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Archives pour novembre 2015


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[Paris] : Ni de leur Guerre, Ni de leur Paix ! (+ intro critique)

Nous nous permettons d’émettre quelques réserves sur ce texte que pourtant nous publions, son absence d’empathie (alors qu’il est signé depuis Paris, le 14 novembre…) conjuguée à la démonstration froide et clinique d’un raisonnement, nous a fait hésiter avant de le reprendre. Car tels sont les critères habituels de toute dérive idéologique qui finit toujours par tout banaliser pour arriver à une forme de relativisme, qui dans sa version la plus extrême à gauche se matérialisa dans les dérives négationnistes d’une certaine ultra-gauche, dont le véritable moteur et la matrice étaient, selon nous, le bordiguisme : archétype absolu d’une idéologie froide qui ne voit que des rouages et des boulons, là où se trouvent des individus, des souffrances et des complexités parfois difficiles à atteindre par le verbe.

Loin de nous l’idée d’accuser le ou les auteurs de ce texte (et d’autres venus ou à venir) de choses aussi graves, d’ailleurs nous en partageons la plupart des affirmations (qui, comme le remarquait un autre compagnon, auraient très bien pu être écrites il y a 30 ans, ou dans 30 ans) mais seulement de tirer une petite sonnette en rappelant ce vers quoi ce genre de chemins ont menés. Il sera toujours important de répéter, pour reprendre les exemples favoris, par exemple, d’un Gilles Dauvé (et de tant d’autres négationnistes, qui, en effet,doutent de tout), que si le supermarché et la chambre à gaz procèdent de mêmes mécanismes (ce qui reste encore à prouver), les mettre au même niveau d’atrocité, et refuser d’analyser les spécificités de chaque atrocité commise, c’est relativiser ce qui ne peut et ne doit pas l’être. Le supermarché, lui, est relativisable, et n’est pas le produit d’une entente entre des personnes pour commettre des tueries bien spécifiques, comme dans le cas de Daesh, mais aussi des nazis, ou de Saddam Hussein en 1988 contre les populations du Kurdistan Irakien.

De la même manière, tirer dans une foule compacte d’inconnus pour faire le plus de morts possibles et en tirer un état de transe n’est pas la même chose que lorsqu’un flic tire sur un jeune et le tue. Les deux sont atroces, les deux sont inacceptables. Mais, si pour des raisons idéologiques on en arrive à nous dire qu’il s’agit du même acte, de la même gravité, alors il faudra questionner cette idéologie qui finira forcement par relativiser l’inrelativisable et par expliquer le monde par des grilles de lecture et des pensées-systèmes de borgnes politiciens. Rappelons les mots de Bakounine (malgré une certaine ambivalence sur la science, mais le texte, pourtant d’une grande actualité, date de 1882… A relire ici), aux prises avec les deux pires pensées-systèmes de son époque : le marxisme autoritaire et pseudo-scientifique, et le positivisme d’Auguste Comte et ses nombreux disciples : « Ce que je prêche, c’est donc, jusqu’à un certain point, la révolte de la vie contre la science, ou plutôt contre le gouvernement de la science. Non pour détruire la science – à Dieu ne plaise ! Ce serait un crime de lèse-humanité –, mais pour la remettre à sa place, de manière à ce qu’elle ne puisse plus jamais en sortir. »

Peut-être qu’en ce week-end du 13 novembre, l’heure n’est pas au martellement de slogans sur des têtes ensanglantées. Pas alors que le sang encore chaud n’a toujours pas été nettoyé des escaliers que nous empruntons tous les jours.

Une pensée pour celles et ceux qui nous lisent et qui, ces derniers jours terribles, ont perdus de nombreux amis et amies, des collègues de travail, et leur virginité dans la terreur.

Le seul terroriste n’est pas l’Etat, il n’est que le plus équipé, mais certainement pas le plus transcendé par le gout du sang.

Mort à la democratie, mort à la théocratie. 
Ni dieux, ni maitres, ENCORE ET TOUJOURS.

 

Un compagnon de Paris,
le 15 novembre 2015.
Source intro: nonfides
« Nous devons anéantir les ennemis de la République… et déchoir de la nationalité ceux qui bafouent ce qu’est l’âme française »
Manuels Valls, Premier ministre,
14 novembre 2015.
PDF - 428.3 ko

S’il faut reconnaître une certaine continuité à la République française, c’est bien celle des assassinats de masse. De la Terreur d’Etat de 1793-94 qui a justement donné naissance au mot terrorisme jusqu’à l’écrasement des insurgés de 1848 et de ceux de la Commune de 1871 ; de la colonisation ou la déportation des Juifs permise par des fichiers antérieurs jusqu’aux massacres de manifestants algériens en 1961 en plein cœur de Paris, toutes les Républiques françaises ont massacré sans compter pour que des puissants continuent de dominer et d’exploiter tout le monde. La République française est une montagne de cadavres dont l’ordure qui en constitue le sommet n’a pu se maintenir en place qu’en écrasant ses véritables ennemis, les révoltés et les révolutionnaires qui se sont battus pour un monde de justice et de liberté. L’ « âme française », si cette connerie sans nom pouvait jamais exister, serait un placard bourré à craquer de voix criant vengeance contre les bourgeois, les politiciens, les flics, les militaires et les curés qui les ont piétinées pour asseoir leur pouvoir.

