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Nouvelles répressions envers les libertaires…

Communiqué du collectif libertaire Marius Jacob

Mardi 23 mars 2010 compagnes et compagnons libertaires manifestaient à Périgueux. Dans notre cortège se côtoyaient sympathisants, personnes reconnaissant l’intérêt de nos analyses et partageant nos révoltes, militants…


On pouvait voir des drapeaux de la CNT, de la Fédération Anarchiste, des drapeaux noirs, tout simplement, et la banderole du Collectif Libertaire Marius Jacob rappelant que «Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend !»

Paroles révoltées et chants se succédèrent de notre côté.

À la fin de la manif, un bon nombre de manifestants syndicaux prirent le chemin de la clinique Francheville pour apporter leur soutien aux grévistes qui occupent la rue depuis une quinzaine de jours. Plusieurs d’entre nous décidèrent de faire la même démarche.

Les syndicalistes purent se rendre normalement auprès des personnes en lutte mais les militants anarchistes, toutes tendances confondues, furent bloqués par un cordon de policiers dirigés par le commissaire principal qui nous signifia que nous étions repérés et qu’il nous était interdit de passer pour rencontrer les grévistes (auxquels nous avions offert un peu d’argent pendant la collecte au sein de la manif).

Une compagne, arrivant avec un léger décalage, constatant la situation, appela à la solidarité en expliquant que l’on nous empêchait de passer. Des grévistes et des militantEs syndicaux répondirent positivement et vinrent auprès de nous… À cet instant le commissaire signifia à cette compagne, de façon peu amène, qu’elle serait convoquée pour appel à la sédition. Rien que ça ! Cela pourrait être amusant… Mais le contexte actuel de répression étatique nous incite à la vigilance et à la résistance. Voilà pour les faits. Nous vous tiendrons au courant en cas de suites fâcheuses et pourrons être amenés à vous demander un effort de solidarité.

La rue est à tout le monde, nous dénonçons toute idée de délit d’opinion et déni/délit d’expression publique.

Renseignements juridiques pris : l’appel à la sédition relèverait de la législation antiterroriste et serait passible des assises !


Collectif libertaire Marius Jacob, 24 mars 2010.

Grève reconductible à Billom

(L’argent récolté grâce à la vente de nos journaux le 23 à été reversé aux postier-e-s grévistes)

Répondant à la grève illimitée lancée par le syndicat SUD PTT Auvergne, les facteurs de Billom sont en grève depuis le 18 mars dernier.

Les raisons de leur colère :

Une réorganisation de la distribution dénommée cyniquement  « facteur d’avenir » a été mise en place fin septembre dernier. Elle engendre une dégradation des conditions de travail du personnel et une moindre qualité de service rendu aux usagers.

Face aux risques physiques et psychos-sociaux dénoncés lors d’un CHSCT extraordinaire en fin d’année, la Poste s’est engagée à revoir l’organisation dés janvier.

La proposition qui leur a été communiquée la semaine dernière a fait « exploser la marmite ». Loin d’améliorer leurs conditions de travail, cette nouvelle organisation va encore les aggraver.

Depuis octobre 2009, les facteurs font des heures supplémentaires que La Poste refuse toujours de payer !!!! Pire encore, pour les dirigeants, ces dépassements horaires seraient dus à la lenteur des facteurs, à les entendre, la convivialité minimum, le bonjour, les demandes de nouvelles de la famille seraient du temps gaspillé Autant de provocations très mal ressenties par les intéressés. Autre provocation, le recours à des intérimaires pour remplacer les grévistes, ceci en toute illégalité.

Après un blocage total 8 jours durant, la direction s’est enfin résolue à faire quelques maigres concessions, mais elle joue toujours le pourrissement en refusant de recourir à des renforts, exigeant des facteurs qu’ils résorbent le retard de distribution dans des délais impossibles à tenir après 8 jours de grève.

Alors qu’il était enfin possible de trouver une issue à ce conflit qui n’a que trop duré, face à cette ultime provocation, les facteurs ont décidé de reconduire le mouvement demain samedi.

