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C’est l’arabe qui cache la forêt

A quelques jours du 1er Mai, avec ses traditionnels cortèges de manifestations, de la grêve des chômeurs, pendant le démantèlement du service publique, la préparation de nouveaux impôts, de nouvelles expulsions de sans papiers …. en attendant la coupe du monde de foot, il faut masquer l’échec de la politique Sarkoléonienne et occuper le devant de la scène médiatique, en faire un grand jeu de Loi.

 

C'est l'arabe qui cache la forêt

 

 

 

 

 

Garzon Vs Franco, ou la justice version espagnole

 

Garzon Vs Franco, ou la justice version espagnole

 

Des dizaines de milliers d’Espagnols ont manifesté samedi 24 avril dans une vingtaine de villes du pays, mais aussi à l’étranger, pour soutenir le juge Baltasar Garzon qui est poursuivi pour avoir voulu enquêter sur les crimes amnistiés de la période franquiste. Il risque 20 ans d’interdiction d’exercer son métier de juge.

 

« Garzon, l’Espagne est avec toi », c’est ce que dit l’un des principaux slogans de la manifestation. Derrière des intellectuels et des célébrités du spectacle, ils sont venus en masse apporter leur soutien au célèbre juge Baltasar Garzon, célèbre, mais sur le point d’être suspendu de ses fonctions pour avoir osé mettre en procès le régime franquiste.

« C’est le monde à l’envers, dit un autre slogan, un juge honnête et courageux est assis sur le banc des accusés par des corrompus et par des fascistes ». Ce qui est en jeu, disent les manifestants, va bien au-delà de la carrière de Garzon, ce qui est en jeu ce sont les crimes franquistes qui n’ont jamais été jugés. Or si Garzon est suspendu, disent-ils, alors l’impunité de ces crimes demeurera à jamais.

On a donc assisté à un soutien à un homme, Baltasar Garzon, mais aussi et surtout à un hommage à toutes les victimes anonymes de la dictature de Franco.

 

 

Grèce : manifesations et débuts d’affrontements contre le recours au FMI

(Le 24 avril 2010)
 

Les tensions s’accentuent en Grèce

nouvelobs.com, 24/04/10 10:44

La décision des autorités de solliciter l’aide européenne et du FMI a provoqué un tollé au sein de la gauche qui s’est soulevée à Athènes avant d’être dispersée par des gaz lacrymogènes.

La police grecque a utilisé vendredi 23 avril des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants de gauche qui protestaient dans le centre d’Athènes contre des mesures d’austérité, a rapporté la police.

Quelque 2.500 personnes participaient à une manifestation organisée après l’annonce par le Premier ministre George Papandreou de sa décision de demander le déclenchement d’un mécanisme d’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international destiné à sortir le pays de ses problèmes de dette.

« FMI go home »

« Le capitalisme doit payer pour la crise », « FMI go home » proclamaient les banderoles des manifestants.

A Athènes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant l’Université puis ont marché jusqu’au Parlement et au siège de la Commission européenne. Des affrontements ont eu lieu brièvement avec la police qui gardait le bâtiment de la Commission.

« Un petit groupe de manifestants a tenté de franchir un cordon empêchant le cortège d’atteindre les bureaux de l’Union européenne à Athènes et la police les a dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes », a déclaré un policier sous le sceau de l’anonymat.

L’opinion pourrait lâcher le gouvernement

A Thessalonique (nord du pays), environ 300 personnes ont manifesté et un distributeur de billets de banque a été vandalisé.

Le gouvernement grec a joui jusqu’à présent d’un soutien fort de l’opinion. La situation pourrait toutefois changer si la Grèce se voit imposer par l’UE et le FMI des mesures d’austérité supplémentaires pour réduire son déficit en contrepartie de l’aide promise.