Ah, mais tout ça c’est du passé. Non ? Des décennies de participation citoyenne, d’intégration marchande et de dépossession généralisée ont-elles vraiment fait oublier à ceux qui gardent encore un brin de sensibilité, que tirer dans le tas n’est pas l’exclusivité de lointains terroristes ? Que depuis quelques années l’Etat français a fait son grand retour sur la scène internationale du terrorisme étatique, en multipliant ses attaques militaires aux quatre coins de la planète (Libye, Mali, Afghanistan, Côte d’Ivoire, Somalie, Centrafrique, Irak, Syrie) ? Le prétexte change à chaque fois, mais les raisons restent les mêmes : garder le contrôle de ressources stratégiques, gagner de nouveaux marchés et zones d’influence, préserver ses intérêts face à ses concurrents, éviter que des insurrections ne se transforment en expérimentations de liberté. Et s’il en était encore besoin, des avertissements sont même lancés pour prévenir les indolents que cette logique de guerre ne connaîtra pas de limites territoriales : la mort d’un manifestant l’an dernier à Sivens ou les corps criblés d’éclats de ceux de Notre-Dame-des-Landes et de Montabot rappellent que les grenades offensives en kaki n’hésitent pas, ici non plus, à être lancées contre des foules pour semer la terreur.

Car qu’est-ce que le terrorisme, sinon frapper dans le tas de manière indiscrimée pour tenter de préserver ou conquérir le pouvoir ? Un peu comme le font les riches en tuant et mutilant quotidiennement des millions d’êtres humains au travail au nom du fric qu’ils tirent de leur exploitation. Un peu comme le font les industriels et leurs laquais en blouses blanches en empoisonnant durablement toute vie sur terre. Un peu comme tous les Etats qui enferment et torturent à petit feu les exclus de leurs paradis marchands et les rebelles à leurs lois en les enfermant entre quatre murs pendant des années. Un peu comme ces grrrandes démocraties qui ont fait de la Méditerranée un cimetière peuplé de milliers d’indésirables ayant eu le tort de ne pas disposer du petit bout de papier adéquat. Mais la paix de l’Etat et du capitalisme est à ce prix. La paix des puissants, c’est la guerre contre les dominés, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières.

Le 13 novembre à Paris, la règle du jeu a été respectée. Qu’il se baptise islamique ou république, califat ou démocratie, l’Etat reste l’Etat, c’est-à-dire une puissance autoritaire dont la violence de masse s’applique contre tous ceux qui ne se soumettent pas à son ordre souverain. L’un des principes de tout Etat est de ne reconnaître que des sujets. Des sujets qui doivent obéir à des lois dictées d’en haut, c’est-à-dire tout le contraire d’individus libres qui peuvent s’auto-organiser sans dirigés ni dirigeants. Des bombardements de Dresde et Hiroshima jusqu’aux villages du Vietnam passés au napalm ou ceux de Syrie sous des barils de TNT, les Etats n’ont jamais hésité dans leurs sales guerres à sacrifier une partie de leur propre population, ou celles de leurs concurrents. En frappant des passants parisiens au hasard pour punir leur Etat, les petits soldats de Daech n’ont fait que reproduire l’implacable logique de leurs concurrents. Une logique terrible, aussi terrible que peut l’être tout pouvoir étatique

L’état d’urgence décrété en France depuis hier, mesure de guerre intérieure d’un gouvernement qui place le pays en adéquation avec sa politique de terrorisme international, n’est qu’un pas de plus dans la praxis de base de n’importe quel gouvernement, visant à la normalisation forcée de la vie, à sa codification institutionnelle, à sa standardisation technologique. Parce que si l’Etat regarde le futur, que voit-il ? Des cracks économiques, un chômage de masse, un épuisement des ressources, des conflits militaires internationaux, des guerres civiles, des catastrophes écologiques, des exodes de population… Il voit en somme un monde toujours plus instable, où les pauvres sont toujours plus nombreux et concentrés, un monde suintant de désespoir, qui se transforme en énorme poudrière, en proie à des tensions en tous genres (sociales, identitaires, religieuses). Un monde où l’allumage de la moindre étincelle, quelle qu’elle soit, ne doit pas être tolérée par une démocratie toujours plus totalitaire. Alors, tout comme « citoyen » est l’autre mot pour « flic », la « guerre au terrorisme » signifie avant tout la guerre contre tous ceux qui rompent les rangs du pouvoir. A tous les insoumis de la pacification sociale, à tous les déserteurs des guerres entre puissants et autoritaires, sabotons l’Union nationale…

Un mauvais sujet,
ennemi de la République et de tous les Etats

Paris, 14 novembre 2015.

