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Contact : cntait63@gmail.com

2, Place Poly, 63100 Clermont Ferrand

Permanences les samedis de 16h à 19h00 avec bibliothèque gratuite.
Vente d’Anarchosyndicalisme!/ de Solidarité de Classe avec table de presse éventuelle les dimanche matins, marché aux puces des Salins.

 

[Communiqué AIT] : L’AUTO-ORGANISATION ET LA LUTTE SONT DES ARMES PUISSANTES POUR LES FEMMES

A l’occasion du 8 mars, nous commémorons la tradition des femmes qui s’organisent pour de meilleurs conditions, la dignité, mais pas seulement. Les objectifs des organisations anarchosyndicalistes n’incluent pas seulement la lutte de la classe ouvrière pour mettre fin à l’exploitation sur les lieux de travail et dans la société sur le terrain des relations liées au travail ; nous souhaitons mettre un terme à l’exploitation, la hiérarchie, l’aliénation et les relations sociales verticales en général ! Et cela implique la fin des relations sociales défavorables aux femmes, comme à quiconque. Nous devons mettre fin à toute forme de sexisme, aux mécanismes sociaux et étatiques qui discriminent les femmes ou les mettent dans une position de subordination quelle qu’elle soit.

Dans certains pays où notre Internationale est active, les femmes font face à de plus en plus d’attaques de la part de l’État et de l’idéologie conservatrice de droite. Aujourd’hui, beaucoup de nos compagnes-ons se battent pour maintenir la liberté du choix de la reproduction pour l’emporter. Mais c’est loin d’être la seule issue qui nous concerne. Partout dans le monde, la prédominance du travail féminin dans les secteurs les plus précarisés est une tendance globale, mettant les femmes dans des situations de précarité extrêmes. Nous saluons les femmes qui s’organisent pour construire un futur meilleur et qui se battent contre les discriminations économiques et l’exploitation.

Nous tenons à souligner que nous ne croyons pas aux organisations verticales : nos organisations viennent d’en bas, sans patron-nes, ni bureaucrates. Pour les femmes, l’organisation verticale offre plus de chances d’une participation active que les syndicaux bureaucratisés qui
existent partout dans le monde. Mettre une femme au sommet n’est en rien une réponse appropriée : l’aliénation ne se résout pas en prenant le pouvoir sur les autres, mais en détruisant le pouvoir et en construisant une nouvelle relation sociale.

Cependant, nous reconnaissons également qu’il y a toujours une inégalité des genres, dans les organisations les plus combatives comme dans la majorité du mouvement ouvrier. Cette inégalité, cultivée par les normes de la majorité des sociétés, nous affecte également.

En ce jour, nous envoyons nos salutations à toutes nos compagnes de l’Association Internationale des Travailleurs-euses, qui font un gros travail au sein de leur syndicats et qui apportent une importante contribution au mouvement ! Soyons plus nombreuses dans le future,
pour répandre cette lutte à travers le monde, pour de nouvelles avancées contre le patriarcat et le capital !

Nous envoyons également nos salutations aux autres compagnes des mouvements sociaux anarchistes et libertaires, qui, à nos côtés, se battent pour un nouveau monde, débarrassé du sexisme, de l’exploitation et de l’inégalité sous toutes ses formes !

Secrétariat de l’Association Internationale des Travailleurs-euses (AIT)
8 mars 2014

CLERMONT FERRAND le 8 mars aux Augustes : Le rôle de la domination masculine dans le maintien de l’Etat

Le 8 mars, le Syndicat des Travailleurs-euses et Précaires/CNT-AIT 63 organise une discussion-débat, avec court-métrage et autour de livres, intitulée : Le rôle de la domination masculine dans le maintien de l’Etat.

Quel est le rôle joué par la domination masculine à travers l’histoire ? Pourquoi est-ce un pilier de l’Etat ? Peut-on obtenir l’égalité dans le cadre du capitalisme ? Qu’en est-il de la question des genres ?

Discussion animée par une féministe radicale et un anarchosyndicaliste de la CNT-AIT 63.

Venez en parler, samedi 8 mars à partir de 19h30, au Café Lecture Les Augustes (5 rue sous les Augustins) ! Entrée libre et gratuite.

 

affiche CNT 8 mars

[Journal Local] : Solidarité de Classe, n.4 !

 

Le numéro 4 de notre « quand on peut-riodique » local, Solidarité de Classe, est disponible !

 
Au sommaire :
-Ni Fascisme, Ni République Bourgeoise
-Émeutes Ukrainiennes
-Soutien aux 5 de Barcelone
-Espagne: Avortement Libre et Gratuit !
-XXVe Congrès de l’AIT
-Grève des Ports Chiliens
-A Méditer
-Italie : Répression à l’Hôpital San Carlo
-Pente Douce et Savonneuse
-Centre Ascaso-Durruti
-Agenda
-Section Libre
-Annonces
 
Si vous souhaitez en recevoir un ou plusieurs exemplaire(s) gratuit(s), cntait63@gmail.com
 
Syndicat des Travailleurs-euses et Précaires/CNT-AIT 63

 

Anarchosyndicalisme! Numéro 138

Le numéro 138 du journal confédéral de la CNT-AIT, Anarchosyndicalisme!, est disponible.

 
Au sommaire de ce numéro :
 
Impôts :
-Sauce Bercy
Luttes:
-Moniteurs et Éducateurs en Formation
-Nataïs : les Prud’hommes du Gers étaient Compétents mais ils ne le Savaient pas
Société:
-Ni Fascisme, Ni République Bourgeoise
-Le Monde de la Coupe
-Les Jeux Olympiques de la Honte
International:
-Egypte Socialiste Libertaire
-Ukraine
-Australie
Réflexions et Débats:
-Günther Anders : la Morale avec « Le Pilote d’Hiroshima »
-Une Pensée Primitive
Economie:
-L’illusion coopérativiste
Divers:
-Appel à Mobilisation pour Sauver la Zone Humide du Testet
-G.I. Abdallah/Courrier des Lecteurs/Cénétistement Votre
-Crapulerie Administrative : Au RSA, Marche au Pas !

 

Anarchosyndicalisme! Numéro 138 eae7d278303e479fb4f3823a0f0e6d1d

 

Pour en recevoir une version papier, cntait63@gmail.com

Numéro téléchargeable ici :

http://www.cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/A_138_fev_2014.pdf

 

Clermont Ferrand, le jeudi 20 février : projection débat « Lutter ici et maintenant » à l’HDV, 20h30

Jeudi 20 février à l’Hotel des Vil-e-s (Prix Libre) à Clermont Ferrand:

projection débat « Lutter ici et maintenant » à 20h30

Auberge espagnole à 19h30 

Orga : CNT-AIT/63, + d’infos : cntait63@gmail.com

20 février

 

autre info :
le 14 février La Grange à Palabre organise sa projection mensuelle à Tailhac (43)
« Fernand Pelloutier et  les bourses du travail »
En présence d’un compagnon de la CNT-AIT 63 pour la palabre après le film !
Rendez-vous à Tailhac le 14 février à 20h30 !
Salutations anarchosyndicalistes

 

[Communiqué AIT]: Des serveurs-euses anarchosyndicalistes d’Allemagne en grève contre les licenciements

 

[Communiqué AIT]: Des serveurs-euses anarchosyndicalistes d'Allemagne en grève contre les licenciements soltrotz

La section gastronomie de la FAU (Syndicat des Travailleurs-euses Libres, section allemande de l’AIT) se bat pour monter un mouvement puissant dans cette branche. Des serveurs-euses d’un bar gauchiste, à la mode, à Dresden, sont en grève. Illes sont toutes et tous membres d’un groupe anarchosyndicaliste et ont été licencié-es pour des raisons douteuses. Désormais, la branche locale du syndicat se bat pour les ré-intégrations : cela nécessite un accord de l’entreprise ou, proposition alternative, la collectivisation de l’entreprise.

Les collègues ont fondé un groupe sur leur lieu de travail en mai 2013, dans lequel toutes et tous les serveurs-euses du club se sont organisé-es. En mai/juin, illes ont forcé le patron à augmenter les salaires de 20%. Après cela, illes se sont organisé-es avec des collègues d’autres entreprises et ont fondé la BNG-FAU (Section Gastronomie et Nutrition de la FAU) en juillet 2013.

Le mois dernier, la moitié des employé-es ont été licencié-es, par surprise. La BNG-FAU a interprété ceci comme une attaque contre l’organisation syndicale des serveurs-euses et a menacé de commencer une grève. Quand le propriétaire du restaurant « Trotzdem » a refusé de négocier, toutes et tous les travailleurs-euses organisé-es ont commencé une grève en février. Bien que la température a chuté jusqu’à -2 °C, de 10 à 20 personnes ont réalisé une action d’information envers les client-es, chaque jour de 8h à 12h. Le troisième jour, le propriétaire du club a engagé des briseurs-euses de grève; cependant les bénéfices chutent grâce à la solidarité des client-es qui ne vont plus dans ce club.

La presse relaie des informations sur ce conflit, tant au niveau local que national. Les grèves de travailleurs-euses de la gastronomie, qui gagnent 450 euros par moi, sont inhabituelles en Allamagne. Les syndicats centralisés ont seulement quelques adhérent-es dans quelques gros clubs et restaurants. De fait, la BNG-FAU est devenue plus visible dans le secteur gastronomique de Dresden que le syndicat social démocrate NGG (Syndicat de la Nourriture, des Boissons et de la Restauration).

Le propriétaire du club essaie d’attendre la fin de la situation, tandis que le nombre de client-es diminue toujours plus. Les piquets de grève de la BNG-FAU permettent de parler aux collègues d’autres clubs afin d’étende le conflit à d’autres entreprises. Le 10 février sont prévue deux conférences et une discussion ouverte pour informer sur la situation dans le secteur gastronomique.

Cette semaine, il y aura une formation juridique publique et une manifestation. Les piquets de grève de la BNG-FAU visitent quotidiennement d’autres clubs pour informer la population sur le conflit et faire connaître notre syndicat.

Les compagnes-ons seraient heureux-euses de recevoir des salutations solidaires d’autres pays pour montrer l’exemple de la solidarité des travailleurs-euses libertaires.

Plus d’infos: http://trotzdemunbequem.blogsport.de
bng-dd@fau.org

Compte en banque pour des dons de solidarité :

Allgemeines Syndikat Dresden
KTO: 4812891
BLZ: 83065408
IBAN: DE11 8306 5408 0004 8128 91
BIC (SWIFT-Code): GENODEF1SLR
Kreditinstitut: VR-Bank Altenburger Land EG:
Note: Trotzdem unbequem

 

[Communiqué AIT] Solidarité face à la répression à l’Hôpital San Carlo

 

[Communiqué AIT] Solidarité face à la répression à l'Hôpital San Carlo sancrlsm

L’Union Syndicale Italienne exprime son désarroi quant à la situation à l’Hôpital San Carlo. En novembre dernier, les travailleurs-euses reçurent une amende de 12 000 euros, accusé-es d’avoir « insulté »  l’administration de l’hôpital. Ce n’est pas la première fois que l’administration les traîne en justice pour leurs critiques : il y a eu 5 dossiers ces dernières années. Cependant les travailleurs-euses ont pu prouver leurs allégations, qui justifier de telles critiques.

Plutôt que d’adresser l’accusation à un système de santé mal entretenu, ce que le syndicat USI a dénoncé dans son bulletin interne, le juge a estimé que le problème venait du fait de surnommer deux administrateurs de l’hôpital « Beagle Boys », dans un tract. L’USI condamne ce jugement, qui est une exagération. 

L’USI note également qu’en même temps que le jugement, les autorités ont ordonné la destruction d’une partie de l’hôpital à cause de son mauvais état technique : ce mauvais état provient du manque de financement. Globalement, le syndicat lutte contre la destruction du système de protection sociale.

L’Association Internationale des Travailleurs-euses exprime sa solidarité avec celles et ceux qui luttent contre le démantèlement du système publique de santé et à nos compagnes et compagnons de l’USI. De même, nous condamnons la répression des militant-es pour une telle raison et appelons à soutenir le syndicat en contribuant au fond de solidarité.

Les dons peuvent être envoyés à  

CURRENT ACCOUNT 46004 à la  Banca Popolare di Milano ag.5, au nom de USIS
(Syndicat de la Santé de l’USI)
IBAN: IT22 Y 05584 01605 000 000 046 004 stating the reason « Sentenza San Carlo »

 

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CLERMONT FERRAND le 11 février à 18h : atelier d’éducation populaire !‏

Salut à toutes et tous,

 Le 11 février, nous débutons le premier atelier d’éducation populaire autour de l’histoire de l’anarchisme et des luttes anti-institutionnels ! 
Deux compagnons (de la CNT-AIT/63) animeront l’atelier, qui se tiendra par la suite régulièrement. Le sujet de l’atelier suivant sera décidé collectivement à la fin de chaque séance ! 
Pour ce 1e atelier, présentation de l’idée anarchiste d’une part, et définition de l’anti-institutionnel de l’autre !
Tout le monde est bienvenu
 
A partir de 18h le 11 février, à l’Hôtel des Vil-les (55 avenue de l’Union Soviétique). Entrée libre.
 
Salutations anarchosyndicalistes 
 
PS : préparez vos agendas,  à venir nous organisons des soirées débats  et / ou diffusion de documentaires :
  • le 20 février sur les luttes autonomes,
  • le 8 mars sur le féminisme radicale,
  • le 14 mars sur l’abolition des prisons,
  • ……
plus d’infos très bientôt… ou en nous écrivant cntait63@gmail.com

 

[Communiqué AIT] : A propos des événements actuels en Ukraine

Une lutte pour le pouvoir a actuellement lieu en Ukraine. De nombreux-euses travailleurs-euses, dont les intérêts ne sont pas protégés par l’État ni par le Capital, et dont les conditions de vie sont souvent dramatiques, ont pris part à ces événements, espérant un avenir meilleur.

Lutter, protester, faire grève constituent des réactions normales et positives contre un système injuste et oppressif. Notre solidarité va à ces travailleurs-euses, contre tous ceux qui les exploitent, les gouvernent, les trompent, tiennent le pouvoir et contrôlent les décisions qui affectent leurs vies. Cependant, il est difficile de nier le fait qu’il y a, dans ces protestations, une lutte pour le pouvoir entre différentes fractions de la bourgeoisie, gouvernant et aspirant-gouvernant ,qui n’apporteront rien de positif à la population, si ce n’est changer le nom de la clique dirigeante, et diriger les bénéfices dans de nouvelles poches.

Nous dénonçons vivement l’usage de la répression et de la violence  par les agents de l’État, comme par les voyous qui défendent les intérêts d’une minorité.

Il y a de nombreux aspects dans ce conflit, mais il est clair que nous ne pouvons soutenir aucun de ceux qui ne sont intéressés que par le pouvoir. Nous sommes tout autant opposé-es au régime répressif de Yanukovych qu’aux principales tendances de « l’opposition », qui va des Euro-enthousiastes croyant au mythe néolibéral, aux nationalistes et aux groupes fascisants.

Les gouvernement de l’Union Européenne, présenté comme une solution par certain-es ukrainien-nes, peuvent réprimer tout autant que Yanukovich, et comme toutes et tous les travailleurs-euses de ces pays le savent, ne garantie pas plus de meilleurs conditions de vie. La réalité nous montre le contraire.

Ce qu’il faut, c’est un mouvement qui attaque dans le même temps les deux principales causes de la misère et de l’oppression: l’État et le Capital. Nous appelons toutes et tous les travailleur-euses et les organisations libertaires d’Ukraine à ne pas devenir les pions ou les idiots utiles des fractions dirigeantes, à appeler à des assemblés populaires, et à créer des slogans alternatifs et des objectifs pour votre lutte!

Longue vie à la lutte vers la révolution sociale et libertaire!

Secrétariat de l’Association Internationale des Travailleurs-euses
Varsovie, 26 janvier 2014

[Communiqué AIT] : A propos des événements actuels en Ukraine smertch

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[Communiqué] : NI FASCISME, NI REPUBLIQUE BOURGEOISE

« Il n’y a que deux routes pour la classe ouvrière, la Liberté, ou la victoire des fascistes, qui veut dire la Tyrannie. Les combattants des deux côtés savent ce qui est en réserve pour le perdant. Nous sommes prêts à mettre fin au fascisme une fois pour toutes, même en dépit du gouvernement Républicain. » Buenaventura Durruti, 1936.

 

Le 17 janvier, Kevin Pioche, néo-nazi de 21 ans, venait tirer au fusil à canon scié sur des spectateurs-trices d’un concert de soutien à des sans-papiers. Deux personnes furent blessées par les plombs. Lundi 21, il passait en comparution immédiate.

 Avant toute chose, nous souhaiterions dénoncer le rôle des médias. Il suffit de lire les trois articles de la Pravda locale, La Montagne, à ce sujet : le tireur a utilisé une carabine, c’est une querelle pas un acte politique, on parle de cet acte de terreur dans un article sur les comparutions immédiates… Le tireur n’aurait pas d’idéologie vu qu’il n’appartiendrait à aucun parti… L’utilisation « extrême droite » permet de ne pas utiliser ce dont il se revendique : le nazisme, et le fascisme. Sans compter la différence de traitement : lors de l’occupation de la Place de Jaude en septembre dernier, lors du procès de la militante arrêtée suite à notre évacuation par les CRS, lors du procès du militant MNCP… La Montagne prend toujours la version policière. Dès lors nous nous interrogeons : qui insuffle la peur ? Au delà de la Montagne, c’est la presse bourgeoise en sa totalité qui joue ce jeu puant. A travers de tels articles, ce sont les groupes antifascistes et le soutien aux personnes en situation d’étrangisme qui sont visées.

 Pour un procès annoncé comme « non-politique », c’était super fliqué… 10 flics dedans, 10 devant la porte, 10 dehors plus RG et civils. Le procès passe en deuxième, il faut évacuer ça très vite. L’accusé a eu un parcours chaotique. Sa version est remplie de contradictions, sans aucune logique : « C’est fait, c’est fait ». Il refuse de s’excuser devant les deux blessé-es, bien que ses camarades ne soient pas venus dans la salle de procès. Il veut garder sa fierté mais refuse de divulguer ses idées. Notons des éléments troublants : on nous explique qu’il n’avait pas l’intention de tuer, son casier judiciaire a « disparu ». Le procès a été bâclé, des témoignages et plaintes ont été refusés (pour ne pas « polluer l’enquête »), la plaque d’immatriculation de la voiture de ses complices ne sera jamais utilisée…

Cependant, nous pensons que ce n’est pas le tireur qu’il faut mettre en cause. La responsabilité revient au capitalisme. Avec un parcours comme le sien, comment se fait-il que le tireur s’est jeté dans l’idéologie nazie ? Le capitalisme a besoin de cela, de nous diviser entre exploité-es selon notre lieu de naissance, notre couleur… Or nous appartenons toutes et tous à la même classe. De plus quand on voit qu’une ministre se fait insulter de « gueunon » et que son propre gouvernement ne réagit pas, on comprend que les fascistes se sentent en toute impunité. Nous savons aussi qu’historiquement, « la gauche est la salle d’attente du fascisme » (L. Ferré). Banaliser les idées fascistes n’est qu’un outil, l’État veut réellement faire monter le fascisme.

Nous nous interrogeons: imaginons qu’un entarteur anarchiste s’en prenne au futur maire PS, que se passerait-il ? La presse parlerait de « terrorisme ». Rappelons-nous que les accusé-es de Tarnac ont fait un an et demi de tôle… en préventive. Qu’en Espagne, deux compagnons de la CNT-AIT ont pris un an ferme pour… un piquet de grève. Que la répression s’abat de manière bien plus violente sur nos compagnons de l’ASI-AIT en Serbie, de la ZSP-AIT en Pologne…

Si l’antifascisme est une nécessité, reste à savoir comment. Localement, nous pensons que la solution n’est pas dans un collectif de cartels virant vers la sociale-démocratie, ni la version extrême gauche, testostérone et violence jusqu’à ce que ça dérape complètement… Il faut des luttes de classe victorieuses, autonomes.

Enfin, pour nous anarchosyndicalistes, il est clair que la tôle ne résout rien et n’a jamais rien résolu. La prison n’éliminera rien puisque l’État ne va pas tuer ce qu’il engendre… Il faut abolir cette société capitaliste, autoritaire, qui a besoin du fascisme pour se maintenir en vie. Il faut reprendre la lutte des classes, sans aucun compromis que ce soit.

 

Syndicat des Travailleurs-euses et Précaires/CNT-AIT 63

22 janvier 2014

République rassie

Papapapam,
Y’a un plus de 2 ans, un jeune homme issu des quartiers populaires clermontois perdait la vie dans des circonstances obscurs avec la police. Nos magnifiques institutions républicaines (police, justice…) ne donnèrent pas de réponses « dignes » aux familles, mieux même les partis politiques notamment, ont eu l’art et la manière de « descendre » le collectif auto-géré qui s’était monté dans le quartier avec leur sirène électorale (élection de futur autre pays du fromage) et la promesse certainement de placer quelques personnes…
Rien à voir avec le schmilblick, mais toujours en pays Arverne, vendredi 17 janvier dernier alors que se tenait un concert de soutien pour une famille de sans papiers expulsés, un jeune nervis d’extrême droite reconnu comme tel (tatouages significatifs, le poil ultra ras…) tire à la carabine sur un groupe de personne à l’extérieur du concert en train de fumer et repart tranquille. 2 blessés dont 1 opéré des mains…, des plaintes et autres mains courantes sont déposés dans le flambant neuf komiko auvergnat (avec une citation de Camus sur la devanture, cherchez l’erreur) et d’autres n’ont pas voulu être prise par les « foutre » la paix car affaire close dixit les hommes en bleus!
Le nazillon quant à lui va se rendre pendant le samedi 18 à la maison poulaga en prétextant une querelle (de voisinage?).
Papapapam la suite,
Nos bienveillantes institutions républicaines décident d’envoyer le pauvre garçon (petit fasciste) en comparution immédiate. Ce dernier explique que suite à une « rixe » verbale, il a préféré régler ses comptes à coup de 12, et qu’il n’y a rien de politique juste une querelle avec des gauchistes qu’il nomme précisément… Ben voyons et pis quoi encore on attaque un concert de soutien par arme à feu avec un joli tatouage ACAB sur la gueule! Bilan 2 ans de taule dans un simulacre de procès…
Fichtre, mon imagination me laisse à croire que si un anarcho ultra gauchiste avait commis une attaque de type « attentat à la tarte à la crème » envers une représentation bourgeoiso-nationaliste (par exemple: un élu UMP voir PS….), les bureaux de la préfecture jusqu’aux keufs auraient accusé ce dernier de terroriste extremiste voulant s’attaquer à la sureté de l’Etat et porté à l’échafaud…
A bon entendeur et vous inquiétez pas: TF1 nous informe…
En conclusion, 4 mots.
République rassie, République fasciste

Perlinpinpin le 21-01-14

 

Comparution immédiate du tireur de vendredi soir : lundi 20 à 14h‏ (palais de justice CFD)

Salut à toutes et tous,

 
Comme annoncé dans le communiqué, nous tenons informé des suites.
 
Des plaintes/témoignages ont été refusées au commissariat. La Montagne reprend la thèse policière que c’est une querelle non politique. Un des blessés a été opéré hier soir.
 
L’accusé passe en comparution immédiate (sans commentaires…) demain à 14h selon diverses sources. Nous appelons à être présent-es devant le tribunal demain lundi à 13h30 au palais de justice de Clermont Ferrand (confirmer par la montagne de ce jour via Web) .
 
Salutations anarchosyndicalistes
 
STP/CNT-AIT 63
 
PS : rassemblement mercredi 22 janvier à 16h devant la Préfecture

[Communiqué] : TIRS FASCISTES AU PISTOLET A CLERMONT-FERRAND

C’est seulement en se libérant de la peur que l’homme peut gagner sa liberté » Buenaventura Durruti, 1932.

Vendredi 17 janvier 2014 vers 23h15, un fasciste a tiré délibérément par arme à feu à plusieurs reprises sur un groupe de personnes, qui assistaient à un concert de soutien pour le retour d’une famille arménienne. Deux personnes ont été bléssé-es (tête, main et genoux) et
emmené-es aux urgences. Les deux bléssé-es ont porté plainte et les résident-es du lieu ont posé une main courante. Nous leur assurons notre soutien total.
Le Syndicat des Travailleurs-euses et Précaires/CNT-AIT 63 condamne fermement cet attentat. Après le meurtre de Clément Méric, les agressions fascistes continuent en toute impunité. Nous constatons qu’en ces périodes de crise capitaliste, c’est avec une aisance déconcertante que les militants fascistes montent toujours d’un cran dans la violence. A Clermont- Ferrand, du détournement des affiches de films dans le Centre Jaude, de la perturbation du cercle de silence (cf le journal Exclusif numéro 34) , des menaces de morts sur les murs à Chamalière (La Montagne du 11 juin 2013, le Nouvel Observateur du 12 juin 2013), aux provocations lors de l’occupation de la Place de Jaude (septembre 2013), la gravité des faits n’a fait que croître. Qu’un militant fasciste nous rappelant l’esthétique nazie (tel Brievik en Norvège), ait pu se procurer une arme et venir tirer sur une foule, devant la passivité de toutes les institutions, nous force à croire que cela était malheureusement prévisible.
L’histoire nous apprend que seule une révolution sociale et libertaire détruira le fascisme, qui n’est que le produit d’un capitalisme en décomposition. Il faut dès aujourd’hui organiser une pression constante: manifestations, ripostes, autodéfense populaire. La CNT-AIT informera le plus largement possible, et soutiendra toutes celles et ceux qui s’organisent et luttent de manière autonome contre le capitalisme et ses fléaux.
Contre le fascisme, la lutte des classes.
Syndicat des Travailleurs-euses et Précaires/CNT-AIT 63
18 janvier 2014

En téléchargeable, à diffuser !!

fichier pdf Attentat

Dimanche 19 janvier à 14h, Pour l’avortement et la contraception libres et gratuits, en Espagne comme ailleurs !

Le Syndicat des Travailleurs-euses et Précaires/CNT-AIT 63 appelle à rejoindre le rassemblement en solidarité avec les espagnol-es en lutte pour le droit à l’avortement, qui vient d’être quasiment interdit par l’Etat espagnol. Nous ne sommes pas signataires de l’appel « unitaire » qui regroupe des organisations bourgeoises et/ou aux pratiques sexistes. (PS, FdG, etc…). RDV dimanche 19 à 14h Place de Jaude.

Le tract que nous diffuserons est la traduction du communiqué confédéral de notre soeur d’Espagne, la Confederacion Nacional del Trabajo-AIT :

 

fichier pdf Avortement esp

STP/CNT-AIT 63

 

                                                [Perpignan]: Manifestation de soutien aux 5 anarchistes de Barcelone

L’Union Locale CNT-AIT de Perpignan organisait, vendredi 20 décembre, un rassemblement de soutien aux 5 anarchistes et anarchosyndicalistes de Barcelone, arrêtés le 13 novembre, accusés de terrorisme. Dans une Espagne où la situation devient étouffante, le gouvernement du PP (droite), n’hésite plus à se revendiquer du franquisme, et à ré-introduire des lois de l’époque franquiste. Les anarchistes et anarchosyndicalistes sont les premier-es dans le viseur… En mai 2013, 5 autres compagnons avaient été arrêtés pour avoir… posté des affiches sur Facebook. Quant à Xurxo, militant de la CNT-AIT Galice, il a pris un an de prison ferme… pour avoir participé à la grève générale du 14 novembre 2012…

Deux des 5 compagnons sont toujours emprisonnés, ce qui ont été libéré restent sous le coup d’une inculpation. Des militants du groupe Puig Antich de la Coordination des Groupes Anarchistes se sont joints au rassemblement.

Coupure de presse locale :

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Pitufo, CNT-AIT 63, avec les informations de l’UL CNT-AIT Perpignan.

 

 

 

XXVe Congrès de l’Association Internationale des Travailleurs-euses, Valencia, 6,7 et 8 décembre 2013

 

Les 6, 7 et 8 décembre 2013 se tint à Valencia, Espagne, le XXVe Congrès de notre Association Internationale des Travailleurs-euses, autour du slogan « One World, One Fight » (Un Monde, Une Lutte).

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Organisé avec réussite par la Federacion Local de la CNT-AIT Valencia (acceuil des délégué-s et observateurs-trices, assurance de la bonne tenue du congrès, traduction par des compagnesons dont ce n’est pas le métier, passage des micros, photocopies, mais aussi café et tables de
presse pour l’autogestion du syndicat ; notons une table de presse avec journaux, tracts, autocollants… de diverses sections), le Congrès accueilli 49 délégué-es de nos 13 sections : COB (Brésil), FORA (Argentine), SP (Portugal), CNT (Espagne), CNT (France), SolFed (Grande-Bretagne), USI (Italie), FAU (Allemagne), PA (Slovaquie), KRAS (Russie), NSF (Norvège), ASI (Serbie) et ZSP (Pologne), cette dernière ayant rejoint l’AIT lors du congrès de 2009 à Porto Alegre, premier congrès hors Europe. Il y avait également des délégués de l’ASF (Australie) ainsi que plusieurs dizaines d’observateurs-trices de diverses sections (surtout d’Espagne). En tout, c’est environ 150 compagnes et compagnons qui furent présent-es.

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L’AIT fut fondée à Berlin en décembre 1922 et janvier 1923 (le congrès vit l’irruption de la police…), reprenant le nom de la Première Internationale. Elle regroupe les anarchosyndicalistes de par le monde, de groupes de propagandes à des organisations syndicales constituées. L’AIT est l’internationale à la plus grande longévité de l’histoire (et elle ne disparaîtra que lorsque que le vent de la Révolution Sociale et Libertaire balaiera le vieux monde). L’AIT, comme toutes ses sections, fonctionne de manière fédéraliste autogestionnaire, n’a pas de permanent-es ou de personne rémunérée (y compris pour le secrétariat), refuse toute subvention, et ne participe à aucune instance paritaire (CE d’entreprises etc…). Ce furent donc 150 travailleurs-euses, salarié-es ou non, qui convergèrent par leurs propres ressources et celles de leurs syndicats, pour ce congrès.

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Le secrétaire sortant, compagnon de la NSF-AIT, pris la parole pour ouvrir le congrès, suivi d’un compagnon espagnol au nom de la CNT-AIT es pour présenter ce congrès. La « présidence » du congrès est élue avant chaque session, avec des compagnes-ons différent-es à chaque fois.

