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Archives pour janvier 2016

[Calais] : La manif en soutien aux migrants part à l’abordage d’un ferry [mis à jour procès]

La ville de Calais, frappée de plein fouet par la crise migratoire, a connu au cours du week-end des 23 et 24 janvier une forte poussée de fièvre, marqué par des débordements en marge d’une manifestation pacifique pour les migrants. Après avoir brièvement occupé un ferry, des migrants et des militants ont été interpellés par la police, tandis que des commerçants calaisiens organisaient une contre-manifestation pour « soutenir les emplois » dans ce contexte explosif.

Une manifestation pacifique en soutien aux migrants

Tout a commencé samedi par le défilé pacifique de quelque 2 000 personnes dans les rues de Calais pour exprimer leur « solidarité » avec les migrants et réclamer « des conditions d’accueil dignes ». Parmi elles, des Français, des Anglais, des Italiens, des Belges mais aussi de nombreux migrants, et des représentants politiques, comme la députée européenne écologiste Karima Delli ou l’ex-candidat d’extrême gauche à l’élection présidentielle Philippe Poutou (NPA).

Les manifestants s’étaient rassemblés pacifiquement « par solidarité et pour dénoncer l’inactivité de l’Etat français qui n’a pas la volonté d’assurer une vie meilleure aux réfugiés », comme l’a déclaré Rino, un étudiant italien de 22 ans, venu de Paris en bus et pour qui « une tragédie humaine » se joue à Calais.

« No jungle, no jungle », ont scandé les migrants qui ont pris part à la manifestation. « Ici, nous vivons de façon pire que des animaux !  », s’est insurgé Wali, un migrant afghan qui vit dans la « jungle », ce bidonville situé près de la rocade portuaire où survivent quelque 4 000 personnes.

Une cinquantaine de migrants s’introduisent sur un ferry

A l’issue du défilé, quelques centaines de personnes ont forcé un barrage en fin d’après-midi pour tenter de monter à bord du ferry Spirit of Britain, en provenance de Douvres et stationné dans le port.

Sur les quelque 150 personnes qui étaient parvenues à pénétrer dans l’enceinte du port, plusieurs dizaines ont réussi à monter à bord du navire, assurant vouloir rejoindre la Grande-Bretagne.

Vers 20 h 30, après plus de trois heures de blocage et la fermeture provisoire du premier port de voyageurs de France, les migrants ont été évacués par la police, qui a dû avoir recours à une passerelle mobile pour faire la jonction avec le bateau. Selon la préfecture du Pas-de-Calais, 24 migrants et 11 militants de l’association No Border (réseau de militants altermondialistes qui viennent en aide aux migrants) ont été interpellés sur le ferry et emmenés dans les locaux de la Police de l’air et des frontières (PAF).

Parmi eux, six migrants et deux militants de No Border seront jugés lundi 25 janvier en comparution immédiate pour « infraction au code des transports ». Ils risquent une amende de 3 750 euros et six mois de prison.

D’autres débordements en fin de manifestation

La maire (LR) de Calais Natacha Bouchart a en outre regretté « des débordements sérieux » en centre-ville où la statue du Général De Gaulle et d’Yvonne de Gaulle a été taguée « + Nik la France + (sic)  ». « Une nouvelle fois, la preuve est faite par l’exemple que les manifestations organisées par des pseudo-défenseurs des migrants ont essentiellement pour vocation de perturber la vie économique », a-t-elle déclaré, réclamant la venue de François Hollande sur place pour « régler les problèmes » liés à la « jungle ».

Des heurts ont également eu lieu en marge de la manifestation avec deux habitants calaisiens [des fascistes locaux bien connus], dont l’un a brandi un fusil en forme de menace…


Calais : procès renvoyé pour les migrants montés sur un ferry

Le Monde | 25.01.2016 à 17h07

Le procès des huit manifestants, dont six migrants, qui étaient montés illégalement sur un ferry dans le port de Calais (Pas-de-Calais) samedi a été renvoyé au 22 février.

Jugés pour « infraction au code des transports », ils risquent une amende de 3 750 euros et six mois de prison.

D’ici à leur procès, les six migrants « seront maintenus en détention », a précisé le président du tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer. Les deux autres personnes, des militants No Borders (réseau de militants altermondialistes qui viennent en aide aux migrants), vont être relâchées, mais placées sous contrôle judiciaire car elles présentent des garanties sur leur présence au procès, selon la même source.

(Source: Le Monde, repris sur Cette Semaine) 


Un site quelconque

Suite à la manifestation pour l’ouverture des frontières de samedi 23 janvier à Calais et à l’occupation d’un ferry, la police a procédé à 15 garde à vue. Huit personnes sont déférées ce lundi devant le tribunal de Boulogne sur mer pour l’occupation du ferry et risquent jusqu’à six mois de prison et une amende, un rassemblement est prévu devant le tribunal à 13h30. Trois italiennes sont en centre de rétention avec des obligations de quitter le territoire français.

27/01 Les trois camarades italiennes retenues au CRA de Lesquin depuis dimanche soir ont été libérées.
25/01 Le procès est reporté au 22/02. Les six migrants sont placés en détention jusqu’au procès pour défaut de représentation, les deux militants sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre dans la région.

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[Espagne] : Francisco Solar sur la prolongation de la prison préventive

Mardi 27 d’octobre [2015], nous avons assisté à la séance plénière où était débattue la demande de prolongation de notre préventive émise par le Parquet. Cette séance a eu lieu dans les nouvelles installations de l’Audiencia Nacional caractérisées par leur technologie de pointe, leur propreté immaculée et un certain air de solennité. C’était apparemment leur premier jour de fonctionnement, c’est-à-dire que nous inaugurions ces annexes judiciaires ce qui s’est accompagné d’une série de problèmes techniques ridiculisant tant de prétention technologique.

