Ana@rcodico defaites7zm

Cette section ne prétend aucunement être une « Encyclopedia Universalis » de l’Anarchisme, mais plutôt un humble hommage aux principa(les)aux hommes, femmes,  idées et pensée, qui ont émailler l’Histoire.

 

 

  A:  

 

« A » cerclé :

744px-Anarchist.svg dans

C’est en a vril 1964, sur la couverture du bulletin Jeunes Libertaires qu’apparaît le dessin d’un sigle que le groupe JL. de Paris propose « à l’ensemble du mouvement anarchiste » par delà les différents courants et les divers groupes ou organisations. Deux motivations principales nous ont guidés : d’abord faciliter et rendre plus efficace les activités pratiques d’inscriptions et affichages, ensuite assurer une présence plus large du mouvement a narchiste aux yeux des gens, par un caractère commun à toutes les expressions de l’anarchisme dans ses manifestations publiques. Plus précisément, il s’agissait pour nous d’une part de trouver un moyen pratique permettant de réduire au minimum le temps d’inscription en nous évitant d’apposer une signature trop longue sous nos slogans, d’autre part de choisir un sigle suffisamment général pour pouvoir être adopté, utilisé par tous les anarchistes. Le sigle adopté nous a paru répondre le mieux à ces critères. En l’associant constamment au mot anarchiste il finira, par un automatisme mental bien connu, par évoquer tout seul l’idée de l’anarchisme dans l’esprit des gens.
Le sigle proposé est un A majuscule inscrit dans un cercle ; Tomás Ibañez en est l’initiateur, René Darras le réalisateur. D’où vient l’idée, de la simplicité de réalisation (en particulier avec la méthode d’impression par stencils de l’époque !), du sigle antimilitariste déjà répandu du CND (Campaign for Nuclear Disarmament), d’autres inspirations ? L’Alliance ouvrière anarchiste affirme l’avoir utilisé dans sa correspondance dès la fin des années 1950 ; mais il ne figure dans son bulletin qu’à partir de juin 1968. La proposition des Jeunes Libertaires de 1964 n’a eu aucun succès, hormis quelques graffitis dans les couloirs du métro parisien – n’oublions pas qu’alors on imprimait soit sur stencils, soit en typographie classique, et qu’il aurait donc fallu réaliser un cliché au plomb figurant un A inscrit dans un cercle. En décembre de la même année, le A cerclé apparaît en titre d’un article signé Tomás [Ibañez] dans le journal Action libertaire. Le réseau des Jeunes Libertaires, qui comptait au début des années 60 plusieurs groupes dans toute la France, s’est affaibli : les bulletins régionaux ne paraissent plus et le bulletin parisien sera en sommeil de 1965 à 1967 ; plusieurs  » J. L.  » seront par la suite aux premiers rangs du mouvement de Mai 68.

Il faut attendre 1966 pour que le symbole du A cerclé soit repris et utilisé, d’abord à titre expériment al puis régulièrement, par la Gioventù libertaria de Milan, qui avait des rapports fraternels avec les jeunes Parisiens. Ces deux groupes ont été à l’origine du Comité européen de liaison des jeunes anarchistes (CLJA). C’est alors que commence la vie publique du sigle. Les premières fois qu’on le voit, c’est justement à Milan, où il sert de signature habituelle aux tracts et aux affiches des jeunes anarchistes, parfois associé au signe antinucléaire et à la pomme des provos hollandais. Puis il s’étend en Italie et dans le monde entier ; mais on n’a presque point vu de A cerclés pendant le mai parisien en 1968, les premières traces n’apparaissent guère qu’en 1972-73. C’est en effet au début des années 70 qu’explose la mode du A cerclé, que s’approprient et qu’imitent les jeunes anars dans le monde. Il connaît un tel succès que, selon un avis autorisé, si son inventeur l’avait breveté il serait milliardaire aujourd’hui. Pourquoi ce succès si rapide, si frappant ? Il est dû aux motifs mêmes qui avaient fait proposer le sigle par les J.L. : d’une part il est extrêmement facile à dessiner, aussi simple que la croix, plus simple que la croix gammée ou la faucille et le marteau ; d’autre part, un mouvement nouveau, jeune, en plein développement, avait appris à écrire sur les murs et se cherchait un signe de reconnaissance. C’est ainsi que le A cerclé s’est imposé de fait, sans qu’aucune organisation ni groupe n’ait jamais songé à en décréter l’utilisation, et en l’absence d’un autre symbole graphique international des anarchistes (qui utilisaient parfois une symbolique désuète, comme la torche en Italie).

Action directe:

Action individuelle ou collective exercée contre l’adversaire social par les seuls moyens de l’individu ou du groupement.Elle est, en général, employée par les travailleurs organisés ou les individualités évoluées par opposition à l’action parlementaire, aidée ou non par l’Etat.Elle peut être légale ou illégale, et ne prône pas nécessairement la violence même si celle-ci n’est pas exclue.

En période révolutionnaire, l’Action directe prend directement la forme de la grève genérale insurrectionnelle. Elle est le premier acte révolutionnaire d’un prolétariat qui vise à remplacer le pouvoir politique par l’organisation sociale.

 

Action directe:

30est un groupe communiste libertaire terroriste issu du mouvement autonome et empruntant son nom à la théorie de l’action directe. Ses membres ont revendiqué une cinquantaine d’attentats ou sur le territoire français entre 1979 et 1987. Action directe a été interdite par un décret du 24 août 1982 portant dissolution du groupement. À partir de cette date, Action Directe est classée par l’État français parmi les organisations terroristes. Ses membres ont été jugés par une formation spéciale de la  cours d’assise de Paris. Depuis l’arrestation de ses derniers militants en 1987, l’organisation est considérée comme dissoute.

 

Adam Paul (1862-1920):

180px-Paul_Adam_vor_1912_%28Alter_Fritz%29

Écrivain français, lié au symbolisme. Il se considéra toujours comme un anarchiste et en 1892 prononce »l’éloge de Ravachol »:

« De tous les actes de Ravachol, il en est un plus symbolique peut-être de lui-même. En ouvrant la sépulture de cette vieille et en allant chercher à tâtons sur les mains gluantes du cadavre le bijou capable d’épargner la faim, pour des mois, à une famille de misérables, il démontra la honte d’une société qui pare somptueusement ses charognes, alors que, pour une année seule, 91 000 individus meurent d’inanition entre les frontières du riche pays de France, sans que nul y pense, hormis lui et nous. »

 

Almereyda Miguel (1883-1917) :

Eugène-Bonaventure Vigo est issu d’une famille établie en Cerdagne (Pyrénées Orientales)

Devenu anarchiste, il prend le pseudonyme de Almereyda qui est l’anagramme de Y’a la merde, et milite à la section française de l’A.I.A. avec laquelle il lance l’appel à la désertion au moment de la conscription militaire (1914), il a apporté son soutien aux viticulteurs du Languedoc en lutte et a affronté l’Action Française.

Il connut la prison à de nombreuses reprises, et c’est d’ailleurs à l’occasion de son premier séjour en prison qu’il se rebaptisa Miguel Almereyda.

Après avoir adhéré à la SFIO en 1905, il fonde avec Gustave herve la Guerre sociale, puis en 1913 l’hebdomadaire satirique  Le bonnet Rouge.

La censure mise en place lors de la première guerre mondiale limitait la liberté de la presse en interdisant la publication d’articles pouvant nuire à la sécurité nationale ou ébranler le moral des troupes et de la population. Miguel Almereyda diffusa certaines informations, il fut arrêté le 4 août 1917 et accusé d’intelligence avec l’ennemi, ce qui lui valut de violentes critiques de la part de Léon Daudet.

Incarcéré à la Santé puis à Fresne, il fut retrouvé mort le 20 août, étranglé par un lacet. Son suicide fut mis en doute.

 

Alternative  Libertaire :

Logo_Alternative_libertaireFondée en 1991 à la suite de la fusion entre le Collectif Jeunes  Libertaires et l’Union des Travailleurs Communistes Libertaires, AL défends les positions communistes libertaires et syndicalistes révolutionnaires. Ses militants sont en général associés  à SUD, à la CNT voire à la CGT. Elle édites un mensuel Alternative Libertaire et un trimestriel Débattre.

En 2003, les différentes organisations du mouvement libertaire (AL, FA, No Pasaran, CGA, OCL, ainsi que la CNT) ont su, malgré leurs divergences, trouver la voie d’une mobilisation unitaire contre le G8 d’Évian, en formant une coalition, la Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes contre le G8 (Claaac-G8). Une initiative qui a été une véritable réussite puisque le bloc rouge et noir était le plus massif de la grande manifestation anti-G8. À cela il faut ajouter la participation active des militants de la Claaac-G8 à la construction d’un Village anticapitaliste autogéré, le Vaaag, véritable centre nerveux du contre-sommet, qui a accueilli plusieurs milliers de manifestants anti-G8 pendant une semaine. L’unité d’action s’est poursuivie avec l’addition de l’OLS, pour la tenue d’un Forum social libertaire-Salon du livre anarchiste en novembre 2003 à Saint-Ouen, en parallèle au FSE de Saint-Denis. Un événement dans le paysage anticapitaliste, puisque le FSL accueillit 5000 à 6000 visiteurs.

Alternative libertaire a été particulièrement active dans les grèves pour la défense des retraites en mai-juin 2003, et dans la grève des cheminots de l’automne 2007 pour la défense du régime spécial. Ses jeunes militantes et militants ont également été très actifs en 2005 dans le mouvement lycéen contre la loi Fillon, puis en 2006 dans le mouvement contre la loi d’ »égalité des chances » (ou mouvement anti-CPE) et en 2007 dans la lutte contre la LRU. Durant le mouvement anti-CPE, huit de ses militants ont été interpelés et ont été déférés devant les Tribunaux mais n’ont été condamnés qu’à des peines légères. Une mobilisation des diverses organisations politiques et syndicales (CGT, SUD, CNT, LCR, CGA, FA, etc.) s’est produite à cette occasion.

