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Archives pour décembre 2015

[Comme chaque année jusqu'à ce] Que crève le vieux monde

Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !
La voix claire de l’enfant et la voix cassé du vieillard entonnent la même ballade : la ballade des vœux et souhaits.
L’ouvrier à son patron, le débiteur à son créancier, le locataire à son propriétaire disent la ritournelle de la bonne et heureuse année. Le pauvre et la pauvresse s’en vont par les rues chanter la complainte de la longue vie.

 

Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !

Il faut que l’on rie ! Il faut que l’on se réjouisse. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les lèvres laissent échapper les meilleurs souhaits. Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie.

C’est le jour du mensonge officiel, de l’hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C’est le jour du vernis et du convenu.

Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparent, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie.

Dans la curée âpre des appétits, c’est l’armistice, c’est la trêve. Dans l’âpre curée des batailles, c’est le jour de l’an.

On entend l’écho qui répète la voix du canon et qui redit le sifflet de l’usine. La mitrailleuse fume encore et encore ; la chaudière laisse échapper la vapeur. L’ambulance regorge de blessés et l’hôpital refuse des malades. L’obus a ouvert ce ventre et la machine à couper ce bras. Les crimes des mères, les pleurs des enfants font retentir à nos oreilles l’affreuse mélodie de la douleur, toujours la même.

Le drapeau blanc flotte : c’est l’armistice, c’est la trêve, pour une heure et pour un jour, les mains se tendent, les faces se sourient, les lèvres bégaient des mot d’amitié : ricanements d’hypocrisie et de mensonges.

Bonne vie à toi, propriétaire ? qui me jettera sur le pavé de la ville sans t’occuper du froid ou de l’averse…

Bonne vie à toi patron ? qui me diminua ces jours derniers, parce que faiblissait mon corps après la dure maladie que je contractai à ton service…

Bonne vie, bonne vie à tous ! boulangers, épiciers, débitants qui enserriez ma misère de vos péages honteux et qui teniez commerce de chacun de mes besoins, de chacun de mes désirs.

Et bonne vie et bonne santé à tous, mâles et femelles, lâchés à travers la civilisation : bonne année à toi, l’ouvrier honnête ? à toi, maquereau régulier ? à toi, catalogué du mariage ? à toi, inscrit aux livres de police ? à vous tous dont chacun des gestes, chacun des pas est un geste et un pas contre ma liberté, contre mon individualité ?

Ah ! Ah ! bonne vie et bonne santé ?

Vous voulez des vœux, en voilà : que crève le propriétaire qui détient la place où j’étend mes membres et qui me vend l’air que je respire !
Que crève le patron qui, de longues heures, fait passer la charrue de ses exigences sur le champ de mon corps.

Que crèvent ces loups âpres à la curée qui prélèvent la dîme sur mon coucher, mon repos, mes besoins, trompant mon esprit et empoisonnant mon corps !

Que crèvent les catalogués de tous sexes avec qui les désirs humains ne se satisfont que contre promesses, fidélités, argent ou platitudes !

Que crève l’officier qui commande le meurtre et le soldat qui lui obéit ; que crève le député qui fait la loi et l’électeur qui fait le député !

Que crève le riche qui s’accapare une si large part du butin social ! mais que crève surtout l’imbécile qui prépare sa pâtée.

Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !

Regardez autour de vous. Vous sentez plus vivant que jamais le mensonge social. Le plus simple d’entre vous devine partout l’hypocrisie gluante des rapports sociaux. Le faux apparaît à tout pas. Ce jour-là, c’est la répétition d tous les autres jours de l’an. La vie actuelle n’est faite que de mensonge et de leurre. Les hommes sont en perpétuelle bataille. Les pauvres se baladent du sourire de la concierge au rictus du bistrot et les riches de l’obséquiosité du laquais aux flatteries de la courtisane. Face glabres et masques de joie.

La caresse de la putain a comme équivalent le sourire de la femme mariée. Et la défense du maquereau est pareille à la protection de l’époux. Truquages et intérêts.

Pour que nous puissions chanter la vie, un jour, en toute vérité, il faut, disons-le bien hautement, laisser le convenu et faire un âpre souhait : que crève le vieux monde avec son hypocrisie, sa morale, ses préjugés qui empoisonnent l’air et empêchent de respirer. Que les hommes décident tout à coup de dire ce qu’ils pensent.

Faisons un jour de l’an où l’on ne se fera pas de vœux et de souhaits mensongers, mais où, au contraire, on videra sa pensée à la face de tous.

Ce jour-là, les hommes comprendront qu’il n’est véritablement pas possible de vivre dans une pareille atmosphère de lute et d’antagonismes.

Ils chercheront à vivre d’autre façon. Ils voudront connaître les idées, les choses et les hommes qui les empêchent de venir à plus de bonheur.

La propriété, la patrie, les dieux, l’honneur courront risque d’être jetés à l’égout avec ceux qui vivent de ces puanteurs. Et sera universel ce souhait qui semble si méchant et qui est pourtant rempli de douceur : que crève le vieux monde !

Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparent, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie

Dans la curée âpre des appétits, c’est l’armistice, c’est la trêve. Dans l’âpre curée des batailles, c’est le jour de l’an.

On entend l’écho qui répète la voix du canon et qui redit le sifflet de l’usine. La mitrailleuse fume encore et encore ; la chaudière laisse échapper la vapeur. L’ambulance regorge de blessés et l’hôpital refuse des malades. L’obus a ouvert ce ventre et la machine à couper ce bras. Les crimes des mères, les pleurs des enfants font retentir à nos oreilles l’affreuse mélodie de la douleur, toujours la même.

Le drapeau blanc flotte : c’est l’armistice, c’est la trêve, pour une heure et pour un jour, les mains se tendent, les faces se sourient, les lèvres bégaient des mot d’amitié : ricanements d’hypocrisie et de mensonges.

