Archives pour mars 2010

Douce utopie?

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Grenoble : Récit de la balade contre les expulsions et la propriété privée

Indy Paris, lundi 29 mars 2010

Samedi 27 mars, une « balade contre les expulsions et la propriété privée » était organisée à Grenoble, dans le cadre du festival intersquat « Attaque frontale ».

Une centaine de personnes se sont rassemblées vers 16h30, place Saint-Bruno, avant de partir en manif sauvage pour une petite heure de réappropriation offensive de la ville… Si la pluie n’avait pas été au rendez-vous, les manifestant-e-s auraient certainement été plus nombreux-euses, mais on ne va pas se plaindre, tout le monde s’est plutôt bien amusé.

Au départ, une personne a présenté brièvement la balade, l’accompagnant d’un topo « juridique » plutôt bienvenu.

Dans une ambiance moitié black bloc moitié carnaval, certain-e-s manifestant-e-s sont déguisé-e-s, beaucoup sont déjà masqué-e-s, et des tas de loups sont distribués à celles et ceux dont le visage est encore découvert.

Détail appréciable, la police se fait remarquer par son absence. Au même moment, y’a le « No Sarko day », où il ne se passe rien, mais là-bas, à côté de la préf’ et du parc Mistral, la police veille.

Faut dire, qu’est-ce que des flics viendraient faire à une balade ? En plus, il pleut.

La balade commence en remontant la rue de l’Abbé Grégoire, assez tranquillement, derrière une banderole « Contre la propriété privée, prenons la ville ». Il y avait au moins quatre autres banderoles, dont deux renforcées, une avec rien dessus, une grande « Grève des loyers, grève générale » et deux plus petites avec « Squatte ta ville » et « ACAB » (c’est-à-dire « All cops are bastards », en français « Tous les flics sont des bâtards »). Quelques slogans sont lancés, les principaux étant « Non aux expulsions, grève des loyers » se terminant alternativement par « insurrection » et « occupation », « Squatteurs, locataires, solidarité face aux propriétaires » et le classique mais toujours apprécié « A bas l’Etat, les flics et les patrons ». Au fil de la balade, d’autres slogans se feront entendre, des ironiques « Non non non, oui oui oui, à bas Abba » et « Abba, c’est un groupe suédois » au « Flics, porcs, assassins » quand ceux-ci commenceront à se faire remarquer par leur présence. C’est sur le centre de semi-liberté que les premiers tags sont inscrits (« Nique la taule », « Ni HQE ni QHS » et autres). Il y en aura des dizaines et des dizaines presque tout au long de la balade, dont l’ambiance était très « fais de la ville un décor de guerre sociale ». En plus des tags, quelques pochoirs (« Grève des loyers », « Bloquons tout, brûlons le reste », « Squatte ta ville », « Expulse ton proprio »…) ainsi que pas mal de collages d’affiches sur la thématique expulsions et propriété privée (« Non aux expulsions, ni en hiver ni jamais », « Crise ou pas, grève des loyers », « Des solutions toutes simples à la crise, contre la vie chère j’occupe des lieux vides »…). En tournant dans la rue de New York, feu le squat Sing-sing (automne-hiver 2001) est présenté brièvement, tandis que juste à côté, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat est taguée (« Mort au travail »). En face, le chantier de « Central Park » (après le World Trade Center à côté de la gare, Grenoble se fait son Central Park rue de New York…) est attaqué et un très bon « On foutra le Bronx à Central Park » trouve sa place.

