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Appel à solidarité internationale pour Giannis Dimitrakis, anarchiste grec emprisonné

Appel à solidarité internationale pour Giannis Dimitrakis, anarchiste grec emprisonné 2rea42c[Giannis Dimitrakis (30 ans), est un compagnon anarchiste qui a été condamné à 35 ans de prison pour le braquage de la National Bank à Athènes le 16 janvier 2006. Le procès d’appel commence le 28 avril...]

Cela fait maintenant plus de quatre ans qu’au matin du 16 janvier 2006, l’anarchiste Giannis Dimitrakis a été arrêté, grièvement blessé par des tirs de police, après le braquage d’une filiale de la Banque Nationale dans le centre d’Athènes.

A l’occasion du procès en appel le 28 avril 2010, nous appelons à des actions de solidarité internationale.

Cela fait maintenant plus de quatre ans qu’au matin du 16 janvier 2006, l’anarchiste Giannis Dimitrakis a été arrêté, grièvement blessé par des tirs de police, après le braquage d’une filiale de la Banque Nationale dans le centre d’Athènes.

Instantanément, une véritable tempête d’informations toutes faites s’est abattue ; informations systématiquement fournies par la police et consciencieusement relayées par les médias. Pour que d’autres camarades puissent être reconnus comme membres ou complices, la police a invoqué « le gang des voleurs vêtus de noir » auquel elle a attribué une série de vols et des liens avec des groupes révolutionnaires armés, ce qui lui a permis d’affirmer que l’ensemble du mouvement anarchiste et anti-autoritaire était étroitement relié au crime organisé !!! L’acharnement dans la chasse à l’homme, la diffusion de propos diffamatoires à l’encontre des trois complices présumés de Giannis (dont les têtes furent plus tard mises à prix contre d’astronomiques récompenses) ainsi que son arrestation – soit quatre de nos camarades connus depuis longtemps pour leurs activités politiques – visent, d’une part, à leur anéantissement par le recours au droit et permettent, d’autre part, de mettre en oeuvre un plan de lutte totale ayant pour but de miner le sens des luttes anarchistes, anti-autoritaires, et de classes pour mieux les criminaliser.

Dès le départ, l’Etat a manifesté envers Giannis une hargne sans nom, du fait de son positionnement politique revendiqué. Alors que la création d’un climat de désinformation par les médias allait croissante, le magistrat a tenté d’interroger Giannis sur son lit d’hôpital aux urgences, alors même qu’il état affaibli et que ses facultés de jugement étaient altérées par l’effet des médicaments. Les chefs d’accusation qui ont été retenus contre lui relèvent des lois « antiterroristes » ; ils ont rajouté six vols non résolus, une tentative d’homicide et du blanchiment d’argent. Giannis a probablement été le premier à effectuer de la détention préventive à la prison de haute sécurité de Malandrino où sont exclusivement détenus les condamnés. Il a été agressé par des gardiens, a subi les transfèrements abusifs, les mesures disciplinaires ; l’écrasante condamnation en première instance (chose inouïe : trente-cinq ans ferme pour vol !) et, énième provocation, la privation des droits élémentaires à préparer sa défense devant la cour d’appel rajoutent encore à l’acharnement contre lui.

Dans de telles circonstances, notre camarade a défendu dès le départ son choix d’avoir exproprié une banque sans exprimer aucun remords, tout en étant très clair sur ses motifs et ses intentions : l’acte qu’il a posé fait sens dans la critique et l’action contre le système d’exploitation et d’esclavage salarié, contre la casse sociale que produit la finance, de même qu’il s’inscrit dans une lutte sociale protéiforme.

De plus, dans l’univers sordide de la prison, notre camarade ne s’est jamais laissé défaire et est resté digne. Il a pris part à toutes les luttes de prisonniers qui ont eu lieu ces dernières années en Grèce. Il a fait des grèves de la faim – malgré des problèmes de santé récurrents consécutifs aux balles de la police – en solidarité avec ses codétenus, et luttant pour les conditions de survie et d’existence rendues difficiles dans l’emprisonnement. Avec d’autres antiautoritaires incarcérés, il a été un formidable relais lors du grandiose mouvement de prisonniers de l’automne 2008.

Pour toutes ces raisons – et parce que Giannis Dimitrakis et les trois autres anarchistes recherchés par la police sont des nôtres, camarades en lutte dans la diversité des combats menés pour la liberté – des actions de solidarité politique en leur faveur ont éclaté dans de nombreuses villes de Grèce. Depuis les affiches, les textes, les brochures, les flyers, les banderoles, les graffs, les attaques contre les banques, d’autres cibles économiques, ou des véhicules du gouvernement jusqu’à la massive participation publique dans les amphithéâtres, au rassemblement dans le centre d’Athènes et aux manifestations devant les prisons de Malandrino, Koridallos, Neapolis et Alikarnasso, les anarchistes et les antiautoritaires ont clairement montré comment ils souhaitaient répondre à leurs camarades retenus en otages par l’Etat.

Le procès en appel aura lieu le 28 avril, le verdict sera alors définitif pour notre camarade. Quatre ans après son arrestation, quatre ans après le début de cette répression acharnée, un an et quelques mois après la révolte de Décembre, la constance de l’Etat pour opprimer, marginaliser et criminaliser tous ceux qui luttent est évidente. Notre arme fondamentale contre cette politique est la solidarité en acte, par tous les moyens possibles.