 

Assis face aux juges, à la photographie du roi et au drapeau espagnol, nous écoutions l’exposé de la procureure quand nous avons eu une grande surprise ; aux faits pour lesquels nous étions mis en examen depuis deux ans venait s’en ajouter un autre : tentative d’assassinat à modalité terroriste [1]. Du fait de la personne qui a été légèrement blessée à une oreille à cause de l’explosion dans la Basilique du Pilar. Evidemment cela répond à une stratégie du Parquet pour garantir notre maintien en détention deux ans de plus, ainsi que pour donner plus de poids juridique et médiatique à l’accusation.

Une autre “surprise” a été de comprendre que les juges composant la salle, faisant fi de leur vénérée légalité, ont effectué des tâches d’instruction de l’affaire en émettant des commissions rogatoires auprès d’un tribunal de Saragosse, activité qui ne relève pas de leur compétence. Ainsi, la décision de prolonger la prison préventive était prise par avance. Restent maintenant à venir les réquisitions du procureur [2] quant au nombre d’années qu‘ils veulent nous enfermer, puis ce sera le procès.
Le fond inquisitorial de l’Etat Espagnol est manifeste, comme nous avons pu l’apprécier lors de cette séance. L’héritage de Torquemada scellé par le sang et le feu est encore en vigueur dans l’action punitive de la société démocratique abêtie par le mirage citoyen suppliant pour le renforcement de l’Etat et de ses Droits. Le renoncement à des idées et des pratiques, de même que le clair intérêt que porte l’Etat Espagnol au repentir et à la demande de clémence, sont des expressions de cette tradition qui cherche à anéantir la volonté de lutte de ses ennemis ; cela représente en définitive une manière perverse et subtile d’éliminer toute tentative de dissidence et d’affrontement.

L’enfermement dans des modules d’isolement est, à mon avis, une autre expression inquisitoriale en ce qu’il correspond à une stratégie du pouvoir liée à la tentative de briser des personnalités, d’anéantir des convictions et des identités. On isole les individus dans des taules à l’intérieur des taules dans le but qu’ils rompent avec leurs espaces affines et finalement nient les idées qui les ont mené-e-s en prison. La perte de contact crée des couches de silence mélangées avec la multiplicité d’interprétations qui vont s’accumulant les unes après les autres et provoquent replis sur soi et confusions dans l’individu isolé-e qui essaie de se faire une image de telle ou telle situation dans la solitude de quatre murs qui, c’est certain, sont de très mauvais conseillers.

Les dernières arrestations confirment sans aucun doute que l’Etat prétend anéantir l’anarchisme rapidement et efficacement. Je ne crois pas que cette affirmation soit exagérée ; nous sommes plus de 40 personnes mises en examen sous des charges de terrorisme au cours de quatre opérations policières différentes, cette répression n’ayant manifestement aucun rapport avec le niveau de conflictualité existant. C’est indéniable et il suffit de regarder les mandats de prison pour le confirmer. Par conséquent, ce que nous vivons est une tentative claire de la part du Pouvoir de balayer et d’en finir avec la dissidence qui ne rentre pas dans le cadre -et est contraire- aux moules citoyens. Ou on accepte les règles du jeu démocratique et on mène une pratique politique dans les cadres institutionnels ou on atterrit en taule. C’est aussi clair que ça. Conversion ou anéantissement. Torquemada se promène encore dans les couloirs où se forge l’infamie.

La maire de Madrid, Manuela Carmena, a dit il y a quelques mois une phrase révélatrice dans ce sens : “Ce qui est bien, c’est que des jeunes qui avant avaient une pratique politique en dehors et à la marge des institutions, misent aujourd’hui sur celles-ci”. Je pense que les arrestations massives d’anarchistes sont étroitement liées à l’essor du caractère institutionnel citoyen, ce sont les deux faces de la même monnaie, le gentil et le méchant flic, la brutalité et la subtilité démocratique du Pouvoir qui se complètent pour en finir avec celles et ceux qui tentent de reprendre leur vie en main. Face à ce panorama complexe et adverse, je pense qu’il est nécessaire d’être conscients de cette tentative d’anéantissement et des différentes formes qu’elle prend pour y faire face de manière radicale, sans tomber dans des mirages citoyens et démocratiques, y compris quand la prison est déjà une réalité pour beaucoup. Ce positionnement n’a rien à voir avec des postures de martyre ou héroïques, il s’agit seulement de comprendre la prison comme faisant partie de la lutte, où rien ne se termine et où tout continue. Je pense indispensable de maintenir et d’affuter des discours et des pratiques antagoniques, tout comme de briser la passivité et l’inaction pour miser sur un affrontement réel contre le Pouvoir.

Les portes qui s’ouvrent avec leurs droits sociaux ne visent qu’à générer et à accroitre la servitude volontaire, c’est-à-dire, à ce que nous soyons nos propres flics, incapables d’opposer aucune résistance. Dans cette réalité où l’Etat est omniprésent, pratiquement atmosphérique, il est impossible de fuir et de mener une vie loin de ses tentacules, ce qui rend donc l’affrontement inévitable. Ainsi, le questionnement individuel s’avère, avec la négation et la confrontation avec l’existant, indispensable dans la lutte pour la libération totale. L’autonomie individuelle mue par nos propres capacités et passions est le substrat de notre auto-construction dans la quête et dans la pratique de la liberté sans compromis.

Francisco Solar
Automne 2015.

[Traduit de l’espagnol par Brèves du Désordre.]

[Paris la Grand-Ville] : Communiqué de La Discordia suite à quelques dégradations

Comme prévu de longue date, mardi 26 janvier, s’est tenu à La Discordia le débat intitulé« Islamophobie : du racket conceptuel au racket politique ». Nous voulions nous confronter avec d’autres sur un sujet qui est au carrefour de la confusion actuellement répandue entre condamnation du racisme et défense de la religion. Les réflexions communes ont été intéressantes, et la soixantaine de camarades et compagnons qui sont venus (promis, la prochaine fois on louera un lieu plus grand, et avec plus de chaises !) a démontré que pas mal de monde se retrouve dans cette nécessité de la critique révolutionnaire des religions, toutes les religions, même l’islam, que d’autres voudraient nous refourguer comme la « religion des opprimés ».