Bonne vie à toi, propriétaire ? qui me jettera sur le pavé de la ville sans t’occuper du froid ou de l’averse…

Bonne vie à toi patron ? qui me diminua ces jours derniers, parce que faiblissait mon corps après la dure maladie que je contractai à ton service…

Bonne vie, bonne vie à tous ! boulangers, épiciers, débitants qui enserriez ma misère de vos péages honteux et qui teniez commerce de chacun de mes besoins, de chacun de mes désirs.

Et bonne vie et bonne santé à tous, mâles et femelles, lâchés à travers la civilisation : bonne année à toi, l’ouvrier honnête ? à toi, maquereau régulier ? à toi, catalogué du mariage ? à toi, inscrit aux livres de police ? à vous tous dont chacun des gestes, chacun des pas est un geste et un pas contre ma liberté, contre mon individualité ?

Ah ! Ah ! bonne vie et bonne santé ?

Vous voulez des vœux, en voilà : que crève le propriétaire qui détient la place où j’étend mes membres et qui me vend l’air que je respire !

Que crève le patron qui, de longues heures, fait passer la charrue de ses exigences sur le champ de mon corps.

Que crèvent ces loups âpres à la curée qui prélèvent la dîme sur mon coucher, mon repos, mes besoins, trompant mon esprit et empoisonnant mon corps !

Que crèvent les catalogués de tous sexes avec qui les désirs humains ne se satisfont que contre promesses, fidélités, argent ou platitudes !

Que crève l’officier qui commande le meurtre et le soldat qui lui obéit ; que crève le député qui fait la loi et l’électeur qui fait le député !

Que crève le riche qui s’accapare une si large part du butin social ! mais que crève surtout l’imbécile qui prépare sa pâtée.

Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !

Regardez autour de vous. Vous sentez plus vivant que jamais le mensonge social. Le plus simple d’entre vous devine partout l’hypocrisie gluante des rapports sociaux. Le faux apparaît à tout pas. Ce jour-là, c’est la répétition d tous les autres jours de l’an. La vie actuelle n’est faite que de mensonge et de leurre. Les hommes sont en perpétuelle bataille. Les pauvres se baladent du sourire de la concierge au rictus du bistrot et les riches de l’obséquiosité du laquais aux flatteries de la courtisane. Face glabres et masques de joie.

La caresse de la putain a comme équivalent le sourire de la femme mariée. Et la défense du maquereau est pareille à la protection de l’époux. Truquages et intérêts.

Pour que nous puissions chanter la vie, un jour, en toute vérité, il faut, disons-le bien hautement, laisser le convenu et faire un âpre souhait : que crève le vieux monde avec son hypocrisie, sa morale, ses préjugés qui empoisonnent l’air et empêchent de respirer. Que les hommes décident tout à coup de dire ce qu’ils pensent.

Faisons un jour de l’an où l’on ne se fera pas de vœux et de souhaits mensongers, mais où, au contraire, on videra sa pensée à la face de tous.

Ce jour-là, les hommes comprendront qu’il n’est véritablement pas possible de vivre dans une pareille atmosphère de lutte et d’antagonismes.

Ils chercheront à vivre d’autre façon. Ils voudront connaître les idées, les choses et les hommes qui les empêchent de venir à plus de bonheur.

La propriété, la patrie, les dieux, l’honneur courront risque d’être jetés à l’égout avec ceux qui vivent de ces puanteurs. Et sera universel ce souhait qui semble si méchant et qui est pourtant rempli de douceur : que crève le vieux monde !

Albert Libertad 
in L’anarchie, n°90, 27 décembre 1906.

[Grèce]: Texte du Réseau de Prisonniers en Lutte pour le procès des matons accusés du meurtre d’Ilias Kareli

Aujourd’hui [le 16 décembre 2015], a débuté le procès des treize matons et du directeur d’alors de la prison de Nigrita Serres pour le meurtre par torture du détenu Ilias Kareli. En mars 2014, cette bande de lâches humanoïdes dont il advient qu’ils avaient un peu de pouvoir, a torturé et tué un homme enchaîné. Ilias Kareli faisait face à la vengeance d’un système, lequel l’avait condamné à de nombreuses années d’enfermement, comme la majorité des détenus, le privant de tout espoir de vie. Choisissant le chemin personnel de la révolte, dans un acte de désespoir, il a chambardé l’apathie qui règne dans les prisons et a retourné un peu de la violence que nous tous subissons dans les établissements pénitentiaires de leur démocratie.

 

Le 25 mars, il a plongé un morceau de ferraille dans le cou de celui qui enfermait sans remords ni vergogne des hommes derrière les barreaux, le détesté sergent Tsironis. Cet événement a attristé et enragé ceux qui se réjouissent lorsque les couteaux sont utilisés par un prisonnier contre un autre. Kareli a dérangé le calme factice du quotidien barbare, mais il l’a fait seul et désavantagé, en conséquence de quoi la foule des matons a pu déployer sa rage assassine, pensant une fois de plus qu’elle s’en sortirait intouchée.

S’il n’avait pas succombé, toute la scène de la torture et de l’humiliation serait probablement restée dans l’ombre, comme tant et tant d’autres, particulièrement pour des prisonniers qui sont, du fait de leur position sociale et de classe, relégués aux « objets oubliés ». Mais le zèle fou des tortionnaires impliqués était tel qu’il a conduit à sa mort, et le sujet fit objet d’actualité. C’est pour les yeux du monde et surtout pour prévenir des troubles dans les prisons que les coupables ont été amenés face à cette si fameuse justice. Cette même justice renommée a permis à ces salopards d’être aujourd’hui en liberté, quand tant de pauvres diables restent en prison pendant des années pour des délits insignifiants.

Nous voulons clarifier que nous n’avons aucune confiance dans leur justice, laquelle a montré d’innombrables fois combien elle protège ses enfants. Ceux-ci, comme d’autres assassins étatiques par le passé, s’en tireront à bon compte.

De plus, l’incarcération de quiconque, même de tels humanoïdes ou du dernier des fascistes, ne pourra être en accord avec nos valeurs. Les réponses à de tels événements ne sont pas données par le biais des lois, mais par les chemins de la lutte multiforme.