Alternative libertaire est cofondatrice et membre du réseau Solidarité Internationale Libertaire depuis avril 2001.

 

Amsterdam (congrès d’) :

En 1917, les Fédérations communistes libertaires de Hollande et de Belgique convoque un congrès anarchiste international à Amsterdam. Il réunit environ quatre-vingts délégués dont Malatesta, Goldman, shapiro… et près d’un millier de personnes lors de son meeting inaugural. Le congrès prend position contre l’anarchisme individualiste considérant que loin d’être incompatible, les idées d’anarchie et d’organisation se complètent, et appelle à rejoindre le syndicalisme.

 

Anarchie :

anarchieEn approximation, l’anarchie est une  théorie politique basée sur l’idée d’anti-autoritarisme, c’est à dire le refus conscient et raisonné de toute forme illégitime d’autorité et de pouvoir (ni dieu, ni maître).

« L’anarchie est si je peux m’exprimer de la sorte, une forme de gouvernement, ou constitution, dans laquelle la conscience publique et privée formée par le développement de la science et du droit suffit seule au maintient de l’ordre et à la garantie de toutes les libertés, où par conséquent le principe d’autorité, les institutions de police, les moyens de prévention et de répression, le fonctionnarisme, etc., se trouvent réduits à la plus simple expression, où les formes monarchiques, la haute centralisation, remplacées par les institutions fédératives et les moeurs communales, disparaissent »

Pierre Joseph Proudhon.

 

 

Anarchie(L’) « journal de l’ordre »:

premier périodique français se réclament de l’anarchie, publié par Anselme Bellegarrique en avril 1850.

 

anarchie(L’) :

424px-L%27anarchie_%281907%29Journal individualiste anarchiste fondé en avril 1905 par Albert Libertad. Les compagnons groupé s autour de Libertad (Paraf-Javal, Armand, Mauricius, et Lourot) combattaient « les vices, habitudes et préjugés », le tabac et l’alcool, le « culte de la charogne » ,  le conformisme résigné de celui qui vote, se rend à la caserne, se marie et travaille, et militaient pour l’amour libre voire l’échangisme.
On trouve parmi les rédacteurs de L’anarchie, Raymond Callemin( dit « Raymond la Science », membre de la Bande à Bonnot) et Viktor Lvovitch Kibaltchiche sous la signature « Le Rétif » (le futurVictor Serge).

484 numéros paraîtront entre le 13 avril 1905 et le 22 juillet 1914.

 

Anarchisme individualiste :

Tenter de définir l’anarchisme individualiste est malaisé car, comme l’a justement écrit Emile Armand, « on ne trouve guère deux anarchistes individualistes défendant les mêmes théories ».

Les anarchistes individualistes considèrent l’individu comme seule réalité et comme principe de toute évaluation. Les anars individualistes comprennent l’individu comme l’Unique, l’individu réel, existant, effectif, différent de tous les autres par son existence, et non comme un concept, une idée générale. Cet individu est son propre principe directeur et ne demande pas à être reconnu comme Homme. Ainsi, l’individualisme anarchiste est foncièrement anti-humaniste. Ne voir en l’individu que l’Homme ou la Personne, ne respecter que l’Homme en lui, c’est ne voir que ce qu’il a de commun avec les autres. C’est ne voir que ses ressemblances avec les autres et de faire de ces ressemblances une identité.La plupart des individualistes anarchistes font une nette distinction entre la Société et l’association entre individus. Pour eux, la libre association est un instrument de l’individu, alors que la Société est un de ses oppresseurs. La Société est sacrée, elle se sert des individus. L’association au contraire est à leur service. Une association d’égoïstes est donc pensable si elle reste un moyen pour eux de satisfaire leur intérêt en unissant leurs forces. Mais elle ne doit jamais rester une instance autonome, obligatoire, permanente et supérieure qui poursuit ses propres fins. L’association doit donc être petite, limitée, informelle, ouverte et temporaire.

L’individualisme anarchiste s’oppose généralement à l’idée révolutionnaire , les rêves de « Grand Soir » étant jugés potentiellement répressifs. Les anars individualistes croient généralement que les mouvements d’insurection sombrent fatalement dans un organisationnisme militarisé qui se trouve aux antipodes de l’intérêt de l’individu. C’est donc à l’individu lui-même de se libérer en rejetant la société dominatrice. Pour beaucoup d’individualistes, être anarchiste signifie être un « en dehors » et vivre selon ses propres principes, en refusant de collaborer aux institutions oppressives et en refusant toute forme d’embrigadement qui pervertit l’idéal libertaire sous prétexte de le servir.Concrètement, les anarchistes individualistes proposent deux grands types de moyens d’action : d’une part, l’objection de conscience généralisée et la mise en pratique de modes de vie en rupture avec les principes autoritaires, et de l’autre la pédagogie libetaire. La conjonction de ces deux stratégies a été qualifiée par Gaetano Manfredonia de « modèle éducationniste-réalisateur ».

 

Anarcho-syndicalisme :

Blkred_flag

L’anarcho-syndicalisme, est l’un des courants de l’anarchisme communiste , qui place la lutte des classes au centre de sa problématique de changement social.En d’autre termes, le militant anarcho-syndicaliste pose le syndicat comme forme naturelle d’organisation des classes ouvrières et paysannes, et refuse le principe de parti, d’associationou de regroupement corporatiste. Le syndicat est alors la structure qui permet aux classes opprimées de s’organiser à la base et de mener la lutte selon les choix des individus regroupés en collectifs  et non selon des directives données par un  bureau politique (en d’autre termes, du bas vers le haut et non du haut vers le bas).Apparu vers la fin du XIXe siècle, l’anarcho-syndicalisme a écrit certaines des pages essentielles de l’histoire du mouvement ouvrier. Ainsi, il est l’un des courants fondateurs de la CGT française de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, à travers ses théoriciens comme Emile Pouget(rédacteur en chef de la revue le Père Peinard) ou Fernad Pelloutier. Il restera un des courants importants du syndicalisme français, jusqu’à ce que le Parti Communiste françaisdes années 1930, alors en pleine montée en puissance, décide de prendre le contrôle de la CGT. Il en résultera une scission et la création par les militants anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires d’une éphémère CGT-SR (Syndicaliste Révolutionnaire), qui ne comptait en 1936 que quelques milliers d’adhérents. La CGT-SR, interdite en 1939, ne survivra pas à la deuxième guerre mondiale, ses adhérents rejoignant la CGT en 1945, préparant la fondation de Force Ouvrière ou créant la  CNT française(Confédération Nationale du Travail).Mais l’heure de gloire de l’anarcho-syndicalisme européen est espagnole : c’est en 1936,lors de l’insurrection des militaires franquistes et des milices d’extrème droite que la CNT espagnole, confédération anarcho-syndicaliste forte de deux millions d’adhérents, lance un vaste mouvement de collectivisation des terres et des industries dans les zones où elle est présente. Les militants de la CNT sont parmi les premiers à se rendre au front et à donner un coup d’arrêt à l’avancée des troupes franquistes, côte à côte avec les soldats restés fidèles à la république et aussi des militants marxistes. La suite de la guerre verra l’affaiblissement de la CNT face aux manœuvres hégémoniques d’un parti communiste stalinien, et la fin de la guerre en1939 verra une répression brutale s’abattre sur les militants libertaire espagnols, pour beaucoup contraints de se réfugier en France. Ces derniers formeront la base des maquis anarchistes du sud de la France, et seront à l’origine de la création en 1945 de la CNT française

Le mouvement anarchosyndicaliste (ou plus exactement anarchiste ouvrier) a également eu une influence prépondérante en Amérique Latine, où il est à l’origine du mouvement syndical dans de nombreux pays. En Argentine, laFORA a représenté une organisation de masse capable d’inquiéter l’État et le patronat, avant d’être laminée par une répression féroce. Confrontés à l’omniprésence de militants marxistes dans les milieux syndicaux, l’anarcho-syndicalisme n’arrivera jamais à retrouver l’influence idéologique dont il jouissait au début du siècle ; quoique ces dernières années on assiste à un retour en force des idéologies autogestionnaires, anti-autoritaires et anti-capitalistes dans les discours militants.

Les militants anarcho-syndicalistes ont théorisé nombre de pratiques syndicales. S’ils ont beaucoup réfléchi sur la grève générale comme moyen pour la classe ouvrière de se réapproprier ses outils de production, ils ont aussi popularisé l’action directe (occupations, piquets de grève) et le sabotage (refus de produire des marchandises de qualité, et boycott par les prolétaires des produits en question) comme moyens d’action.

Prônant l’anti-autoritarisme et le libre choix des travailleurs en lutte quant aux modalités de l’organisation et du suivi des conflits, et refusant toute idée d’Etat, fut-il prolétarien, les anarcho-syndicalistes (et les anarchistes en général) se sont très souvent trouvé férocement opposés aux militants d’obédience léniniste.

Les anarcho-syndicalistes sont organisé-e-s au niveau international au sein de l’Association Internationale des Travailleurs : AIT.

 

Angiolillo Lombardi Michele (1871-1897) :

angiolillo1 Anarchiste italien, condamné à dix-huit mois de prison pour la publication d’articles subversifs, il s’enfuit à Marseille où il devient typographe.

En 1895 il travaille à Barcelone sous le nom de Jose Sants, à l’imprimerie de la revue anarchiste Ciencia Social. de retour à Marseilleet soupçonné de préparer un attentat, il est expulsé en Belgique. En 1897 il séjourne à Londres où il devient l’ami de Malatesta.

Le 8 août 1897 dans la station balnéaire de Santa-Agueda (Pays Basque) Michele Angiolillo tue de quatre coups de révolver le président du Conseil espagnol Antonio Canovas del Castillo, responsable de la torture et de l’exécution des anarchistes à Montjuich, et se laisse arrêter. Jugé les 14 et15 août, il est condamné à mort et exécuté au garrot le 20 août 1897, dans la prison de Vergara.