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Furent lues certaines salutations au congrès, notamment de la WSA américaine, d’autres rajoutées aux minutes (FIJL espagnole, un groupe grec…). Puis on passa à l’ordre du jour, pour le moins chargé. En ces périodes de « crise » mondialisée du capitalisme, d’attaques sans précédents contre nos conditions d’existence, et de montée du nationalisme, local, régional ou à l’échelle d’un pays, les anarchosyndicalistes, l’AIT, se doivent de proposer des réponses à la taille des enjeux présents. La stratégie anarchosyndicaliste n’est pas figée, elle varie selon les sections et la situation face à laquelle elles se trouvent. Cependant, des choses nous unissent : pas de permanent-es, pas de subventions, pas de participations aux élections syndicales (ni politiques), contre tous les partis politiques, projet de société communiste libertaire, antimilitarisme etc… Les débats furent nombreux, parfois vifs. Furent notamment discutées la possibilité de créations de branches
d’industrie à l’échelle de l’AIT, l’affirmation du refus de mandats rémunérés au sein de notre internationale, la question agricole, la lutte coordonnée contre les agences d’intérim, le développement de l’AIT dans les pays en proie à une forte lutte de classe traversée par des grèves violentes (comme en Chine ou en Afrique) etc… Une question souleva un débat particulièrement intéressant : les relations de l’AIT avec d’autres syndicats « de base » ou « alternatifs », pour construire non seulement des luttes dans les entreprises, mais aussi la grève générale à une échelle plus large. Il a finalement été adopté que l’AIT ne travaillerait pas en tant qu’internationale anarchosyndicaliste avec les syndicats « de base » (qui restent néanmoins le plus souvent subventionnés et participent aux commissions paritaires), tout en laissant l’autonomie des sections quant à la pratique de chaque « région » (nous ne parlons pas vraiment de « pays »). Furent aussi abordées les questions de la répressions de nos compagnes-ons : la relance procès des 6 de Belgrade (accusé-es de terrorisme international, les compagnes-ons ont passé 6 mois en prison, avec torture pour l’un d’entre eux, et ont subi attaques de groupes nazis para-étatique ensuite), la répression des militant-es de la COB au Brésil lors des grandes manifs actuelles, et dans les entreprises, la rafle d’anarchosyndicalistes en Espagne etc etc… Notons aussi la présence de compagnes-ons de la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires, ainsi que de la Fondation Anselmo Lorenzo (pour la récupération de la mémoire historique des anarchosyndicalistes espagnol-es) : cette dernière a offert son dernier livre ainsi qu’un colis de nombreuses brochures à chaque section.

 

Après 2 jours et demi de congrès, nous avons pu clôturer l’ordre du jour juste à temps ! Les repas ont permis de discuter des questions de fond, des luttes partout avec des compagnes-ons de diverses sections, dans une ambiance toujours fraternelle. L’AIT se développe doucement, mais toujours en progressant vers l’Idéal qui nous anime. Si elle est traversée par des débats stratégiques, idéologiques, parfois plus compliqués que l’opposition réformisme/orthodoxie, cela prouve qu’elle est bien vivante. Un congrès de l’AIT est donc un moment de construction anationale pour la lutte autonome des exploité-es, par l’anarchosyndicalisme, dans le respect des pratiques de chaque section.

 
Enfin, c’est avec joie que nous accueillons en notre sein l’AnarchoSyndicalist Federation, en provenance d’Australie, et 14e section de l’AIT. Elle s’est renforcée peu avant le congrès avec une victoire par l’action directe locale et internationale, contre Domino’s Pizza qui avait baissé (avec accord du syndicat maison…) les salaires. Bienvenue compagnes-ons ! Nous accueillons également en « Amis de l’AIT » (organisations sympathisantes qui deviennent souvent des sections par la suite) la FAS d’Autriche et le Syndicat Autonome des Travailleures-euses en Bulgarie. Le secrétariat de l’AIT sera désormais sous mandat de la ZSP. Merci à la Federacion Local de Valencia pour l’organisation du congrès, salut à celles et ceux qui s’organisent et luttent sans compromis.

 

Un monde, une lutte !
Pour l’anarchosyndicalisme !
Sans permanent-es, sans subventions !
Vive l’Association Internationale des Travailleurs-euses !

Pitufo, CNT-AIT 63, la tête pleine de rêves ne tenant dans aucune urne.
09/12/2013

 

 

25e Congrès de l’Association Internationale des Travailleurs-euses

 

Les 6, 7 et 8 décembre 2013, notre Association Internationale des Travailleurs-euses (AIT) tiendra son 25e congrès, à Valencia en Espagne.

Fondée en 1922, l’AIT est l’internationale anarchosyndicaliste. Elle regroupe à travers le monde les anarchosyndicalistes, de groupes de propagandes à des syndicats plus massifs. L’AIT, qui a fêté l’an dernier ses 90 ans, est l’internationale dont l’existence est la plus longue de l’histoire.

L’Association Internationale des Travailleurs-euses et ses 13 sections fonctionnent sans aucun-e permanent-e, sans aucune subvention, et aucun de ses syndicats ne participent aux institutions représentatives du personnel. Ce 25e congrès sera l’occasion d’accueuillir de nouvelles sections.

Un Monde, Une Lutte !

Pour l’anarchosyndicalisme, vive l’AIT !

Pitufo, adhérent CNT-AIT 63.

 

25e Congrès de l'Association Internationale des Travailleurs-euses XXV%20Congreso%20Valencia

Pour celles et ceux qui parlent espagnol, communiqué de la Fédération Locale des Syndicats CNT-AIT Valencia, qui accueille le 25e congrès :

http://cnt.es/noticias/comunicado-la-ait-celebrar%C3%A1-en-valencia-su-xxv-congreso

Les compañer@s de Valencia organisent à ce titre des journées culturelles libertaires.

 

[Pétition] : Université Blaise Pascal, Sauvons nos bibliothèques !

Les travailleurs-euses des bibliothèques universitaires (contrats étudiants et fonctionnaires) font tourner une pétition pour sauver les BU à Clermont II !

 

Signable en ligne ici : 

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N45468

 

[Tract] : Ne nous résignons pas !

Tract du syndicat CNT-AIT 63.

 

fichier pdf Ne nous résignons pas !

 

[1e décembre à Montferrand] : Journée Zapatiste, Réserve ton café pour 2014 !‏

Salut à toutes et tous

Notre syndicat (CNT-AIT/63, salle Poly, 1° etage) organise une journée de solidarité avec les communautés zapatistes en lutte, dimanche 1e décembre, de 11h à 18h.

A 12h30, auberge espagnole autogérée.
A 15h, projection d’un documentaire sur Oaxaca.

Et toute la journée, dégustation de café zapatiste !

De plus, nous fédérons les commandes de café zapatiste auprès d’Echanges Solidaires pour tout le 63 : cette journée est l’occasion de venir commander vos cafés zapatistes pour 2014 (tout est reversé au Chiapas). La commande doit partir mi-décembre : si vous ne pouvez venir dimanche mais souhaitez commander du café zapatiste, faites-le nous savoir !

Salutations anarchosyndicalistes !

journéezapatiste2013

 

PS : pour info, nous organisons cette journée en même temps que 

la  Zone de gratuité « spécial fêtes », salle Poly, 2 place Poly de 10 à 17h

 Toute la journée, je dépose, je donne, j’emporte des objets propres en bon état et peu encombrants : JOUETS et JEUX, vêtements, culture, musique, déco, loisirs, sports…

+ d’infos : comitequartierMontf

GENTIOUX 2013 (rassemblement pacifiste du 11 novembre)

 

 

GENTIOUX 2013

lu sur anarhie23

 

11 NOVEMBRE 2013

11h: Rassemblement devant le monument aux morts de Gentioux.

Speechs des différentes organisations présentes (Libre-Pensée, Union Pacifiste, Fédération Anarchiste, etc.)

12h30: Auberge espagnole aux Plateaux Limousins au Villard (entre Gentioux et Royère-de-Vassivière).

Tables de presse anarchistes. 

La CNT-AIT/63 propose du co-voiturage à partir de Clermont Ferrand pour se rendre à Gentioux.

Départ du local à Clermont à 8h30, si vous êtes intéressés, nous écrire à cntait63@gmail.com et nous dire le nombre de personnes intéressés et si possibilité voitures supplémentaires (on en manque…) avec le nombre de places disponibles

Prévoir aussi un peu de casse croute pour l’auberge espagnol 

 

[Communiqué] Une humble décision : ne plus jamais reculer.

Ci dessous le communiqué de la CNT-AIT 63 suite à l’occupation de la mairie lundi dernier, et de la violence policière qui en a suivie.

 

fichier pdf Ne plus jamais reculer

CLERMONT FERRAND : Elvis Leader Price, des surprises, du café zapatiste, table de presse CNT-AIT… tout ça le 24 octobre à l’Hotel des Vils

La CNT-AIT 63 vous invite le

JEUDI 24 OCT 

BONHEURS INUTILES + ELVIS LEADER PRICE + Suprises
à l’Hôtel des Vils (avenue U.R.S.S.)
21h – prix libre

Table de presse: CNT-AIT, Vente de café zapatiste…

CLERMONT FERRAND : Elvis Leader Price, des surprises, du café zapatiste, table de presse CNT-AIT... tout ça le 24 octobre à l'Hotel des Vils elvisfeutres1

[Discussion ouverte] : le marxisme et son matérialisme historique

Salut à toutes et tous !

Nous (CNT-AIT/63) organisons une discussion ouverte, sur le principe d’éducation populaire, avec comme thème le matérialisme historique.
Pourquoi cette philosophie, base du socialisme dît scientifique (marxisme), n’est qu’un déterminisme purement idéologique dont les germes du despotisme sont patents, et qui a engendré parmi les pires dictatures de l’histoire ?
Un compagnon se propose de présenter le sujet.
Venez en discuter autour d’un café/thé/jus de fruit samedi 19 octobre, à partir de 16h30, au local de notre syndicat.
(+ d’infos cntait63@gmail.com)
 
Salutation anarcho-syndicalistes

 

Nous ne plierons jamais !

 

Nous ne plierons jamais ! comm1comm2

 

Compte-rendu de la manifestation du 10 septembre

Le 10 septembre, des adhérent-es et sympathisant-es de la CNT-AIT 63 (rejoints par le retour du Groupe Spartacus de la FA), en grève, se sont donc retrouvé-es pour la manifestation contre la nouvelle réforme des retraites. Après le désastre des « mobilisations » contre l’ANI par la CGT et consort, nous nous attendions à ne trouver personne. Ce fut finalement environ 5000 personnes qui défilèrent, ce qui n’est pas si mal, mais loin d’être une extraordinaire « réussite » comme le clamaient certains professionnels du syndicalisme.

Calé-es entre Solidaires et la FSU, nous avons joyeusement défilé, mégaphone à fond, tandis que des compagnes-ons diffusaient les 300 tracts pour l’occasion :

fichier pdf Le capitalisme à la retraite

Puis nous avons rejoint un petit groupe de retraité-es syndiqué-es CGT au cœur du cortège, et c’est toutes et tous ensemble que nous chantions « Tous ensemble, tous ensemble, grève générale » entre autre. Ce fut un bon moment de partager à l’unisson cette idée de grève générale, la seule à même de nous permettre de sortir de la torpeur. Devant le campement des sans-papiers à Jaude, nous avons exprimé notre solidarité.

A la fin de la manif, nous nous sommes rendu-es devant le Carré Jaude 2 en construction afin de participer aux Journées de Solidarité Internationales avec la classe ouvrière polonaise, appelées par nos compagnes-ons de la ZSP-AIT. Le futur Carré Jaude 2 emploie en effet une main d’oeuvre immigrée polonaise « bon marché ». A la fenêtre, des ouvriers ont crié avec nous, et tandis qu’un compagnon lisait le tract (fichier pdf Soli ZSP ), nous diffusions aux passant-es et aux ouvriers du chantier.

Compte-rendu de la manifestation du 10 septembre p1010124-floutee-300x225

Enfin, nous avons diffusé le reste des tracts (100 au total) aux grévistes. Nous avons terminé par une bouffe au local, avant d’amener notre solidarité sous diverses formes aux occupant-es de la Place de Jaude.

Malheureusement, nous sommes loin d’un mouvement massif face à l’Etat, mais nous y travaillons, sans concessions.

Ensemble, pour un autre futur !

 

Grève et manifestation du 10 septembre à 10h place du 1° mai (CFD)

Salut à toutes et tous

Dans la droite ligne de l’austérité, le gouvernement rose/vert lance une nouvelle attaque contre notre classe, les retraites. La Pologne devient
elle aussi laboratoire avec une réforme légalisant la semaine de 78h de travail. Les « laboratoires » (Grèce Espagne, Irlande Portugal etc)
s’étendent partout.

Le mouvement des retraites de 2010 a prouvé si besoin était le rôle néfaste des institutions politiques et syndicales. La grève générale se construit, ce n’est pas une unité de cartels.

La CNT-AIT/63 appelle l’ensemble des libertaires et sympathisants à rejoindre le cortège rouge et noir mardi 10 septembre à partir de 10h place du 1° mai

 RDV sous les drapeaux rouges et noirs

Salutations anarchistes

Solidarité avec les occupant-es de la Place de Jaude !‏

Solidarité avec les occupant-es de la Place de Jaude !‏ communique1

Z, la revue

Comme annoncé, des compagnons de l’Union Locale CNT-AIT 63 se sont rendus à la présentation de la revue itinérante de critique sociale, Z. Nous nous sommes retrouvés dans une librairie indépendante d’Ambert, avec un très bon accueil des organisateurs-trices. Une des rédactrices de Z était donc venue présenter cette revue, mais plus spécifiquement le dernier numéro consacré à la Grèce.

La revue Z se compose d’une dizaine de membres, tous bénévoles, et n’a pas de salarié-es. Chaque numéro (bi-annuel, désormais annuel) se déroule dans une ville différente (Nantes, Amiens…) avec pour but d’y rencontrer les acteurs-trices qui mettent en actes des alternatives au capitalisme. Pour le dernier numéro, Z s’est rendu en Grèce à Thessalonique.

La discussion fut passionnante : d’abord nous fut présenté la situation économique depuis la « crise » et ce laboratoire d’austérité d’une violence inouïe mis en place en Grèce. Puis furent développées les alternatives rencontrées sur place : l’usine Vio Me reprise en autogestion (ce que le KKE marxiste-leniniste considère comme contre-révolutionnaire…) depuis des mois avec le seul soutien des anarchistes, les anciens terrains militaires ré-aménagés en coopérative jardinière, l’hôpital gratuit, autogéré bénévolement par 300 personnes (1/3 des grecs n’ont plus accès aux soins…), le fait que Syriza soit en fait… introuvable, la montée inquiétante d’Aube Dorée financée par la haute-bourgeoisie et les marchands d’armes, le tournant social des anarchistes sur place (à méditer…), j’en oublie beaucoup… (mais tout est dans la revue !).

La discussion, les questions, les débats, furent extrêmement enrichissants. Nous avons découvert une très bonne revue, des alternatives en acte…

Le numéro sur Thessalonique ainsi que le numéro hors-série sur le nucléaire sont disponibles en prêt à la bibliothèque sociale de notre syndicat, tous les samedis 2 Place Poly à Montferrand, 16h-19h.

Abonnez-vous !

Pitufo, CNT-AIT 63.

De plus, nous avons ramené des numéros du dernier L’Envolé, journal anticarcéral, disponible aussi au local.

 

festival La Belle Rouge à St Amant Roche Savine les 27 et 28 juillet

Le WE prochain 27 et 28 juillet a lieu le Festival La Belle Rouge à Saint Amant Roche Savine ( + d’infos programmelabellerouge2013 dans le Livradois Forez organisé par la compagnie Jolie Môme , L’union Locale CNT-AIT/63 y tiendra une table de presse avec notamment des infos sur la lutte des Elba (infos, caisse solidaire) de Thiers avec la fermeture de l’usine et ses 64 licenciés  (+ infos fermetureElba64mort), nous serons accompagnés par nos camarades du collectif de soutien à S. Suder et C. Gauger (+ d’infos  linter)

 

19 juillet…

Il y a 77 ans, le 19 juillet 1936, les travailleurs et les travailleuses espagnol-es se soulevaient de manière autonome (avec le soutien de la CNT-AIT, de la FAI et de la FIJL) et mettaient en échec dans toute la Catalogne le coup d’Etat fasciste. Mais la seule manière de vaincre le fascisme est de faire la révolution sociale et libertaire, ce qu’illes firent également.

Une pensée pour ce qui fut la révolution la plus radicale de l’histoire du capitalisme.

Documentaire « Vivre l’Utopie » : 

http://www.youtube.com/watch?v=ZtXv0QXBwBI

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Mark Twain.

Vive l’anarchie. Guerre sociale.

Pitufo, CNT-AIT 63.

 

Turquie, Brésil… Solidarité face à la répression

 

Ce samedi 29 juin après-midi, des membres de la CNT-AIT Caen rejoints par des compagnons turcs se sont rassemblés dans la principale artère commerciale de la ville, bondée en ce samedi de soldes.
Une banderole y a été déployée pour exprimer notre solidarité face à la répression que subissent actuellement les mouvements de résistance et notamment ceux de Turquie et du Brésil.

De la Turquie au Brésil,
Le Pouvoir piétine la rue.Solidarité contre la répression !
Baskılara karşı dayanışma !
Solidariedade contra a repressão !

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Plus d’info. :
RESISTANBUL
SINDIVÁRIOS ARAXÁ FOM/COB/AIT

Anarchosyndicalisme ! Numéro 135

Le numéro 135 d’Anarchosyndicalisme! est sorti.
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Au sommaire :

Numéro à télécharger librement ici : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article599    
Pour en recevoir un exemplaire papier gratuit : cntait63@gmail.com ou CNT-AIT 63, 2 Place Poly 63100 Clermont-Ferrand

29 juin de 10 à 19h : Portes Ouvertes de la bibilothèque sociale et débat sur la répression (15h)

Hola, le 29 juin, pendant la journée La ZON’ GRAT’ : Zone de Gratuité Temporaire place Poly, http://comite.montferrand.free.fr/spip.php?article153, nous (CNT-AIT/63) invitons ceux et celles qui souhaitent découvrir notre petite bibliothèque libre et sociale (emprunt gratuit) à notre local situé 2 place Poly (de 10h à 19h) dans le vieux Montferrand mais aussi échanger. partager… avec les compagnons anarcho-syndicalistes de l’Union Local CNT-AIT/63. De plus nous organisons une discussion-débat au sujet de la répression mondiale (Turquie, Brésil, Espagne…) de l’Etat et du capital contre les peuples notamment des anarchistes à 15h autour d’un petit café, thé…

29 juin de 10 à 19h : Portes Ouvertes de la bibilothèque sociale et débat sur la répression (15h) 29-juin-v2

 

 

 

Manifestation antifasciste le 22, en la mémoire de Clément

Une manifestation « unitaire » antifasciste (Solidaires, NPA, FSU, SUD territoriaux, OCFR, EE-les Verts, CGA, CGT 63, PG, LDH, GU, CIMADE, UNEF) est appelée pour samedi 22 à 15h, Place Delille.

La CNT-AIT 63 n’est pas signataire de cet appel, mais appelle à s’y rendre.

Un texte de 2002 lisible ici résume bien notre pensée : http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=342

Contre le fascisme, contre le front républicain

Pour la lutte des classes, la révolution sociale et libertaire.

 

BRESIL: L’histoire du pays où avoir du vinaigre devient un crime

Témoignage transmis par un compagnon brésilien

Au Brésil, comme dans la plus grande partie du monde, éclosent des mouvements contre la répression de l’État bourgeois et des grosses corporations du capital.

 

            Tous les ans le coût de la vie au Brésil augmente sans arrêt. Ces dernières années, et dès qu’ont commencé les préparatifs pour la Coupe du Monde de Football (2014) et les Jeux Olympiques (2016), les prix ont explosés. La tactique de l’État et des entreprises c’est d’augmenter les prix avant ou pendant des moments de fête (la vielle technique du panis et circus) comme le carnaval, ce qui souvent donne des résultats de manière plus ou moins efficace.

 

            Cette semaine commence la Coupe des Confédérations (équivalent à un entraînement pour la Coupe du Monde). Encore une fois, les prix devraient augmenter pour nourrir la grosse faim des entreprises. Cette fois ici, une fois de plus, c’est le prix du transport publique qui augmente (alors que le transport publique au Brésil est plus que précaire). Mais cette fois, cela n’a pas marché, au contraire. Des gens qui culturellement se posaient contre les manifs marchent dans les rues contre  une violence de plus lancée par l’État.
            Dans tout le pays les gens descendent dans les rues des grandes villes pour manifester contre l’augmentation du prix du transport un jour avant l’ouverture du championnat. L’État tremblait de peur que le pays vitrine du football mondial montre au monde que les brésiliens et les brésiliennes sont plus que des belles fesses brésiliennes ou le rythme parfait de la samba, et  demande que la police réponde aux manifestant-es avec des bombes, des balles de caoutchouc et des matraques.

            La police devient une blague, mais la plus grande blague acide, et pendant les manifestations les flics arrentent des manifestant-es  car ces dernier-es ont du vinaigre (oui, vinaigre, ce qu’on utilise dans la salade et aussi contre les effet du gaz lacrymogène… et non, il n’existe pas une loi qui interdit d’avoir du vinaigre dans les rues au Brésil). Les manifestant-es qui  se sont fait arrêter pendant la manif doivent payer une amende qui est variable entre 2 à 20 fois le smic dans le pays.

 

            Pas content de toute cette répression violente, l’État détermine que seront interdites les manifestations pendant le championnat de foot, avec la possibilité d’emprisonner les manifestants.

 

            La grosse répression militaire nous rappelle de mauvais souvenirs, les images qui sont diffusées sur internent nous font nous rappeler le Coup d’État de 1964 et pas que ça, les actions qui sont réalisées au niveau politique et judiciaire démontrent que le pays est bien proche de répéter l’histoire. Dans moins d’un an, ce sera le cinquantenaire du Coup d’État qui a fini comme une dictature militaire au Brésil et qui a duré pendant un peu plus que 20 ans, et cela nous paraît plus qu’une simple coïncidence, c’est une réalité latente.

 

            Malgré cela l’envie de changer les rapports de forces ne s’arrête pas, et les gens continuent à sortir pour manifester. Plusieurs manifestations sont programmées pour la semaine prochaine au Brésil et aussi dans le monde, dans l’Europe et d’autres continents il y a plus de 30 villes dans le monde qui vont réaliser des manifestations pour soutenir le mouvement au Brésil.

 

            Désormais, ce n’est plus une question de 20 centimes d’augmentation du prix du transport, c’est plus que ça, c’est contre toute la violence déflagré tous les jours par l’État. Cette révolte se mélange avec les autres révoltes dans le monde et est en passe de devenir plus qu’une question de prix, c’est une question de vie, de rêve, d’émancipation humaine, de liberté et de construction d’une autre société.

 

Le Joker, compagnon brésilien, 15/06/2013

Serbie: anarchosyndicalistes en soutien aux travailleurs de « Fiat »

L’Initiative Anarcho-Syndicaliste (ASI section de l’AIT en Serbie) soutient pleinement les travailleurs impliqués dans un sabotage (des véhicules rayés sur la chaîne de production) et maintenant exposés au lynchage des médias bourgeois. Elle appelle à un large front de défense publique et à organiser une campagne d’affichage autour du centre de la ville de Kragujevac, exactement une semaine après le sabotage.

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Dans la nuit de vendredi à samedi (24 et 25 mai 2013) dans l’usine FIAT de Kragujevac, 31 exemplaires de la nouvelle Fiat 500L ont été endommagées, rayés avec un objet pointu et avec des messages de protestation écrite contre le propriétaire de l’usine et le chef de quart, au sujet des salaires bas et parce que les travailleurs ne sont pas autorisés à faire de pause.

La police et FIAT n’ont pas pu découvrir l’identité des personnes derrière cette action. En parallèle, un lynchage médiatique des saboteurs inconnus a démarré dès que l’information est devenue publique.

Zoran Markovic, chef du syndicat indépendant de FIAT, s’est joint à cette chasse, en affirmant: «Ce genre de chose ne doit pas se produire. Le syndicat va tenter de trouver les responsables car tous les travailleurs de l’usine ne doivent pas être punis suite à cette action ».

Les syndicats de FIAT ne manquent pas une occasion de saisir l’insatisfaction des travailleurs pour la transformer hâtivement en un accord avec la direction, accord qui leur fait gagner très peu ou rien du tout. La spécificité de cette situation, puisque le sabotage est l’oeuvre d’inconnus, a exclu la possibilité de négociations et d’accords et les bureaucrates syndicaux sont ainsi contraints de montrer leur vrai visage.

L’usine automobile Fiat à Kragujevac est considérée comme une «cité interdite», d’où sort très peu ou pas du tout d’information sur les événements en son sein. Depuis plusieurs années, malgré le changement de gouvernement, le gouvernement essaie de démontrer que FIAT à Kragujevac représente une étape importante vers la relance de l’économie serbe. C’est pourquoi les médias ne reprennent même pas le peu d’informations échappées de l’usine, comme celle comme quoi les travailleurs sont obligés de porter des couches pendant les heures de travail, parce qu’ils ne peuvent pas quitter la ligne d’assemblage et aller aux toilettes. A Kragujevac, depuis longtemps, des histoires ont circulé sur une opération très dure et de nombreuses violations des droits fondamentaux humains et du travail des employés de Fiat.

Face aux mauvaises conditions de travail, à la coopération entre les syndicats et la direction au détriment des travailleurs, à la répression et au manque d’auto-organisation des travailleurs, ce sabotage n’est peut-être pas le premier mais certainement pas le dernier : les circonstances forceront les travailleurs à recourir à la seule méthode de lutte qu’il leur reste.

Les affiches de l’ASI rappellent que le sabotage de l’usine de Kragujevac n’est pas le premier à « Fiat ». En Février 2011, les travailleurs mécontents de « Fiat » en Pologne avaient rayé des voitures, abîmés des moteurs et couper des câbles.

Samedi 1er juin de 11h à 20h : Journée de soutien aux licenciés de Nataïs « à la Chapelle », 36 rue Danielle Casanova Toulouse.

repris de http://www.cntaittoulouse.lautre.net des compagnons de l’UL CNT-AIT/63 seront là bas (et bientôt à venir sur Clermont Ferrand)

Des salariés raconteront leur lutte contre « le roi du pop-corn » !

 Samedi 1er juin de 11h à 20h : Journée de soutien aux licenciés de Nataïs « à la Chapelle », 36 rue Danielle Casanova, Toulouse

Caisse de résistances, buffet gersois et végétariens….

concerts : Critical Hi-Fi, Fractal (chanson à texte), DJ Kode (mix afro-latino sixties)….

Samedi 1er juin de 11h à 20h : Journée de soutien aux licenciés de Nataïs « à la Chapelle », 36 rue Danielle Casanova Toulouse. flyer_natais-76eaa

LE ROI DU POP-CORN

Vous ne le saviez peut-être pas, mais le leader européen du pop-corn est une entreprise de Midi-Pyrénées, plus exactement gersoise. Nataïs, c’est comme ça qu’elle s’appelle. Occupant une niche économique pratiquement sans concurrence, cette entreprise engrange tranquillement un chiffre d’affaire qui devrait atteindre 30 millions d’euros cette année et laisser de gros bénéfices. Tout comme Véolia ou Alstom, elle affiche une politique humaniste… Voici quelques mois, n’arrivant pas à faire appliquer leur convention collective, les salariés se sont mis spontanément en grève.

Depuis, plusieurs grévistes ont été licenciés, les uns après les autres, sous des prétextes divers. Mais le combat se poursuit. Un site d’information a été ouvert par les salariés. Cela a fortement déplu à la direction qui en a traîné trois devant le tribunal correction d’Auch en les accusant de diffamation alors qu’ils ne disaient que la vérité. Pour une fois – et c’est suffisamment rare pour être souligné -, c’est Nataïs, son PDG en personne et son DRH qui ont été condamnés pénalement pour abus de procédure. Ce n’est qu’un premier round. Il y a tout un combat autour de l’utilisation du diacétyle (un produit très dangereux pour les ouvriers), autour des conditions de travail et autour des licenciements que nous jugeons parfaitement abusifs. Les travailleurs de Nataïs ne se laissent pas faire. Ils ont raison. Ils ont besoin de votre solidarité. Ils vous fourniront toutes les informations et explications utiles lors des deux premières réunions de solidarité que la CNT-AIT organise à Montauban et à Toulouse .

DE CLERMONT-FERRAND A BARCELONE : ANARCHOSYNDICALISME !

Du 1e au 4 mai, la CNT-AIT 63 a tenté d’apporter sa pierre à l’édifice de la résistance populaire et autonome. Au programme : manifestation du 1e mai, présentation de la lutte contre Nataïs à Cornella en Catalogne le 3, et manifestation contre la torture en prison et les violences policières le 4 à Barcelone.

1e mai : riposte anarchosyndicaliste !

Après les succès des deux années précédentes, nous avions longuement discuté sur ce 1e mai. Nous avons finalement décidé de faire un cortège autonome. En tout honnêteté, il nous sera difficile de faire aussi réussi que l’an dernier. Pour autant, nous sommes satisfait-es. L‘année dernière, nous avions rappelé aux syndicats l’histoire du 1er mai et, cette année, nous avons essayé leur rappeler leur rôle de pompiers du capital. A l’appel de la CNT-AIT 63, une 30aine de personnes nous ont rejointes. C’est pour nous très positif. Rendez-vous donc au local à 09h30, local trop petit pour accueillir tout ce monde !

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Puis nous sommes joyeusement et spontanément parti-es en déambulation sur la ligne de tram, chantant quelques slogans, donnant des tracts aux rares passant, chambrant deux socialistes de passage. Un joyeux bordel. Un compagnon a parfaitement commenté : « Les Pieds Nickelés essayant de faire du syndicalisme ».

Après un début un peu n’importe comment, nous arrivions pas loin du rassemblement syndical (CGT, FSU, Solidaires, UNEF rejoints par FO). Moins de 200 personnes sur la Place de la Liberté… Et de nul part, déboulent une 30aine de personnes, drapeaux rouges et noirs au vent. « Les syndicats sont nos amis, jamais ils ne nous ont trahis », « Ni Dieu, Ni Maître, Ni Social-Traître », « Résistance Populaire et Autonome » chantions-nous en plein milieu des discours syndicaux, pendant que des compagnes-ons diffusaient le tract. Plusieurs personnes sont venu-es demander un tract, un journal, discuter. Les syndicalistes (permanent-es pour la plupart) nous regardaient de travers. Vient le discours FO. Et là, à plein poumons « FO a signé à Renault ». Le chef local finit son discours par « Le slogan international du prolétariat le 1e mai, Ni Dieu, Ni Maître ! ». En ces temps de crise, la récupération est sans limites. Les esprits se sont alors échauffés avec des permanent-es de FO. On continue « Vive la lutte des travailleurs, sans permanents et sans subventions ». Ils se calment. On finit de differ les tracts. Les journalistes viennent alors nous voir, mais nous n’avions pas prévu de réponse collective. Ils ne parleront pas de nous, sauf 1 ligne dans La Montagne…

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Puis nous sommes parti-es finir ce 1e mai devant McDonald, « McDo exploite et licencie, Solidarité avec les exploités », en diffusant nos derniers tracts. Nous avons alors vu entrer au McDo… des militant-es Lutte Ouvrière. Un compagnon n’a pas hésité à leur faire remarquer…Un bon 1e mai, mais un début !