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Manif contre le FMI, 23 avril 2010

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Manif contre le FMI, 23 avril 2010

 

Protéger (l’argent), Servir (l’Etat)

En lien la vidéo qui fait débat, sur les violences policières en banlieue. Bien évidemment, on s’attend à ce que Sarkoléon, relayée par l’extrême droite, parle de « racailles ». On remarque sur la vidéo que ce sont les « racailles » qui ont commencé, et qui menacent les gardiens de l’ordre avec une arme… (TF1 sort de ce corps!)

 

http://www.rue89.com/2010/04/20/trembla … ale-148196

Chômeurs et précaires en grève ?

Irruption en direct sur France 2  : Ni culpabilisation, ni emploi forcé, ni management, grève des chômeurs  !
Ce mercredi 21 avril, l’émission « L’objet du scandale » sur France 2 (dont les lecteurs auront pu suivre le remarquable travail préalable de casting/formatage, voir Il est beau, mon chômeur, il est beau  !) a été interrompue.
Le texte qui suit y a été lu en direct.
On en a marre de la culpabilisation et de la mise au travail forcée.
Nous avons besoin d’inventer ensemble une grève des chômeurs, une grève de tous les précaires. Nous appelons à commencer dès le 3 mai.
Ce n’est pas parce que nous n’avons pas d’usine où nous retrouver qu’on ne va pas s’organiser. Mais ce serait quoi une grève des chômeurs ? Ca commencerait par un mouvement de refus. Refus de nous laisser harceler, mobiliser, culpabiliser, insérer de force.
Les réformes de Pôle emploi ou du RSA cherchent à nous coincer, un par un, pour nous faire accepter des emplois de 10h par semaine payés une misère dans les secteurs les plus difficiles.
Il faudrait accepter n’importe quel travail sous peine de perdre une allocation de survie. Et qu’en plus nous soyons reconnaissants. Devrions-nous avoir honte de ne pas savoir nous vendre à n’importe quel employeur, honte de ne pas vouloir déménager pour un boulot, honte de ne pas accepter tout et n’importe quoi, de ne pas plier, en somme, devant la raison économique ?
Pas de honte qui tienne  : franchement nous avons mieux à faire. Nous avons mieux à faire que chercher des emplois inexistants, mieux à faire que ce que l’on exige de nous. Voilà pourquoi nous refusons d’être suivis, contrôlés, managés, culpabilisés, radiés.
Pendant ce temps on renfloue les banques avec de l’argent public et on ose nous dire qu’il va falloir se serrer la ceinture.
Nous serons en 2010 un million supplémentaire de chômeurs sans droits. Une fois de plus nous servirons de prétexte à des débats d’experts sur les travailleurs pauvres, qui décideront, à notre place ce qui est bon pour nous.
La grève des chômeurs et précaires ce serait -dès maintenant- ne pas rester isolé, sortir des eaux glacées du calcul égoïste dans lesquelles on nous plonge. La grève des chômeurs et précaires ce serait décider ensemble d’enrayer une machine à précariser faite pour nous manager à mort.
Nous appelons tous les travailleurs précaires, les intérimaires en colère, les intermittents du spectacle et de l’emploi, les saisonniers, les stagiaires démotivés, les étudiants désorientés, les retraités en mal de revenu, les sans-papiers, les licenciés preneur d’otage, les travailleurs forcés, les volcans fraîchement réveillé à se rencontrer, à discuter dans les queue des CAF et des Pôle emploi, dans la rue, partout.
Déjà, à Rennes, Brest, Paris, Nantes, Montreuil, Tours et dans d’autres villes des précaires et chômeurs s’organisent.
Que mille collectifs fleurissent sur les décombres du plein emploi.
Inventons ensemble la grève des chômeurs et précaires.
La vidéo de cette prise de parole
Appel de la coordination des collectifs de chômeurs et précaires  : tous en grève lundi 3 mai  !
Appel au lundi 3 mai – collectif brestois en marche contre l’injustice sociale
Thèses sur la grève des chômeurs et précaires
Nous préférons… une grève des chômeurs – Cafards de Montreuil
Engageons dès maintenant une grève des chômeurs contre notre subordination à l’ordre économique (Mcpl, Rennes)
Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère,
Coordination des intermittents et précaires
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5009

Grèce : les anarchistes contre-attaquent après les dernières opérations policières

 Athènes, 15 avril.