[Repris d’Indy Nantes.]

L’«État islamique» fait interdire la manifestation des migrant-es demain dimanche à République

Capitaliste laïc ou théocratique esclavagiste, tout État est policier.

Pour qui en douterait, voilà où nous en sommes : Annulation du Salon des éditeurs indépendants où je devais tenir cet après-midi le stand des éditions Libertalia. Interdiction de la manifestation des réfugié(e)s de demain dimanche.

Je publie ci-après le communiqué de la personne qui avait déposé la demande de manifestation.

La position des réfugié(e)s eux-elles-mêmes n’est pas encore connue à l’instant où je mets ce texte en ligne.

Nota. Le titre de cette page est de moi

La manifestation des migrants de dimanche est interdite : l’inverse d’une réponse

Comme une cruelle et dramatique ironie c’est dans les alentours de la Place
de la République que beaucoup sont morts cette nuit. Là où le camp des
migrants avait été évacué quelques heures auparavant.

En ce jour qui se lève ce matin sur le drame nous joignons nos larmes et
notre colère à touTEs les proches des morts comme nous avons joint ces
derniers mois, ces derniers jours, nos cris, notre rage et notre énergie
avec ceux des migrantEs.

Ayant été le dépositaire légal de la manifestation prévue ce dimanche et
décidée par les migrants de République, j’ai été contacté dans la nuit par
la préfecture, puis à nouveau ce matin, me demandant d’annuler la
manifestation.

En réalité  cette manifestation, comme tout rassemblement et toute
manifestation, est interdite par la préfecture au nom de l’état d’urgence.
La préfecture m’a aussi prévenu qu’y compris un rassemblement à Gare du
Nord serait dispersé.

N’étant que le dépositaire légal de la manifestation il n’est ni de mon
pouvoir ni de ma volonté de me substituer aux migrants pour décider de ce
qu’ils feront demain. J’informe donc seulement tout le monde que cette
manifestation est interdite.

En janvier dernier nous avions été quelques unEs à refuser de communier
dans « l’union nationale » et de se joindre à la manifestation du 11 janvier*
. Nous refusions alors les réponses sécuritaires. Nous refusions toute
unité avec les bouchers de la planète, avec les racistes. Refusant toute
hiérarchie dans la compassion face au drame nous avions alors proposé à
ceux et celles qui manifestaient malgré tout et « qui le feront par
humanisme et ne partagent pas le cynisme de Hollande, Valls et Sarkozy » de
brandir des pancartes « Je suis migrantE » en rappelant que, chaque jour, en
Méditerranée autant de migrantEs mourraient que le 7 janvier dans les rues
de Paris.

Dix mois plus tard les morts sont encore plus nombreux dans les rues de
Paris. Dix mois plus tard la situation des migrants, réfugiéEs comme
sans-papiers, est, elle aussi plus catastrophique. Alors que ce devrait
être une condamnation terrible des prétendues réponses données par le
pouvoir et toutes les forces dominant cette société, les mêmes logiques
s’accélèrent : plus de police et moins de démocratie, plus de frontières et
plus de guerres là où nous aurions besoin de plus de solidarité et moins de
racisme. Au mépris des victimes d’hier, le pouvoir ne fait que préparer de
nouveaux drames.

Je serai, pour ma part, présent demain à 16H00 à Gare du Nord, pour
informer ceux et celles qui y seront de l’interdiction de tout
rassemblement et manifestation et des risques encourus.

Mais aussi pour dire que le meilleur hommage aux victimes de cette nuit
sera de continuer tous les combats pour plus de solidarité et d’égalité.
Pour une alternative aux assassins qui dirigent notre société et aux tueurs
aveugles qu’ils fabriquent.

Denis Godard, 14 novembre 2015

 

Source : lignes de force, le blog de Claude Guillon

Italie/Grèce : Arrestations suite à la manif émeutière du 1er mai 2015 à Milan

Le matin du 12 novembre a eu lieu une opération répressive pour les faits du 1er mai (manif No Expo à Milan]. Pour l’instant il est difficile d’en tirer un bilan complet, étant donné la présence de plusieurs enquêtes et le fait que l’opération a aussi eu lieu à l’étranger.

 

Il y a eu plusieurs perquisitions dans des habitations, 5 arrestations, dont 4 à Milan (et une qui n’a pas réussi : l’inculpé n’a pas été trouvé), 5 arrestations en Grèce et 3 personnes inculpées mais pas incarcérées. Les accusations sont « dévastation » et « pillage », « résistance aggravée à agent de police » et « dissimulation du visage ».