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CéNéTé-AIT 63 en exil

En « exil », un groupe d’anarchosyndicalistes de notre UL est parti ensuite, juste après la manifestation à la rencontre de compagnons du SIA 32 (syndicat du Gers de la CNT-AIT) à Auch (voir les articles sur la lutte à Nataïs, ou le dossier sur les sites des syndicats de Toulouse ou du SIA 32) pour se rendre ensuite à proximité de Barcelone pour la manifestation anarchiste anti-carcérale contre les tortures notamment de matons syndiqués de l’UGT (=CFDT), CCOO (=CGT) de nos compagnons embastillés.

Nous avons été accueilli-es par les compagnons de Cornella (banlieue de Barcelone). Les copains du SIA32 ont présenté leur lutte contre NATAÏS au local de nos compagnons de la CéNéTé AIT de Cornella. D’ailleurs nous en profitons pour vous annoncer que fin juin, nous organisons une soirée-débat sur Clermont sur cette lutte en cours. Tout d’abord cette rencontre avec nos compagnons espagnols a été riche en discussion, fraternité et émotion. Plus d’une 30aine de compagnes-ons du syndicat CNT-AIT de Cornella sont venu-es écouter le récit, accompagné de diapos : « Nataïs : une lutte anarchosyndicaliste dans le Gers ». Discussion passionnante, avec questions de compañer@s pour alimenter le tout. Nous sentions toute l’importance que ces compagnons, pourtant étrangers à cette lutte, accordaient néanmoins à leurs sœurs et frères de la région France, leur voix trahissant l’émotion de la lutte apatride qu’est la notre. Nous ne pouvions que faire piètre figure, tant nos gesticulations en France semblaient celles d’enfants pour qui découvre la puissance historique et actuelle de l’anarchisme espagnol. Néanmoins nous ne sentions que mieux l’importance de notre combat, et la nécessité de l’organiser de la meilleur façon qui soit. Ainsi cette leçon d’humilité ne restera pas lettre morte pour qui nous connaît.

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La discussion fut suivie d’un repas préparé par les compañer@s, et d’un concert organisé pour l’occasion, avec Fractal, un groupe venu de Barcelone, qui nous a même fait l’honneur de parler en français pour expliquer les morceaux !

Cela et a été l’occasion pour nous de voir l’ampleur du mouvement anarchiste ibérique. En effet par exemple le local de la CNT-AIT de Cornella en 2 parties fait près de 500m² et dispose d’une superbe bibliothèque sociale, d’une salle polyvalente (sport, cantine, débat…) populaire. Notre cœur a été réchauffé par l’accueil et la force de nos compagnons qui luttent notamment contre la précarité rampante en Espagne et aident des collectivos (réappropriation d’appartements…). Nous ressortions de là les yeux perdus au loin, dans les étoiles, et des idées débordantes d’espoir dans nos esprits. De ce que nous faisions ressortaient mieux les défauts, mais aussi les points forts. Allons de l’avant, construisons l’anarchisme ! Pour Clermont-Ferrand, c’est un matériel neuf que nous sommes allés chercher. 

Le samedi 4 nous somme allés à la manifestation (interdite) contre les tortures de nos compagnons. En 2004, des prisonniers anarchistes ont été torturé-es à la prison Quatro Caminos en Catalogne, par des matons de l’UGT (=CFDT), des CCOO (=CGT) et d’un syndicat corpo (CATAC). 

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La prison torture et assassine. CCOO, UGT et CATAC défendent les tortures

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Solidarité avec les prisonniers en lutte

Pour la 1e fois depuis la chute de Franco, la question de la torture est posée publiquement. Plus de 1 000 anarchistes, majoritairement jeunes, ont défilé pendant près de 3h depuis le local de l’UGT jusqu’à la prison de Barcelone en scandant des slogans tels que « Policia tortura y assassina » (la police torture et assassine), « Abajo los muros de los prisones » (A bas les murs des prisons). De nombreuses banderoles, tags ont auréolé la manifestation. Des arrêts réguliers pour diffuser les tracts prendre la parole. Notons la prise de parole poignante d’un compagnon torturé par les matons : « Je tiens à remercier toutes les personnes venues, d’un peu partout d’Espagne, ainsi que les anarchistes internationalistes français. J’ai été torturé par les syndicats de gauche. (Silence). Les syndicats de gauche sont le bras armé de l’Etat. » On en frissonnait. 

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Un énorme dispositif policier, visible partout, avait été mise en place pour faire taire la contestation. Des frissons de fraternité nous ont emparé pendant cette manifestation. L’ambiance est devenue plus électrique en fin de parcours avec des forces de l’ordre passablement excitées ! Le rassemblement s’est en effet terminé devant la prison de Barcelone, où ont été incarcéré-es, torturé-es… des centaines de compañer@s de la CNT-AIT ou autre, et ce sous Franco comme en « démocratie ». Ce fut une manifestation où l’émotion était palpable, chaque instant pouvant basculer dans l’affrontement avec les forces d’État. Il y avait quelque chose de vibrant dans les airs, non seulement dans les cris des compagnes et compagnons, mais davantage encore dans les silences qui cachaient une haine pour les peines que les plaisirs de quelques uns faisaient quotidiennement endurer à la majorité des autres. Car du travail aliéné tel que nous le subissons chaque jour aux coups reçus par nos frères incarcérés il n’y a qu’un pas, celui de la révolte. Et non seulement celui de la révolte en tant qu’expression d’une haine indéfectible pour l’oppression, mais aussi comme projet d’une société émancipée que les coups de nos bourreaux ne peuvent effacer de nos consciences et de nos cœurs. A noter que nos compagnons du Gers sont restés pour l’audience du procès des 9 matons le lundi 6.

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La prison c’est la torture. La démocratie torture et assassine ! Matons assassins.

 

Que l’on soit à Francfort où se tient un procès irrationnel de militants révolutionnaires sur des faits datant de près de 40ans, à Barcelone avec nos compagnons anarchistes où qu’elle que soit l’endroit, l’Etat et le capitalisme répriment, torturent… Et pendant ce temps-là, une nouvelle prison se construit à Riom…

Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons.

La solidarité est une arme !

Solidarité Internationale !

Pour l’anarchosyndicalisme !

Lapoudre, Pitufo et le Pré-fAIT, Union Locale CNT-AIT 63

 

 

Concert de soutien à la CNT-AIT 63

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1e Mai 2013

Nous appelons à la formation d’un cortège autonome rouge et noir, contre l’Accord National Interprofessionnel, l’austérité, et pour la Résistance Populaire et Autonome.

Rendez-vous à partir de 09h30 au 2, Place Poly dans le vieux Montferrand.

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Union Locale CNT-AIT 63

 

Discussion autour de l’Accord National Interprofessionnel le 20 avril au local

Le syndicat CNT-AIT 63 vous propose une discussion autour de l’Accord National Interprofessionnel.

Pour présenter cet accord anti-ouvrier historique, discuter de la riposte possible etc…

Rendez-vous samedi 20 avril à partir de 16h (pendant la permanence) Place Poly dans le Vieux Montferrand.

La brochure « Accord National Interprofessionnel : une Attaque Frontale » est toujours recevable : cntait63@gmail.com

Affiche ici : fichier pdf Discussion ANI    n’hésitez pas à la faire tourner

 

Rencontres Libertaires de mars 2013 : compte-rendu non exhaustif

Les 20, 22 et 23 mars, la CNT-AIT 63 organisait les 1e Rencontres Libertaires 2013, dans la même idée que les Journées Libertaires organisées fin 2011. Voici un petit compte-rendu.

Le 1e soir, Ghislain nous parlait de son récent voyage en Egypte et en Tunisie. Nous étions une petite vingtaine de personnes à partager photos et commentaires de voyages de notre compagnon Ghislain dans une ambiance conviviale et fraternelle. Ghislain est photographe, sympathisant libertaire et a parcouru une grande partie du monde (Afghanistan, Syrie, Iran, Vitenam, Laos, Cambodge, Liban, Palestine, Israel…). Ghislain vient de passer 2 mois en Egypte (Le Caire, Port Said…) et Tunisie (Bizerte, Sousse, Tunis…). Il a participé dans plusieurs villes (Tunis, Sousse, Sfax…) aux manifestations contre le gouvernement tunisien et aussi aux manifs suite à la mort de Chokri Belaid… Il a vu les militaires présents partout surtout devant les adminitrations, les droits de la femme qui reculent… Il nous a aussi narré les contacts qui l’a pu avoir avec les libertaires égyptiens, d’ailleurs nous avons quelques tracts de là-bas. Par contre il est dommage ne pas avoir pu partagé ce moment avec plus de sympathisants ou militants libertaires…  Pour les absents vous pouvez lire, relire ces récits de voyages (sans les images ;-p… et commentaires…) sur notre blog dans les archives de décembre 2012, janvier et février 2013…

Une brochure « Parfum de Révolutions » a été édité avec les récits de Ghislain. Pour la recevoir, cntait63@gmail.com.

Rencontres Libertaires de mars 2013 : compte-rendu non exhaustif manif-tunisie-300x200

Le 22, nous accueillions José Chatroussat, traduteur du dernier livre de John Holloway (l’auteur de « Changer le Monde Sans Prendre le Pouvoir »), « Crack Capitalism ». Une bonne 20aine de personnes de différents horizons étaient présent-es. La discussion fut très intéressante et animée, parlant du fait de rompre avec l’Etat, mais également des fissures que nous pouvons de nous-même créer contre le capitalisme, (sans « contre-pouvoirs » qui impliquent du pouvoir…). Le débat marxisme-anarchisme, les moyens de fissurer le capitalisme, l’actualité a-nationale, tout y est passé, avec l’humour de José en prime. »Crack Capitalism » est disponible à la bibliothèque sociale de la CNT-AIT (emprunté actuellement).

Le dernier jour, nous ouvrions notre bibliothèque sociale. De mémoire, nous n’avions jamais vu autant de monde « exterieur » au local, sans compter la météo qui a empêché plus de venues. La bibliothèque sociale est lancée avec un très bon départ, ouverture tous les samedis 16h-19h Place Poly. Contactez-nous pour en recevoir une présentation. Catalogue disponible au local.

Nous sommes donc satisfait-es de ces 1e Rencontres Libertaires 2013, accées sur la culture.  Nous tenons à remercier sincèrement Ghislain pour ses récits passionants et ses photos, José pour sa disponibilité, sa présence et son humour, et l’Hôtel des Vil-les pour leur accueil, et Lise pour nous avoir mis en contact avec José.

Lapoudre et Emiliano, CNT-AIT 63

Portes Ouvertes de la petite bibliothèque sociale le 7 avril au local

Hola,

Le dimanche 7 mars a lieu une brocante-vide-grenier dans le vieux Montferrand à proximité de notre local, nous profitons de cette journée pour vous accueillir aux

portes ouvertes de notre petite bibliothèque sociale à notre local de 10h à 17h place Poly (dans le vieux Montferrand) le 7 avril (attention pas de permanences le samedi 6 avril)

 

 

Les rencontres libertaires du 20, 22 et 23 mars 2013 à Clermont Ferrand

Les rencontres libertaires du 20, 22 et 23 mars 2013 à Clermont Ferrand journees-libertaires2-218x300

Le 20 mars : Parfum de Révolutions, récits de voyage d’un compagnon libertaire de retour d’Egypte et de Tunisie   à partir de 19h30 à la fac Gergovia à Clermont Fd

Le 22 mars : discussion autour du livre Crack Capitalim avec son traducteur à partir de 18h30 à l’Hotel des Vils (avenue de l’URSS à Clermont)

Le 23 mars : portes ouvertes de notre petite bibliothèque sociale à notre local de 15h à 19h place Poly (dans le vieux Montferrand)

 

[Brochure] L’ANI : une attaque frontale !

La Confédération Nationale du Travail, section française de l’Association Internationale des Travailleurs-euses (CNT-AIT), édite une brochure pour comprendre l’Accord National Interprofessionel signé par le MEDEF , la CGC, la CFTC et la CFDT, et pour riposter !

Téléchargeable ici :

fichier pdf ANI

Vive la lutte des travailleurs-euses, sans permanent-es ni subventions !

 

Solidarité de Classe, le retour !

Après presque deux ans sans numéros, le retour du journal local de la CNT-AIT, Solidarité de Classe ! Au sommaire de ce numéro 3 :

-Nataïs, les Grains de la Colère

-Diacetyl : Danger de Mort

-Milan : Soutien aux Grévistes de l’Hôpital San Raffaelle

-Auto-dissolution de la CGT Pénitencière Roanne

-Dix Ans de l’ASI-AIT

-Honni Soit qui Mali Pense

-Fils du Peuple

-Solidarité Internationale avec les Anarchistes Cubains

-Vaccin UMP et Rappel PS

-Rire ou Pleurer ?

-Bande-Dessiné : Toto le Toto

-Brin d’Humeur

-Un Son Contre les Prisons

-The Nightwatchman et Akestekoi

-Rassemblements Devant Pôle Emploi

-Tous Concernés

-L’Autogestion de Viomichaniki Metalfetki c’est Parti

 

Pour en recevoir un exemplaire gratuit ==> cntait63@gmail.com

 

 

 

DMI, PSA, Renault, Petroplus, Candia, Education Nationale, Pôle Emploi … tous concernés !

Voici le tract d’appel à la manif du 5, dont la diffusion continue.

fichier pdf Jonction 05.02.13

 

 

Nouveau rassemblement devant Pôle Emploi

En cette après-midi du 26 février, la CNT-AIT 63 appelait à un nouveau rassemblement, le 3e en 8 jours devant la direction régionale de Pôle Emploi. Cette fois-ci, une petite dizaine de militant-es et sympathisant-es se sont retrouvé-es devant la machine à broyer les chômeurs-euses. Nous avons déployé une nouvelle banderole au bord de la route, banderole plus globale et en préparation de la manif anti-ANI du 5 mars.

Nouveau rassemblement devant Pôle Emploi p1000474-floutee-300x225Nous avons diffusé cent tracts sur la situation d’austérité appelant à l’unité des luttes et à leur développement, et donnant rendez-vous le 5. Ils sont partis en 20 minutes…

p1000476-floutee-225x300Nous avons également diffusé à nouveau une 40aine de « Petits Kits d’Autodéfense à Pôle Emploi » (toujours disponibles sur demande) accompagnés des « Aventures du petit bonhomme à Pô d’Emploi » aux personnes entrant et sortant de Pôle Emploi :fichier pdfAventures du petit bonhomme à Po Demploi . 

p1000482-floutee-225x300Nous nous concentrons désormais sur la manifestation à venir, mais nous avons décidé de mener une campagne permanente contre Pôle Emploi, pour la solidarité de classe et la jonction des luttes, pour la Résistance Populaire et Autonome. 

Vive la lutte de classe, sans permanent-es ni subventions.

 

 

Pôle Emploi : tout est à nous !

 

Ce matin du lundi 18 février,  un groupe de militant-es anarchosyndicalistes s’est rassemblé devant la direction régionale de Pôle  by CouponDropDown » href= »http://anarsixtrois.unblog.fr/# »>Emploi. Nous avons organisé cette première action suite à l’immolation d’un premier chômeur à Nantes mercredi 13 février. Un autre l’a suivi deux jours plus tard  St Ouen…

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Nous ne pouvions rester silencieux ou simplement pondre un communiqué. 70 tracts ont été diffusés, aux sans-emploi comme aux automobilistes, ainsi que quelques kit d’autodéfense à Pôle Emploi. Le tract diffusé est celui-ci :

 

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Et parce qu’il est temps de riposter, on reviendra très vite…

 

Anarchosyndicalisme ! Numéro 133

Le Numéro 133 d’Anarchosyndicalisme! est sorti.

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Au sommaire :

Malaise dans l’industrie du #pop-corn
– Robespierre & le pop-corn
– Sur la route du Tour de France
– Hitler et les #Mennonites - suite et non fin

Boites
– Très petites #élections aux très petites entreprises
– Et j’entends siffler le train… …de l’#abstention

Société
– Suivi de l’affaire « élu impuni / exclu poursuivi » : les dominants et leurs collaborateurs en prennent à leur aise
– Coup de froid et coup de gueule

Réflexions
– Le « contre » et le « pour »
– C’est quoi le #communisme-anarchiste ? Dogmes et projections

Histoire
– #Brigades_internationales : l’instrument des assassins les plus féroces de l’histoire

International
– hôpital #San_Raffaelle
– Riposte anarchosyndicaliste

Téléchargeable ici : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article568

Pour en recevoir un numéro gratuit, cntait63@gmail.com

 

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SNCF: BIENVENUE AU CIRQUE ÉLECTORAL !

Texte du tract diffusé aux cheminot-es pour les élections au CA de la SNCF qui ont lieu le 5 février.

Recto :
Le 5 février 2013 se tiennent à la SNCF les élections des délégués syndicaux pour le CA. Les différentes centrales se targuent de porter la voix des travailleurs à ce conseil, où elles siègent 5 années durant sans contrôle aucun de la part des principaux concernés. Il s’agit pour nous de dissiper quelques illusions savamment entretenues par les syndicats, l’État et les organisations patronales :
- les représentants ne portent pas la voix des travailleurs mais celle des centrales syndicales
- les cheminots n’ont aucun contrôle sur ces représentants
- le gouvernement, l’État, qu’il soit de n’importe quel bord, nomme 12 représentants sur les 18 pour défendre ses propres intérêts, c’est-à-dire la libéralisation des services main dans la main avec le MEDEF
- les 6 représentants syndicaux, minoritaires, malgré leurs intentions certainement louables, sont pour 5 ans dans des bureaux et rémunérés par ce même État qu’ils prétendent combattre.

Il faut donc constater l’absence de démocratie de ce système, que les syndicats entretiennent sans aucun scrupule en maintenant les travailleurs dans l’illusion du changement … à la manière de Hollande ! Sans rire, depuis qu’elles existent, ces élections n’ont absolument rien changé en faveur des salariés et ne changeront jamais rien. Sans compter le fait que les syndicats sont de véritables entreprises, avec des permanents vivant au crochet de l’État (70 % du by CouponDropDown » href= »http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=7&t=6909&p=147588# »>financement des organisations) et qui n’ont donc aucun intérêt à froisser ce dernier. Évidemment, pour que cela ne se voit pas trop à leur base, les syndicats organisent des semblants de contestation en prenant soin de ne pas étendre les luttes et de contrôler tout débordement préjudiciable aux intérêts communs État-Syndicats.

Tu travailles ? Tu décides !

C’est un fait qu’il existe une clique de gens – actionnaires, gouvernants … – qui profitent de notre travail pour s’enrichir avec une grosse partie de celui-ci. Nos intérêts étant opposés, il n’est pas possible de poursuivre dans cette voie sans que ceux-ci privatisent, libéralisent, en bref accroissent leurs richesses. De ce fait, une seule solution s’offre à nous, celle de la gestion directe des outils de production. Nous avons vu que les conseils, pilotés par l’État, cooptés par les syndicats subventionnés, anti-démocratiques, sont des pièges pour étouffer nos voix dans l’illusion du changement.

Le seul changement possible se fera dans l’organisation du travail. En tant que travailleurs, nous seuls connaissons les faits et les savoirs-faire nécessaires à la réalisation de notre travail. Cette richesse, méprisée des dirigeants qui savent tout mieux que tout le monde, nous devons la revendiquer et la mettre en oeuvre dans la marche même du rail. ADC, ASCT, aiguilleurs, autres ouvriers et techniciens doivent seuls décider en tenant compte des usagers, car ils sont seuls à avoir la connaissance du rail, que les cadres et chefaillons revendiquent de façon absurde, en coulant parallèlement un service qui devrait être fait par les travailleurs, pour eux et les usagers ! Ce sont aux assemblées générales des travailleurs du rail, fédérés à toutes les échelles, d’organiser les roulements, en fonction des capacités et des besoins. Le progrès ne se gagnera que dans la lutte pour cette organisation démocratique et pour la valorisation de nos compétences !

LUTTER ! S’ORGANISER !

Verso

DÉTRUIRE NOS CHAÎNES

Le monde va mal, ce n’est un secret pour personne. Mais cet état de fait se perpétue depuis des siècles, avec son lot de misère, de chômage, de mort-e-s etc … Régler cet état revient à s’attaquer à sa source : l’exploitation. De tout temps il y a eu des Hommes se mettant au-dessus des autres, les rabaissant, les
humiliant, mais ne pouvant se passer d’eux du fait qu’ils produisaient tout. Ces derniers sont les travailleu-ses-rs qui de leurs bras et de leur cerveau inventent, créent et distribuent les richesses. Une minorité, la bourgeoisie, s’accapare les fruits de ces flux au détriment des travailleu-ses-rs, qui représentent plus de 90% de la population. Capital, plus-value, bénéfice, action, ce n’est là que le vocabulaire d’une vaste entreprise d’escroquerie nommée capitalisme. Elle entend enrichir une minorité de profiteurs sur le dos du peuple. L’Histoire nous montre que l’État en est le bras droit. Nous avons le devoir, nous tous ouvrier-e-s, paysan-nes, employé-e-s, technicien-ne-s, chercheur-e-s, chômeuses-rs, étudiant-e-s, retraité-e-s, bref travailleu-ses-rs, de lutter contre ces oppresseurs. Pour cela nous avons un moyen, nous-même, et une arme, l’anarchosyndicalisme!

S’ORGANISER DEMOCRATIQUEMENT

Nous tous exploité-e-s pouvons nous organiser sur des bases différentes que celles proposées par les bureaucraties syndicales, prendre en main
collectivement nos vies. Pendant que les dirigeants syndicaux prennent leur verre aux côtés du patronat et de l’État, il y a des personnes qui cherchent à améliorer concrètement le sort des travailleurs, en réfléchissant et agissant. Mais il ne faut pas se tromper de cible, ni de moyen. Alors la CNT-AIT, c’est quoi? C’est une organisation qui défend les travailleurs en posant comme nécessaire la destruction des forces exploiteuses : la bourgeoisie et l’État. Chez nous, pas de dirigeants, pas de chefs. Les assemblées générales décident des orientations et des mandatés élus et révocables rendent compte de ces décisions aux échelles régionales, nationales et internationales. L’anarchosyndicalisme est notre force : liberté d’impulser des débats au sein des assemblées, relayés
aux différentes échelles ; pas de négociations privées avec le patronat, qu’il vienne devant les travailleu-sesrs ; une solidarité à tout les niveaux ; une stricte égalité entre tout les membres. Mais si nous voulons abattre le système existant, c’est pour mettre quoi à la place?

UNE FINALITE : LE COMMUNISME LIBERTAIRE

Il faut effectivement penser un système basé sur les valeurs qui sont les nôtres: égalitarisme, solidarité, liberté, épanouissement de l’individu et de la collectivité. Mais construire le monde de demain nécessite déjà de respecter ces valeurs aujourd’hui. Pas de dictature du prolétariat, d’avant-garde éclairé ou d’électoralisme. Nous voulons une société libérée de l’emprise de la bourgeoisie et de son allié l’état, une société reposant sur des assemblées démocratiques sur les lieux de travail et dans les quartiers qui coordonneraient leurs activités grâce au fédéralisme libertaire. Des exemples, comme la révolution espagnole de 1936, nous montre que cela est possible, et bien plus rationnel que le capitalisme! Meilleure répartition des richesses, hausse du niveau de vie de la population, meilleure coordination des activités, hausse de la production et économies grâce à la collectivisation : voilà des réalisations à la hauteurs de nos attentes, nous, travailleu-ses-rs.
Alors à la CNT-AIT, nous proposons de réunir les exploité-e-s pour construire, débattre, réfléchir, innover, lutter, partager et surtout faire souffler sur la société comme un vent d’espoir, en attendant la tempête.

CNT-AIT : Ton syndicat. Sans permanents, sans subventions ni concessions.

Kit d’auto-défense à Pôle by CouponDropDown » href= »http://forum.anarchiste.free.fr/posting.php?mode=reply&f=7&t=6909# »>Emploi-Actualisation

Le kit d’auto-défense à Pôle Emploi a été actualisé pour 2013, suite à des modifications concernant les procédures de radiations.

Pour le by CouponDropDown » href= »http://forum.anarchiste.free.fr/posting.php?mode=reply&f=7&t=6909# »>recevoir, cntait63@gmail.com ou UL CNT-AIT 63 2 Place Poly 631000 Clermont-Ferrand

 

Anarchosyndicalisme ! n°132

Le numéro 132 d’Anarchosyndicalisme ! est disponible !

Téléchargeable gratuitement à cette adresse : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article553

Pour la version papier, écrire à cntait63@gmail.com

 

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Au sommaire :

Notre-Dame-Des-Landes : un projet pharaonique tout à fait représentatif des « rêves » calamiteux d’un monde absurde

Pop-corn : alerte diacétyle

Incinérateur : pourriture de l’industrie, industrie de la pourriture

Il resterait plus de 1 million de logements vides si tout le monde était logé !

1948-2012 : 64 ans d’injustice et de rancoeur patronale

– Cénétistement vôtre

Quand la « prophétie du cheval blanc » tourne au spectacle de l’âne bâté

Les anarchosyndicalistes et le mariage gay

Prostitution, mariage, travail

Scènes ordinaires de la vie quotidienne… des pauvres

Edgar, et la théorie méthodocomplexificometamorphosée

Quelques réflexions sur Dieu et les religions

Élections dans les petites entreprises : abstention !

NATAÏS : DE RETOUR D’UN PROCES…

Nataïs… c’est une lutte que l’on suit avec plus que de l’intérêt depuis le début (cf dossier dans un autre article de ce site). Le jeudi 13 décembre à Auch, se tenait un procès que je qualifie d’historique : deux ouvrières licenciées et un ex directeur commercial… et assigné-es en justice pour diffamation sur un forum qui avait pour but de libérer la parole…

Je me suis donc rendu à Auch pour ce procès. Et je n’ai pas été déçu du voyage, c’est le moins qu’on puisse dire ! En entrant dans ce temple de l’(in)justice, le tribunal, j’eus la même réaction que beaucoup : on dirait un théâtre. Et la pièce qu’on nous a joué fut en effet un acte théâtrale de première… Les Unions Locales CNT-AIT de Auch et de Toulouse avait appelé à venir au procès, et la salle était pleine durant l’audience. Des compagnes-ons de Auch et Toulouse donc, mais aussi des Landes, de Montauban, du Quercy et donc un de Clermont, des ex-Nataïs, deux compagnes-ons espagnol-es… Au total, une trentaine de personne en soutien, avec sûrement des personnes venues écouter. A noter l’absence totale du reste des organisations « ouvrières » (syndicats, partis…) pourtant au courant (ce qui finalement ne me surprend pas).

Le SIA 32 (syndicat de Auch de la CNT-AIT) avait appelé à la solidarité de l’AIT, et à l’heure où j’écris, outre la CNT-AIT française, la ZSP (section polonaise), l’ASI (section serbe), la KRAS (section russe), PA (section slovaque), la CNT (Espagne) ainsi que la NSF (secrétariat de l’AIT et section norvégienne) ont bombardé Nataïs de mails et de faxs noirs, envois tant des syndicats que des envois individuels.

Parlons donc de ce procès… Bien évidemment, la direction de Nataïs était absente. Mais lorsque les deux ouvrières ont été appelées à la barre comme prévenues, j’admets que ça m’a fait un pincement… Les prévenu-es se sont expliqué-es rapidement et clairement, puis ce fut au tour de l’avocat de Nataïs, qui avait rendu ses conclusions… le matin même 4h avant le procès… Il en a fait rigoler un paquet : « Nataïs en a marre de voir tous les jours des textes sur internet, des tracts extrêmement violents à son encontre », « Cette violence doit cesser, il y a un cadre républicain à respecter », « actions menées par un syndicat anarchiste, qui continue, d’ailleurs je suis sur qu’ils sont encore dans la salle en ce moment », j’en passe et des meilleurs (notamment des injures à caractère racial qu’auraient tenu des anarchistes, il s’y connaît le bonhomme…). Puis l’ex directeur commercial s’est défendu tout seul, avant l’avocate des ex-Nataïs. Qui elle n’a fait rire personne, surtout pas l’autre avocat… En parlant du cadre légal républicain, elle a rappelé que Nataïs ne respectait même pas… sa propre convention collective… A la fin de sa plaidoirie, il régnait une atmosphère de confiance… Elle a demandé des dommages et intérêts pour les licenciées pour tout ce qu’elles ont subi, en plus de ce procès ridicule. Car au total, il y a 7 procédures prud’homales en cours au sujet de Nataïs…

A la sortie, la trentaine de personnes en soutien ont pu discuter du procès, qui fera date selon la plupart d’entre nous.

NATAÏS : DE RETOUR D'UN PROCES... p1000006-floutee

Le délibéré sera rendu le 28 février. En attendant, la lutte continue, nous continuerons d’informer sur le Diacétyl, sur les conditions de travail à Nataïs… surtout que Nataïs a décidé de s’en prendre désormais à la CNT-AIT…

Une attaque contre un-e est une attaque contre toutes et tous

Pour la liberté d’expression des travailleurs-euses

Pour la dignité de la classe ouvrière

Emiliano, quelque part dans le Gers, le 14 décembre 2012

café solidaire zapatiste : reservation et pré-paiment‏

Hola,

Comme tous les ans, nous commandons du café au peuple du Chiapas en lutte, du café 100% solidaire.

Nous proposons de regrouper les commandes. Pour cela il suffit de nous envoyer le bon de souscription ci-dessous en bas du message accompagné du chèque à l’ordre d’ « Echanges Solidaires » correspondant à votre commande (minimum 5 paquets de café) à : CNT-AIT/63, 2 place Poly – salle Poly, 63100 Clerrmont Ferrand ou en passant nous déposer le pré-paiement et la commande pendant nos permanences tous les samedis entre 16 et 19h à notre local à la salle Poly.

Les commandes seront à retirer en septembre au local

La lutte Continue

Salutations libertaires

lapoudre pour l’UL CNT-AIT/63

PS: dernier délai pour la commande fin janvier

Rappel d’Echanges Solidaires

Bonjour à toutes et tous,

Juste un mot pour vous rappeler la dernière souscription pour le café zapatiste que nous avons lancé en septembre dernier. Nous la poursuivrons jusqu’à fin janvier 2013.

Comme nous disions dans le texte de la souscription envoyé en septembre, la livraison se fera cette année en septembre 2013. (si jamais nous avions la possibilité de vous l’envoyer avant, nous le ferions bien sur mais nous préférons ne pas nous engager).

Comme nous le rappelons chaque année, la souscription du café est très importante car elle nous permet de pré-payer la plus grande partie du café aux coopératives. Cela évite ainsi aux « socios », les membres des coopératives, de devoir s’endetter car le café est généralement la seule production qu’ils peuvent vendre. Ce pré-paiement permet aussi aux coopératives zapatistes de mieux résister à la pression des « coyotes », les intermédiaires des grandes multinationales. Ceux-ci payent le café certes moins cher mais comptant et directement dans les villages. Ils essayent ainsi de désorganiser les coopératives, certains paysans préférant avoir moins d’argent mais l’avoir tout de suite et sans avoir la contrainte d’amener le café à la coopérative.

Avec les premières souscriptions nous avons déjà payé une des deux coopératives la semaine dernière.

La souscription nous permet en plus de pouvoir mieux estimer la quantité de café que nous commandons.

