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Coulounieix-Chamiers (Dordogne) : feu à la mairie !

Coulounieix-Chamiers (24) : un incendie déclenché devant la mairie

Sud Ouest, 07/02/2016, 19h41

Un sac-poubelle contenant des aérosols, du bois et du papier a été mis à feu devant l’établissement, ce dimanche matin à l’aube.

Les pompiers sont intervenus dimanche matin, vers 7 heures, alertés par une voisine, pour circonscrire un début d’incendie devant l’entrée principale de l’Hôtel de Ville de Coulounieix-Chamiers, avenue du Général de Gaulle. Le feu provenait d’un sac-poubelle déposé devant les portes coulissantes de l’établissement. Il contenait des aérosols, du bois et du papier. Le sinistre a sérieusement détérioré la structure vitrée. Le hall d’entrée a été enfumé. L’alarme s’est déclenchée.

Les secours ont pu procéder à l’extinction avant que les flammes ne gagnent l’intérieur du bâtiment. Une enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Périgueux pour incendie volontaire. Une équipe de la police technique et scientifique s’est rendue hier sur les lieux, de même que les services municipaux pour procéder à un nettoyage.

Le maire de la commune Jean-Pierre Roussarie dit ressentir une « forte irritation » : « C’est extrêmement rageant, c’est un symbole républicain qui a été attaqué. J’espère que les auteurs seront rapidement trouvés et sanctionnés. » La plainte doit être déposée ce matin. L’Hôtel de Ville reste normalement accessible.

[Espagne] : Le procès de Francisco et Mónica fixé à début mars + une lettre de Mónica

Dates de procès fixées pour Francisco Solar et Mónica Caballero

L’ Audiencia Nacional a décidé de fixer le procès contre les compagnon-ne-s Mónica et Francisco aux 8, 9 et 10 mars 2016. Nous aurons bientôt plus d’informations.

Les distances nous séparent, le sentiment nous unit …
Liberté pour les anarchistes emprisonné-e-s ! [et pour toutes et tous !, NdT]

[Traduit de l’espagnol d’Indymedia Barcelone, 05 feb 2016]


A propos des « modules de respect maximun » en vigueur dans les prisons espagnoles

Les moyens de contrôle à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons sont toujours plus subtils et efficaces. Pourquoi installer des caméras de vidéo-surveillance, pourquoi employer plus de matons et de flics, si beaucoup font le travail gratuitement ? Bénéficiant d’une forte adhésion citoyenne, ils sont là pour maintenir l’ordre actuel en vigueur, ils sont partout : ton voisin de la maison ou de la cellule à coté peut être le possible délateur.

Parmi les moyens de contrôle dans les taules, les modules de respect (m-R) ont été lancés comme une initiative expérimentale dans la prison de León, puis le modèle s’est étendu à la grande majorité des prisons espagnoles. 
L’idée de base de ces modules est que les prisonniers participent eux-mêmes à la gestion et à la maintenance de l’endroit, de ses activités, etc. afin de créer une sensation d’indépendance et d’appartenance à cet espace. Dans l’idéal, on vise à ce que tous les détenus génèrent des dynamiques et des formes de contraintes contre eux-mêmes et les autres. En plus de récompenser les bonnes conduites, les matons ne sont censés agir dans ce dispositif que dans les cas extrêmes ou exceptionnels. 
L’ex-directrice de l’Administration Pénitentiaire, Mercedes Gallizo, faisait allusion à ce type de modules de la manière suivante :”Le simple fait de parvenir à une vie en commun normalisée avec des règles de base acceptées par tous constitue un changement fondamental pour de nombreuses personnes. Cela les aide à perdre la peur de la prison et de leurs camarades. C’est une première étape pour diminuer leur hostilité envers la peur [et en passant envers l’Institution], pour transformer cette peur, ce manque de confiance et cette agressivité, en normalité et en coopération.”

L’exercice de l’autorité est donc pris en charge en premier lieu par les prisonniers eux-mêmes, dans un “commun accord” quant aux bases pour normaliser et coopérer. C’est l’institution carcérale elle même qui fixe et stimule la création des rôles et des comportements avec des méthodes subtiles et/ou sur la base du chantage.
Il est indéniable que beaucoup ont peur en entrant en prison, mais les m-R en profitent et s’en alimentent. Il est par exemple implicite que si tu ne respectes pas les normes des m-R, on te mettra dans un module normal, et cela peut constituer une menace parfois très efficace.
Ces modules comportent différents types de stimulis et/ou de récompenses, pouvant aller de rapports favorables et jusqu’à davantage d’heures de parloirs (intimes ou familiaux), avec de l’autre côté de la balance plus de manières de punir le non-respect des normes.