La balade continue par la rue de Paris, des tags pro-squat sont inscrits un peu partout, et sous un panneau « Loue F2″ situé au premier étage d’un immeuble, un tag plutôt bien vu lui aussi est inscrit en gros, accompagné d’un symbole anarchiste et de flèches et direction de l’appartement : « F2 à squatter ». Plus ça avance et plus les tags se diversifient (« Flics, hors de nos vies », « A bas l’Etat », « Mort au capital », « Ecole ou prison ? » et « Brûle ton école » sur l’école Nicolas Chorier, un peu plus loin, un « Début de l’oppression » inspiré par le soixante-huitard « Ici commence l’aliénation » inscrit sur la façade d’une école a été inscrit sur l’externat catho de Saint-Bruno). Rue Nicolas Chorier, une agence immobilière est taguée et recouverte d’affiches. Au croisement de l’avenue de Vizille, l’ex squat de la Masse, des Trépasseurs et du Sunset (occupé trois fois entre 2006 et 2008 et désormais habité par des artistes peu regardants installés là par la mairie pour empêcher une quatrième occupation illégale) est tagué notamment par un « Artistes, vous êtes déjà au musée », un humoristique « Ainsi squattent-ils ! » et un double « Scum » vraisemblablement en hommage à Valerie Solanas (qui appréciait peu les aaartistes…). Avant de prendre la rue Gabriel Péri, les fresques bidons des murs du marché de l’Estacade sont abîmées (« Mort au tag légal » et « Sabotage » en plein sur le petit train…).

Une première voiture de police arrive alors, derrière le cortège de la balade… Balade qui prenait de plus en plus les apparences d’une manif sauvage. Et pas que les apparences. En plus des « ACAB » qui ne parlent pas à grand monde, plusieurs tags anti-flics (« Mort aux keufs », « Brûle ton comico », « A mort les porcs », « Nique la police »…) sont inscrits sur les murs. Bon, y’a pas de quoi s’étonner, comme le dit le crew Anfalsh, « ceux qui aiment les flics se comptent sur les doigts d’une moufle ».

La traverse des 400 couverts est empruntée et diverses empreintes sont laissées : des tags bien sûr (« 400 for ever », « A bas la propriété privée », « Squat the world », « Urbanisme nécrogène », « Feu aux métropoles »…) mais aussi les premières ampoules de peinture, sur les murs blancs et aseptisés des bâtiments hideux qui remplacent les squats de la traverse (2001-2005). Devant l’arrivée progressive de flics, la balade s’accélère quelque peu, BTP-Isère se voit accuser d’exploiter les sans-papiers par un tag dont le sens ne sera pas trop mal interprété j’espère… (il y a juste écrit « Exploitation des sans-papiers » et ce serait dommage que ça passe pour un tag de faf). Idem sur l’avenue Alsace-Lorraine, quelqu’un a écrit « Participe aux expulsions » sur la façade d’Actis, bailleur social qui effectivement participe aux expulsions… Pas sûr que les gens dans le tram qui passe devant comprennent plus la dénonciation que l’incitation en voyant ce tag encore une fois pas très limpide (pour les deux, il aurait suffi d’ajouter clairement le nom de l’entreprise ou du bailleur pour éclaircir le message). En tout cas, Actis s’est mangé des ampoules de peinture, et ce n’était pas par sympathie.

A ce moment-là, la manif se trouvait « encadrée » par plusieurs voitures de flics, une devant et deux derrière. Les bâtiments du Dauphiné libéré sont tagués (« Brûle ton daubé » et « Collabos ! »), criblés d’ampoules de peinture et de légumes et fruits pourris (d’autant plus qu’un journaliste ouvre une fenêtre à l’étage et nous insulte, puis se fait insulter à son tour…). Après un moment d’hésitation (aller vers la gare ou prendre la rue du Moulin de Canel, ou carrément faire demi-tour ?), toute la manif se retourne et accélère en direction des deux voitures de flics, qui se prennent des pétards et des ampoules de peinture. Une des deux voitures galère à faire demi-tour, un flic panique et gaze dans le tas avec une familiale. Sympa, ce moment où on voit des flics en voiture fuir devant une foule pourtant pas si nombreuse. Sur le chemin, une banque est trashée avec je ne sais pas trop quoi, la manif rejoint l’avenue Félix Viallet par la rue menant à France Bleu Isère (qui est épargnée je crois, ils ont bien de la chance) et hop, direction le cours Jean Jaurès, où un ou deux fourgons de flics nous attendent, se mangent des ampoules de peinture et se sauvent en direction de la porte de France. La manif prend donc la direction inverse et plusieurs voitures de flics sont là, ça commence à être de plus en plus tendu, et en même temps on est de plus en plus dans le centre-ville donc malgré la pluie, comme c’est samedi après-midi, il y a pas mal de monde dans la rue. Les flics ont été pris de vitesse depuis le début, ils ne sont pas tout à fait prêts à riposter, alors ne leur laissons pas le temps de le faire : en prenant l’avenue Alsace-Lorraine en direction de la place Victor Hugo, la dispersion se fait progressivement, et quand des flics anti-émeute descendent de plusieurs fourgons au niveau de la place Victor Hugo, il est trop tard pour la police, la manif s’est volatilisée et la volaille n’y voit que du feu. Drôle de moment aussi, une fois changé-e-s, que de passer à côté d’une bande de bacqueux incapables de reconnaître qui que ce soit. A ce moment-là, il semble qu’il n’y ait eu aucune arrestation.

