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Archives pour septembre 2015


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Que milles révoltes éclatent

Aux frontières, des milliers de morts, la plupart d’entre eux, des hommes et des femmes qui tentent d’échapper à la misère et aux guerres provoquées par le saccage capitaliste. Dans les rues de Paris, comme partout ailleurs, les flics pourchassent les indésirables :sans-papiers, rebelles, hors-la-loi, inconformes de toutes sortes. Ils contrôlent, humilient, raflent, tabassent, enferment, expulsent et parfois tuent.

 

Face à la possibilité que ces indésirables s’auto-organisent et se révoltent il n’y a pas que la répression. Les chacals gauchistes et les organisations humanitaires contribuent de différentes manières à sauvegarder le contrôle du pouvoir sur la population, à assurer la gestion du bétail humain. Avec leur hypocrite humanitarisme, ils jouent un rôle central dans le maintien d’un système fondé sur l’exploitation et la domination. Quiconque sort du cercle et prend ce dont il a besoin sans se plier à la loi et vous les verrez lui tomber dessus pour le calmer et le canaliser et le ramener vers des procédures légales ou vers la recherche de compromis. Et si cette recherche du consensus si cher à la gauche ne suffit pas alors ils n’hésiteront pas à faire intervenir ou justifier la répression. Ces gauchistes et ces organisations humanitaires préfèrent que les indésirables restent es victimes, comme ça ils pourront continuer à garder leur rôle de porte-parole, d’assistant et de gestionnaire, à recevoir des financements de l’Etat et des instances européennes et à justifier leur existence dans un système qui en a tant besoin. Surtout ils ne veulent pas que les gens s’en prennent directement à ce qui les opprime. Ils sont pour l’ordre et pour la paix sociale, ce qui pour nous signifie contrôle, répression et guerre permanente de la domination à toute vie non soumise.

Heureusement, même au milieu du béton, la mauvaise herbe ne meure jamais. Le système de la carotte et du bâton n’arrive pas toujours à éteindre ce qui couve dans le cœur des opprimés :la révolte.

Résistances aux rafles et aux contrôles, affrontements avec les forces de l’ordre, destructions matérielles des centres de rétention, évasions, sabotages des entreprises qui participent à la machine à expulser, attaques des locaux des partis au gouvernement, vengeances contre les nervis d’extrême droite et leurs tanières sont autant d’actes qui nous remplissent de joie et nous donnent du courage.

Nos vies nous appartiendront quand nous prendrons ce que nous voulons sans demander la permission à ceux là même qui nous en dépossèdent, qui veulent que l’on revoie nos besoin à la baisse, qu’on les calcule en fonction de leurs droits et de leurs devoirs.

Nous n’avons rien à quémander à nos ennemis car nous ne serons jamais libres tant que chacun et chacune ne pourra vivre comme il l’entend, ne pourra aller partout où ses choix le mènent. Pas de liberté tant que ces choix resteront soumis aux lois étatiques, divines ou économiques.

Liberté pour tous et toutes
Solidarité dans la révolte

[Extrait d’un tract reçu par mail, diffusé le mercredi 9 septembre entre Stalingrad et Place Clichy, Paris.]

Source: non fides

Mythes de la Résistance, suite

La suite…

 

Les mythes de la Résistance, recueil de citations (PCF, De Gaulle et compagnie) : http://www.non-fides.fr/?Les-mythes-de-la-Resistance

Les portes-flingues du Komintern : http://www.non-fides.fr/?Les-portes-flingues-du-Komintern

La contre-révolution au maquis: les meurtres d’anarchistes espagnols par les staliniens: http://www.non-fides.fr/?La-contre-revolution-au-maquis-les

Besançon/Londres : Ni Etat ni charité – Solidarité active avec tous les sans-papiers !

Ci-dessous un tract qui a été diffusé à près de 200 exemplaires lors du rassemblement intitulé “Refugees Welcome” samedi 12 septembre, durant lequel les orgas et partis d’extrême-gauche se sont ramenés vendre leurs idéologies…

 

Dans ce monde, nombreux sont ceux qui fuient les conditions de misère, de guerre, de persécutions religieuses de toutes sortes engendrées par le capitalisme, le nationalisme, la religion et les Etats.

