Archives pour mars 2016


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[Saint-Nazaire] : Nous ne sommes pas de ceux qui appellent à sauver le monde du travai

Ce tract a été distribué — et lu à la tribune syndicale — par des lycéen(ne)s lors de la manifestation de Saint-Nazaire (5 000 personnes), aujourd’hui 9 mars 2016 Les manifestant(e)s qui le distribuaient portaient une pancarte où l’on pouvait lire : « Le capitalisme, on l’engraisse sans arrêt. Quand est-ce qu’on le bouffe ? »

 

Ni futures chômeurs.euses ni futures travailleurs.euses

Si nous voulons abandonner le salariat…

C’est pour choisir enfin de gérer librement notre énergie et notre temps de vie. C’est pour agir dans nos vies selon nos aspirations et nos besoins individuels et collectifs. Par conséquent c’est fuir le travail dicté par les aspirations et les besoins des patrons, des entreprises et du marché.

Nous pensons que le travail, qu’il soit en usine ou dans des bureaux, bien ou mal payé, qu’il nécessite de longues ou de courtes durées d’étude, ne libère pas.

Au contraire, il vise plus à nous occuper l’esprit et à nous désintéresser des questions éthiques de nos vies et de nos sociétés, à nous contraindre à la survie et de fait à la consommation.

Abandonner la spécialisation

Qu’est-ce que la spécialisation ?

C’est faire toute sa vie la même chose. C’est le monopole des savoirs. C’est être chacun élite dans sa propre profession, coupé des autres savoirs et savoirs-faire, réduit par sa branche. C’est l’organisation de castes professionnelles (Caste étudiante, artistique, ouvrière, fonctionnaire, politicienne, enseignante…)

Nous voulons abandonner la spécialisation car nous croyons que chacun.e peut adopter une fonction politique, enseignante, étudiante, artistique et manuelle à la fois. Ce n’est qu’avec des individus épanouis qu’une société épanouissante peut s’organiser.

La domination à l’école comme au travail.

Qu’on soit élève, salarié.e ou professeur.e, nous subissons la hiérarchie au quotidien. Nous sommes éduqué.es à avoir peur de nos hiérarchies, du parent, du patron, du flic, etc.

Espérer un avenir meilleur c’est construire une autre organisation de vie, où le travail est un outil et non un but. C’est questionner la domination sous toutes ses formes. Car la domination est une logique de société comme peut l’être la solidarité.

Des solutions ? Les copains c’est mieux que les patrons.

Nous pensons que nous seuls pouvons prendre les décisions qui concernent nos vies. C’est pourquoi nous luttons hors des partis politiques ou des syndicats qui tenteront, dès que l’État le leur proposera, de négocier avec lui au nom des travailleurs.euses et étudiant.es. S’organiser à notre échelle avec nos copains.ines, se réapproprier nos vies, que nos passions, nos envies et nos besoins constituent nos activités principales. Que l’on trouve du sens à ce que l’on produit, à ce que l’on vit.

Nous ne sommes pas de ceux qui appellent à sauver le monde du travail.

CLV (Crew virus libertaire)
Contact : crewviruslibertaire (at) riseup.net

[Repris de Lignes de Force.]

« Loi Travail » : affrontements avec les flics, attaque du PS, de banques et de caméras, c’est parti !

Manifestation-loi Travail : incidents en cours place Bellecour

Lyon Capitale, 09/03/2016 à 16:00

Alors que la manifestation contre la loi El Khomry se passait dans le calme, des altercations avec les forces de l’ordre ont eu lieu à la Guillotière et sur la place Bellecour où des affrontements sont toujours en cours.

Au moins 7000 personnes étaient venues manifester ce jeudi à Lyon. Tout s’était passé dans le calme jusqu’à l’arrivée du cortège à Jean Macé qui devait être le lieu de dispersion du cortège. Environ 1000 personnes ont pourtant continué leur chemin en remontant l’avenue Jean Jaures vers la Guillotière. Près de la fédération PS du Rhône, des altercations ont eu lieu entre manifestants et force de l’ordre vers 15h30.

Ces derniers se sont échangés jets de projectiles et de gaz lacrymogène. Alors que la situation s’était un peu calmée, le cortège a poursuivi sa route pour retourner place Bellecour.

Sur la grande place de Lyon, la police a de nouveau utilisé des gaz lacrymogènes. La place est actuellement bouclée. De nouveaux affrontements sont en cours. Les policiers ont chargé. Un hélicoptère est sur zone. Le gaz s’est répandu sur toute la place et gène particulièrement les personnes qui s’y trouvent.