L’entrée dans ce type de modules est supposée se faire sur la base du volontariat. Lorsque tu arrives, tu t’engages en signant une sorte de contrat stipulant notamment que tu adopteras une bonne conduite, que tu respecteras les normes et que tu résoudras les problèmes en passant par des canaux préétablis. N’importe quelle journée dans un m-R commence alors par une assemblée dirigée par un membre quelconque de l’équipe technique (éducateur, travailleur social et psychologue), Tous les prisonniers doivent y assister, et quelques fois un maton y participe. L’assemblée a pour fonction de résoudre les problèmes quotidiens, c’est le moment idéal pour les balances et pour que l’équipe technique livre un discours pathétique de réinsertion sociale.
Quelques-unes des tâches du module sont les activités programmées ou le ménage. Les premières sont gérées par des prisonniers qui t’obligent à y assister, pour la seconde (ménage) les prisonniers se divisent en petits groupes dirigés par un prisonnier-référent, et c’est ce référent qui dirige les travaux et dans certains cas fait office de porte-parole.
Un autre rouage important dans le fonctionnement de ce genre de modules, ce sont les prisonniers médiateurs qui doivent intervenir dans les conflits ou les bagarres entre détenus pour les résoudre ou, s’ils n’y arrivent pas, prévenir les matons.

Comme on peut s’y attendre, ces pratiques provoquent une perte de la capacité à résoudre soi-même les problèmes. En taule, tu as un médiateur ou un maton, tout comme dans la rue il y a des flics et des juges.

Mónica Caballero,
depuis la prison de Villabona

[Reçu par mail, traduit d’une correspondance avec la compagnonne]

Source : cettesemaine

[Italie] : Des nouvelles du procès contre Billy , Silvia et Costa

Le 13 janvier à Turin a eu lieu la première audience du procès contre Billy, Silvia et Costa, accusés de possession, transport et recel d’explosif et de tentative de sabotage contre le centre de recherche international sur les nanotechnologies d’IBM à Zurich.

 

Dans la salle il y a eu une présence solidaire de compagnons et compagnonnes venus de différentes parties d’Italie.

Pour appuyer l’accusation, le Parquet a présenté deux témoins : des inspecteurs de la DIGOS [la police politique ; NdT] de Turin qui ont mené les enquêtes ouvertes juste après l’arrestation des compagnons en Suisse. Seulement l’un de ces deux témoins a été interrogé par l’accusation et la défense.
Apparemment, le procès sera plus rapide que ce à quoi on s’attendait, la prochaine audience a été fixée au 2 mars, et y parleront le proc’ et la défense. 
Pour un compte rendu complet de cette audience, voir ici.

Des rencontres de solidarité en vue du procès est ressortie une forte volonté de continuer un parcours de critique radicale et de lutte contre les technosciences. Du 22 au 28 février aura lieu une semaine d’agitation dans toute l’Italie contre les technosciences et le monde qui les produit. Pour le 26 février est prévu un rassemblement contre l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) devant son siège, à Parme. De nombreux rendez-vous sont programmés dans différentes villes d’Italie.

Pour lire l’appel à la semaine d’agitation et pour contact :
info@resistenzealnanomondo.org 
silviabillycostaliberi.noblogs.org

[Traduit de l’italien d’Informa-Azione.]

Source : nonfides

C’est un peu court, jeune homme…

Solidarité avec la bibliothèque anarchiste La Discordia suite aux « tags » récemment trouvés sur sa devanture

La mauvaise décoration de façade qu’ont pu découvrir, sur la Discordia, passants et participants au débat intitulé « islamophobie, du racket conceptuel au racket politique » le 26 janvier dernier ne pouvait pas manquer de laisser tout un chacun perplexe : « fafs » et « racistes » et deux A cerclés tracés à la bombe. Mais en fait, où est l’insulte, où est la signature ? Le communiqué en forme de mauvais pastiche qui accompagne les gribouillis confirme l’hypothèse : on accuse d’être des « fafs » et des « racistes » et on se revendique de l’Anarchie. Face à l’aberration infamante de ces accusations, on aurait bien envie de s’exclamer…

C’est un peu court jeune homme,

Ah, non ! On pourrait dire… ô dieu… bien des choses en somme

Et de poursuivre, en variant le ton, par un chapelet d’insultes piochées dans l’orthodoxie anarchistes : Blasphémateurs ! Impies ! Athées ! Mécréants ! Apostats ! Sacrilèges ! Hérétiques ! Déïcides ! Apologistes de l’abjuration ! Puis continuer avec quelques slogans fleuris tirés du patrimoine libertaire : Quelques maîtres et surtout un Dieu ! Vive l’oppression et sa religion ! La capote, je sais pas, la calotte, il en faut pour moi ! Le sacré, c’est sacré ! Touche pas à leur religion ! Ce qu’on aime chez les prolos, c’est quand ils sont bigots ! N’attentez pas à ma liberté de prêcher ! Le tout couronné d’une signature plus consistante, qui aurait pu être « des anarchistes pour le respect de la loi de 1905 ».