Mais un peu plus tard, il semble que quelques personnes aient voulu s’en prendre à nouveau au Dauphiné libéré, puisqu’environ une demi-heure après la dispersion, une des vitrines du Daubé s’effondrait… Pile au moment où ça se mettait à grouiller de flics dans le quartier… Dommage. Deux personnes ont été arrêtées, puis placées en garde-à-vue. Le Daubé en parle dans une brève qui omet complètement de préciser que c’est leur bâtiment qui était visé. Pff ! Affaire à suivre, soyons solidaires des deux compagnons arrêtés, et que la lutte continue !

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Des nouvelles de la guerre sociale à Mexico

 » La nuit du 21 mars [...] trois cocktails molotov ont été lancés contre les deux DAB de l’agence Banamex dans le quartier Iztapalapa. [...]

Nous nous unissons dans la bataille contre le pouvoir, sans médiation, livrée au Mexique comme partout. Nous en profitons pour dire merde aux flics du parti communiste qui ont viré les compagnons de la maison occupée « odio punk » au Chili. Une fois de plus les communistes font un travail de flics, agissant comme de bons proprios qui défendent leur propriété.

Pour la fin de la société marchande, pour reprendre le contrôle de nos vies, pour la destruction de l’Etat-Capital, pour la solidarité avec les compagnons engeôlés : Giannis Dimitrakis, Alfredo Bonanno, Gabriel Pombo, Marcos Camenish, Emmanuel Hernández Hernández, Víctor Herrera Govea , et Abraham López Martínez. Pour la destruction de la société carcérale. Pour la destruction de la société capitaliste et la construction d’un monde libre.

Parce que la guerre sociale n’est ni un jeu ni une plaisanterie, mais bien une réalité en développement constant.

Mort à l’Etat, vive l’anarchie !

Brigades d’action incendiaire – Compagnon Mauricio Morales

Traduit de l’espagnol depuis aiferricorti on 24 Marzo 2010

Nouvelles arrestations arbitraires

Le 28 mars, communiqué de presse du syndicaaaaat SUD Etudiant-e:

Cet après-midi, lors d’une manifestation anti-carcérale, la police a procédé à plus d’une centaine d’arrestations complétement arbitraires. Encore une fois, la réaction des autorités quant aux revendications exprimées longuement par une grande partie dumouvement social contre la politique carcérale française est la répression. Cela vient justifier les raisons de la manifestation qui à eu lieue aujourd’hui devant la prison de la Santé contre la répression féroce du mouvement social, contre l’usage systématique de la garde à vue et de la violence policière, mais surtout contre un système injuste qui incarcère à tort et à travers toute personne qui gène“l’ordre public”. Après la manifestation, un concert eu lieu devant 150personnes pour dénoncer l’état des prisons en France. Alors qu’aucune violence significative n’est à signifier denotre côté, les policiers ont envahis la salle de concert vers 15 heures pour arréter au moins les deux tiers de la salle, sans autre forme de procès. Parmi eux-elles, au minimum deux militantes de SUD Etudiant se trouve en ce moment même dans lescommissariats de Ledru-Rollin ou de la Goutte d’Or. Nous savons également que le chanteur du groupe deRap la K-bine à été arrêté également. Nous ne connaissons pas l’identité des autres personnes interpellées. Mais nous savons seulement que cette opération policière est proprement scandaleuse. Nous demandons immédiatement la libération inconditionnelle de nos camarades Marie et Cléo, ainsi que celle de toutes les personne arrétées avec elles!