Les noms des matons accusés : Constantinos Chochtoulas, Ar. Ballios, Al. Laliotis. St. Karagiannis, Ch. Konsolidis, G. Papas, G. Kakos, T. Alexandridis, N. Anastasiadis, E. Pablianas, E. Anagnostopoulos, An. Staboulis, T. Moustakas. Ath. Tousios.

Réseau de Prisonniers en Lutte.

NdT : Le procès a été reporté et reprendra le 4 janvier 2016.

[Traduit du grec par nos soins d’Indymedia Athenes.]

P.-S.

D’autres textes du Réseau de Prisonniers en Lutte sont disponibles ici.

Source: nonfides

[Genève] : Emeute contre ce monde de riches

Récit d’un défilé visant à se réapproprier la rue par l’action directe

Tribune de Genève, 20.12.2015, 17h42

Le but de la manifestation était d’occuper la rue de manière forte. Les casseurs ont pris le dessus, les dégâts sont considérables. Le monde culturel genevois condamne.

Sur les affiches et flyers, le lieu du rendez-vous : une « Sauvage », ce samedi, à 22 h, dans le parc des Cropettes. Concert ? Rassemblement ? Manifestation ? Les trois à la fois, assortis d’un mot d’ordre non signé : « Nous prenons la rue car elle se passe volontiers des subventions qui servent maintenant à faire chanter les lieux de culture alternative. » Les participants sont nombreux à venir au rendez-vous. Les premiers ont amené de la musique, les suivants arrivent en bande organisée avec du matériel pour repeindre la ville. Ils ont le visage masqué, leur propre service d’ordre et la présence des photographes n’est pas tolérée dans leur périmètre.

Les tracts distribués sur l’herbe récapitulent les « conseils utiles à connaître en cas d’arrestation ». Une bonne cinquantaine de participants déboulent avec leur tenue et panoplie émeutières. Ni contrôle ni fouille aux abords du parc. Les gendarmes étaient plus zélés, une semaine plus tôt, au départ du picoulet des collégiens…

« On est vénère »

Malgré la sono embarquée, l’ambiance n’a rien de particulièrement festif. On pose la question : « Vous êtes qui ? » Réponse : « Des gens en colère ! » Elle se lit sur la banderole : « Culture de lutte, Maudet culbute. » Elle se voit dans la démarche, déterminée et frondeuse. A 22 h 30, les manifestants se mettent en mouvement. Ils sont près de 500 à descendre vers la gare en empruntant le passage des Alpes. Les tagueurs ont sorti bombes et pochoirs. Ils se chauffent sur les murs, avant de s’attaquer aux enseignes de Cornavin. En quelques minutes, la façade est relookée à hauteur d’homme et le mobilier urbain marqué au spray. Comme les caméras de vidéosurveillance, méthodiquement neutralisées par des individus doués pour l’escalade. Les écrans, dans les salles de contrôle, virent au noir.

Les slogans ne cherchent pas la rime. « On est vénère », cela se lit à chaque coin de rue. Une odeur de peinture fraîche permet de suivre la manif qui avance sans se retourner. Les déprédations montent d’un cran à l’approche de Bel-Air. On cible les banques, les bijouteries, les commerces de luxe ; les vitres blindées sont négociées au marteau. La Corraterie en prend pour son grade, les alarmes effraction se déclenchent en plusieurs endroits.

Nulle présence policière jusque-là. Tout au plus un fourgon de gendarmerie à l’entrée des Rues-Basses, deux autres au bas de la Treille. Les accès à la Vieille-Ville sont barrés. Pas le parvis du musée Rath, investi par une brève performance d’artistes ; encore moins les marches du Grand Théâtre. En moins de deux minutes, la façade de l’opéra change de couleur. Des projections de peinture en grande quantité. Souillures XXL. Le résultat est spectaculaire.

Les meneurs cherchent la confrontation

On approche de minuit. Les manifestants ont investi Plainpalais, remontent l’avenue du Mail jusqu’à la rue de l’Ecole-de-Médecine. Du monde partout. Et une détermination qui ne fléchit pas au moment de redescendre le boulevard Carl-Vogt en direction de l’Hôtel de Police. La vitrine d’un magasin spécialisé dans la vente de matériel de sécurité ne résiste pas aux coups. Les présentoirs sont dépouillés de leurs accessoires, des mains se servent dans la coutellerie et un mannequin est démembré sur le trottoir.

En tête, les meneurs cherchent la confrontation. Ils la trouvent : les forces de l’ordre font barrage devant la Maison de quartier de la Jonction. Ils ont sorti leur canon à eau antiémeute. Les ultras vont au contact, jettent des projectiles, certains inflammables, avant de battre en retraite en se repliant sur l’avenue Sainte-Clotilde. La manif commence à s’essouffler. Elle signe ses derniers tags colériques sur les murs de la rue des Bains, brise une ultime enseigne, traverse la place des Volontaires et retourne aux Cropettes. Les plus actifs se débarrassent de leurs survêtements en les brûlant sur la passerelle des Lavandières ou en les jetant dans le Rhône. Ils respectent les conseils écrits d’avant manif : « Surtout, n’abandonne pas tes affaires n’importe où. La police genevoise adore les prélèvements d’empreintes et d’ADN. »

Les traces restantes seront surtout pour les vitriers et les assureurs. Pendant 90 minutes et sans temps mort, 500 personnes, majoritairement pacifistes, ont exprimé leur mécontentement social et culturel. « C’est la réponse nocturne à l’arrogance des politiques », lâche une participante qui soutient la cause à défaut de défendre le passage à l’action directe d’une cinquantaine d’entre eux.


Une manifestation sauvage dégénère et crée le malaise

TDG, 20.12.2015, 21h43

Parmi les 500 participants, une cinquantaine ont commis de nombreuses déprédations. La police est accusée d’avoir sous-estimé l’événement.