Le procès en appel de Giannis Dimitrakis est d’une importance majeure, autant pour l’issue judiciaire de cette affaire que pour la manière dont nous allons – ou pas – laisser l’Etat nous détruire par ses expérimentations et ses manipulations.

A l’occasion du procès en appel le 28 avril 2010, nous appelons à des actions de solidarité internationale. Des collectifs et des camarades organisent des manifestations et des actions à partir du mardi 27 avril, partout en Grèce. Cette démarche prendrait tout son sens si vous pouviez, en plus, organiser des actions ce jour-là (ou à cette période) où que vous habitiez ; sous la forme, par exemple, de manifestations devant les ambassades et les consulats grecs. De telles actions nous seront un signe manifeste de solidarité et revêtiront une importance particulière à nos yeux.

Salutations fraternelles,

Assemblée pour la Solidarité

Athènes, Grèce.

Nous ne les abandonnerons pas!

suite à l’expulsion de Ziyed Tlili,
Conférence de presse sur les marches de la Préfecture, Bd Desaix à Clermont-Ferrand,
lundi 12 avril 2010 à 17 heures,
et réunion RESF-RUSF 63 au Centre Jean Richepin,
rue Jean Richepin (locaux de LDH, 2e étage) à 18 heures. 

Ziyed Tlili, étudiant sans-papiers clermontois, défenseur et porte-parole des sans-papiers, victime de l’acharnement du Préfet Stefanini, a été expulsé vers la Tunisie samedi 10 avril 2010, le premier jour des vacances universitaires, après avoir passé 20 jours en centre de rétention en Lyon.
Le Préfet est resté sourd aux soutiens des collectivités – Mairie de Clermont-Ferrand, Conseil régional, Conseil général -, des parlementaires et sénateurs qui défendent l’étudiant, de l’Université, de sa présidence, de son conseil d’administration et de l’équipe pédagogique, des associations, de toutes les instances démocratiques et les organisations citoyennes qui exigent la régularisation de Ziyed.
Il a décidé, envers et contre tout, de faire de l’expulsion de Ziyed un exemple, après avoir organisé son arrestation par des policiers en civil, le 16 mars, suite à un « rendez-vous », la veille d’un débat sur la situation des sans-papiers auquel l’étudiant devait participer:
http://resf.rusf63.free.fr/spip.php?article143
Cette arrestation et cette expulsion se veulent les signes d’une fermeté aveugle face aux sans-papiers, en particulier contre ceux qui estiment de leur devoir de faire connaître la situation humaine qu’ils endurent, qui ne se cachent pas, qui refusent la clandestinité et la peur, et qui répondent aux questions des médias : qui viennent témoigner de ce qu’est, dans la réalité humaine, une politique de l’immigration qui se masque sous des quotas.
Joseph, étudiant d’origine libanaise, titulaire d’un master d’informatique et d’un master de gestion et administration des entreprises, a été arrêté vendredi à Clermont-Ferrand. Transféré au centre de rétention de Lyon, il est actuellement libéré et assigné à résidence.

 

Pour soutenir Ziyed, Joseph, Youssouf, Salima et Selma, la famille Torossian, et tous nos sans-papiers, soyons nombreux lundi.

Manif antifa à Lyon


Manif antifa à Lyon arton7169

 

Samedi 10 avril, plus de 2.500 personnes ont répondu présent à l’appel antifasciste unitaire qui faisait suite à une série d’attaque des nazillons sur Lyon. Manifestation à travers la presqu’île et le Vieux Lyon et prises de parole derrière une banderole unitaire « Ripostons au fascisme ». Récit et photos.

La manifestation, partie sur les coups de 15h de la place Bellecour, a rejoint le Vieux Lyon et la place Saint Jean, lieu connu pour sa fréquentation par les nazillons et par le fait que s’y est produit une des dernières attaques attribuées aux fascistes.

Sur place, entre les drapeaux noirs, ceux de la CNT et des autres organisations et les banderoles antifasciste, une prise de parole a eu lieu, afin de rappeler les dernières exactions de l’extrême-droite lyonnaise et la nécessité du combat antifasciste. Les slogans rappelant que « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève » ou la nécessité de la lutte sociale face à l’état et aux fascistes, ainsi que la solidarité avec les sans-papiers et les travailleurs immigrés, ont fusé pendant plusieurs minutes.

Le cortège, divers tout autant que déterminé, des militantEs du Pink Bloc à celles et ceux du groupe antifasciste radical Les Voraces présents en nombre et masqués comme une partie du cortège, a ensuite repris les quais de Saône en direction de Saint-Paul entre fumigènes et slogans antifascistes. Arrivés à proximité de la place Saint-Paul et du pont menant à l’Hôtel de Ville, le service d’ordre de la manif, alerté de la présence de quelques nervis fascistes cachés derrière des gardes mobiles, a formé un bloc pour y faire face, de même qu’un grand nombre de manifestantEs.

La petite quarantaine de fachos, hools de Gerland et identitaires, s’époumonaient à brailler « bleu blanc rouge, la france aux français », rapidement couverts par les slogans des manifestants : « alerta alerta antifascista » « No pasaran » et autres « antifa ».
Les mobiles, après avoir fait un double rang entre les nombreux manifestants et le petit groupe de fachos, ont fini par faire reculer de quelques centaines de mètres les fafs, après que de nombreux projectiles divers soient tombés indifféremment sur les flics et les fachos.

Au bout de quelques minutes, les manifestants abandonnent les fachos à leurs cris réactionnaires et poursuivent la manifestation en direction des Terreaux, puis des Cordeliers, où a eu lieu une dernière prise de parole avant la dispersion de la manifestation.