Les enquêtes, menées par la Digos [police politique italienne ; NdT], ont exploité des vidéos et des traces ADN : les flics sont donc en train d’essayer de prélever des échantillons d’ADN aux arrêtés de ce matin. Pour les arrestations à l’étranger on suppose qu’il y a eu la collaboration de l’agence répressive européenne Eurojust.


Mise à jour :

Les arrêtés sont à la prison de San Vittore (Milan).

Pour leur écrire :

Alessio Dell’Acqua
Niccolò Ripani
Edoardo Algardi
Andrea Casieri
 

C.C. San Vittore
Piazza Filangieri, 2 
20123 Milano

Les compagnons arrêtés en Grèce sont sortis avec l’obligation de pointer au commissariat 3 fois par semaine.

[Traduit de l’italien par nos soins de Informa-azione.]

 

Source: nonfides

 

Source : nonfides

Vendredi 13 aux Augustes : Au nom de l’antiterrorisme – Focus sur l’Espagne

Suite aux nouvelles opérations anti-anarchistes en Espagne (Pandora 2), une Rencontre aura lieu Vendredi 13, a 20 H aux Augustes.
Plus d’infos là : http://mars-infos.org/espagne-nouvelle-operation-405

Dans un premier temps, descriptif des différentes opérations anti-anarchistes qui ont eu lieu en Espagne ces dernières années (avec les retours d’un compagnon espagnol ).
Puis un second temps, décorticage collectif plus global où l’idée serait d’analyser les mécanismes policiers et médiatiques de l’antiterrorisme que ce soit en Espagne, en France ou dans d’autres pays.

Ce moment peut permettre d’apporter un soutien aux frais de procédure, mais surtout de se rencontrer et dans nos envies les plus ouf de s’organiser contre l’état et sa répression.

Ni coupables, ni innocentEs.

 

Pandodo

Quand la flicaille débarque chez toi la nuit.

Irruption nocturne. Il est deux heures du mat’, tout le monde dort.Malheureusement un volet n’a pas été fermé, pas barricadé. C’est la porte ouverte à toutE intrusE. Ça n’y manque pas.

Le bruit d’un carreau qui se brise à l’étage nous fait sursauter et nous réveille. Voilà que deux types s’introduisent dans la maison. Ils prennent le soin de couper le courant, sans doute pour ne pas qu’on reconnaisse leur sale gueule. La seule source de lumière reste celle de leur maglite.

A peine réveilléEs, dans le noir complet, prostréEs dans nos chambres, nos cerveaux confus et flippés tentent de capter ce qui se passe, ce qui va nous arriver et ce qu’on peut faire. Dans un vacarme l’un d’entre eux débarricade à la hâte les différents accès, tandis que l’autre s’applique à ce que personne ne sorte de sa chambre et que chacunE reste bien tranquille « Vous restez dans les chambres, ça sera mieux pour vous ». Dès que quelqu’unE d’entre-nous tente d’ouvrir la porte pour comprendre ce qu’il se passe ils nous repoussent de manière calme et sereine. De vrais pros. Pas un mot plus haut que l’autre, des gens très polis. Pour finir, l’un des deux donne des coups sur la porte d’une des chambres avec ce qui semble être une barre de fer. Cela fait un bruit violent, terrifiant, qui se répète quatre fois. Et en moins de 10 minutes les deux individus disparaissent par la porte du garage en emportant le double des clés. « C’est bon ils sont partis ! ». 

Les copains et copines sont appeléEs, touTEs débarquent aussitôt.
 Les personnes qui étaient à l’intérieur sont sous le choc. Mais ce soir le nombre fait la force. On en va touTEs de nos hypothèses. La première est tout de même celle que ce sont de sales keufs, ils en avaient la dégaine et les manières. La même sale assurance. Des sales bakeux, c’est sur ! Mais on évoque tout de même l’éventualité que ce puisse être des FAFs, des flics fafs, des fafs flics et inversement proportionnel. On pense également aux voisinEs vigilitantEs qui montent leur brigade anti-squat, et même à l’opus dei [1] mais la dernière ne tient pas la route. On se rassure, on s’inquiète aussi et surtout on est ensemble. 


Le lendemain, on guette par la fenêtre tout mouvement ou présence qui nous paraîtrait louche.
On attend le retour de la police, qui aurait eu tout le temps de préparer notre expulsion grâce à leurs repérages nocturnes. Et puis plus le temps passe plus on se dit qu’elle ne repassera pas… qu’on va pouvoir rester ici. Et on se relance dans notre quotidien. La bouffe est sur le feu, on attend avec impatience de déguster notre premier repas de la journée. A tort. Lorsque nous nous retrouvons à moitié moins, sur les coups de 16h la sale flicaille débarque. Bouclier à la main, casques vissés sur la tête, lance grenade armé et taser prêts à être utilisés. 4 camions, 3 voitures sérigraphiées soit une petite trentaine d’anti-émeute, une dizaine de bleus et une bonne dizaine de bakeux. Pour ne pas perdre de temps le serrurier est même déjà là.