 

PDF - 351.4 ko

Cependant, en arrivant mardi après-midi, on a vu que la devanture de la Discordia avait été taguée, probablement dans la nuit. Des A cerclés (merci !) et des invectives (« fafs » et « racistes ») particulièrement mal écrites et pensées à la bombe de peinture noire. Le tout accompagné d’un feuillet de « revendication », affirmant que nous véhiculerions « des théories racistes et islamophobes » et que nous serions « la courroie de transmission des idéologies du pouvoir », etc. 
Enfin, on ne va pas vous recopier toutes leurs âneries, qui ont bien fait rire tout le monde. Si vous voulez les lire, passez rire un coup (ou nous attaquer nous-mêmes plutôt que des murs) à la bibli, lors de nos permanences et discussions.
La réponse à ces insultes à été le succès de la discussion du mardi 26, mais aussi de toutes les autres.
Pour la faire courte, les tags insultants (et difficilement lisibles) ont été effacés en cinq minutes (niveau pratique, c’est pas encore ça les minots !), les A cerclés resteront ! Nos voisins aussi ont bien rit de vos conneries, comme quoi, vos exploits n’ont strictement aucune incidence sur rien ni personne, hormis contre vous-mêmes et votre rance crèmerie.
Au passage, encore une petite remarque pour les courageux tagueurs/humoristes : si vous n’avez pas été filmés par la DGSI c’est parce que nous avions pris et détruit la caméra qui nous surveillait (bien avant la promulgation de l’état d’urgence). Chacun pourra apprécier la différence entre ceux qui s’en prennent (pathétiquement) à une bibliothèque anarchiste déjà menacée par la répression, et ceux qui sont en proie à des problématiques plus sérieuses.

Aucun autre tag n’a été relevé dans le quartier, ni sur des banques, ni sur des commissariats, ni des écoles travaillant avec la DGSI, ni sur des églises, synagogues ou mosquées. Une grande attaque révolutionnaire, donc, contre des anarchistes, donc. Si nous nous attendions à des « attentions » de ce type (nous pensions à quelque chose d’un peu plus « conséquent »), cela ne nous freinera aucunement dans la tentative d’élaborer, partager et diffuser des discours révolutionnaires clairs, sans complaisance avec aucune forme de pouvoir, y compris la religion, et sans remords dans la critique des compromis politicards de certaines franges du « milieu », au contraire !

Une pensée pour ces « fafs » d’incroyants, qui, de Téhéran à Saint-Denis, sont aujourd’hui traités d’« islamophobes » tant par de redoutables puissances, que par la petite bourgeoisie universitaire arriviste française qui ne connaît du racisme que celui de sa propre classe, et qui n’a montré pour seule pratique, en une dizaine d’année, que la capacité à écrire un tag illisible sur la façade d’une bibliothèque anarchiste et de s’organiser avec des autorités religieuses pour… organiser des conférences. Une pratique à la hauteur d’un discours.

De toute évidence, si on constate froidement le traitement que l’État réserve à des révolutionnaires athées d’un coté, et à la gauche racialiste/théocompatible de l’autre, on comprend rapidement qui peut réellement être qualifié de « courroie de transmission des idéologies du pouvoir »  : ceux qu’il réprime habituellement ? Ou plutôt ceux à qui il offre des chaires dans ses universités et des postes d’encadrement dans ses institutions (en effet, cette galaxie est principalement composée d’universitaires et de cadres de la moyenne et haute bourgeoisie, immigrée ou non).
Pas étonnant donc, que leur cœur de cible politique n’ait ni respect ni oreille pour cette maison close post-moderne, comme l’ont prouvé tous les soulèvements récents, qui n’ont eu cure des raisonnements alambiqués de nos pieux universitaires, du Bahrein à Baltimore, en passant par Durban.

Pour finir, merci à toutes celles et ceux qui se sont pointés et qui se pointeront encore. Merci également à toute personne possédant des informations sur nos artistes engagés mais quelque peu pleutres, car incapables d’assumer leurs propos en face.

Nous appelons celles et ceux pour qui comptent les idées et pratiques révolutionnaires, qu’ils soient anarchistes ou non, à redoubler l’offensive contre cette nouvelle réaction, et à exprimer leur solidarité avec ceux qui se retrouvent dans le viseur de ces New Born réactionnaires, en prenant leur part de la critique, et du peu de courage qu’elle nécessite. Et en coupant court aux tentatives d’isolement des révolutionnaires anti-religion (n’est-ce donc plus un pléonasme ?).

Contre toute forme de pouvoir, contre toute religion et tout racisme,
vive la révolution et vive l’anarchie !

Le 29/01/2016,
Quelques bibliothécaires de la discorde.

http://ladiscordia.noblogs.org/
ladiscordia@riseup.net

[Paris la Grand-Ville] : Mais avec qui banquetez vous ?

Samedi 16 janvier 2016 à Paris à Ménilmontant il y a eu un banquet contre l’état d’urgence. Au nom d’une douteuse convergence des luttes, les trois axes principaux étaient le soutien à la ZAD de Notre Dame des Landes, aux militants contre la COP21 assignés à résidence et contre l’islamophobie. Parmi les prises de parole il y a donc eu celle de Yasser Laouti, porte-parole du CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France). Le CCIF, proche de l’Union des Organisations Islamiques France, proches à leur tour des Frères Musulmans, sont des réactionnaires. Il suffit de lire les déclarations publiques de l’un de leurs anciens porte-paroles, Marwan Muhammad : « À droite, l’islamophobie est alimentée par un discours sur l’identité ou la sécurité ; à gauche, par la défense de l’égalité hommes-femmes et la laïcité ».