Face aux exactions violentes de quelques nervis d’extrême-droite, les manifestants ont répondu par l’affirmation politique et populaire d’un antifascisme sans concession.

Aujourd’hui comme hier :
Pas de fachos dans les quartiers,
Pas de quartier pour les fachos !

No Pasaran !

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Banderole unitaire
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Pink bloc !
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Prise de parole place St-Jean
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place st jean
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Le premier rang de la manifestation face aux fascistes
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La manifestation face aux fascistes
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Les manifestants observent depuis le pont les quelques fafs éparpillés sur le quai
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Le groupe de fafs sur les quais de saône
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Des membres du SO
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Basta Exploitation!

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Aujourd’hui, une dizaine de libertaires et d’ anarchosyndicalistes se sont rassemblé-e-s devant le Start People de Montferrand, afin de relayer la journée internationale de lutte contre l’entreprise d’intérim.

En effet, les dirigent-e-s de la boîte ont profité de la crise chez Qualytel, ont prétexté que les salarié-e-s étaient surpayé-e-s pour baisser les salaires à 7,99e de l’heure. Des compagnons anarchistes ont refusé et leursalaire fut à nouvé baissé, 7,27e de l’heure… Une adhérente de la CNT/AIT de Saragosse s’est finalement fait lourdée…

Des journées d’actions ont eu lieues dans toute l’Espagne, mais aussi à Caen. S’attaquer à l’une d’entre nous, c’est s’attaquer à toutes et tous!

Nous nous sommes donc rassemblé-e-s devant le Start People, expliqué aux salarié-e-s pourquoi on était là, et diffé une centaine de tracts aux passant-e-s, avec beaucoup de réactions positives!Pendant que les capitalistes s’empiffrent, la classe ouvrière est jetée à la rue, et surexploitée. Il faut lutter partout, tout le temps et en toute circonstance, jusqu’à la disparition totale du capitalisme, pour une société libre, une société libertaire!

 

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Cette France qui pue…

(Texte de compagnons lyonnais, croisé-e-s au détour d’une manif contre l’Etat raciste et sécuritaire…)
Et ses relents d’égouts nauséabonds d’il y a plus de soixante ans, nous donne envie de gerber !
Ils reviennent au galop ! L’hymne, le drapeau, la patrie, l’identité nationale…
Les CRA, les prisons surchargées
En 2009 un record : plus de 800000 GAV
Des crimes absous : des gens meurent lors de courses poursuites, des gens meurent lors de GAV, des gens meurent en prison, des gens meurent dans la rue ou à leur domicile
Et toujours la Gestapolice innocemment qui entonne le même refrain :
« Il est tombé par terre ; c’est la faute à …cerbère

« Tombé dans le ruisseau, c’est la faute à… pas de pot 
La Gestapolice et ses milices « d’identitaires » qui ressurgissent sur tout le territoire, qui frappent, attaquent en toute impunité, le pouvoir ravi que le « boulot » de ses brigades anti émeutes soit peaufiné par des « petites mains » qui essaient de semer la terreur dans les rangs de leurs opposants!

De la montée de l’immonde, soutenue par les gouvernements, rejaillit l’extrême droite ? Rat puant devenu bras armé de sournoises démocraties.
Dernière gâterie en date, la super brigade anti émeute entraînée façon GIGN : cette fois, carrément les pitt bull sont lâchés ! Ca va être saignant!
Toute une panoplie de petits « joujoux » pour équiper « superman » et « superwoman »  naissent de l’imagination fertile de « savants fous » : Pas encore utilisés en France ? Les négociations sont en cours !

- Canon à son : Le LRAD. Cette arme de guerre classée comme non mortelle permet de contrôler et disperser les foules. Il tire un faisceau sonore concentré vers sa cible et émet un son strident d’une violence insoutenable. Lors du dernier sommet du G20 à Pittsburgh  en septembre dernier, les alter mondialistes ont pu se familiariser avec cette nouvelle trouvaille.

-  Canon laser vomitif  qui fait vomir celui qu’il atteint : Censé être utilisé contre les pirates, il pourrait également servir à protéger des installations sensibles comme les aéroports, les centrales nucléaires. Il affecte la vision de ses victimes, les rendant «nauséeux et désorientés». Sa portée est de 4 km.

- Le laser pour abattre les moustiques en plein vol, (pour lutter contre le paludisme ?) dispose d’une sécurité pour ne pas tirer si autre chose qu’un moustique se trouve dans la zone sous surveillance !!!.

Science fiction ? Que nenni ! Que nous concoctent t’ils encore ?

C’est l’affolement, ça court dans les couloirs, l’antiterrorisme est leur dada, leur cheval de bataille : cheval de Troie où ils se terrent pour assiéger, pressuriser, malaxer, pétrir à leur convenance des cerveaux embrumés, voiler des yeux qui ne reflètent plus que la vision de leur  monde étriqué, étiqueté, déshumanisé.