lire là aussi : http://linter.over-blog.com/article-r-era-47608296.html

Actions directes contre l’expulsion des sans-papiers

Voici un appel pour une action collective permettant d’agir de manière directe contre les expulsions de sans-papiers. Cette campagne est conçue pour permettre à chacun de s’engager à son niveau et à sa manière.

Différentes actions commencent à s’organiser localement sur la base de ce document. Cet appel est à transmettre à toutes les personnes que vous connaissez qui pourraient être intéressées, et charge à elles de faire la même chose car cette action n’aura d’impact que si elle est reprise sur un plan national. Bref, je vous laisse lire.


Air France complice

Sur les 30’000 expulsions de sans-papiers organisées en 2008 par le gouvernement, 6500 — soit 20 par jour — ont été assurées par Air France.

Au cœur de cette mécanique qui applique quotidiennement des lois inhumaines, Air France joue donc un rôle essentiel : la compagnie assure l’État de son soutien logistique, et permet l’expulsion physique de toutes ces personnes (adultes, mais aussi enfants), vers des pays dans lesquels ils ne veulent pas retourner, et auxquels ils sont parfois devenus étrangers.

 

Actions directes contre l'expulsion des sans-papiers airfrance1


Nous voulons aujourd’hui pointer du doigt cette compagnie civile utilisée à des fins policières. Et au-delà d’Air France, nous ciblons toutes les compagnies aériennes et maritimes qui jouent ce rôle de policier à travers leur participation logistique aux expulsions de sans-papiers.

Si en 2006, Air Canada, sous la pression des citoyens et des actionnaires, a arrêté de collaborer avec les autorités fédérales pour expulser les sans-papiers, un mouvement mobilisateur fort nous permet d’envisager le même type de renoncement de la part d’Air France.

Le problème ne serait pas résolu, nous en sommes conscients, mais nous aurions franchi une belle étape.

Un objectif commun :

C’est pourquoi nous voulons organiser une action d’ampleur nationale pour dénoncer la complicité du groupe Air France dans l’expulsion des sans-papiers et en obtenir l’arrêt total. Cette campagne a pour but d’influencer l’ordre du jour de l’assemblée générale d’Air France (prévue le 8 juillet 2010) et le vote des actionnaires, pour aboutir à l’application de nos revendications.

Cette campagne débutera dès le début du mois d’avril et nous aurons alors trois mois pour faire plier Air France en agissant le plus régulièrement possible jusqu’au jour de l’AG. Dans un but de visibilité, il nous semble crucial que les différentes actions que nous organiserons dans les différentes agences Air-France commencent à une même date fixée au samedi 17 avril, et qu’elles se répètent le plus fréquemment possible jusqu’à la date de l’AG d’Air France en rassemblant le plus de monde possible. À titre indicatif, nous avons déjà prévu de répéter l’opération au minimum le 15 mai et 29 mai.

 


Notre proposition d’action :

Il s’agit tout d’abord de faire monter la pression chez Air France en agissant de façon individuelle. Plus le nombre de personnes interrogeant les guichetiers sur la complicité d’Air France dans les expulsions des sans-papiers sera important et plus ces questions auront des chances de remonter au sein de la hiérarchie. Il est donc intéressant d’aller à titre individuel se faire passer pour un client potentiel dans une agence pour ensuite poser les questions dérangeantes et enfin ne pas acheter le billet. Ces initiatives, si elles sont répétées, renforceront les actions collectives menées tout au long de la campagne.