 

Bras armé du capital, défenseur de la bourgeoisie…

Pour Alexandros, Lambros, Fredy ou Carlo par le passé, pour tout ceux dont on ne parle pas…Vendetta Internationale! Flics, porcs, assassins!

 

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Verdict du procès des accusés de l’incendie de Vincennes


Aujourd’hui, mercredi 17 mars, a été rendu le verdict du procès de lincendie du centre de rétention de Vincennes. Les réquisitions du procureur Gilbert Flam ont été suivies par les juges, et les inculpés ont été condamnés à des peines allant jusqu’à trois ans de prison ferme. Les avocats ont annoncé qu’ils entendent faire appel.

La justice en bon serviteur de l’État a suivi les réquisitions du procureur Gilbert Flam. Il avait requis de 6 à 36 mois de prison. La juge Nathalie Dutartre, a condamné, ceux qui avait été désignés comme coupables, à des peines allant de 8 mois à 36 mois de prison ferme. De plus, les cinq du CRA 1 ont été condamnés à verser à chacun des flics-matons, pour préjudice moral, des sommes allant de 700€ à 2500€. Seuls les deux hommes qui étaient déjà recherchés restent sous mandat darrêt. Pour les huit autres, qui ne le sont pas, sils choisissent de faire appel, leur condamnation est suspendue jusquau nouveau procès.

Au début du procès, la défense avait demandé une expertise des matériaux des bâtiments du centre pour déterminer la responsabilité de l’État dans lincendie. Celle-ci avait été refusée. En revanche, elle vient dêtre accordée au procureur, après le procès, afin de faire payer aux dix de Vincennes la reconstruction de la nouvelle prison pour étrangers ! Une audience est prévue en janvier 2011 pour chiffrer les sommes quils auront à payer.

80 personnes sétaient rassemblées devant la salle daudience en solidarité et ont crié «liberté pour tous avec ou sans papiers», «fermeture des centres de rétention»…

RELAXE DES 10 DE VINCENNES !


Nadir Autmani : 30 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 avec sursis),

Hani Ashraf : 24 mois (le proc avait requis 3 ans ferme) mais aurait droit à un nouveau procès,

Samir Awadi : 12 mois ferme (le proc avait requis 18 mois dont 6 avec sursis),

Hassen Belkader : 8 mois (le proc avait requis 6 à 8 mois),

Bozkurt : 8 mois (le proc avait requis 6 mois ferme) peut être aurait droit à un nouveau procès,

Moïse Diakité : 36 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 avec sursis),

Ali Diallo : 30 mois dont 6 avec sursis (c’est ce que le proc avait demandé),

Mahamadou Dramé : 30 mois dont 6 avec sursis (c’est ce que le proc avait demandé),

Ekma Moktaré : 12 mois ferme (le proc avait requis 18 mois dont 8 avec sursis),

Mohamed Salah : 30 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 mois avec sursis).

Pas de mandat d’arrêt sauf pour Ashraf et Bokurt qui sont en fuite.

En gros, le tribunal a suivi le proc sauf pour Moïse sur lequel Madame Dutartre s’acharne.

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Fermeture des centres de rétention, 17 mars 2010.

Après la « Manif MODEM » des retraites…

Après cette manif pourrave, coincés que nous étions entre CGT et CFDT, et voyant que le PCF et les JC s’étaient approprié… non non pas le capitalisme, mais la statue de Vercingetorix:

 

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Allez les jaunes !