Le pouvoir a choisi pour « dialogue »  le bâton, la violence et des sbires fanatisés par ce gouvernement réactionnaire qui promulgue à tour de bras lois, décrets qui n’ont pour finalité qu’une répression de plus en plus sauvage et étouffante.
Une multitude de fichiers qui nous mettent à nu, des mouchards, des caméras, la délation est encouragée et conseillée !
Qui aurait pu croire au retour en force de l’obscurantisme, de la barbarie, toute cette abjection de l’espèce humaine.
Les barbares renaissent de leurs cendres. ! Ils déferlent sur nos vies ! Leur dieu « argent » est tout puissant et tel une horde sauvage, ils  écrasent tout sur leur passage au nom de l’invincibilité  qu’il leur confère.
Tous en font leur référence, les « grands » qui dilapident sans compter sur le dos des « petits » pris au piège des affiches mensongères qui leur font miroiter un bonheur qu’il accouchent dans la douleur sous le regard méprisant des sangsues qui boivent jusqu’à la dernière goutte de leur sang.
Avec cet argent qui pourrit nos existences, ils achètent des armes, exacerbant, créant des guerres, maintenant des dictatures en place, échangent des armes contre des  matières premières, asservissant des populations qui comptent le moindre grain de riz pour ne pas crever de faim .

Le tourisme de masse pleure devant des ventres boursouflés, des yeux dévorés de larves.
Ils installent une terreur planétaire sous le regard complaisant de l’occident et leurs vassaux  qui à l’excès laisse perdurer une situation de chaos mondial.
La terre, cet enfer !
Une nouvelle forme de lutte doit naître.  Nous devons relever le défi.
Un réseau de réfractaires essaie de contrarier  leur projet de domination totale, tisse sa toile qui s’étend déjà sur plusieurs continents.
Luttons avec des armes qui ne sont pas les leurs : Pas de teasers,  tonfas, flash-ball, gun.  
Luttons pour un monde sans barrière, sans argent, sans armée, sans police, sans religion, tout ce falbalas qui fait peser sur les épaules du troupeau mené à l’abattoir le poids d’un joug qu’ils voudraient inébranlable.
Ne tombons  pas dans le piège de la soi-disant démocratie où les magouilles électorales, les petits arrangement entre amis (droite, gauche, ils s’en foutent, vive la copulation) permettent de désigner le bouffon, le fou du  « roi-pognon ».
Qu’importe les étiquettes.Ils vont dans  les mêmes écoles (ENA, HEC, Haward, Eton…), leurre pour faire croire à leur supériorité à des populations incrédules persuadées qu’ils sont plus aptes qu’eux-mêmes à contrôler leur vie.
Resserrons nos réseaux, nos affinités, pour les rendre plus sûrs et efficaces.
Face à ces nouveaux barbares, il n’y a pas d’état d’âme à avoir.
 Ecroulons leur système

NON A LA FRANCE QUI PUE, NON AUX BARBARES :

Herope
femto anarchiste

www.fa-heropelyon.fr.gd

Comme une lettre à la poste…

«Peut-être qu’éblouis par les effets spéciaux du spectacle, nous sommes les premiers à peu croire aux conséquences de nos actions (nous laissant aller à l’à peu près), ou bien à en exagérer la portée (nous laissant prendre par l’illusion médiatique). Il y a des conséquences qui continuent à produire des causes.»


Une dépêche AFP du 27 mars nous apprend que la «FAI» (Fédération Anarchiste Informelle) vient de revendiquer une série d’actions postales, dont l’envoi d’un colis piégé destiné à Roberto Maroni (ministre de l’intérieur italien et membre de la Ligue du Nord) qui a explosé dans un centre de tri, blessant légèrement un employé de la Poste italienne aux mains (voir Le Parisien par exemple).

Regardons les choses franchement : Des anarchistes ont visé le ministre de l’intérieur, et ont blessé un postier. Accident ? Cela fait pourtant des années que la pratique du colis piégé est critiquée par des compagnons. N’est pire sourd que celui qui se bouche les oreilles à la glue.

Laissons l’imagination faire son œuvre : le postier est légèrement blessé. Bon. Et s’il l’avait été plus gravement ? Quelle marge d’erreur un anarchiste doit il se laisser quand il est question de dommages collatéraux ?

Parlons un peu de responsabilité individuelle. Maroni a été attaqué en tant qu’individu, et un individu n’ayant rien à voir avec les responsabilités de Maroni a été blessé. Non pas qu’un postier ne peut avoir des raisons de se faire haïr (par une certaine pureté prolétarienne, par exemple), mais que les auteurs du colis savaient pertinemment qu’il risquait de s’embraser au centre de tri ou dans un autre endroit dans le genre. Mettant en danger des individus dont ils ne savaient rien des choix et des responsabilités. Et tant qu’à parler de responsabilité, il faudra bien prendre les siennes un jour.

On se plaindra du traitement médiatique, mais reste que ce genre d’action est une aubaine pour les journaflics, puisqu’ils sont possesseurs de la parole publique, de nos jours gris. C’est pour cela qu’il serait bon que les anarchistes se saisissent, vite, du débat. Pensant que les fins sont indissociables des moyens, et que la seule guerre dans laquelle nous devons nous impliquer est la guerre sociale -– et non la guerre civile de tous contre tous, où la vie d’un postier inconnu nous est aussi indifférente que celle d’un fasciste ministre de l’intérieur, nous pensons qu’il est urgent de se détourner de ce type d’actions digne d’un mauvais film de gangsters.

Car agir et lutter est plus urgent que jamais. Comme l’indique une lettre de la FAI, «on viole dans les centres d’identification pour les étrangers, Maroni est complice». Qu’ils s’appellent CIE, CRA ou centres fermés, les prisons pour étrangers méritent une lutte déterminée contre leur existence et contre ceux qui les gèrent et s’engraissent sur elles. Autant que cette lutte soit claire sur ses buts et ses pratiques. On ne combat pas des gens qui mutilent et tuent dans le tas en mutilant et en tuant dans le tas.