Le type d’action collective choisi reste sous la décision des groupes qui les porteront dans les différentes villes de France. Nous proposons néanmoins quelques lignes directrices qui pourraient nous donner à tous une cohérence et une visibilité plus importante.

L’action que nous évoquons s’appuie sur deux leviers :

1) Ternir l’image de marque.

2) Les blesser au porte-monnaie.


En premier lieu, il nous semble primordial de rester dans le cadre de la non-violence. Pour cette action, un seul message clair. Notre revendication est «l’arrêt total de la complicité d’Air France à l’expulsion des sans-papiers». Non pas que la politique du gouvernement ne soit pas aussi à critiquer, mais notre message n’en sera que mieux relayé et aura un impact fort.

Il s’agit de pointer du doigt Air France, en mettant sur le devant de la scène cette complicité à l’éthique douteuse sur laquelle la compagnie se garde bien de communiquer. Et à partir d’Air France, opérateur principal des expulsions de sans-papiers, nous appelons les citoyens à se renseigner sur l’éventuelle complicité des compagnies qu’ils empruntent.

Notre proposition d’action est celle d’une occupation massive des boutiques Air France un jour de forte affluence. Celle-ci pourrait prendre des formes différentes, mais l’objectif serait de bloquer l’activité commerciale des boutiques visées, et d’utiliser un levier d’action économique pour qu’Air France accède à nos demandes.

airfrance2

La forme générale de l’une des actions prévues par le collectif «Stop aux expulsions» est la suivante :


Le groupe d’activistes arrivera de manière échelonnée dans l’agence Air-France dès l’ouverture, en se comportant comme des clients «normaux» venant se renseigner pour acheter des billets. Le but étant de bloquer l’activité commerciale de l’agence. Le nombre de «faux clients» augmentant rapidement au sein de l’agence, l’intérêt sera aussi d’être rapidement assez nombreux pour que les vrais clients soient découragés à la vue de l’encombrement de l’agence. Les clients ayant déjà posé des questions ne sortiront pas de l’agence, mais recommenceront la queue pour pouvoir poser d’autres questions, et occuper les guichets. Il est essentiel de rester dans une image de «clients» afin de ne pas générer de colère générale chez les vrais clients encore présents dans l’agence.

Lorsque l’occupation de l’agence aura assez duré pour qu’ils saisissent notre pouvoir de blocage de leur activité commerciale, alors la fin de l’action (peut-être une heure avant la fermeture officielle de l’agence) pourra être marquée par la demande et l’obtention d’un entretien avec le directeur de l’agence. Il ne s’agit pas pour nous de négocier quoi que ce soit (comme la fin de l’occupation) mais d’exposer notre revendication. Celle-ci lui sera exposée de façon précise par un ou plusieurs activistes (à titre personnel et non au titre de porte-parole d’un groupe). Il nous semble alors important qu’à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de ces agences, nous expliquions aux clients, à toutes les personnes qui passeront à notre portée, mais aussi aux salariés du groupe dont beaucoup n’ont pas d’opinion arrêtée sur la question, la complicité active d’Air France dans ces expulsions, et sortir de l’anonymat cette compromission écœurante.

L’intérêt escompté de ce mode opératoire est avant tout lié à des questions juridiques : si les personnes présentes au sein de l’agence ne revendiquent pas une action collective, ou une appartenance à un groupe constitué, et qu’ils ont un comportement de «client», les motifs permettant l’évacuation de l’agence seront difficiles à trouver et les moyens de répression des activistes difficiles à mettre en œuvre.

Notre objectif principal est ici de porter atteinte à l’image de marque d’Air France, pour attaquer l’entreprise directement à son porte-monnaie. Bien que nous ne soyons pas des adeptes inconditionnels de la communication médiatique, il nous paraît intéressant, pour atteindre cet objectif, d’avoir recours aux journalistes. Plusieurs propositions :

— Rédiger après l’action un compte-rendu qui pourra être diffusé le plus largement.

