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Archives pour octobre 2015


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[Paris] : Adresse à nos voisins, à la direction et aux salariés de l’école Montessori « Plaisir d’enfance »

Nous nous sommes déjà croisés, ici rue du Pré-Saint-Gervais, où depuis mai, se situe la bibliothèque anarchiste La Discordia. Certains parmi vous sont passés nous rencontrer, d’autres ont reçus des tracts et des journaux sur la Place des Fêtes ou à Belleville, d’autres encore sont devenus ou sont en train de devenir des habitués de la bibliothèque. La semaine dernière, un dispositif de surveillance, avec une caméra rivée sur notre porte a été trouvé à l’intérieur de l’école d’en face (puis documenté et détruit), installé par les services « anti-terroristes » de la DGSI, avec la bénédiction et la discrétion de la direction de l’école.

 

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Un peu d’agitation contre les racialistes

Un premier communiqué, « mis en débat » (euphémisme pour censuré) par Indymedia Nantes et censuré sur Pourris-Luttes.infos, repris d’Attaque (et relayé sur aucun autre site à notre connaissance) :


Tags contre la racialisation.

Sont fêtés ce 8 mai 2015 les 10 ans d’un groupuscules d’universitaires racialistes, le « Parti des Indigènes de la République », à la Bourse du travail de St Denis. Heureusement sans assises militantes et politiques concrètes, ce groupe bénéficie pourtant d’une visibilité assez importante et en tout cas disproportionnée. Pire, il profite d’une complicité larvée dans certains milieux politiques, malgré ses positions racialistes, racistes, homophobes et antisémites Ils sont également partisans du religieux, et défendent l’islam politique.
Cette accointance avec des lambeaux de l’extrême gauche est sans doutes rendue possible du fait d’un certain vide politique, d’une culpabilisation importante à l’endroit de la banlieue et des immigrés ; tout cela prend place dans une période de confusion bien répandue. Au niveau international, générant encore d’autres effets de disproportion de visibilité, ils sont relayés par d’autres universitaires œuvrant dans les « post colonial » et « gender » studies.
En réaction aux positions politiques du PIR on peut voir différents tags sur la Bourse du travail de St Denis et alentours.

PIR dégage.

Ni religion, ni racialisation, vive le communisme.

Ni parti, ni indigène, ni république, vive la révolution.

Nique la race, vive la lutte des classes, red panthers.

Racialisteurs vous êtes des microfascistes

Bouteldja, Soral, Dieudonné, Degagez

Un autre, en attente sur Indymedia Nantes, que nous relayons, au cas ou… :

Ni dieux, ni races, ni maîtres

La nuit du jeudi 08 au vendredi 09 octobre, les murs de la bourse du travail de Saint-Denis (93) ont été redécorés par des messages de bienvenue pour le PIR et ses amis qui organisent dans ce lieu le meeting de préparation de la Marche de la dignité ce vendredi à 18h.

Les messages écrits à l’adresse du PIR et leurs petits camarades racialisateurs sont les suivants :

- Ni dieux, ni races, ni maîtres !

- PIR dégage !

- Ni parti, ni indigène, ni république, révolution !

- Bouteldja, Dieudo, Tariq Ramadan, Soral : même combat !

- PIR, misogynes, homophobes, antisémites

Pour rappel, sont signataires de la Marche de la dignité, qui aura lieu le 31 octobre, d’éminentes pourritures telles que : Tariq Ramadan (que l’on ne présente plus), le rappeur Médine (qui est venu voir son pote Kémi Seba à la Main d’or), Houria Bouteldja (porte-parole du PIR, et accessoirement raciste et homophobe de service), des membres de la Brigade Anti-négrophobie, et une longue liste de personnes dont le discours nauséabond sera de circonstance pour Halloween.