Nous vous rappelons que nous avons également un site internet où il est possible de commander l’artisanat des coopératives zapatistes: http://produitszapatistes.free.fr.

Vous y trouverez également plus d’informations sur le café et notamment des photos des coopératives.

A bientôt

Solidairement

André, Anne, Anne-Marie, Cybèle, François-Xavier, Gilles, Jennifer, Olivier, Pati, Sylvain et Virginie

—————————————————————————————————————————————————————————————————–

Bon de souscription pour achat(s) anticipé(s)

À retourner avant fin janvier 2013 à : Échanges Solidaires 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris

Je souscris pour …………paquets (Paquets de 250 g de café, disponibles en SEPTEMBRE 2013

3,40 € l’unité, 5 paquets minimum mais si possible par multiple de 10) :

soit ………………euros de la coopérative Ssit Lequil Lum ou Yachil

(entourer le nom de la coopérative souhaitée)

Précisez le cas échéant si vous souhaitez (possible pour une partie de la commande). Sans précision le café sera envoyé avec une mouture « normale » type cafetière filtre :

Du café en grains : 

Du café pour machine expresso :

Regroupement (merci de cocher ce qui vous convient :

-Regroupement au même endroit qu’en 2012 : 


-Possibilité de se regrouper avec la ville de :
Clermont Ferrand (CNT-AIT/63)


-Pas de regroupement : 

Soutien supplémentaire pour le prix du café :…………………………

Paiement effectué le ……/……/……. Par chèque bancaire à l’ordre de : Échanges Solidaires

Nom:…………………………………………………………..Prénom :………………………….

Adresse:………………………………………………………………………………………………

Code Postal :………………………………Ville :…………………………………………………

Courriel* :……………………………………………………………………………………………Tel*:…………………………………….

*Très important pour la livraison : journée de distribution à Paris; envois en province (port inclus dans le prix)

Si vous souhaitez plus d’informations ou de bons de commande : cafesolidaire@no-log.org

Géant du pop-corn : procès de la liberté d’expression

Audio – 7min. : http://anarsonore.free.fr/IMG/mp3/natai … re2012.mp3

Télécharger le dossier de presse (PDF, 871.3 ko)

Sommaire
– Partie 1 : Lettre envoyée aux responsables institutionnels par la CNT-AIT sur l’utilisation d’un produit dangereux : le diacétyle.
– Partie 2 : « L’humain, première richesse de l’entreprise » : recto et verso.
– Partie 3 : Le « respect de la loi » : l’envers de l’endroit.
– Partie 4 : « Les entreprises doivent promouvoir et respecter les droits de l’Homme » : pile et face.
– Partie 5 : Mais que viennent faire les Mennonites dans cette histoire ?

Liberté d’expression pour les travailleurs de Nataïs

Jeudi 13 décembre à 14h, tous au TGI d’Auch

Voir en ligne : Appel à soutien pour les travaileurs de Nataïs licenciés

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Du son contre les prisons le 24-11 à Clermont Ferrand

Le 24 novembre 2012 de 18 à 20h radio Campus à Clermont, du son contre les prisons organisé par CNT-AIT/63 – RAD … mur par mur, pierre par pierre, nous détruirons toutes les prisons.
 En collaboration avec Radio Campus Clermont Ferrand et relayée par LaLocale et Dio, ces 2h sont destinées à débattre sur le milieu carcérale mais aussi apporter du son, de la solidarité… aux détenus, à leurs familles.

 Pourquoi une émission sur la prison car en effet, en Auvergne, un projet de construction de prison sur Riom est en cours avec un projet de prison pour enfants.

Du son contre l’enfermement !

Du son, des débats pour renforcer le lien entre l’intérieur et l’extérieur !

Du son à la radio parce qu’elle est le meilleur moyen d’échapper à l’administration pénitentiaire !

Pour faire passer un message de l’intérieur vers l’extérieur ou vice versa, envoez vos messages à réseauantidiscrimination@gmail.com

Du son contre les prisons le 24-11 à Clermont Ferrand affiche-son-contre-les-prisons-0112-212x300

 

Une histoire de l’anarchosyndicalisme britannique. Discussion-débat à l’UPC vendredi 16

Vendredi 16 novembre est organisée une discussion autour d’un mémoire de recherche de 2012 intitulé :

« Gagner la guerre de classes. Théories et pratiques. Une histoire de l’anarchosyndicalisme britannique ».

La discussion, agrémentée de photos, aura lieu à l’Université Populaire et Citoyenne, 3 rue Gaultier de Biauzat. Elle débutera à 19h, et sera suivie d’une auberge espagnole.

 

Une histoire de l'anarchosyndicalisme britannique. Discussion-débat à l'UPC vendredi 16 solfed_logo

11 novembre antimilitariste !

Pour la 3e année consécutive, des militants de la CNT-AIT 63 se sont rendus à Gentioux, sur le Plateau des 1000 Vaches en Creuse, pour le traditionnel rassemblement antimilitariste devant le monument « Maudite soit la guerre ».

Ce fut pour nous l’occasion d’une part de montrer notre opposition à toutes les guerres menées par les Etats et le capitalisme, et d’une autre de partager un moment convivial avec des compagnes-ons. Nous y avons retrouvé en effet un paquet d’entre elleux que nous voyons assez rarement, mais au moins à Gentioux chaque 11 nnovembre !

Quelques centaines de personnes, avec cependant un peu moins que l’an dernier, malgré la présence étonnante de drapeaux PCF (Guerre d’Algérie…) et PG (doit-on leur rappeler les déclarations diverses et avariées de Mélanchon ?).

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Rassemblé-es derrière la banderole de la FA, les anarchistes ne furent pas moins nombreux-euses que les autres années…

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Après les discours habituels (Libre Pensée, Union des Pacifistes, LDH, FA…), nous nous sommes retrouvé-es pour l’auberge espagnole habituelle, avec des tables de presse anarchistes, dont une de la CNT-AIT 63. 3 chorales différentes (dont les « Gaperons Rouges de Riom) étaient présentes et animèrent le tout. Remarquons que l’auberge espagnole des anarchistes attire de plus en plus de personnes chaque année ! Les chorales finirent par « A Las Barricadas » (ce qui eu pour effet… d’amener des gens à la table de presse anarchosyndicaliste !)

 

Bref ce fut une nouvelle fois un bon 11 novembre à Gentioux, on y retourne l’an prochain !

 

Dix ans de l’ASI-AIT : l’heure n’est pas aux célébrations mais à la lutte

Ce jour-là il y a dix ans, le 19 Octobre 2002, s’est tenue à Belgrade le Congrès fondateur de l’Initiative anarcho-syndicaliste (ASI).

Au cours des dix dernières années, l’ASI a intensivement soutenu l’organisation du mouvement des travailleurs révolutionnaires libertaires. Outre la participation directe à des grèves et protestations de travailleurs et d’étudiants, nous publions régulièrement notre lettre d’information hebdomadaire «Action directe» et maintenons activement les activités d’édition. Cette année, comme pendant les huit dernières années, nos organes de recherche et de publication -le Centre d’Etudes Libertaires (CLS) participera à la Foire du livre de Belgrade, avec l’intention de rendre accessible au public les théories et l’histoire du mouvement ouvrier, ainsi que confronter la marchandisation de la culture et de favoriser la diffusion et le renforcement de la pensée progressiste et la critique sociale radicale.

En Juin 2010 nous sommes retournés à déposer une demande d’enregistrement de l’Initiative anarcho-syndicaliste comme une organisation syndicale, mais à cause d’obstacles bureaucratiques de l’état, ce processus n’est pas encore terminé. Depuis sa fondation, l’ASI a été active dans le mouvement ouvrier international, et en 2004 est devenu une Section de l’Association Internationale des Travailleurs (AIT-IWA).

Nous sentons dans notre propre peau comment sont les conditions sociales. Un record historique du chômage, le salaire minimum et l’augmentation en spirale des prix d’un côté, et un mode de vie aisé par les hommes d’affaires et les politiciens de l’autre, représentent l’image de la vie quotidienne en Serbie et dans le monde. C’est pourquoi nous n’invitons pas les travailleurs à une fête d’anniversaire, mais nous appelons à une lutte de classe organisée! Cette lutte ne peut être déposé dans les syndicats jaunes et les partis politiques. Il doit être menée sans intermédiaires, basé sur l’action directe contre les intérêts des patrons et de l’Etat, et à travers d’une démocratie directe –basée en prise de décisions en assemblées, sans les bureaucrates et les délégués irrévocables, parce que seulement à travers cette genre de lutte on peut effectuer des améliorations fondamentales dans la situation des travailleurs, et on peut jeter les bases d’une société véritablement libre.

Nous continuons le combat aujourd’hui, la lutte qui a commencé il y a 10 ans, avec le même zèle. Il s’agit d’une lutte pour l’amélioration de la situation de la classe ouvrière, pour la création d’un mouvement ouvrier basé sur les principes de l’action directe et la démocratie directe et une lutte pour la transformation révolutionnaire de la société -ce qui signifie se débarrasser du capitalisme et de l’Etat. Nous demandons à tous ceux qui n’ont pas de droits, les travailleurs, les étudiants, les chômeurs et les retraités à nous rejoindre dans ce combat pour une vie digne qui vaut la peine pour un être humain. Pour le communisme autogéré et non-étatique ! Par l’anarchie!

 

A Belgrade,

 

Secrétariat de l’Initiative Anarcho-syndicaliste

Section de l’Association Internationale des Travailleurs

 

Anarchosyndicalisme ! Numéro 131

 

 

 

Domino’s Pizza : Actions en fRance

La journée de solidarité a-nationale appelée par les livreurs de Domino’s Pizza en Australie, membres de l’Anarcho Syndicalist Federation (amie de l’AIT), le 15 septembre, a été relayée en fRance.

A Caen :

Des militants de la CNT-AIT Caen se sont rassemblés ce samedi 15/09 devant le seul Domino’s pizza de la ville, en solidarité aux livreurs australiens en lutte. Le tract ci-dessous a été distribué dans le voisinage, aux clients et salariés. Le gérant est venu réclamer des explications sur notre présence, malgré sa lecture préalable de notre tract, déclarant ne pas être concerné par l’Australie et qu’il en référerait dès aujourd’hui à la représentante de domino’s pizza en France – nous lui avons conseillé d’adresser la même information à la direction internationale de domino’s. Par delà les différentes législations et intérêts nationaux, la réalité mondiale de l’exploitation capitaliste nécessite l’action et la solidarité internationales des travailleurs…

ImagePourquoi celui qui livre la pizza n’en récupère que les miettes ?A les écouter, la conjoncture économique ne serait pas profitable aux entreprises… Pourtant, nombreuses sont celles dont les bénéfices et les salaires des dirigeants ne connaissent pas la crise et qui prétextent malgré tout de difficultés pour licencier à tout va.En Australie, Domino’s pizza a décidé de réduire de 19 % le salaire de ses livreurs. Ces derniers ont appris la décision et son application immédiate du jour au lendemain, par voie d’affichage. Olive sur la pizza, ils ont aussi découvert que le syndicat de la boîte avait validé cette évolution, sans prévenir les salariés.

Domino’s pizza n’est pourtant pas dans une situation financière délicate et, même si c’était le cas, ses salariés ne devraient pas en subir les conséquences. Cette baisse de salaire est le moyen simple que ses dirigeants ont trouvé pour augmenter encore les bénéfices.

Les livreurs ne vont pas en rester là et ont pour cela monté leur propre syndicat, dans lequel eux seuls décident, agissent. Les amis australiens de notre association internationale appellent tous leurs soutiens dans le monde pour qu’ils manifestent leur solidarité vis à vis des livreurs en lutte, ce samedi 15 septembre.

Parce que ce qui se passe en Australie nous concerne aussi, car ce que Domino’s pizza fait à l’autre bout de la planète peut aussi nous arriver.

Parce que nous croyons en la solidarité internationale et que nous pensons que la meilleure façon de se défendre, c’est collectivement et sans intermédiaire.

Parce que nous ne voulons pas passer notre vie à engraisser les patrons, payer pour leurs erreurs et parce qu’on aimerait pouvoir un jour se passer d’eux.

Rejoignez le mouvement de solidarité internationale avec les travailleurs de Domino’s pizza en Australie http://asf-iwa.org.au/, regroupez-vous localement http://cnt.ait.caen.free.fr

Résistance Populaire Autonome – CNT-AIT

CNT-AIT
Association Internationale des Travailleurs
BP 2010
14089 CAEN CEDEX
http//cnt.ait.caen.free.fr
cnt.ait.caen@free.fr

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A Paris :

Le SIPN (Syndicat Interpro Paris Nord de la CNT-AIT), en solidarité envers les chauffeurs livreurs de domino’s pizza en australie, et ASF, pour ce 15 septembre,a diffusé dans 4 domino’s pizza (nanterre, bezons, sartrouville, enghien les bains) le tract « Pourquoi celui qui livre la pizza n’en récupère que les miettes ? »  et à pu discuter avec les employés à ce sujet ou sur leur conditions de travail… il y a eu peu ou pas de perspectives de soutien de la part des employés d’ici (sans doute la présence du responsable local y a été pour quelquechose) vis à vis des chauffeurs-livreurs en Australie, ni de volonté de s’associer au mouvement. Cependant cette histoire de suppression de salaire a été entendue…

 

A Toulouse :

Un piquet devant un domino’s pizza

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Également des discussions avec les employés et distribution de 200 tracts pour informer les passant-es de la situation.

 

De nombreuses actions de solidarité de la part des sections de l’AIT on eu lieue un peu partout, compte-rendu à venir.

 

Pour soutenir, s’informer : http://asf-iwa.org.au/

 

Anarchosyndicalisme ! Numéro 130

 

Anarchosyndicalisme ! Numéro 130 couva130

PENDANT LES VACANCES,
la dégradation des conditions de travail continue !

Au sommaire

• Maisons de retraites : l’exploitation continue…
• Nataïs : Tintin au pays du pop-corn.
• Pôle Emploi : 500 000 radiations par an, ça suffit!
• Weser Bourgogne vend ses salariés comme ses marchandises…
• PSA : heures sup ici, fermetures de sites là.
• Incorrecte correctionnelle.
• Libéralisme du discours et anti-étatisme de fond.
• La belle Province en colère.
• Violentes attaques contre la population espagnole.
• Royaume-Uni : résistance à l’austérité!

 

 Communiqué du 19 juillet 2012

Ce 19 juillet, la CNT-AIT organisait, en hommage à la Révolution espagnole, un dépôt de gerbe devant la stèle de Francisco PONZAN, militant de la CNT assassiné en 1944 par les nazis (jardin Compans-Cafarrelli).

Après que les militants se soient retirés, un groupe (qui, par la suite, s’est revendiqué ouvertement du nazisme) a arraché la gerbe et s’est présenté avec elle au local de la CNT-AIT, tentant d’y pénétrer, jetant des œufs sur l’assistance, proférant des menaces de mort et agressant physiquement les personnes les plus proches.

Comme à son habitude, la CNT-AIT a répondu avec tact et mesure et n’a pas porté plainte. La réunion a repris ensuite dans le calme.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             CNT-AIT

 

                                                                                                                                                                                                                                Toulouse, le 19 juillet 2012 – 21 h

 

Communiqué a-national

L’action directe ne donne que du bon” !

Le 05 juillet, la chaîne de cosmétiques bio Holland & Barret annonçait la fin de son utilisation du workfare. Et ce après des mois d’action directe (piquets, appel au boycott) organisés par nos compagnes et compagnons anarchosyndicalistes de la Solidarity Federation, section Britannique de l’AIT. Cette victoire est essentielle non seulement pour la classe ouvrière britannique, mais pour toutes et tous les anarchosyndicalistes. Elle prouve que nos idées et pratiques sont bien plus efficaces que toute autre forme de syndicalisme, fut-elle alternative.

La CNT-AIT f, par ce communiqué, tient à féliciter nos compagnes-ons de la SolFed pour cette importante victoire, démontrant une fois de plus que seule l’action directe, co-ordonnée et autonome permet de riposter efficacement. Bien évidemment, l’austérité continue. D’autres chaînes utilisent le workfare, et les actions continueront. A notre échelle, pour montrer que le capitalisme est international, nous relaierons les futures luttes menée par nos compagnes-ons contre l’austérité.

Vive la SolFed, vive l’AIT !

Solidarity Forever ! Austerity up yours !

Pour l’anarchosyndicalisme !

Direct Action gets the good !”

On the 5th of July, the organic produces corporation Holland & Barret announced the end of its use of the workfare schemes. This came out after months of direct actions (picket lines, boycott calls) organised by our anarcho-syndicalist comrades from Solidarity Federation, the IWA British Section. This victory is fundamental not only for the British working class, but also for all anarcho-syndicalists. It proves that our ideas and practices are much more efficient that any other form of unionism, even an “alternative” one.

Through this press release, CNT-AIT f wants to congratulate our SolFed comrades for this important victory, showing once again that only co-ordinated and autonomous direct action permits to fight back effectively. Austerity, of course, goes on. Other companies use workfare schemes, and so actions will continue. On our scale, to show that capitalism has no borders, we will popularize the future struggles led by our comrades against austerity plans.

Long live SolFed, long live the IWA !

Solidarity Forever ! Austerity up yours !

For anarcho-syndicalism !

France, 07th of July 2012

COMMÉMORATION DE LA RÉVOLUTION LIBERTAIRE ESPAGNOLE DU 19 JUILLET 1936

JEUDI 19 JUILLET 2012 A TOULOUSE

17 heures 30 – Prise de parole devant la stèle Francisco Ponzan, Militant anarchosyndicaliste, résistant assassiné par les nazis.

Allée F. Ponzan Vidal dans le Jardin Compans-Cafarelli (au centre du jardin, à une cinquantaine de mètres du Bd Lascrosses)

18 heures 30 – au 7 rue St Rémésy, projection débat :

Les luttes sociales en Espagne hier et aujourd’hui : La révolte des mineurs de 1934 à ce jour.

Point sur la situation.

Suivi d’un verre de l’amitié.

 

Café Rebelle et Zapatiste !

 

L’Union Locale de la CNT-AIT 63 a commandé un colis de paquets de café zapatiste ! Ce café est produit par les coopératives insurgées du Chiapas au Mexique. Ce café zapatiste est un café moulu 100% Arabica, de torréfaction artisanale.

Le prix est de 3,20e par paquet de 250g. Tout l’argent est reversé directement aux communautés zapatistes.

Voici une présentation du café que nous avons choisi :

 

 Étiquette pour les paquets de café Ssit Lequil Lum Ssit Lequil Lum, « Les fruits de la Terre Mère » en tzeltal, est la toute dernière des coopératives zapatistes. Elle est située dans la région nord du Chiapas, où sont particulièrement actifs les groupes paramilitaires. Elle a choisi de franchir un pas supplémentaire sur le chemin de l’autonomie en refusant toute certification officielle dont les normes, imposées sans discussion avec les producteurs, ne correspondent pas toujours aux réalités locales. Elle développe à l’inverse une certification indépendante avec l’appui d’une université de Veracruz. Ce sont les producteurs eux-mêmes en relation avec des techniciens d’agro-écologie qui définissent la liste des points à certifier. Ne s’arrêtant pas à la récolte, comme la certification biologique, cette auto-certification, qui impose à la fois une culture sans produits chimiques et des normes sur la qualité du travail après la récolte des grains, est validée par les autorités zapatistes.

Les paquets de ce café rebelle et zapatiste sont disponibles au local de l’UL CNT-AIT 63. Vous pouvez venir chercher un ou plusieurs paquets chaque samedi lors de nos permanences publiques, de 16h à 19h, au 2 Place Poly à Montferrand.

Sinon, nous contacter par courrier ou e-mail à cntait63@gmail.com

 

 Débat public international sur la situation en Espagne !

 

Samedi 23 juin, l’Union Locale de la CNT-AIT 63 organise un débat public sur la situation économique, politique et social en Espagne, en pleine période de mobilisation et de grèves générales contre l’austérité.

Nous aurons le plaisir d’accueillir Carmen, militante anarchosyndicaliste au Syndicat Santé-Social-Education de la CNT-AIT Madrid pour cette discussion.

Rendez-vous samedi à partir de 18h au Café-Lecture Les Augustes !
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Discussion autour de la vie en autogestion !

L’Union Locale de la CNT-AIT 63 organise une petite discussion autour de la vie en autogestion. Elle sera présentée par une compagne de retour de différentes communautés libertaires en Espagne.

Rendez-vous samedi 16 juin, à partir de 16h, au local, 2 Place Poly à Montferrand !

 

SOUTIEN des SALARIÉ(E)S LICENCIÉ(E)S de NATAÏS (Gers)

 

Cet article est tiré du site du syndicat CNT-AITde Toulouse (link) où vous trouverez les informations complémentaires pour soutenir la lutte des salarié(e) de Nataïs.

 

Solidarité avec les travailleurs attaqués en diffamation par les dirigeants de Nataïs parce qu’ils s’expriment sur leurs conditions de travail!
Liberté d’expression pour les travailleurs du pop-corn !
SOUTIEN des SALARIÉ(E)S LICENCIÉ(E)S de NATAÏS (Gers) TRavailleur%20Nata%EFs
Stop aux licenciements chez Nataïs !
Dans les journaux, dans les publicités… Nataïs est une entreprise humaniste. Une entreprise qui défend des valeurs… Parlons-en ! Nataïs, ce sont des conditions de travail harassantes, mais Nataïs, c’est surtout la précarité : plus de 350 précaires s’y sont succédés en 2010, presqu’autant en 2011, sur la trentaine de postes de la production !

Manifestement, pour Nataïs,
le bonheur est dans le précaire !

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Natais « le géant du pop-corn »

 

Procès de deux ouvrières

« Les entreprises doivent promouvoir et respecter les droits de l’homme »

Entreprise Nataïs, « Communication sur le progrès 2010 », reprenant le «  Pacte mondial des nations unies » auquel adhère Nataïs depuis 2008

 

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789, article 11

 

Au premier jour, il y eut une grève… c’était en février 2011. La seule, l’unique grève dans la longue histoire de cette entreprise. Nous l’avons analysée en son temps [1]. Nous avons rapporté comment une minorité de salariés (à peine une moitié des ouvriers de la production, eux-mêmes minoritaires par rapport aux cadres et autres salariés) pouvaient mettre à genoux en moins de quatre jours un patron intransigeant, l’obliger à accepter des revendications. Nous avons expliqué « le pourquoi » de ce « comment » : la marginalisation des syndicats, l’assemblée générale souveraine des grévistes, le renouvellement quotidien de la « délégation »… et le courage des grévistes face à la pression patronale, policière et aux moyens disproportionnés déployés par l’État.

Et puis, les licenciements ont commencé. Les ouvriers ont résisté [2]. Ils ont ouvert un forum, pour pouvoir s’exprimer un peu plus librement que dans l’entreprise. Un forum où ils ont pu échanger, comme on le fait sur tous les chats. Avec le genre de propos qu’on tient dans ce genre de lieu… Mais, même ça, pour si peu que ce soit, c’est trop pour Nataïs. Trois salariés sont maintenant poursuivis pour insultes raciales, diffamation et autres. Nous avions titré la dernière fois : « Nataïs, le feuilleton ne fait que commencer ». Voici donc le nouvel épisode. Et ce n’est pas le dernier.

A ce stade, nous voudrions souligner combien certains, qui se gargarisent de « droits de l’homme », de «  citoyen  » et autres «  communications de progrès  », réagissent face à des commentaires qu’on nous permettra de trouver extrêmement modérés et de la plus grande banalité. Voici donc les faits. Que chacun en juge.

Le 24 mai 2012, deux ouvrières grévistes [3] comparaîtront devant le Tribunal de Grande Instance d’Auch, poursuivies par l’entreprise Nataïs en tant que telle et, personnellement, par trois de ses dirigeants (à savoir : le sieur Michael Ehmann, le sieur Jérôme Réthoré et dame Elise Réthoré) sur la base de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Ces deux ouvrières, aux dires des plaignants, ont été «  identifiées  » à partir du numéro IP de leur ordinateur.

 

 

NATAÏS VERSUS SPIDERMAN


Le consortium Nataïs, Ehmann, Réthoré & Réthoré attaque d’abord «  Spiderman  » pseudonyme derrière lequel ils accusent une des deux ex-grévistes de se cacher.

Quels sont les propos de Spiderman incriminés ? Ils sont au nombre de trois [4]  :

- « … Les boss ont créé un climat où tout le monde se méfie de tout. Et ceci en toute connaissance, cela leur permet de garder le pouvoir sur nous, ils ont mis à la tête des équipes les plus avides de pouvoir, pas forcément les plus intelligents ; (tout comme dans les camps en 40), de temps à autre, ils viennent prendre l’un de nous pour l’exemple »

- « … Ce que tu as connu il y a 5 ans est peu par rapport à ce que nous subissons maintenant. Je dis bien sûr …. Nous vivons une époque de terreur, dirigé par des gens qui se croient arrivés en haut de l’affiche. La guillotine a été remise en service mais n’oublions pas que les Robespierre et autres Danton y sont aussi passés !!! »

- «  Spiderman a écrit : tu as mis le temps. De quoi ? pour me mordre il faudrait m’attraper ! Non sérieux, les Thénardier, ils existent alors ?, le Père Noël aussi ? Vivement que je récupère mes sous, avec mes intérêts…c’est mieux que les morpions !!!!  »

Et c’est tout. 

Après ce que l’on a pu entendre comme « propos » pendant la campagne électorale… ce n’est vraiment pas grand chose. Tellement peu que, pour rendre crédible leur procédure, les plaignants en ont rajouté. Ainsi, le premier propos est poursuivi sous prétexte qu’il y serait écrit d’après la « citation » officielle des plaignants « … camps de concentration de la seconde guerre mondiale  » et que, Mick Ehmann étant allemand, il y aurait là un propos raciste ! Oui mais voilà, les termes «  de concentration de la seconde guerre mondiale » ne sont jamais apparus dans le forum et ont été inventés par les plaignants pour les besoins de leur cause ! Et quand bien même ! On nous permettra de penser que, même s’il avait été question de «  la seconde guerre mondiale », la plainte aurait été plus que tirée par les cheveux… sauf à admettre que toute évocation de la Résistance ou de la Seconde guerre mondiale devant tout individu allemand est, ipso facto, constitutive d’un délit d’injure raciale. Ça va un peu loin dans le « raisonnement », non ?

Concernant le deuxième paragraphe, il est patent qu’un salarié qui voit ses collègues se faire virer (pas moins de 10 licenciements à ce jour !!!) ou partir comme ils le peuvent (au moins 5 ou 6 autres) les uns après les autres, a de quoi se sentir légitimement terrorisé. Quant on sait le drame économique et moral que représente le fait d’être jeté à la rue, on le serait à moins !

Enfin, le dernier propos incriminé l’est parce que le couple Réthoré s’est reconnu dans le couple Thénardier. En ce qui nous concerne, nous ne voyons pas sur quelle base ils le font. Nous leur laissons la pleine et entière responsabilité de cette brillante identification. De plus, que les Réthoré se reconnaissent ou pas en Thénardier, peu importe ici : ce qui est clair, c’est que Spiderman ne croit pas plus aux Thénardier qu’au Père Noël… l’accusation tombe dans l’inanité  : comment ose-t-on poursuivre quelqu’un pour avoir potentiellement (puisqu’on ne sait pas sur quelle base les plaignants s’auto-identifient) comparé qui que ce soit à des personnages dont le poursuivi dit qu’ils n’existent pas ?

 

 

NATAIS ATTAQUE ANDROIDEANDROIDE


La deuxième ouvrière, celle-ci accusée de se cacher derrière le pseudonyme « Androïdeandroïde 23 » est poursuivie pour les deux propos suivants :

- « … Ils ne nous ont jamais pris au sérieux. Nous sommes de la m…. ni plus ni moins désolé que tu puisses croire le contraire  ».

- « Alors toi aussi tu grattes le pactole pas mal, les morpions, les blattes, les punaises, je les lègue aux Thénardier, à Gepetto à Charles et à toute la clique ».

Le plaignant Ehmann se serait identifié à « Charles ». On ne comprend pas plus que pour les Thénardier ni comment ni pourquoi. Nous avons pourtant beaucoup cherché pour tenter de comprendre… en vain. Heureuse nouvelle, personne ne s’est identifié à Gepetto…

Pour le premier propos, on notera que ce qui est reproché au patron c’est de n’avoir jamais pris au sérieux les salariés. De fait, quand les salariés ont réclamé l’application de la Convention collective, il leur a été répondu – par écrit – qu’il n’y en avait pas – cela malgré l’arrêt de la Cour d’appel d’Agen, confirmé en Cassation [5]. Preuve qu’il ne les prend pas au sérieux. La deuxième phrase «  Nous sommes de la m… » ne lui est nullement imputée. L’opposition grammaticale «  Ils  » (c’est-à-dire le patron), « Nous  » (c’est-à-dire nous, les salariés qui écrivons dans le forum) est grammaticalement de la plus grande limpidité. A moins que l’on puisse être poursuivi pour avoir dit du mal de soi-même…

 

Quant au fait de « gratter » au jeu de « morpion » en espérant toucher «  le pactole  », si tous les salariés qui tentent leur chance avec «  La Française des Jeux  » doivent être poursuivis pour diffamation (mais en quoi est-ce diffamatoire, that is the question ?), ça va faire du monde. Ajoutons que le fait de vouloir léguer le peu que l’on a (ici, dans une énumération à la Prévert faisant jeu de mots avec « morpion », les blattes et les cafards) n’est pas constitutif de quelque infraction que ce soit. Si «  Charles  » ou «  Gepetto  » veulent refuser le legs, ils ont toute liberté de le faire.

Au total, les propos poursuivis sont ceux qui se trouvent dans beaucoup de chats, forums ou qui sont tenus habituellement sur les lieux de travail. Ils n’ont aucune gravité et ne sauraient constituer quelque injure ou diffamation que ce soit et n’excèdent pas, loin s’en faut les limites légales de la liberté d’expression.

 

Alors, pourquoi ces poursuites  ? Nous posons publiquement la question


Mais une des choses que nous constatons, c’est que, pour deux ex-smicardes actuellement au chômage, assumer les frais d’un procès devant les prud’hommes (les deux poursuivies y passeront prochainement) et y ajouter les frais devant un tribunal pénal, c’est beaucoup. C’est même énorme (puisque cela peut représenter au total deux ou trois mois d’indemnités chômage, sinon plus), alors que, pour le budget d’une entreprise comme Nataïs, c’est trois fois rien. Il y a là une inégalité économique majeure. Faut-il rappeler qu’un des premiers « Droits de l’Homme », dont l’entreprise Nataïs se dit si soucieuse, c’est l’égalité  ?

 

Sans l’appui de tous ceux qui - et il sont nombreux dans tout le Gers où Nataïs est bien connu - apportent leur soutien, les deux poursuivies n’auraient peut-être pas eu la force de faire face et certainement pas les moyens financiers.

La liberté d’expression, la liberté de la presse (puisque c’est sur cette base juridique que ces salariées sont poursuivies), c’est pour tout le monde, pas seulement pour les puissants !

 

Soutenons les ouvrières de Nataïs ! Venez nombreux à leur procès.