Si le pouvoir met actuellement sur le devant de la scène médiatique le soi-disant « accueil » réservé aux « réfugiés » syriens et kurdes fuyant les assassins de Daesh, c’est pour mieux cacher à la population le sort qui attend ici tous les autres sans-papiers : rafles, expulsions, détentions dans les CRA avant l’expulsion vers leurs pays d’origine.

Pourtant, l’opération de comm’ de la gauche concernant « l’accueil » de migrants est une vaste fumisterie. Sa politique oscille entre la carotte et le bâton : entre ceux qui pourraient bénéficier – de manière aléatoire et selon les quotas en vigueur – de « l’asile politique » et du statut de « réfugiés » car originaires d’un pays en guerre et les autres qui, faute de papiers, seront livrés à la clandestinité, à la police ou aux organismes de charité (Croix-Rouge, Emmaüs…) qui gèrent leur misère, leur enfermement et leur expulsion.

Ca fait déjà des mois qu’à Paris les migrants et leurs soutiens sont en proie à la répression policière, à laquelle les partis de gauche participent en diffusant la pacification et leurs promesses de politicards, se font expulser à chaque occupation de bâtiments vides ; qu’en Seine-Saint-Denis les municipalités PCF expulsent les camps de Rroms et de sans-papiers ; qu’à Calais des barrières métalliques recyclés du dernier sommet de l’OTAN ont pour but de repousser les migrants qui souhaiteraient passer outre-Manche par tous les moyens possibles au péril de leurs vies (11 sont morts depuis juin dernier) ; qu’entre Vintimille et Menton la police rafle et expulse les sans-papiers avec la collaboration matérielle et logistique de la Croix-Rouge (italienne) ; qu’à Besançon la mairie envoie depuis plusieurs années ses flics municipaux pour expulser les Rroms qui tentent de survivre dans le parc de la gare Viotte, pour chasser les gens du voyage du terrain de la ‘Malcombe’, etc …

Il faut donc que circule dans les médias et sur les réseaux sociaux la photo d’un enfant migrant retrouvé mort sur une plage pour que s’émeut le citoyen. Pourtant, plus d’un millier de migrants ont péri dans la Méditerranée rien que cet été. Tout cela n’a rien d’un problème humanitaire. La mort des migrants aux frontières de l’Europe et de ses Etats fait partie d’un quotidien qui ne peut être toléré. Ici, nombreuses sont les entreprises et institutions qui les exploitent (dans la restauration, le nettoyage, etc..), qui les balancent aux flics (BNP Paribas, La Poste, Pôle Emploi…), qui collaborent à leur enfermement dans les centres de rétention (SODEXO, COFELY GDF SUEZ, DE RICHEBOURG, …), qui les expulsent (Air France, SNCF…), etc…

Le cœur du problème se trouve dans l’existence de ce monde de fric, d’Etats et de leurs frontières, de leurs flics et de leurs prisons. Alors cessons de nous larmoyer. Révoltons-nous !

Besançon/Londres : Ni Etat ni charité - Solidarité active avec tous les sans-papiers ! dessin4-e1442519452450-fb612dessin3-e1442519507451-74471dessin2-e1442519527361-8d380


[Londres, Angleterre] Et au moins un fourgon de plus !

(Librement traduit de Rabble.)

La police spécialisée dans les rafles de sans-papiers a investi le secteur sud de Londres (à ‘New Cross’) avec quatre fourgons dans la soirée du 17 septembre 2015.

Une fois de plus, la rafle a suscité de la rage qui a laissé quelques dégâts sur les véhicules des porcs : au moins un fourgon a eu son pare-brise fracassé. Il n’y a pas encore de nouvelles si il y a eu des arrestations lors de cette opération des flics.

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C’est une belle façon de rappeler que la solidarité ne se restreint pas à du soutien matériel. Attaquer l’Etat et ses hommes de main marque une rupture révolutionnaire que nous pouvons qu’encourager, diffuser et appliquer.

[Repris du Chat Noir Emeutier (12).]