Un peu d’agitation contre les racialistes original-06313

Source: non fides

[Aix en Provence] : Bouh les méchant-es casseurs-euses

Voitures vandalisées, poubelles incendiées, abribus caillassé… la manifestation étudiante a mal tourné ce jeudi à Aix en Provence

Une manifestation étudiante dégénère à Aix en Provence
 
Ce jeudi, des lycéens de la France entière ont répondu à l’appel à la manifestation lancé par l’Union Nationale Lycéenne. Tandis qu’à Paris une petite cinquantaine d’élèves défilaient aux cotés des étudiants pour protester contre des classes surchargées et une précarité grandissante, c’est plusieurs centaines de lycéens qui ont battu le pavé à Aix en Provence, dans les Bouches du Rhône. Une mobilisation particulièrement forte, qui n’est pas sans lien avec la présence le jour même de François Hollande à Aix-en Provence. Le Président de la République visitait plusieurs établissement de la région le matin même.

Une voiture renversée, des poubelles incendiées et des abribus caillassés

Mais aux alentours de 14 heures, la manifestation a dégénéré : plusieurs poubelles ont été incendiées, nécessitant l’intervention des pompiers et d’une compagnie de CRS. Durant une vingtaine de minutes, les lycéens les plus virulents ont fait face au cordon de sécurité, avant que le calme ne retombe. Mais l’après-midi a été émaillée d’autres incidents en marge de la manifestation Aixoise. Un blocus dans un lycée privé de la ville a mal tourné, lorsque la voiture d’un CPE a été renversée par des étudiants. Près d’un autre établissement, ce sont des abribus qui ont été caillassés. Ces agissements ont depuis été condamnés par l’Union Nationale Lycéenne. La prochaine manifestation d’ampleur devrait réunir lycéens et étudiants le 16 octobre dans toute la France.

Leur Presse (mcetv.fr)

 

A propos d’ « A nos Amis » (content-es de pas en être)

« La politique est l’art de la récupération. La manière la plus efficace pour décourager toute rébellion, tout désir de changement réel, est de présenter un homme d’État comme un subversif, ou bien – mieux encore – transformer un subversif en homme d’État. Tous les hommes d’État ne sont pas payés par le gouvernement. Il existe des fonctionnaires qui ne siègent pas au Parlement et encore moins dans ses pièces adjacentes ; au contraire, ils fréquentent les centres sociaux et connaissent discrètement les principales thèses révolutionnaires. Ils dissertent sur les potentialités libératoires de la technologie, ils théorisent des sphères publiques non étatiques et le dépassement du sujet. La réalité – ils le savent bien – est toujours plus complexe que n’importe quelle action »

Dix coups de poignard à la politique, 1996

Une rumeur circule depuis quelques temps parmi certains anarchistes d’Europe par rapport au dernier effort éditorial du Comité Invisible, auteur en 2007 du best-seller international L’insurrection qui vient. On raconte que les adhérents au Comité auraient partagé le brouillon du texte avec leurs amis politiques éparpillés ça et là dans le monde, pour en sonder les réactions et en tirer d’utiles conseils. Or, la première version contenait une dure attaque contre les anarchistes, coupables de ne pas être prosternés comme il faut face à eux (et d’avoir ricané devant la farce de Tarnac, où les présumés auteurs du livre, quand la police avait frappé à leur porte, s’étaient précipités dans les bras protecteurs de cette gauche à laquelle il faisaient la guerre jusqu’à la veille). Mais certains de leurs correspondants amis – depuis notre Beau Pays, dit-on – leur auraient suggéré d’éliminer les parties trop virulentes, d’adoucir le ton, parce qu’au fond, à bien y réfléchir, il y a encore beaucoup de services que ces idiots libertaires peuvent rendre. L’origine de cette rumeur est un anarchiste espiègle qui aurait apparemment pu lire l’ébauche originale du texte ainsi que la correspondance à son sujet. Ce sont les risques de la Commune et du partage des instruments, on ne sait jamais qui peut jeter un œil sur un ordinateur laissé allumé et sans surveillance !