En 2003, après les grèves contre la réforme des retraites de Fillon (devenu premier sinistre de l’An pire de Naboléon) où nous attendions une grève générale qui n’est pas venu, merci les jaunes! Les jaunes (CFDT, CGC et consors…) ont signé…

Continuons

Pour rappel la loi Fillon de 2003 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Retraite_en_France, lire le paragraphe age des retraites avec attention. Souvenez vous à cette époque (en 2003), la CNT et quelques autres gueulaient (comme d’hab) pour une societé plus autogestionnaire et pointaient déjà du doigt la 2° partie de ce texte sur l’éventalité en 2010 .
Morceaux choisi de wikipedia:
« La réforme Fillon de 2003 a envisagé l’éventualité du rallongement jusqu’à 168 trimestres et le simulateur M@rel tient déjà compte de l’augmentation de la durée de cotisations suivante qui semble donc probable « 

Donc le gouvernement et les partenaires sociaux (comme on s’autorise à dire dans les milieux autorisés) vont nous concoter que cette éventualité va devenir sûr, à quelques trimestres supplémentaires près et quelques adaptations (pénibilité du travail….) Et pendant ce temps, les jaunes (CFDT, CGC, liste non eshaustive à compléter à mesure de votre humeur) vont nous occuper à des grèves « MODEM », de temps en temps et criant victoire sur la pénibilité. Attention le playmobil Beattles est cap de nous la faire aussi !

Bref, reprenons cette article de wikipedia, on y notera un superbe simulateur sponsorisé par AGIRCC, ARCOO (des trucs sérieux quoi !) suivant ce lien http://www.marel.fr/Et ben, essayez donc,  exemple d’un cas au hasard d’un individu « béta » ( ;-) ) né dans les années 70 qui a fait un peu d’études, il devra bosser jusqu’à 63ans minimum ! Quel reve, près de 44 ans à bosser pour un voleur avec des emprunts à rembourser à des doriphores (maison Bouygues, Renault Scenic et écran plat comme son voisin, on a du pouvoir, du pouvoir d’achat, à chier ce pouvoir de merde). Houla on s’éloigne là quoique ! Lisez cette article de wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Retraite_en_France) et simulez votre départ en retraite (http://www.marel.fr/) histoire de…tout ça pour dire que :

A bas le capitalisme et débarrassons nous de nos chaines

Le 19° siècle a été celui de la République
Le 20° siècle celui du socialisme
Faisons du 21° siècle celui de l’autogestion

Inventons ensemble un monde plus solidaire, plus égalitaire, plus libertaire et respecteux de l’environnement

Réapproprions nous nos vies !

Pourquoi être végetarien-ne/végetalien-ne??

Le 20 mars était la date de la journée mondiale sans viande…

Cette journée vise avant tout à provoquer une réflexion quant à la légitimité de la consommation de viande. En effet, la viande n’est pas un produit de consommation à mettre sur le même plan que les produits alimentaires d’origine végétale puisqu’il implique la production, l’élevage, le transport puis la mise à mort d’un être dont la sensibilité n’est plus remise en question par la majorité d’entre nous (et est admise par le corps scientifique). La preuve ; couper une pomme en deux est beaucoup plus facile psychologiquement que de saigner un poulet.

La remise en question grandissante de la consommation de viande et le nombre croissant de végéta*iens dans le monde sont liés à plusieurs facteurs.

D’une part, la plupart des gens s’accordent pour dire que les méthodes actuelles d’élevage sont révoltantes. Parce qu’avec l’étendue du système capitaliste, les animaux ne sont plus considérés que comme des machines à transformer des protéines végétales en protéines animales, à qui l’on accorde le minimum de bien-être possible (par soucis de rentabilité) et que l’on abat lorsque la production n’est plus assez importante. À cela, on peut ajouter la pénibilité du travail dans les abattoirs – où les taux de suicide et de renouvellement de personnel sont parmi les plus élevés. Qui aimerait travailler à la chaine dans un abattoir ?