Genève craignait un acte terroriste. Le chaos est venu samedi soir d’une frange d’extrémistes suisses anarchistes et anticapitalistes animés par le désir de défier l’Etat. Leurs tags ont souillé une multitude de façades. Les banques n’ont pas seulement été visées. Les déprédations les plus spectaculaires concernent le Grand Théâtre, dont l’entrée a été maculée de peinture. Une vingtaine de vitrines ont été brisées, dont celle du commerce du député MCG Eric Stauffer, malmené sur place. Ces débordements vont coûter cher, et pas seulement en termes financiers. Beaucoup de questions se posent.

Qui se cache derrière cette action ?

Tout est parti d’un rassemblement sauvage, annoncé depuis au moins une semaine sur le site Internet Renversé, organisé dans le but de défendre la culture alternative. Par qui ? Mystère. L’Usine, haut lieu genevois de la culture alternative, engagée dans un combat contre l’Etat pour défendre sa singularité, conteste toute implication (lire ci-contre). Le mouvement La Culture lutte affirme de son côté dans un communiqué que son nom a été utilisé à tort par des manifestants. Il condamne d’ailleurs les déprédations. Le rendez-vous s’est transformé en manifestation à laquelle une cinquantaine de personnes vêtues de noir, masquées, se sont mêlées, prêtes à en découdre avec la police. Leurs propos et leurs écrits sur les murs laissent penser que certaines venaient de Suisse alémanique.

Que visaient les perturbateurs ?

Des messages anticapitalistes, antiriches, antipoliciers, anti-Maudet (ministre de la Sécurité et de l’Economie), bref anti-système ont maculé les façades. Le Grand Théâtre, symbole d’une culture traditionnelle, en a pris pour son grade. Le magasin d’e-cigarettes du député MCG Eric Stauffer, peu tendre avec l’Usine, visé à moult reprises ces derniers mois, a cette fois été carrément saccagé et pillé. « Quand j’ai vu les images en direct des casseurs, grâce à un système d’alarme, j’ai appelé le 117 et on m’a dit qu’on n’enverrait pas de patrouille ! Alors j’ai voulu aller sur place. On m’a répondu : faites comme vous voulez. Puis on m’a rappelé pour me décourager d’y aller, raconte Eric Stauffer. Je m’y suis rendu. Je me suis tout à coup retrouvé entouré de plus d’une centaine de personnes. Trois policiers présents sont repartis. J’ai dû faire face seul à cette situation pendant une vingtaine de minutes. Je ne pouvais pas partir. J’ai pris des projectiles. J’ai vu une personne près de moi tomber à terre et se faire frapper. J’ai chopé un manifestant que j’ai couché sur le trottoir. » Il a fallu que la brigade d’intervention accoure pour l’extraire des lieux.

Encore choqué, le député, qui compte déposer une plainte, critique à tout-va. Il dénonce le manque de réactivité de la police et la faiblesse de Pierre Maudet face à l’Usine, qu’il considère comme responsable de ces débordements.

La police a-t-elle agi correctement ?

Genève a déjà connu des nuits agitées laissant des traces. Mais cette action coup-de-poing tombe mal. Elle survient alors que toutes les forces de l’ordre sont sur les dents, mobilisées face à une menace terroriste plus prégnante depuis le 9 décembre. A-t-on alors sous-estimé l’impact de ce rassemblement sauvage ? « J’attends les explications de la police sur les circonstances de ce débordement inadmissible », a réagi hier matin Pierre Maudet sur notre site Internet, « furieux et scandalisé par ce saccage ». La cheffe de la police Monica Bonfanti affirme que ses troupes n’ont pas été débordées. Et elle défend la doctrine d’engagement en matière de maintien de l’ordre, propre à toutes les polices suisses.

Quel est le bilan humain et matériel ?

Le bilan n’est pas définitif. Pour l’heure, deux policiers ont été légèrement blessés. Y aurait-il eu d’autres victimes, comme le suggère Eric Stauffer ? Pas de confirmation officielle à ce stade de la part de la police. Celle-ci fera le compte ces prochains jours du nombre de plaintes déposées notamment pour déprédations. « Aux dernières estimations, une vingtaine de vitrines ont été cassées », indique en tout cas le porte-parole de la police, Jean-Philippe Brandt. « Les dégâts n’ont pas encore pu être chiffrés, mais ils se montent à plusieurs dizaines de milliers de francs. »

Le dégât d’image pour le canton, lui, ne se calcule pas. Quant aux conséquences politiques de cette affaire, elles risquent d’être lourdes.

 
[Genève] : Emeute contre ce monde de riches 0-61-10c44-93b461-258-d1d76-25b242-179-5352d-049033-122-0ca51-c7eca4-76-26834-ef80b5-72-4e8d2-39f6b6-56-c7838-d541f7-45-2bfe1-268989-25-d7046-eb67510-28-72b90-a316411-24-aceea-1dc7e13-7-1d521-ec64714-6-9e874-f748615-10-f4959-bc6ae16-8-9d8e4-f72a217-6-31390-e009f18-7-153e8-cadb719-4-ee639-ad77b 

Source: cettesemaine

………

« Anarchy is coming in, if you know we live to win » Motorhead, Live to win

 

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Et lisez les paroles :

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Idée recette : Comment accommoder le banquier à la mode d’Athènes

A toutes celles et ceux qui se demandent, en ces magnifiques périodes de fêtes marquées par le magie de noël, comment accommoder le banquier pour le repas de la nativité, quelques compagnons grecs nous offrent une idée-recette facile et modeste, que chacun pourra reproduire à loisir sur place ou à emporter.

 

Pour réaliser ce bijou de nos terroirs, voici les ingrédients : Quelques marteaux, des casques, des habits épais, quelques connaissances basiques des sports de combat (ou de la rage concentrée) et quelques repérages pour savoir par où aller et venir.

Suggestion de présentation :

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Montrons que nous aussi, nos régions ont du talent.

P.-S.