 

Voilà pourquoi un collage a été fait sur le terre-plein du métro Ménilmontant avant le banquet. Nous voulions dénoncer ces rapprochements dangereux, pour que tous ceux qui y sont allés et iront aux prochains rendez-vous du même acabit le fassent en connaissance de cause et prennent leur responsabilités pour leur complaisance avec les réactionnaires religieux.

Voici le texte des affiches :

Manifesteriez-vous à côté des Frères Musulmans ?

Manifesteriez-vous avec des réactionnaires homophobes et misogynes, des bigots qui cherchent à asseoir leur pouvoir pour imposer leur loi religieuse ?

Alors pourquoi tolérez-vous le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF) à vos côtés ?

Que pensez-vous d’un débat où l’on discute tranquillement de savoir s’il faut battre sa femme ou pas, avec des gens qui affirment que « la femme qui sera sortie parfumée est une fornicatrice » ou disent qu’une femme ne doit sortir « de chez elle qu’avec la permission de son mari (…) » ou encore qui la culpabilise si elle se refuse à son mari : « Le soir, il a un besoin, il a une envie, elle ne veut pas. L’homme, il craque »… ?

(propos de Mehdi Kabir imam à Villetaneuse, et de Nader Abou Anas, imam au Bourget, invité régulier du dîner annuel du CCIF et avec lequel aime s’entretenir Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF de 2010 à 2014).

Loin de combattre le racisme contre celles et ceux qui sont perçus comme « arabes », le CCIF est une officine de l’Union des Organisation Islamiques de France (UOIF), autrement dit la filiale française des Frères Musulmans.

CCIF DEGAGE

LA RELIGION HORS DE NOS VIES


Contre l’État,
sa police, sa justice, son armée.
Toujours,
pas seulement pendant l’état d’urgence.
Contre toutes les religions
qu’elles soient majoritaires ou minoritaires
car elles sont toutes également des entraves à notre liberté et des outils de pouvoir.
REVOLUTION


Contre l’état d’urgence…
… mais à côté des défenseurs de l’obscurantisme religieux…
personne n’y voit de problème ?
Contre l’État,
ses lois,
qu’elles soient « normales » ou « d’urgence »,
sa laïcité.
Contre toutes les religions
car elles ne font que nous aliéner et nous asservir davantage.
REVOLUTION

[Paris la Grand-Ville] : Mais avec qui banquetez vous ?

[Repris d’Indymedia Nantes.]

Affaire de Labège : Clap de fin…

L’affaire de Labège, c’est l’histoire d’une direction régionale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) saccagée dans les beaux jours de juillet 2011. Cette action, ouvertement solidaire aux mutineries ayant secoué l’Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) de Lavaur en avril 2011 (que cette même PJJ cogère avec des matons), a ensuite laissé place à une enquête de gendarmerie, d’abord appuyée par les services anti-terroristes, puis simplement par les services de Renseignement. Comme quoi, l’anti-terrorisme, ça sert à tout et n’importe quoi.

 

Après une enquête de quatre mois, une gigantesque opération policière vient perquisitionner plusieurs lieux de vie, mobilisant 150 flics, dont le PSIG qui débarque avec des chiens, des casques, des fusils d’assaut, pour nous cueillir au petit matin. A l’issue de la garde à vue, 6 personnes sont retenues dans les mailles de la répression, 5 mis en examen (dont quatre mis en détention provisoire) et un témoin assisté. Après trois ans de confrontation en mode basse intensité, quelques mois de détention, un ou deux interrogatoires devant les juges de l’instruction, plusieurs années de contrôle judiciaire, l’affaire est renvoyée en correctionnelle, sans grande conviction. Et le Procès l’a prouvé. Alors que la Procureure s’est époumonée à invoquer l’Intime Conviction, comme on prêche l’Evangile, devant l’absence évidente de preuves, les juges ont peiné à la suivre dans sa transe juridique. Alors, ils ont fait au mieux. Plutôt que de suivre l’instruction qui avait joué la carte du groupe qui complote même en dormant, ils ont servi une justice toute timide, ne condamnant que les personnes contre lesquelles ils avaient des éléments « concordants ».

Résultat, trois inculpés relaxés, un inculpé condamné à l’équivalent de sa détention provisoire (3 mois de prison ferme) et un inculpé condamné à trois mois de sursis assortis d’une mise à l’épreuve de 18 mois. Au-delà des peines liées au code pénal, il y a les dommages et intérêts. La PJJ, certainement elle aussi en pleine cure d’austérité dans ses services, ne pouvait pas passer à côté de l’aubaine et a réclamé 14 000 euros de frais de peinture. Finalement, nous sommes contraints de payer 20 % de cette somme en termes de dédommagement, plus des frais de justice.
Ce procès s’est joué au consensus, et on en attendait pas moins, vu le ridicule du dossier d’instruction. Mais ça y est, tout est fini ? Pas vraiment. Nous avons besoin de l’aide de tous pour mettre un point final à tout ça. Donc on organise, avec l’aide de la CAJ (Caisse d’Autodéfense Juridique), une petite campagne de récolte de fonds ainsi qu’un concert de soutien (le 19 février, infos à venir…) pour faire un peu de sous et nous permettre de fêter avec vous la fin de cette galère. On en profite également pour remercier tous les camarades qui ont manifesté leur solidarité depuis le début de cette « affaire ». Les nombreuses lettres reçues en prison, la participation aux manifestations et autres actions de soutien, les nombreux dons et concerts de soutien organisés ont été autant de manifestations d’une solidarité qui, en plus de faire chaud au cœur, a grandement servi la mise en place d’un rapport de force politique dans cette histoire de merde.