 

Les amis des inculpées

 

Page précédente 

[1] Voir « La grève, c’est comme le pop corn  : si ça chauffe trop, ça éclate  », Anarchosyndicalisme ! n°122, avril 2011

[2] Voir «  Nataïs, le feuilleton ne fait que commencer », Anarchosyndicalisme ! n°127, janvier 2012.

[3] Un troisième salarié est poursuivi, il n’a pas souhaité rendre public son cas, ce que nous respectons pleinement.

[4] Nous reproduisons textuellement les passages incriminés, sans rien retrancher ni ajouter, après avoir éventuellement corrigé l’orthographe.

[5] _5.- Sur ce point, totalement ubuesque, voir notre article déjà cité (n°127). En gros, la Cour d’appel d’Agen, dans son Arrêt 232 du 16 juillet 2008 dispose « (…) la SARL Nataïs exerce l’activité de transformation, collecte, stockage et commercialisation de pop-corn (…) Le pop-corn est obtenu à partir de grains de maïs soufflés, sucrés ou salés. Il s’agit donc de céréales (…) L’activité ainsi exercée par la société entre donc dans le champ d’application ainsi défini par la convention collective (…) des biscotteries, biscuiteries, céréales prêtes à consommer ou à préparer, chocolateries, confiseries, aliments de l’enfance et de la diététique, préparations pour entremets et desserts ménagers du 1er juillet 1993, étendue par l’arrêté du 14 février 2005. ». Fort mécontente de ce jugement, l’entreprise Nataïs se pourvoit en Cassation et se fait … casser par l’arrêt 194 F-D, du 20 janvier 2010 qui rappelle : «  L’application d’une convention collective doit s’apprécier par rapport à l’activité réelle de l’entreprise (…) la Cour d’appel [d’Agen] (…) a exactement déduit que la convention collective lui était applicable. ». Qu’à cela ne tienne, à ce jour, l’entreprise Nataïs n’applique toujours pas la Convention collective, prétend qu’elle n’en relève pas, d’où la grève (pour obtenir un droit en principe acquis !), d’où les licenciements, d’où les procès…

 

AIT : Bulletin extérieur numéro 1

La plénière de l’AIT des 28, 29 et 30 octobre à Varsovie a décidé que l’AIT devait se doter d’un bulletin extérieur. Avant cela, plusieurs congrès avaient traité la question avec le même vœux. Vous lisez le 1e numéro. Le responsable de l’édition est le secrétariat de l’AIT, mais est réalisé par l’excellent du Secrétariat International de la ZSP.
Ce bulletin montre les activités de l’AIT durant l’hiver dernier et de ce printemps, sous les conditions difficiles et graves dans lesquelles nous vivons, sous le capitalisme actuel.
L’AIT fut (re)fondé il y a 90 ans à Berlin. Depuis nous avons vu les dictatures communistes d’État disparaitre, les sociaux-démocrates à la pointe des intérêts des capitalistes, les trotskistes se montrant eux-même en politiciens électoralistes etc…
L’AIT est une organisation unique au sein de ce vaste océan d’organisations intégrées au capitalisme, et le contenu de ce bulletin se veut le compte rendu des actions des adhérent-es au sein d’organisations qui ne reçoivent aucunes subventions de l’État et/ou des capitalistes et qui ne pratiquent pas la collaboration de classe !

Le numéro 1 du bulletin (mois de mai 2012) est disponible ici en anglais
http://www.iwa-ait.org/sites/default/fi … y-2012.pdf
Là en espagnol
http://www.iwa-ait.org/sites/default/fi … o-2012.pdf

 

 

Anarchosyndicalisme! Numéro 129

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En voici le sommaire :

-Après les élections encore les élections !

- Immigration et classes sociales

- Wissam : Manipulation & autres traîtrises

- Un scénario et un peu d’économie

- Attaque fasciste contre un étudiant chilien

- Brèves infos de l’AIT

- Devoir de mémoire : les mennonites et Hitler

- Dossier Natais « le géant du pop-corn »

Procès de deux ouvrières
Conditions de travail
Des licenciements comme s’il en pleuvait
Interdiction de distribuer des tracts
Les visiteurs

Articles en lecture ici : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/sp … article511

Pour recevoir un exemplaire gratuit : cntait63@gmail.com

1e Mai : anarchosyndicalistes en lutte !

 

En ce 1e mai, qui marque le 125e anniversaire des anarchistes et anarchosyndicalistes assassinés par l’État Américain lors ‘une des plus grosses lutte du prolétariat américain pour la journée de 8 heures. Les sections de l’AIT ont pris la rue partout où elles existent.

En Espagne :

La CNT-AIT a fait de ce 1e Mai un pas supplémentaire dans la lutte contre l’austérité et pour la grève générale. Des milliers de militant-es anarchosyndicalistes se sont retrouvé-es dans les cortèges de la CNT-AIT dans toutes les villes d’Espagne, souvent rejoints par le 15M. Chroniques et photos : http://cnt.es/1mayo Quelques images :

Valladolid :

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Pays Basque (sans drapeaux nationalistes…)

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Canarias :

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Madrid :

LA HUELGA GENERAL INDEFINIDA

VIDEO PRÓXIMAMENTE


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Salamanque :

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En Serbie :

Alors que la répression continue de s’abattre sur nos compagnes-ons anarchosyndicalistes, l’ASI-AIT a organisé un cortège anticapitaliste qui a marqué les esprits :

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En Italie :

L’USI-AIT a organisé des cortèges anarchosyndicalistes dans plusieurs villes, comme à Parme :

 

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En Russie :
La KRAS-AIT a organisé une journée à Moscou :
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En Angleterre :

Le 1e Mai n’a pas toujours lieu le 1e Mai… La SolFed-IWA a organisé des piquets contre le Workfare à Holland and Barret dans la continuité de sa campagne nationale :

Liverpool :

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En Allemagne

La FAU-IAA a surfé sur le succès du 31M pour organiser des cortèges un peu partout.

Dresden :

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En Pologne

Après le succès de la manif pour son 5e congrès dans le cadre du 31M, la ZSP-AIT a participé à un gros cortège libertaire (avec entre autre la Fédération Anarchiste locale)  à Varsovie :

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En Argentine

La FORA-AIT a organisé plusieurs cortèges contre les répressions étatiques actuelles

Buenos Aires :
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En France :

Outre la CNT-AIT de Clermont, la CNT-AIT Midi-Pyrénnées a organisé un cortège à Auch en soutien aux ouvrier-es de Nataïs en proie aux licenciements depuis leur grève autonome victorieuse, l’UL de Caen n’a pas manifesté pour Hollande et a tenu une table de presse sur le côté de la manif suivie d’une discussion…

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En Croatie

Le MASA a organisé des cortèges anarchosyndicalistes

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La NSF-AIT en Norvège, la COB-AIT au Brésil, l’AIT-SP au Portugal, l’ASF en Australie ont organisé ou rejoints des cortèges libertaires.

 

 

1er Mai : Ni Fête du Travail, Ni Paix Sociale !

 

Contrairement à l’an dernier, la gôche politico-syndicale (tous courants confondus) avait décidé de mobiliser sa base pour ce 1er Mai. En effet, face à l’austérité sarkozienne, rien ne vaut une austérité de gauche soutenue par le mouvement syndical officiel. En tant qu’anarchosyndicalistes, nous ne pouvions ni boycotter un 1er mai, ni participer à ce cortège. Nous avons donc décidé de créer un « Pique et Nique les patrons, les banquiers, les bourgeois, les curés, les partenaires sociaux ».

Nous nous sommes donc placés le long du parcours, dans un square. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’appel, ce qui est assez positif. Nous avons pendus 7 pantins (en hommage aux 7 anarchistes et anarchosyndicalistes d’Haymarket) : un curé, un capitaliste, un juge, un militaire, un flic taché de sang, une MEDEF et… un syndicaliste jaune. Nous avons déployé une grande banderole « (G)rève générale illimitée-Resistance Populaire Autonome » et déployé quelques drapeaux… Deux cars de police pour nous surveiller, aucun dans la manif syndicale…

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 Puis le cortège (10 000 personnes, à comparer aux 450 de l’an dernier…) est arrivé. On s’est réparti les tâches : des compagnes-ons diffusaient des tracts (l’un reprenant avec modifications le communiqué de l’AIT, l’autre plus court sur la récupération historique du 1er mai), d’autres avaient déployé la banderole de l’Union Locale, et un compagnon, entonnait des slogans anarchosyndicalistes au mégaphone. La première remarque, c’est que personne ne s’attendait à voir ça. Si les cortèges CFDT et UNSA n’ont guère apprécié ces pendaisons, les cortèges SUD-FSU-CGT eurent plus ou  moins la même réaction : les permanent-es outré-es, la « base » plutôt enjouée face à cette mise en scène saignante mais libératrice. Plusieurs personnes se sont arrêtées pour discuter avec nous.  Puis arrivèrent les cortèges des partis politiques (tous, sauf le NPA et les Verts, se seraient-ils dissous dans le cortège PS?)…

Un cortège PS plus fourni que jamais. Et là, on a pas pu se retenir de scander «Ni Dieu Ni Maître, Ni Social-Traître » et autres… ce qui les a fait sortir de leur gonds. Particulièrement l’un d’entre eux, qui nous hurla dessus : « CNT = CIA », « Vous faites le jeu de la police », et à un
compagnon « Sale zonard, accroche-toi bien à la vie» (après le vrai travail de l’UMP, les vrais déviants vu par la gauche, déviant-es dont nous sommes fier-es d’en être). Nous avons répondu que « En Grèce, c’est les socialistes » et que les CRS et les Centres de Rétention, c’est encore eux. Et moment de rare félicité, le gros cortège du Front de Gauche qui arrivait derrière, dépité, se mit à crier « Unité, Unité !» (AL aurait-il infiltré?). Bref, ce fut un bon moment, et surtout un succès pour notre syndicat. Nous avons appris par la suite que dans leur discours, les bureaucrates de la CGT ont parlé de nous, apparemment profondément vexé-es…

A la fin du passage du cortège, nous avons pique-niqué. S’en est suivie une discussion en plein air avec une dizaine de personnes, sur le 1er mai, la stratégie anarchosyndicaliste et sur les luttes des sans-papiers, avec la présence d’un militant de Paris. Ce fut pour nous une réussite, un excellent 1er Mai (le deuxième consécutif!). Ainsi les gens du cortège ont pu constater que nous pouvons sortir de l’inertie des promenades des syndicats institutionnels, et nous réapproprier la rue et l’espace public, en proposant une alternative, la résistance populaire et autonome.

 

                                                                                                                                                                                                                                              Union Locale CNT-AIT 63

 

Premier Mai 2012 : Contre les Mesures d’Austérité Capitalistes, l’Exploitation et l’Oppression-pour l’Auto-Emancipation des Travailleurs euses !

Cette année le 1e Mai a une signification spéciale puisqu’il marque le 125e Anniversaire du meurtre des Martyrs d’Haymarket par le gouvernement des Etats-Unis en 1887. En 1886 une campagne internationale fut lancée pour obtenir la journée de 8 heures. Dans le cadre de cette campagne, une grève fut appelée à Chicago le 1e Mai 1886. Le 4 mai, lors d’une manifestation appelée en soutien à la grève, une bombe provocatrice explosa. L’État chercha à rendre coupable les anarchistes qui avaient été au premier plan de la campagne.

Le gouvernement arrêta 8 anarchistes, Parsons, Fischer, Engel, Spies, Lingg, Schwab, Neebe et Fielden. Bien qu’ils étaient clairement innocents, Parsons, Fischer, Engel et Spies furent pendus le 11 novembre 1887 et Lingg mourut en prison. Le meurtre des quatre hommes, devenus les Martyrs d’Haymarket, déclencha une protestation internationale massive et amena à ce que le 1 Mai soit déclaré Journée Internationale des Travailleurs-euses. Une journée née de la brutalité étatique et de la lutte héroïque des travailleurs-euses, une journée qui appartient au prolétariat international.

En ce 1e Mai nous voyons à nouveau le capitalisme et les forces étatiques attaquer la classe ouvrière. Le monde est en proie à une crise économique qui résulte de l’instabilité inhérente au capitalisme. La mondialisation a libéré le capitalisme des contraintes des frontières nationales et l’oppression de l’État augmente, utilisée par les gouvernements pour attaquer la résistance de la classe ouvrière, tout cela dans les intérêts du capitalisme international.

Mais bien qu’aujourd’hui nous faisons face à des conditions remarquablement similaires à celles des travailleurs-euses à l’époque du premier 1e Mai, la réponse de la classe ouvrière internationale est différente. Le premier mouvement ouvrier tournait le dos au réformisme et cherchait à construire des syndicats révolutionnaires, pour lancer une contre-attaque puissante contre le capitalisme. Aujourd’hui les travailleurs-euses sont majoritairement organisé-es dans des syndicats réformistes qui sont totalement incapables d’assumer et de résister à la nature mouvante du capitalisme mondialisé.

Pour réussir les travailleurs-euses doivent rejeter le réformisme et les politiques électorales, pour se tourner à nouveau vers l’internationalisme, la solidarité et l’action directe comme moyens de s’organiser en tant que classe pour affronter directement la dictature économique capitaliste. Une dictature désormais clairement révélée à travers l’Europe, plus spécialement au Portugal, en Italie, en Grèce et en Espagne, où des mesures d’austérité brutales sont imposées aux travailleurs-euses.

Que ces économies sud-européenne soit attaquées n’est pas surprenant. Un puissant groupe de financiers anglo-américains s’est mis d’accord en novembre 2009 qu’une attaque de diversion sur l’euro, centrée sur les économies méditerranéennes plus faibles, serait un moyen idéal pour soulager la pression sur le dollar US meurtri, alors à son plus bas niveau. Ce fut suivi par des attaques médiatiques et une spéculation financière coordonnée visant les pays soit-disant PIGS (Portugal, Italy, Greece, Spain, Pigs signifiant porcs…).

Ces attaques ont rencontré une résistance ouvrière grandissante que l’AIT a totalement soutenu. Il y eu récemment une Grève Générale le 22 mars au Portugal telle que l’a rapportée l’AIT-Portugal et l’USI-AIT est active au sein des ripostes contre les violentes mesures d’austérité en Italie. Des ripostes ont eu lieu et continuent en Grèce, et les travailleurs-euses de l’hôpital de Kilkis ont montré la voie en occupant l’hôpital. Grève Générale en Espagne le 29 mars, et de futures mobilisations y sont initiées par la très active CNT-AIT contre les assauts massifs sur les conditions et les droits des travailleurs-euses !

L’année dernière l’AIT a également été impliquée dans d’innombrables campagnes internationales et d’actions de solidarité envers les travailleurs-euses du monde entier. Les 29, 30 et 31 mars l’AIT a également organisé avec succès les Journées d’Actions contre les Mesures d’Austérité Capitalistes, l’Exploitation et l’Oppression. C’est à travers de telles campagnes et d’actions de solidarité, plutôt que juste des paroles, que l’AIT se développe.

L’AIT est composée d’anciennes et de nouvelles sections démontrées par les commémorations de cette année : l’USI-AIT (Italie) a 100 ans, la NSF-AIT (Norvège) à 95 ans, et la jeune et pleine de vitalité ZSP-AIT (Pologne) a 5 ans. En plus de cela, la fin de l’année marquera la commémoration des 90 ans de l’AIT et de sa (re)fondation à Berlin !

En ce 1e mai 2012 notre message aux travailleurs-euses du monde entier reste le même qu’à l’époque des Martyrs d’Haymarket : le Capitalisme est et restera toujours un système basé sur l’exploitation et l’oppression. C’est un système barbare qui engendre la misère humaine, le désastre écologique, le chômage, le fascisme et la guerre.

En tant que tel le capitalisme ne peut être réformé. Le réformisme est utilisé par le capitalisme afin d’affaiblir et d’ébranler l’auto-organisation, la lutte et l’émancipation des travailleurs-euses. Pour nous travailleurs-euses, le seul chemin vers l’émancipation est de prendre le contrôle de notre propre lutte : une lutte dirigée contre et en dehors des structures de collaboration de classe, et qui par l’Action Directe et la Solidarité affronte et défait le capitalisme pour établir le Communisme Libertaire !

Pour l’Auto-Emancipation des Travailleurs-euses !
Vive l’AIT et l’Anarchosyndicalisme !
Oslo, 28 avril 2012
Secrétariat de l’AIT

 

1e mai anarchosyndicaliste !

Le 1e mai n’est pas une fête !

On Pique et on Nique les patrons, les banquiers, les curés, les partenaires sociaux…

Rendez-vous dès 10h en dessous de la place de la Poterne, avec table de presse, pique-nique, débats en plein air….

 

                                                                                                                                                                                                                                                Union Locale CNT-AIT 63

Elections partout, Démocratie nulle part !

Extraits de la réunion publique organisée par la CNT-AIT Toulouse le 12 avril. Après une brève introduction, la discussion s’engage entre les participants …

 

http://anarsonore.free.fr/spip.php?article546

Elections partout, Démocratie nulle part ! LeMytheLaRealite500-c0253

La République nous appelle aux urnes, pour se repaître de notre consentement. Nous ne nous rendrons pas à son sinistre rendez-vous.

Ne Vote Pas ! Organises-Toi Et Lutte !

Ne Vote Pas ! Organises-Toi Et Lutte ! affich11

 

AIT : résumé non-exhaustif des journées d’action

 

Les 29, 30 et 31 mars, l’Association Internationale des Travailleurs-euses (AIT), internationale anarchosyndicaliste sans permanent-es ni subventions, organisait des journées d’actions contre le capitalisme et l’austérité dans plusieurs pays. Ces journées se déroulèrent en même temps que la grève générale en Espagne et une autre journée d’action (31M) contre le capitalisme. Ces ournées furent donc marquées par des apparitions anarchosyndicalistes un peu partout…En Angleterre, la Solidarity Federation-IWA a profité de ces journées pour organiser des actions contre Holland and Barret, compagnie qui utilise le « workfare » (travail de 6 mois non rémunéré des chômeurs-euses qui se voient coupé les allocs si illes refusent…) Des actions ont eu lieu dans le Yorkshire, à Bristol, Liverpool, Manchester, Londres, Brighton et aussi à Glasgow….
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En Russie la KRAS-AIT (Confédération Révolutionnaire des AnarchoSyndicalistes) a organisé un rassemblement à Moscou contre l’austérité et en soutien à la grève générale en Espagne.
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En Pologne, la ZSP-AIT (Union des Syndicalistes Polonais-es) a organisé des actions les 3 jours. Le 29 un piquet devant l’ambassade d’Espagne en soutien à la grève générale, après une participation à une manif contre la réforme des retraites. Le 30 nouvelle manif, et action contre la mairie de la ZSP. Et surtout le 31 la ZSP pour son 5e congrès et les journées de l’AIT a organisé une manif à Varsovie « Le capitalisme c’est du cannibalisme ! » qui fut un succès malgré que les médias en avait fait une contre-promo évoquant de possibles émeutes etc etc…
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En Espagne, la CNT-AIT a profité de la grève générale massive du 29 mars pour réaliser des piquets de soutien au compagnon licencié par Roche à Varsovie et a relié cette grève avec les journées d’actions. Elle a également réalisé des rassemblements le 31M. Plein de photos là http://cnt.es/

En Italie, l’USI-AIT (Union Syndicale Italienne) a réalisé des actions le 31 mars.

Au Portugal, l’AIT-SP (Section Portugaise) a organisé un rassemblement à Lisbonne le 31 mars.

En Allemagne, la FAU-AIT (Union des Travailleurs et des Travailleuses Libres) a organisé des rassemblements à Berlin, à Stuttgart et à Francfort le 29 mars en solidarité avec la grève générale en Espagne. Le 31 mars, 6000 personnes ont manifesté à l’appel de la FAU et d’autres organisations dans le cadre du 31M.
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En Slovaquie, Priama Akcia-AIT (Action Directe) a organisé un rassemblement devant Roche en soutien au compagnon polonais.

En France, la CNT-AIT de Caen a tenu une table de presse avec diff massive de tracts.
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En Croatie, c’est le MASA (Réseau des AnarchoSyndicalistes, pas encore adhérent à l’AIT) qui a impulsé une manif le 31M à Zagreb…
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En Australie, L’Anarcho-Syndicalist Federation (amie de l’AIT) a organisé un piquet à Melbourne devant Roche en soutien au compagnon polonais.
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A Clermont-Ferrand, rassemblement au marché St-Pierre avec banderoles et diff d’un tract sur ces journées d’actions. Gros succès, les Verts présents également sont partis, personne prenaient leurs tracts… Pis petite manif anarchosyndicaliste sauvage jusqu’au McDo et aux banques place de Jaude, un succès !

Vive la lutte des travailleurs-euses sans permanent-es ni subventions !

Vive l’anarchosyndicalisme !

Vive l’AIT !

 

 

Anarchosyndicalisme à Brioude (43) !

AUSTERITE, LICENCIEMENTS, RSA… RESIGNATION… ?

BANQUIERS, HOMMES D’ETAT, POLITICIENS
VOLEURS, MENTEURS ET ASSASSINS !

Construisons ensemble un autre futur !

L’Union Locale de la CNT-AIT 63 organise un débat public à Brioude, intitulé : « Et si on essayait par nous-même ? Comment lutter ? Comment s’organiser ? »

Le débat sera précédé de la projection du film « Vivre l’Utopie ».

Rendez-vous le vendredi 6 avril,  au Café-lecture « La Clef » situé 53, rue de la pardige, à partir de 20h

 

AIT-Journées d’Action les 29,30 et 31 mars

L’Association Internationale des Travailleurs-euses (AIT) organise des Journées d’Action les 29,30 et 31 mars. Ces actions sont internationales et contre les Mesures d’Austérité Capitalistes, l’Exploitation et l’Oppression et mettent l’accent sur les problèmes/les conflits ouvriers mondiaux, régionaux et locaux.

    Les Actions de l’AIT coïncident avec la grève générale du 29 mars en Espagne. La CNT-AIT espagnole a lancé un appel pour une grève générale et les Sections et le Secrétariat de l’AIT feront preuve de solidarité avec notre organisation sœur espagnole.

    Nous recevons des informations au sujet de la participation aux Journées d’Actions de l’AIT, et pour l’instant voici d’où elles viennent : la ZSP-AIT (Pologne), la SolFed-AIT (Grande Bretagne), les syndicats CNT-AIT (France), la KRAS-AIT (Russie), l’AIT-SP (Portugal) et la NSF-AIT (Norvège). Les journées d’Actions de l’AIT coïncident également avec la Journée Européenne d’Action contre le Capitalisme du 31 mars (M31) partiellement organisée par la FAU-AIT (Allemagne), l’USI-AIT (Italie) et la CNT-AIT (Espagne).

    L’Association Internationale des Travailleurs-euses (AIT) est convaincue que les travailleurs-euses doivent combattre les Mesures d’Austérité Capitalistes, l’Exploitation et l’Oppression par les Actions Directes et la Solidarité Internationale. Les sections de l’AIT fonctionnent par les travailleurs-euses elleux-même, sans permanent-es payé-es, ne participent pas à la collaboration de classe et ne reçoivent aucune subvention des capitalistes et de l’État.

    Les travailleurs-euses ne seront jamais totalement libéré-es de l’exploitation et de l’oppression tant que les travailleurs-euses du monde entier ne s’organisent et luttent avec pour but de substituer le système capitaliste actuel par un système où illes prendront toutes les décisions elleux-même, qui donnera l’égalité économique et sociale réelle pour toutes et tous les travailleurs-euses !

    Vive l’AIT et l’anarchosyndicalisme !
    Oslo, 12 mars 2012
    Secrétariat de l’AIT

 

TOULOUSE:APRES LA TUERIE

Pour la deuxième fois en une décennie, Toulouse est confrontée a une catastrophe sociétale, explosion de l’usine AZF en 2001, crime antisémite du 19 mars 2012 .La population de la ville est atterrée, comme nous le sommes, comme nous l’avons été après le drame d’AZF . Comme en septembre 2001 nous nous sommes réunis en tant qu’êtres humains et en tant que militants anarchosyndicalistes, à la fois pour exprimer notre ressenti face a cette horreur injustifiable et aussi pour dénoncer les conditions qui l’ont rendu possible.
Ces conditions nous les connaissons depuis longtemps :
– marginalisation des plus pauvres
-oppression et exploitation des travailleurs
-injustices et bavures policières contre leurs enfants …..
En n’offrant pas aux individus les moyens de leurs réalisation cette société les pousse au désespoir, au repli identitaire, aux communautarismes sous ses formes. Tout ceci ne peut que faire le lit de toutes sortes de fascismes , fascismes religieux , fascisme politique . Ce processus de divisions communautaires a été encouragé par les pouvoirs politiques, français et européens, qui ne manqueront pas d’exploiter cette tragédie à leur seul et unique profit.

Pour notre part nous appelons a lutter contre ces causes profondes de la barbarie.

« Notre patrie c’est le monde, notre famille l’humanité ! « 

CNT- AIT TOULOUSE le 21 Mars 2011

Anarchosyndicalisme! Numéro 128

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En voici le sommaire :

-Nouvelles attaques contre les conditions de travail

- Logement : un droit bafoué en permanence

- Habitat-Paris : la police des HLM

- Habitat-Toulouse : voisins, organisons-nous !

- Une expulsion sauvage de plus

- Wissan : Nous n’aurons pas la mémoire courte

- Quelques mots sur l’anarchosyndicalisme

- Anonymous, c’est quoi ?

- Soubresauts en Afrique

- Occupations en Grèce

- Le Monde comme si : Nationalisme et dérives identitaires en Bretagne

- Non au maire gifleur

- Une classe moyenne en crise

- Du choix critique dépend le profit que l’on peut tirer de l’expérience

Quelques articles en lecture ici : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/sp … article495

Pour recevoir un exemplaire gratuit, cntait63@gmail.com

La CNT-AIT es appelle et construit une grève générale pour le 29 mars

La CNT-AIT rejette toute sorte de négociation concernant les droits conquis par la classe ouvrière par des années de lutte. Nous appelons à cette grève avec comme objectif premier le retrait immédiat de la réforme du travail qui fut approuvé par le Parlement, et que nous considérons être un assaut frontal contre la classe ouvrière. Cette réforme continue les mesures commencées par le précédent gouvernement (socialiste), telle que la réforme du travail de 2010 et les coupes chez les salarié-es du public, des retraites, et des services publiques, coupes aggravées par le gouvernement actuel.

La CNT-AIT exige la fin d’une politique économique destinée à faire payer la crise des banques et des patron-nes aux travailleurs-euses. Cette politique a amené à un nombre inacceptable de chômeurs-euses, nombre qui ne s’arrête pas d’augmenter, tout autant que l’appauvrissement et l’aggravation des conditions de vie de la classe ouvrière.

La CNT-AIT appelle aussi à cette grève contre les coupes. La grève aura lieu la veille de la publication de Budget Général d’État, qui incorporera une attaque brutale contre les services publiques et les droits sociaux.

La CNT-AIT rejette l’accord atteint en février entre les syndicats CCOO (équivalent CGT) et UGT (équivalent CFDT) et la confédération des employeurs-euses, la CEOE, tout autant que les amendements que ces syndicats ont présenté lors des sessions parlementaires de mise en place de la réforme du travail. La CNT-AIT refuse de voir ces amendements comme une alternative valide, puisqu’ils partagent l’esprit de la réforme et assument la logique des patron-nes et du gouvernement, qui présument que le seul moyen d’échapper à leur crise doit se faire en faisait en sorte que les travailleurs-euses abandonnent leurs droits, plaçant du début la classe ouvrière dans une position de faiblesse. La même logique a déjà amené ces syndicats a accepté l’augmentation de l’âge de la retraite à 67 ans, et ce même après la grève générale du 29 septembre 2010.

Pour la CNT-AIT, la grève du 29 mars doit être seulement le début d’un processus continu et grandissant de mobilisations, qui inclus la globalité de la classe ouvrière et les secteurs les plus désavantagés et affectés par la crise capitaliste. La mobilisation doit mettre un coup d’arrêt à la dynamique d’assauts constants sur nos droits, tout en posant les bases pour la récupération et la conquête de nouveaux droits sociaux avec pour perspective une transformation sociale profonde.

Toutes ces raisons ont appelé la CNT-AIT a faire cet appel pour le 29 mars par elle même. Avec cet appel la CNT-AIT veut donner une couverture à toutes celles et ceux qui prennent position pour une confrontation réelle et continue qui vengera les assauts sur la classe ouvrière avec la même force par laquelle nous les recevons, ensemble avec toutes les organisations de travailleurs-euses qui partagent ces objectifs et rejettent les politiques d’accord et la paix sociale.

Pour la CNT-AIT, un rejet conflictuel des politiques et du modèle syndicale bureaucratique des CCOO et de l’UGT, et leur discrédit dans de larges groupes de travailleurs-euses ne doivent pas devenir des excuses pour ne rien faire et ne pas lutter. A la place, ce rejet doit nous pousser à renforcer notre lutte par une forme différente de syndicalisme, basée sur l’action directe, l’autonomie et l’entraide. Contre les attaques d’une telle ampleur auxquelles nous devons faire face, l’unité de la classe ouvrière est fondamentale. Cette unité doit se faire à la base, sur les lieux de travail et dans les assemblées de voisinage, dans les luttes industrielles et sur les piquets de grève, jusqu’à ce que la mobilisation contre celles et ceux qui sont responsables de cette situation et en bénéficient (les patron-nes, les banques, et le gouvernement), se transforme en une dynamique inarrêtable qui lève une barrière contre la tentation de tourner les droits qui appartiennent à tout le monde vers un fragment de négociations qui n’appartiennent à personne.http://cnt.es/

Il est temps que toutes et tous les travailleurs-euses, salarié-esou chômeur-euses, retraité-es, au marché noir, étudiant-es, et les précaires disent « Assez ! ». Nous devons nous emparer des rues plutôt que de les abandonner, pour imposer notre force et nos exigences.

Le 29 mars, tout le monde dans la rue, tout le monde en grève.

Union Locale CNT- AIT 63 web_imagen_29mcnt

(Depuis cet appel, la CNT-AIT es a multiplié les  actions et manifs pour le 29 dans toute l’Espagne, rassemblant des milliers de personnes : http://cnt.es/ )

2012 : les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

Introduction
Au soir du 6 mai 2007, Sarkozy fut élu sixième président de la Cinquième République. Il avait su, au cours de sa campagne, user de la flatterie et promettre monts et merveilles tout en appliquant le stratagème « diviser pour mieux régner ». Sarkozy s’était aussi permis un glissement idéologique sans complexe car à cette époque la moitié du programme du Front national était déjà mis en application grâce au vote de diverses lois, mais aussi pour mettre à terre le Front national, récupérer son électorat et maintenir l’hégémonie de l’UMP à droite. La soirée électorale de 2007 fut peu ordinaire. Des échauffourées sporadiques eurent lieu, les partis politiques et les médias les avaient à l’unisson minorées et condamnées. Cinq années se sont pratiquement écoulées et le bilan de Sarkozy n’est guère satisfaisant. Le petit prince et ses conseillers n’avaient pas prévu que le capitalisme allait prendre en 2008 une tournure nous renvoyant à la crise de 1929 et à la Grande dépression dont nous connaissons l’issue.