Que cette rumeur soit vraie ou fausse, il y a quelques jours on nous a fait cadeau du nouveau livre du Comité Invisible, tout frais sorti de l’impression, publié en France à la fin du mois dernier. Il s’intitule À nos amis (politiques, ça va sans dire) et sa publication imminente et simultanée en sept autres langues est prévue, pour en favoriser la diffusion sur les quatre continents. Certains que l’Italie fera partie des pays chanceux, autant attendre d’en lire la traduction intégrale.

Mais alors, se demandera-t-on, pourquoi nous en parlons ici et maintenant ? Parce que grâce aux leçons du Comité Invisible, nous avons finalement compris à quel point la publicité n’était pas seulement l’âme du commerce, mais aussi celle de la subversion (enfin, du commerce de la subversion). De plus, si nous ne nous dépêchions pas departager au moins quelques extraits de ce nouveau chef d’œuvre avec nos lecteurs, nous risquerions d’être confondus avec des bureaucrates d’Etat. Bref, voilà une avant-première, une sorte de scoop.

Savoir que choisir est facile, même trop facile. Les petits-enfants de Blanqui consacrent en effet quelques réflexions à l’Italie, et, plus précisément, à la lutte contre le TAV en Val Susa et à ses miraculeux effets. Voici ce qu’ils écrivent : «  Il faut compter au nombre des miracles de la lutte dans le Val de Suse qu’elle ait réussi à arracher bon nombre de radicaux à l’identité qu’ils s’étaient si péniblement forgée. Elle les a fait revenir sur terre. Reprenant contact avec une situation réelle, ils ont su laisser derrière eux une bonne part de leur scaphandre idéologique, non sans s’attirer l’inépuisable ressentiment de ceux qui restaient confinés dans cette radicalité intersidérale où l’on respire si mal [...]. En alternant les manifestations en famille et les attaques au chantier du TAV, en ayant recours tantôt au sabotage tantôt aux maires de la vallée, en associant des anarchistes et des mémés catholiques, voilà une lutte qui a au moins ceci de révolutionnaire qu’elle a su jusqu’ici désactiver le couple infernal du pacifisme et du radicalisme. »

Absolument ! En gentils animaux politiques, les petits-enfants de Blanqui pensent que le milieu le plus naturel et spontané où vivre serait le zoo. Qui n’y entre pas ou s’en éloigne s’auto-condamne à l’isolement, c’est-à-dire à mal respirer l’air vicié d’un scaphandre, dénotant d’un inépuisable ressentiment contre ceux qui respirent si bien le même air que les magistrats et parlementaires (et peut-être même que les délateurs et divers dissociés). L’admiration du Comité Invisible pour leurs apprentis libertaires ritals est presque émouvante, ces Victor Serge de chez nous qui ont enfin compris l’utilité stratégique de la conflictualité en courant alternatif chère depuis toujours aux autoritaires. Quel dommage qu’à polluer cet air convoité il y ait aussi « une fraction d’anarchistes qui s’autoproclame nihiliste » et qui en réalité « n’est qu’impuissante ». Des anarchistes qui identifient l’ennemi, se donnent des moyens et l’attaquent… brrr, quelle horreur, ce ne sont que des impuissants, c’est évident. Par contre, ceux qui s’acoquinent avec des maires, prêtres et stalinistes, ceux qui se font élire au conseil municipal comme les super fan de Tarnac du Comité Invisible, ceux-là bien sûr que…


Que quoi ? Mais oui, qu’ils ont compris comment vont les choses ! « Il n’y a pas d’espéranto de la révolte. Ce n’est pas aux rebelles d’apprendre à parler l’anarchiste, mais aux anarchistes de devenir polyglottes ». L’espéranto, cette nouvelle langue qui contient des éléments de toutes les langues, les englobe sans préférence en cherchant à les faire communiquer dans le respect de leur diversité, est une sotte utopie. Le moyen le plus pratique, immédiat, stratégique pour communiquer est de parler la langue des autres. L’anglais surtout, en affaires. L’autoritaire seulement, en politique.