Il faut savoir que les flics étaient déjà venus en nombre trois jours auparavant. Ils avaient déjà pris les preuves, étaient restés une heure avec 2 fourgons et 2 voitures prêts à agir. Ils avaient déjà très envie de nous voir à la rue. Ils étaient repartis bredouille tandis que nous hurlions notre joie par la fenêtre. Squatteureuses 1 – Flics 0. De trop courte durée. Ils n’ont pas du le supporter. L’un d’eux au moment de partir nous crie « Vive la France, je vous crache à la gueule. Allez travailler ! » Plutôt mourir que de faire leur taf !

Les keufs pénètrent assez rapidement sur les lieux. Ils ont quand même mis un petit moment avant d’enfoncer la porte du garage à gros coups de bélier. Les barricades résistent et nous laissent le temps de rassembler nos affaires persos. Plus aucun doute, les visiteurs de la nuit passée étaient de la même espèce. Des sales keufs zélés en mal d’action. Bravo, beau boulot ! L’un des condés se trahit même en disant à l’un d’entre nous : « si la police n’était pas là des gens pourraient s’introduire chez vous la nuit ». Puis tout va relativement vite. Le soutien arrive rapidement mais pas assez pour empêcher les arrestations de 5 d’entre nous. Mais fort heureusement nous avons été vite relâchéEs après une audition libre que nous avons refusée. Ils ont tout de même tenté de nous photographier et de prendre nos empreintes sans qu’il y ait de garde à vue annoncée.

Finalement, voilà… Une expulsion illégale. En bonne et du forme. Est-ce pour cela que les genTEs sont si vite sorties du comico ? Après tout comment auraient-ils pu justifier leur visite nocturne ? Quelle est d’ailleurs la raison de cette visite ? Est-ce pour nous faire peur ? Est-ce pour préparer l’expulsion du lendemain ? Ou pour la justifier ? Tant de questions sans réponses.
Encore une fois les copains, copines sont présentEs à la sortie et ça réchauffe le cœur. 

EpuiséEs pleinEs de rage nous voilà dehors.
 DéterminéEs à ce que leurs sales méthodes ne deviennent pas une habitude. Que rien ne soit passé sous silence. Plus rien ne nous étonne de la part des sbires de l’état, nous connaissons leurs pratiques et saurons nous en protéger. Leurs coups de pression n’empêcheront rien, la prochaine fois nous saurons les accueillir. Pour que la terreur change de camps, qu’une fois de temps en temps ils aient peur et ne gagnent pas si facilement. Tant qu’il y aura des maisons vides, tant qu’il y aura des expulsions, tant que la police fera son sale boulot nous continuerons de nous organiser.


Que crève l’état et la police. 


A.C.A.T

Source : IAATA

[Espagne] : La meilleure arme contre la répression, l’action directe

Compagnonnes et compagnons,
Cela fait à peu près deux ans que nous voyons comment l’État et ses forces répressives s’en prennent plus que jamais au mouvement anarchiste. De nombreux compagnon-ne-s ont été arrêté-e-s et emprisonné-e-s, des procureurs ont demandé des années de prison, appuyés par des campagnes médiatiques contre nos luttes et espaces. Tout cela n’a qu’un but : faire disparaître les idées anarchistes, obtenir, à partir de la répression, la violence, la peur et la prison ; que toute dissidence soit éliminée.

 

Ces dernières années nous avons pris la mauvaise habitude de ne subsister qu’en tant que scène, la plus grande partie du mouvement se contentant de maintenir les apparences, de maintenir la vitrine sociale par des activités et des pratiques (qui ne demandent pas beaucoup de sacrifices) qui donnaient l’impression à la société qu’il y avait une dissidence et une lutte contre l’État capitaliste (1), qui rarement se matérialisaient en quelque chose de concret.

Ainsi, ces dernières années, qui ne sont que la suite logique d’un processus qui a commencé avec la transition, il y a eu une absorption de la part de l’État démocratique et capitaliste de la plus grande partie des luttes qui se considéraient révolutionnaires. Après les avoir pacifié, les avoir transformé et empoisonné, il en a fait ses complices démocratiques de « gauche », des mouvements civiques et citoyens.

Maintenant l’État a déclaré la guerre publique et médiatique aux anarchistes, il en a fait son principal objectif et nous ne pouvons pas rester désemparés ou nous contenter de sortir des communiqués et faire des manifestations « promenades » alors qu’ils nous étouffent par des procès et la prison, alors qu’ils nous pourchassent.