 

Anticapitalisme :

24326Née dans les années 1840, le mouvement anti-capitaliste et porté par une classe ouvrière pauvre et en plein croissance démographique. Plus tard se développera un de ces principaux courant au sein de l’association internationale des travailleurs. Lors de la défaite de la Commune de Paris en 1871, c’est la scission entre marxistes et anarchistes autour de la question de la méthode pour éliminer la propriété individuelle caractéristique du capitalisme : les marxistes estiment nécessaire une période de transition avec collectivisation des propriétés, sous le contrôle d’état « socialiste » devant dépérir progressivement ; alors que les anarchistes prônent une abolition directe de la propriété, et l’organisation économique fédérée des moyens de production et de consommation.

 

Antifascisme :
rubon1 L’antifascisme est un mouvement visant à s’opposer au  fascisme et, par extension, aux idéologies et pratiques issues des régimes hitlerien et mussolinien. Ce mouvement est né en Italie, et pendant la Guerre d’Espagne.

Un antifascisme plus radical est apparu dans les années d’après-guerre et s’est développé dans les années 70. Il ne s’oppose plus seulement aux groupes néo-nazis et intégristes, à toute politique de droite dite « dure », qu’elle soit sécuritaire, conservatrice ou patriotique, voire « néo-libérale ».

quelques liens  :

  • Antifascisme sur RA forum
  • Forum antifasciste
  • No Pasaran!
  • REFLEXes, site d’infos antifascistes
  • SRA, Solidarité Résistance Antifasciste
  • BARRICATA – zine de contre-culture libertaire du RASH

  • Antimilitarisme : Broken-gun-star
  • Principe d’opposition au militarisme. Le militarisme est l’idéologie d’expansion de l’appareil offensif militaire commandée par le complexe militaro-industriel et accompagné dans leur grand brainwash, par des « thinks tanks ». Les antimilitaristes sont très critiques et militent envers l’organisation militaire hiérarchique et autoritaire et les crimes de guerre commis envers nos frères et soeurs voisin(e)s de région, dans l’habitat planétaire où l’on tente tou(te)s de vivre paisiblement.L’antimilitarisme prône une solidarité des classes du bas envers les rouages du militarisme. Le Complexe militaro-industriel, producteur et commerçant d’armes de guerre, représente un puissant lobby, s’insérant souvent même (Militarisation), dans les ministères des gouvernements. Le commerce des armes est l’un des trois commerces les plus lucratifs dans le monde avec le pétrole et la drogue.Ce n’est pas un refus de porter des armes, comme peuvent défendre les pacifistes intégraux, car des antimilitaristes rejettent essentiellement la militarisation/militarisme de la société et non l’existence d’armes, qui pourraient être utiles pour l’auto-défense des individus en lutte(face à la répression).

  • Archinov piotr (1887-1937) :
  • Portrait_de_Piotr_Archinov
  • Né à Andreïevka prés de Ninji Lomov dans une famille ouvrière, il est employé en 1904 comme ouvrier serrurier dans les ateliers de Kyzil-Arvat au Turkmenistan près de la mer Caspienneoù il sympathise avec le RSDPR (Bolchevic) et devient le rédacteur du journal social-démocrate «Molot» (le marteau). En 1906, pour échapper à la police, il se rend à Ekaterinoslav où il se rapproche des anarchistes.
  • Travaillant dans l’usine Shoduar, il commet deux actes passibles de la peine de mort : il fait sauter un immeuble de la police et assassine le responsable de la dénonciation pour faits de grève d’un coup de revolver.Il est condamné à mort mais réussit à s’évader grâce au soutien de camarades, s’ensuit une période d’exil de deux ans à l’étranger où il continue ses activités révolutionnaires (trafic d’armes) mais il est arrêté à la frontière autrichienne, livré à la Russie et condamné à 20 ans de prison.Emprisonné près de Moscou, il rencontre Nestor Makhno et se lie d’amitié avec lui. Libéré après la Révolution Russe de février il est tout de même contraint de s’exiler en Allemagne puis en France. En 1932 il retourne enURSS et travaille au gouvernement comme correcteur jusqu’en 1937. Il sera victime des purges staliniennes, accusé de « tentative de restauration de l’anarchisme ». Armand Émile (1872-1962) : EarmandFils d’ancien communard, le petit Ernest Juin ne fréquente pas l’école et c’est dans la bibliothèque paternelle qu’il fait son instruction. Il pratique néanmoins de nombreuses langues. Suite à la lecture de l’Ancien testament, il est secoué vers l’âge de seize ans par une crise mystique qui le tourne vers la religion. Il fréquente les réunions de l’Armée du Salut, qu’il joint officiellement en décembre 1889.Vers 1895, Armand découvre l’anarchisme à travers la revue Les Temps Nouveaux de Jean Grave. Il est alors déchiré entre les principes salutistes et les idées libertaires qui le séduisent et qu’il commence graduellement à adopter.Il démissionne de son poste d’officier salutiste en 1897. Vers la fin de la même année, il écrit sous les pseudonymes de Junius et de Franck des articles dans Le Lbertaire de Sébastient Fuare. Il s’inspire en grande partie de Léon Tolstoï et de Benjamin Tucker et aussi de Walt Whitman et Ralph Waldo Emerson.Armand collabore à divers journaux anarchistes et pacifistes comme La misère, L’universel et le Cri de la révolte. En1901, il fonde avec Marie Kugel, qui sera sa compagne jusqu’à sa mort en1909, le journal l’Ere Nouvelle « tribune libre du prolétariat rédigée par les disciples du Christ ». Le journal se propose initialement de répandre « l’Évangile intégral : spirituel, moral et social » mais se radicalise graduellement en abandonnant la référence chrétienne. Ainsi, dès 1903, L’Ere nouvelle porte en sous-titre : « Revue d’émancipation intégrale et de communisme pratique ». La revue évolue ensuite du communisme libertaire à l’individualisme anarchiste jusqu’à sa fermeture en 1901.À partir de 1902, Armand participe aux Causeries populaires animées par Libertad et s’engage définitivement pour l’anarchisme individualiste. En 1905, il collabore au journal fondé par Libertad (Armand l’éditera plus tard d’avril à septembre 1912), « L’Anarchie ». L’activité anarchiste, pacifiste etantimilitariste d’Armand lui vaut d’être condamné et emprisonné à de multiples reprises. Arrêté le 6 août 1907 il est condamné le 9 mai 1908 à cinq ans de prison pour complicité d’émission de fausse monnaie. Il en profite pour rédiger le livre « Qu’est-ce qu’un anarchiste » (1908) qui constitue sa première synthèse. Il se rend compte à cette époque des confusions et quiproquos entraînés par les divers aspects de l’anarchisme et il accole dans ses écrits au mot anarchisme la précision individualiste. Après la mort de Marie Kugel, Armand se marie le ‘ avril 1911 avec une institutrice, Denise Rougeault, qui le soutient financièrement et lui permet de se consacrer entièrement à l’action anarchiste. Sa situation matérielle assurée, ayant trouvé en Denise Rougeault la stabilité et une collaboratrice, il peut mettre son érudition, sa puissance de raisonnement et sa connaissance d’une dizaine de langues au service de sa révolte. Il fait paraître « l’En-Dehors » pendant 17 ans (tirage: 6000), puis « L’Unique » pendant 11 ans, enfin un bulletin dans « Défense de l’homme » pendant 6 ans. Il publie plusieurs dizaines de brochures, organise causeries et cercles d’amis. A l’intérieur de son individualisme libertaire, il continue de progresser et aboutit, entre autres, à la thèse de la « Camaraderie amoureuse ». Il collabore également à l’Encyclopedie Anarchiste de Sébastien Faure. Il écrit des milliers d’articles dans la presse militante. Arrêté une troisième fois le 27 janvier 1940 il est condamné pour appel à l’insoumission le 6 avril suivant et est interné dans divers camps jusqu’en septembre 1941.L’action militante d’Armand s’oriente également vers les «Milieu libres» (les colonies anarchistes) où il prône l’amour libre, le naturisme et le refus généralisé des contraintes. Armand se définit par l’épitaphe qu’il se composa : « Il vécut, il se donna, il mourut inassouvi ». 

    Ascaso Francisco (1900-1936) :

    Ascaso1

    Francisco Ascaso naît le 1er avril 1901 à Almudevar, commune de la province de Huesca en Aragon. Parti travailler à Saragosse, il est boulanger puis serveur. Il intègre la CNT et devient membre du groupe d’action directe nommé Los justicieros (Les Justiciers).En août 1922, il quitte Saragosse pour Barcelone où il rejoint Los Solidarios (Les Solidaires), un autre groupe d’action directe auquel participent Durruti, Ortiz,Oliver et Jover. Avec ce groupe, il prend part à des actions contre les Pistoleros (hommes de main du patronat espagnol qui assassinent des syndicalistes) ainsi qu’à plusieurs attaques de banques.

    Le 4 juin 1923, en représailles de l’assassinat du leader anarcho-syndicaliste Salavador Seguipar des Pistoleros, Francisco Ascaso et d’autres membres du groupe Los Solidarios assassinent l’un des principaux soutiens financiers des Pistoleros : le cardinal Soldevila.

    La répression qui suit cet assassinat ainsi que l’arrivée au pouvoir du dictateur Primo de Rivera poussent Francisco Ascaso à s’exiler en France en compagnie de Durruti et de García Oliver. De France il part avec Durruti pour Cuba puis pour l’Argentine. En Argentine, ils participent à une série de braquages en compagnie d’anarchistes locaux. Poursuivis par la police ils décident de retourner clandestinement en France. Accusé de préparer un attentat contre le roi Alphonse XIII qui doit venir en visite officielle à Paris, Francisco Ascaso est arrêté par les autorités françaises avec Durutti et Gregorio Jover le 25 juin 1926.