Économie française : quelques indicateurs de sa situation actuelle
La bataille des indicateurs fait rage. Même si ceux-ci peuvent varier, ils démontrent que l’économie française continue à se dégrader, avec une accélération sous le quinquennat de Sarkozy. En effet, le solde de la balance commerciale (échange de biens) était de moins 51 milliards d’euros pour l’année 2010 et de moins 70 à moins 75 milliards d’euros pour 2011 selon Pierre Lellouche (secrétaire d’État au commerce extérieur). Les parts de marché sont passées en 2010 de 6,3 % à 3,4 %, le volume de production a baissé vu qu’il y a davantage d’importations que d’exportations. Parallèlement, la désindustrialisation se poursuit inexorablement. 335 000 emplois supprimés entre le premier trimestre 2007 et le deuxième trimestre 2011. Ils ont été à peine remplacés par 311 000 emplois crées dans le secteur tertiaire. Les quelques 8 200 postes nouveaux pour le premier trimestre 2011 ne vont certainement pas inverser la tendance. L’écroulement de l’industrie peut s’expliquer par cette combinaison de phénomènes : manque de compétitivité → délocalisation → internationalisation du capital → investissement des multinationales dans des pays émergents.
Au début de son mandat, Sarkozy s’était vanté d’avoir fait reculer le chômage avec un million de chômeurs en moins. Cela était facile en radiant à tour de bras, sans oublier la fusion ANPE-ASSEDIC et la sous-traitance des dossiers auprès d’agences privées, l’impact démographique. Pour l’année 2010, le Bureau international du travail (BIT) dénombrait en France 4 874 000 chômeurs, 2011 ne sera guère meilleur, sinon pire. Le chômage de longue durée touchait près de 40 % des chômeurs au dernier trimestre 2010, la moitié d’entre eux n’étant pas indemnisés. Les ouvriers et les employés sont les plus touchés par les vagues de licenciements. Quant aux emplois aidés, leur nombre a été divisé par deux en dix ans, il est descendu sous la barre symbolique du million en 2010. Comme tout bonne entreprise, l’État dégraisse. Pour 2010 et 2011, les effectifs de l’État ont diminué respectivement de 33 789 et de 31 538 postes de fonctionnaires avec l’application de la loi de finances. D’autre part, cet agent économique est confronté à : 1/ un déficit considérable (avec une baisse très nette des rentrées) ; 2/ une dette publique qui est passée de 1 318 à 1 591 milliards d’euros entre 2008 et 2010, soit 82,3 % du produit intérieur brut (PIB) – sans compter les intérêts à la clé de cette même dette publique qui sont estimés à 2,5 % pour l’année 2011 ; 3/ un endettement des entreprises privées qu’il doit soutenir pour pallier le manque de financement par le déficit d’épargne (moins 44,7 milliards de dollars en 2010), ce qui veut dire que l’économie capitaliste est sous perfusion de l’argent public et de l’emprunt.
Ces indicateurs nous révèlent que l’économie française est prise dans ce cercle vicieux : faiblesse de la croissance → poids de l’endettement généralisé → fragilité du système bancaire → insuffisance des marges brutes d’autofinancements des entreprises (ou accumulation de capital). Cependant, les hauts revenus se portent plutôt bien (ils ont littéralement explosé), alors que huit millions de personnes vivent avec moins de 950 euros par mois. Cela ne risque guère de s’améliorer avec la menace de faillite généralisée à laquelle il faut ajouter tous les nombreux problèmes énergétiques et écologiques. Un plan d’austérité est donc inévitable pour les économistes et les politiciens qui étalent leurs désaccords sur son importance. Il pourrait bien être l’enjeu majeur des élections de 2012.

Un arsenal juridique qui se met en place
L’actualité rappelle chaque jour à ces tartuffes de privilégiés que leur pouvoir n’est pas éternel. Rien que pour l’année 2010, ils ont adopté quatre lois scélérates : 1/ Mars 2010, loi renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public ; 2/ Mars 2010, loi tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle et portant diverses dispositions de procédure pénale ; 3/ Mars 2010, loi sur l’immigration, l’intégration et la nationalité (et éviter ainsi de déstabiliser leur système) ; 4/ Décembre 2010, LOPPSI 2, loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Toutes ces lois sécuritaires ont pour but de dresser, de formater et de réprimer. L’État est le protecteur des classes privilégiées et doit veiller à ce que la pyramide sociale ne s’effondre pas comme un château de cartes. Le pouvoir législatif utilise donc les lois pour répondre aux phénomènes sociaux sous couvert de l’intérêt général. L’erreur serait de sous-estimer l’intelligence des gouvernants qui savent que prendre le pouvoir revient également à le conserver par tous les moyens suivant cette maxime « la fin justifie les moyens ». Il est indispensable pour y parvenir de renforcer l’emprise de l’État et c’est là que les médias – appareil idéologique d’État- remplissent justement à merveille leur fonction qui est de façonner « l’opinion publique » par la communication (pour ne pas oser dire propagande), en jouant sur l’affectivité avec des mots passe-partout, le flot des images, etc.

La recomposition politique du paysage français se poursuit
Les élections de 2012 seront-elles deux étapes supplémentaires dans la recomposition politique du paysage français qui est très éclaté ? Les scissions se multiplient et les grands partis politiques ne peuvent escompter remporter la victoire sans conclure au préalable des alliances qui se font et se défont au gré des circonstances. En tous cas, l’évolution de la crise risque de peser très lourd dans ces alliances de classes et notamment celles qui concernent la classe moyenne qui se paupérise et périclite ; chose qui s’est déjà produite historiquement à plusieurs reprises. Cette classe moyenne (concept relativement assez large, ne se limitant pas qu’à la seule petite bourgeoisie) est en quelque sorte l’alpha et l’oméga de cette société contemporaine. Elle a été jusqu’à présent garante du statu quo et son développement a supplanté la classe ouvrière encadrée par le Parti communiste français (PCF). L’Histoire n’est pas écrite par avance mais elle enseigne que les déclassés de la classe moyenne peuvent aller vers le soutien ou le rejet du capitalisme. Un compromis historique associant certains partis politiques y compris le Front national est-il possible en France comme c’est actuellement le cas en Grèce pour endiguer la colère de la rue ? Il est trop tôt encore pour se prononcer définitivement sur cette question. Mais une chose est sûre, le parlementarisme est absolument compatible avec l’instauration d’une dictature, comme cela fut possible en Allemagne avec la nomination de Hitler au poste de chancelier le 30 janvier 1933 par le président Hindenburg. Les pleins pouvoirs lui furent donnés par le Reichstag le 23 mars 1933, de même que les pleins pouvoir furent attribués en France au maréchal Pétain le 10 juillet 1940 par l’Assemblée nationale. Cela dit, on oublie trop souvent que le coup d’État est une pratique courante en France. Les plus significatifs furent : 1/ les Montagnards éliminant les Girondins de la Convention nationale avec l’appui de trente et une sections de Sans-culottes le 2 juin 1793 ; 2/ le général Bonaparte supprimant le Directoire le 9 novembre 1799 (connu sous le nom du coup d’État du 18 brumaire) ; 3/ Louis-Napoléon Bonaparte mettant fin à la Deuxième République le 2 décembre 1852 ; 4/ le groupe des Sept (comité secret dirigé par Pierre Lagaillarde) et les pieds-noirs passant à l’insurrection le 13 mai 1958 à Alger. A propos des évènements d’Alger, le général de Gaulle su être l’homme providentiel. Il instaura un gouvernement provisoire et fit adopter par voie référendaire la constitution de la Cinquième République le 28 septembre 1958. Constitution qui réduit le législatif (le pouvoir du parlement) et renforce l’exécutif (rôle du président de la république et du gouvernement), d’ailleurs un certain François Mitterrand dénoncera « le coup d’État permanent ».
Si la crise devait s’aggraver et menacer, nul doute que le nouvel homme providentiel en appellera à l’acceptation du plan d’austérité, à l’unité de la nation et au respect de la légalité constitutionnelle, s’il le faut en recourant à l’article 16 de la Constitution qui permet la dissolution de l’Assemblée nationale et donne les pleins pouvoirs à la plus haute autorité de L’État, ainsi qu’aux ordonnances de 1959 qui programment une militarisation de la société. De même, la focalisation sur le Front national et la prétendue « menace fasciste » entretenue par tout un folklore contestataire soutenu par la gauche tend à brouiller cette compréhension historique. Elle évite la critique d’un autre totalitarisme qui est celui du capitalisme arrivé au plus haut point de sa puissance : l’aliénation de la totalité de l’existence humaine.

Pendant ce temps là, les affaires s’enchaînent !
Pendant son mandat, Nicolas Sarkozy se sera octroyé une hausse de 175 % sur sa fiche de paye (19 331 euros par mois). Rien de très surprenant sur le fond car il ne faisait par ce geste qu’illustrer au grand jour cette pratique courante chez les élus – peu importe d’ailleurs qu’ils soient de droite ou de gauche – et autres dirigeant des partis politiques ou responsables syndicaux. Les élus ne sont pas là pour servir « l’intérêt général ». Ils se rattachent à la technostructure et ils monnaient chèrement leur présence avec l’oligarchie (ce qui est parfaitement contraire à la notion de république et de souveraineté du peuple). Une corruption endémique sévit : malversations, subventions, emplois protégés, règlements de compte et autres scandales compromettant des politiciens avec les hommes de la finance et de l’industrie. N’oublions pas les agapes mondaines comparables à celles de la Cour du Roi Soleil par le niveau de dépravation consacrant cette morale de profiteurs, illustrées récemment par les frasques de Dominique Strauss-Kahn et la grande saga de l’été 2010 et son épilogue qui se fait toujours attendre, les magouilles de Liliane Bettencourt et de Eric Woerth (ex-ministre du budget du gouvernement Fillon). Quant à la gauche, elle s’en serait volontiers passé car François Mitterrand fut un grand ami de la famille Bettencourt et eut une drôle de jeunesse « ligueuse ». La gauche qui veut se parer du manteaux de la vertu pour les élections de 2012 et ce qui est loin d’être le cas avec : 1/ Arnaud Montebourg et son rapport sur les pratiques de Guérini (ami de Gaston Defferre) ; 2/ Bernard Tapie symbolisant le renversement de toutes les valeurs de gauche, encaissant ses indemnités mirobolantes de 45 millions d’euros accordées par une ex-ministre de l’économie qui est maintenant la remplaçante de DSK au FMI ; 3/ Super menteur alias Jacques Chirac porté au pinacle par la gauche contre Le Pen en 2002… il est désormais atteint de pertes de mémoire au sujet des emplois fictifs de la ville de Paris. La liste serait longue et même interminable ! Il est évident que les mensonges de cette classe de fripons et de scélérats n’est plus à démonter mais leur ruse à confondre la vérité et le mensonge est réelle : c’est ce qu’on appelle le sophisme permanent. Cela peut durer longtemps car le spectacle dans la société correspond à la fabrication concrète de l’aliénation. Quelles seront les prochaines vedettes des joutes oratoires des élections de 2012 pour éviter que les vrais problèmes ne soient posés !

Organiser le camp de la résistance populaire autonome
Voter aux élections de 2012 sera donner son aval à un système corrompu et à la politique d’austérité avec la bénédiction des syndicats qui continueront à organiser le spectacle et celle des hiérarques qui jouiront de leurs prébendes. Réfuter cet argument est tout simplement se mentir et croire également que la pression du vote pourrait arrêter ou limiter la paupérisation. Le vote anti-Front national servira de caution aux attaques du prochain gouvernement par ce chantage « C’est nous ou le Front national ». On ne peut continuer éternellement à se voiler la face. Mais nous ne saurions être angélique avec l’abstentionnisme car ce phénomène est, à l’analyse, assez complexe et contradictoire. Votant ou pas, soyons convaincus que l’affrontement de classe est inévitable de toute façon. Il a déjà commencé en plusieurs endroits de la planète avec le mouvement protéiforme dit « les indignés ». Ce réveil de la spontanéité des masses contient en germe la conscience de classe qui fait encore défaut pour le moment pour qu’une rupture radicale soit effective dans les faits. Si la France a connu d’importants mouvements sociaux ayant fini la queue entre les pattes, cela n’a guère d’importance puisque le Pouvoir finit toujours par commettre des erreurs qui facilitent l’apparition d’un moment révolutionnaire. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut rester les bras croisés. C’est pourquoi les anarchosyndicalistes et les révolutionnaires authentiques doivent unir leurs efforts pour organiser le camp de la résistance populaire autonome que nous pouvons approximativement définir en six points : 1/ être hors du cadre parlementaire ; 2/ déborder et marginaliser les bureaucrates syndicaux ; 3/ reposer sur l’assembléisme comme mode de fonctionnement démocratique et sur l’action directe (agir sans aucun intermédiaire) ; 4/ recourir à la désobéissance civile lorsque les luttes ont réussi à acquérir une légitimité et qu’elles sont suffisamment coordonnées et structurées, massives et déterminées ; 5/ regrouper étudiants, travailleurs, précaires et chômeurs pour dépasser le carcan de l’enfermement corporatiste, briser le « chacun pour soi » de l’individualisme par l’appui mutuel et la solidarité ; 6/ mêler à la fois contestations « politique » et « sociale » contre le capitalisme et contre l’État pour avancer d’autres valeurs et rapports sociaux.

Conclusion
Si nous voulons en finir avec ces deux monstres que sont l’État et le capitalisme, nous devons construire un rapport de force à la hauteur de notre projet. Ce dernier vise à l’instauration des Conseils, basée sur l’autonomie fédéraliste et sur le gouvernement de tous par tous qui est le communisme sans État ou Anarchie dans le sens attribué par Michel Bakounine : « Nous invoquons l’anarchie, cette manifestation de la vie et des aspirations populaires d’où doivent sortir, avec et par la liberté, l’égalité réelle de tous et de toutes, l’ordre nouveau fondé sur le développement intégral et sur le travail librement organisé de tous et de toutes, et la force même de la révolution.»*1. L’Histoire enseigne que ce sont les masses qui font les révolutions lorsque des situations propices éclatent sous le poids des contradictions du système en vigueur et qu’elles s’aperçoivent que les élections ne sont plus d’aucun secours. En l’absence d’une idéologie « rupturiste » et de sa non-production en tant que pensée concrète dans le cours des évènements, les masses laissent reprendre le dessus à leurs croyances et à leurs tendances conservatrices : la victoire aux élections des islamistes modérés dans les pays du printemps arabe en 2011 est là pour le rappeler alertement. La nécessité fait que les anarchosyndicalistes doivent continuer à affirmer leur corpus idéologique et les valeurs originelles du socialisme (liberté, égalité, fraternité, justice, solidarité). Les luttes sociales gagnent la planète car les problèmes qui affectent le capitalisme occidental ont des incidences mondiales. Elles sont l’expression de la lutte des classes et le prolétariat doit s’unir pour une résistance internationale de classe.

CNT-AIT Caen.

_1,- Michel Bakounine, Théorie générale de la révolution, textes assemblés et annotés par Etienne Lesourd, d’après. G.P. Maximov, éditions Les nuits rouges, page 361.

Grande-Bretagne : Résistance face à l’austérité !

Et oui, après la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’austérité (ce moyen de mettre définitivement à bas la classe ouvrière sous prétexte de réaliser des économies, alors que le capitalisme sait trouver de l’argent) s’étend désormais au Royaume-Uni. Voici un petit aperçu de la situation britannique, et des résistances qui s’organisent, car oui, les britanniques aussi savent faire grève !

En 2010, peu avant les élections, un compagnon anarchosyndicaliste anglais me disait que « la crise a durement secoué la Grande-Bretagne, à cause de la prédominance du secteur financier. Le gouvernement a renfloué les banques, et les partis se battent seulement sur le timing de l’austerité ».Mais d’abord, un petit retour en arrière. Le 6 mai 2010, David Cameron (membre des Tories, le Parti Conservateur) est élu Premier Ministre. Le Labour Party (le PS local) est laminé, et un nouveau parti, les Lib-Dems (Libéraux-Démocrates, le MODEM en gros) s’invite à la fête et termine troisième. C’est la première fois qu’un parti autre que Labour et Tory s’immisce si haut. Il faut dire que ce parti, nouveau, jeune, a fait souffler un vent d’espoir… vite retombé, car une fois leur score assuré, ils ont passé une alliance avec les Tories… Le BNP (le FN local) est un petit parti, et ne « profite » pas de la crise. Notons 35% d’abstention ! Depuis, les attaques pleuvent sur les travailleurs-euses britanniques. Mais ne nous faisons aucune illusion, elles ne font que poursuivre les attaques lancées par le Labour Party lorsqu’il fut au pouvoir, car désormais, depuis Thatcher, tout les partis sont néo-libéraux… pendant ce temps là, la classe ouvrière souffre.

Mais elle s’organise ! Autre particularité anglaise, il y a une seule « confédération » syndicale, le TUC. Tous les syndicats y sont affilié-es, qu’ils soient clairement traîtres ou un minimum combatif… Le TUC est aussi combatif que la CFDT ou la CGT. En Irlande et en Écosse, ce n’est plus le TUC, mais c’est la même chose… Mais sur les lieux de travail, impossible ou presque de lutter sans s’y affilier. Revenons sur les attaques.

A peine élu, Cameron annonce une série de suppressions d’emplois massive (les « cuts »), et une augmentation mirobolante des frais d’inscription dans les universités : multipliés par 3, une année coûte… 10 700 euros ! Dès lors, le TUC appelle à la grève, ce que nous autre anarchosyndicalistes appelons le « Spectacle de la contestation » (ils n’appellent qu’à la grève dans le secteur public). Autre précision, en Angleterre, une grève sur un lieu de travail n’a lieu qu’après un vote, et les grèves de solidarité sont interdites (merci Maggie, merci le TUC de n’avoir rien fait…). Mais le TUC est débordé : dans les facs, dans les lieux de travail, dans les magasins (Vodafone, la BBC…), les occupations se multiplient. Le mouvement « Anti-Cuts » est lancé. Des banderoles apparaissent : « No Tory Cuts. No Lib-Dem Cuts. No Labour Cuts ». Le SWP (notre NPA…) se concentre sur la démission de Cameron… il ne peut se présenter nationalement et vote donc… Labour. Le TUC (syndicat du Labour Party) tente d’encadrer en vain, à Leeds le local du syndicat étudiant est occupé… par ses affilié-es ! En Irlande, le 27 novembre 2010, 100 000 personnes manifestent à Dublin ! Le ICTU (TUC irlandais) est débordé…

Solidarity Federation est la section britannique de l’AIT. Après des années à stagner, elle s’est développée, a accueilli de nombreux jeunes et est très dynamique. Elle a remporté des victoires par l’action directe. Aujourd’hui, elle se compose de 13 groupes, dont 2 en Écosse. Lors de ces mobilisations, elle organisait des « Blocs des Travailleur-euses Radicaux-ales » avec l’Anarchist Federation (qui n’a que peu à voir avec le FA française) et d’autres anarchistes. En novembre, les actions directes se multiplient, les locaux des Torys sont attaqués, des millions de personnes manifestent, 30 universités sont occupées… Le TUC a bien du mal a canaliser cette rage. La police est ultra-violente, et d’ailleurs il lui est demandé d’appliquer des nouvelles stratégies telles le kettling qui consiste a encercler les manifestant-es en centre-ville, et de contrôler les papiers… ça peut durer 4 heures… Les médias dénoncent les « Minorités Violentes ». SolFed répondra publiquement, réponse bien accueillie. Mais le gouvernement refuse de céder, la pression retombe… pas pour longtemps.

En août 2011, un jeune est tué par la police à Londres, s’en suit un mois d’émeutes. Dans les bus, on trouve des affiches pour dénoncer les émeutiers. Un compagnon m’explique que parfois, lorsque des magasins sont pillés, la nourriture et l’argent sont redistribués…

Le 30 novembre, les « cuts » n’ont pas diminué, et une énorme grève est convoquée. Elle battra des records dans plusieurs villes. On entend parler jusqu’à 60% de grévistes, Cameron ne parade pas vraiment… Mais le TUC veille, tout comme le Labour Party. Mais comme on l’entend toujours depuis la grève des mineurs, « I’d rather be a piquet than a scab, and I still hate Thatcher »1

Et là, il y a quelques semaines, une nouvelle attaque. Nommée « Workfare ». Simple. Consiste à faire travailler les chômeurs-euses gratuitement ou jusqu’à 80 euros par semaine s’illes veulent continuer de toucher leurs allocations. Deux stratégies : une « expérience volontaire de travail » non rémunérée. Si une fois commencé, vous voulez arrêter… vous perdez vos allocations. L’autre : faire bosser gratos les handicapé-es pour les « intégrer ». en réduisant de 20% les personnes incapables de travailler… Le gouvernement lui-même dans un rapport avoue que ça ne « relance pas l’économie ». Cette attaque inouïe n’est pas passé inaperçue. Tesco, ligne de supermarchés, a commencé à employer des esclaves (non-payé-es donc…). Devant les protestations, quelques piquets et des pétitions, Tesco a renoncer à ces pratiques dignes d’un autre âge. La résistance s’organise (« Boycott Workfare »), des piquets ont commencé à fleurir un peu partout le 3 mars, première journée nationale contre le Workfare.

La classe ouvrière britannique n’est pas réputée pour sa combativité. Néanmoins, face à de telles attaques, la riposte s’organise, presque naturellement. Pas encore massive, mais de plus en plus nombreuse, et déterminée. Là aussi, quelque chose se passe, pas encore une rupture, mais on y viendra. Ce qui se passe en Grande-Bretagne est ce qui va arriver en fRance très bientôt, quel que soit le gouvernement. C’est ce que nous devons tirer comme enseignement. Ça et aussi que seule la résistance auto-organisée, de classe, et l’action directe mettrons les exploiteurs à genoux. Je finirais sur deux slogans de nos compagnes-ons de la SolFed : « L’action directe ne donne que du bon » et « Ne vote pas, organise toi ! ».2

                                                                                                                                                                                                                              Un militant de l’UL CNT-AIT 63.

1« Je préfère être gréviste plutôt que jaune, et je hais toujours Thatcher. »

2Plus d’infos sur www.boycottworkfare.org ou http://www.solfed.org.uk/. Merci à Kom de l’Anarchist Federation, à Ron de SolFed-AIT et à Steve.

 

AIT : Journée internationale contre ADECCO

 

Le 17 février, à l’appel de la CNT-AIT espagnole, s’est tenue une journée a-nationale de solidarité de classe pour nos compagnes-ons en lutte à Cordoue. Intérimaires (pour certain-es depuis 10 à 15 ans!) dans l’usine ABB, illes se sont organisé-es et mis en grève pour la dignité, depuis le 28 novembre 2011. ABB a alors passé un contrat avec ADECCO qui a fourni des briseurs de grève. Malgré cela, la grève tient, des manifs rassemblant de 300 à 500 personnes ont été organisée à Cordoue. Mais depuis, nos compagnes-ons ont été licencié-es… 34 familles à la rue. Des piquets ont déjà eu lieu en France, Grande-Bretagne, Pologne, Slovaquie, Espagne, Allemagne, au Portugal… en plus de la solidarité financière de l’AIT. Cette journée fut un succès.

-La ZSP-AIT a tenu des piquets à Varsovie, Katowice, Sosnowiec and Gliwice et des groupes libertaires ont tenu des piquets à Cracovie et Bielsko-Biala.

-La NSF-AIT a diffusé des tracts à Oslo.

-La KRAS-AIT a tenu un piquet à Moscou.
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-La FAU-AIT a tenu un piquet à Berlin

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-La CNT-AIT f a tenu un piquet à Caen (un piquet avait été tenu début février à Clermont)

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La FORA-AIT a organisé la solidarité en Argentine, Priam Akcia-AIT en Slovaquie, la SolFed-AIT a tenu des piquets en Angleterre et Ecosse, mais des piquets ont également eu lieu au Chili, à Amsterdam par des groupes sympathisants de l’AIT…

Et à Cordoba, ce sont 40 compagnes-ons de la CNT-AIT qui ont occupé l’agence ADECCO !

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Cette journée n’est qu’une étape. La lutte continue pour la dignité.

Pour l’anarchosyndicalisme.

Contestation en Russie: Interview des anarchosyndicalistes

La Contestation en Russie: Interview des anarchosyndicalistes russes de la KRAS-AIT

Propos recueillis le 25 janvier 2012 par le collectif Lieux Communs.
http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article578
http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article580
http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article583

 

Solidarité avec les grévistes de ABB à Cordoue !!

Malgré le froid et la neige, une demi-douzaine de militant-e-s anarchosyndicalistes clermontois-es se sont rassemblé-e-s devant une agence ADECCO mercredi 1 février.

Nous souhaitions apporter ainsi notre solidarité avec la lutte menée par des ouvrier-e-s à Cordoue, en grève depuis le 28 novembre 2011. Ces derniers travaillaient à ABB, à travers l’agence d’intérim espagnole Eulen. Depuis 10 à 15 ans, illes étaient intérimaires, pour la même boîte, et donc sous-payé–s, sans droits… Ils créèrent alors deux syndicats, dont un affiliée à notre soeur espagnole, la CNT-AIT. Ce qui marqua le début des ennuis.

Illes se mirent en grève pour des conditions de travail dignes, un contrat sur le long terme… Un comité de grève fut formé. Au début, ABB ne dit rien, mais devant l’attitude déterminé des grévistes, les sanctions allaient commencer. Tout d’abord, ABB se lia avec ADECCO, qui lui fournit des briseurs-euses de grève, brisant ainsi le droit de grève. Rien n’y fit, 500 personnes manifestèrent en soutien à Cordoue. Puis nos compagnes-ons reçurent une lettre de licenciement. 34 familles mises à la rue. Depuis, la solidarité internationale s’est mise en route, on ne compte plus les piquets non seulement de la CNT-AIT es, mais aussi de de la ZSP-AIT (Pologne), de Priama Akcia-AIT (Slovaquie), de la SolFed-AIT (Angleterre) et désormais de la CNT-AIT f.

Notre rassemblement fut un succès. Nous avons diffusé 150 tracts qui reprenaient un de celui diffé par la ZSP-AIT à Varsovie. Beaucoup de personnes se sont arrêtées pour discuter, se révolter contre ADECCO, le capitalisme… pour nous demander où et comment apporter leur solidarité a-nationale avec nos compagnes-ons espagnol-es. La travailleuse qui tenait la permanence d’ADECCO nous fit rentrer pour discuter. Elle compris très bien que nous luttions contre la boîte, pas ses salarié-e-s. Elle nous pris d’autres tracts pour ses collègues.

A travers ce petit piquet, nous avons pu informer et peut-être aussi permettre à nos compagnes-ons de recevoir de la solidarité morale ou financière (l’AIT a déjà envoyé 5000 euros).

Pour s’informer, soutenir : http://cnt.es/huelga-indefinida-en-eulen-abb

Pour la solidarité a-nationale de la classe en lutte

Pour l’anarchosyndicalisme

 

Pôle Emploi : dedans comme dehors, Résistance !

Jeudi 5 janvier, de 08h30 à 10h15 du matin, une dizaine de militant-e-s et sympathisant-e-s de la CNT-AIT 63 se sont rassemblé-e-s devant le tribunal pour soutenir une compagne. Cette compagne, salariée Pôle Emploi, passait pour la énième fois depuis 2009 au tribunal contre Pôl(ic)e Emploi. Nous avons déployé une banderole sur les grillages: « Pôle Emploi : Chômeurs-euses radié-e-s, Salarié-e-s mis-es à pied: Même Combat ». Nous avions tiré 80 tracts, mais en 30m ils partirent. On est allé en tirer 50 de plus… qui sont partis aussi. Le tract a reçu un très bon accueil, pas mal de gens nous ont montré leur soutien. Certain-e-s se sont arrêté-e-s pour boire un café avec nous, témoigner des conditions des chômeurs-euses,  victimes du tri à Pôle Emploi… Le fait que nous appelions à s’unir entre chômeurs-euses et salarié-e-s qui l’ouvrent a été bien perçu…

Voici le texte du tract :
                                                                                   PÔLE EMPLOI:CHÔMEURS-EUSES, SALARIE-E-S
                                                                                                                    MÊME COMBAT !

    Nous nous rassemblons aujourd’hui devant le tribunal pour soutenir une salariée de Pôle Emploi, également militante au syndicat de la CNT-AIT 63.

    Le 29 décembre 2008, elle est victime d’un accident du travail. A la sortie du travail, elle glisse sur le parking enneigé de Pôle Emploi, se fracturant le poignet et la mâchoire. La direction n’avait pas fait évacué la neige. Un certificat médical constatera les lésions. Un expert demandera à ce que Pôle Emploi prenne en charge les frais occasionnés par l’accident. En 2010, elle subit deux opérations du poignet prises en charge par Pôle Emploi. Elle envoie également un devis à son employeur pour le remboursement des frais dentaires. Pôle Emploi refuse… Elle saisit donc le tribunal, mais les représentants de Pôle Emploi ne se rendront pas au jugement… et recevront une amende, qu’ils ne paieront jamais. Lors du second jugement, en présence des deux parties cette fois, le tribunal se déclare inapte à juger et demande un recours contentieux. La commission concernée se réunie, hors-délais, à Paris, et il est signalé à la salariée concernée que sa présence est non-souhaitée…  Pôle Emploi refuse à nouveau de régler ce que l’expert à demandé. Nouvelle action au tribunal, en novembre 2011, mais Pôle Emploi est à nouveau absent… On apprendra que Pôle Emploi a téléphoné à l’expert pour le faire changer d’avis, ce qu’il refusa… Selon ce dernier, notre compagne ne pourra plus travailler dans les mêmes conditions à cause de son accident à la mâchoire… mais Pôle Emploi refuse de considérer cela comme un accident du travail.

    L’Union Locale de la CNT-AIT 63 demande que le tribunal reconnaisse :
Les décisions de l’expert
La responsabilité de Pôle Emploi dans cet accident
L’indemnisation due à la salariée

    Mais nous voyons plus loin que ce conflit. En effet, Pôle Emploi, qui dépend du ministère de Xavier Bertrand, passe outre les décisions du tribunal. Nous y voyons une expression de la lutte des classes, où les possédant-e-s déclarent la guerre aux travailleurs-euses, aux chômeurs-euses… Car non contents de traiter les chômeurs-euses de manière inhumaine, Pôle Emploi dénigre aussi ses salarié-e-s. Enfin, la CNT-AIT n’étant pas un syndicat qui pratique le dialogue social avec les patrons, et qui lutte pour renverser le capitalisme, nous trouvons que notre compagne, militante anarchosyndicaliste, a subit beaucoup depuis 3 ans pour une affaire finalement simple. Nos positions étant claires et radicales, cette affaire apparaît comme un moyen de faire taire et de décourager celles et ceux qui s’opposent à la politique menée par Pôle Emploi, dedans comme dehors… Nous nous demandons dès lors si
                                                            PÔLE EMPLOI NE PRATIQUERAIT-IL PAS LA REPRESSION SYNDICALE ?