Les anarchistes grecs ont lancé une véritable offensive contre les arrestations des présumés membres de l’organisation armée « Lutte Révolutionnaire », « victimes » d’une campagne contre le mouvement révolutionnaire et antiautoritaire. Après une série d’attaques sans victimes à l’engin incendiaire à Salonique et à Athènes dans les dernières quarante-huit heures, des groupes d’anarchistes ont occupé aujourd’hui les locaux du gouvernement Pasok à Héraklion en Crète, après qu’hier ils eurent fait de même à la principale chaine de TV de l’île afin de transmettre une déclaration sur les arrestations.

La police a poursuivi aujourd’hui une grande opération qui a mené à l’arrestation de 6 personnes, dont trois ont déjà été inculpées, soupçonnées d’être membres de la principale organisation insurrectionnaliste (sic), « Lutte Révolutionnaire », et quatre autres qui appartiendraient à un autre groupe armé plutôt actif, les « Cellules de feu ». Les agents ont aussi saisi du matériel explosif et de la documentation sur « Lutte Révolutionnaire », sur ses préparatifs pour un nouvel attentat imminent. Dans une déclaration diffusée sur internet les anarchistes affirment que les personnes arrêtées sont « des combattants, non des terroristes ». Et de dénoncer « la junte socialiste au pouvoir en Grèce », qui comme « les autres dictatures », fait coïncider l’opération policière avec le prochain recourt au FMI, affirmant que les preuves contre eux sont fabriquées de toute pièce dans le cadre d’une grande campagne contre le mouvement anarchiste et révolutionnaire.

Source : ansa (agence de presse), 15.04.10 Trad. Informa-Azione.

Paris : action en solidarité avec les compagnons grecs (et d’ailleurs)

Paris : action en solidarité

Indy Nantes vendredi 16 avril 2010 – 17:19 par ANONYME

Dans la nuit du 15 au 16 avril, à Montmartre, nous avons recouvert de peinture un DAB de la Société Générale (clavier, écran, fente), laissant un tag sur le mur d’en face « Bim ! Guerre au capital ». Plus loin, un autre tag « guerre à la propriété » était laissé sur la façade d’une agence immobilière en construction, dont une vitre a été brisée. Par cette action, nous envoyons notre solidarité aux compagnons de Grèce et d’ailleurs qui luttent contre la domination sous toutes ses formes.

La guerre sociale ne connaît ni trêve ni frontière.

Quelques passants (à l’acte)

Grèce – Sur les récentes arrestations anti-terroristes

Indy Nantes, mardi 13 avril 2010

Mise à jour et détails sur les arrestations, samedi 10 avril, de 6 compagnons grecs accusés d’appartenir à une organisation terroriste, que les flics dénomment « Lutte Révolutionnaire ».

Des informations « filtrées » de la police semblent indiquer que les soi-disant « Unités Anti-terroristes » sont à la recherche de dix autres personnes pour les arrêter. Dimanche soir, 500 compagnons ont participé à une assemblée ouverte à l’Ecole Polytechnique, occupée en réaction aux arrestations, afin de réfléchir à des actions immédiates de solidarité. Auparavant dans la journée, deux rassemblements se sont tenus devant les maisons qui ont subi les perquisitions, à Exarchia et Petralona, alors que les flics étaient encore à l’intérieur à la recherche d’ « éléments de preuve ». De légers affrontements ont eu lieu avec les forces anti-émeute durant les rassemblements. Aujourd’hui (dimanche), les nouvelles sur l’arrestation des compagnons et sur les perquisitions à leur domicile par les flics ont fait les gros titres de la presse et des médias grecs…tandis qu’au même moment, le gouvernement grec acceptait un prêt du FMI.