Mais pour ça, il fallait des lettres, beaucoup plus en tout cas, et s’entrainer à les tracer d’une main un peu plus sûre. De l’esprit, aussi, un peu enclin à la subversion. Ceci étant dit, trêve de confiseries, passons au plat de résistance.

Contrairement à ce que ces « tags » et quelques gros malins voudraient faire accroire aux imbéciles, critiquer la lecture en terme d’islamophobie, ce n’est pas nier l’existence du racisme, des racistes, et des actes racistes. Le racisme s’en est toujours pris aux signes visibles de l’altérité, quels qu’ils soient, religieux ou culturel entre autres. Et, quoi qu’il en soit, son refus théorique et pratique est une nécessité qui n’a certainement jamais quitté ni les organisateurs ni les participants de ce débat.

En revanche, ce qui est nouveau dans la lecture que le terme d’islamophobie implique et impose, c’est qu’au lieu de défendre celui qui est attaqué – l’étranger par exemple – en tant que tel et de s’opposer ainsi à toutes formes de fierté identitaire nationale, communautaire ou appuyée sur d’autres appartenances et aux actes ignobles qui peuvent en découler, on prétend qu’il faudrait le défendre en tant que musulman, faisant de cette catégorie le nouveau sujet politique, et, pire encore, qu’il faudrait défendre l’islam qui serait attaqué à travers lui.

Dans les années 80, ce qui s’est appelé « anti-racisme » a déjà servi à donner un supplément d’âme au PS et à son extrême gauche, et à justifier la politique d’exploitation et de répression des immigrés dont de nouvelles modalités se mettaient alors en place. Mis aujourd’hui au service de la défense du religieux, il a toujours bon dos. Récupération s’il en est… et que deviennent alors les « premiers intéressés » dont on se revendique et qu’on assigne sans vergogne à l’obéissance au religieux ? Quelles perspectives émancipatrices, pour les uns comme pour les autres, dans cette lecture ? A moins que dans un paternalisme complètement décomplexé, l’émancipation par rapport au religieux ne soit réservé qu’aux militants (sans doutes de gauche) et aux étudiants en philosophie, et qu’on l’interdise à ceux au nom desquels on prétend s’agiter, manifester et en l’occurrence, faire ces espèces de « tags » infamants.

De plus, tout en cherchant à discréditer de fait la possibilité de critiquer l’islam en tant que religion, – alors que la critique de la religion (donc de toutes les religions) fait partie des évidences pour ceux qui veulent sérieusement s’attaquer à ce monde dans une perspective révolutionnaire –, la notion d’islamophobie, en substituant la défense de l’islam à celle des immigrés (par exemple), nie la longue histoire de l’émergence de ces derniers comme sujets de lutte, histoire liée à la remise en cause du modèle travailliste et programmatiste promu par la part majoritaire du mouvement ouvrier dans la droite ligne des organisations communistes orthodoxes. C’est donc aussi à ce titre une lecture non seulement réactionnaire mais surtout absolument anti-subversive.

Heureusement, face à cette entreprise de justification du religieux et de négation d’une part essentielle de l’historie du mouvement révolutionnaire, ici et là, un peu partout, des voix commencent à s’élever, des refus s’expriment pour contrer cette vague, dans laquelle la confusion le dispute à la saloperie, et qui menace d’emporter de manière transversale les espaces contestataires au sens le plus large. Travaillons donc l’optimisme, et espérons, comme le nombre et la diversité des participants à la discussion proposée par la Discordia nous permet de le présager, que les cartes seront rebattues et que l’aire révolutionnaire en sortira renforcée.

En attendant, dans le clivage historique qui s’engage, ceux (celui ou celle) qui ont gribouillé la Discordia, ainsi que leurs amis, ont choisi leur camp. Puissent-ils éternellement pourrir d’ennui dans le paradis de leurs nouveaux alliés !

Alors compagnons, camarades, merci pour ce débat, courage et persévérance, on est évidemment à vos côté !

A la vue de ces abus, Cyrano, en terrasse, sirotant un raki, repris, de concert, par le chœur des passants solidaires et associés, s’écrie « J’ai des fourmis dans mon épée ».

Les oiseaux de passage.

[Nique l'Etat] : Actuelles inactualités de Bakounine

Ceux qui pensent ou qui s’occupent aujourd’hui en Russie des questions politiques et sociales se divisent en deux catégories : les uns veulent, ou croient vouloir, toutes les réformes, améliorations, affranchissements ou progrès possibles et imaginables en faveur de notre malheureux peuple écrasé, mais cherchent à obtenir tous ces biens par la voie étatique ; ils blâment presque toujours ou vilipendent fréquemment le gouvernement, tel ou tel ministre, voire même le souverain, mais en même temps ils pensent que l’Etat est le meilleur et même l’unique moyen pour le peuple d’atteindre ses buts et de réaliser ses idéaux ; et c’est pour cette raison qu’ils mettent partout et toujours au premier plan la prospérité et la puissance de l’Etat, seul fondement possible, selon eux, du bien du peuple. D’autres au contraire, en sont arrivés à cette conviction que l’Etat, par sa nature et par sa forme est à ranger avec l’Eglise parmi les choses les plus viles et les plus néfastes engendrées par l’ignorance et la servitude historiques de notre peuple, et qu’en général tout Etat, et particulièrement l’Etat panrusse non seulement entrave mais étouffe en germe toute possibilité de bien-être et de liberté des masses populaires. S’appuyant sur cette conviction, ils pensent que pour affranchir notre peuple il faut détruire complètement l’Etat panrusse.