Source: Non fides

Liberez Koltchenko et Stensov : conférence débat le 2 octobre prochain à Moulins

Ci après un message des copains d’Alternative Libertaire Auvergne et OCL Moulins

Collectif-K.S.A.1

 

Le dernier numéro de L’Envolée L’Envolée, journal pour en finir avec toutes les prisons est

DISPONIBLE (2€) à LA CNT-AIT/63 (2 place Poly, 63100 Clermont Ferrand ou cntait63@gmail.com), l’argent est intégralement pour les détenus merci pour votre soutien.

Un nanarkosyndicaliste

Menaces sur la zad : quelques points de vue sur la question et une copie de l’interview du sous-préfet

Menaces sur la zad : quelques points de vue sur la question et une copie
de l’interview du sous-préfet

mardi 15 septembre 2015

Vu que tout le monde ne lis peut-être pas ouest France, et histoire de
partager les mêmes infos, on reproduit ci-dessous l’interview du
sous-préfet à propos la zad datant de vendredi. Ces paroles viennent
confirmer et préciser les affirmations de Valls cet été après les
jugements sur les recours environnementaux : le gouvernement considère
les accords grèves de la faim de 2012 et ceux de 2014 comme caducs et
n’entend pas attendre les appels en cours pour agir (et ce alors qu’il
s’était engagé en 2014 à attendre l’ »épuisement » des recours). Ils se
préparent à démarrer les travaux et considèrent l’expulsion de la zad
comme un préalable nécessaire.

Ceci étant, cela ne sert à rien de s’affoler et ça ne veux pas dire
qu’ils vont venir expulser ou démarrer les travaux dans les quelques
semaines à venir. Cela ne veux même pas dire nécessairement qu’ils vont
lancer une opération de ce type pendant ce quinquennat. Mais cela laisse
à penser qu’ils s’y préparent sérieusement et veulent se laisser une
possibilité de le faire, si ils sentent le rapport de force en leur
faveur. Une fenêtre s’ouvrira peut-être pour eux en ce sens,
vraisemblablement dans les premiers mois de l’années 2016 – vu l’agenda
politique général (cop21, élections régionales, puis année
pré-présidentielle), mais aussi les contraintes techniques liées au
défrichage. Cela semble trop tôt pour eux avant et probablement trop
tard après. Cela nous laisse donc quelques mois pour refermer cette
fenêtre et réfléchir sérieusement à tout ce que l’on doit mettre en
place dès maintenant en terme de communication, d’actions et
d’initiatives communes pour les faire renoncer à priori et s’épargner
une nouvelle opération à l’issue incertaine (incertaine pour nous mais
aussi heureusement pour eux). Mais cela implique aussi d’intégrer
l’éventualité qu’ils reviennent vraiment et de repenser précisément ce
qui se passerait à ce moment là sur le terrain, dans la région et
partout en france, et de le mettre en travail avec les comités locaux.
On ne peut en tout cas pas imaginer refaire un simple copié-collé de
l’automne 2012, notamment parce qu’eux ont appris entre temps et vont
tout faire pour ne pas se planter 2 fois et aller jusqu’au bout.

Il faut s’attendre aussi à vivre une période préparatoire où ils vont
chercher sérieusement à nous diviser et à faire monter une animosité
d’une partie des gens des bourgs, mais aussi plus généralement de la
population de ce pays face à nous, par tout un tas de moyens répugnants
et de grosses manipulations (en mode reportage M6, montée en épingle de
faits divers and co, coups de pression divers et variés). Cette guerre
de la com’ et cette mobilisation des élans réactionnaires est une clé de
la réussite de leur opération et un préalable nécessaire pour eux pour
agir. On peut parier sur le fait qu’ils ne pourront rejouer dans le
contexte de Notre Dame ce qu’ils ont su faire au Testet avec
l’engagement de la FNSEA à leur coté. On peut estimer à ce titre que la
lutte contre l’aéroport et le soutien à la zad peut toujours susciter
des mobilisations massives en notre faveur. Mais on ne doit pas penser
tout cela acquis : cela reste toujours à (re)construire en multipliant
les points de rencontre dans les semaines à venir, en étant plus
malin.e.s qu’eux et en ne tombant pas dans leurs pièges.

En espérant que l’on puisse se retrouver ensemble dans les jours à
venir, mobilisé par ces enjeux décisifs, et les mettre en échec une
nouvelle fois. On imagine que tout le monde ne sera pas d’accord avec
cette analyse, mais on espère bien que ça fasse réagir.