Et R.I.P les bureaux athéniens de Tiresias (Cette administration très spéciale recense dans une immense base de données, la liste des emprunteurs insolvables de façon à les expulser de leur logement et à saisir leurs biens, notamment depuis la récente réforme du code civil deTsipras/Syriza).

[Que crève le vieux monde] : La légende de Noël dédiée aux petits-enfants de l’an 3000 (ou plus)

[Que crève le vieux monde] : La légende de Noël dédiée aux petits-enfants de l’an 3000 (ou plus) arton466-36485Par Albert Libertad (24-30 décembre 1899)

Il était une fois, il y a bien longtemps de cela, vers l’an 1900, un gros amas de pierres et de boue que les naturels d’alors appelaient Paris.

Il était une fois, il y a bien longtemps de cela, vers l’an 1900, un gros amas de pierres et de boue que les naturels d’alors appelaient Paris.
C’était la capitale d’un pays favorisé par un climat tempéré et où les céréales, les vignobles, les plus beaux fruits poussaient en abondance.
En s’approchant de ces amas de pierres, vainquant les odeurs pestilentielles qui s’en dégageaient, on le voyait sillonné de voies de toute sortes : les unes larges, bondées de belles maisons ; les autres, étroites, avec, de chaque côté, rangées et serrées, des maisons aux allures de souricières.
Ce jour-là, l’année se terminait ; c’était fête par cette ville, mais la nature paraissait bouder et la neige tombait à gros flocons.
Malgré cela, tout le long des rues, les magasins jetaient des flots de lumière et les yeux étaient attirés par des amas de victuailles bizarrement achalandés.

 

Les promeneurs, les acheteurs étaient nombreux : les uns, recouverts de chaudes fourrures, allaient riant béats, se moquant de la froidure ; les autres, au contraire, marchaient craintivement, ils étaient recouverts de loques, au travers desquelles se dessinaient leurs os ou se montraient leur chairs.
De temps en temps, les seconds prenaient devers les premiers des attitudes suppliantes, que vous ne connaissez pas, chers enfants, mais qui consistaient à tendre la main en prononçant des paroles sans suite, d’un ton dolent. Ils demandaient l’aumône, c’est-à-dire qu’ils priaient les heureux de leur donner une part de leur superflu afin de pouvoir acquérir du nécessaire pour eux et leurs enfants.
Les trois quarts des bien-vêtus passaient indifférents ; d’autres, parcimonieusement, cherchaient en leur poche la plus petite offrande pour leur donner.
Quand les loqueteux se montraient trop entreprenants, des hommes habillés tous de même sorte, bien chaudement, les rudoyaient et les chassaient des larges voies ; quelquefois même ils les emmenaient après leur avoir mis des chaînes aux mains.
Et il y avait, en même temps, si peu d’humanité, si peu de respect de la dignité humaine, que les gens bien vêtus faisaient cercle et jetaient des lazzis aux pauvres hères ainsi traités, et que les mal-vêtus courbaient la tête, effaçaient leurs épaules, tâchant de faire oublier leur crime d’être pauvres en acquiesçant aux actes des hommes en uniforme.
Ces derniers s’appelaient des agents de la force publique, on les entretenait gros et gras ; ils avaient mission de défendre les bien-vêtus, les bien-nourris, contre les loqueteux, les miséreux. Ils étaient, ce qui vous étonnera, de cette classe si malheureuse.
Mais nous causons beaucoup sans entrer dans le sujet.
Une femme était perdue dans cette foule. La souffrance se lisait sur ses traits, et la misère sur les pauvres hardes qui la recouvraient. Mais en l’examinant, on la sentais jeune, on la voyait belle.
Mainte fois sa main avait dessiné le geste de l’aumône, jamais elle n’avait eu la force de terminer. Une fierté dernière rayonnait en ses yeux, tout son être se révoltait contre l’avilissement, la supplication.
Souvent déjà des bien-vêtus l’avaient coudoyée et lui avaient jeté des appels grossiers et, comme elle s’attardait devant un étalage garni de mets succulents et tentateurs, elle sentit dans son cou l’haleine chaude d’un homme qui lui soufflait : « Si tu veux monter, la chambre et la pièce ronde. »
C’est à peine, chers enfants, si vous osez comprendre ces paroles, tant elles vous paraissent surprenantes. La dignité de la femme, son libre choix, en ces temps barbares, n’étaient pas plus respectés que la dignité et la liberté humaine. La beauté, la grâce, la jeunesse des femmes pauvres étaient achetées par les bien-vêtus, les riches. Nul de leurs goûts n’était respecté et les plus vieux, les plus laids à fourrures avaient, presque pour un morceau de pain, les plus jeunes et les plus jolies femmes.
On affectait alors une plus grande morale et une grande pudeur et nos unions libres de maintenant étaient fort bannies : l’amour se faisait toujours par intermédiaires, ou se vendait en des marchés spéciaux.
Notre pauvre inconnue rougit, se retourna. L’homme était vieux, il était laid, des yeux enfoncés dans la graisse de ses joues, deux ou trois mentons, un gros ventre…Ô sa jeunesse à ce vieillard, à ce laid jouisseur. Elle hésita, puis parut sur son beau visage une contraction, elle haussa les épaules…elle accepta.
Elle suivit l’homme dans un hôtel, en quelque rue voisine de la grande artère. Et dans une chambre banale où se sentaient les ruts vénaux, elle vendit son corps aux caresses bestiales du passant.
Satisfait, l’homme s’en allait à d’autres plaisirs. Elle devant l’hôtel, regardait la « pièce ronde » comme égarée, puis elle se ressaisit. L’acte qu’elle venait de commettre, c’était pour ce métal. Ce métal, c’était du pain pour l’enfant qui avait faim ; ce métal c’était du charbon, pour l’enfant qui avait froid…pour son enfant, là-bas, dans la mansarde.
Elle entra en coup de vent, dans un magasin où s’étalait le pain doré sous toutes ses formes. Des servantes qui s’empressaient près des bien-vêtus, la dévisagèrent soupçonneusement : « Une livre de pain, s’il vous plait. » Car le pain, chers enfants, cette indispensable nourriture, se vendait ainsi que tout. On la servit et, heureuse d’avoir du pain à elle, la pauvresse, elle jeta la pièce sur le comptoir. Elle rendit un son mat…Une voix méchante disait : « fausse, il faut pas nous la faire, ma petite. » Des mains brutales lui arrachaient le pain et la poussaient dehors.
Elle compris : elle avait été volée, trompée. Le sacrifice dernier de la mère pour l’enfant avait été inutile. Des injures venaient à sa bouche contre le goulu qui avait mangé sa chair, respiré sa jeunesse, sans vouloir lui laisser une bride de son bien-être.
Mais sa tête vite se courba, de grosses larmes coulèrent le long de ses joues ; découragée, lasse, elle prit le chemin des voies étroites, des maisons noires, laissant loin derrière elle le quartier de luxe et de pléthore.
Et, dans la plus étroite rue, devant la plus noire maison, elle s’arrêta, elle suivit une longue allée, monta l’escalier, et, tout en haut, retenant sa respiration, doucement elle ouvrit la porte de se chambre.
Ô l’affreuse mansarde, ô le noir taudis. Par terre un matelas sur lequel deux ou trois sacs étaient jetés, tout près une table aux planches mal jointes, un fourneau dont les trois trous béants semblaient jeter du froid, une malle grise en un coin et c’était tout. Un jour blafard se glissait par une lucarne dont la vitre cassée laissait souffler la bise.
C’était tout, disions-nous ? Non. Dans un coin, jetant presque une note gaie, un berceau. Dans ce berceau tout l’amour maternel se dessinait vainqueur ; des milles riens embellissaient ce nid. Un enfant de cinq ou six ans y reposait.
Le premier regard de la femme fut pour lui. Hélas !elle rentrait comme elle était partie, les mains vides, pas de pain, pas de bois, c’était la mort, l’inévitable mort. Sa mort, celle du chérubin, de cet avenir. Ses yeux ruisselèrent de larmes, elle s’approcha à pas lent du berceau. Ô ironie, l’enfant en son rêve, souriait à la vue de quelque lointain paradis, du vôtre, ô chers enfants.
Alors, elle retint son souffle, mais un désir de baiser cette chair innocente, cette chair de sa chair, naquit, impérieux, et elle posa ses lèvres sur le front de l’enfant.
Celui-ci ouvrit lentement ses grands yeux encore plein de joie extatique, les jeta sur sa mère en larmes, sur la table vide, sur le poêle éteint, et tout triste : « Ô maman !ce n’était qu’un rêve…mais quel beau rêve ! Nous n’avions plus faim…Nous n’avions plus froid…jamais. »