Anarchistes, soyez polyglottes ! Arrêtez de miauler tous seuls à trois pelés et un tondu, aboyez et grognez en compagnie des chiens et des porcs ! Le lundi parlez l’humanitaire, le mardi le démocratique, le mercredi le journaliste, le jeudi le syndicaliste, le vendredi le juridique, le samedi le communiste, le dimanche – amen – le liturgique. Et à l’occasion, parlez le rebelle si vous voulez. Quant à la langue anarchiste, mieux vaut l’oublier entièrement.


De toute façon, soyons sincères, à quoi vous sert-elle ?

[Traduit de l’italien par NonFides de finimondo, 22/11/14]

[Calais] : A l’assaut de la frontière. Par camions et par ferrys

Migrants : nouveaux affrontements à Calais

AFP, 07/10/2015 à 19:46

Des incidents ont éclaté entre les forces de l’ordre et les migrants sur la rocade menant du port de Calais au camp de réfugiés.

Les migrants et les forces de l’ordre se sont affrontés en fin d’après-midi sur la rocade menant du port de Calais à la lande où se trouve le camp de réfugiés, a-t-on appris de sources concordantes.  »À 17 h 50, la rocade a été prise d’assaut. Les migrants ont arraché les nouvelles grilles mises en place« pour protéger l’accès au terminal portuaire, « ils ont été repoussés dans la lande et il y a eu des jets de gaz lacrymogènes des forces de l’ordre« , a déclaré Gilles Debove, policier et représentant syndical Unité SGP-Police Force ouvrière. « C’est encore le souk, la circulation a été complètement arrêtée« , a-t-il ajouté.

Une opération orchestrée

Vers 19 heures, des migrants cagoulés jetaient des pierres sur les CRS en intervention sur la rocade, selon une source policière. Selon un correspondant de l’AFP présent sur place, de nombreux migrants profitent des embouteillages pour tenter de monter dans les poids lourds. L’objectif était de provoquer « un ralentissement« , selon Philippe Mignonet, maire adjoint de Calais, en charge de la sécurité, qui s’est rendu sur les lieux. « D’après ce que j’ai vu, c’est une opération orchestrée par les migrants vraisemblablement aidés par les No Border« , une des associations de défense des migrants très active localement, a expliqué M. Mignonet.

Environ 3 000 migrants, venus principalement d’Afrique de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afghanistan sont présents sur une lande, souvent appelée « Nouvelle Jungle », à proximité du centre d’accueil de jour Jules-Ferry, situé à une heure à pied du centre de Calais. Les clandestins tentent régulièrement de rejoindre l’Angleterre, qu’ils considèrent comme un eldorado, en essayant de monter dans des poids lourds qui prennent soit le ferry soit la navette ferroviaire du tunnel sous la Manche.


Calais : Des migrants tentent de rejoindre un ferry à la nage

20Minutes, 06.10.2015 à 12:13

Ils tentent vraiment tout pour traverser la Manche. On vient d’apprendre que sept migrants avaient été secourus dans la nuit de lundi à mardi à Calais, alors qu’ils tentaient de rejoindre à la nage des ferries en partance vers l’Angleterre.

Quatre d’entre eux ont été retrouvés vers 23h lundi, puis trois autres vers 4h30. Selon la Voix du Nord, c’est la capitainerie du port qui a secouru les sept hommes, de nationalité syrienne. Ils étaient en état d’hypothermie.

A Calais, des tentatives à répétition

Environ 3.500 personnes sont réfugiées en ce moment dans le secteur de Calais, dont une majorité espère passer illégalement en Angleterre. Depuis début septembre, des tentatives d’intrusion groupée sont observées sur le terminal ferry ou dans l’emprise du tunnel sous la Manche.