D’autre part, la production de viande a un impact non négligeable sur l’environnement (émission en masse de gaz à effet de serre, production et importation de tourteaux de soja en Amérique du Sud pour nourrir les bovins européens..) et consiste en un gachit considérable : produire une protéine animale nécessite l’utilisation de sept protéines végétales

On peut répondre à cela que les ruminants, contrairement à l’humain, sont capables de valoriser l’herbe et le foin ce qui en plus permet le maintien d’espaces ouverts (les prairies). Cependant, la grande majorité des animaux d’élevage ne sont pas nourris à l’herbe (du moins, pas exclusivement) et consomment en masse des céréales / légumineuses qui en plus sont souvent produites hors du pays voire du continent de consommation. Le foin donné hors période de pâturage, s’il était restitué au sol, permettrait de limiter la fertilisation des terres. Et même si les animaux présentent un intérêt agricole (pâturage, fertilisation grâce au fumier en agriculture biologique), leur utilisation n’apparait pas comme nécessaire. Et qu’est-ce qui justifie que l’intérêt environnemental (présence de prairie) passe avant l’intérêt des bovins / ovins pâturant ?

Enfin la consommation de viande n’est absolument pas nécessaire à un être humain pour vivre. Au contraire, une consommation excessive (plus de quelques fois par mois) serait à l’origine de maladies cardio-vasculaires, cancers du côlon… L’alimentation végétale peut, à elle seule, apporter tous les éléments nécessaires pour vivre et ce en quantité suffisante. Par exemple, un plat principal constitué d’un quart de légumineuses (lentilles, soja, pois..) et de trois quart de céréales (riz, blé, maïs, épeautre, quinoa…) apporte suffisamment de protéines et ce de façon équilibrée en acides aminés. Évoluer vers une alimentation à tendance végétale permet la découverte de nouveaux aliments, de nouvelles saveurs et façon de cuisiner…

                                                                                                                          Une végetalienne

A deux milles kilomètres d’ici

Athènes. Grèce. A deux mille kilomètres d’ici. L’Etat grec est quasi en banqueroute et l’économie grecque n’en sort plus. Sur les conseils des autres pays de l’Union Européenne, le parti socialiste gouvernante a décrété toute une série de mesures d’austérité et de restructurations. Ca coutera « du sang, de la sueur et des larmes », c’est ce que jurent les ministres, mais « on ne peut pas faire autrement ». Depuis janvier, des routes, des ports, des aéroports, des frontières, des usines, le réseau ferroviaire… sont régulièrement bloqués par ceux qui savent que ce seront eux qui payeront le prix. Les manifestations se suivent et aucun politicien ne semble être encore capable de calmer et de canaliser les protestations. Fréquemment, de durs affrontements ont lieu avec la police anti-émeute et des centaines de destructions, d’incendies et d’attaques explosives dirigent leur attention dévastatrice contre les structures de l’Etat et de l’économie, contre toutes les expressions de l’autorité.

« Du sang, de la sueur et des larmes. » Tandis que la police charge toujours plus violemment toute manifestation ou rassemblement, tandis qu’elle a déjà cassé les jambes et les bras de centaines de personnes, du sang meurtrier a coulé à l’aube du 12 mars 2010. Une patrouille de police avait surpris deux compagnons anarchistes en train de voler une voiture. S’en suivit une fusillade, un compagnon a pu s’enfuir tandis que l’autre, Lambros Fountas, a été atteint par plusieurs balles. Grièvement blessé, il a encore essayé de fuir, mais il a été rattrapé par les flics et qui l’on laissé saigner à mort. Lambros Fountas avait 35 ans et ça faisait des années qu’il s’était engagé dans la lutte contre toute forme d’autorité ; parfois seul ou avec quelques compagnons, parfois coude à coude avec d’autres opprimés et rebelles. Il se battait avec toutes les armes qu’il considérait utiles : avec la plume et le papier, avec des pierres et du feu, avec des barricades et des manifestations, avec des revolvers et des grenades. La révolte était le rythme de sa respiration et la liberté faisait battre son cœur. Voilà pourquoi nous ne l’oublierons pas, même si nous ne le connaissons peut-être pas personnellement. Voilà pourquoi son mort ne peut qu’accélérer notre respiration, aspirant à la vie, se frayant, à travers la sédition, un chemin vers la liberté.