Mobilisation Loi Travail : légers débordements lors du rassemblement lycéen à Paris

France Info mercredi 9 mars 2016 12:36

Le rassemblement lycéen à l’appel de l’UNL et de la FIDL, prévu à 11 heures place de la Nation à Paris, s’est transformé en manifestation spontanée. Certains des participants ont pris de court les CRS déployés en masse sur la place, et ont pris le chemin de la place de la République où un grand rassemblement est prévu à partir de 14 heures à l’appel des syndicats.

Comme l’a constaté l’envoyée spéciale de France Info Alice Serrano sur place, les manifestants ont bloqué la circulation sur les bords de Seine. Des actes de violence ont été commis en marge de ce cortège improvisé, des jeunes cagoulés et vêtus de noir ont jetté des oeufs sur des agences bancaires, plusieurs distributeurs automatiques de billets ont été cassés à coup de matraque, une caméra de vidéo-surveillance a également été détruite. Des devantures de boutiques ont été taggées.

Parmi les manifestants se trouvent des membres de groupes de gauche radicale dont les slogans dépassent le mot d’ordre de la mobilisation initiale, demandant le retrait du projet de loi El Khomri. Des slogans hostiles à la prolongation de l’état d’urgence et plus généralement au gouvernement accusé de « ne plus être de gauche » ont également été entendus.


Niort (Deux-Sèvres) : le PS et la BAC

Dans les Deux-Sèvres, le siège de la fédération socialiste a également été prise pour cible à Niort, dans la nuit de mardi à mercredi. La devanture a été taguée. La fédération du PS a décidé de porter plainte.
(France Info mercredi 9 mars 2016 12:50)

Ce mercredi à 13 h 10 juste devant les halles de Niort, un jeune homme a été interpellé par les policiers de la brigade anti-criminalité : il est suspecté d’avoir dégradé trois véhicules de police en passant devant la préfecture, deux pneus crevés sur l’un et des tags sur les deux autres.

Un cortège s’est formé en direction de l’hôtel de ville puis du siège du Medef, rue du Petit-Banc. Les portes du site étaient fermées mais des manifestants ont escaladé les grilles pour forcer leur ouverture. Le flot des manifestants s’est répandue dans la cour aux cris de  » Ce n’est pas le Medef qui fait la loi « , un cordon de policiers empêchant une intrusion à l’intérieur des locaux.
(La Nouvelle République, 09/03/2016 13:25)


Rouen : le PS

En marge de cette mobilisation, à Rouen des manifestants s’en sont pris aux locaux du Parti socialiste de Seine-Maritime. La façade a été dégradée, de la peinture noire et des tags recouvrent l’entrée principale.
(France Info, mercredi 9 mars 2016 12:50)

Source : cettesemaine

Résumé de la première session du procès des compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar

Notons que cette enflure de juge a constamment interrompu les deux compagnons alors qu’ils faisaient leurs déclarations, utilisant la toute puissance de ceux qui décident d’envoyer en prison des milliers de personnes : « Ne nous faites pas une déclaration politique, cela ne nous intéresse pas ! » et elle a aussi menacé de sortir le public de la salle (des proches et des compagnons) si l’attitude de politisation du procès persistait.

 

Le procès venait juste de commencer lorsque l’un des avocats de la défense est intervenu pour rappeler à l’audience qu’un texte avait été présenté mettant en avant le manque d’impartialité de la part du tribunal et la demande qu’il soit changé. Une autre forme de procès a aussi été demandée, dans laquelle les accusés font leurs déclarations en dernier, après tous les témoins et experts. Face au refus du tribunal le procès a débuté par les déclarations de Francisco et Mónica, qui ont refusé de répondre aux questions du procureur et à l’accusation spécifique, répondant uniquement aux questions de leurs avocats.

Tous les deux ont affirmé les idées anarchistes, et ont nié la responsabilité de l’attaque de la Basilique del Pilar, ainsi que l’appartenance à une quelconque organisation, qui comme la littérature policière le décrit, se compose de chefs et d’une hiérarchie. Francisco a déclaré, avant d’être interrompu par la juge du tribunal Angela Murillo : « Oui je suis anarchiste parce que je comprends ce qu’est la liberté débarrassée de toute contrainte. Je crois que la liberté individuelle émerge lorsqu’il n’y a ni autorité, ni ordres ni commandements, qui ne font qu’atrophier et dégrader le comportement humain. L’État provoque la subordination et c’est à l’opposé de toute tentative de liberté ; il provoque aussi l’existence de profiteurs et d’exploiteurs ». Et au sujet des organisations il a déclaré : « elles entravent la liberté individuelle et réduisent l’initiative des personnes par des comportements établis à l’avance ». Et Mónica a déclaré : « N’importe quelle base hiérarchique est incompatible avec mon idéologie [sic] et ma manière de penser, puisque que n’importe quelle sphère de pouvoir est nuisible et entrave l’être humain ». Et en répondant à l’une des questions de son avocate elle en a profité pour réaffirmer ses liens d’affinité et de solidarité avec d’autres compagnons prisonniers.