Le 15 septembre, un jeune Marocain avait été aussi retiré de l’eau dans le port de Calais. En 2014, des migrants avaient également tenté de traverser la Manche à la nage, ainsi qu’en radeau.

 

Source: Brèves du désordre (Cette Semaine) : http://cettesemaine.info

[Bruxelles]: Affrontements face aux flics

Au moins 100.000 personnes ont manifesté contre le gouvernement fédéral en reliant la Gare du Nord à la Gare du Midi. La promenade habituelle (sur le boulevard Anspach) n’a pas pu avoir lieu vu la présence du piétonnier. Le trajet a donc relié la Gare du Nord jusqu’au Jardin Botanique avant de prendre le Boulevard Pachéco en direction de la Gare du Midi. Quelques incidents ont émaillés le trajet au niveau de la Tour des Finances -ou 200 manifestants ont tenté de forcer le barrage de police avant d’être repoussés- et au niveau de la Gare Centrale où les vitrines de l’Hotel Hilton ont volé en éclat.

Arrivés au niveau de la Gare du Midi, les chefs syndicalistes ont prit la parole sur un écran géant sur l’Esplanade de l’Europe, avant de laisser la place à un groupe de musique. La police était organisée très différemment que lors de la manifestation du 6 novembre : des dizaines de fourgons et des centaines de policiers anti-émeute barraient les artères reliant l’Avenue Fonsny au Boulevard du Midi (Petite Centure). Un plus gros cordon barrait l’entrée du Boulevard du Midi au croisement avec l’Avenue Fonsny.

Dés l’arrivée de la manifestation à l’Esplanade de l’Europe, plusieurs centaines de manifestants (pour ne pas dire un petit millier…) ont tenté de forcer le passage, sans succès. Au fur et à mesure que les cadres syndicaux et que l’animation musicale s’en allaient, les cordons anti-émeute repoussaient les manifestants vers la Gare du Midi, en recevant bouteilles et pavés en représailles, ils y ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes.

Une fois les manifestants massés à l’entrée de la Gare du Midi, la police a poursuivit son offensive en lançant des gaz dans le tunnel bondés où de nombreuses personnes attendaient leur tram… Plusieurs non-manifestants ont ainsi été gazés. Enfin, plusieurs arrestations musclées ont eu lieu au bout du tunnel où se trouvent les trams, devant le Quick.

Il y a eu un véritable changement de pratique de la part de la police : présence en très grands nombres, blocages de toutes les artères. Pour finir, la police avançait par petits groupes de 6-7 agents pour se fondre à l’intérieur de la manifestation, rappelant la pratique des policiers allemands qui s’infiltrent à l’intérieur des manifestations en costumes anti-émeute pour déstabiliser les manifestants.

Au final, malgré les affrontements, il y a eu beaucoup moins de dégats et d’affrontements que lors de la manifestation du 6 novembre.

Edit 18h Au moins 14 personnes ont été arrêtées.
Edit 19h45 Le second bilan provisoire est de 25 manifestants arrêtés judiciairement et 8 hospitalisés. Le Parquet annoncera ce jeudi un nombre précis ainsi que les « suites qui y seront données ».

 

Affrontements à la Gare du Midi.

Source: leur presse autoritaire (secours rouge Bruxelles)

[Paris] : A propos d’un dispositif de surveillance trouvé, documenté et détruit

Fin septembre nous avons mis fin à des doutes sur la présence d’un dispositif de surveillance visant la bibliothèque anarchiste La Discordia dans le Nord-Est de Paris. Un dispositif qui se trouvait dans l’école Montessori « Plaisir d’enfance » située juste en face de la bibliothèque au premier étage dans un cagibi, donnant sur la fenêtre (le dispositif avait la forme d’un « dossier en carton »).