Nous ne pouvons pas faire comme si tout se jouait là. Même s’ils ont par tous les moyens essayé de nous réduire à nos positions d’inculpés, de repris de justice etc., nous sommes toujours ce que nous étions avant d’hériter de ces appellations, des personnes qui luttent contre le capitalisme et ce qu’il produit de merde dans ce monde, de l’écrasement des gens incarcérés à la dégradation violente et systématique des conditions de vie des prolétaires, à l’intérieur ou dehors, avec ou sans emplois, d’ici ou d’ailleurs. Nous appelons donc à renforcer les outils de solidarité, contre la répression, contre la misère que les bourges nous promettent, contre une vie passée à survivre sans rechigner. Et vu la gueule que prend notre avenir, entre vulgaires chairs à patrons et chairs à flics, le tout sous Etat d’Urgence permanent, tout ceci s’avère plus que jamais nécessaire.

Une pensée aux mutins de Lavaur et à tous les autres qui subissent une répression quotidienne dans l’ombre des cachots.

Les inculpé.e.s de « l’affaire de Labège ».

[Repris de Iaata.info]

P.-S.

(Pour ceux qui voudraient envoyer un peu de sous en soutien,
vous pouvez envoyer des chèques à l’ordre de « CAJ » à l’adresse
« Canal Sud 40 rue Alfred Duméril 31400 Toulouse »)

nucléaire pourriture de l’industrie, logique de mort : Eboulement à CIGEO : l’ANDRA sème la mort…

lu sur vmccamp

Suivi en direct de la journée :

Mardi 26 janvier, 18h14 : Une revue de presse non exhaustive de suivi médias de l’accident.

Un communiqué unitaire des opposant-es au projet d’enfouissement en réponse à l’accident :

Mardi 26 janvier à 12h40, un éboulement mortel s’est produit dans les galeries souterraines du « laboratoire » de Bure, où l’Andra effectue des recherches pour enfouir à 500 m les déchets les plus radioactifs produits par l’industrie nucléaire. Une personne est décédée et une autre gravement blessée. Nos pensées vont aux victimes et à leurs proches.

Dans l’attente d’informations précises sur les circonstances et les conséquences de l’accident, les opposants à Cigéo ne peuvent qu’exprimer leurs interrogations :

  • Si l’Andra n’est pas à même d’assurer la sécurité de son propre chantier, comment prétend-elle sécuriser sur plus de 100 ans un projet démentiel qui comprendrait plus de 300 km de galeries et 5 km de descenderie ? Si Cigéo est un jour construit, comment pourra-t-on éviter des accidents similaires – et d’autant plus si, sous la pression d’EDF, une version « low-cost » est retenue ?
  • Alors que l’Andra présentait le sous-sol de Bure comme un coffre-fort inébranlable, cet éboulement pose clairement la question de la stabilité réelle de l’argile souterraine dans laquelle pourrait être creusé Cigéo. Si des fractures souterraines, liées notamment aux forages, apparaissent dans le laboratoire, qu’en sera-t-il si le centre de stockage souterrain est construit et connaît un tel accident alors qu’il est rempli de déchets radioactifs ? Cet éboulement confirme que la « réversibilité »de l’enfouissement est impossible à garantir.

Alors qu’une proposition de loi a été déposée, portant sur la réversibilité et le lancement de la « phase pilote », il est urgent de stopper le projet d’enfouissement. Cet accident ne fait que confirmer les risques démesurés de celui-ci, dénoncés depuis plus de 20 ans par les opposants.

Cher, dangereux et insensé, le projet Cigéo/BURE doit être abandonné immédiatement et la France doit tout mettre en oeuvre pour stopper en urgence sa production de déchets radioactifs.

Réaction commune du Réseau « Sortir du nucléaire », de la Coordination Bure Stop et des opposant-es et habitant-es en lutte contre CIGEO de Bure et d’ailleurs.

 

Mardi 26 janvier, 17h05, l’ANDRA a publié un communiqué suite aux évènements qui s’empresse de préciser qu’il n’y a pas et n’y aura jamais de déchets nucléaires dans les galeries du laboratoire. Il faut rappeler que le « laboratoire » est une invention des années 90 pour faire accepter aux populations et autorités locales une phase d’expérimentation initiale de résistance, de techniques d’entreposage, etc. dans des galeries à 500 m sous terre. Il n’était ainsi pas question à l’origine d’entreproser des fûts nucléaires à cet endroit. A présent on se retrouve avec un réseau de 300 km de tunnels de stockage de déchats à haute activité radioactive sous le village de Bure et un stockage de surface des déchets de moindre activité radioactive. Bref, dire qu’il n’y aura jamais de déchets dans ces tunnels c’est cacher la forêt de fûts qui viendront s’entreposer dans des conditions similaires à quelques centaines de mètres de là, durant de centaines de milliers d’années.

M. Bouillon, le nouveau directeur de l’ANDRA arrivé en novembre 2015, déclarait à son investiture qu’il s’investirait personnellement « auprès des citoyens dans un débat transparent, argumenté et dépassionné sur un enjeu éthique et de responsabilité pour notre société« . On attend la transparence sur les conditions de l’accident, sur ses implications dans le processus de réversibilité qui doit être consacré par une loi en juin 2016 (possibilité de revenir en arrière durant 100 ans dans l’enfouissement).

Mardi 26 janvier, 12h30, grand soleil et chaleur inhabituelle sur le village de Bure. Les oiseaux pépient. Soudain un camion de pompier passe à vive allure toute sirène résonnante, direction du labo. Quelques minutes passent, puis un autre le suit dans le sillon de son écho. Le téléphone se met à sonner. « Allô ! Tu as vu ? » « Quoi ? » « Il y a eu un éboulement souterrain à l’ANDRA, deux personnes sont blessées, ils en ont parlé à la radio ! ». L’AFP relaie depuis déjà 10 minutes, la presse régionale et Europe 1 reprennent. « Ah mais c’est complètement dingue ! « . Les minutes passent, les coups de téléphone des charognards de l’actu s’enchaînent. « Allô c’est BFM TV on cherche des infos, on voudrait confirmer s’il y a bien un mort et un blessé grave, on n’est pas sûr ». Nous les éconduisons, et c’est ainsi qu’on commence à comprendre que le pire est arrivé : il y a bien un mort et un blessé grave.