    A la nouvelle de leur arrestation, l’Espagne et l’Argentine demandent leur extradition. Leur extradition, qui aurait équivalu à les livrer à une mort certaine, n’est évitée que par l’action d’anarchistes français, en particulier Louis Lecoin, qui mobilisent l’opinion. Finalement jugés à Paris le 17 octobre 1926, ils sont condamnés à une peine de prison.

    Ils sont libérés en juillet 1927, mais expulsés et interdits de séjour en France, en Suisse, en Belgique et dans d’autres pays européens. Francisco Ascaso décide de rester clandestinement en France.

    Francisco Ascaso reste en exil jusqu’en 1931 ; la monarchie espagnole étant renversée et la Seconde République proclamée, il décide de retourner en Espagne.

    Revenu à Barcelone il fonde le groupe Nosotros, un groupe plus radical que la FAI Il continue à prendre part aux agitations anarchistes. En 1932, il est arrêté et déporté en Afrique puis aux Canaries.

    Ayant retrouvé la liberté, il devient en 1934 secrétaire général du Comité Régional de Catalogne. A partir de cette date, il collabore aussi au journal anarchiste lidaridad obrera.

    Le 17 juillet 1936, une partie de l’armée espagnole basée au Maroc se rebelle contre la République : c’est le début de la guerre civile en Espagne. A l’annonce de la tentative de coup d’Etat, la population de Barcelone se soulève et attaque les casernes.

    C’est là que Francisco Ascaso trouve la mort le 20 juillet 1936 lors de l’assault de la forteresse d’Atarazanas.

     

    Atéisme :

    pape Désigne une attitude de pensée excluant la croyance en l’existence de toute divinité.

    L’athéisme moderne s’appuie sur la science, la philosophie, la psychanalyse et tout ce qui peut apporter une réponse tangible aux préoccupations humaines et à son avenir. Les athées considèrent que le besoin d’une divinité n’est qu’un élément de renfort psychique, une sorte d’antidépresseur.

    Les athées prétendent que les croyants sont bien naïfs d’espérer avoir une «seconde vie » dans un « paradis » qui n’existe que dans leur imagination.Il serait cependant incorrect d’affirmer que les athées ne peuvent faire preuve de compassion ou d’empathie.

    L’athéisme est un concept souvent associé à l’anarchisme, dans une perspective d’insoumission à des forces surnaturelles créées par la société pour la hiérarchiser.

     

    Autogestion:
    banderole_CNT_Lille_autogestionAu sens littéral, autogestion signifie gestion par soi-même. Ses postulats sont l’affirmation de l’aptitude des humains à s’organiser collectivement.Historiquement, ce modèle d’organisation a été développé (et expérimenté) par les anarchistes.

    La condition de base est que les membres d’un projet renoncent à penser, vouloir et décider pour les autres, mais se centrent au contraire sur ce qu’ils veulent pour eux-mêmes, qu’ils assument pleinement dès le départ le caractère personnel et situé de leurs demandes, leur statut de participants. Les clivages structuraux habituels entre « chefs » et « participants » disparaissent dès le départ, aux niveaux économique, politique, idéologique et psychologique. Le principe de base étant la recherche de consensus.

    Un projet autogéré se doit de se doter de structures permettant à chaque participant de faire connaître et valoir ses intérêts. L’autogestion n’implique pas une absence de règles, mais que les règles soient décidées par les personnes concernées. Trouver un consensus satisfaisant est un processus qui demande en général beaucoup de temps de discussion, mais la décision finale convenant aux intéressés, elle sera plus aisément applicable.En France, entre 1970 et 1973,Lip, une usine qui fabriquait des horloges à Besançon, fut autogérée après une tentative des actionnaires de fermer l’usine. Les travailleurs en grève reprirent les moyens de production avec l’aide du syndicaliste de la CFDT, Charles Piaget.

    L’autogestion est aussi pratiquée fréquemment dans les squats et les universités ou lycées occupés lors de conflits sociaux de grande ampleur. Bon nombre d’artistes à leurs début pratiquent l’autogestion de leur production et distribution. L’Anarcho-punk, une tendance se revendiquant Punk et anarchiste, défend la production de musique comme auto-produite, autogérée et sans profit.

     

     

     B:

     

    Bakounine Michel (1814-1876) :

    BakuninBakounine naît dans une famille aristocrate sous l’empire Russe dans le village de Pryamukhino (Прямухино) entre Torzhok (Торжок) et Kuvshinovo (Кувшиново), à Tver guberniya, au nord-est de Moscou. A 14 ans il part pour St. Pétersbourg rejoindre l’université d’artillerie. Il termine ses études en 1832 et est nommé officier junior dans la garde impériale Russe en 1834. Il est alors envoyé à Minsk et Gardinas en Lituanie (actuel Biélorussie). En 1835, il se brouille avec sa famille en prenant le parti de sa soeur protestant contre un mariage malheureux. Son père souhaite qu’il poursuive sa carrière militaire ou qu’il rejoigne le service civil, il n’en fera rien et démissionnera de son service.

    Intérêt pour la philosophie

    Après avoir quitté son service militaire, il part étudier la philosophie à Moscou où il commence à fréquenter régulièrement les cercles radicaux. Il se lie d’amitié avec un groupe d’anciens universitaires engagé dans une étude systématique de la philosophie idéaliste et groupé autour du poète Nikolaï Stankevich. La philosophie de Kant est initialement centrale dans leur étude, mais progresse vers Shelling, Fichte, et Hegel. A l’automne 1835, Bakounine constitue un cercle philosophique dans sa ville natale de Pryamukhino. Début 1836, Bakounine retourne à Moscou et publie des traductions les livres de Fichte Quelques Conférences Concernant les Vacances Scolaires et Le Chemin vers une Vie Bénite qui deviennent ses livres préférés. Sous l’influence de Stankevich, il lit aussi Goethe, Shiller et Hoffmann.

    Cette même inspiration encourage Bakounine à embrasser une immanence religieuse extra-cléricale:

    Laissons la religion devenir la base et la réalité de nos vies et de nos actions, mais laissons-la être pure et unique religion de la raison divine et de l’amour divin, et pas … cette religion qui a taché de se dissocier de tout ce qui fait la substance et la vie de la vraie existence morale. … Regarde le Christ, mon cher ami; … Sa vie à été complètement divine, pleine d’abnégation, et Il a fait tout cela pour l’humanité, trouvant Sa satisfaction et Son plaisir dans la dissolution de Son état matériel.
    … Parce que nous avons baptisé dans ce monde et nous avons communié avec son amour divin, nous avons le sentiment que nous sommes des créatures divines, que nous sommes libres, et que nous avons été ordonnés pour l’émancipation de l’humanité, qui est restée victime des lois instinctives de l’existence inconsciente. … La liberté absolue et l’amour absolu, ceci est notre but; la libération de l’humanité et du monde entier, ceci est notre but.

    Il devint de plus en plus influencé par Hegel et fournit la première traduction Russe de son travail. Pendant cette période, il rencontre les socialistes Alexander Herzen  and Nikolaï Ogarev, et les slavophiles Konstantin Akzakov et Piotr Tshaadaev. A cette période, il commence a développer son opinion Panslavique. Après de longues altercations avec son père, Bakounine se rend à Berlin en 1840 Son objectif était toujours de devenir professeur d’université, un « apôtre de la vérité » comme lui et ses amis l’imaginaient, mais il a tôt fait de rencontrer et rejoindre les Jeunes Hégéliens, plus tard connus sous le nom de Gauche Hégélienne, et rejoint le mouvement socialiste de Berlin. Dans son essai de1842, La réaction en Allemagne, il argumente en faveur du rôle révolutionnaire de la négation, résumé par cette phrase qui conclue son essai:

    « La joie de la destruction est en même temps une joie créatrice »

    Après trois semestres à Berlin, Bakounine se rend à Dresde où il se lie d’amitié avec Arnold Ruge. Là bas il lit également le livre de Lorenz von Stein Der Sozialismus und Kommunismus des heutigen Frankreich et développe une passion pour le socialisme. Il abandonne son intérêt pour une carrière académique, dévouant toujours plus de son temps à promouvoir la révolution. Le gouvernement Russe, voyant dans son radicalisme une menace, ordonne son retour en Russie. Sur le refus de Bakounine, sa propriété est confisquée. A la place il se rend avec Goerg Herveg à Zurich en Suisse.

    Suisse, Bruxelles, Paris

    Pendant les 6 mois où il reste à Zürich, il devient étroitement associé avec le communiste Allemand Wilhem Weitling. Jusqu’en 1848, il reste en terme amicales avec le communiste Allemand, s’appelant lui-même communiste occasionnellement et écrivant des articles sur le communisme dans le journal Schweitzerische Republikaner. Il déménage pour Genève peu de temps avant l’arrestation de Weitling. Son nom apparait fréquemment dans la correspondance de Weitling saisie par la police. Ce qui conduit à la circulation de rapports à la police impériale. L’ambassadeur russe à Berne ordonne à Bakounine de retourner en Russie, mais à la place il se rend à Bruxelles, où il rencontre de nombreux nationalistes Polonais, comme Joachim Lelwel. Cependant il se retrouve en conflit avec eux sur leur demande d’une Pologne basé sur les frontières de 1776 comme il défend le droit d’autonomie des non-polonais sur ces territoires. Il n’apprécie pas non plus leur cléricalisme et ils ne soutiennent pas son appel à l’émancipation paysanne.