Nous lançons un appel à la solidarité active avec les compagnons et compagnonnes poursuivis. Récupérons les méthodes que nous avons enterrées il y a longtemps, utilisons de nouveau l’action directe comme le meilleur outil de solidarité.

Exprimons sur les murs que la solidarité que les journalistes essaient de cacher existe toujours, boycottons [sic] et sabotons les banques qui ont condamné nos compagnonnes, expliquons à nos voisins ce que les médias ne disent pas. Utilisons notre imagination pour montrer à nos bourreaux et nos ennemis qu’après le calme vient toujours la tempête, pour retourner cette apathie qui nous accable, et parce que nous savons que la lutte est le seul chemin.

Solidarité avec les anarchistes prisonnier-e-s, que la révolte se propage, que l’étincelle illumine les nuits sombres de ce chemin.

Mort à l’État et vive l’anarchie !

À leur répression répondons par notre solidarité.
À leur violence répondons par l’action directe.
À leurs lois répondons par notre imagination.
Agis !!

Source: nonfides

(1) Note anarsixtrois : nous ne mettons jamais d’adjectif après Etat, (capitaliste, bourgeois etc) car il ne peut être que domination.

[11 Novembre] : Cycle du Cinéma Déviant, Acte 1: The Toxic Avenger

Bah non ça parlera pas de l’armée, ou des citoyen-nes qui veulent réhabiliter…

Si t’es déviant au niveau cinématographique, clique sur l’affiche y’a les infos dessus.

fichier pdf Toxic Avenger

[Madrid] : Opération Ice

six compagnons (au lieu des 5 annoncés initialement) ont été arrêtés lors de l’opération « Ice ». Deux d’entre eux ont été envoyés directement en taule. Les autres devraient sortir sous caution. Durant la matinée du vendredi 6 novembre, des compagnons se sont rassemblés en solidarité devant l’Audiencia Nacional.

 

Le 4 novembre, la brigade d’information de la police nationale de Madrid a arrêté 5 personnes, membres du groupe anarchiste « Straight Edge », accusés d’appartenance à une organisation criminelle à des fins terroristes, destructions et apologie de terrorisme.

Lors des perquisitions aux domiciles des compagnons, les flics ont mis la main sur du matériel servant selon eux à confectionner des engins explosifs, diverses quantités de poudre et de manuels pour fabriquer des bombes artisanales.

Cette énième opération policière envers le milieu anarchiste, baptisée cette fois-ci « Operacion Ice », est menée dans le cadre de l’enquête concernant l’attaque incendiaire de quatre agences bancaires de Madrid. Les flics les soupçonnent également d’être les auteurs de l’incendie d’un autre établissement bancaire et d’un centre commercial à Barcelone.

Les compagnons détenus comparaîtront devant l’Audiencia Nacional pour appartenance à une organisation criminelle à des fins terroristes, destructions et apologie de terrorisme. Quatre des compagnons arrêtés résident à Madrid, le cinquième résidant dans la municipalité madrilène de « Las Matas ».

En plus de ces 5 arrestations, les flics de la brigade d’information de Madrid ont mené plusieurs perquisitions de domiciles avec l’autorisation du Tribunal central n°3 de l’Audiencia Nacional. Lors de ces perquisitions, les flics ont trouvé de la poudre, ds mèches, des manuels pour confectionner des bombes artisanales et des engins explosifs. Les flics ont annoncé s’être aussi emparés de plusieurs documents et propagande relatifs aux Groupes Anarchistes Coordonnés (GAC), ce pourquoi plusieurs compagnons – dont Monica et Francisco – sont incarcérés.

A la suite des perquiz, les flics font le lien entre le groupe « Straight Edge » et les GAC. Cette nouvelle vague d’arrestations contre les anarchistes est la cinquième depuis l’incarcération de Monica et Francisco pour l’attaque incendiaire de la basilique « Del Pilar » de Saragosse. S’en est suivi l’opération Pandora le 16 décembre 2013, celle du 30 mars 2014 nommée opération Pinata, ainsi que celle plus récente du 28 octobre dernier (qui serait la suite de la première opération), pour laquelle une personne est incarcérée.

[Traduit à partir de la presse espagnole par Le Chat Noir Émeutier]

*****

Cinq compagnons de plus, une même lutte !

Dans la matinée du 4 novembre 2015, la brigade d’information a fait irruption aux domiciles de cinq compagnons appartenant au collectif STRAIGHT EDGE MADRID, en perquisitionnant les logements et en s’emparant un matériel du collectif. Les perquiz se sont soldées par l’arrestation de cinq compagnons qui se trouvent détenus au commissariat de Moratalaz et ils ne pourront pas parler à un avocat jusqu’au jour suivant. On s’attend à ce qu’ils comparaissent devant la justice ce vendredi.

