordre capitaliste.

Ils n’étaient en effet pas lourds dans les années 1920 à dénoncer l’imposture du « paradis socialiste », le mythe de la « patrie du prolétariat », le « mensonge déconcertant » du « socialisme dans un seul pays », de « l’avenir radieux » et de « la société harmonieuse » ; il y eut peu d’Otto Rühle et de KAPD pour dénoncer toute cette mascarade. C’est par convois entiers que d’imposantes délégations d’intellectuels, de journalistes, de cadres militants, de syndicalistes débarquèrent en URSS pour voir de leurs yeux vus toute cette « beauté », puis repartirent chanter les louanges de ce nouveau « régime révolutionnaire ».

La suite ici : http://www.autistici.org/tridnivalka/jai-vu-le-futur-et-ca-fonctionne/#more-1887

 

[Nique l'Etat] Ce qui est valable pour SYRIZA le sera pour Podemos…

[Nique l'Etat] Ce qui est valable pour SYRIZA le sera pour Podemos...

Rome : des fascistes attaquent des grévistes, faisant 4 blessés

Picchetto1Mardi 19 mai, à quatre heure du matin, en solidarité avec les travailleurs de l’hôtel Hub de Bologne menacés de licenciement, des porteurs du service de livraison express SDA des magasins de la rue Corcolle se sont mis en grève, bloquant les marchandises pendant deux heures. À sept heures, des briseurs de grève ont tenté de forcer le blocage, menés par un responsable de SDA et un contre-maître, deux fascistes notoires, et ils ont attaqué les grévistes avec des matraques télescopiques, des bouteilles et des casques.

Les policiers présents sur place depuis le début du blocage ont laissé faire. L’attaque, clairement préméditée, a surpris le piquet de grève, qui a résisté, l’attaque causant ainsi de graves blessures à quatre caristes transportés d’urgence à l’hôpital. Les assaillants se sont ensuite enfuis à l’aide de deux véhicules garés dans les environs. La lutte des porteurs de la SDA et l’ensemble du secteur de la logistique italienne ne cessera pas et ne se laissera pas intimider par ces attaques.

La solidarité est une arme !

(Source: lahordde)

Tarnac : l’anti-terrorisme déraille

lu sur syndicatdelamagistrature

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature en réaction aux réquisitions du Procureur de la République dans l’affaire de Tarnac

Communiqués de presse, publié le 14 mai 2015, mis à jour le 14 mai 2015

Le feuilleton du terrorisme à grande vitesse est presque arrivé à destination. Depuis les spectaculaires arrestations, en 2008, de militants d’une « ultragauche » fantasmée, l’enlisement le disputait à l’entêtement. Le procureur de la République de Paris persiste : il vient de prendre des réquisitions de renvoi à l’encontre de trois des mis en examen de Tarnac pour des infractions terroristes.

L’évidente absurdité de la qualification de terrorisme fondée sur la radicalité politique de jeunes épiciers libertaires ne l’a pas arrêté. Comme si rien n’avait changé depuis la circulaire de la Garde des Sceaux du 13 juin 2008 donnant mission à la Justice de neutraliser « la mouvance anarcho-autonome » érigée en nouvelle menace terroriste.

Au contraire, la posture est assumée. Elle trouve son assise dans la définition abusivement vaste des infractions terroristes dans la loi française. Un droit dérogatoire qui ratisse large puisqu’il n’est pas besoin de faire le choix de la violence pour commettre des actes terroristes. Pour peu qu’on y lise une volonté « de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur », quelques dégradations suffisent à soumettre des militants politiques à une législation anti- terroriste d’exception, encore épargnée – mais pour combien de temps ? – aux cheminots en grève ou aux militants écologistes retardant les convois nucléaires.

C’est bien de lecture qu’il est question : jugeant acquise la participation à des dégradations, le parquet y adosse le mobile terroriste par l’exégèse d’un ouvrage de philosophie qu’il attribue aux mis en examen. Des individus dont le choix de l’isolement social, tout autant que la participation à des rencontres et des manifestations politiques jusqu’en dehors des frontières, finiraient de trahir la culpabilité ! Tandis que l’émotion supposée d’une population terrorisée par le retard d’un train, vient achever la curieuse construction intellectuelle.

Et le parquet de brandir l’arme fatale, l’association de malfaiteurs à visée terroriste, laquelle ne requiert ni commencement d’exécution, ni même projet terroriste défini, mais la seule démonstration de l’existence d’un groupe et d’une intention à peine formée. Ici, c’est la finalité présumée de renverser l’Etat par la violence qui a éveillé la prescience des services antiterroristes. Loin de tirer les enseignements de tant de procédures échouées, la justice persiste à s’en remettre aveuglément à des services spécialisés, qui, faisant métier d’intelligence, sauraient détecter et décrypter les pensées coupables en formation.

Las ! L’actualité n’est pas à la redéfinition légale du terrorisme, encore moins au retour vers le droit commun par l’abandon d’une qualification qui, sans être nécessaire à la répression des infractions les plus graves, relève en réalité d’une instrumentalisation politique du droit. La représentation nationale s’apprête au contraire à confier aux services de renseignement le droit de surveiller chacun, sans limitations ni contrôles réels et effectifs. Comment ne pas voir dans les réquisitions du parquet de Paris un encouragement à traquer les paroles et les opinions à l’aune des peurs du moment pour les prétendre criminelles ?