Des occupant/e/s.

ps : Leur marge de manœuvre va aussi sûrement dépendre des délais
d’expulsion obtenus par les locataires et paysans historiques sur la
zad. Le juge des expros vient le 22, il y a une assemblée extraordinaire
à ce sujet (à priori le jeudi 17 au soir) pour décider ce qu’on fera à
ce moment là. On devrait pouvoir comprendre plus clairement ce qu’il en
est des procédures à ce sujet dans les jours prochains.

——————-

L’article :

NDDL. Pression sur la ZAD de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes – 11
Septembre Ouest-France

Dans une interview exclusive à Ouest-France, le nouveau sous-préfet en
charge du dossier Notre-Dame-des-Landes précise les intentions de
l’Etat.

Stéphan de Ribou est le nouveau représentant de l’État en charge du
dossier Notre-Dame-des-Landes. Arrivé à Nantes en mai, le sous-préfet,
ancien commissaire au redressement productif en région Bretagne, se
consacre totalement au projet de transfert de l’actuel aéroport nantais
dans le bocage, à 25 km au nord-ouest de Nantes.

Dans une longue interview à Ouest-France du vendredi 11 septembre
(édition papier Loire-Atlantique, et édition numérique), le sous-préfet
évoque la volonté affirmée par Manuel Valls de redémarrer le projet,
gelé depuis trois ans, et de lancer les travaux après évacuation des
occupants de la zone.

Les huissiers sont de retour dans la ZAD (zone à défendre selon les
opposants) pour relancer des procédures d’expropriations.

Un accord de 2012, qui protégeait de l’expulsion les habitants de la ZAD
en situation légale, est désormais caduc, estime Stéphan de Ribou. Le
dernier arrêté préfectoral nécessaire avant travaux, la dérogation à la
protection du campagnol amphibie, sera bientôt signé. « Tout le monde se
met en ligne pour être en capacité d’y aller quand le top sera donné
».Le chargé de mission ne donne pas de date. Mais il indique que l’État
n’attendra pas le résultat d’un probable recours contre l’arrêté. « Cela
voudrait dire perdre encore un an, et sans doute nous renvoyer après
l’élection présidentielle », fait-il remarquer.

Compte tenu du calendrier politique, la fenêtre d’une éventuelle
intervention pourrait se situer entre la fin décembre et le début mars,
analysent des opposants qui reconnaissent sentir monter la pression.
Avant, il y a les élections régionales et la conférence sur le climat.
Personne n’imagine, dans cette période, une opération de maintien de
l’ordre, complexe et de grande ampleur, à fort retentissement national.
Et après le 10 mars, en raison de contraintes environnementales, il sera
trop tard pour les travaux de défrichage.

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L’interview :

Avant les travaux, le préfet de région doit prendre un arrêté dérogeant
à la protection du campagnol amphibie. La consultation se termine le 11
octobre. L’arrêté sera-t-il pris dans la foulée ?
Il nous faudra d’abord un peu de temps pour prendre en compte les
remarques et observations. Ensuite, le préfet sera en mesure de signer
l’arrêté. Je suis incapable de vous dire quand. Forcément avant le début
des travaux.
Y a-t-il un délai légal ?
Pas à ma connaissance.
On peut donc temporiser jusqu’après l’élection présidentielle…
Je ne le pense pas. Depuis les jugements du 17 juillet (N.D.L.R. :
opposants déboutés de leurs recours dans le volet environnemental), un
certain nombre d’orientations fortes ont été données par le Premier
ministre. Tout le monde, aujourd’hui, se met en ligne pour être en
capacité d’y aller quand le top sera donné.
L’arrêté campagnol est-il un signal fort de la volonté du gouvernement
de passer à l’action ?
Le signal fort, c’est quand le Premier ministre dit : « Le projet doit
reprendre ». Ensuite il y a d’autres signaux montrant qu’on redémarre.
L’arrêté campagnol, mais aussi la relance de la procédure
d’expropriations. L’huissier est passé vendredi dernier (1). Légalement,
cela nous permettra de procéder aux expulsions le moment venu. La
procédure avait été gelée par l’accord qui avait mis un terme à la grève
de la faim de 2012.
Vous considérez comme caduc l’accord qui protégeait de l’expulsion les
habitants et paysans en situation légale ?
Oui, toutes les actions juridiques à la base de l’accord ont été jugées.