    En 1844 Bakounine se rend à Paris, alors un centre pour le radicalisme européen. Il établie des contactes avec Karl Marx et Pierre-Joseph Proudhon, qui l’impressionnent et avec qui il forme des liens personnels. En Décembre 1844, l’empereur Nicolas édite un décret privant Bakounine de ses privilèges de noble, niant ses droits civil, confisquant ses terres en Russie, et le condamne à l’exile à perpétuité en Sibérie si jamais les autorités Russe mettent la main sur lui. Il répond par une longue lettre à La Réforme, dénoncent les empereurs comme des despotes et appelant à la démocratie en Russie et en Pologne (Carr, 1975, p. 139). En Mars 1846 dans une autre lettre au Constitutionnel il défend la Pologne, après la répression des catholiques là bas. Quelques réfugies Polonais de Kraków, après la défaite de l’insurrection là bas, l’invitent à parler au meeting en Novembre 1847 commémorant l’insurrection polonaise de novembre 1830.

    Dans son discours, Bakounine appelais à une alliance entre les peuples Polonnais et Russe contre l’empereur, et cherchait « l’effondrement définitif du despotisme Russe ». En réaction, il fut expulsé de France et se rendit à Bruxelles. La tentative de Bakounine d’amener Alexander Herzen et Vissarion Belinsky à la conspiration pour une révolution en Russie tombât dans l’oreille d’un sourd. A Bruxelles, Bakounine renouât ses contacts avec les pôles révolutionnaires et Karl Marx à un meeting organisé par Lelewel en février 1848 à propos d’un grand futurs pour les slaves, dont la destiné était de rajeunir l’occident. A cette l’ambassade Russe faisait circuler la rumeur que Bakounine était un agent Russe qui avait outrepassé ses ordres.

    Quand le mouvement révolutionnaire de 1848 se déclencha, Bakounine était extatique, malgré le peu d’ampleur que prenais cet évènement en Russie. Il obtint des fonds des certains socialistes du Gouvernement Provisoire, Ferdinant Flocon, Louis Blanc, Alexandre Auguste Ledru-Rollin et Albert l’Ouvrier, pour un projet de fédération Slave libérant ceux sous le joug des Prussiens, Austro-Hongrois et Turcs. Il quitta l’Allemagne voyageant de Baden à Francfort et Köln.

    Bakounine supporta la Légion Démocratique Allemande menée par Herwegh dans une tentative avortée de joindre l’insurrection deFriedrich Heker à Baden. Il se séparât de Marx sur les dernières critiques de Herwegh. Plus tard en1871, Bakounine écrivit: « Je dois ouvertement admettre que dans cette controverse Marx et Engels étaient dans le vrai. Avec une insolence caractérisée, ils attaquèrent la personnalité d’Herwegh alors qu’il n’était pas là pour se défendre. Dans un face à face avec eux, j’ai fougueusement défendu Herwegh, et commença alors notre aversion mutuel. »

    Bakounine se rendit à Berlin, mais fut stoppé vers Posen par la police, qui était un territoire de la Pologne occupé par la Prusse où se déroulait une insurrection nationaliste. A la place Bakounine se rendit à Leipzig et Breslau, puis à Prague où il participât au Premier Congrès Panslavique. Le Congrès fut suivie par une insurrection avortée que Bakounine avait cherché à promouvoir et intensifier mais qui fut violemment réprimé. Il retournât à Breslau, où Marx re-publiait les allégations prétendant que Bakounine était un agent impérial, clament que George Sand avait des preuves. Marx rétracta ses allégations après que George Sand pris la défense de Bakounine.

    Bakounine publiât son Appel aux Slavs à l’automne 1848, dans lequel il proposait que les Slacs révolutionnaires s’unissent avec les révolutionnaires Hongrois, Italiens et Allemands pour renverser les 3 principales autocraties Européennes: l’empire Russe, l’empire Austro-Hongrois et le royaume de Prusse.

    Bakounine jouât un rôle majeur dans les Insurrection de Mai à Dresden en 1849, aidant à organiser la défense des barricades contre les troupes Prussiennes avec Richard Wagner et  Wilheim Heine. Il fut capturé en Chemnitz et patienta treize mois avant d’être condamné à mort par le gouvernement de Saxe. Comme le gouvernement de Russie et d’Autriche étaient après lui, sa sentence fut commuté en prison à vie. En juin 1850, il fut remis aux autorités Autrichiennes. Onze mois plus tard il reçue une autre sentence de mort, mais elle aussi commuté en emprisonnement à perpétuité. Finalement, en mai 1851, Bakounine fut remis aux autorités Russes.

    Emprisonnement, confession et exil

    Bakounine fut mené à la forteresse St Pierre et St Paul située à St Petersbourg. Au début de sa captivité, le comte Orlov, un émissaire de l’empereur Nicolas I, visita Bakounine et lui dit que l’empereur requérait une confession écrite  espérant que la confession placerait Bakounine spirituellement aussi bien que physiquement sous le pouvoir de l’état Russe. Comme tous ses actes étaient bien connus, il n’avait aucun secret a révéler, et décida donc d’écrire à l’empereur:

    « Vous voulez ma confession; mais vous devez savoir qu’un pécheur en pénitence n’est pas obligé d’impliquer ou révéler les méfaits d’autrui. J’ai seulement l’honneur et la conscience de n’avoir jamais trahie quiconque a placé sa confiance en moi, et c’est pourquoi je ne vous donnerais aucun nom. »

    En lisant la lettre, l’empereur déclarât: « C’est un bon garçon, plein d’esprit, mais c’est un homme dangereux et nous ne devons jamais cesser d’avoir l’œil sur lui. »

    Après trois années dans les sous-sol du donjon de la forteresse de St Pierre et St Paul, il passât quatre autres années au château de Shlisselburg, à l’est de St Petersbourg. Il y contractât le scorbut, causé par le régime alimentaire épouvantable, et perdit toutes ses dents. Il racontât plus tard qu’il trouva un peu de réconfort en se remémorant la légende Prométhée. Ces années d’emprisonnement dans des conditions sordides l’ont conduit à supplier son frère de l’achever à l’aide de poison.

    Après la mort de Nicolas I, le nouvel empereur Alexandre II rayât personnellement le nom de Bakounine de la liste des amnistiés. La mère de Bakounine rendit visite au nouvel empereur pour demander la grâce de son fils, l’empereur lui répondit « Madame, tant que votre fils restera en vie, il ne sera pas libéré ». Lorsque Nicolas II lut la confession écrite par Bakounine à Nicolas I, il confiât à son aide: « Mais je ne vois pas le moindre signe de repentance ».

    Malgré l’animosité que semblait lui porter l’empereur, la peine de prison de Bakounine fut commuté en exile à perpétuité dans la ville de Tomsk (Sibérie orientale) en février 1857. Un an après son arrivée, il épousât Antonia Kwiatkowska, fille d’un marchant polonais. En aout 1858, Bakounine reçu la visite d’un cousin, le général Nikolay Muravyov-Amursky, gouverneur de la Sibérie occidentale depuis 10 ans.

    Fuite de l’Exile et retour en Europe

    Envoyé dans la région de l’Amour, ne voyant aucune possibilité de libération, il s’évade vers le Japon, les États-Unis et l’Angleterre en  1861. Il passe le reste de sa vie en exil en Europe occidentale, principalement en Suisse. En 1869 il fonde l’Alliance démocratique sociale. Cependant, l’organisation se voit refuser l’entrée dans la Première Internationale des Travailleurs, en raison du caractère international de l’organisation, en effet, seules les organisations nationales sont permises. L’Alliance est dissoute la même année et les groupes divers dont elle était composée rejoignent l’Internationale séparément.

    En 1870 il participe à un soulèvement à Lyon qui échouera sur les principes, plus tard donnés en exemple par la Commune de Paris.

    Les désaccords entre Marx et Bakounine , ont conduit à l’expulsion de ce dernier de l’Internationale en 1872, sous l’ordre du parti marxiste au Congrès de la Haye. Il trouve Marx arrogant et prédit que ses méthodes autoritaires mèneront au totalitarisme, mettant en péril la révolution communiste.

    Bakounine estimait que la dictature du prolétariat ne pouvait qu’aboutir à l’instauration d’un État autoritaire. Pour lui une société doit s’organiser sur la base de contrats librement consentis par tous. À la fois théoricien et homme d’action, Bakounine lutta jusqu’à l’épuisement contre toute forme d’autorité étatique, économique, sociale, militaire ou religieuse. Je suis un amant fanatique de la liberté, disait-il. Fatigué et malade, Bakounine se retira à Lugano en 1873 et il mourra à Berne le 1er Juillet 1876.

    Critiques du marxisme

    La dispute entre Michel Bakounine et Karl Marx a souligné les différences entre Anarchime et Marxisme. Bakounine était décidemment anti-marxiste. Il a écrit: « Les marxistes se consolent à l’idée que cette dictature sera temporaire et de courte durée. Selon eux, ce joug étatique, cette dictature est une phase de transition nécessaire pour arriver à l’émancipation totale du peuple:1′anarchie ou la liberté étant le but, l’Etat ou la dictature le moyen. Ainsi donc pour affranchir les masses populaires, on devra commencer par les asservir. (…) A cela nous répondons qu’aucune dictature ne peut avoir d’autre fin que de durer le plus longtemps possible. Cependant, les anarchistes autant que les marxistes partagent le même but final, la création d’une société égalitaire, libre, sans classes sociales ou gouvernements. Mais les moyens pour y parvenir restent le principal point de désaccord entre marxistes et anarchistes. Ces derniers croient que la société sans classe et sans état devrait être établie par l’action directe des masses, culminant à une révolution sociale ; et refusent les « stages intermédiaires », comme la dictature du prolétariat. sur la base qu’une telle dictature devient rapidement auto-perpétuante. Pour Bakounine, la contradiction fondamentale est, que pour les marxistes, l’anarchisme ou la liberté est le but, mais que l’Etat et la dictature sont les moyens, et cela, pour libérer les masses…? (Ils auraient donc a être tout d’abord, esclaves?)