 

A la première catégorie appartiennent les réformistes-étatistes ; à la seconde lesrévolutionnaires.
Pour ma part, je suis persuadé que c’est perdre son temps que de causer avec lesétatistes, aussi libéraux soient-ils en apparence. Qu’ils soient par nature, en apparence ou en fait, des cœurs sensibles ou généreux, voire des humanitaires, ils sont voués, par une implacable logique, à la bassesse, à la férocité, car aucun Etat, à plus forte raison l’Etat panrusse, ne saurait sans bassesse et sans férocité exister ou résister fût-ce qu’une année. La route que suivent les étatistes les mène directement, sinon à l’abandon de toute activité, du moins à la Muravievshtchinai.
Quant aux révolutionnaires, c’est une autre affaire : on peut et on doit causer avec eux. Mais les révolutionnaires se divisent eux aussi en deux catégories : lesdoctrinaires et les partisans de l’action pratique et quotidienne.
J’appelle révolutionnaires doctrinaires ceux qui sont venus à la conception révolutionnaire et à la conscience que la révolution est indispensable non par ce que la vie leur a enseigné, mais par ce qu’ils ont lu dans les livres. Chez d’autres, d’esprit moins grave mais par contre plus dramatique ou orgueilleux, la lecture de l’histoire des révolutions passées a échauffé l’imagination juvénile : l’exemple des grands héros de la révolution leur donne envie d’être aussi des héros, ou du moins d’en avoir l’air. Ils rêvent de révolutions violentes dans lesquelles ils seraient loin, cela va sans dire, de jouer le dernier rôle, de combats sur les barricades, de terreur, de décrets sauveurs promulgués par eux ; et eux-mêmes ont le frisson rien qu’à l’idée de ce qu’ils seront terribles. Ces gens-là se divertissent en jouant innocemment à la révolution. Toujours remplis d’orgueil et même de vanité, ils sont au début de leur carrière, relativement sincères ; confondant l’exaltation de la jeunesse avec la chaleur du cœur, la phrase ronflante avec la pensée et prenant l’ardeur du tempérament pour de l’énergie et de la volonté, ils commencent d’ordinaire par croire sérieusement en eux-mêmes. Puis leur enthousiasme s’attiédit, mais le vide de la pensée et l’habitude de l’emphase ne les quittent pas ; et finalement ils deviennent des bateleurs et des phraseurs incorrigibles.

Avec ces gens-là toute discussion est inutile. Ils n’ont que faire de la cause et ne s’intéressent qu’à eux. Tout en parlant sans cesse au nom du peuple, ils ne se sont jamais souciés de lui ni ne veulent rien savoir à son sujet. Pour eux, le peuple n’est qu’un prétexte, un marchepied, un tremplin, une masse insensée et inerte qui attend d’eux et d’eux seuls la vie, la pensée, le bonheur et la liberté. Ils se croient faits pour être dictateurs et pas un instant ils ne doutent que le peuple marchera sous leur houlette comme un vulgaire troupeau. Leur constante fatuité leur fait perdre la tête. Ni les faits ni les événements, aussi importants soient-ils, ne peuvent les empêcher de ne penser qu’à soi ; en toute chose ils ne voient qu’eux. Laissons-les s’admirer tant qu’ils voudront et détournons-nous de ces gens-là.

Il est des doctrinaires plus sérieux : ceux qui sont venus à la conscience révolutionnaire non par fantaisie personnelle ou par orgueil, mais par un effet profond et objectif de la pensée, par une étude sérieuse de l’histoire et de la condition actuelle du peuple. Ceux-là savent et sont capables de vous démontrer on ne peut mieux pourquoi aujourd’hui tout homme digne de ce nom doit être un révolutionnaire. Et, chose étrange ! sachant cela si bien ils deviennent rarement ou au prix de difficultés sans nom de vrais révolutionnaires. Comment l’expliquer ?

Selon moi, l’explication est aisée. Ils ont été amenés à la conscience révolutionnaire non par la vie, mais par la pensée en dépit de leurs conditions d’existence. Comparée à la vie insupportable de millions de gens, la leur est bonne et facile. Même la réalité étatique si dure et si cruelle pour le peuple, les touche d’une façon beaucoup plus amène et plus douce. Leur vie se heurte assez rarement à des circonstances, à des faits de nature à susciter chez l’individu une haine irréductible et un inlassable besoin de détruire. Leur passion révolutionnaire est surtout abstraite, cérébrale, et n’est que rarement sérieuse.