— Faire appel aux journalistes en amont de l’action.


Ce mode opératoire n’est qu’une proposition, mais bien d’autres sont possibles. Nous vous encourageons, bien entendu, à agrémenter vos actions de tous les éléments qui pourraient vous aider à communiquer et à augmenter votre visibilité (tracts, slogans, théâtre de rue, goûter avec petits gâteaux et le thé dans l’agence afin de favoriser les échanges, etc.).

Nouvelles répressions envers les libertaires…

Communiqué du collectif libertaire Marius Jacob

Mardi 23 mars 2010 compagnes et compagnons libertaires manifestaient à Périgueux. Dans notre cortège se côtoyaient sympathisants, personnes reconnaissant l’intérêt de nos analyses et partageant nos révoltes, militants…


On pouvait voir des drapeaux de la CNT, de la Fédération Anarchiste, des drapeaux noirs, tout simplement, et la banderole du Collectif Libertaire Marius Jacob rappelant que «Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend !»

Paroles révoltées et chants se succédèrent de notre côté.

À la fin de la manif, un bon nombre de manifestants syndicaux prirent le chemin de la clinique Francheville pour apporter leur soutien aux grévistes qui occupent la rue depuis une quinzaine de jours. Plusieurs d’entre nous décidèrent de faire la même démarche.

Les syndicalistes purent se rendre normalement auprès des personnes en lutte mais les militants anarchistes, toutes tendances confondues, furent bloqués par un cordon de policiers dirigés par le commissaire principal qui nous signifia que nous étions repérés et qu’il nous était interdit de passer pour rencontrer les grévistes (auxquels nous avions offert un peu d’argent pendant la collecte au sein de la manif).

Une compagne, arrivant avec un léger décalage, constatant la situation, appela à la solidarité en expliquant que l’on nous empêchait de passer. Des grévistes et des militantEs syndicaux répondirent positivement et vinrent auprès de nous… À cet instant le commissaire signifia à cette compagne, de façon peu amène, qu’elle serait convoquée pour appel à la sédition. Rien que ça ! Cela pourrait être amusant… Mais le contexte actuel de répression étatique nous incite à la vigilance et à la résistance. Voilà pour les faits. Nous vous tiendrons au courant en cas de suites fâcheuses et pourrons être amenés à vous demander un effort de solidarité.

La rue est à tout le monde, nous dénonçons toute idée de délit d’opinion et déni/délit d’expression publique.

Renseignements juridiques pris : l’appel à la sédition relèverait de la législation antiterroriste et serait passible des assises !


Collectif libertaire Marius Jacob, 24 mars 2010.

Grève reconductible à Billom

(L’argent récolté grâce à la vente de nos journaux le 23 à été reversé aux postier-e-s grévistes)

Répondant à la grève illimitée lancée par le syndicat SUD PTT Auvergne, les facteurs de Billom sont en grève depuis le 18 mars dernier.

Les raisons de leur colère :

Une réorganisation de la distribution dénommée cyniquement  « facteur d’avenir » a été mise en place fin septembre dernier. Elle engendre une dégradation des conditions de travail du personnel et une moindre qualité de service rendu aux usagers.

Face aux risques physiques et psychos-sociaux dénoncés lors d’un CHSCT extraordinaire en fin d’année, la Poste s’est engagée à revoir l’organisation dés janvier.

La proposition qui leur a été communiquée la semaine dernière a fait « exploser la marmite ». Loin d’améliorer leurs conditions de travail, cette nouvelle organisation va encore les aggraver.

Depuis octobre 2009, les facteurs font des heures supplémentaires que La Poste refuse toujours de payer !!!! Pire encore, pour les dirigeants, ces dépassements horaires seraient dus à la lenteur des facteurs, à les entendre, la convivialité minimum, le bonjour, les demandes de nouvelles de la famille seraient du temps gaspillé Autant de provocations très mal ressenties par les intéressés. Autre provocation, le recours à des intérimaires pour remplacer les grévistes, ceci en toute illégalité.