Après les déclarations des compagnons, c’était le tour des témoins, commençant par plusieurs policiers, neuf d’entre eux, qui ont participé à l’enquête. Dans leurs déclarations ils sont tombés dans des contradictions au sujet de la collaboration et des informations fournies par l’État chilien et sur comment cela a pu amener l’enquête à se focaliser sur Mónica et Francisco. Dans ce sens, l’un des avocats de la défense a présenté comme preuve une note de presse de la Direction Générale de la Police Nationale, qui donnait des informations sur l’opération et assumait comme une réussite la collaboration entre États. Cependant, le tribunal ne l’a pas prise en compte. La méthodologie employée pour identifier les accusés a aussi été remise en question, et donc aussi la véracité de ses résultats.

À la suite, ce sont les témoins de l’explosion dans la basilique qui ont fait leurs déclarations. En premier, la femme qui a été blessée à l’oreille, a déclaré qu’alors qu’elle était en train de prier deux personnes se sont approchées d’elle et l’une d’entre elles l’a informé qu’elle devait abandonner le lieu. Cependant elle n’est même pas capable de dire s’il s’agissait de deux hommes ou d’un homme et d’une femme. Elle a seulement vu le profil d’un homme qu’elle ne pourrait pas identifier. 
Les deux autres témoins sont un gardien de sécurité et un gardien de la Basilique del Pilar, qui à part décrire le moment de l’explosion, se sont efforcés de transmettre la sensation de danger qu’ils ont ressenti. Il faut aussi dire que quelques jours avant le procès, le clergé de Saragosse s’est retiré de l’accusation.

[Traduit de l’espagnol de Publicacion Refractario.]

Source : nonfides

« l’engagement est une manière de vivre. Elle a le fantastique avantage de nous faire sujet de notre destinée. » Joëlle Aubron

« Lutter c’est vivre »

Un grand salut… Sebas

lu sur MarsInfo

En mémoire de Joëlle Aubron

Publié le 2 mars 2016 |

Il y a dix ans, le 1er mars 2006, Joëlle Aubron mourait d’un cancer. Cette combattante révolutionnaire, membre d’Action Directe, avait été arrêtée le 21 février 1987 avec trois de ses camarades. Condamnés tous les quatre à la réclusion à perpétuité, ils avaient enduré de nombreuses années de placement à l’isolement total.

Après 17 ans d’incarcération, en juin 2004, Joëlle avait pu arracher une suspension de peine en raison d’un cancer avec métastases au cerveau.

Sortie de prison, Joëlle a continué le combat militant, jusqu’au bout, et en priorité pour la libération de ses camarades toujours incarcérés à l’époque.

(…)Dans l’engagement, il y a spontanéité et décision mûrement réfléchie. La part de l’une et de l’autre est indéterminée. Elles augmentent ou diminuent en une tuyauterie communicante qui forge la détermination. L’engagement peut nous dépasser, exiger de nous bien au-delà de nos possibilités premières, de ce que l’on croit en savoir. Pour autant, avant tout, il nous porte. Il est courant de penser qu’on s’engagerait, sûr d’avoir raison. Je n’en crois rien. Je n’ai jamais pensé détenir la vérité, je me suis contentée d’espérer ne pas avoir tort.(…)
 
(…)l’engagement est une manière de vivre. Elle a le fantastique avantage de nous faire sujet de notre destinée.(…)

Le 16 décembre 2005, quelques semaines avant sa mort, elle participait à un meeting pour Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais incarcéré en France. Avec toute l’énergie qui lui ressemblait tant, elle a lu une déclaration de soutien signée « Les prisonniers d’action directe, Nathalie MENIGON, Georges ClPRIANl, J.Marc ROUILLAN, et Joëlle AUBRON (en suspension de peine) ».