    Bakounine fut peut-être le premier théoricien de la « nouvelle classe », celle des intellectuels et des dirigeants formant l’appareil bureaucratique de l’État. Bakounine soutient que

    l’« État a toujours été le patrimoine d’une certaine classe privilégiée : « une classe sacerdotale, une classe aristocratique, une classe bourgeoise. En définitive, lorsque toutes les autres classes se seront épuisées, l’État deviendra le patrimoine de la classe bureaucratique pour finalement tomber — ou, si vous préférez, atteindra la position d’une machine. »

    Citations

    • « Toute révolution exclusivement politique, soit nationale et dirigée exclusivement contre la domination de l’étranger, soit constitutionnelle intérieure, lors même qu’elle aurait la république pour but, n’ayant point pour objet principal l’émancipation immédiate et réelle, politique et économique du peuple, serait une révolution illusoire, mensongère, impossible, funeste, rétrograde et contre-révolutionnaire. »
    • « Ainsi, aucun État, si démocratiques que soient ses formes, voire la république la plus rouge, populaire uniquement au sens de ce mensonge connu sous le nom de représentation du peuple, n’est en mesure de donner à celui-ci ce dont il a besoin, c’est-à-dire la libre organisation de ses propres intérêts, de bas en haut, sans aucune immixtion, tutelle ou contrainte d’en haut, parce que tout Etat, même le plus républicain et le plus démocratique, même pseudo-populaire comme l’Etat imaginé par M. Marx, n’est pas autre chose que le gouvernement des masses de haut en bas par une minorité savante et par cela même privilégiée, soi-disant comprenant mieux les véritables intérêts du peuple que le peuple lui-même. »
    Lettres aux compagnons du Jura.
    • Je déteste le communisme [autoritaire], parce qu’il est la négation de la liberté et que je ne puis concevoir rien d’humain sans liberté. Je ne suis point communiste parce que le communisme concentre et fait absorber toutes les puissances de la société dans l’État, parce qu’il aboutit nécessairement à la centralisation de la propriété entre les mains de l’État. [...] Je veux l’organisation de la société et de la propriété collective ou sociale de bas on haut, par la voie de la libre association, et non du haut en bas par le moyen de quelque autorité que ce soit. Voilà dans quel sens je suis collectiviste et pas du tout communiste .
    Prétendre qu’un groupe d’individu, même le plus intelligent et les mieux intentionnés, sera capable de devenir la pensée, l’âme, la volonté dirigeante et unificatrice du mouvement révolutionnaire et de l’organisation économique du prolétariat de toits les pays, c’est une telle hérésie contre le sens commun et couvre l’expérience historique, qu’on se demande avec étonnement comment un homme aussi intelligent que Marx a pu la concevoir.
    Nous n’admettons pas même comme transition révolutionnaire, ni les Conventions nationales, ni les Assemblées constituante, ni les gouvernements provisoires, ni les dictatures soi-disant révolutionnaires ; pire que nous sommes convaincus que la révolution [...] lorsqu’elle se trouve concentrée entre les mains de quelques individus gouvernants, devient inévitablement et immédiatement la réaction.
    Je me demande comment il fait pour ne point voir que l’établissement d’une dictature universelle, collective ou individuelle, d’une dictature qui ferait en quelque sorte la besogne d’un ingénieur soi chef de la révolution mondiale, réglant et dirigeant le mouvement insurrectionnel des masses dans tous les pays comme on dirige une machine, que l’établissement d’une pareille dictature suffirait à lui seul pour tuer la révolution, pour paralyser et pour fausser tous les mouvements populaires.
    Et que penser d’un congrès international qui, dam l’intérêt soi-disant de cette révolution, impose au prolétariat de tout le monde civilisé un gouvernement investi de pouvoirs dictatoriaux, avec le droit inquisitorial et pontifical de suspendre des fédérations régionales, d’interdire de nations entières au nom d’un principe soi-disant officiel et qui n’est autre que la propre pensée de Marx, transformée par le vote d’une majorité factice en une vérité absolue ?
    Si le prolétariat devient la classe dominante, qui demandera-t-on, dominera-t-il ? [...] Qui dit État dit nécessairement domination et, par conséquent, esclavage. [...] Sous quelque angle qu’on se place, on arrive au même résultat exécrable : le gouvernement de l’immense majorité des masses populaires par une minorité privilégiée, Mais cette minorité, disent les marxistes, se composera d’ouvriers. Ont, certes, d’anciens ouvriers, mais qui, dés qu’ils seront devenus des gouvernants, cesseront d’être des ouvriers et se mettront à regarder le monde prolétaire du haut de l’Etat, ne représenterons plus le peuple, mais eux-mêmes et leurs prétentions à le gouverner.
    Étatisme et Anarchie.
    • Il y aura un gouvernement excessivement compliqué, qui ne se contentera pas de gouverner et d’administre les masses politiquement, [...] mais qui encore les administrera économiquement, en concentrant en ses mains la production et la juste répartition des richesses, la culture de la terre, l’établissement et le développement des fabriques, l’organisation et la direction du commerce, enfin l’application du capital à la production par le seul banquier, l’Etat. Tout cela exigera une science immense et beaucoup de têtes débordantes de cervelle dans ce gouvernement. Ce sera le règne de l’intelligence scientifique, le plus aristocratique, le plus despotique, le plus arrogant et le plus méprisant de tous les régimes. »
    « Écrits contre Marx », dans Œuvres complètes, Vol. III, p. 204.
    • « Si Dieu existe, l’Homme est esclave, or l’Homme peut, doit être libre, donc Dieu n’existe pas. Je défie quiconque de sortir de ce cercle, et maintenant, qu’on choisisse. »
    Dieu et l’État, éditions Mille et une Nuit

     

     

    Berneri Camillo 1897 – 1937 :

     

    Camillo_Berneri_2

    Camillo Berneri, naît à Lodi, en Italie, le 28 mai 1897 . Il est mort assassiné par la G.P.U à Barcelone, en Espagne, le 6 mai 1937.  

    Il passera son enfance à Reggio Emilia. Il sera d’abord militant dans un groupe des jeunesses socialistes, puis en  1915, lors de la guerre, il fait une lettre critique aux jeunesses socialistes et il fait le choix de l’anarchisme.

    Après la guerre, il finira ses études, tout en étant trés impliqué dans la presse anarchiste. Il deviendra professeur de sciences humaines (philosophie ?) dans l’Université de Florence. L’arrivée des fascites, l’obligent à s’exiler du fait qu’il refuse la loyauté demandée envers ce régime.

    Il s’exilera, avec sa femme, en France (chez ses deux soeurs), en Suisse, en Allemagne, en Belgique (où il sera amené régulièrement en prison, du fait de son statut de réfugié), au Luxembourg et en Hollande ; pays dans lesquels il sera, suivant les cas, arrêté ou expulsé. Il devra supporter la vie d’un exilé politique avec tous les problèmes d’une telle situation, tels que; la surveillance constante de l police, les interrogatoires réguliers, l’arbitraire des autorités, etc…

    Malgré toutes ses contraintes morales et physiques, cette période lui permettra de lire des ouvrages sur des sujets divers dont la science, la psychologie, le finalisme, etc…

    Il écrira des articles anti-religieuxsur l’ émancipation des femmes. Il écrira également sur « l’espionnage fasciste à l’étranger » ou « Mussolini et la conquête des îles Baléares » ; articles au sujet du fascisme italien Il écrira divers articles spécifiquement anarchistes qui résumeront les positions de Berneri avant son arrivée en juillet 1936 en tant que volontaire en espagne dans les colonnes de la C.N.T. .

    Le soulèvement révolutionnaire en espagne amènera Berneri à s’allier à la colone Ascaso (organisé par Berneri et Carlo Roselli), sur le front d’Aragon (bataille de Monte Pelado et de Huesca). Il a fini vers la fin de se consacrer principalement à la propagande sans s’arrêter de participer à la colonne italienne. Il fondera le magazine  » Guerre de Classe  » et sera animateur sur la radio de CNT/FAI pour des transmissions vers l’italie. Dans le livre « pensée et bataille », il posera des commentaires critiques sur la situation, en mettant en garde contre le putsch des communistes staliniens et de l’étonnante relation avec le gouvernementalisme anarchiste.

    Le 5 mai1937, Berneri et Francisco Barbieri (un compagnon anarchiste de berneri) sont amenés par une dizaine de policiers de la G.P.U (dont georges mink ; No. 1109), sous pretexte d’être contre-révolutionnaires. Leurs corps seront retrouvés criblés de balles, proche de la généralité, dans la nuit allant du 5 au 6 mai 1937.

     

     

    Jules Bonnot 1876-1912 :

  • 180px-Jules_bonnot Jules Bonnot est un célèbre anarchiste illégaliste. Bonnot était le plus connus des « Bandits tragiques ». Il fut le penseur et meneur de la Bande à Bonnot, un groupe illégaliste ayant multiplié les braquages de 1906 à  1912 dans le but de survie, et pour d’autres, de guerre contre la société capitaliste.

    Une jeunesse difficile:

     Jules Bonnot né à Pont-de-Roide le 14 octobre 1876. Sa mère décède alors qu’il n’est agé que de 5 ans. Son frère aîné se suicide quelques temps plus tard suite à un amour déçu en se jetant dans une rivière. Le père de Bonnot, ouvrier fondeur, analphabète, doit alors assumer seul l’éducation du garçon. Les études se passent mal, il abandonne vite l’école.

     A 14 ans il débute son apprentissage, il n’est pas très motivé par ce travail pénible et se dispute avec ses patrons, qui s’enchaînent. À 17 ans Bonnot est condamné pour la première fois suite à une bagarre dans un bal. Il se marie ensuite avec une jeune couturière avec laquelle il partira pour Genève.

     Son engagement anarchiste

     C’est à cette époque que Bonnot commence à militer pour l’ Anarchisme. Il se fait renvoyer des chemins de fer de Bellegarde suite à son engagement politique et plus personne ne veut l’engager. Il décide alors de partir pour la Suisse. Il trouve un poste de mécanicien à Genève et sa femme tombe enceinte. Malheureusement l’enfant, Émilie, meurt quelques jours après l’accouchement. Bonnot, révolté, milite toujours pour l’anarchisme et obtient une réputation d’agitateur. Il sera expulsé de Suisse.