Après un blocage total 8 jours durant, la direction s’est enfin résolue à faire quelques maigres concessions, mais elle joue toujours le pourrissement en refusant de recourir à des renforts, exigeant des facteurs qu’ils résorbent le retard de distribution dans des délais impossibles à tenir après 8 jours de grève.

Alors qu’il était enfin possible de trouver une issue à ce conflit qui n’a que trop duré, face à cette ultime provocation, les facteurs ont décidé de reconduire le mouvement demain samedi.

 

Bras armé du capital, défenseur de la bourgeoisie…

Pour Alexandros, Lambros, Fredy ou Carlo par le passé, pour tout ceux dont on ne parle pas…Vendetta Internationale! Flics, porcs, assassins!

 

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Verdict du procès des accusés de l’incendie de Vincennes


Aujourd’hui, mercredi 17 mars, a été rendu le verdict du procès de lincendie du centre de rétention de Vincennes. Les réquisitions du procureur Gilbert Flam ont été suivies par les juges, et les inculpés ont été condamnés à des peines allant jusqu’à trois ans de prison ferme. Les avocats ont annoncé qu’ils entendent faire appel.

La justice en bon serviteur de l’État a suivi les réquisitions du procureur Gilbert Flam. Il avait requis de 6 à 36 mois de prison. La juge Nathalie Dutartre, a condamné, ceux qui avait été désignés comme coupables, à des peines allant de 8 mois à 36 mois de prison ferme. De plus, les cinq du CRA 1 ont été condamnés à verser à chacun des flics-matons, pour préjudice moral, des sommes allant de 700€ à 2500€. Seuls les deux hommes qui étaient déjà recherchés restent sous mandat darrêt. Pour les huit autres, qui ne le sont pas, sils choisissent de faire appel, leur condamnation est suspendue jusquau nouveau procès.

Au début du procès, la défense avait demandé une expertise des matériaux des bâtiments du centre pour déterminer la responsabilité de l’État dans lincendie. Celle-ci avait été refusée. En revanche, elle vient dêtre accordée au procureur, après le procès, afin de faire payer aux dix de Vincennes la reconstruction de la nouvelle prison pour étrangers ! Une audience est prévue en janvier 2011 pour chiffrer les sommes quils auront à payer.

80 personnes sétaient rassemblées devant la salle daudience en solidarité et ont crié «liberté pour tous avec ou sans papiers», «fermeture des centres de rétention»…

RELAXE DES 10 DE VINCENNES !


Nadir Autmani : 30 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 avec sursis),

Hani Ashraf : 24 mois (le proc avait requis 3 ans ferme) mais aurait droit à un nouveau procès,

Samir Awadi : 12 mois ferme (le proc avait requis 18 mois dont 6 avec sursis),

Hassen Belkader : 8 mois (le proc avait requis 6 à 8 mois),

Bozkurt : 8 mois (le proc avait requis 6 mois ferme) peut être aurait droit à un nouveau procès,

Moïse Diakité : 36 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 avec sursis),

Ali Diallo : 30 mois dont 6 avec sursis (c’est ce que le proc avait demandé),

Mahamadou Dramé : 30 mois dont 6 avec sursis (c’est ce que le proc avait demandé),

Ekma Moktaré : 12 mois ferme (le proc avait requis 18 mois dont 8 avec sursis),

Mohamed Salah : 30 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 mois avec sursis).

Pas de mandat d’arrêt sauf pour Ashraf et Bokurt qui sont en fuite.

En gros, le tribunal a suivi le proc sauf pour Moïse sur lequel Madame Dutartre s’acharne.

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Fermeture des centres de rétention, 17 mars 2010.

Après la « Manif MODEM » des retraites…

Après cette manif pourrave, coincés que nous étions entre CGT et CFDT, et voyant que le PCF et les JC s’étaient approprié… non non pas le capitalisme, mais la statue de Vercingetorix:

 

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