Sur les accusations visant les 6 compagnons arrêtés à Athènes.

Selon les médias les accusations contre les 6 personnes arrêtées sont :

- participation à une organisation terroriste,
- tentative d’homicide en réunion,
- fourniture, fabrication et possession de matériel incendiaire/explosif, le tout en réunion,
- participation à une attaque explosive et dans une tentative d’explosion, auxquelles s’ajoutent quatre faits spécifiques :
- Dégradations produites par explosion
- possession illégale d’armes à feu

Tous les faits sont mis sur le compte de l’organisation Lutte Révolutionnaire, dont des actions remontant à 2003. Actuellement les 6 compagnons se trouvent à Evelpidon (Tribunal d’Athènes), tandis qu’à l’extérieur se tient un rassemblement en solidarité. Deux compagnons solidaires ont été arrêtés pour résistance et outrage à l’autorité publique. Les flics anti-émeute auraient fait de nombreuses charges pour disperser le rassemblement.

Traduit de l’italien, informa-azione, Lun, 12/04/2010.

***

Lundi 12 avril : chasse à l’anarchiste dans Exarchia, 70 arrestations

Lundi 12 avril dans la soirée, c’est la chasse à l’anarchiste qui s’est déchaînée dans Exarchia. Plus de 70 personnes ont été arrêtées et conduites au quartier général de la police d’Athènes.

Plus de 200 compagnon-nes ont manifesté devant le quartier général de la police d’Athènes pour exiger leur libération.

Indy Athènes.

*******

Mardi 13 avril : occupation du siège de l’Union des éditeurs de presse quotidienne (ESIEA) à Athènes

Quelques deux cent personnes ont occupé mardi dans l’après midi le siège de l’Union des éditeurs de presse quotidienne d’Athènes, en réponse aux flots de merde journalisto-policière que la presse a répandu ces derniers jours. Les médias ont notamment publié les noms et photos des personnes arrêtées avant même que la police ne s’en charge, relayant mot pour mot les accusations de l’Etat et présentant les compagnons comme coupables de chaque action mentionnée. Une banderole a été accrochée sur la façade : « Zéro tolérance pour la répression d’Etat ».

Liberté pour les révoltés inculpés La solidarité est notre arme

Trad. www.occupiedlondon.org/blog/

Une nouvelle fois présent-e-s le 9 mai…

Texte de l’appel à la riposte antifasciste, comme d’hab le 9 mai à Paris… LeGroupe Cheïtanov appelle à s’y rendre, même si, comme à chaque mouvement « unitaire », certaines des orgas signataires nous paraissent au antipodes de nos idées… 

 

Le 9 Mai: Riposte sociale antifasciste!

Depuis de trop nombreuses années, l’extrême droite radicale parisienne tente, avec plus ou moins de succès, de se réunir le 9 mai dans les rues de Paris, au prétexte de la mort d’un de ses militants en 1994. Depuis sept ans, nous nous mobilisons contre cette présence dans la rue.
De manifs en concerts, de rassemblements de solidarité internationale en défilés à la mémoire des résistants de la Seconde Guerre mondiale, nous avons affirmé une présence antifasciste dans les rues.
Comme rien n’est jamais gagné, cette année encore, nous serons présents le 9 mai pour signifier à l’extrême droite que, quel que soit son mode d’expression, par la rue ou par les urnes, nous serons toujours là pour l’empêcher d’agir
.