Un sentiment curieux s’empare de nous, entre tristesse et rage pour les travailleur-euses victimes de cette folie, et le constat amer de voir le colosse aux pieds d’argile se tirer une balle dans le pied. Ou plutôt perdre les pédales, façon glissement de terrain. Contrairement à ce que certains  médias racontent ce n’est pas le premier accident mortel qu’il y a eu sur ce site : en 2002 il y a déjà eu un mort, Eric Joly, sur le chantier de construction du laboratoire (Un documentaire de Camile Saïsset revient sur cet « accident » étouffé : http://perline.org/?La-verite-au-fond-du-puits-de-Bure-en-Barrois). Les procès et les enquêtes n’ont pas empêché le chantier de redémarrer bien vite, toute honte bue. Comme pour le chantier de l’EPR de Flamanville criblé de multiples scandales, dont 2 morts en 2011. Nous espérons qu’il en sera autrement aujourd’hui et que ce terrible accident signera l’arrêt définitif du projet de poubelle nucléaire, et de la filière dans son entier.

En effet alors que nous nageons en plein délire autour de l’estimation des coûts du CIGEO, cela laisse présager sans peine à quels points ces « accidents » – qui ne sont pas de petites bévues ponctuelles dans une industrie bien rôdée mais bien les conditions mêmes de la monstrueuse machine de mort nucléaire – se multiplieront si la construction de la poubelle est autorisée. Qu’elle coûte 35 milliards ou qu’on la ramène, selon les décrets proprement soviétiques de Ségolène Royal, à 25 milliards (au prix d’énormes réductions sur la « qualité » et la « sécurité » des chantiers, ou de recours à des travailleurs sous-traitants que l’industrie nucléaire aime tant exploiter…), les résultats seront les mêmes : une catastraphophe sociale, sanitaire, économique et écologique. Dont les morts seront directes et indirectes.

Voilà, on en est là : il n’y a pas de déchets nucléaires à Bure, et nous nous battons pour qu’il n’y en ait jamais, mais leur machine monstrueuse a d’ores et déjà semé la mort. Tout notre soutien et nos condoléances vont aux victimes d’aujourd’hui et d’hier de la folie nucléaire, à leurs familles, à leurs ami-e-s et leurs proches… Honte sur l’ANDRA et sa machine de mort !

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De la manif « Contre l’Etat d’urgence »

Samedi 30 janvier, à Paris et ailleurs, manifestations contre l’Etat d’urgence. Quelques notes…

Passons le fait qu’un défilé avec drapeaux et cahier de doléances ne sert à rien, qu’à alimenter le spectacle de la contestation. Venons-en à ce nouvel évènement.  L’extrême gauche à une capacité extraordinaire à se renouveler (sans même parler de nos libertaires citoyens, qui écrivent au Président pour lui demander d’être gentil…). Une manif contre l’Etat d’urgence donc.

Notons que dans les signataires, il y a les résidus d’EELV dont les élu-es ont voté pour (et 3 contre ouah les rebelles) et le PG. Le Front National de Gauche a voté pour l’Etat d’urgence. On retrouve aussi le Parti des Indigènes de la République, homophobe et antisémite. Mais vu que c’est des « racisé-es » (des quoi ??) bah ça passe alors… Et il y a aussi nos ami-es les organisations anarchistes (oxymore ?), comme Alternative Libertaire). Ces gens-là se retrouvent donc avec celles et ceux qui ont voté pour l’Etat d’urgence, des antisémites (remarque illes assument que le PIR c’est des potes), des staliniens recyclés, des citoyen-nes et compagnie… La Gauche Libertaire en somme. C’est bien, ne changez rien…

Regardons les doléances. On demande donc aux méchant-es capitalistes de nous accorder ceci ou d’arrêter cela…

-Levée immédiate de l’état d’urgence et de l’état d’exception permanent 

Que la gauche sous toutes ses formes (citoyenne, altermondialiste, marxiste, syndicale, associative etc etc) s’y retrouve oui. Mais des anarchistes ? Sans l’Etat d’urgence, on revient à l’Etat non ? Remarque si ça se trouve, z’ont lu « A nos Amis » de Coupette et ses potes blanquistes, illes ont aimé et compris que « le problème c’est pas l’Etat mais le gouvernement » kof kof.

-Abandon de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité ;

Pour une Constitution citoyenne ! Pour une nationalité citoyenne !

- Arrêt de la répression et de la stigmatisation des manifestant-e-s et militant-e-s des mouvements sociaux, des migrant-e-s, des musulman-e-s ou supposé-e-s l’être, des quartiers populaires

On ne pouvait faire sans le nouveau concept à la mode. L’Islamophobie. Parce que l’Islam c’est la religion des opprimé-es (on leur prête des trucs quand même, entre « la classe la plus révolutionnaire de l’histoire » chez les marxistes, aux « victimes de l’islamophobie » chez les antifas et les anars…). On ne critique pas la religion musulmane, ce serait se mettre à dos les « camarades des quartiers populaires ». C’est quoi un quartier populaire ? Un quartier sans flics, sans magasins, sans tram ? Encore une fois, que NPA and co parlent de ça… mais que des « anarchistes » y trouvent leur compte… « Ni Dieu Ni Maître but Allah »…

-Respect de la liberté de manifester, de se réunir et de s’exprimer.

L’Etat garant de nos libertés. Parce que dans ce monde marchant, il y a des libertés c’est connu. Remarque, qui manifeste ? Qui peut se réunir dans des locaux et s’exprimer (la liberté d’expression… Nom de Dieu !) ? Bah les organisations subventionnées… ainsi que leur remorque, les organisations libertaires.