C’est une autre opération contre le mouvement anarchiste après le deuxième épisode qui vient de se dérouler de l’Opération Pandora, où des compagnons de Barcelone (des quartiers de Graçia, de Sant Andreu et de Sants) et de Manresa ont été arrêtées pour appartenance supposée aux GAC (Groupes Anarchistes Coordonnées) et dont l’une d’elles se trouve en détention préventive.

La même année, nous avons vécu il y a quelques mois à Madrid, à Barcelone, à Palencia et à Grenade la dénommée Opération Piñata durant laquelle la même chose s’est passée : des perquisitions de domiciles et de centres sociaux qui se sont soldées par l’arrestation de 15 personnes accusées “d’appartenance à une organisation terroriste”.

Idem en décembre dernier nous avons subi la même chose lors de l’Opération Pandora : la police a fait irruption dans 14 maisons et centres sociaux et les flics ont arrêté 11 anarchistes à Barcelone, à Sabadell, à Manresa et Madrid. Nous ne pouvons pas oublier nos compagnons enfermés depuis 2013, Monica et Francisco, qui dès le début ont été envoyés en prison sous le régime F. I. E. S (déclaré illégal par leTribunal Supremo [sic ; NdT]) accusés d’avoir placé un engin explosif dans la basilique del Pilar à Saragosse, sans blesser personne. […]

Face à la répression notre solidarité est une arme.

Solidarité avec les compagnons détenus !

[Traduit de l’espagnol par Le Chat Noir Émeutier de Contra Madriz]

La Mézière (Rennes) : feu la recherche de Monsanto

Y’a d’un côté des citoyen-nes qui manifestent contre Monsanto passke ils sont méchants, et de l’autre l’action directe…

 

Incendie d’une petite station de recherche de Monsanto près de Rennes

Le Parisien, 28 Oct. 2015, 16h00

Une petite station de recherche du groupe américain de semences transgéniques et d’agrochimie Monsanto située près de Rennes a été victime d’un incendie dans la nuit de mardi à mercredi alors que ses locaux étaient vides, a-t-on appris de sources concordantes.

«  Le feu a démarré dans la partie administrative et a touché une centaine de m2 « , a-t-on indiqué au centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS). Les bâtiments, situés à La Mézière, au nord de Rennes, étaient vides et il n’y a eu aucun blessé, a-t-on précisé de même source.

«  C’est une station de recherche qui fait de la sélection de semences de maïs destiné à l’ensilage (destiné à l’alimentation du bétail, ndlr). Ce matin les dix salariés du site étaient très choqués en arrivant, car le bâtiment est fortement endommagé« , a indiqué à l’AFP le directeur des affaires institutionnelles de Monsanto France, Yann Fichet.
« Deux départs de feu ont été constatés ce qui pourrait laisser supposer une origine criminelle » du sinistre, a-t-il ajouté, soulignant néanmoins que rien n’était encore établi à ce stade. « Une enquête est en cours et nous coopérons avec les forces de police et les pompiers afin de faire toute la lumière« .
« Les activités de la dizaine de salariés sur le site ont été interrompues jusqu’à nouvel ordre« , précise par ailleurs un communiqué de Monsanto.

Pour le groupe Monsanto, la France est le marché le plus important parmi les pays d’Europe et d’Afrique du nord, qui ont représenté 13,2% de ses ventes en 2014, soit 2,2 milliards de dollars sur un chiffre d’affaires total de 15,8 milliards dans le monde.
Monsanto ne vend pas de semences transgéniques en France. Il fournit aux agriculteurs français des semences de maïs et de colza (60% de l’activité), des semences potagères (9%), ainsi que des produits phytosanitaires (30%), dont l’herbicide Roundup.


La piste criminelle reste privilégiée

« La piste criminelle est fortement privilégiée par les enquêteurs, qui n’ont pas retrouvé trace d’une origine électrique ou autre » indique un responsable à Reuters. Selon les premiers éléments de l’enquête, deux départs de feu ont été constatés par les enquêteurs, ainsi que de fortes odeurs d’essence près du bâtiment, dont les bureaux et le hall d’accueil ont subi d’importants dégâts.

(Bretagne : Une usine Monsanto incendiée, la piste criminelle privilégiée
24matins, 28 octobre 2015 à 18h28)

 
Source: cettesemaine 

[Nique la Race] Paris : Il est temps de rompre les rangs !

Bref retour sur la première initiative racialiste à prétention massive et nationale, la marche de la dignité et contre le racisme du 31 octobre 2015 à Paris, et les affiches antiracialistes qui s’y sont invitées.