Certes il est pénible et fréquemment insupportable à tout homme intelligent et généreux de vivre dans un monde si vil, si vulgaire, si féroce, et d’être tous les jours témoin du mensonge le plus criant et le plus odieux. Mais à quoi l’individu ne se fait-il pas ? Même le sentiment de révolte s’émousse quand l’ignominie devient une chose chronique et générale. Seule l’humiliation qu’on subit soi-même est mortelle ; quant aux humiliations qui frappent les autres, on peut s’en accoutumer.

Enfin, si on n’en peut plus, on a la ressource d’aller prendre l’air à l’étranger ou de se réfugier dans le temple sacré et éternellement jeune de la science, des arts, de l’amitié, de l’amour ; ou encore de se consacrer à une innocente coopérative ou bien de s’installer confortablement dans sa propre existence.

Quant à la conscience, si elle se révolte ou se refuse à de tels accommodements, on peut la tranquilliser par des arguments dans le genre de ceux-ci : « La réalité n’est vraiment pas belle, mais elle est puissante ; et contre elle, nous ne pouvons rien. Sa puissance ne réside pas dans l’arbitraire d’un tel ou de tel autre, mais dans un ensemble de menus faits ou de phénomènes sociaux, de tendances ou de dispositions d’esprit diverses dont elle est le produit et l’expression la plus complète. Elle est la conséquence fatale de tout ce qui vit et agit dans la société ; ce qui veut dire qu’aucune force individuelle n’est en mesure de la détruire ; et il serait ridicule qu’une ou plusieurs personnes veuillent le tenter. Si telle est la réalité, à savoir qu’elle produit d’elle-même, des tsars tels qu’Alexandre II, des ministres et des hommes d’Etat comme ceux de notre temps, nous devons, que nous le voulions ou non, nous incliner devant l’impérieuse nécessité contre laquelle toute velléité de révolte serait puérile. Si même nous arrivions à supprimer Aleksandr Nikolaevi… avec toute la famille impériale et tous ses fabricants de miracles, ses archanges et ses anges gardiens, d’autres du même acabit, et peut-être pires, ne tarderaient pas à prendre leur place. Ils ne sont pas la maladie, mais ses symptômes, comme un pou sur une tête sale n’est que le résultat de la malpropreté, ou une plaie purulente, l’effet d’une lésion indépendante de cette plaie.

Michel Bakounine.

[Extrait du texte La science et la question vitale de la révolution, mars 1870.
Traduction : Archives Bakounine, t.V, [Tome 6, éd. Champ libre] éd. par Arthur Lehning, Leyde, 1974, pp. 265-298.]

Source : nonfides

Sarcogyps

« Le coup d’Etat de Juin, ce vampire anonyme,
En vous, tribuns, en vous, bourgeois, s’est incarné,
Et Décembre n’en est que l’enfant légitime.
Ex-bravi de l’autorité,
Frappez-vous la poitrine, et, devant cette bière,
Qu‘amendant le passé, le présent vous éclaire.
Il n’est qu’un talisman pour tous : la liberté ! »
Joseph Déjacque

C’est le 24 juin 1852 que l’anarchiste Joseph Déjacque prononça ces mots. La triste occasion lui en fut donnée par l’enterrement de Goujon, compagnon de lutte et d’exil, mort quelques jours plutôt à Londres. Ses funérailles furent suivies par tous les proscrits français présents dans la capitale anglaise, parmi lesquels se détachaient les ex-chefs de la révolution de 1848. Comme le rappela Gustave Lefrançais, « Ledru-Rollin, Louis Blanc, Caussidière, Félix Pyat, Nadaud, les deux Leroux, Greppo, Martin Bernard — tous ex-représentants du Peuple — marchaient en tête du cortège et se trouvèrent ainsi placés au premier rang de la fosse. »

Lorsque ce fut son tour de prendre la parole pour un dernier salut, Déjacque, l’anarchiste Déjacque, leur cracha au visage tout son mépris. Les parrains du coup d’Etat ne purent y échapper. Soudain muets et effrayés, ils se retirèrent en vitesse. L’un d’entre eux se plaignit quelques jours plus tard de l’ « incartade intempestive » de Déjacque, l’accusant de réveiller les discordes assoupies devant l’ennemi commun. Mais « l’ennemi commun », comme le rappela justement Lefrançais, « c’est tout ce qui, à Londres et à Paris, ne songe à gouverner que pour mieux garantir les privilèges sociaux. »

Eh bien, atroce ironie de l’histoire, ce sont les partisans modernes de l’insurrection d’Etat qui voltigent aujourd’hui autour de la fosse de Déjacque. La maison d’édition La Fabrique a annoncé il y peu qu’elle publiera en mars, sous l’égide de l’universitaire de service, un recueil de textes du proscrit parisien intitulé A bas les chefs ! Son nom sera aspiré dans un sinistre catalogue aux côtés de Marx, Engels, Lénine, Mao, Blanqui, Gramsci, Robespierre, Tiqqun, le Comité Invisible, le Syndicat de la Magistrature, le flic fondateur du Syndicat de la Police Nationale, un médecin auxiliaire de garde-à-vue…

Vous savez ce qu’on dit dans ces cas-là, non ? Par tous les moyens, mais avec un seul but : la grande eau de vaisselle révolutionnaire à même d’annuler toute différence entre autorité et liberté.