     Bonnot est très doué en mécanique et devient rapidement mécanicien chez un grand constructeur automobile de Lyon. En février 1904 sa femme accouche d’un second enfant. Bonnot milite toujours, et dénonce les injustices et mène des grèves ce qui lui vaut les foudres des patrons. Il décide de quitter Lyon pour St-Etienne.

     A St-Etienne il est mécanicien dans une firme reconnue, il loge avec sa famille chez le secrétaire de son syndicat: Besson. Besson devint l’amant de la femme de Bonnot, il retourne en Suisse avec elle et son enfant. Son engagement est toujours plus fort.

     Les débuts de la Bande

     Sa fuite lui a fait perdre son emploi et il devient, comme bien d’autres à cette époque, chômeur plongé dans la misère. De 1906 à 1907 il ouvre deux ateliers de mécanique à Lyon. Et commet quelques mauvais coups avec Platano, son bras droit. En 1910 il se rend à Londres et devient chauffeur de Sir Arthur Conan Doyle, père de Sherlock Holmes, grâce à ces talents de pilote qui lui seront plus qu’utiles dans son aventure illégaliste. Fin 1910, Bonnot est de retour à Lyon et utilise l’automobile comme une techniques criminelle, une innovation. La police le recherche et il quitte précipitamment Lyon avec Platano et 5 complices. Il tuera Platano sans raisons connues.

     Le 21 décembre 1911, à 9h, Bonnot, Garnier, Callemin et un quatrième homme (des anarchistes illégalistes en lutte contre les injustices sociales et la misère qui touchait le prolétariat) attaquent, le garçon de recette de la Société Générale, symbole du capital, rue Ordener à Paris. C’est la première foi qu’une voiture est utilisée pour commettre un braquage. La Bande n’a dérobé que quelques titres et 5000 francs mais le garçon de recette fut grièvement blessé. Le lendemain la Bande fait la une des journaux. Ils abandonnent leur voiture à Dieppe puis reviennent à Paris. C’est la que deux nouveaux anarchistes rejoignent la Bande: René Valet et Soudy La Bande est traqué par la police, mais celle-ci est impuissante face à la rapidité de l’automobile qu’utilise la bande. Garnier et Callemin trouvent refuge quelques jours chez deux anarchistes, Kibaltchiche ( Victor Serge ) et Rirette Maîtrejean. Ceux-ci furent arrêté quelques jours plus tard mais refusèrent de livrer.

     Suite et fin de la Bande à Bonnot

     La Bande continua son périple, les anarchistes pillèrent deux armureries à Paris puis volèrent la voiture d’un médecin à Gand. Le 25 janvier le vol d’une seconde voiture déboucha sur l’agression avec une clef anglaise du chauffeur qui les a surpris et le meurtre par Callemin du policier venu les interpeller. Localisé chez un garagiste de Choisy-le-Roy, la police fit le siège du bâtiment avec l’aide des gardes républicains. Finalement, le garage fut attaqué à la dynamite. Cela se passait entre les rues Jules Vales, Bakounine et Louise Michel… Bonnot, blessé à la tête, décédera à l’hôpital. Avant l’assaut, il prit le soin d’innocenter ses amis. Parmis eux un anarchiste nommé Eugène Dieudonné est arrêté et accusé du « coup de la Société Générale » par le garçon de recette. Celui-ci  nie tout mais sera condamné à mort en 1913. Sa peine sera commuée in-extrémiste en travaux forcés à perpétuité. Il s’évadera du bagne de Cayenne puis sera gracié après les campagnes d’ Albert Londres.

     

     

     

    Brassens Georges 1921-1981 :

     

    brassens6Né le 22 octobre 1921, ce fils de gens simples,  coule des jours paisibles dans le Midi. Elève moyen avec un intérêt certain pour la poésie, il« monte » à Paris à 19 ans, en 1940. En 1942, il trouve refuge chez Jeanne Le Bonniec, une bretonne de 30 ans plus âgée que lui, qu’il surnommera « la Jeanne ». Il sera son pensionnaire pendant plus de 20 ans. Plus tard, il lui dédiera des chansons, comme « La cane de Jeanne » et surtout « Jeanne ». Il ne manquera pas de rendre également hommage à son mari Marcel (« Chanson pour l’Auvergnat »). La même année, il publie son premier recueil de poésie, sans aucun succès. En mars 1943, il est envoyé en Allemagne, pour le STO (Service du travail obligatoire). Il y rencontre Pierre Onteniente, dit Gibraltar, son futur secrétaire et compagnon. Il y fait également ses premières apparitions devant un public et compose ses premières chansons. Lors d’une permission à Paris, il déserte et se cache chez la Jeanne jusqu’à la fin de la guerre. Il y habite un petit appartement jusqu’en 1966. En 1946, Brassens adhère à la Fédération Anarchiste et écrit un vingtaine d’articles dans « Le Libertaire » (aujourd’hui  Le Monde Libertaire) sous de nombreux pseudonymes (Géo Cédille, Gilles Collin …). Georges Brassens chante alors ses premières chansons lors de galas anarchistes. Il cherche à créer un journal anarchiste dans le 15e arrondissement, mais sans succès. Il fut membre et même secrétaire du groupe anarchiste de Paris XV. Il y croisa  Armand Romain, autre poète anarchiste. A la même époque, on retrouve également Brassens dans Le Combat Syndicaliste, journal de la CNT. Mais c’est bien sûr dans ses chansons qu’il défendra le mieux les idées libertaires. En parallèle, il écrit toujours des chansons mais, au début, n’ose pas les interpréter puis se fait refouler des cabarets où il cherche à jouer.  Ses relations amoureuses d’après-guerre sont tumultueuses, et ses amours avec une sauvageonne lui vaudront de perdre quelques amis et de lui inspirer la chanson « Putain de toi ». En 1947, il rencontre la femme de sa vie, d’origine estonienne, Joha Heiman, surnommée Püppchen (petite poupée en allemand). Ils ne vécurent jamais ensemble, mais restèrent amants jusqu’au bout. Brassens lui dédiera de nombreuses chansons, telles que « La non-demande en mariage », « Saturne » ou « Je me suis fait tout petit. »

    En 1951-52, il passe au Caveau de la République et dans quelques autres cabarets. Peu applaudi, il garde néanmoins confiance et retravaille ses chansons, et le 6 mars 52 Patachou l’auditionne en public (il y rencontre d’ailleurs le musicien Pierre Nicolas, son contrebassiste attitré par la suite). Il est engagé à la fois pour jouer dans le cabaret, mais aussi pour participer à la tournée de Patachou. C’est le 9 mars qu’il débute aux Trois Baudets (où débutèrent Brel, Mouloudgi et Devos) . C’est le succès.

    En  1952, c’est le premier 33 tours, chez Phillips). Fidèle à cette maison de disque, il en enregistrera 12 tout au long de sa carrière. Vont ensuite s’enchaîner beaucoup de tournées et de récitals. Georges Brassens est également l’auteur d’un petit roman : « la Tour des miracles » 1953.

    En 1957, première et dernière apparition de Brassens dans un film : il tient le rôle de l’Artiste (son propre personnage) dans le film de René Clair, Porte des Lilas dont il compose la musique et les chansons.

    À la fin des années 60, au duo de scène  (Pierre Nicolas à la contrebasse et Georges Brassens à la guitare) s’ajoute pour l’enregistrement des disques un jeune guitariste, Joël Favreau.

    Une de ses chansons, les Deux Oncles, où il renvoie dos à dos les deux camps opposés de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut des inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées. En attendant, il a clairement exprimé le peu de bien qu’il pensait des mouvements politiques de toute sorte dans le Pluriel (voir l’étude faite sur  l’anarchisme de Brassens).

    En novembre 1980, il est malade et est opéré d’un cancer. Pendant l’été 1981, au plus mal, il retourne au pays, à Sète. Le 29 octobre 1981, la mort, qu’il a si souvent chantée, l’emporte dans le petit village de St Gely du Fesc, près de Montpellier, chez son ami et médecin, Maurice Bousquet.

    Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré Paul Valery, mais au cimetière du Py, juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer.

     

     

     

    C :

     

    Camus Albert 1913-1960 :

     

    180px-AlbertCamusNé le 7 novembre 1913 en Algérie, Il est l’auteur de  L’homme révolté et publia plusieurs articles au Libertaire et au Monde libertaire. Son oeuvre développa une prise de conscience de l absurde dans la condition humaine. Il participa également à des meetings libertaires contre la répression en Espagne et dans les pays de l’Est. Camus apporta encore son soutien à Maurice Laisant lors d’un procès et à Louis Lecoin pour sa campagne en faveur de l’objection de conscience.

    Lucien Camus, père d’Albert est d’origine lorraine et travaille dans un domaine viticole, près de Mondovi, pour un négociant de vin d’ Alger. C’est dans ce département de Constantine que l’écrivain voit le jour. Lucien Camus est mobilisé en septembre 1914. Blessé à la bataille de la Marne, il meurt à l’hôpital militaire de St Brieuc le 17 octobre 1914. De son père, Camus ne connaîtra qu’une photographie et une anecdote significative : son dégoût devant le spectacle d’une exécution capitale. Sa mère, d’origine espagnole, est sourde. La famille s’installe rue de Lyon à Belcourt, un quartier populaire d’Alger. Albert fait ses études dans cette ville, encouragé par ses professeurs dont Jean Grenier- qui lui fera découvrir Nietzsche- et, auparavant l’instituteur Louis Germain qui fera en sorte qu’il puisse aller au Lycée. Il gardera une grande reconnaissance à celui-ci et lui dédiera son discours de prix Nobel. Il déclare dans celui-ci un mot qui restera célebre : « Ma patrie, c’est la langue française. »

     

    En 1935, il commence l’écriture de L’Envers et l’endroit, qui sera publié deux ans plus tard. À Alger, il fonde le Théâtre du Travail, qu’il remplace en 1937 par le Théâtre de l’Équipe. Dans le même temps il quitte le parti communiste, auquel il avait adhéré deux ans plus tôt. Il entre au journal Alger Républicain, organe du Front Populaire , créé par Pascal Pia. Son enquête Misère de la Kabily aura une action retentissante. En 1940, le Gouvernement Général de l’Algérie interdit le journal. Cette même année, il se marie à Francine Faure. Selon sa propre classification, ces œuvres appartiennent au « cycle de l’absurde » – cycle qu’il complètera par les pièces de théâtre  le Malentendu et Caligula (1941). En 1943, il est lecteur chez  Galimard et prend la direction de Combat lorsque Pascal Pia est appelé à d’autres fonctions dans la Résistance. En 1944, il rencontre  Sartre avec qui il se lie d’amitié. Le  8 août 1945 il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l’usage de la bombe atomique deux jours après l’attaque sur Hiroshima dans un éditorial resté célèbre, dans Combat. En 1946, Camus se lie d’amitié avec René Char.