Albert Libertad.

Source: nonfides

Un lieu de vie, de partage et tant d’autres choses.

transmis par les copains de la CLAB (Collectif Libertaire Auvergne Bourbonnais)

lu sur MontluçonAntifa

 

C’est ce que nous voulons ! C’est ce que nous faisons !

L’esprit est évidemment libertaire.

Il y aura une bibliothèque, c’est acté, et nous commençons l’aménagement mardi 29 après-midi.
A ce propos, les bonnes volontés sont les bienvenues. Bricoleurs, étagères, peinture et évidemment livres ou autres fanzines, drôles, engagés bien sûr mais pas seulement. On n’y trouvera surement pas le club des 5 ou la série des Martine à la plage mais sait-on jamais !

Très vite derrière arrivera la conception d’un journal et à ce propos nous cherchons un bon titre. Nous avons un peu de mal à être d’accord. Si vous avez une bonne idée, partagez-la. Ce journal abordera des faits de société, dans l’Allier mais aussi ailleurs. Il parlera de la programmation du lieu mais pas seulement. Là aussi, rien d’exhaustif, chaque idée est bonne à prendre.

Il n’y a rien à gagner si l’idée est retenue. Encore que… Tout est possible.

Préparation de soirées à thème autour d’un groupe musical précédent, par exemple, un débat et un partage culinaire.
Là aussi, rien d’exhaustif, tout est possible et c’est d’ailleurs peut-être vous qui nous donnerez les meilleures idées.

Peut-être par la suite un free shop. On confirmera en fonction de la place.

Vous avez des idées ?

Vous avez des envies ?

La question est :

qu’est-ce qui vous empêche de nous rejoindre ?

Nous fonctionnerons de façon association collégiale. Tout le monde participe ! Pas seulement les vieux, pas seulement les jeunes, pas seulement les hommes et pas seulement les femmes.

 

La vraie sagesse consiste à respecter les choses simples que nous faisons, car elles peuvent nous transporter là où nous devons aller. Paul Coelho

Le collectif grandit, mais plus on sera de fous… rejoignez-nous !

CLAB

Souscription café zapatiste 2016

Salut à toutes et tous,

 Comme tous les ans, nous centralisons les commandes (avec paiement) du café zapatiste (100% rebelle et solidaire, + d’infos : cafezapatiste), pour une partie du 63 notamment et ces dernières sont en augmentation (près de 25kg pour 2015).
Le début des commandes pour 2016, débutera, lors de nos permanences les samedi de 16h à 19h, 2 Place Poly, à partir du 2 janvier.
 
Commandes jusqu’en février, les cafés arrivent en septembre. Cette année seul Yachil est disponible, 3,5 e le paquet, à commander par multiples de 5 de préférence !
 

Salutations anarchistes

CNT-AIT/63

PS : nous avons des bons de commandes, vous pouvez nous joindre par email :cntait63@gmail.com

Message d’Echanges Solidaires :

Bonjour à toutes et à tou-tes,

Voici donc enfin le texte de la souscription pour le café zapatiste 2016. Vous trouverez le bon de souscription en pièce jointe (bon de commande disponibles à la CNT-AIT/63, venir pedant les permanences les samedis entre 16h et 19h) ainsi que le bilan de la vente de café 2015.