[Traduit de l’italien de finimondo, 25/1/16]

 

Source : cette semaine

« Toutes les religions se valent dans l’égarement » : Hommage à Al Maari (973-1057)

Religion

« Les hommes sont poèmes récités par leur destin
Parmi eux le vers libre et le vers enchaîné, »

Réveillez-vous, réveillez-vous, ô égarés !
Vos religions sont subterfuges des Anciens.
Ils disent que le Temps mourra bientôt,
Que les jours sont à bout de souffle.
Ils ont menti – ils ignorent son échéance.
N’écoutez pas ces champions de fourberie.

Les gens voudraient qu’un imam se lève
Et prenne la parole devant une foule muette.
Illusion trompeuse – il n’est d’imam que la raison,
Notre guide de jour comme de nuit.

Peut-être dans les temples se trouvent-ils des gens
qui procurent la terreur à l’aide de versets,
Comme d’autres dans les tavernes
Procurent le plaisir.

Les lois divines ont semé parmi nous la rancune
Et nous ont apporté toutes sortes de malheurs,

Les corps vont à la poussière.
Aucun savant ne sait où va l’âme.

Malgré moi, je suis sorti en ce bas monde,
Et mon voyage est pour un monde ailleurs.
Cela malgré moi aussi, et Dieu m’en est témoin !
Suis-je prédestiné, entre ces deux mondes,
A accomplir une tâche,
Ou suis-je libre de mes choix ?

Raison – demeures laissées à l’abandon
Ignorance – solides demeures habitées.

La religion – commerce de morts.
Pour cette raison, c’est un objet invendable
parmi les vivants.

L’ égaré appelle impie celui qui ne partage pas sa foi.
Malheur à lui ! Quel homme n’a pas connu l’impiété ?

Le Livre est devenu trompettes des égarés,
Et les versets, mélodies.
Ils en ont joué, puis, dans leur infamie,
Les ont agitées comme des épées
Sur l’homme paisible qui veille
Au clair de lune.

Je ne blâme pas l’athée ?
Mais plutôt celui qui, craignant l’enfer,
Persiste dans sa furie.

La raison ne peut que s’étonner des lois,
Qu’elles soient païennes, musulmanes,
juives ou chrétiennes.

Vos temples et vos bordels se valent.
Loin de moi, Ô genre humain !
Puissé-je rester sous terre et ne pas me lever
Quand Dieu vous appellera à la résurrection !

Quant à la certitude, elle n’existe pas.
L’apogée de mes efforts se trouve
Dans l’intuition et les pressentiments.

J’ai poussé loin mes recherches
Et mes investigations.
J’affirme, malgré cela,
Que je suis perdu et ignorant.

Le mensonge a détruit
Les habitants de la terre.
Leurs descendants se sont groupés en sectes
Qui ne peuvent fraterniser.
Si l’inimitié n’avait été dans leur nature,
Dès l’origine,
Mosquée, église et synagogue
N’auraient fait qu’une.

La vérité est soleil recouvert de ténèbres -
Elle n’a pas d’aube dans les yeux des humains.

La raison, pour le genre humain
Est un spectre qui passe son chemin.

Foi, incroyance, rumeurs colportées,
Coran, Torah, Évangile
Prescrivant leurs lois …
A toute génération ses mensonges
Que l’on s’empresse de croire et consigner.
Une génération se distinguera-t-elle, un jour,
En suivant la vérité ?

Deux sortes de gens sur la terre :
Ceux qui ont la raison sans religion,
Et ceux qui ont la religion et manquent de raison.

Tous les hommes se hâtent vers la décomposition,
Toutes les religions se valent dans l’égarement.

Si on me demande quelle est ma doctrine,
Elles est claire :
Ne suis-je pas, comme les autres,
Un imbécile ?

— 

Autres pensées

Les hommes sont paroles du temps,
Il est inévitable qu’elles subissent
modification et changement

Les destins m’ont dépassé sur la route et s’en sont allés.
Me voici éternel, à en lasser l’éternité.

Dans l’exil et l’éloignement,
L’homme est à l’image d’une étincelle
Se séparant de son feu.
Si elle tombe sur une terre lisse,
Elle te montrera son extinction.
Si elle rencontre des brindilles,
Tu verras son embrasement.

O homme, tu es pareil à la fourmi
Levée de bon matin pour chercher
Un grain de blé à traîner.