 

A l’intérieur du tribunal, l’ambiance était moins bonne… Un homme qui s’est cassé l’épaule au travail en est sorti, apprenant que c’était sa faute… Lors du jugement, notre compagne a voulu prendre la parole, ce qui lui fut refusé… Le résultat sera communiqué le 2, mais on se prépare déjà à avoir du négatif…

Alors on ne se taira pas. C’est aussi pour ça que mardi 17 janvier, un groupe de militant-e-s de la CNT-AIT a participé à ce qui devait être une occupation mais qui a été un rassemblement social-démocrate, devant l’agence Pôle Emploi de Près-la-Reine.  A part nous, CGT, MNCP, PCF et Occupy Clermont. On a diffé le tract du 5 janvier, qui a été très bien reçu. Une élue républicaine avec sa jôlie écharpe tricolore l’a refusé…

Une attaque contre l’un-e est une attaque contre toutes et tous !

CNT-AIT en lutte !

Pour l’anarchosyndicalisme

 

 

 

DE CLERMONT A LYON
AUTO-ORGANISATION OU ENCADREMENT ?

Samedi 14 janvier, étaient organisées une marche à Clermont pour Wissam, par le Collectif Justice et Vérité pour Wissam, et une manifestation antifasciste à Lyon, contre celle des Jeunesses Nationalistes, organisée par le Collectif de Vigilance Antifasciste 69.

 

    Nous avions décidé de nous séparer en deux groupes. Samedi donc, branle-bas de combat au local dès le matin. Tracts et pétitions pour Wissam mais aussi drapeaux, journaux et tracts pour Lyon (cortège libertaire sur place). Pour Clermont, rien du tout, à part nous-même, car on n’est pas les Verts ou le NPA, la collecte des voix ne nous intéresse pas.

 

    Arrivé-e-s à Lyon vers 13h30, nous nous rendons à l’endroit du départ, où CGA, OCL, Voraces et nos ami-e-s de la CNT «Vignoles » se mettent en place… A côté, le Front de Gauche se prépare aussi. Un vieil anarchiste gueule que nous n’avons rien à faire à côté des Mélanchonistes (nationalistes aussi), qu’on a pas besoin d’elleux, qu’illes ont finalement pas grand chose à faire là… mais un paquet de libertaires le regardent bizarrement. Un militant CGA nous file leur mégaphone, nous parlons vite fait de Wissam, les premières pétitions tournent… ainsi que les premières prises de bec avec le FdG qui nous explique que la police est d’essence républicaine et qu’un bon gouvernement, c’est une bonne police… La manif débute, nos tracts du communiqué pour Wissam partent vite. Environ 1500 personnes, un cortège libertaire assez rempli. Plein de non-encarté-e-s… Les marxistes-léninistes, les trotskistes et les syndicalistes (Vignoles aussi) font les gros bras au SO, avec des brassards rouges. Comme l’impression que certain-e-s ont des pratiques plus que limites pour une manif antifasciste. Vers la fin de la manif, une centaine de personnes s’en prennent aux CRS, cachés derrière une barricade, les jets de projectiles divers se multiplient… ce qui a pour réaction d’énerver la police derrière la manif, la BAC sur le trottoir… et le SO. Au milieu du cortège, nous entonnons « Stop bavures à Clermont-Ferrand, Wissam est mort sous les coups de la police » devant des regards parfois interloqués. Mais ça a permis aussi d’entamer des discussions, avec des jeunes, des non-encarté-e-s, présent-e-s non pas pour une quelconque orga mais pour montrer leur rejet total du fascisme et de l’État. Une manif tranquille, bien encadrée. Quelques anarchistes partiront dégoûté-e-s. On aura au moins appris que le PS, les Verts, la CGT (souvenons-nous du délogement des sans-papiers des Bourses du Travail de Paris…) ou le FdG sont « antifascistes » (première nouvelle) et peuvent manifester tranquillement au milieu de révolutionnaires pourtant en nombre. Des partenaires, à la limite (plusieurs anars lyonnais-es sont à la CGT…) A la fin, on nous prête un mégaphone pour parler de Wissam. A peine on débute, la  sono CGT et son camion nous recouvrent… Un compagnon CGA va les voir pour leur dire que c’est pas très sympa… La CGT fini son discours et on peut enfin se faire entendre(on a refusé d’aller parler du camion CGT malgré les propositions…). On lit le communiqué du CJV pour Wissam. On fait signer des pétitions… Fin de la manif… L’anarchiste du début s’en prend à la CNT « Vignoles », accusée de collaborer avec le PS, le PCF et compagnie, d’encadrer celleux qui veulent en découdre avec l’État… « Il a bu, il pense pas ce qu’il dit »… Bref, une unité plus que large pour une manif tranquille. La chose qui nous a fait dire qu’on était pas monté-e-s pour rien, c’est les pétitions pour Wissam…     

 

    Place du 1e mai à Clermont-Ferrand, nous arrivons un peu avant l’heure prévue, les insurgé-e-s du quartier de la Gauthière distribuaient déjà, gratuitement, t-shirts « Personne au dessus des lois», mais aussi beaucoup d’autocollants divers tels « Pas de justice pas de paix » et autres slogans radicaux. On nous confirme que la manifestation du Bloc Identitaire en soutien à la police (!) a été annulée (ou comment l’État fabrique des martyrs et victimes bien utiles en ces temps troublés…) et semble être repoussée à samedi prochain…A 14h15, nous estimons que 2000 personnes partent en direction de la préfecture, derrière une grande banderole « Justice et Vérité pour Wissam » scandant les slogans des autocs’. Comme à leur habitude, depuis une semaine, les insurgé-e-s du collectif sont très réactifs-ives, la spontanéité est de mise, et montre une nouvelle fois son efficacité (cf article « Stop Bavures »). Résultant du refus de ces derniers que le SO soit assuré par la police, ils ont imposé le leur, plus que courtois, correct, spontanément anti-autoritaire, en harmonie avec les manifestant-e-s dont ils font partie (paroles d’anars!!). D’autres banderoles agrémentent le cortège, telles « Pas de Justice, pas de Paix », « Nous sommes tous Wissam »… Dans le cortège grossissant, un mélange métissée, une solidarité inhabituelle se créait entre groupes qui ne se côtoient malheureusement que rarement (« jeune des quartiers », familles, punks, skinheads antifascistes…), bref aucune animosité, bien au contraire. Une leçon de Résistance Populaire et Autonome !!  Contrairement à Lyon, on a pu voir un politicien tenter vainement de calmer l’ardeur « Pas de Justice pas de Paix » d’un manifestant membre du SO…  Arrivé-e-s à la pref, nous sommes environ 3500 sous l’émotion des discours de l’entourage de Wissam (un de ses frères rappelle qu’il y a pire que les assassins, ceux qui les couvrent…). Les flics, quant à eux, se sont tenu-e-s à distance, peut-être géné-e-s par les nombreux « Police assassin »… Devant la pref, les 2/3 des manifestant-e-s hurlant à plein poumons « Police assassin », ça secoue les tripes… (pour comparaison à Lyon, le même slogan fut entamé par une infime minorité de manifestants… et le pire, pas repris par les anarchistes officiel-le-s…). Un jeune du collectif, a conclut son discours par ces mots « On lâchera pas, pas de politique, pas de récupération » (ce qui confirme que le « politique » est pour les politicien-ne-s…). La manif se dispersera tranquillement, et 500 à 600 personnes rentreront au quartier en criant « Police assassin » derrière la banderole « Pas de Justice pas de Paix ».

    De retour au local, de Lyon ou de Clermont, deux sentiments totalement opposés. Celleux rentrant de Lyon dégoûté-e-s, celleux de Clermont avec beaucoup d’émoi, d’espoir, emerveillé-e-s par une telle solidarité massive et spontanée. La sensation commune de la réconciliation d’une classe en lutte. Finalement, les anarchistes devraient passer à la Gauthière pour voir en parole et en acte l’auto-organisation, et la Résistance Populaire et Autonome spontanées. Une leçon…

                                                                                                                                                                                                                                Des militants de la CNT-AIT 63

 

Communiqué de Presse

 

En ce lundi 9 janvier, apprenant que Wissam (trente ans, père de famille, salarié…), est décédé suite à l’interpellation policière dite « musclée » du 31 décembre, l’Union Locale de la CNT-AIT 63 (Confédération Nationale du Travail-Association Internationale des Travailleurs) et le groupe de Clermont-Ferrand de la CGA (Coordination des Groupes Anarchistes), considèrent que la responsabilité des policiers, donc de la préfecture, et à travers ces derniers celle de l’État, est évidente. Pour nous, rien ne justifie l’homicide d’un homme non-armé. Nous apportons notre soutien total aux interpellés, en garde à vue à l’heure où nous écrivons ces lignes, et pour certains déjà jugés, alors que les deux policiers soupçonnés sont toujours en service. Quelques voitures brûlées ne représentent rien comparée à la mort d’un homme. Enfin, nous appelons toutes les personnes touchées par cette affaire à s’unir afin de montrer leur plus large solidarité pour que cessent la justice à deux vitesses constatée à chaque « bavure ».

Contact CNT-AIT :cntait63@gmail.com

Contact CGA :clermont-ferrand@c-g-a.org

 

Anarchosyndicalisme! numéro 127

 

Le numéro 127 d’Anarchosyndicalisme! journal de la CNT-AIT, est disponible !

 

 

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En voici le sommaire :

 RSA : NON A LA STO

- ENTREPRISE NATAIS : LE FEUILLETON NE FAIT QUE COMMENCER

- SALE TEMPS POUR LE SYNDICAPITALISME

- ARGENTINE 2001-2011

- BIO-ARNAQUE

- IL N’Y A PAS DE COTISATIONS PATRONALES

- ALES PIQUE NIQUE A LA CAF

- 2012 : LES PROMESSES N’ENGAGENT QUE CEUX QUI Y CROIENT…

- QUE PEUT NOUS APPORTER L’HISTOIRE ?

- SOCIOLOGIE POUR LE COMBAT, SOCIOLOGIE DU COMBAT

- CLERMONT : DES JOURNÉES LIBERTAIRES A LA LUTTE DES CLASSES

- ALGÉRIE

- LOGRONO

 

Pour recevoir un exemplaire gratuitement, nous écrire au 2 Place Poly 63100 Clermont-Ferrand ou nous envoyer un mail à cntait63@gmail.com

Pour l’anarchosyndicalisme

                                                                                                                                                                                                                                                             UL CNT-AIT 63

 

 

Action directe contre la répression !

Mardi 20 décembre, la CGT appelait à un rassemblement devant le centre Leclerc à Lapardieu contre le licenciement d’une syndicaliste.

Dans notre stratégie de relayer les luttes et de les étendre, de lutter contre le corporatisme, mais également pour montrer notre solidarité de classe, l’Union Locale de la CNT-AIT 63 avait décidé de se rendre au piquet. Comme pour Jacky et Jérome, nous ne venions pas pour cautionner le syndicalisme de la CGT, mais pour défendre une travailleuse.

Environ 80 CGTistes se sont rassemblé-e-s sous le vent et la pluie, rejoint-e-s donc par un groupe de militant-e-s anarchosyndicalistes. Nous notions rapidement qu’aucun autre syndicat n’est venu en solidarité… ni la CFDT, ni SUD… Le rassemblement ressemblait à un rassemblement traditionnel CGTiste : verres de rouge, sandwichs, chips, discours des chefs… Pendant que des militant-e-s CGT diffaient un tract aux client-e-s. Notre présence, comme seul autre syndicat en soutien, s’est fait remarquer. Mais bon, on s’ennuyait ferme.

Puis, d’un coup, de la « base » (pas des chefs), il est décidé que seul un rassemblement ne fera pas pression sur la direction. On décide alors de rentrer dans le Leclerc, pour manifester. Les vigiles, débordés, ne purent rien faire… Durant 20 bonnes minutes, c’est donc 80 personnes qui manifestent dans le hall du Leclerc, « Non à la répression », « Liberté syndicale ». Des militant-e-s exigent que le patron descende. Il refusera. Au passage, peu avant, un membre du NPA est venu nous expliquer tous les bienfaits du dialogue sociale, que la négociation est obligatoire, que l’action directe ça existe plus… Acculé dans sa direction, le patron a compris le message. Les médias ont filmé le rassemblement bien sage, pas la manif sauvage…

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De l’aveu de tout le monde, cette action directe fut efficace, et on devrait faire ça plus souvent. A la télé, le patron de Leclerc a dénoncé ce qui se passait, parlant « d’anarchie »… c’est comme ça qu’on y viendra !

En sortant, on demande à une militante CGT les suites… coup de « chance » elle est conseillère prud’homale (et nous a juré que la CGT ne recevait pas 1 centime de l’État, ah ce bon vieux Staline) … le dossier est en attente aux prud’hommes. On dit que c’est dommage de s’arrêter là et de faire confiance à une juridiction où siègent les patrons… Elle nous dit qu’il faudra être au jugement pour faire pression, mais sans drapeaux sinon on rentre pas… « Et si on foutait la pression dedans et dehors ? » « Ah oui j’y avais jamais pensé »…

Bref cette action a fait du bien, et montre que ce que craignent le plus les patrons, c’est pas le dialogue social, mais bel et bien l’action directe !

Pour l’anarchosyndicalisme !

 

 Rassemblement « contre » l’austérité

Mardi 13 décembre, l’intersyndicale nationale CFDT-UNSA-CGT-FSU appelait à des mobilisations locales « contre » l’austérité. Solidaires ne signait pas mais mobilisait dans certains coins. Localement, un rassemblement place de Jaude… des appels à « cesser le travail », pas de préavis de grève. L’Union Locale de la CNT-AIT 63 avait décidé de participer au rassemblement afin de ne pas laisser le champ libre aux courroies de transmission de l’Etat. Bien évidemment, sans préavis de grève, plusieurs compagnes-ons n’ont pu venir.

A 11h donc débuta le rassemblement. Entre 150 et 200 personnes… pour la plupart permanent-e-s CFDT-UNSA-CGT. Quelques très rares FSU ou SUD. Et une petite dizaine d’anarchosyndicalistes.

 

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Nous nous sommes mis sur le côté, parce que franchement, ça donnait pas envie…A peine installé-e-s, un journaliste de FR 3 vient nous demander de causer. En même temps, ça change des discours syndicaux habituels… mais comme à notre habitude, nous ne parlons pas aux médias dominants. Nous lui donnons un tract. Nous avons diffusé 300 tracts, surtout aux passant-e-s, le recto sur le globalisme « attaques globales, réponses globales » et contre le corporatisme, et le verso « le capitalisme est malade ? qu’il crève ». Notre petite table de presse n’a vu que très peu de passage, forcément quand on est permanent-e-s CFDT ça donne pas envie !

Puis les discours. En vrac, « Il faut généraliser le RSA pour les jeunes », « On ne croit pas au Père Noël mais on a un paquet de revendications »… Voilà. Alors que les attaques redoublent, le syndicats institutionnels (financés par ceux qui mènent les attaques) ne font rien. Font semblant. Notre petite présence ce mardi 13, et lors d’autres mobilisations, aura pour but de tenter de briser le corporatisme, les luttes sclérosés, la collaboration de classe… développer l’autonomie ouvrière, la résistance populaire et autonome…

Le capitalisme est malade ? Qu’il crève ! Contre l’austérité !

 

Le mardi 13 décembre, l’intersyndicale nationale CFDT-UNSA-CGT-FSU appelle à la grève contre l’austérité. Solidaires aussi, bien que non signataire de l’appel.

Le jeudi 15 décembre, les syndicats de l’éducation UNSA-CGT-FSU-SUD appellent à la grève. Diviser les luttes, faire le jeu de l’Etat, tel est leur rôle, qui apparait de plus en plus au grand jour.

Alors que l’austérité s’annonce ici aussi, une austérité qui a de fortes chances d’être “de gôche”, il ne faut pas laisser les syndicats institutionnels (de la CFDT à Solidaires) et leurs partis (du PS au NPA) gérer la “crise”, gérer la misère humaine.

Il faut une réponse radicale, globale, auto-organisée. 

A Clermont le 13, la seule CGT appelle à un rassemblement place de Jaude à 11h. Nous y serons également, en grève, pour ne pas laisser le champ libre au appareils idéologiques d’Etat. Pour tenter de développer une pratique rupturiste, anarchosyndicaliste.

Pour le communisme libertaire.

Par l’anarchosyndicalisme.

UL CNT-AIT 63

 

 

3 actions, 3 visions de la lutte

 

Samedi dernier et mercredi, des militant-e-s de la CNT-AIT 63 ont participé à 3 manifs/rassemblements.

Le premier, samedi, à l’appel du RéSEL pour le logement. Une 15aine d’orga signataires (pas nous). 35 personnes. La CNT-AIT était l’orga qui avait le plus “mobilisé”. 2/3 des signataires (NPA, SUD, Alterekolo…) absents. Une manif de 250 mètres. Une action symbolique puérile. Jour de gloire de la porte parole du RéSEL, fan de Mélanchon devant l’Eternel (avec ce côté stalinien: si tu l’aimes pas, tu es un bourgeois. Mélanchon qui gagne entre 10 et 15 000e par mois…). On a vendu quelques journaux, diffusé un tract contre le corporatisme intitulé “Attaques globales, Réponses globales” et refusé de répondre aux journaflics.

 Ensuite, mercredi matin.L’Etat a”offert” un 10e mois de bourses aux étudiant-e-s (septembre). Une vieille revendication de l’UNEF, qui l’a inaugurée en grandes pompes. Les étudiant-e-s boursier-e-s ont toutes et tous reçu une lettre du ministre histoire qu’on comprenne qu’il est gentil. Mais si on augmente les bourses sans augmenter les moyens alloués aux CROUS, ça marche pas. Donc bourses en retard ou qui tombent pas. Rassemblement donc devant le CROUS à l’appel de l’UNEF qui a fait signer 1000 pétitions. Mais qui a pas vraiment mobilisé on dirait. 20 personnes, UNEF, JC, des anarchosyndicalistes et quelques étudiant-e-s non encarté-e-s. Absence du “syndicat de lutte” SUD Etudiant-e… On s’emmerdait grave, l’UNEF prenait la pose devant les journaflics. Puis on va au CA du CROUS. On l’occupe. On exige des explications. Des sous. Le recteur, dans un discours puant, dit que c’est la faute des étudiant-e-s. On lâche pas, des anarchosyndicalistes hésitent pas à lui rentrer dedans non plus. Voyant qu’il avait plus d’arguments, il se barre, annule le CA. Comme quoi l’action directe…

Enfin, mercredi juste derrière. Manif des travailleurs-euses sociaux-ales, salarié-e-s ou en formation, à l’appel de SUD-CGT-FO-CFDT. FO absent, alors que leur local est à 50m du rassemblement. Contre la casse de leur convention collective. Manif à 250. Enterrement. Pas un slogan, les syndicalistes font juste flotter leur drapeau. C’est la révolution ma ptite dame. Arrivée devant le Conseil Régional. On attend. Rien. Une militante de SUD vient nous voir. Que des étudiant-e-s (qui revenaient de l’occupation du CROUS) viennent les soutenir, elle s’y attendait pas vraiment ! Nous dit que FO, CFDT, CGT sont finalement pas contre la casse de la CC66. Fallait s’en rendre compte avant ! Que c’est la dernière manif sûrement. Mais en tout cas, on était là pour tenter de briser ce corporatisme, ces manifs traîne-savate.

Et ça recommence mardi contre l’austérité… et jeudi pour les profs…

La seule solution, c’est de relier les luttes. Et de développer l’action directe.

 

COMMUNIQUE

Vendredi 7 octobre 2011, des militant-e-s de l’Union Locale de la CNT-AIT 63 ont interrompu le CA de l’association SAMA, pour obtenir l’embauche de T. Cette action directe, typique des pratiques anarchosyndicalistes que nous développons, a suivi l’envoi de plusieurs lettres restées sans réponse. Ce soir-là, le CA a voté l’embauche de T. à l’unanimité.

 

Depuis, l’action de la CNT-AIT a fait beaucoup parler et réagir. En effet, SAMA est une association qui accueille les migrants, une association de gauche. Certains ont dit que nous faisions le jeu de l’extrême droite, plus encore lorsque le local de l’association a été attaqué par l’extrême droite, qui se sent pousser des ailes dans la période actuelle de crise du capitalisme.

 

Mais notre action ne s’est fait pas faite contre SAMA. Notre syndicat défend des sans-papiers, et lutte pour l’abolition des frontières au sein de l’Association Internationale des Travailleurs-euses. Nous avons agit pour l’embauche d’une personne. Le fait d’être une association de gauche qui mène une action de type humanitaire ne semble empêcher en rien de se conduire de la pire des manières avec ses salarié-e-s. Nous avons été calomnié-e-s, insulté-e-s… suite à cette action. Mais nous ne lâcherons rien. Nous doutons fortement qu’un autre syndicat aurait osé dénoncer des pratiques humiliantes dans une boîte de gauche.

 


 

Pour la dignité des travailleurs-euses.

 

Pour le respect des droits élémentaires de T.

 

Pour l’anarchosyndicalisme.

 


 

Union Locale de la CNT-AIT 63

 

Les Journées Libertaires : Bilan

 

Du 14 au 18 novembre, l’Union Locale de la CNT-AIT 63 organisait ses premières Journées Libertaires, sous le slogan de nos compagnes-ons croates, “Et si on essayait une fois par nous même ?”. Organisées par nous-même, en luttant pour avoir des salles, auto-financées.

Nous sommes tombé-e-s d’accord. Malgré des choses à réctifier (normal pour une 1e édition !) ce fut un succès de notre point de vue.

Le lundi 14, “Anarchosyndicalisme à Clermont-Ferrand”. Ce débat était le moins “accrocheur” (ah la société du spectacle !), nous nous attendions à voir très peu de monde. Finalement, entre 25 et 30 personnes sont venues ! Salle pleine. Après une présentation historique et idéologique de l’anarchosyndicalisme à travers l’AIT, deux compagnons ont parlé des activités anarchosyndicalistes transposées localement. S’en est suivi un débat très intéressant, beaucoup de questions posées. Un premier succès !

Le mardi 15, “La situation en Tunisie”. 25 personnes pour venir débattre. Le compagnon du syndicat de Toulouse venu présenter à proposé de faire un débat en cercle, sans “table d’orateurs” ce qui a été apprécié. Mais son intervention n’a pas passionné et a soulevé des désaccords, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais vu qu’on est pas marxistes, il y a eu un long débat très intéressant à la suite. Le fait de choisir un débat en cercle a sûrement facilité les prises de paroles, tout comme le fait que nous ayons rappelé, comme la veille, que nous ne sommes pas des “élites intellectuelles” et ne prétendons pas détenir la science infuse.

Le mercredi 16 ,“Lucio”. Le plus gros succès en terme de personnes. 50 personnes sont venues voir le film racontant la vie passionnante de Lucio Urtubia, maçon le jour, faux-monnayeur la nuit. Et rencontrer le personnage. Malgré du grabuge provoqué par des personnes difficiles à contrôler (ravages de l’alcool), s’en sont suivies deux heures de questions-réponses, les personnes présentes étaient avides d’en savoir plus sur Lucio, parfois aussi quand même sur l’anarchisme.

Le jeudi 17, “L’affaire Sacco et Vanzetti” par Ronald Creagh. Entre 25 et 30 personnes une nouvelle fois. Et, comme lors de sa 1e venue en mars, le Temps des Cerises (sociaux-démocrates de gauche) organisait une conférence… en face de la notre avec 150-200 personnes. R. Creagh a tout d’abord placé le contexte historique avant d’en venir à l’affaire elle même. Une présentation complète… qui a fait que le débat a été assez court derrière, revenant plus sur l’actualité de la répression que l’affaire en elle même. Un autre bon moment !

Enfin, le vendredi 18, Salon du Livre Libertaire. Etaient présent les Cahiers de l’Anarchosyndicalisme de la CNT-AIT, les Editions du Monde Libertaire des groupes Arthur Lehning et Abel Paz de la FA, la liaison CGA, le CIRA de Marseille et les Editions Aldente. Ce fut le seul échec de la semaine, explicables par plusieurs éléments. Seulement une 15aine de personnes dans la journée…Et le soir, concert de soutien pour terminer cette semaine, avec le cumbia-dubstep de Critical SoundSystem, le rap conscient (et anarchiste!) de la Fibre, la oi! d’Akestekoi et enfin le punk-hardcore des Last Fuckin’ Delight. Un succès que ce concert, entre 120 et 150 personnes, certaines venues de la Creuse pour soutenir !

Dans l’ensemble, ces 1e Journées Libertaires furent un succès. Après chaque débat, la majorité des personnes venaient à la table de presse. Un noyau de personnes a assisté à toutes les conférences. En tout, c’est plus de 100 personnes qui sont venues discuter, échanger, découvrir, parfois contredire…

Un succès qui appelle une 2e édition !

Pour le communisme libertaire !

Par l’anarchosyndicalisme !

“Paix entre les humain-e-s, Guerre aux institutions !”

 

Les Journées Libertaires !

L’Union Locale de la CNT-AIT 63 est toute heureuse de vous proposer les Journées Libertaires ! Une semaine de conférences, de projection, de débats, un salon du livre libertaire, un concert… Tout ça du 14 au 18 novembre ! Une page spéciale est ouverte à cette adresse, où vous trouverez l’affiche, le programme détaillé… 

http://anarsixtrois.unblog.fr/les-journees-libertaires/

Pour tout contact, précisions, et pourquoi pas pour un coup de main, contactez la CNT-AIT 63 à l’adresse mail cntait63@gmail.com

 C’est par la culture que nous nous émanciperons !

Pour le communisme libertaire, par l’anarchosyndicalisme !

Union Locale CNT-AIT 63

 

ANARCHOSYNDICALISME CHEZ CHASSAIGNE, RESUME
Vendredi 21 octobre, la CNT-AIT 63 était invitée à projeter le film « Vivre l’Utopie » et à animer un débat ensuite, à St Amand-Roche-Savine. Ce petit village de moins de 500 habitant-e-s est un des derniers bastions du PCF, qui plus est de Chassaigne, candidat déchu du PCF en 2012. C’est là que les JC ont fait leur camping. C’est aussi le village de la Compagnie Jolie Môme. Bref, un territoire un peu hostile !

 

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Nous étions donc invités au Café Quoi, un petit bar associatif super sympa. L’accueil a été excellent, on a bien sympathisé. La projection a débuté aux alentours de 21h, après que nous ayons rapidement présenté le film, et au fur et à mesure (malgré le fait qu’il y avait un autre événement en même temps dans le village), le bar s’est rempli, jusqu’à une trentaine de personnes. Le bar ne servait pas à boire durant la projo, on peut donc conclure que les personnes présentes étaient venu assister à la projection (vu que certains sont partis en apprenant que le bar ne servait pas pendant la projo-ou une nouvelle preuve du rôle social de l’alcool…). Bref pour nous, la projo fut un succès, et le film a été très apprécié.

Malheureusement, peu de personnes ont ensuite participé au débat (une demi-douzaine), mais ce fut très instructif. Beaucoup de questions sur ce qu’est l’anarchisme (ou communisme libertaire), sur l’anarchosyndicalisme… Quelques personnes déjà saouls (dont une « libertaire ») ont été un peu lourdes, mais rien de grave. Le chef (ce n’est pas une critique) de la compagnie Jolie Môme était présent (ainsi que d’autres), et la compagne qui nous a reçut nous avait prévenu : « Attention, il va vous rentrer dedans ». Mais comme à chaque fois qu’on a projeté le documentaire, les marxistes présent-e-s ne disent rien… Et cette fois-ci ça a été extraordinaire.

« Je connais des rouges qui sont comme vous, ils veulent pareils. »

« Bin c’est pas des rouges alors. »

« Si si mais la dictature du prolétariat on s’en fout un peu. Il faut des soviets. »

« Que Lénine a détruit… Et du coup c’est des marxistes anti-Marx ? »

« Pas faux. Mais l’important c’est l’unité »

« Des exploité-e-s, pas des cartels »

Voilà, il semble qu’il n’a pas vraiment dit ce qu’il pensait… A la fin du débat, des personnes sont passées à la table de presse, pour se procurer des brochures et le journal « Anarchosyndicalisme! ». On a continué de discuter autour d’un verre, on a pris des contacts…

Bref, ce fut une bonne soirée, et on s’aperçoit que notre message est finalement bien reçu à chaque projection du documentaire.

 

 

CNT-AIT 63 : Victoire par l’action directe !


Vendredi soir, l’Union Locale de la CNT-AIT a obtenu l’embauche de T. par l’action directe. Contre une patronne de gôche.

T. était venu nous voir à une permanence. Il avait été bénévole dans une asso d’accueil des migrant-e-s, qui s’est dissout en 2010. Puis font montée SAMA, avec son aide. SAMA est subventionnée par les mairies de Clermont et Cournon, le Conseil Général et le Conseil Régionale. SAMA lui avait promis un emploi d’accueil. Un contrat tri-partite avait été signé entre Pôle Emploi, l’asso et T. De plus, des promesses orales lui avaient été faites. Il attendait toujours son embauche, et n’avait donc aucune ressource (il n’avait pas fait de recherche d’emplois vu la promesse, donc pas de RSA…). Précisons qu’en tant qu’organisation anarchosyndicaliste, la CNT-AIT n’impose rien aux exploité-e-s, tout a été fait avec l’accord de T. (qui n’est pas affilié à la CNT-AIT).

Nous l’avons d’abord aidé à écrire une lettre de motivation. Pas de réponse. Nous avons alors écrit à la présidence de l’asso, tenue par F. Bezli (élue Vert au Conseil Régional…) pour exiger son embauche. Précisons qu’une partie de l’asso est au Front de Gauche, illes avaient même signé une carte de Parti de Gauche pour T. qu’il avait reçu chez lui, sans rien demander… Les syndicats CNT-AIT de Perpignan, des Landes ainsi que de Toulouse ont également envoyé un courrier. Réponse de l’élue de gôche “Je m’en fous, la CNT-AIT ça représente rien”.

Alors on a passé la vitesse supérieure. Vendredi soir se tenait le CA de SAMA (qui d’ailleurs n’est jamais transparent…). Au milieu de celui-ci, une dizaine de militant-e-s et sympathisant-e-s de la CNT-AIT 63 envahissent le local, avec une banderole et en criant “Embauchez T. !”. Au premier abord, surprise du CA qui s’y attendait pas. Mme Bezli se moque de nous, prend des photos… Mais on dit qu’on partira pas tant que T. ne sera pas embauché. Là ça coince…

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Une compagne monte sur la table et dit : “Il va crever de faim pendant trois mois mais vous en avez rien à foutre c’est ça ??”. Réponse de l’écolo-bobo : “Je m’en fous j’ai vécu pire”. Des bourgeoises commencent à s’énerver: “C’est inadmissible, le CA ne peut se tenir, j’exige que vous sortiez”. La gôche est une merde, n’en soyons pas la mouche… On refuse. Un compagnon lance : “De l’extrême droite à l’extrême gauche vous en avez rien à foutre, le but est de gérer la misère et d’exploiter les pauvres”. Là ça gueule… On apprendra que le CA voulait squizzer la question de T. … Au bout d’un moment, on leur dit que le CA doit voter son embauche, on sort pour le vote, mais on attend devant.