La lutte pour la Liberté de chacun, ce n’est pas un affrontement entre deux bandes rivales, où tous les coups seraient permis. C’est une lutte contre l’autorité, qui devrait se défaire des stigmates des officines autoritaires et de leurs pratiques : frappe dans le tas, lutte armée spécialisée, organisations («in»)formelles et tutti quanti.


Si les méthodes de lutte laissent entrevoir la vie pour laquelle nous nous battons, alors la pratique des colis piégés laisse entrevoir une vie de guerre civile et de peur.

Pour un monde sans sujets ni richesses, sans dieux et sans guerres.


Indymedia Nantes, 28 mars 2010.

Sur les murs, quelque part en France…

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Mort au Punk!

Pékatralatak était un groupe anarchopunk végétarien, à tendance terroriste (putain tout ça!!). Je propose de partager ici leur analyse du « mouvement punk » (si tentait que ça a existé ou que ça existe encore), et de sa position dans le système capitalo-consumériste. En effet, le Punk et l’Anarchie ont beaucoup de points communs, et ce n’est pas pour rien qu’il existe tant de groupe anarchopunks (pas ceux de la télé et des journaux évidemment). Comme le punk, l’anarchie est victime de récupérations et d’incompréhensions volontaires par celles et ceux qui permettent à ce système abominable de rester vivant. 

 

Il y déjà bien des années, CRASS chantaient « Punk is dead », le punk est mort. Aujourd’hui, on a envie de leur répondre que si ils constataient l’agonie d’un mouvement voué à une récupération certaine, il serait peut être temps qu’il finisse par crever réellement, il serait peut être temps de l’achever, une bonne fois pour toutes. Pour recommencer à avancer, inventer et à proposer de nouvelles aventures excitantes.Mort au punk !Que sommes-nous donc devenus ? De l’article du magazine de la Fnac aux multiples références dans les médias, des tournées d’Offspring à Punk Rawk Sound, division d’une grande maison d’édition publiant à chaque caste juvénile son support glacé, de Métal machin spécial Black à Groove Bidule, pour en arriver à Rock sound et ses petits frères, le spécial Punk, le spécial Fille… Tout le monde a son CD promo et chaque groupe peut avoir sa page inepte où se mélangent photos sans intérêts et pseudos interviews forcément creuses. Qu’est ce que tu fais ? Du punk rock ou du hardcore ? un groupe de fille ou tu chantes en anglais ?

EXTRAIT D’EPOK

LE « MAGAZINE » « CULTUREL » DE LA FNAC:

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Choisis ton créneau et exploite le, rentre dans le circuit de la consommation. Le groupe de cave cherche a faire la première partie du groupe HXC à la mode dans sa région, qui lui rêve d’avoir un label et de contempler ses galettes à la Fnac pour pouvoir goûter à ce que vivent ceux qui en font leur bizness, qui eux mêmes cherchent tous à être les Offspring de l’année. Les motivations sont le plaisir et la fête au début, puis il faut rentabiliser l’affaire, faire tourner la baraque et réussir. Réussir quoi ? D’avoir assez de fond pour pouvoir acheter le plus d’espace dans la presse spécialisée, qui permettra de lancer les ventes et d’être crédible face aux distributeurs et à la Fnac. Au fait, le punk il dénonçait quoi ? Non il dénonçait rien du tout, c’est pour le fun ! Désolé, le fun à ce prix là, c’est pas pour nous. Les premiers punks ont créé une réaction face à la sclérose du rock’n'roll, elle aura pas mit vingt ans à le rejoindre. Depuis longtemps le punk fut soumit à des attaques en règle du système, exploitation d’une certaine image (chaos, bitures, bastons et crêtes multicolores) dans des dizaines de films, de publicités, phagocytant ce qu’ils véhiculaient alors (non tous les punks ne sont pas à l’image d’Exploited). Le punk est réduit à un cliché : la crête, la canette de bière et le blouson à clou, toujours dans le fond de l’image pour rendre crédible une scène urbaine. Ou alors souvenez vous des pubs Vogica (« Adapté à vot’look ») Duracel (le punk condamné à écouter de la musique classique) où le punk apparaît tel qu’on veut qu’il apparaisse, grossier, méchant, stupide, s’exprimant avec difficulté et voulant faire peur (à noter une petite évolution, aujourd’hui il ferait plutôt rire -cf pub RTL où on voit une photo d’un punk dans un musé – c’est la caillera de banlieue qui impose dorénavant la terreur). Souvenez vous de « Class 84 », voilà l’image que la société a voulu imposer du punk. Par contre, l’image du punk militant ou artiste, ayant un discours soutenu (comme les tableaux collages de Gee de Crass, les textes et la philosophie de Conflict, l’engagement de Oi Polloi, ou la verve politique de Jello Biafra…) est évidemment occulté. Alors, aussi sûrement que les flics arrivent à noyauter toutes organisations syndicales, ce que représente le punk et l’Anarchie aussi, ça n’appartient plus à ceux qui font le mouvement, il en résulte une assimilation avec des notions de violence, de chaos, de défonce… Pour vendre on est toujours prêt à montrer un punk à clichés, qui devient une icône moderne, un mythe aux multiples interprétations. Alors tous ceux qui veulent exister et représenter une menace pour leur entourage savent qu’il suffit d’endosser le costume, pour eux comme pour le quidam son apparence représentera le message calibré et reconnu qu’il veut faire passer, aussi facilement qu’avant-hier on a construit les skinheads racistes avec les unes de l’Evénement du jeudi, ou hier avec les cailleras pitbullées mises à l’honneur dans tous les médias français… Depuis longtemps beaucoup se battent pour que ceux qui font la scène soient plus conscients, alors que le simple fait de rentrer dans cette scène et de partager les idéaux qui sont les nôtres, devrait être motivé par une conscience latente qui fait que l’on refuse les compromis avec cette société qui n’offre que le point de vue capitaliste. Si le punk n’est pas un étendard « contre » qui permet de développer une philosophie « pour », alors qu’est ce qu’on fout ? Nous, on se sent plus proche de Noam Chomsky que des Casualties, plus proche de ce que raconte Huey Newton que de ce que raconte Wattie…

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Mort au punk !