Le dernier scrutin a mis en évidence le maintien électoral du Front National. Dans le même temps l’activisme de l’extrême droite radicale prospère. Les agressions racistes (comme à Chauny, dans l’Aisne), les attaques envers des militants du mouvement social (comme à Lyon en mars) sont désormais légion. Les sirènes médiatiques se sont tues et pourtant, il est aujourd’hui plus que temps de réagir et d’engager une riposte antifasciste large et unitaire. La banalisation du racisme dans le discours d’une droite décomplexée, les dérapages verbaux d’élus ou de leaders politiques ont remis en selle et légitimé une mouvance politique que certains croyaient au bord du gouffre mais qui aujourd’hui s’exprime avec plus de virulence encore dans le discours comme dans les actes.

Non à la lepénisation des esprits !

Si nous nous mobilisons, c’est parce que cela fait trop longtemps que la parole raciste s’est libérée en France : la droite au pouvoir et la gauche qui prétend la combattre se sont accaparé de façon plus ou moins décomplexée les idées de l’extrême droite.
Les dérapages racistes se succèdent jusqu’à ne choquer plus grand monde. La traque des sans papiers s’intensifie et les pressions s’accentuent afin de criminaliser la solidarité. Le faux débat sur l’identité nationale a achevé de légitimer le discours que professe le Front national depuis 40 ans.
Si s’opposer à la présence de l’extrême droite dans la rue reste à nos yeux une nécessité, il faut dans le même temps dénoncer la lepénisation des esprits et l’offensive patronale contre le mouvement social, qui font toutes deux le lit du fascisme.

La crise sociale terreau de l’extrême droite

La crise sociale offre un terreau propice aux tenants du « chacun pour soi», aux replis communautaires et identitaire. L’extrême droite a toujours prospéré sur la misère et le chômage de masse. Les plans de licenciements qui se succèdent, les délocalisations lui offrent un contexte fertile. Les classes populaires payent encore et toujours l’addition des crises financières et capitalistes.
Lutter contre l’extrême droite, c’est aussi lutter contre les offensives patronales. C’est se battre contre la casse des acquis sociaux (retraites, sécurité sociale) hérités des luttes sociales et de la Résistance. C’est lutter aux côtés de la frange la plus précaire du prolétariat, les travailleurs sans papiers. C’est enfin lutter tous ensemble pour que demain ne soit pas pire qu’aujourd’hui!

Un combat internationaliste

Nous défilerons ce 9 mai en hommage aux combattants de l’Espagne de 1936 et de la Resistance, et à ceux de toutes les luttes anticolonialistes et anti-impérialistes: celles de Yen Bai de Sétif et de Guelma.
Nous marcherons en souvenir de toutes les victimes de l’extrême-droite, tels qu’Ibrahim Ali ou Brahim Bouarram, assassiné en marge d’un défilé du Front National.

Ensemble renvoyons le fascisme dans les poubelles de l’Histoire!


MARCHE ANTIFASCISTE UNITAIRE
Dimanche 09 mai 2009 à Paris
RDV à 14h au Métro Belleville

Premiers signataires :
Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFA), Alternative Libertaire (AL),
Association des Marocains de France (AMF), Confédération Nationale du Travail (CNT),  Fédération Anarchiste (FA), Fédération Syndicale Etudiante (FSE), Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS), Ras l’front Marne la Vallée (RLF-MLV), SCALP, SUD Etudiant-e, SUD ISS Logistique & Production…

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Paris : Zapata vit encore ! La lutte continue !

¡Zapata vive ! ¡La lucha sigue ! 

Paris : Zapata vit encore ! La lutte continue ! zapata-3

Aujourd’hui, 10 avril 2010, 91e anniversaire de lassassinat dEmiliano Zapata par les hommes de pouvoir du Mexique, nous avons décidé dinvestir le centre culturel mexicain à Paris pour rendre hommage aux rebelles qui, au cri de «Terre et Liberté», ont combattu le pouvoir et récupéré leurs terres communales spoliées par les grands propriétaires. Cest parce que la révolution mexicaine débutée en 1910 ne devait ni se limiter au renversement du régime antérieur ni à la simple signature en 1917 dune Constitution instaurant la réforme agraire que ces hommes et ces femmes restés rebelles furent pourchassés et assassinés par le nouveau pouvoir en place.