Comme vous l’aurez constaté, nous démarrons cette année la souscription plus tardivement.

En effet, après toutes les difficultés rencontrées cette année, nous avons voulu attendre les estimations des coopératives pour l’année 2016 et la rencontre entre les différents collectifs européens important le café qui s’est tenu en Bretagne les 5 et 6 décembre.

Tout d’abord commençons par une nouvelle positive. Il y aura cette année davantage de café. Nous serons loin de la production d’avant les attaques du parasite. Mais les traitements biologiques mis en œuvre ont commencé à porter leurs fruits. (Nous avons par exemple, dans la partie projet envoyé 5000 euros à la coopérative Yachil pour lutter contre le parasite). Et selon nos calculs la quantité de café que nous allons avoir cette année nous aurait permis de couvrir l’intégralité de la souscription de l’an dernier et de ne pas avoir à rembourser plus de 12000 paquets comme nous avons dû le faire.

Cependant, cette année encore nous ne ferons aucune « publicité » extérieure et cette souscription ne sera adressée qu’à vous. De même nous vous demandons de ne pas étendre vos commandes et si possible de les maintenir au niveau de l’an dernier, ou moins bien sûr si vous le souhaitez, mais pas plus. De cette manière nous pensons pouvoir honorer l’intégralité de vos commandes. Nous aimerions vraiment éviter de nous retrouver dans la situation d’avoir à rembourser une partie des commandes. Nous savons que cela a été très compliqué pour nombre d’entre vous qui aviez fait l’effort d’envoyer une commande groupée. Cela a aussi été très difficile pour nous avec une grosse surcharge de travail pas très agréable pour ajuster les commandes et annoncer les diminutions.

Il y a un autre changement majeur cette année. Il n’y a plus qu’une sorte de café et donc plus la possibilité de choisir entre le café Yachil ou Ssit Lequil.. Nous savons que cela va en décevoir certains. A cela deux raisons :

-d’une part , la coopérative Ssit Lequil Lum s’étant dissoute (nous vous remettons en annexe les raisons de la dissolution que nous vous avions envoyées l’an dernier), il n’est pas cohérent de continuer à proposer son café.

-Nous aurions pu proposer le café des producteurs de la zone nord du Chiapas (les ex membres de la coopérative Ssit Lequil Lum), mais pour l’instant nous ne savons pas si les producteurs de cette zone vont exporter cette année. En 2015, nous avons assuré l’exportation par l’intermédiaire d’un camarade Mexicain qui s’est chargé de toutes les formalités avec l’aide d’un membre de notre association parti là-bas deux mois. Cette solution n’est pas entièrement satisfaisante notamment car elle implique une perte d’autonomie des producteurs zapatistes qui ne peuvent plus exporter le café par eux mêmes. La bonne solution reste à trouver. Et c’est aux producteurs zapatistes de décider ce qu’ils pensent le mieux pour eux. Pour 2016 nous ne savons pas encore ce qu’ils décideront (procéder de la même manière, trouver une solution alternative ou ne pas exporter en 2016)

En conséquence, lors de la rencontre en Bretagne, la répartitionentre les différents groupes européens important le café zapatiste s‘est faite en ne tenant compte que du café de la coopérative Yachil que nous importons depuis longtemps et de la coopérative Yochin (de la zone de Morelia) que nous n’importons pas jusque là. Précisons que ce n’est bien sûr pas que nous n’en voulons pas., mais ils n’exportent qu’un container et dans la logique de répartition d’exportation de containers pleins pour éviter les coûts de transport, celui ci est destiné à l’Allemagne.

Au jour d’aujourd’hui nous ne sommes donc sûrs que d’avoir la café de Yachil. S’il s’avérait possible d’avoir du café de la zone nord (ce qui ferait d’ailleurs un peu plus de café) nous effectuerons sans doute un mélange des deux selon ce que nous dira le torréfacteur pour avoir la meilleure qualité possible.

 

Quelques informations pratiques pour la souscription 2016

le prix du paquet reste cette année à 3,5 euros.

La souscription se terminera cette année fin février

Il est comme d’habitude possible pour ceux effectuant une commande groupée, de les envoyer au fur et à mesure d’ici à fin février. Et même pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez ne nous envoyer qu’une partie du pré-paiement au moment de la souscription et le solde à la livraison. Nous comprenons évidemment qu’il puisse être difficile, notamment pour les commandes importantes, d’avancer l’ensemble de la somme.

Par ailleurs, comme les années passées, nous vous demandons autant que possible de commander le café par multiple de 10 afin de nous faciliter la tâche tant sur le plan comptable que sur celui de la manutention.

 

En 2016, la livraison se fera en septembre comme cette année.

Comme cette année, nous vous solliciterons à la fin de la souscription afin d’essayer de regrouper au mieux les commandes et de faire des envois collectifs lorsque cela est possible. Pour cela des cases sont à remplir sur le bon de souscription. Bien entendu, les regroupements en amont de l’envoi de la souscription sont les bienvenus…

Comme les autres années, nous avons ajouté une case « soutien », pour ceux qui en ont la possibilité et l’envie. Étant donné ce que nous vous avons expliqué avant, cela nous servira cette année soit à soutenir davantage les coopératives par rapport aux difficultés qu’elles rencontrent, soit le montant sera reversé aux Conseils de Bon Gouvernement, les autorités zapatistes, pour être utilisé là ou cela est le plus utile. Cela sera de toute façon décidé en relation avec ces responsables zapatistes.