Le temps est un oiseau qui prend l’espace -
Attrape-le ! Toute la sagesse tiendra dans ta main.

c’est au milieu de la foule
Que je m’ensauvage -
Ma solitude n’est autre
Que livre de mon humanité.

Ces nuits nous emportent
Comme vaisseaux au large
Naviguant sans amarres.

Comme si la tristesse n’était que cendres
Répandues sur ton front,
Mais c’est ton cœur qui brûle.

La pensée est une corde.
Si on en saisit un bout,
Ce même bout sera relié
Aux pléiades.

La pensée voit que la lumière
Est créée dans l’éternité
Et que l’essence du temps n’est autre
Que son obscurité.

Des gens prétendent diriger leurs semblables,
Cette direction, pour moi, est tyrannie.

— 

Pareils vos mosquées et bordels
Gens infréquentables !
Ni bonne plante, ni palmier
Ni gommier vous êtes
Mais épine que nul ne cueille
Nuisible, délétère.

Ho ! imbéciles, réveillez-vous ! Les sites que tu crois sacrés
ne sont qu’impostures inventées par les anciens
Avides de pouvoir, qui vécurent dans la luxure
Et moururent dans la bassesse et leur loi n’est que poussière.

Les gens viennent des contrées les plus lointaines
pour jeter des cailloux (à Satan) et pour baiser la Pière Noire.
Combien étranges sont les choses qu’ils disent !
Est-ce que l’humanité tout entière devient aveugle à la vérité ?

Parmi les ruines croulantes de la religion
L’éclaireur sur son chameau joua de la flûte
Et appela les siens : « Restons ici !
La pâture regorge de mauvaises herbes. »

Les musulmans trébuchent, les chrétiens sont égarés
Les juifs sont dévoyés, les mages sont dans l’erreur.
Nous les mortels nous répartissons en deux catégories
Les crapules initiées et les dévots stupides.

Le mensonge à tant corrompu le monde
Que jamais nulle dispute n’aura divisé de vrais amis
Comme les sectes l’ont fait
Mais la haine étant dans la nature humaine
Les églises et les mosquées se sont élevées côte à côte.

Abu-l-Ala al-Maari (973-1057).

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Maarat al-Nou’man, dans la province d’Idlib en Syrie, début février 2013.
Source: Nonfides

[Bruyères-le-Châtel] : Aujourd’hui pas de messe

La Croix  (oui mais de gôche)/ lundi 1er février 2016

L’église Saint-Didier de Bruyères-le-Châtel, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Évry, dans l’Essonne, a été vandalisée dans la nuit de samedi à dimanche 31 janvier, ont constaté les laïcs qui ont ouvert l’église dimanche matin.
« Le tabernacle a été forcé et le ciboire dérobé avec les hosties consacrées qu’il contenait. Cela m’a bouleversé », témoigne le P. Christian Rémond qui devait célébrer l’eucharistie dans l’édifice classé aux monuments historiques.
Dans « la sacristie mise à sac après que la robuste porte ancienne a été défoncée, ajoute-t-il, un calice et un ciboire ont été également volés ». Cependant, un tableau de grande valeur et un ostensoir, lui, sans valeur ont été laissés en place.
Mgr Michel Dubost, l’évêque d’Évry, a dénoncé « une vraie attaque contre l’Église catholique » dans des propos rapportés par Le Parisien. Une affirmation diversement reçue parmi les paroissiens.
« C’est le symbole du sacré qui est touché. Il y a une volonté de nuire », a également estimé l’évêque. […]

[Vigneux-sur-Seine] : les caméras de surveillance ne font pas long feu

 Vigneux, les caméras de surveillance ne font pas long feu

Le Parisien | 03 Févr. 2016, 20h00

Elles ne sont pas les bienvenues dans le quartier. Dans la cité de l’Oly, à Vigneux-sur-Seine, deux nouvelles caméras de vidéosurveillance ont été dégradées, rue des Edelweiss, ce mardi soir. Pour venir à bout de ces regards indiscrets, les malfaiteurs n’ont pas hésité à faire tomber le poteau sur lequel elles étaient accrochées.

Les deux objets ont été retrouvés à proximité dans un local poubelle.

«  C’est la troisième fois en un mois dans ce quartier et la deuxième fois à cet endroit , indique Serge Poinsot, le maire (LR) de Vigneux-sur-Seine. A chaque fois, cela nous coûte 5 000 à 6 000€ » Au-delà du préjudice financier que cela représente pour la commune, c’est le message envoyé aux autorités qui interpelle.

Ce mercredi après-midi, rue des Edelweiss, juste en face de la zone où étaient installées les deux caméras, deux jeunes patientent. Le secteur est connu comme un lieu de trafics de stupéfiants. « Il n’y a plus de poteau, plus de caméra », lance un jeune sur son scooter, le visage entièrement camouflé par une cagoule. Il s’approche dès que quelqu’un d’inconnu arrive dans la rue, tel un guetteur. Il poursuit d’un air de défi : « C’est à l’endroit où il y a de la terre qu’il était avant. Mais il n’y en aura plus, on ne veut pas de ça chez nous ».