Si l’on ne souhaitait que la mort du punk commercial, du punk de carte postal, du cliché punk qui nous colle au cul, dès que on y est assimilé, ce serait stupide et ce serait refuser de voir certains échecs du mouvement. On peut retrouver dans le livre de Profane Existence (« Making punk a threat again »), un article intitulé « Abolish the white punk » où l’auteur s’interroge sur le profil moyen du punk de base : à savoir un garçon « blanc » d’une vingtaine d’année. Le manque de présence dans les communautés étrangères (le punk est il la musique des « jeunes blancs révoltés » comme le reggae serait la musique des « jeunes noirs révoltés »  comme on peut parfois tristement l’entendre, einh?), le fait que les « filles » doivent encore aujourd’hui prouver leurs capacités par rapport aux « garçons », qu’un groupe composée de filles doit se justifier (de quoi ? D’être des filles, vous savez les gens bizarres qui ont pas de bite) l’homophobie latente toujours présente… Tout ceci représente des échecs, ou plutôt des lacunes. Tout le monde s’échine à copier ce qu’on fait les autres, tellement de monde nous a qualifié de sous-béru et pourquoi pas, mais si on accepte l’influence, elle est quand même un peu limitative (j’ai toujours cru qu’on faisait du sous-ludwig), et combien font du sous-Ramones, du sous-Mötörhead, du sous-Exploited… ? Les groupes tendent, chacun dans leur style, à se ressembler énormément… Alors qu’il ne devraient y avoir que des groupes avec des identités propres et que les styles punkrock, grind, crust, hxc, émo, straight, altérnatif… devraient être détruits, on pourrait peut être s’éclater un peu plus les uns les autres… plutôt que de se morfondre chacun dans sa grotte. Est ce que notre mouvement n’est devenu qu’un catalogue de la musique hardcore où chacun viendrait faire ses courses et se fidéliserait à sa caste comme on préfère Flunch à McDo ? Allez, les crusties chez les crusties et les punkrockeurs chez les punkrockeurs ! Quelle bel exemple et quelle belle illustration des textes de nos chansons…

Mort au punk !

Dans 10 ans, les vieux punx seront aussi pathétiques que les vieux rockeurs qui vont voir Johnny, le punk d’aujourd’hui n’est il pas devenu le rock d’hier, le rock à Papa ? Dans 10 ans, à la place d’Offspring c’est Extreme Noise Terror qui passera en bande d’ambiance à Auchan. Dans dix ans, le punk sera une vieille histoire.

Mort au punk !

Et pour ceux qui penseraient qu’on est parti en croisade pour sauver le punk, ils se trompent, on se sent pas le talent ou l’énergie de le faire. Juste on donne notre avis et vous attendez pas à ce qu’on collabore sans rien dire. On a rien inventé, beaucoup en on déjà parlé et l’on déjà chanté et Crass les premiers il y a maintenant plus de 20 ans ! On pourrait évoquer le groupe graphique Bazooka qui maniait la provocation et le terrorisme artistique… (on a pu voir une interview lors du « spécial destroy » de L’œil du Cyclone) On aurait pu citer les Dead Kennedys (ancienne version bien sûr !) et leur morceau « Chickenshit conformist » (« Bedtime for Democracy » 1986), on aurait encore pu citer le morceau « Rip Off » de Defiance (contre Rancid et Epitaph, sur leur LP « No Future no hope »)… Vous pouvez jeter un œil à une excellente interview croisée entre Boycot et Epitaph dans le Profane Existence #35 (Avril 98)… Je pourrais surtout tirer mon chapeau à Active Minds (surtout leur EP « Dis is getting pathetic », avec entre autres une chanson très critique sur le phénomène Disclône) pour leur démarche et ce qu’elle nous inspire, dans le fond et dans la forme. Car même si notre optimisme anarchiste nous pousse à toujours tout voir en noir, si on a eu envie de faire ce projet et de faire ce zine, c’est grâce à eux et à elles. Aujourd’hui NoFx est au top, demain, lorsque le vent aura tourné et que les kids écouteront autre chose, nous, on sera toujours devant nos amplis et derrière nos ordinateurs. Détruisons ce qui nous enferme et essayons de voir plus loin…

Mort au punk !