Face à la répression, l’information est une arme : soutien à IAATA.info

Les syndicats CNT-AIT de Clermont-Ferrand et de Thiers sont signataires.

Soupçonnée d’être responsable de la publication d’un article sur IAATA.info, site collaboratif et anti-autoritaire toulousain, une personne est poursuivie par la justice. 
Parce qu’informer face à la répression policière est légitime et nécessaire, communiqué de soutien dénonçant la criminalisation et l’intimidation des médias libres.

Ce jeudi 7 mai, la presse [1] a annoncé qu’un Toulousain était poursuivi par la justice pour « provocation publique à la commission d’un délit ou d’un crime ». Il est soupçonné d’être un « administrateur » de IAATA.info, un site d’information anti-autoritaire basé à Toulouse.

Cette poursuite serait liée à la publication d’un compte-rendu de la manif du 21 février 2015 à Toulouse. Cette manifestation était organisée un an après la manifestation nantaise contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes où 3 personnes avaient été éborgnées par des tirs de flashball. Elle avait pour mot d’ordre « Contre les violences policières et en soutien aux ZAD ».
L’article en question propose quelques pistes de résistance contre les techniques de maintien de l’ordre employées par la police. Ce sont ces mêmes techniques qui ont conduit à la mort de Rémi Fraisse le 26 octobre 2014 et qui entrainent la mutilation de nombreuses personnes, dans les manifestations et dans les quartiers populaires.

Rappelons que, suite à la mort de Rémi, rien qu’à Toulouse sur l’ensemble des manifestations de novembre ce sont près de 60 personnes qui ont déjà été poursuivies et 4 sont encore en prison.

Rappelons aussi que la police tue une dizaine de personnes chaque année [2]. En 2014, Amadou Koumé à Paris, Abdelhak Gorafia à Roissy, Pierre Cayet à Saint-Denis, Abdoulaye Camara au Havre, Morad à Marseille, Houcine Bouras à Colmar, Bilal Nzohabonayo à Tours, Rémi Fraisse sur la ZAD des Sivens, Timothée Lake à Toulouse sont morts entre les mains de la police, sans compter les nombreuses et nombreux mutilé-e-s et blessé-e-s par les armes policières.

Un grand nombre de personnes se battent depuis plusieurs années contre la police et sa violence. Les médias libres, les collectifs militants, les associations et les familles des victimes relaient régulièrement sur internet, par voie de tracts et d’affiches, des guides d’auto-défense juridiques, des conseils pour se protéger pendant les manifestations et des conseils pour sécuriser nos communications sur internet ou par téléphone.

Les pratiques d’automedias sont d’autant plus importantes aujourd’hui que la police continue à mutiler et à tuer dans l’impunité. Il est inacceptable d’être poursuivi-e et arrêté-e pour « provocation publique à la commission d’un délit ou d’un crime », lorsqu’on appelle à se défendre face aux violences policières. Depuis toujours, les mouvements sociaux et les personnes en lutte se réapproprient des medias pour permettre la diffusion de l’information alternative, la coordination dans les luttes, l’émergence d’une voix autre que celle des medias dominants. IAATA.info en est un exemple parmi d’autres. IAATA est un site ouvert à la participation de tous et toutes, qui garantit l’anonymat des contributeur-ices et qui représente l’émanation collective d’une ville. 
La police cherche à identifier un-e responsable auquel-le faire porter le chapeau, à l’isoler en individualisant les poursuites. Il n’y a pourtant nulle responsabilité éditoriale individuelle à trouver puisque ce site s’appuie comme d’autres sur un fonctionnement collectif, participatif, sans hiérarchie, dans la continuité d’une ligne anti-autoritaire.

A l’heure où l’État vote de nouvelles lois antiterroristes et la loi sur le renseignement, à l’heure où la liberté d’expression paraît n’appartenir qu’à certain-e-s, à l’heure où la justice relance l’affaire de Tarnac, à l’heure où les tribunaux poursuivent Le Jura Libertaire, il faut avoir une position claire. L’armada sécuritaire du gouvernement nous concerne tou-te-s ! Montrons-leur notre détermination. Nous continuerons à soutenir et diffuser tous contenus relatifs à l’autodéfense face à la police et à la justice ! Nous continuerons à porter des projets de medias indépendants et anti-autoritaires face aux intimidations de l’État !

Attaquer l’un d’entre nous, c’est nous attaquer tou-te-s ! 
Solidarité avec les médias libres et avec tous les réprimé-e-s !

Le 9 mai 2015. Premiers signataires : 
Les collectifs d’animation et de modération de Rebellyon, Paris-Luttes.info, Brest-Info, Renverse.ch, la Rotative, Reims médias libres. Les sites Rennes Info, le Jura libertaire, Courant Alternatif, éditions Acratie. . Si vous souhaitez ajouter la signature de votre site, journal ou collectif, écrivez à paris-luttes-infos chez riseup.net.

Notes

[1] Cf. notamment http://www.20minutes.fr/toulouse/16… et http://actu.cotetoulouse.fr/manif-a….

[2] http://www.bastamag.net/Homicides-a…


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