Le gouvernement est donc bien décidé à engager les travaux ?
C’est clair. Le Premier ministre l’a dit, redit, il l’a écrit. Il n’y a
pas d’ambiguïté sur sa volonté.
Cela implique l’évacuation préalable de la Zad ?
Oui, pour que les entreprises puissent travailler en sécurité, et pour
mettre fin à cette situation, assez étonnante, d’illégalité. J’ai
rencontré les maires de toutes les communes autour. Favorables ou
opposés au projet d’aéroport, ils sont unanimes pour dire qu’il faut
évacuer les zadistes, et vite.
Avez-vous reçu des instructions pour préparer l’opération ?
Personnellement non, car ce sont des choses qui sont mises en place au
niveau national.
Une idée des échéances ?
Il est très difficile de répondre. Il y a le calendrier politique, les
contraintes fixées par les arrêtés environnementaux… Je ne sais pas
exactement quand le feu vert sera donné.
Compte tenu de la complexité de l’opération, sera-t-il fait appel à
l’armée ?
C’est impensable. Ce n’est pas son métier, et l’armée est très occupée
sur d’autres terrains. De mémoire, sa dernière utilisation en maintien
de l’ordre remonte à la guerre d’Algérie. Ici, cela doit rester une
opération de maintien de l’ordre que le Premier ministre veut
exemplaire.
L’arrêté campagnol amphibie va faire l’objet d’un recours. Vous
n’attendrez pas le résultat comme ce fut le cas pour les autres arrêtés
du volet environnement ?
L’engagement du gouvernement d’attendre que les recours soient jugés
avait été pris dans un autre cadre, celui de l’accord de 2012. C’est
fini. On en est complètement sorti. Et puis attendre le résultat d’un
nouveau recours, cela voudrait dire perdre encore un an, et sans doute
nous renvoyer après la présidentielle. On est dans la manoeuvre
dilatoire d’opposants qui ont perdu cent cinquante-quatre recours.

(1) Sont concernés les occupants légaux de trois maisons situées au
coeur de la ZAD (La Rolandière, les Fosses-Noires, Saint-Antoine).
Celles-ci n’avaient pas été rasées lors de l’opération de l’automne
2012.

Stéphan de Ribou : Âgé de 62 ans, cet ancien officier d’infanterie,
sous-préfet hors cadre chargé de mission a été nommé à Nantes pour
s’occuper du dossier Notre-Dame-des-Landes. Homme de terrain,
accessible, il connaît bien l’Ouest pour avoir été, entre autres,
sous-préfet de Lannion, directeur de cabinet du préfet de Région
Bretagne, commissaire à la réindustrialisation en Poitou-Charentes, et
pendant trois ans commissaire au redressement productif en Bretagne.

De Tillon à Guingouin : Les mythes de la Résistance (dans les Cévennes et ailleurs)

 En guise de préambule

La lettre ouverte, datée d’août 2007, que je réédite ici était adressée aux rédacteurs du «  Bulldozer est passé près de chez vous  », rédigé au lendemain de la destruction de La Picharlerie, dans les Cévennes. L’un d’entre eux, au moins, a depuis lors remis en question les positions qu’il défendait dans le «  Bulldozer  ». Pourtant, il me semble nécessaire de faire connaître ma réponse plus largement, vu le rôle que jouent actuellement les mythes de la Résistance comme roue de secours idéologique, à gauche de la gauche «  caviar  » représentée par le Parti socialiste. Car ces mythes font des ravages bien au-delà des frontières des formations officielles de l’opposition parlementaire, telles que le Parti de gauche, jusqu’au au sein d’oppositions plus ou moins confuses et non officielles qui apparaissent à diverses occasions. Y compris au sein de celles qui refusent les travaux pharaoniques sponsorisés par le pouvoir d’Etat et réalisés par les sociétés chargées «  d’aménager le territoire  ». Oppositions extra-parlementaires, en quelque sorte, mais qui sont parfois reliées aux premières de façon plus ou moins informelle. En particulier lorsque les politiciens qui participent à ces formations apparaissent sous le costume plus présentable de simples citoyens, membres de diverses associations et assemblées sans étiquette politique particulière, à titre de personnes indignées par les ravages sociaux et environnementaux, en cours ou à venir, générés par les prétendus «  grands travaux inutiles  ». Travaux pourtant bien utiles au capital et à l’Etat.