Après dix ans de vie commune avec le punk (rock, as fuck…), je m’interroge toujours, au début, c’était une certaine démarche s’affirmant au travers d’un style particulier qui, en rupture totale avec ce que je pouvais connaître, m’a séduit. Chemin faisant, j’ai affiné mes convictions politiques ou artistiques en rencontrant de nombreuses personnes, différentes, qui par l’intermédiaire d’un zine, d’un concert ou d’un groupe m’ont permis de façonner ma propre culture militante et de me diriger vers d’autres gens ou luttes qui ne s’étaient pas forcément intégrés au punk mais que le punk avait souvent intégré (Chiapas, Black Panthers…). Après dix ans, qu’ais-je retenu ? Ou que faut il retenir ? Des crêtes mémorables, des dépouilles fantastiques, des gerbes en concert à se pisser dessus, des looks impossibles, des ambiances hallucinées ? Tout ça fait partie de mes meilleurs souvenirs, d’amitiés ou d’autres mais fondamentalement, tout ceci n’est que folklore et bon temps… C’est déjà beaucoup mais c’est insuffisant. Non, ce que j’ai appris, c’est comment et surtout pourquoi militer. Pourquoi arrêter de manger de la viande, pourquoi faire des disques à prix quasi coûtants, pourquoi et comment faire un groupe punk et surtout comment arriver à vivre dans ce monde hostile, le punk m’a offert des armes pour me défendre. On a choisit la voie d’une certaine ghettoïsation tout en restant ouvert et attentif à tout ce qu’on rencontre. On a pas de réponse globale toute faite à la merde qu’il y a en face de nous, mais on a pas de scrupules et on ne se sent pas coupable, on rejette la tradition judéo-chrétienne et on a pas l’ « esprit de clan ». On revendique simplement le droit d’ouvrir notre gueule, on en sait pas forcément plus que tout le monde mais on aime ça. Notre message, il évoluera mais il changera pas, quelques soient les provocations par lesquelles il doit passer ! Et si y’en a que nos provocations choquent, on voudrait rappeler que c’est une de nos armes, comme l’autodérision, et que la provocation doit être assumée, quand on dit « Mort aux punx » on écrit un texte dessus qui essaie d’expliquer sincèrement notre message, après, quand on chantait « Mort aux flics », c’est (paradoxalement) beaucoup moins évident de se justifier concrètement. Une petite anecdote, pour la pochette précédente, j’avais eu une idée : dessiner un camp de concentration avec des flics comme victimes et des punx comme gardiens, le camp devait rappeler totalement ceux des nazis. C’était un grand dessin bien provo que j’ai pas fait. Pourtant se mettre en face de ce qu’une phrase comme « Mort aux flics » entraîne est peut être pas inutile… pour se rendre bien compte de ce qu’on dit. Méfions nous des idées simples et des slogans… A ce propos, le slogan « Mort au punk »… Doit il être pris au même niveau que « Mort aux flics » ? Je pense que si vous nous avez lu jusqu’ici vous avez saisi not’propos… et pour ceux ou celles qui penseraient réellement qu’on souhaite la mort violente de tou(te)s les punx du monde, le soir, quand vous vous endormirez veillez à ce qu’un croque mitaine cagoulé ne cherche pas à vous égorger !

Mort au punk !

Pensez à un groupe comme Rage against the machine, pur produit commercial, mais avec un discours contestataire militant, qu’on ne peut pas remettre en cause… Avez vous vu Zach prendre la parole aux conférences de soutien pour Mumia Abu Jamal ? Le vieux mythe du « changement de l’intérieur » : se révolter ou pratiquer la contestation dans le système, au sein de celui ci n’aboutit qu’a une seule chose : l’assimilation de l’idée même de « révolte » par le système. Celui ci préfère créer son propre ennemi, ses propres épouvantails pour pouvoir fédérer, assimiler, contrôler et donc diriger (j’ai dit « digérer » ?) ses ennemis, leur faire bénéficier d’un statut social preuve que le Révolté ne représente plus une menace contre le système mais une excroissance monstrueuse de celui ci. Ainsi ceux qui seraient tenté de vouloir remettre en cause seraient happé par une contestation elle même créée pour canaliser et faire vivre un semblant de révolte, soupape de sécurité, fusible du système qui lui permet de contrôler les séditieux. Dans « 1984 » d’Orwell on voit bien commnt Big Brother créé lui même un réseau de résistance pour que personne n’échappe à son contrôle, même ceux qui le fuit. Le système se croit omnipotent, il croit que rien n’existe à part lui, qu’en dehors de lui point de salut… Le fait alors d’exister en dehors du système, l’existence même de cette possibilité représente la plus sûre des menaces, la preuve que sa prétendue omnipotence n’est qu’un mythe. Les Révoltés de tous bords n’ont qu’une mission, être incontrôlables, non assimilables. La philosophie punk ne devrait pas oublier les buts qu’elle s’est créée, car aujourd’hui elle tend sérieusement vers la bouffonnerie pure. De son héritage situationniste, le punk a oublié la notion de « refus total »…

Mort au punk…

Le système créé ses étiquettes pour tout assimiler comme un monstre énorme qui engloutirait tout sur son passage, refuser les étiquettes doit donc être prit comme une action révolutionnaire, critiquer ce que nous ne remettons jamais en question doit être prit aussi comme une action révolutionnaire, pas comme un blasphème, le punk rock n’est pas une religion.

Mort au punk, mort au système.

Pekatralatak – 2001

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Chose promise ….

Longtemps le Pape n’a pas pipé !

 

aujourd’hui ébranlé par les scandales pédophiles

qui salissent la robe du clergé et pourraient 

l’éclabousser , le Pape dit son remord et sa honte

Chose promise ....

Tipiac le pirate

Appel des camarades italiennes : Mobilisons-nous pour qu’ils ne volent pas d’autres mois de sa vie à Joy

Appel des camarades italiennes : Mobilisons-nous pour qu'ils ne volent pas d'autres mois de sa vie à Joy messaggiodadentro

 

Je vous transmets l’appel à solidarité de camarades italiennes par rapport à la situation de Joy. Joy est une jeune femme nigériane dont l’histoire, depuis son inculpation lors des révoltes qui ont eu lieu l’été dernier dans les centres de rétention en Italie, est devenue emblématique dans les luttes contre l’exploitation et la violence subies par les femmes migrantes mais aussi dans les luttes contre les centres de rétention et les expulsions.