 

Le mardi 6 octobre, nous avons décidé de rentrer dans l’école pour prendre contact avec la direction. Nous finissons avec insistance par obtenir un rendez-vous avec la directrice administrative et financière de l’école. Celle ci, dans un premier temps nie, mais acculée, elle finit par reconnaître (à demi-mot) l’existence du dispositif dans son école (et donc l’autorisation/collaboration de la direction). Après de longues « négociations » avec elle et son supérieur, et de lourds efforts de leur part de temporisation (pour pouvoir « appeler son contact »), nous finissons, après la sortie des classes, par obtenir l’accès au cagibi. Prenant nos responsabilités, nous décidons rapidement de nous emparer du dispositif par la force. Nous nous rendons alors compte que tout le monde est au courant de sa présence dans l’école. Nous réussissons à sortir rapidement malgré quelques « résistances ». Le kéké de l’école est sorti pour regarder où nous allions afin de faciliter encore plus (et une fois encore), le travail des flics. Nous apprenons par ailleurs que le dispositif était en place depuis au moins la deuxième semaine de juillet 2015.

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panorama

 

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Routeur

 

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Camera

 

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Boitier à étages

 

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Antennes

Considérations techniques

Le dispositif était sous la forme d’un boîtier rectangulaire, bruyant (ventilateurs) d’environ 40 x25x25 cm en plastique dur, branché sur secteur (sans batteries). Le boîtier présente un trou d’environ 4 cm de diamètre pour la caméra, trois câbles en sortaient au bout desquels se trouvaient deux antennes à pointe (probablement des capteurs sonores) et un troisième capteur petit et carré. A l’ouverture du boîtier, nous découvrons du matériel technologique de pointe :
• Un routeur wifi avec deux cartes SIM (Bouygues), un GPS, trois entrées cellulaires, une entrée stéréo.
• Un processeur.
• Un dispositif téléphonique avec une carte SIM Orange (ce qui signifie que les données n’étaient pas stockées mais transmises en direct).
• Une camera avec deux niveaux de zoom, commandable à distance.
• Et d’autres types de matériels que nous ne sommes pas parvenus à identifier (mais que vous trouverez sur les photos téléchargeables ci-après).

Nous mettons à disposition une certaine quantité de photos en invitant les personnes capables, à partager leurs connaissances techniques sur le sujet : 1 et 2.

Pour conclure

Ces dispositifs qui ont d’abord pour but de surveiller, ont aussi comme objectif secondaire celui de nous faire peur et de nous apprendre à nous limiter nous-mêmes. Mais cela ne marche pas. Ce ne sont ni la peur ni la répression qui déterminent nos pratiques, mais seulement nos idées. Quoi qu’il en soit, il est logique de soupçonner que ce type d’« attention » (somme toute, assez banale) touchera encore La Discordia comme tout autres lieux considérés comme subversifs par l’État.

Nous savons, par exemple, que d’autres dispositifs de surveillance ont été découverts ces dernières années dans différents endroits en France (Montreuil, Cévennes, Lille, etc.). Mais nous ne le savons que par « copinage » alors qu’il nous paraît très important de rendre ces informations publiques afin qu’elles puissent profiter à tous, plutôt que de s’enfermer dans des réflexes imbéciles et contre-productifs de panique.

Pour la DGSI et leurs amis : si vous cherchez votre matériel, vous le retrouverez, en pièces détachées, à quelques mètres de profondeur, dans le canal de l’Ourcq, au niveau de la rue de Nantes. Bonne pêche ! (on a toujours rêvé de voir des porcs (1) flotter)
Des livres, pas des flics !

Quelques participant/es à La Discordia. 
ladiscordia@riseup.net
http://ladiscordia.noblogs.org
(1) Quelques-un-es d’anarsixtrois n’ont rien contre les porcs, c’est pas sympa de les comparer aux flics :)

Nota Bene (08/10/2015) : Nous nous dissocions entièrement de la reprise de ce communiqué par des sites ou des groupes racistes/racialistes, conspirationnistes et/ou d’extrême-droite en général (comme celui, en l’occurrence, d’Alain Soral). Parfois, les ennemis de nos ennemis sont aussi nos ennemis. Concernant les journalistes : nous n’avons strictement rien à vous déclarer, car comme vous, nous avons choisi notre camp dans la guerre sociale, et ce n’est pas le même.