Voilà. C’est vrai qu’en ce moment, la période est pas à la confusion, donc ça va hein. Et j’entends déjà « le méchant sectaire qui fait rien, qui est contre tout, avec ses jugements de valeurs ». Si ça vous chante… Je resterai contre tout Etat, contre toute demande à la bourgeoisie, contre la résistance et pour l’attaque.

Vienne l’anarchie, sans dieu et sans parti.

 

Communiqué du Collectif Libertaire de l’Allier en Bourbonnais

lu sur MontluçonAntifa

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Valable pour le rassemblement du 26 contre les politiques d’austérité et le 30 contre l’état d’urgence

CONTRE L’ETAT D’URGENCE
IMPOSONS L’ETAT D’URGENCE SOCIAL

Alors, que depuis des années, les libéraux de tous bords élaborent dans leurs salons dorés, les meilleurs moyens de supprimer nos acquis sociaux et nos libertés acquises. La persévérance dont ils font preuve, avec l’aide d’une multitude d’experts en tous genres (politologues, économistes, sondeurs, sociologues, journalistes, essayistes, climatologues, magistrats, militaires et policiers), dans le but de nous dispenser une « pédagogie » salvatrice. Pour que nous comprenions enfin que le modernisme, doit-être un retour au 19ème siècle. Que le progrès, oblige à toujours plus de misère. Que seule, la grandeur de la nation remplacera nos libertés individuelles. Et, qu’enfin seule leur société capitaliste est à même de nous apporter le « bonheur et la prospérité ».

Comment cela est-il possible ? Depuis des décennies, les luttes sociales ne sont que défensives, l’abandon ou l’oubli de ce que nous sommes, la perte de notre conscience de classe a permis la division dans nos luttes, la force du collectif a laissé place à l’individualisme. Le débat constructif est remplacé par l’invective de l’égo ou des « chapelles ».

L’internationalisme des exploités disparait au profit de la mondialisation des exploiteurs.

La multiplicité devrait être notre force, alors qu’elle est notre division. Alors que la solidarité de classe envers les plus pauvres d’entre nous devrait pouvoir s’exprimer, elle est remplacée par la peur de l’autre et le repli sur un nationalisme nauséabond. Ce que nous appelions, bourgeoisie, n’a pas disparu. Sa multiplicité fait bloc et n’a pas oublié que pour augmenter sans fin ses profits, cette bourgeoisie et ses sbires doivent mener une guerre sans merci, une guerre de classe.

Non, les lois sécuritaires et liberticides qui sont à l’œuvre depuis des années ne sont pas une dérive, mais une politique réfléchie. La succession de lois antiterroristes et de surveillance de masse, les interdictions de manifester, l’utilisation d’armes dites « non létales » qui peuvent éborgner et tuer. La stigmatisation des populations pauvres et souvent racisées avec leurs cortèges funéraires, avec comme épitaphe souvent employé « mort sous les balles de la police », n’a été que les prémices de ce qui se prépare, la promulgation d’un état d’exception permanent. Dont le but non avoué, est la mise au pas, dans un premier temps de toute velléité contestataire et dans un second temps de la population entière par l’exemple.

Les exemples : Allongement des peines de prisons pour des délits mineurs, multiplication des gardes à vue, durcissement de la répression lors des manifestations, mutilation des manifestant(e)s et même mort d’un manifestant. Procès pour les militant(e)s syndicaux, le dernier en date pour 8 syndicalistes et salariés de Goodyear, dont certains écopent de 2 ans de prison (9 mois ferme et 15 mois avec sursis). Tout cela dans un but précis, celui de faire place nette de toute opposition à cette société de marchandisation et du profit maximal. Sécurisation, oui, mais de leurs profits.

Imposons l’état d’urgence social et contrairement à ce que les politiciens de tous bords affirment, que l’abandon de nos libertés est un préalable à notre sécurité. Nous leurs opposons l’alternative qui se construit et se construira uniquement par la lutte et la solidarité de classe, sur nos lieux de travail, nos lieux de vie, dans la rue et nulle part ailleurs.

CLAB.

Rejoignez-nous ! Des collectifs se montent un peu partout parce qu’un autre monde est possible ! Il suffit seulement de le vouloir ! Nous n’avons pas besoin de politique pour nous dicter ce que l’on doit faire.

« Chacun cherche sa route ; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l’égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux. »

« Ce n’est pas une miette de pain, c’est la moisson du monde entier qu’il faut à la race humaine, sans exploiteur et sans exploité. »

Louise Michel

[Montpellier] : Les libertaires et la gauche du capitalisme

Jeudi 28 janvier au Centre Ascaso-Durruti (6 rue Henri René)

20h, conférence avec Miguel Amoros : Les libertaires et la gauche du capitalisme

« Nous sommes immergés dans une crise qui n’est pas seulement économique mais générale : c’est la crise du capitalisme. Elle se manifeste tant au niveau structurel dans l’impossibilité d’une croissance suffisante, qu’au niveau territorial avec la prédominance du caractère destructeur de l’industrialisation.

Ce qui a pour conséquence la croissance des inégalités, l’exclusion, les pollutions, le changement climatique, les politiques d’austérité et l’augmentation du contrôle social.

La ‘partitocratie’ est le système politique qu’adopte le capitalisme dans la phase de globalisation, et le citoyennisme est l’idéologie qui la fonde.

Les nouveaux partis (Podemos, ciudadanos, Syriza,…) ont ici pour fonction d’éviter une rupture sociale. Leur fonction est de dissimuler la crise en reconstruisant l’État comme médiateur en ces temps de reconversion économique, d’extractivisme et d’austérité, en s’appuyant fondamentalement sur les mouvements sociaux dirigés par les classes moyennes.