Liste de diffusion Migreurop, 3 avril 2010.


Le‭ ‬12‭ ‬avril,‭ ‬prendront fin les‭ ‬60‭ ‬jours d’enfermement infligés à Joy‭ [Joy est une des retenues qui ont pris part à une des grandes révoltes dans les centres de rétention italiens qui ont éclaté l’été dernier,‭ ‬en l’occurence celle du‭ ‬13‭ ‬août‭ ‬2009‭ ‬au CIE de la via Corelli à Milan.‭ ‬Son témoignage lors du procès de cette révolte l’a rendue tristement célèbre‭ ‬:‭ ‬comme plusieurs autres retenues,‭ ‬elle a été victime de violences sexuelles répétées,‭ ‬infligées par l’inspecteur-chef du centre milanais,‭ ‬Vittorio Addesso.‭ ‬Ses efforts,‭ ‬et ceux des autres retenues conçernées,‭ ‬Helen,‭ ‬Debby,‭ ‬Florence et d’autres pour le repousser,‭ ‬leur ont d’ailleurs valu toutes sortes de vexations,‭ ‬dont des matraquages alors qu’elles étaient menottées.‭ ] ‬le‭ ‬12‭ ‬février dernier,‭ ‬lors d’une audience de validation faite à la hâte immédiatement après son transfert de la prison de Côme au CIE de Modena et sans que ses avocats aient pu être présents.‭ Très probablement,‭ ‬quelques jours avant l’expiration de ce délai,‭ ‬la police demandera au juge de Modena de signer une prolongation de sa rétention pour‭ 60‭ ‬jours.‭ ‬Et le juge signera sans sourciller,‭ ‬comme toujours.‭

Il s’agit des automatismes‭ «‬bureaucratiques‭» ‬qui,‭ ‬grâce aux nouvelles règles introduites avec le‭ «paquet sécurité»‬,‭ ‬arrivent à‭ ‬voler jusqu’à six mois‭ ‬de‭  ‬vie aux femmes‭ ‬et‭ ‬aux‭ ‬hommes migrant/es enfermé/es dans l’un des‭ ‬treize‭ ‬camps répartis sur tout le territoire italien,‭ ‬avant de les expulser.‭ Automatismes qui nous rappellent l’appareil bureaucratique qui fit fonctionner les camps‭ ‬concentrationnaires,‭ ‬la‭ «‬banalité du mal‭» ‬qui cache la férocité d’un racisme institutionnel et de ses exécuteurs,‭ ‬aujourd’hui comme hier.‭ ‬Automatismes‭ ‬contre lesquels se révoltent,‭ ‬à juste titre et de plus en plus fréquemment,‭ ‬des centaines d’hommes et de femmes incarcérés dans ces camps mis en place par l’Etat et soumis/es à des humiliations quotidiennes,‭ au harcèlement,‭ ‬aux vexations,‭ ‬à la brutalité et à la violence.‭

Joy,‭ ‬comme beaucoup d’autres femmes détenues dans les camps pour les migrants,‭ ‬aurait droit à un permis de séjour en tant que victime de la traite et de l’esclavage humain,‭ ‬mais elle est mise en cage,‭ ‬enfermée dans un circuit infernal qui lui fait faire des allers-retours entre les centres de rétention et la prison depuis le‭ ‬26‭ ‬juin‭ ‬2009.‭ ‬Ce jour-là,‭ ‬en effet,‭ ‬Joy a été arrêtée lors d’un contrôle alors qu’elle allait au supermarché.‭ ‬Sans-papiers,‭ ‬elle a été détenue pendant trois jours dans une caserne,‭ ‬puis emmenée au CIE de la via Corelli à Milan où elle a été enfermée le‭ 29‭ ‬juin. À ce jour,‭ ‬ils lui‭ ‬ont volé presque dix mois de sa vie.‭ ‬Combien de temps encore veulent-ils lui voler‭ ?

Raconter l’histoire de Joy comme histoire symbolique est l’un des moyens de rendre publique la‭ «‬banalité du mal‭» ‬à laquelle ils voudraient nous‭ ‬accoutumer et contre laquelle il‭ faut ‬se rebeller.

Nous appelons les groupes anti-racistes‭ [C’est ainsi que l’on désigne en Italie les mouvements qui travaillent en général sur les questions liées à l’immigration,‭ aux discriminations, aux‭ ‬rafles, aux centres de‭ ‬rétention,‭ aux ‬expulsions‭…]là où ils sont,‭ ‬à construire autour de la date‭ ‬du‭ ‬12‭ ‬avril‭ (‬date où la prolongation de la rétention de Joy devrait être examinée‭) ‬des‭ ‬initiatives et‭ ‬des‭ ‬mobilisations contre les centres de rétention,‭ ‬les‭ ‬expulsions et les lois racistes et liberticides du‭ «‬paquet sécurité‭»‬.‭

Comme toujours,‭ ‬le blog noinonsiamocomplici‭ ‬est disponible à ceux qui refusent‭ ‬ activement toute complicité avec le racisme institutionnel et‭ ‬ses collaborateurs.‭ ‬Faites-nous connaître vos initiatives à  notre adresse.


Noinonsiamocomplici‭ (‬Nous ne sommes pas complices‭).


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