Cent ans après, rien na changé ! Largent et larrogance du pouvoir continuent à gouverner le Mexique, et pour satisfaire le capital international, les acquis révolutionnaires du début du siècle sont démantelés. En 1992, pour rentrer dans lAlena, Accord de libre-échange nord-américain, larticle 27 de la Constitution reconnaissant la propriété collective des terres est abrogé. La réforme agraire est officiellement abandonnée et la terre devient un bien vendable. LÉtat mexicain continue de traquer les rebelles. La corruption et le clientélisme gangrènent toute la vie politique.

Cest dans ce contexte quen 1994 surgit le soulèvement zapatiste. Ces nouveaux rebelles déclarent la guerre à lÉtat et aux riches sans vouloir prendre le pouvoir, et appellent les Mexicains à reprendre en main leur destin pour construire une alternative. Les zapatistes s’ouvrent à la société civile mexicaine tout en démasquant le faux dialogue de lÉtat mexicain et, surtout, résistent aux politiques contre-insurrectionnelles qui nont cesse de vouloir les éliminer.

Depuis 16 ans, ils luttent au quotidien sur leur territoire en renforçant lautonomie, lautogestion et leurs propres formes de gouvernement. Mais cela ne peut se faire de manière isolée, et cest pour cela que depuis 1994 ils cherchent à sassocier à tous ceux qui pensent quautre chose est possible.

En 2005, face aux magouilles de la vie politique et à limpossibilité de changer réellement les choses au travers du système électoral, les zapatistes proposent dans leur «Sixième déclaration», de renforcer les liens au niveau national et international entre ceux qui, en bas à gauche, combattent le système capitaliste. Cest à travers ce réseau de solidarité entre les résistances que lon appelle lAutre Campagne que se forge lespace pour construire un véritable plan de lutte.

La répression sabat depuis de manière extrêmement violente contre ceux qui au Mexique ont rejoint cette initiative. Au Chiapas, on assiste à une véritable réactivation de la stratégie contre-insurrectionnelle, en lien avec la volonté de mettre en place de nouveaux projets capitalistes dans la région.

Pour expulser les zapatistes des terres récupérées en 1994, pour installer un nouveau complexe touristique autour de Palenque et pour contrôler les ressources naturelles de la Selva Lacandona, lÉtat mexicain et ses alliés organisent et confèrent de nouveau une totale impunité à des groupes paramilitaires. À Mitziton, à Bachajon, à Jotola, à Amaytic et dans tant dautres localités, on ne compte plus les exactions des hommes de main de l«OPDDIC» et de «lArmée de Dieu», tandis quau niveau national on assiste à de véritables campagnes dintoxication médiatique visant à faire croire que ces conflits sont intracommunautaires, et à discréditer la solidarité internationale avec les zapatistes.

Tous ces signes laissent de plus en plus craindre une prochaine offensive militaire de lÉtat mexicain… Nous ne resterons pas spectateurs de ces événements !

Nous tenons le gouvernement mexicain responsable des conflits et de la violence visant à soumettre le Mexique «den bas».

Par cette intrusion, nous voulons manifester à nouveau notre solidarité avec ceux qui luttent avec dignité contre ces projets spoliateurs et destructeurs, et résistent aux manœuvres contre-insurrectionnelles de lÉtat mexicain.

En France et dans toute lEurope, nous restons attentifs à ce qui se passe et se passera…

Liberté pour tous les prisonniers de la lutte sociale ! 

Halte au harcèlement et aux manœuvres de contre-insurrection ! 

Abandon des mégaprojets touristiques au Chiapas ! 

Halte à lisolement et à lintoxication médiatique !

Solidarité avec les luttes sociales, lAutre Campagne et les zapatistes !


Comité de solidarité avec les peuples
du Chiapas en lutte (CSPCL, Paris), 12 avril 2010.


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