 

Source: nonfides

Le syndicalisme est malade. Qu’il crève. Le PCF avec.

Sur les pauvres dos-nus à Air fRance :

« La CGT condamne les agressions physiques qui ont eu lieu ce jour. »

« Nous ne jetterons pas la pierre aux dirigeants CGT qui ont participé à l’exfiltration des deux cadres en question : le rapport de forces actuel, à Air France comme ailleurs, ne permet pas au mouvement ouvrier et syndical d’assumer ce niveau d’affrontement, et il faut aussi protéger les salariés contre les représailles inévitables. » Où va la CGT ?, (« opposition » de cadavres maoïstes au sein de la CGT)

« Je condamne les violences qui ont eu lieu chez Air France. Elles sont indignes et inadmissibles. À Air France comme ailleurs, nous privilégions le dialogue pour dépasser les difficultés et combattre la violence. C’est ça le syndicalisme !  » Laurent Berger, chef de la CFDT

« Très clairement, on dénonce les actes qui se sont passé ce matin au niveau du CCE. Nous ne sommes pas venus là dans cet état d’esprit là » Farid Slimani, délégué UNSA

 

« Bien sûr les images que nous avons vues de dirigeants du groupe molestés, la chemise arrachée, sont profondément choquantes.  Et cette violence, ces agressions physiques sont absolument condamnables et ça c’est parfaitement clair. On agresse pas physiquement les gens, ce n’est pas comme ça qu’on peut faire avancer les choses. » Maurice Ulrich, l’Humanité.

 

Le WE prochain, Blizzart dans le 43 et FUCKNIVAL dans le 03

reçu par mail

kokomos

et aussi FUCKNIVAL n°10 (Désertines-03) les 9-10 octobre Avec notamment les copains de Loukanikos, GoFast……….+ d’infos : fucknival

[Guerre aux pauvres] : Action après contrôle de la CAF

Reçu par mail

Ce jeudi 1er octobre, nous sommes aller à 4 pour accompagner N. à la CAF de Lozère. Cette action fait suite à 2 contrôles domiciliaires de la CAF. Apparemment, le logiciel de traque des allocataires avait ciblé N. Le contrôleur l’accuse de ne pas avoir déclaré des cadeaux pour elle et ses enfants de la part de sa famille ainsi que « d’être enceinte en dehors de toute vie maritale » !!! La CAF lui a donc baissé son RSA et en plus prélève un trop-perçu. Après avoir parlementer pendant quelques minutes à l’accueil de la CAF de Mende, nous avons pu voir le responsable. Nous avons insisté pour avoir des explications et dénoncé la situation de traque des soi-disant fraudeurs… et la dématérialisation qui se prépare de l’avis même du responsable en
question. Après quelques réticences, la présence de plusieurs personnes et la distribution de tracts en parallèle à l’entrée a semblé peser en notre faveur. Pour l’instant, le responsable en question a pris le dossier de recours, promis de s’en occuper rapidement en faisant réexaminer le dossier par un « technicien ». Et par ailleurs, il s’est indigné des réflexions du contrôleur sur la vie maritale et de sonagressivité ! Un comble pour un responsable de la CAF ! Nous attendons donc le rétablissement des droits aux RSA de N. dès maintenant (le recours est suspensif) et une décision favorable. Nous n’avons certes pas confiance dans les paroles d’un responsable de ces administrations mais espérons que la pression (bien faible pour l’instant) que nous avons mis, permettra de résoudre la situation de N. A suivre donc.
Exploités énervés

fichier pdf tract N


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