Des massifs montagneux et des grands fleuves, des plaines étendues et la terre brûlée de l’ex-Yougoslavie nous séparent de la Grèce. Mais partout en Europe et aussi ici en Belgique, les Etats sentent que les choses se gâtent. Ils sentent qu’il se peut, qu’il est possible que leurs sujets se débarrassent du joug de la résignation et qu’ils n’acceptent plus rien. Il est toujours plus clair que partout de plus en plus de gens seront jetés par-dessus bord. Ce n’est pas un hasard que justement maintenant les flics appuient plus vite et plus résolument sur la détente, qu’ils sont en train de construire un nouveau centre fermé pour clandestins et qu’ils commenceront bientôt la construction de neuf nouvelles prisons. Ils se préservent contre la possibilité de la rage.

Ca pourrait nous faire peur. Peur de la prison, peur d’être tabassé par les flics, peur de mourir sous les balles du pouvoir, peur de perdre aussi le peu qu’on avait encore. Mais à un certain moment, on ne peut plus esquiver la question : vivre à genoux, utilisé et balancé en fonction de l’économie et du contrôle, broyé par la hiérarchie sociale, abattu par d’interminables files d’attente et la routine du boulot-métro-dodo ou… une vie où le battement de ton cœur libre se heurte à toute autorité et où tes mains prennent toutes les armes pour l’atteindre.

Rien n’est sûr, tout est possible. La révolte qui s’étend en Grèce était presque impensable il y a encore quelques années ; ni les politiciens, ni les journalistes ne savent encore comment la bâillonner. Car le langage de cette révolte s’est forgé le refus de se laisser encore traîner dans la boue. Approprions-nous ce langage, apprenons son vocabulaire, étudions sa grammaire, faisons en notre dialecte.

Il est temps d’abandonner l’attitude paralysante de se laisser aveugler par l’océan de soumission et de résignation qui nous entoure. Pour ne plus prendre cette réalité, cette répétition apparentement ininterrompue de la même routine, comme l’horizon, mais pour porter nos regards vers ce qu’il y a derrière cet horizon, vers les possibilités inespérées. Il est temps de souffler fort sur les feux qui couvent.

Quelques anarchistes

En parlant comme ça…

    L’autre jour, je faisais de l’info pour le rassemblement pour les sans papiers. Et là je commence à discuter avec un étudiant… grec. Alors non je ne passe pas ma vie à regarder les vidéos des émeutes grecques en rêvant de m’y rendre car c’est un modèle d’émeutes anarchistes etc… D’ailleurs j’ai pas su que ce gars là était grec tout de suite.

    Bref je lui explique qu’un étudiant s’est fait arrêter. Pourquoi? Parce qu’il est tunisien. Il est où? Au Centre de Rétention de Lyon. Pourquoi on les enferme? Bonne question, c’est un passage obligatoire pour expulser, car il faut statuer sur les « cas » (qui parle d’êtres humains?.

    Il s’est fait arrêter par les flics, du coup rassemblement. Et là ce gentil grec me dit, « Vous êtes trop radins en France ». Je pige pas vraiment mais bon… Il développe. « Nous en manif, on offre toujours quelque chose. » ???? « On vient toujours avec un cadeau pour la police. Souvent c’est des pavés. Même si c’est dur en ce moment et qu’on est pauvres, on ne vient jamais les mains vides. »

    A méditer non???

Une lettre de l’anarchiste Panagiotis Masouras

Panagiotis est un de compagnons arrêtés en septembre 2009, accusés de plusieurs attaques incendiaires et appartenance à la ’Conspiration des Cellules de Feu’. Il est en préventif, en attendant le procès.

Une lettre de Panagiotis Masouras

« Tu trembles, mon amour ? Tu tremblerais d’avantage Si tu savais où je t’emmène. » Turenne

Enfermé à l’intérieur des murs du centre moderne de rééducation par les transgresseurs de la démocratie. Les jours, les mois, les années vont se suicider, pas par pas, avec une discipline qui se heurte à la posture orgueilleuse des révolutionnaires, de ceux qui essayent d’attraper l’impossible. Ils vont aussi suicider tout embrassement à cause des échos du silence funèbre des prisonniers soumis.