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On reste devant le CA. Qui jusque là refusait d’embaucher T. On entend que l’ambiance est pas au beau fixe. Quelqu’un vient fermer les rideaux de leur local. On maintien la pression dehors (d’après un témoignage d’une personne siégeant au CA, ça a eu son effet). Certaines sortent fumer une clope, l’air pas contentes. Au bout d’une bonne heure, le CA se termine.

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 T. est embauché à l’unanimité. Deux personnes démissionnent du CA devant le traitement réservé aux gens. Une militante depuis plus de 30 s’est fait insulté sur le fait qu’elle… ne militait pas. Par la bosse. Bref, ça a gueulé, mais on a eu des retours positifs de certaines personnes. D’autres évidemment non (Mme Bezli, les gens du Parti de Gauche…). Il semble que dans beaucoup d’autres assos c’est pareil. 

En moins d’1h30, par l’action directe, sans négocier, nous avons montré qu’il était possible d’imposer nos revendications aux patron-ne-s, fussent-illes de gôche et même d’extrême gôche. Un-e patron-ne reste un-e patron-ne. Pour reprendre les termes de nos compagnes-ons de la SolFed (section anglaise de l’AIT) après une victoire pour des heures non payées, “L’action directe marche. T. en est la preuve vivante”.

                                                                                                                                                                                                  Union Locale CNT-AIT 63

Intervention de la CNT-AIT au meeting transnational en Tunisie

“Bonjour à tous, Nous sommes membres de la CNT-AIT de Toulouse, une organisation anarchosyndicaliste qui fonctionne en réseau fédéral.

L’anarchosyndicalisme s’est concrétisé, voici plus de cent ans, avec la création de l’AIT, Association internationale des travailleurs.
C’est la première internationale ouvrière.

Son objectif est l’émancipation de toute l’humanité, c’est-à-dire l’abolition des classes sociales et par conséquent l’abolition de toutes les formes d’exploitations et d’oppression.

L’anarchosyndicalisme s’inscrit ainsi dans la lutte que des hommes et des femmes conscients de leur rôle historique ont mené en divers lieu et divers temps contre l’oppression.

L’anarchosyndicalisme est une pratique de lutte populaire.

Pour nous, c’est dans les assemblées regroupant toutes les personnes concernées, qu’après avoir pris le temps nécessaire aux discussions et aux débats, se prennent les décisions nécessaires, des décisions qui doivent être mises en œuvre sans intervention de médiateurs ou d’intermédiaires quels qu’ils soient.

C’est en mettant en œuvre la solidarité active, en se regroupant sur tous les lieux où ils peuvent s’exprimer, en élaborant des perspectives pour tous et toutes que les populations écriront l’histoire.

C’est pourquoi, dans l’immédiat, et s’agissant de notre action en France, nous nous sommes fortement impliqués dans les mouvements d’assemblée populaire depuis leur apparition.

Nous soulignons que ces assemblées populaires représentent un renouveau des luttes sociales en France. Ces assemblées populaires bousculent toutes les structures politiques et syndicales, totalement sclérosées et compromises avec le patronat et le pouvoir. Nous, anarchosyndicalistes nous nous reconnaissons dans cette forme d’auto-organisation qui aspire à un fonctionnement horizontal.

Dans les quartiers, dans les usines, dans ces assemblées populaires, les corporatismes, les traditions et les frontières qui nous divisent s’effacent naturellement. A l’inverse, il émerge de la dynamique assembléiste une volonté de s’autoorganiser pour construire un autre futur, un futur meilleur pour toutes et tous.

Nous ne sommes pas naïfs cependant.

Face à ces aspirations naturelles de femmes et d’hommes qui affirment leur liberté et leur solidarité, les partis politiques, les syndicats, les églises tentent d’infiltrer ces assemblées pour y jouer leur éternelle partition, une partition qui veut maintenir à flot les structures hiérarchiques de l’Etat, satisfaire des ambitions personnelles, conserver le pouvoir ; une partition qui brandit, tous les égoïsmes, toutes les peurs, toutes les superstitions, pour nous diviser.

C’est pourquoi la dynamique assembléiste est encore fragile. Pour nous anarchosyndicalistes, il s’agit de la défendre, de la renforcer, de la développer. C’est ce que nous avons essayé de faire pour notre part ces dernières années, par exemple, en suscitant des assemblées populaires lors de la lutte contre la réforme des retraites, et plus récemment encore en nous impliquant fortement dans celles du mouvement dit des indignés du 15 mai.

* – -

Nous avons répondu avec enthousiasme à votre appel à la réunion de ce jour, car pour nous, le 14 janvier 2011, la population tunisienne est rentrée avec force et panache dans le grand livre de l’Histoire qui s’écrit aujourd’hui et qui est notre présent. Pour notre part, nous ne nous sommes pas trompés sur l’importance des événements survenus.

Il se trouve qu’au même moment, nous étions réunis en congrès national. Les délégués, séance tenante, sans hésitation et unanimement ont adopté la motion de solidarité dont je vais vous lire l’essentiel :

« L’action de la population tunisienne est un signal fort dans la lutte mondiale contre le capitalisme et l’Etat ; elle nous montre que la résistance
autonome des exploités peut faire tomber les pires dictatures. Nous souhaitons que cette lutte pour la justice sociale et l’émancipation puisse se développer, que les travailleurs et la jeunesse tunisienne puisse développer leurs propres moyens de décision, malgré toutes les tentatives de récupération et de division politicienne ou religieuse qui risquent d’avoir lieu.

Seule la résistance autonome des exploités, unis dans une perspective de lutte de classe pourra s’opposer victorieusement à la barbarie du système »
Voilà ce qu’ont voulu exprimer les délégués au congrès national de la CNT AIT le 15 janvier 2011

Oui, les habitants de cette planète sont capables par eux-mêmes de gérer leur vie tout comme ils sont capable de gérer l’ensemble de la société. Des exemples historiques l’ont largement prouvé, dont celui de la révolution autogestionnaire et libertaire de l’Espagne en 1936 qui reste, de notre point de vue, l’exemple le plus accompli à ce jour. Nous espérons vivement que le processus qui a été enclenché ici, en Tunisie, s’étendra et dépassera toutes les réalisations du passé.

Pour finir en quelques mots, je reprendrais ce que disait un militant anarchosyndicaliste de XIXème siècle, qui résume ce que nous pensons encore aujourd’hui : « Nous sommes des hommes sans dieu, sans maître et sans patrie, les ennemis irréconciliables de toutes les dictatures y compris la dictature du prolétariat »

(Fernand Pelloutier, fondateur des bourses du travail.) “

 

 Serbie : Non à la Restitution !


Ceux dont les biens ont été confisqués après la Deuxième Guerre mondiale les ont acquis exactement comme les patrons d’aujourd’hui : en exploitant les ouvriers et les paysans. Il les ont acquis par le travail d’autrui, et non par le leur.

L’Initiative Anarcho-Syndicaliste serbe estime que l’adoption de la Loi sur la restitution est un geste supplémentaire de la classe dominante afin qu’une poignée s’enrichisse sur le dos des démunis en Serbie. Selon le projet de loi, qui sera également bientôt adopté au Parlement, la “restitution” se fera au travers du modèle “mixte”, ce qui signifie que les biens réclamés seront restitués en nature et, si ce n’est pas possible, comme dans la plupart des cas, seront payés par le truchement d’obligations.

Comme le reconnaissent eux-mêmes les tenants de “la restitution des biens confisqués”, les créances cumulées dépassent largement les 4 milliards d’euros. Ainsi les travailleurs de Serbie, sur les épaules desquels pèsent déjà plus de 13 milliards d’euros générés par l’Etat en un temps record, devront dans les prochaines décennies s’acquitter d’un tribut envers les descendants des magnats d’avant-guerre et des criminels de guerre de la Seconde Guerre mondiale.

Nous sommes exploités au travail où nous ne recevons qu’une fraction de ce que nous créons. L’argent qui nous reste après avoir payé des denrées trop chères nous le donnons à l’Etat pour des factures de plus en plus salées, pour une mauvaise couverture sanitaire et un système d’enseignement au coût prohibitif qu’il faut repayer quand bien même on l’a déjà payé. Nous remboursons des dettes que l’Etat a contracté par son train de vie ostentatoire et fastueux. Nous réglons les richesses des magnats et les salaires des députés. Pour comble il faudra désormais rembourser les biens de ceux dont les ancêtres ont exploité les ouvriers et les paysans avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’Initiative Anarcho-Syndicaliste s’oppose à toute inégalité sociale. Nous percevons cette loi comme une forme supplémentaire de l’exploitation capitaliste.

Nous invitons l’opinion publique à se joindre à nous dans la lutte contre la restitution des biens aux ‘anciens propriétaires” !

Nous refusons de payer une dette fictive de plus.

Le Secrétariat de l’Initiative Anarcho-Syndicaliste, section serbe de l’AIT
Belgrade, le 30 septembre 2011.

COMMUNIQUE DU SECRETARIAT DE L’AIT CONCERNANT LES MOBILISATIONS CONTRE L’ACTUEL OFFENSIVE CAPITALISTE EN ESPAGNE

Pour l’Association Internationale des Travailleurs-euses (AIT), la lutte des classes n’est pas une abstraction théorique mais un fait de la vie quotidienne des travailleurs-euses. La manière avec laquelle nous nous organisons ce fait à travers des structures démocratiques fédéralistes basées sur des mandaté-e-s révocables.

 

L’AIT rejette la collaboration de classe sous toutes ses formes. Les comités d’entreprises et autres institutions corporatistes basées sur le partenariat social sont des outils pour saper la lutte des classes. Les subventions étatiques servent également à saper l’action et l’organisation indépendantes de la classe ouvrière.

 

Pour nous, la seule relation que puissent entretenir un-e travailleur-euse et un-e patron-ne est la lutte des classes. Et la lutte des classes doit se développer jusqu’à ce que l’État et le capitalisme soient balayés par la solidarité de la classe ouvrière internationale, pour être remplacés par la libre fédération des associations de producteurs-trices basées sur le communisme libertaire !

 

Ces dernières années l’AIT a organisé un nombre incalculable de campagnes internationales en soutien aux travailleurs-euses du monde entier. Nous subissons des attaques sur de multiples terrains, en Espagne c’est à travers les différentes réformes du travail, les coupes dans le système de retraite, la réforme des négociations collectives et les coupes sociales. Le 29 septembre, la CNT-AIT ainsi que d’autres syndicats et organisations sociales vont descendre dans la rue, dans le but de construire la grève générale !

 

C’est avec cet esprit anarchosyndicaliste que le secrétariat de l’AIT envoie ses salutations et son soutien à la CNT-AIT espagnole et à toutes et tous les travailleurs-euses, qui, par l’auto-organisation, les protestations, l’action directe et la solidarité, sont engagé-e-s dans la lutte contre l’offensive capitaliste !


Oslo, 27 septembre 2011.

Secrétariat de l’AIT.

 

 

Communiqué international


SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE ESPAGNOL !

CONSTRUISONS LA GREVE GENERALE MONDIALISEE !

Les Unions Locales de la CNT-AIT 63 et de la ZSP-AIT Varsovie, à travers ce communiqué, apportent tout leur soutien à toutes et tous les exploité-e-s (salarié-e-s, chômeurs-euses, étudiant-e-s…) qui se joindront aux mobilisations massives du 29 septembre dans l’État espagnol.

Nous nous félicitons de la réaction des exploité-e-s, alors que l’Espagne dirigée par un gouvernement socialiste, soutenu par les CC.OO et l’UGT, fait payer la « crise » du capitalisme à la population. C’est un appel fort à toutes les populations dans la lutte des classes mondialisée pour la destruction de l’État et du capitalisme. La « crise » n’est qu’un alibi pour asseoir toujours plus la domination d’un système économique assassin et pour empêcher toute initiative individuelle.

Nous apportons un soutien tout particulier aux actions autonomes que mènera la seule organisation anarchosyndicaliste espagnole, la CNT-AIT. Nous poussons à l’unité et au soutien mutuel entre les exploité-e-s d’Espagne et d’ailleurs. Plus que jamais, il est temps d’unir les travailleurs-euses du monde entier, sans les partis politiques et les syndicats subventionnés, et de mettre un terme au capitalisme.

Vive l’action des exploité-e-s !

Pour le soulèvement et la grève générale mondialisés !

Vive l’Association Internationale des Travailleurs-euses !

Communiqué international de la ZSP-AIT Varsovie et de la CNT-AIT Clermont-Ferrand

 

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SOLIDARITY WITH THE SPANISH PEOPLE !

 

LET’S BUILD THE GLOBAL GENERAL STRIKE !

 

The Local Unions of CNT-AIT Clermont-Ferrand and ZSP-AIT Warsaw bring, through this press release, their whole support to all the exploited people (wage-earners, unemployed, students…) who will join the 29th of September mass mobilizations in the Spanish State.

 

We are very pleased about the reaction of the exploited people, as Spain, ruled by a socialist government supported by the two major unions CC.OO and UGT, forces the population to pay for the capitalist “crisis”. It is a strong signal for every people in this global class war for the destruction of capitalism and the State. The “crisis” is just an alibi to establish more and more the domination of a murderous economic system and to prevent any individual initiative.

 

We bring a very special support to the autonomous actions that the only Spanish anarchosyndicalist organization, the CNT-AIT, will organize. More than ever, it is time for workers around the world to organize, without political parties and subsidized unions, to put an end to capitalism.

 


 

Long live the action of the exploited people !

 

For the global uprising and general strike !

 

Long live the International Workers’ Association !

 


 

This international press release is signed by ZSP-AIT Warsaw and CNT-AIT Clermont-Ferrand

 

La Confédération Nationale du Travail (créée à Paris en 1946) est la section française de l’Association Internationale des Travailleurs fondée en 1922-23, en opposition aux Internationales dites d’Amsterdam (réformiste) et de Moscou (bolchevique). La CNT-AIT est une organisation se référant à l’anarchosyndicalisme qui trouve son origine dans le mouvement ouvrier révolutionnaire et son affirmation de la lutte des classes (l’antagonisme irréconciliable entre le Travail et le Capital). Dans sa théorie et sa pratique, l’anarchosyndicalisme se veut globaliste ; il pose comme principe directeur l’interaction et l’interpénétration entre eux des phénomènes économiques, politiques et sociaux. Ces phénomènes sont liés et ne résultent que de la seule praxis des hommes et des femmes qui font l’Histoire.

L’anarchosyndicalisme est antiétatique car la fonction de l’État est de maintenir la domination d’une classe sociale sur une autre classe, actuellement celle des nantis (bourgeois, capitalistes, rentiers, patrons, bureaucrates et technocrates…) sur la classe des exploités ; a contrario les zélateurs de l’État pensent qu’il est la garantie suprême de l’intérêt général, il serait même indépassable.

L’État est par nature coercitif et dispose d’appareils répressifs (justice, police, armée) et idéologiques (partis politiques, syndicats-réformistes, médias, école, organismes culturels et sportifs…), tous ces appareils nous encadrent du berceau à la tombe : « la vie est un enjeux politique » (biopolitique). L’État est devenu hypertrophié et il n’a guère besoin pour le moment de recourir à une violence physique massive, vue la soumission à son ordre.

L’anarchosyndicalisme est antiparlementariste (Sénat, Assemblée Nationale, collectivités territoriales, comités d’entreprises et autres organismes) et prétend que le fondement d’une véritable démocratie ne saurait être ni la délégation de pouvoir, ni l’artifice du vote majoritaire.

D’autre part, le parlementarisme et sa machinerie institutionnelle sont également le lieu de la collaboration de classe : être soit-disant un « partenaire » du dialogue social auprès des nantis.

Cette machinerie institutionnelle possède la capacité de se détacher et de s’autonomiser du reste de la société, en se pérennisant par un recrutement dans les hautes écoles, contribuant par là-même au népotisme – cette machinerie institutionnelle glorifie la domination avec l’alibi de sa légitimité.

L’anarchosyndicalisme est anticapitaliste. Dans le mode de production capitaliste, nous sommes réduit à l’état de marchandise et subissons l’exploitation : nous sommes obligés de vendre notre force de travail pour assurer la satisfaction de nos besoins fondamentaux.

En effet, les capitalistes, détenant les moyens de production, tirent de notre travail (non rémunéré ou « surtravail ») la plus-value, dont la finalité est de valoriser le capital et d’accroitre le profit, le capital s’accumulant toujours au détriment de la classe des exploités : la contrepartie est chômage, précarité, maladies, misère, famine, guerre, désastres économiques et écologiques…

Certes, les capitalistes octroient des miettes pour que nous nous abrutissions dans le divertissement (le spectacle, si l’on préfère) et l’opium de la consommation à crédit (soupape ayant permis de maintenir le système jusqu’à ce jour).

L’anarchosyndicalisme vise l’abolition de l’État, du parlementarisme et du capitalisme pour leur substituer une société des égaux où le triomphe du «  communisme libre » (rien à voir avec le fascisme rouge de l’URSS et son capitalisme d’État).

Au nom de la justice sociale, le communisme libre repose sur cette théorie de la répartition égalitaire de toutes les richesses produites pour les besoins de la communauté, dans le cadre d’une démocratie directe.

L’anarchosyndicalisme défend la mise en place des « conseils », dont l’idée émane de la Première Internationale notamment de son aile bakouniniste (et fut mise en pratique pendant le soulèvement parisien de 1871) : ils seraient les organes d’une fédération des communes libres et autonomes à une échelle mondiale.

Par conséquent, l’anarchosyndicalisme rejette toutes les frontières politiques et nationales arbitrairement fixées des États-nations : il affirme l’universalisme libertaire. L’anarchosyndicalisme se défie des luttes de libération nationale et régionale, n’y voyant que le champ clos des rivalités entre les nantis qui s’affrontent pour assurer l’expansion de leur privilèges respectifs. Les nationalismes ne font qu’illustrer les contradictions dans lesquelles sont confrontés les nantis. En même temps, nationalisme et régionalisme servent d’arme pour annihiler la conscience des intérêts de classe des exploités et des opprimés.

Pour lutter, l’anarchosyndicalisme promeut au quotidien l’action directe : c’est-à-dire agir par et pour soi-même, « sans Dieu, ni Maître ». L’action directe est donc l’acquisition d’une éducation pour acquérir son autonomie. L’action directe forge une trempe d’hommes et de femmes sachant défendre leurs intérêts de classe.

Ces hommes et ces femmes structurent « la résistance populaire autonome », comme phase dynamique d’une grève générale pouvant établir le communisme libre.

« Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos coeurs. » (Buenaventura Durruti)

 

 

Que vive la Résistance populaire autonome en Tunisie !

    Les délégué-e-s des syndicats de la CNT-AIT française réunis ce joour saluent le soulèvement populaire du 14 janvier 2011 en Tunisie.

     L’action de la population tunisienne est un signal fort dans la lutte mondiale contre le capitalisme et l’Etat; elle nous montre que la résistance autonome des exploité-e-s peut faire tomber les pires dictatures.

    Nous souhaitons que cette lutte pour la justice sociale et l’émancipation puisse se développer, que les opprimé-e-s tunisien-ne-s puissent développer leurs propres moyens de décisions, malgré toutes les tentatives de récupérations et de divisions politiciennes ou religieuses qui risquent d’avoir lieu.

    Seule le résistance autonome des exploité-e-s uni-e-s dans une perspective de lutte de classe pourra s’opposer victorieusement à la barbarie du système.

    Vive le communisme libertaire !

    Vive l’Association Internationale des Travailleurs-euses !

    Toulouse, le 15 janvier 2011. 

C.N.T-A.I.T une autre façon de faire du syndicalisme: Organises toi et lutte !

 

Le chômage, le travail précaire, le mal être au travail, l’exploitation, les salaires de misère, les heures supplémentaires non payées… tout ces  problèmes, la classe ouvrière les vit au quotidien.

Selon l’Organisation Internationale du Travail il y a eu environ 2,3 millions de décès liés au travail dans le monde : 1,95 million suite à des maladies professionnelles, 360.000 accident du travail sans compter, plus près de nous, les 35 suicides sur le lieu de travail chez France Télécom en 2008/2009 (11 depuis janvier 2010).

Pendant que les politiques maquillent ces chiffres, les prix augmentent et les salaires stagnent.

 

Jusqu’à quand vas-tu permettre à la situation d’empirer sans rien dire ?

 

Devant toutes ces injustices la C.N.T-A.I.T, unique organisation véritablement anarchosyndicaliste, défend depuis sa création :

- la défense des travailleurs face aux abus patronaux afin d’améliorer ses conditions de vie, tant morales que matérielles.

- La transformation radical de cette société injuste par une nouvelle faite d’êtres libres , égaux, sans classe, sans discriminations et sans privilège.

 

Nous rejetons le monde que « les puissants » mettent en place. Il n’est basé que sur l’exploitation et les inégalités et nous ne sommes que les rouages, remplaçables,  de cette immense machinerie.

Voilà pourquoi  il nous est nécessaire de nous organiser, n’en déplaise au patronat. Nous ne pouvons plus permettre que nos vie soient « flexibles » selon leur bon vouloir !

Si tu est conscient-e de la misère qui t’entoure, il est temps de renverser la vapeur et de lutter. Aucun parti, aucune hiérarchie, aucun gouvernement ne défend le peuple. Ils ne défendent que leurs intérêts.

 

La C.N.T-A.I.T ne te demandera jamais ton bulletin de vote. Nous ne participons pas à la mascarade que sont les élections syndicales ou les comités d’entreprises, ceux qui le font ne sont que des fonctionnaires payés pour maintenir la paix sociale. Nous ne voulons aucun type se subvention, fussent elles  de l’Etat ou du patronat. A la C.N.T-A.I.T il n’y a ni salarié(e)s, ni délégués syndicaux payés à rien faire.

Nous comprenons que les travailleurs mettent en doute l’efficacité des syndicats comme la C.G.T, la C.F.D.T , F.O. voire Solidaires (SUD), puisque comme co-gestionnaires ils ont leur grande part de responsabilité, au même titre que le patronat et le gouvernement du mal-vivre de la classe ouvrière. Nous sommes les seuls à refuser toute collaboration.

Nous défendons l’action directe des travailleurs comme unique mode de lutte. Cela signifie que les problèmes rencontrés dans l’entreprise doit êtres résolus par eux, et non par un quelconque « chéfaillon » syndicaliste. Notre syndicalisme et libre de toute bureaucratie et nos bureaux sont dans les rues et sur les lieux de travail.

Cela implique l’organisation des travailleurs en sections syndicales gérées par les travailleurs eux même. Il formerons alors pour se défendre des assemblées de travailleurs décisionnelles au sein même de l’entreprise où chacun participera. Ce mode de fonctionnement garantis la solidarité entre les travailleurs, unique façon de gagner en cas de  conflit.

 

Même si la C.N.T-A.I.T pense que le communisme libertaire  est la seule solution aux problèmes actuels… Nous ne rejetons pas pour autant l’amélioration concrète de la vie quotidienne (réduction du temps de travail, abolition des emplois précaires, des entreprise de travail temporaire). Mais nous devons tout rebâtir sur des nouvelles fondations ou continuer à nous soumettre. Nous ne voulons pas entendre parler de la « crise du capital », si le capital est malade qu’il crève!

Notre syndicat pense que les travailleurs devrait se syndiquer pour améliorer leurs conditions de vie, mais nous ne pratiquons pas « l’encartage ». Si tu en à assez d’avaler des couleuvres soit le bienvenue. 

A la C.N.T-A.I.T chacun participe  selon ses envies, ses compétences, ou le temps qu’il désire accorder. Mais c’est notre travail en commun qui fera tourner la machine.

 

Compagne ou compagnon tout dépend de toi, nous t’attendons!

 

 

 

Salutations An@rchosyndicalistes

ait

19 commentaires à “Union Locale CNT- AIT 63”


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  1. 0 CNT AIT 8 nov 2010 à 12:19

    D’accord, arrêtons là.

    Une dernière chose néanmoins. Nous ne disons pas que les marxistes sont réformistes. Mais que les néo-marxistes (l’ex LCR devenue NPA, le POI, LO…) le sont, sûrement la aussi par pragmatisme, mais on ne met pas tout le monde dans le même sac.

    Salutations anarchosyndicalistes

    Répondre

  2. 1 CNT 16 fév 2011 à 18:22

    Vendredi 18 février – CLERMONT FERRAND 63 (fr) – Raymond Bar
    Loppsi Ii, c’est fait : face à cette politique de répression massive, une soirée projection – débat-bouffe – concert, pour discuter ensemble, s’organiser…
    18h à l’Hôtel des Vil-e-s :
    projection du film « Le coup de Tarnac »
    puis débat-bouffe à l’Hôtel des Vil-e-s
    prix libre
    20h30 au Raymond Bar
    The Mighty Domotas (Rock Garage)
    DojodaÏKi (chanson bizarre)
    MÉMÉ Louise (Légende Thiernoise)
    RENÉ BINAMÉ (Chansons Anarcho-Punk)
    5€
    Raymond Bar : 77 avenue Edouard Michelin

    Répondre

  3. 2 Anarchosyndicaliste, toujour! 17 fév 2011 à 17:15

    toutafai SUD, la CGT,FO et d’autres luttent pour l’interet des travailleurs. Mais dis moi c’est quoi ces négociations avec le gouvernement , avec le patronnat, le mouvement des retraites t’a du te sentir cocu non?? dis moi a ton äge tu crois encore au pére Nöel??
    t’a déjâ entendu parler des communautés agricole en espagne 36? t’a déjâ entendu parler de l’autonomie ouvriére en Italie à la fin des années 60? toutes ces preuves que le « syndicalisme » qui te tiens tant à coeur, prouve que l’on peut se passer d’eux, et que même se sont des ennemis sournois de la classe ouvriére!

    Répondre

  4. 3 Koi-Enkor 25 mar 2011 à 13:44

    Loic a écrit : “Belle petite présentation d’un syndicat qui n’en est pas un…3”
    J’étais à la CNT-Vignoles autrefois, et dans notre syndicat pendant longtemps on était 4, voire moins. T’as pas vraiment de leçon à donner, à moins que tu ignores parfaitement ce qui se passe dans ta propre confédération. Remarquez, c’est possible. Fort probable même.

    Loic a écrit : “Quand un colégue est licencié,quand le patron baisse les salaires et augmente les cadences ce n’est pas vous qui risquez votre place et votre pain quotidien pour défendre les collégue mais bien des syndicaliste y compris membre de SUD et de la CGT.”
    Ah bon ??? Les anarchistes ça travaille pas ? T’es sûr, t’as bien vérifié et interrogé chaque personne de ton entreprise ? Et comment vous faites pour vérifier ??

    Donc les anarchistes ça travaille pas ? C’est jamais licencié ? Ca souffre jamais de précarité ? Ca lutte jamais ?

    Putain, être anarchiste c’est la belle vie en fait !!!!!!!
    Cool, devenez tous-tes anarchistes alors !?!

    Loic a écrit : “Je vous invites avant d’avoir la prétention de nous donner des leçons de morale a aller un petit peu bosser dans une boite bien pourrit et a voir la réalité des choses”
    On ne peut pas, puisqu’on est anarchistes et qu’aucun anarchiste n’a jamais travaillé, ni souffert, ni été licencié, ni n’a jamais lutté !
    Ah ben c’est toi qui le dit hein, je ne fais que reprendre les paroles de la leçon de morale que tu as la prétention de nous donner…

    Loic : “je pense qu’il serai nécéssaire a la CNT-AIT d’apprendre a etre humble et a en faire autant pour soulager les travaillieurs”
    Tout juste Auguste ! Heu Loic !
    Nous allons de ce pas mettre en place une commission “autoflagellation” : ainsi, nous apprendrons l’humilité, et nous endurerons toutes les souffrances à la place des travailleurs.
    Oui, comme Jésus ! ha ha ^^

    Loic : “Pour finir (…)”
    Menteur ! C’en est jamais fini avec vous… pire qu’un chewing-gum sous la godasse.

    Loic : “mais pour cela malheureusement l’idéalisme ne suffit pas,il faut chaque jours cotoyer les “damnés de la terre” ”
    Les Damnés de la Terre… les zombies, les démons, les vampires les trucs comme ça ?? Fichtre… Vous avez d’eau bénite aux Vignoles ? Non parce que nous à la CNT-AIT, on a tout bu ! (comment croyez-vous que nous avons survécu à la canicule de 2003 ?!)

    Loic : “il faut etre capable de resentir chaque injustices et de transformer nos sentiments en révoltes”
    Ah ouais… il faut en comprendre deux choses :
    - l’une, c’est que les anarchistes n’ont pas d’âme (of course !) mais PAS de coeur non plus ! Ils ne travaillent pas, ne sont donc jamais licenciés, ne souffrent pas de précarité, et ne luttent jamais. Et en plus, ils sont froids et insensibles comme le vent de Sibérie. Diantre, on en apprend des choses sur les anarchistes ! Merci Loic !
    - l’autre, c’est que les Vignoles proposent manifestement des cours de coaching “ressentez chaque injustice”, et assurent également des psychothérapies de groupe “transformez vos sentiments en révoltes”.
    Ah ça, les Vignoles c’est des pros hein !, ça rigole pas, c’est pas des amateurs comme chez nous, les insensibles anarchistes qui ne travaillent jamais, ne souffrent jamais et ne luttent jamais (et n‘attrapent jamais d‘angine !, on avait oublié de le dire).

    Loic : “etre révolutionnaire aujourd’hui comme hier consiste a travailler au sein du prolétariat,a partager ces douleurs,ces espoirs,ces défaites,a agirs sur ces victoires,a propager les idées COMMUNISTES”
    ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ^^’
    propager les idées communistes ^^’
    c’est trop bon ^^

    Sur cette bonne tranche de rigolade, je vous laisse : j’ai du “rien” à faire (puisque je suis anarchiste, dixit Loic), et c’est urgent.

    Répondre

  5. 4 CNT AIT 63 27 mar 2011 à 20:33

    Une réponse plutôt bien argumentée^^

    (mais juste une précision, « Loïc » n’est pas membre de la CNT dite Vignole)

    Répondre

  6. 5 Bezli 16 nov 2011 à 7:55

    Vous êtes manipules et vous ne vous rendrez compte de rien. C’est grave d’ attaquer des gens qui se battent alors que de vrais patrons qui exploitent sont partout. Vous préférez attaquer des associations qui militent des femmes qui font un travail bénévole et qui cherche plus de justice.
    Thierry V. est un fou double de psychotique. Il a refuse deux contrats. Car il voulait être mieux payes que tous ses collègues bien plus diplômes.
    C’est un procédurier.
    Mais bon j ai le sentiment que vous n êtes pas intéresse pas la vérité. Ce qui vous importe c’est de faire du bruit. Vous essayez de me détruire alors que je n ai rien fait. C’est grave. Honte sur vous.

    Répondre

  7. 6 luis 30 avr 2012 à 1:51

    Répondre

  8. 8 Regan Fret 6 mar 2013 à 11:13

    Pas d’accord avec le fond. Mais bon, chacun son avis comme on dis, c’est ça la liberté d’expression !

    Répondre

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