 

Malgré l’élargissement tardif des signataires de l’appel à plusieurs groupes, partis et syndicats de la gauche la plus classique (PCF, NPA, Solidaires…), pas plus de quelques milliers de personnes ont manifesté hier à l’appel de la MAFED, du PIR et de plusieurs personnalités et groupes infréquentables comme les islamistes du groupe Présence et Spiritualité Musulmanes qui appelait aux « manifs pour tous » de 2013 (voir la « Lettre ouverte à ceux qui pensent que participer à la Marche-pour-la-dignité-avec-le-soutien-d’Angela-Davis n’est pas un problème » qui nomme les plus évidemment scandaleux).

Le raz-de-marée de prolétaires des quartiers populaires, qui a servi de carotte pour faire venir l’extrême gauche antiraciste ne s’est pas produit : ni les émeutiers de 2005, ni les dizaines de milliers de marcheurs de 83, ni les 15 000 grévistes des loyers Sonacotra ou les centaines de sans papiers grévistes de la faim des années 70, ni leurs potentiels homologues actuels n’ont répondu massivement à l’appel. Ont répondu présent en revanche, outre les alliés actuels du PIR, ceux-là même que leur hipster en chef, Houria Bouteldja, invective comme étant « la gauche blanche ». En effet, en lieu et place du vrai prolétariat qu’on nous a vendu, on a pu voir défiler entre autre pêle-mêle des drapeaux français, le Front de Gauche et son aile gauche, « Ensemble », le PCF, le FUIQP, Voie Prolétarienne, la JC, quelques élus appelés à scander « parlement, ta race ! », Médine et son camion (qui a servi de scène finale), divers vestiges de l’anti-impérialisme comme Europalestine et BDS, les entrepreneurs pacificateurs de banlieue de « Pas sans nous » et la négationniste Ginette Skandrani, le tout encadré par une corde et une boîte privée de sécurité (S.G.E).

Ceci dit, beaucoup des marcheurs du jour, pris dans la confusion entretenue à cet endroit, n’étaient manifestement pas très au clair sur pour qui et pourquoi ils marchaient et chacun a sans doute pu marcher derrière la bannière de cet œcuménisme racialiste en le prenant pour un fourre tout débonnaire à vocation antiraciste ou une « convergence des luttes » qui se donne l’air sympathique.

Plusieurs modalités de refus de cette première initiative racialiste à prétention massive se sont invités sur les murs de son parcours. Des énoncés critiquant le racisme et le racialisme depuis des points de vue variés mais tous dans une perspective révolutionnaire, piochés dans les textes qui circulent depuis quelques temps sur la question, ont été affichés parfois en grande taille, en hauteur, en couleur sur les murs. On pouvait y lire « Il n’y a pas de races, seulement des racistes », « capitalisme identitaire, nouvel horizon réactionnaire », « Nique la race, vive la lutte des classes »…

Ces affiches ont été recouvertes de gribouillages ou d’inscriptions (« une marche pour la dignité non blanche » y a-t-on trouvé inscrit par exemple), recouvertes, arrachées et déchiquetées avec une frénésie qui déparait avec l’ambiance pacifiée et pacificatrice de la manifestation. Ainsi, des affiches « contre les violences d’état » et des portraits de Zyed et Bouna ont été collés pour recouvrir et masquer la critique de l’offensive racialiste et ce qu’elle implique comme refus des enjeux politiques émancipateurs. Que les portraits de deux adolescents tués par la police, sur le visage desquels on peut encore lire la soif de vivre avec inscrit « on n’oublie pas » soient utilisés à cette fin est particulièrement choquant et abject. C’est aussi parce que ces morts et les émeutes de 2005 sont restés dans nos mémoires que ces affiches ont été collées.

Il est particulièrement scandaleux que cette « marche de la dignité » cherche à inscrire les émeutes de 2005 dans son sillage, vu l’union sacré des pacificateurs, religieux, politiciens, élus et communautaristes associatifs qui y ont appelé et qui y ont défilé. On cherche non seulement à identitariser la conflictualité sociale mais aussi à enrégimenter la révolte dans le communautarisme, la politique de la cogestion et la race. Plus encore qu’une simple entreprise de récupération, ce défilé contenait aussi la mise en scène d’un enterrement de 3éme classe de ce que les émeutes de 2005 peuvent contenir de force, de promesses et de menaces contre les différents ordres établis.

Ceux qui étaient là « pour voir » ou qui, malgré ce qui avait été annoncé, en espéraient autre chose ont donc eu le loisir de se faire un avis. A partir de là, continuer à fermer les yeux sur l’avancée de la dynamique racialisatrice et ne pas s’y opposer n’est plus défendable autrement que comme un choix politique assumé. Chacun sait bien que, dans nombre de groupes qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à cette initiative, des oppositions en interne se sont déjà exprimées : la racialisation est un combat pour lequel tout le monde ne se bat pas la fleur au fusil.

Il est temps de rompre les rangs de la racialisation !
La lutte continue.

[Repris d’Indy Nantes.]

PCF :  Voir d’autres articles récents contre toute forme de racisme-racialisme- »racisation ».


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