La municipalité, elle, a lancé un vaste programme d’installation de caméras de vidéosurveillance sur toute la commune. « Une cinquantaine au total sur 2015-2016, précise le maire. Ces événements sont troublants. On va essayer de réfléchir où et comment poser ces caméras de manière à les protéger. Pour l’instant, on va poser les autres caméras sur les autres quartiers. Pour l’Oly, on verra après. Il faut trouver le meilleur endroit possible ».

[Carhaix] Pourriture de l’Industrie

[Par ici, Verts et Gôchistes ont pesé de tout leur poids dans les institutions pour..... se prendre une volée méritée]

Usine d’incinération : les buses dégradées cette nuit à Carhaix

Ouest France, 03/02/2016 à 14:22

Alors que les travaux du réseau de chaleur qui va relier l’usine d’incinération à l’usine de poudre de lait Synutra ont débuté. Cette nuit, les buses ont été dégradées.

Surprise ce matin pour les travailleurs du chantier du réseau de chaleur qui doit relier l’usine d’incinération à Synutra. Ce mercredi matin, ils ont découvert les buses délogées et dégradées. Le travail du début de semaine a été saccagé. L’entreprise chargée des travaux a déposé plainte.

Les opposants se défendent d’être à l’origine de ces dégradations. Ce chantier se situe à la frontière Carhaix (Finistère) – Treffrin (Côtes-d’Armor).


Carhaix. Barrage filtrant devant l’usine d’incinération

Le Télégramme, 1 février 2016 à 10h47

Les opposants à la « valorisation » de l’usine d’incinération de Kervoazou, à Carhaix, ont mis leurs menaces à exécution. A 8h30, ce lundi, un petit groupe a bloqué l’accès à l’usine à l’aide de tracteurs pour entraver le début des travaux destinés à raccorder le site à l’usine Synutra.

L’incinérateur et son futur réseau de chaleur doivent, en effet, alimenter en énergie l’usine de lait chinoise, dont le lancement est prévu en avril. Mais les opposants, avec, à leur tête, Yves Le Bras, président du comité de défense du site de Kervoazou, ont empêché les engins affrétés par l’entreprise Pigeon d’accéder au site. Christian Troadec, le maire de Carhaix et président de Poher communauté, est venu à leur rencontre, ainsi que les gendarmes de Carhaix. Vers 9h45, les manifestants ont finalement décidé de mettre en place un barrage filtrant, afin de permettre aux usagers de se rendre à l’usine d’incinération et à la déchèterie voisine.


A Treffin, commune des Côtes d’Armor de 600 habitants, 47 cas de cancers ont été détectés, liés à l’usine d’incinération construite en 1994. Les riverains contestent aussi bien l’incinérateur que ses rejets dans le cours d’eau « Le Carbon » qui longe la décharge et l’usine ( à moins de 30 mètres), participe à l’alimentation en eau potable de la ville de Carhaix, ruisseau souvent pollué lors des fréquents disfonctionnements du poste de refoulement de Kervoasdoué situé à 150 mètres du ruisseau.

Commercialiser de la viande empoisonnée, mais pas la bouffer soi-même

Dans Ouest France (28/01/2016), un agriculteur, Christian Le Bras, précise : « Des analyses ont été pratiquées par le Sircob (Syndicat de répurgation du Centre Ouest Bretagne) en mars 2013 chez mon oncle (lui aussi éleveur, résidant à quelques centaines de mètres, NDLR). Résultat : on a trouvé autour de 5 picogrammes (pg, un millième de milliardième de gramme) de particules dans les graisses animales. Ils considèrent qu’il y a une incertitude de plus ou moins 20 %, mais même avec ça, on est au-dessus de la limite qui est de 3,5 pg. On est totalement hors cadre. Et pourtant, on nous laisse commercialiser notre viande, alors qu’elle ne devrait pas être autorisée dans la chaîne alimentaire humaine.
Mon exploitation, c’est la ferme de mes grands-parents. Je ne veux pas la déplacer, c’est l’usine qui doit bouger.
Chez mon oncle, il y a une surmortalité des bêtes de 15 %. Moi-même, je ne consomme plus la viande que je produis.
« 

Le projet d’extension sera constitué d’un réseau, en circuit fermé, construit en bordure de la voirie existante, sur une longueur d’environ 2,5 km, qui acheminerait la vapeur (à environ 230°) jusqu’à l’usine de poudre de lait chinoise, d’où elle reviendrait sous forme d’eau chaude. Eau chaude qui pourrait également être exploitée sur le chemin retour, dans divers ateliers ou serres agricoles.

65 000 tonnes de vapeur pourraient ainsi être fournies annuellement. Coût de l’investissement : 4,7 millions d’euros, subventionnables à hauteur de 30 % (Ademe, conseil général).

 


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