Une guerre officieuse prépare des embuscades partout. Dans cette guerre se cachent les intérêts des partis politiques entre eux. La folie de la désinformation et le cruel lavage de cerveaux sont des faits acquis. Les médias, ces pilleurs de tombes, martèlent tout le temps et de manière méthodique les cellules du tissu social. Avides de plus de peur et plus d’insécurité, ils appellent à la sensibilité sociale et à la collaboration pour élever des barrières contre le « nouveau terrorisme ». Les échos de leurs histoires venant des centres pour la gestion et la fabrication de morales et d’habitudes, débordent déjà maintenant de fantasmes fous.

La situation est très claire. Une maison, ils l’appellent « une planque » ; des rapports entre compagnons et amis deviennent « une organisation criminelle », et des empreintes digitales relevées sont présentées comme « des preuves irréfutables de culpabilité » ; coupables d’êtres membres de l’organisation « Conspiration des Cellules de Feu ».

Certains sont encore en prison et d’autres sont encore recherchés, simplement sur la base de ces empreintes, tandis qu’à chaque fois que le groupe frappe, les autorités accouchent d’un nouveau mandat d’arrêt. Il s’agit là de préparer le terrain pour affirmer avec certitude tout ce qu’ils ne peuvent pas prouver par la logique. Un terrain fertile qui leur permettra à l’avenir (tant au niveau médiatique que légal) de faire pleuvoir les accusations à la tonne.

Après notre arrestation, les choses ont continué de cette manière. En décembre, le Ministère pour la Protection du Soldat (1) a donné l’ordre de « détentions préventives ». La « planque » du centre anarchiste Resalto a été prise d’assaut, une récompense de 600 000 euros a été offerte pour la tête de trois de nos compagnons, le ministre a fait des déclarations sur les liens entre le « crime organisé » et la « caisse commune des révolutionnaires », il a parlé de « la guerre. »

En plus, il a instauré une « police de proximité » et a appelé tout aspirant-soldat à collaborer au nom de la paix sociale et de la sécurité. Il essaye aussi de décimer le milieu révolutionnaire avec ses infamies à propos de la dépolitisation, parlant d’un côté « d’idéologues » et d’un autre côté de « vandales ». Ils croient que de cette manière, les forces révolutionnaires dissoudront d’eux-mêmes leurs structures et leurs bases sur l’autel sacrificiel de la prospérité sociale.

Le but du Pouvoir n’est pas la désarticulation de la « Conspiration des Cellules de Feu » et pas plus de « court-circuiter » certaines personnes. Son but est d’isoler et de désactiver tout ce qui « enfreint les règles » et est potentiellement révolutionnaire. Des groupes où les gens collectivisent leur individualismes, les centres, les squats, les blocages offensifs lors des manifestations, jusqu’aux potentiels nouveaux compagnons combattifs.

Ces sales tours ne doivent pas nous faire peur ou nous paralyser. Depuis toujours, nous connaissons la précision chirurgicale des médias utilisée par tout pouvoir politique pour vider le milieu révolutionnaire de ses contenus.

L’extermination et la vengeance propres à la guerre jouent un rôle essentiel, elles nous attaquent aux points névralgiques de notre expérience quotidienne, de la dignité et de notre conscience radicalisée. Nous nous posons en ennemis des matons de nos esprits. Les hurlements de la guerre doivent être entendus au même moment à l’intérieur et à l’extérieur des barreaux.

L’attaque maintenant, partout, contre tout.
Coude à coude avec ceux qui sont recherchés, accusés d’appartenance à la « Conspiration des Cellules de Feu ».
Coude à coude avec les compagnons qui se sont vus placer une récompense au-dessus de la tête.
Coude à coude avec tous les prisonniers dignes partout. Face à face avec nous-mêmes, à chaque instant.
Embrassant la guerre.

Panagiotis Masouras
Prison de Avlona
février 2010

(1) Il se réfère au Ministère pour la Protection de la Citoyenneté


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