     

      La rupture avec sartre a lieu en 1952, après la publication dans Les temps Modernes de l’article de Jeanson qui reproche à la révolte de Camus d’être « délibérément statique ». En 1956, à Alger, il lance son « Appel pour la trêve civile », alors que dehors, on hurle des menaces de mort. Il a été méconnu de son vivant par ses compatriotes, les  Pieds Noirs en Algérie et, après l’indépendance, par les Algériens qui lui ont reproché de ne pas avoir milité pour cette indépendance. Toujours en 1956, il publie la Chute, livre pessimiste dans lequel il s’en prend à l’existantialisme sans pour autant s’épargner lui-même. C’est un an plus tard, en 1957, qu’il reçoit le Nobel de litérature. Interrogé à Stockholm par un étudiant musulman originaire d’Algérie, sur le caractère juste de la lutte pour l’indépendance menée par leF.L.N. en dépit des attentats terroristes frappant les populations civiles, il répondit clairement : « Si j’avais à choisir entre la justice et ma mère, je choisirais encore ma mère. » Cette phrase, souvent déformée, lui sera souvent reproché. Il suffit pourtant de rappeler d’une part que Camus vénérait sa mère, d’autre part que celle-ci vivait alors à Alger dans un quartier très populaire particulièrement exposé aux risques d’attentats.

     

    Il écrivit alors (19 novembre 1957) une lettre à son professeur d’antan, Monsieur Germain :

     

    « Cher Monsieur Germain,
    J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur (Camus venait d’apprendre que le prix Nobel de littérature lui avait été décerné), que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’en ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse de toutes mes forces».

    Le 4 janvier 1960, Albert Camus trouve la mort dans un accident de circulation. Il est enterré à Lourmarin, dans le Vaucluse. En marge des courants philosophiques. Il s’est opposé au christianisme au marxisme et à l’existantialisme. Il n’a cessé de lutter contre toutes les idéologies et les abstractions qui détournent de l’humain. En ce sens, il incarne une des plus hautes consciences morales du XXeme siècle – l’humanisme de ses écrits ayant été forgé dans l’expérience des pires moments de l’espèce humaine.

     

     

    Cartier-Bresson Henri 1908-2004 :

     

    thumb-henri-cartier-bresson---une-figure-majeure-de-la-photographie-contemporaine-1563 Né le 22 août 1908 à Chanteloup-en-Brie, cartier-Bresson  est, avec Walker Evans, Brassaï,  Kertesz et beaucoup d’autres, un pionnier du photojounalisme allié à la photographie d’art. Il est souvent fait référence à lui sous les trois lettres HCB.Avec Robert Capa, David Seymour, William Vandiver et  George Rodger il fonde en 1947 la célèbre agence coopérative Magnum Photo. En 2003 à l’âge de quatre-vingt-quinze ans (un an avant sa mort), une fondation portant son nom a été créée à Paris pour assurer la conservation et la présentation de son œuvre et aussi pour soutenir et exposer les photographes dont il se sentait proche.

    Connu pour la précision au couperet et le graphisme de ses compositions (jamais recadrées au tirage), il s’est surtout illustré dans le reportage de rue, la représentation des aspects pittoresques ou significatifs de la vie quotidienne (Des Européens). Il est l’inventeur du concept de « l’instant décisif », qui est aussi le titre du recueil où il expose sa définition de la photographie publié en 1952 avec une couverture de Matisse,  lors de la prise de vue.

    Pour certains, il est une figure mythique de la photographie du XXe siècle, que sa longévité lui permit de traverser, en portant son regard sur les évènements majeurs qui ont jalonné son histoire. Un de ses biographes, Pierre Assouline, dit ainsi de lui qu’il était « l’œil du siècle ».

    Il décède le 3 août 2004 à Montjustin (Alpes de Haute Provence)

    En avril 2000, la C.N.T organise une exposition de 33 photos à l’Espace Louise Michel de Ménilmontant, sous le titre :Vers un autre Futur: Un regard Libertaire, avec unje anthologie des textes de Bakounine.

    La préface précise : « Henri Cartier-Bresson aime pousser le cri de guerre: Vive Bakounine!, dans ses interviews.

    L’aspect libertaire de HCB est évidant. Le souffle de la liberté parcourt toute son oeuvre photographique et c’est par cet esprit de  liberté et de révolte, qu’il rejoint Bakounine.

    15 commentaires à “Ana@rcodico”


    1 2
    1. SaLmA 5 août 2009 à 0:02

      viiive l’Anarchie !! … xD’

    2. Trois Fromages 2 nov 2009 à 23:57

      Après … ?
      Super bonne idée mais putain bon courage ! le sujet est vaste.
      comment aider ?

    3. S. 9 jan 2010 à 23:43

      Salut à toi « Trois fromages »!

      Pour participer au dico anar, il faut juste que t’envoi tes définitions (applons ça comme ça) à l’adresse mail de la FAtrouvable sur le site. ‘est en effet un camarade du groupe Abel Paz qui se charge de ce dur mais super boulot!

      Salutations libertaires et antifascistes!

    4. nomana 20 mar 2010 à 14:39

      Bonjour,
      Je prépare actuellement un exposé d’histoire sur la question de l’anarchisme en France durant la IIIe république. Pourrais-tu me préciser tes sources s’il te plait? :) Car j’aimerais utiliser certaines de tes informations.
      Cordialement,
      Mathilde

    5. Anarsixtrois 21 mar 2010 à 1:06

      Salutations!

      On n’a pas une seule source en fait. Un des « meilleurs sites » s’il y en a, en tout cas un des plus complets c’est ANARCHOPEDIA. Après le mieux c’est de lire soit des auteurs de la pensée libertaire et encore mieux des militant-e-s!

      Comme acteur-trice-s de la 3e République tu peux lire Bakounine, Louise Michel, des ouvrages sur la Commune (qui n’était pas libertaire mais qui a vu l’action de nombreux-euses anarchistes) les brochures de la CNT-AIT sur l’Internationale, les livres sur la CGT des débuts, la division lors de la 1e guerre mondiale, bref la liste est très longue!

      Après je pense que le plus sympa c’est de rencontrer des militant-e-s ou des historien-ne-s spécialisé-e-s sur l’anarchisme!

    6. nomana 23 mar 2010 à 11:31

      Bonjour,

      Merci beaucoup pour cette réponse ! Nous avons quelques bouquins mais assez généralistes ; ils seront certainement bien complétés par les lectures que tu me recommandes.

    7. anarsixtrois 23 mar 2010 à 19:36

      De rien! C’est vraiment bien comme sujet d’exposé! Après il faut faire la différence entre l’anarchisme individualiste (Max Stirner) et le communisme libertaire (Bakounine). Enfin je suppose que ça parlera de la « propagande par le fait » avec le fameux Ravachol. Vu que c’est assez épineux faut faire gaffe… Deux derniers livres (très courts en plus!) pour comprendre l’anarchosyndicalisme: « L’Action Directe » et « Le Sabotage » tout les deux d’Émile Pouget!

      Salutations libertaires!

    8. nomana 26 mar 2010 à 12:19

      Oui, on a eu de la chance pour le sujet ! Humm nous pensions parler tout d’abord de la pensée anarchiste ; Bakounine en fait donc partie puisqu’il a influencé les anarchistes français, nous en parlerons donc mais simplement en tant qu’influence. Merci pour les bouquins ; nous étions justement hier sur le problème de l’anarcho-syndicalisme, nous demandant comme l’expliquer dans l’histoire anarchiste. Apparemment nous avons vu tout ça avec notre prof mais il nous faut parler d’à peut près tout ce qui touche de près ou de loin à l’anarchisme français de la 3eme république ; ça va faire un paquet de choses à organiser !

      Encore merci pour tous ces précieux conseils :)

    9. Anarsixtrois 26 mar 2010 à 18:21

      Bakounine a fait la « Révolution » de 1848 en France et était également en France lors de la Commune, il y a donné de nombreuses conférences!

      Pour l’anarchosyndicalisme, la CGT des débuts (crée en 1895) était la plus grande force des ouvrier-e-s, jusqu’en 1906 (Chartes d’Amiens, compromis plus ou moins foireux entre anarchistes et communistes).

      Pour d’autres renseignements, ne pas hésiter, ça fait toujours plaisir!

      Salutations libertaires!

    10. tuff-gong 3 avr 2010 à 12:01

      Salut

      Ne peut-on pas associer les idées anarcho-individualiste aux idées anarcho-libertaire (ou communiste-libertaire)
      Perso , j’adhère surtout a l’individualisme , mais je me retrouve aussi dans d’autres courant d’idée anar .

      Qu’elles sont les différentes fondamentales (antagonistes) entre les differents courant ?

      Je ne crois ni a la solution du  » bas vers le haut  » ni a celle du  » haut vers le bas  » , je pense qu’il faut un système nouveau .

    1 2

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    *

    Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>