Il s’agit avant tout de gérer le capitalisme, dans ou hors de la zone euro, avec le moins de dégâts possible pour ces classes-là. »

[Paris la Grand-Ville] : Réunion débat à La Discordia, 45 Rue du Pré Saint-Gervais, 75019 Paris : « Islamophobie : du racket conceptuel au racket politique » – Mardi 26 janvier 2016 – 19h

Pour rappel, mardi prochain, le 26 janvier à 19h, aura lieu la dernière discussion du mois de janvier à la bibliothèque La Discordia. Il sera question d’un sujet polémique, source de nombreuses scissions parmi les ennemis de ce monde depuis les attentats de janvier 2015 : le terme ambigu d’« islamophobie », mais plus généralement, les rapports entre autorités religieuses, croyances, théismes et les milieux prétendument subversifs à travers l’histoire, mais surtout aujourd’hui, et plus que jamais en France. Car peut-on être subversifs et lutter contre tous les pouvoirs avec de tels rapports à la religion, qui se trouve justement aux origines du pouvoir ? C’est justement cela que nous aimerions débattre. Nous savons qu’il y aura du monde à cette discussion, prenons donc cette occasion de mettre les choses en débat, en discussion, et peut-être réussir (ou non) à élaborer une « communauté » de critique capable de transcender les différences (plutôt que de les oublier), et cela peu importe les inégalités possibles de connaissances de base entre les uns et les autres sur le sujet.
Pour l’occasion, une brochure a été préparée par Ravage Éditions avec les textes de Cassandre écrits dans une période qui couvre presque entièrement l’année 2015. Certains d’entre vous les auront peut-être déjà lu (dans le second numéro de la revue Des Ruines) ou à l’occasion d’une discussion précédente (bien que ce texte ait été revu depuis).

On pourra télécharger cette brochure ici :http://ravageeditions.noblogs.org/post/2016/01/21/nos-revolutionnaires-sont-des-gens-pieux-cassandre/

Nous n’avons pas eu la possibilité de promouvoir cette discussion comme il se doit, puisque celle-ci (comme tout ce qui concerne les problématiques posées par les religions « minoritaires » ou les théories raciales, mais aussi le nationalisme), a été censurée par une grande partie des « médias alternatifs » par lesquels nous diffusons habituellement le programme de la bibli (comme indymedia nantes, cf.https://nantes.indymedia.org/articles/33118 où l’article a d’abord été refusé avant d’être mis « en débat », mais sans possibilité de participer au « débat » ou là :https://nantes.indymedia.org/articles/32473 ). C’est pourquoi nous vous demandons de faire passer le message autour de vous, pour parer à ces déconvenues et rendre le débat public, pour qu’enfin la question puisse être posée, sans tortiller du cul et regarder ailleurs. Si cela fait des mois que vous hésitez à passer, ce débat sera l’occasion parfaite.

Aussi, à l’occasion d’un renouvellement de bail et de difficultés financières conséquentes, La Discordia a besoin de votre soutien, que ce soit par votre présence, mais aussi par des dons ponctuels ou réguliers (nous contacter pour cela), mais aussi par votre participation. La Discordia est ouverte à toutes celles et ceux qui voudraient lui proposer des idées de débats, ou des présentations déjà élaborées ou à élaborer ensemble. Faites nous des propositions, ce sont aussi des occasions de discuter et de se rencontrer, de s’enrichir et se se stimuler mutuellement, en dehors de tout sectarisme (nous nous foutons, dans certaines limites, du « isme » que vous revendiquez ou non, ou du notre).

La brochure, ainsi que d’autres textes que nous avons jugés intéressants et riches de bases pour notre débat, ont été ajoutés sur le blog de la bibli, dans les désormais classiques « suggestions de lecture » (qui ne sont pas obligatoires pour pouvoir suivre et participer aux discussions, mais vivement conseillées) :http://ladiscordia.noblogs.org/programme-ode-decembre-2015-janvier-2016/

Faites tourner !

Au plaisir d’échanger dans une période qui s’y oppose, et vive la révolution !

Quelques discordistes.

***

Pour rappel, la présentation de la discussion :

Islamophobie : du racket conceptuel au racket politique
Mardi 26 janvier 2016 – 19h

Le concept d’islamophobie est un racket sémantique et politique qui se situe au carrefour de deux camps conceptuels, celui du religieux et celui du racisme. Son but est en effet d’enlever toute légitimité à la critique de la religion musulmane (et donc, par glissement, aux religions en général), taxant systématiquement toute critique de racisme envers les croyants (réels ou supposés). De nombreux soi-disant « révolutionnaires » se sont réappropriés ce concept et, par conséquent, l’aveuglement face au rôle autoritaire et pacificateur de toute religion.
Alors que nos pieux « révolutionnaires » nous parlent d’« islamophobie » à toutes les sauces, les fachos du printemps français nous parlent, eux, de « cathophobie », d’autres encore de « négrophobie » ou de « judéophobie ». Chacun tente son petit racket politique sur l’antiracisme. Chacun a sa petite oppression et ses petits particularismes à mettre en avant, toujours en concurrence avec ceux des autres, approfondissant les divisions entre exploités. Et surtout, plus personne ne parle de la lutte contre le racisme en tant que tel, et sous toutes ses formes.
Refuser ce raccourci conceptuel est un point de départ pour s’opposer à toutes les religions, y compris l’islam, présenté à tort par les défenseurs du concept d’« islamophobie » comme la religion des opprimés (comme le catholicisme irlandais ou le bouddhisme tibétain à d’autres époques). Il s’agit alors de nous faire passer la religion comme élément d’émancipation dans le pire des cas, et dans le moins pire, de faire passer l’idée que la religion n’est pas, en soi, un outil de domination séculaire au service de l’ordre. Derrière cela se cache l’idée que les rapports de domination, lorsqu’ils sont portés par de supposés « opprimés », deviendraient émancipateurs.
Parce que la religion reste un problème majeur pour ceux et celles qui veulent une transformation radicale de ce monde, sa critique est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais. Parce qu’il n’y a pas de « religions des opprimés », seulement des religions qui oppriment.

— -
Bibliothèque la Discordia, 45 Rue du Pré Saint-Gervais, 75019 Paris
http://ladiscordia.noblogs.org/


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