En mémoire à Joëlle, ces quelques mots qu’elle nous a lus ce jour-là : « La solidarité est une arme. Elle le demeurera tant que son avancée et sa conscience révèlent le lien direct entre la libération des prisonniers et le développement du mouvement révolutionnaire. ».

A Joëlle, et aux mille coquelicots, bien rouges et noirs, qui chaque année fleurissent pour elle.

P.-S.

Merci au Désordre pour cet article en hommage à Joëlle Aubron. Vous pouvez aussi lire une interview de Joëlle ici

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 à lire aussi linter

La désinsertion

Un super article paru dans un journal que le Conseil Départemental 63 de gauche a tué

lu sur Exclusif

La décision du Conseil départemental du Puy-de-Dôme à l’égard du journal Exclusif ne m’étonne guère. Depuis ma naissance, je sais ce que valent les politiques. Ils n’agissent pas pour notre bonheur, ça se saurait et ils le feraient mal de toute manière.

Dans une société hiérarchisée, leur but ne peut être que d’accaparer le pouvoir politique. Elus, leurs fonctions sont soit régaliennes et répressives (police, justice, armée) ou de gestionnaire. Les deux assurant la paix sociale, en clair : que les pauvres se la ferment.

La gestion de la misère ne peut être que moralisatrice quand elle nous parle d’insertion. Car c’est bien à l’individu que l’on s’adresse, à lui que l’on demande de s’insérer et, donc, les tares, les défauts, les fautes se trouvent du côté de l’individu et jamais de celui de la société. Car quand ils parlent d’insertion, ces gestionnaires nous parlent d’insertion professionnelle. C’est-à-dire de nous rendre corvéables, exploitables, vendables, malléables aux interminables réajustements capitalistes, afin de produire, entres autres, des mickeys, du Mac Do’, des bombes et autres inutilités nuisibles ; mais aussi, tout comme au temps des rois, de nourrir toutes les classes parasites de la société. Capitalistes, banquiers, politiques, huissiers, préfets, flics, militaires, parlementaires, syndicats… la liste est longue de ces improductifs unis pour légitimer et maintenir ce système inégalitaire, autoritaire et écologiquement suicidaire.

Inséré à ce système et sans avoir signé de contrat avec lui, j’opterais bien pour la désinsertion volontaire, car davantage qu’insérés, nous y sommes incarcérés. Mais pour alleroù ? De par ce monde, tout est déjà détenu par une minorité de possédants ou par ses bras armés, les Etats. Partout règnent l’inégalité, l’exploitation, la domination et l’injustice, nulle part l’équité et la liberté. Dans ce monde de propriétaires, nous ne sommes que des loques à terre. Rien ne m’étonne donc du sort d’Exclusif.

Pensez-vous : faire réfléchir des pauvres ! qui vont produire une véritable information de qualité destinée aux RSAstes du Puy-de-Dôme et, de plus, livrée gratuitement à domicile. Faudrait pas exagérer, surtout quand certains articles égratignent la belle image de gauche que veut se donner le Conseil départemental. Pour éliminer ce journal de son budget insertion, cette instance de gauche ne va pas procéder franchement et directement. Elle va procéder de gauche : conventions au compte-goutte (un an, puis six mois, quatre mois… avec des périodes parfois de trois mois sans convention), sabotant ainsi le travail journalistique et la régularité de parution ; négociation pour réduire le format ; demande de numériser entièrement le journal, le noyant ainsi dans la toile Internet et privant de l’information des centaines de puydômois au RSA… et, dernier acte, l’ultimatum : crever ou nous insérer dans Puy-de-Dôme en mouvement. Ce qui a autant de sens journalistique que de mettre du porno dans Picsou magazine, si ce n’est pour en contrôler la censure. À la soumission, nous avons unanimement choisi la mort.

Incompétence, indifférence, manigance, pourrissement de situation, chantage, mépris de classe… Tout y est pour me faire réaffirmer mes convictions anarchistes. Dommage pour cette action sociale qui, à son niveau et à mon avis, a produit un travail social supérieur à n’importe quelle entreprise d’insertion – mais ça, c’est facile. Elle a aussi sorti de l’isolement des dizaines d’individus, créé des rencontres inédites, redonné une dignité à certains, ouvert l’esprit à d’autres et rendu de la confiance à tous, tout en fournissant un travail en commun d’individus d’horizons très différents mais, tous, de la même classe sociale. Mais tout cela n’est pas le but de l’insertion, qui est la totale soumission à l’ordre social. Je garderai de cette riche expérience collective un souvenir aussi joyeux qu’écœuré de la soupe aux subventions dans laquelle je crache.

DG



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