Ainsi, ces dernières années, du côté du Chefresne, en Normandie, le maire, qui participa à l’assemblée du même nom, n’avait rien trouvé de mieux, pour contester la construction de la nouvelle ligne THT, que de faire référence aux traditions de la Résistance, dans la foulée de «  L’appel des résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004  ». Appel lancé, entre autres personnalités, par Lucie Aubrac, Germaine Tillon, Stéphane Hessel, Georges Guingouin et même Georges Séguy, le célèbre briseur de grève en chef de la CGT, conspué au cours de l’occupation de Renault en Mai 68. Personne, à ma connaissance, y compris du côté des libertaires impliqués au Chefresne, n’a dénoncé de pareilles prises de position pour ce qu’elles sont essentiellement  : de l’étatisme à la sauce hexagonale. Quand aux aficionados de «  L’insurrection qui vient  », à la réputation sulfureuse usurpée, eux aussi impliqués dans de telles oppositions locales, ils font sans vergogne l’apologie de Guingouin et de la Résistance dans le Limousin qu’il dirigea. C’est bien connu, l’histoire se répète deux fois, la première comme tragédie, la deuxième comme farce. Après Guingouin «  le préfet du maquis  », devenu maire de Limoges à la Libération, voici venu le temps des «  appellistes  » qui s’en réclament et qui, plus modestement, pour le moment du moins, occupent des sièges de conseillers municipaux à Tarnac après leur propre «  libération  » des griffes des juges «  anti-terroristes  ». Aux côtés du dernier carré des néo-staliniens, nostalgiques de l’épopée idéalisée des FTP.

Décidément, les mythes de la Résistance gaulliste-stalinienne ont la peau dure. Ils constituent encore aujourd’hui l’une des principales justifications de l’existence de l’Etat nation hexagonal, avec le panel de prétendues «  conquêtes sociales et politiques  » contenues dans le programme du Conseil national de la Résistance et réalisées à la Libération, que nous devrions défendre contre les attaques du «  néo-libéralisme  », représenté par l’actuel pouvoir d’Etat, allié à des instances mondiales, partisanes de la «  globalisation  » du capital. Je le répète  : de telles conceptions, nous les rencontrons, de façon plus ou moins diffuse, jusqu’au sein de milieux contestataires qui font parfois l’apologie du «  local  » contre le «  global  », au nom de la défense de «  territoires  » pourtant déjà bien ravagés par le capital et l’Etat. Evidemment, il n’est pas question d’accepter sans broncher les désastres supplémentaires que les gestionnaires du pouvoir nous concoctent. Mais, sans rompre avec de tels mythes, et donc avec les politiciens qui les valorisent pour neutraliser et ramener dans leur giron les tentatives d’insubordination qui apparaissent sur les terrains les plus divers, des poussées subversives dignes de ce nom ne peuvent pas prendre corps. Pas plus aujourd’hui qu’hier. ●

André Dréan ,
Août 2015.

fichier pdf mythes_de_la_resistance_final

 

Source: Non Fides

Voyage en absurdie (soirée repas spectacle de contes) le 18 septembre à Pessat Villeneuve (63)

pestacle

On relaie cette annonce, parce que c’est un poto abolitionniste qui nous propose des contes où certains en prendront pour leur compte…

Avant le délicieux repas concocté par Hélène, elle nous propose le spectacle d’Alain Cangina conteur
« Voyage en absurdie »
Est-il sensé de chercher un sens à la vie ? Quelle direction prendre ? Celui qui cherche, trouve-t-il ?
Cette quête se déroule à travers les contes et tente d’éviter les sens interdits, les sens uniques ou giratoires. Souvent, la logique n’est pas au rendez-vous, mais ce n’est pas pour cela que c’est un non-sens. L’humour et l’ironie dansent de concert en dévoilant que l’absurde n’est pas dénué de sens et qu’il est même pertinent plus souvent qu’à son tour.
Après le repas, scène ouverte à tous (tes) les conteurs (euses)
Pour réserver :
06 40 33 79 45
04 73 97 02 93
helene.paladine@yahoo.fr
tout compris : 20€

De la Rébellion à l’Anarchie

couverture livre

lu sur MontluçonAntifa

Voilà, c’est arrivé ! Depuis le temps que je le dis !