À bientôt,

Solidairement,

André, Anne, Anne-Marie, Cybèle, François-Xavier, Jennifer, Olivier, Régine, Sylvain, Pati et Virginie

[Calais] : à l’assaut diurne contre la frontière

« Une impression de guérilla urbaine. » Jeudi 17 décembre dans la soirée, le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Jean-Pierre Valensi, exprimait sa stupéfaction devant les scènes auxquelles il avait assisté par hasard, en début d’après-midi : des centaines de migrants à l’assaut du tunnel sous la Manche, mais cette fois au milieu de la journée, et en bien plus grand nombre que lors d’épisodes précédents – « un millier », selon M. Valensi. « J’avais une réunion à Calais, je passais par là et me suis arrêté pour essayer de comprendre ce qui se passait. J’ai eu l’impression d’une organisation quasi militaire, par petits groupes, comme si tout était soigneusement préparé. »

Le jeudi, le trafic routier est conséquent. « Plus encore en ce moment, selon Philippe Wannesson, blogueur spécialisé sur le sujet, car à l’approche de Noël les bouchons sont importants près des zones commerciales, ce qui favorise les intrusions dans les camions. »

Cas de figure inédit

Les groupes ont commencé à se former vers 14 heures. « J’ai senti qu’il se préparait quelque chose, raconte Bruno Deprez, directeur du magasin But, aux abords de l’autoroute A16. D’habitude, ils ne sont pas aussi nombreux en pleine journée. J’avais vu une attaque équivalente cet été, avec l’hélico, on se croyait aussi en guerre civile… »La police s’est organisée très vite mais, sur ce terrain étendu et vallonné, a été confrontée à un cas de figure inédit : des réfugiés progressant simultanément par grappes étalées sur un front mobile d’un kilomètre, le long de l’A16. L’autoroute a dû être coupée deux heures à la circulation, dans les deux sens.

La veille déjà, la tension avait grimpé, cette fois à l’entrée du port, des migrants sprintant sur les voies rapides près du centre hospitalier, sous le regard des enfants de l’école maternelle Beaumarais. Jeudi, ce sont les enfants de l’école maternelle du Fort Nieulay qui ont senti fortement les effluves de gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l’ordre. De quoi faire fuir aussi les rares clients des centres commerciaux. « A l’approche de Noël, c’est une catastrophe pour nous, constatait M. Deprez. Les gens n’osent plus faire leurs courses dans ce secteur. Le moindre déplacement, qui prenait encore cinq minutes, il y a six mois, peut durer 30 à 45 minutes maintenant. J’ai un fils handicapé, je ne sais jamais à quelle heure il va pouvoir rentrer. »

Spectateur impuissant

La secrétaire de M. Deprez, Delphine Bélot, montre sur son smartphone les photos de son jardin aux grillages défoncés, dévasté par les passages de réfugiés, non loin d’un café routier. « Mes enfants sont terrifiés. Ce midi, j’ai encore dû chasser de mon jardin trois migrants prêts à s’introduire chez moi. »

Le procureur Valensi s’est senti simple spectateur impuissant jeudi :

« Je suis resté car si des arrestations avaient eu lieu, j’aurais été concerné. Mais il n’y en a eu aucune. Impossible, car, comme vous l’avez constaté, ces groupes de migrants se déplacent vite, on ne sait pas qui lance des pierres, et surtout nous n’avons pas de preuves car les policiers ne sont pas équipés de vidéos. »

Gilles Debove, du syndicat SGP Police, disait s’attendre à une nuit difficile et réclamait jeudi soir sur France 3 Nord-Pas-de-Calais des forces supplémentaires. Dans l’après-midi, un collectif de salariés du port de Calais avait réclamé l’éloignement du centre d’accueil Jules-Ferry, autour duquel survivent 4 500 migrants : selon ces salariés, ces deux dernières semaines, 2 500 camions ont été comptabilisés en moins, les transporteurs se lassant des difficultés rencontrées… Depuis début juin, dix-huit migrants ont perdu la vie en tentant de rallier l’Angleterre.

[Calais] : à l’assaut diurne contre la frontière 4-75-9322b-d57105-70-b1067-15a345-71-438e2-9be09

 

Leur presse (Le Monde) 

[Désertons les contres-sommets] : anti-cop21 à Lille : EDF repeinte et BNP cassée

Cette nuit du 16 décembre 2015, nous avons gaillardement repeint les locaux lillois d’EDF. Nous y avons apposé le message suivant : « ni nucléaire, ni CO2 ! ». Les locaux de la BNP à la Madeleine ont aussi été attaqués. Leurs vitres ont été brisées et le message suivant a été tagué : « collabo du désastre écologique ».

EDF pour son exploitation et son exportation de centrales atomiques autant que pour sa place de n°2 des émétteurs français de CO2.
BNP pour son soutien financier à l’industrie carbonée.
Tout deux pour leur opération de verdissement en sponsorisant la COP-21.

Cette COP-21 n’est que le prolongement des vingt précédantes : 60% d’augmentation des émissions de CO2 ces vingt dernières années ne sont pas le résultat d’un manque de volonté ou d’une mauvaise gestion mais la marche nécéssaire d’un système basé sur le profit.

Nous nous exprimons artistiquement en cette fin de COP-21 désastreuse, et d’éléctions régionales, pour révéler les petites politicailleries qui se jouent à huis-clos. Et leur propagande qui n’est qu’oxymores.

Comme la moitié des élécteurs nous nous sommes abstenus. Nous nous abstenons car nous prenons la politique au sérieux. Qu’ils ne nous demandent pas de voter pour sauver la république, quand leur police gaze, matraque, éborgne, mutile ou tue un manifestant comme sur le barrage de Sivens ; quand des salariés d’Air France, qui ont pourtant accepté toute les baisses de salaire, sont criminalisés par l’ensemble de la classe politique pour une chemise arrachée. Finalement état d’urgence ou non, l’objectif est toujours de réduire au silence celles et ceux qui s’inquiètent pour leur survie.

Libertés publiques, justice sociale, environnement ne sont que des mots creux dans la bouche des politiciens ; les partis de gouvernement comme le Front national n’en ont rien à foutre.

Malgré leurs promesses de « changement », ils se rangent et se rangeront toujours derrière les intérêts de la destruction capitaliste du territoire, des travailleurs, et de notre santé.

Qu’ils ne s’étonnent plus de notre abstention car nous ne nous étonnons plus de leur duperies.

Comité Jackson Pollock

Source: cettesemaine


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