Comme le dit si bien le dicton : Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Non que je demande la charité et de toute façon ce n’est pas ce que ça me rapportera qui va changer quoique ce soit.

J’ai fait en sorte que ce soit un prix attractif, 10 €, plus les frais de port qui varient selon le nombre et le moyen choisi.

Le peu qu’il me restera, une fois impôts déduits, servira, je l’espère, pour notre projet libertaire. Un lieu de vie sympathique avec Free Shop et bibliothèque et plein d’autres choses en vue.

Donc, si vous voulez faire un achat utile suivez ce lien .

Vous pouvez régler avec une carte ou par Paypal.

Pour les Montluçonnais, j’espère avoir une livraison rapidement… ça dépendra aussi du nombre de commandes en ligne.

Merci à toutes et tous pour votre soutien et l’envie que vous m’avez apportée pour écrire ce bouquin de 140 pages.

Un petit extrait ?

Lorsque je suis arrivé, justement, à Kerpape, je me déplaçais en fauteuil. C’était le 2 août 1983. La première chose que je vis, est restée gravée à tout jamais dans ma mémoire. J’ai découvert le monde du handicap. Handicap dû à un accident, ou bien de naissance, la myopathie et toutes ces maladies dégénératives. Et toutes ces personnes-là étaient d’une ouverture d’esprit hors du commun. De nombreuses personnes « valides » devraient séjourner dans ce genre d’établissement. Peut-être que leurs comportements envers les personnes handicapées, changeraient.

Je fus logé dans un des plus vieux bâtiments réservé plutôt aux accidentés. Nous étions dans une piaule de quatre lits. Il y avait deux bretons du coin dont l’un avait subi le même genre d’accident que moi et il y avait Kofi Tetedje. Je suis incapable de vous citer les deux autres noms mais l’histoire de Kofi (il y a peut-être deux f) m’a profondément marqué et j’espère qu’il se souvient de moi autant que je me souviens de lui.

Kofi est originaire du Ghana à domination britannique mais la plupart de sa famille vit au Togo (ex Togoland) cédé à la France et donc francophone. Les différentes dictatures européennes se sont souvent redistribuées des pays, faisant fi des langues et des cultures. Le pognon, rien que le pognon !

Kofi était ingénieur au Gabon. Malgré sa culture qui lui autorisait, alors, d’être polygame, il s’y refusa. Il n’aima qu’une seule femme et il eut une fille.

Cette année-là, en avril 1983, il y eut un terrible déraillement de train au Gabon. Sa femme et sa fille périrent dans l’accident. Il y perdit également ses deux jambes. Une étant sectionnée au-dessus du genou, l’autre, en-dessous. Il fut rapatrié sanitaire en France par le médecin d’une ONG présente sur place.

En avril donc, il est arrivé dans un pays inconnu sans en connaître la langue et n’y ayant aucune famille. En août, lorsque je suis arrivé, il parlait plutôt bien le Français. Il lisait beaucoup et lorsqu’il butait sur un mot, il me demandait de lui expliquer. Ce que je prenais plaisir à faire. Comme j’étais loin de chez moi, je ne rentrais pas les week-ends comme nos voisins de chambrée. Et Kofi et moi parlions longuement en nous promenant en bord de mer. Visiblement il aimait ma compagnie, me trouvait intelligent et patient pour lui expliquer les mots ou les tournures de phrases.

J’avais 22 ans, il devait en avoir environ 40. Lorsque je suis parti le 2 septembre. Quelque chose d’indéfinissable passa dans son regard humide. J’ai tenté de lui écrire par la suite mais mes lettres sont restées sans réponse. Je pense qu’il voulait avancer. Se souvenir étant trop pénible, vu ce qu’il traversait.

Cet épisode-là m’a vraiment laissé une trace indélébile


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